D’Elvis Presley à Daniel Craig, petite histoire du blouson Harrington au cinéma – Bobine

13 min

D’Elvis Presley à Daniel Craig, petite histoire du blouson Harrington au cinéma – Bobine

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Publié le : 4 octobre 2021Mis à jour le : 10 octobre 2021

Vous le savez : nous venons de sortir un nouveau blouson court en Ventile. C'est typiquement le genre de pièce qui donne des idées. Comme par exemple : faire une Bobine sur le blouson Harrington, un classique du genre mi-saison.

Il est devenu célèbre par la grâce d'une série télé des sixties aujourd'hui oubliée ?«Peyton Place», série américaine diffusée de 1964 à 1969, avec un Ryan O'Neal en blouson Harrington - la pièce tire justement son nom du personnage de la série, Rodney Harrington. Si le nom de l'acteur ne vous dit rien, jetez un œil sur «<a href='https://youtu.be/cwXa1n8jcNQ'>Barry Lyndon</a>» de Stanley Kubrick en 1975.<br/> mais il s'est aussi illustré au cinéma.

À l'origine, c'est un blouson qui accompagne les parties de golf. Une toile fine qui protège du vent et de la pluie, un col et des poches latérales spécifiques, parfois même une doublure tartan : le modèle emblématique du genre n'est autre que le G9 de la marque britannique Baracuta.

Mais on peut également regarder du côté de chez Grenfell pour une autre référence historique :


Jordan vous en parle plus en détail dans ses pépites de la rédaction et annonce même la couleur : le premier Harrington de l'histoire, il serait plutôt à chercher du côté de Grenfell.

Très prisé de l'Ivy League, le blouson Harrington deviendra aussi l'un des compagnons favoris des oubliés de l'Angleterre thatchérienne.

Preuve s'il en est qu'il s'adapte à tous les milieux et se réinvente sans cesse. Au cinéma, c'est souvent un blouson d'action, mais rassurez-vous, nous allons voir d'autres propositions.

Comment bien le porter ? Quels films regarder pour s'inspirer ? C'est tout le sujet de notre nouvelle Bobine consacrée à ce blouson à la fois mixte et très caractéristique, porté aussi bien par Steve McQueen qu'Adèle Haenel.

1. Le vestiaire des légendes

Si votre première pensée est d'ordre musical, ne vous inquiétez pas : c'est tout à fait normal. De mon côté aussi, quand je pense au Harrington, je visualise avant toute chose des musiciens et un style très inspiré par les mods anglais, comme chez Paul Weller dans les années 80 ou Blur dans la première moitié des années 90. Regardez par exemple ces derniers ici :

 

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Pour autant, c'est bien au cinéma que va s'illustrer notre premier look avec Harrington, et ce sur les épaules d'une véritable légende du rock’n’roll en 1958 : Elvis Presley. Si vous avez encore en tête la chemisette hawaïenne présentée dans notre Bobine dédiée, sachez que les tenues de «King Creole» n'ont rien à lui envier. Un aperçu ? Regardez ici :

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Dolores Hart et Elvis Presley, dans «King Creole» en 1958. (Collection Christophel / IMAGO / Prod.DB)

Le film est signé Michael Curtiz, un nom que vous connaissez probablement déjà ne serait-ce que parce qu'on a pu admirer sa manière de filmer le trench d'Humphrey Bogart. Ici, c'est tout simplement l'un des meilleurs films d'Elvis Presley, à mi-chemin entre le film noir et la comédie musicale.

Car oui, Elvis chante. Évidemment. Il campe aussi un jeune homme un rien paumé entre sa famille, les filles, le boulot et sa passion pour la musique. L'action se déroule à la Nouvelle Orléans - c'est justement une ville très musicale.

La première apparition d'Elvis Presley dans «King Creole» en fera rêver plus d'un(e) : un jean, un tee-shirt blanc, il ne lui en faut pas beaucoup plus pour charmer son monde. Mais on découvre bien d'autres pièces intéressantes : des pantalons à pinces, des chaussures en cuir, des chemises avec poches poitrine et col ouvert.

Les costumes sont signés Edith Head. Elle est absolument incontournable dans ces années-là et vous pouvez retrouver son travail de designer dans de très nombreux chefs-d'œuvre, notamment ceux d'Alfred Hitchcock - «Vertigo», «Fenêtre sur cour», etc. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, elle ne manquait pas de style elle-même :

Comment Elvis porte le Harrington ? Comme si c'était un blouson en cuir, avec ce qu'il faut de style et d'attitude rebelle : avec un pantalon clair, un tee-shirt blanc sous une chemise à carreaux ou un polo à manches longues, des mocassins aussi peut-être bien. Et voilà le résultat :

Si vous vous laissez tenter par le film, vous verrez que le bandana est un peu plus qu'une option. L'air de rien, cette tenue va en inspirer bien d'autres par la suite.

On retrouve en effet quelques années plus tard une tenue similaire chez un autre chanteur de charme passé devant la caméra : Frank Sinatra. Il tient le rôle principal d'un film oublié de 1966 et réalisé par Jack Donohue : «Le Hold-up du siècle».

Rien d'exceptionnel dans cette histoire de sous-marin retapé pour vider les coffres du célèbre paquebot Queen Mary. Mais le film est relativement solide et parmi l'équipe du casse, Frank Sinatra et Virna Lisi offrent quelques beaux moments de style.

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Frank Sinatra, Errol John & Virna Lisi dans «Le Hold-up du siècle», 1966. (IMAGO / United Archives)

Lui en Harrington crème et chino beige, chemise à carreaux, tee-shirt blanc et sneakers en toile marine. Elle en robes, jeans, maille ou chemises. Ses tenues sont toujours très bien assorties et figurez-vous que là aussi, les costumes sont signés Edith Head.

Pour autant, le Harrington est-il condamné à rester dans l'ombre d'Elvis Presley au cinéma ?

Ils sont quelques-uns à l'avoir porté parmi les films déjà observés dans Bobine. Par exemple Gregory Peck dans «Les Nerfs à vif» de John Lee Thompson en 1962, un film que nous avons déjà abordé à travers la chemisette de Robert Mitchum. Chemise, pantalon avec de beaux volumes et sneakers en toile, comme ici :

On peut aussi jeter un œil sur Ken Takakura dans «Yakuza» de Sydney Pollack en 1974, autre film très intéressant avec Robert Mitchum en parka et col roulé. Pas de révolution ceci étant : on porte là aussi le Harrington de manière casual :

 

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Pour autant, s'il fallait trouver l'ambassadeur du Harrington au cinéma, ce ne serait pas tant Elvis Presley que Steve McQueen, en particulier dans «L'Affaire Thomas Crown» de Norman Jewison en 1968.

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Steve McQueen dans «L'Affaire Thomas Crown», 1968. (IMAGO / Prod.DB)

À l'instar du cultissime «Bullitt», c'est un film plastique, qui prend allégrement son temps. Il raconte l'histoire d'un homme d'affaires posé, riche et séduisant, qui trouve sa part de frisson dans les cambriolages les plus audacieux.

Mais «l'Affaire Thomas Crown» dévoile aussi une esthétique du vêtement qui intéressera à la fois les hommes et les femmes qui nous lisent. Les tenues de Faye Dunaway méritent par exemple le coup d'œil.

Quant à Steve McQueen, vous ne serez probablement pas surpris d'apprendre qu'entre deux costumes impeccables, il s'essaie avec brio au peignoir orange ou aux tenues plus casual.

Ici un sweat, un jean, des sneakers et une casquette. Là un blouson Harrington et une casquette navy, un pull peut-être en dessous, un chino beige et une paire de chaussures marron iconique qu'on trouvera aujourd'hui chez Sanders. Classique, mais efficace.

Ce n'est évidemment pas le seul Harrington que portera Steve McQueen. Regardez par exemple ce modèle beige de chez Baracuta, porté avec chemise et pull à col V :

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Steve McQueen et son Harrington, 1974. (IMAGO / Allstar)

Notez qu'on a surtout vu des pièces en coton jusqu'ici mais qu'on peut bien sûr trouver des blousons Harrington en laine ou en cuir suédé, et qu'on peut même les porter de manière workwear. Regardez par exemple ici, chez T-Bird à Paris :

 

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Au cinéma, on trouve cependant assez rapidement des variantes au Harrington originel : des poches inclinées différemment, un col chemise, quelque chose qui tient parfois plus du coupe-vent que du véritable blouson Harrington. C'est par exemple le cas chez Richard Burton dans «Le Chevalier des sables» de Vincente Minnelli en 1965 :

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Richard Burton et Elizabeth Taylor dans «Le Chevalier des sables», 1965. (IMAGO / Prod.DB)

C'est une histoire comme on en tourne encore à Hollywood, impossible et romantique, entre une artiste peintre et un pasteur, quelque part sur les plages de Californie. La photographie du film est remarquable, mais cette aventure intrigue évidemment beaucoup grâce au couple mythique formé par Elizabeth Taylor et Richard Burton.

On y croise des choses intéressantes pour le vêtement, des costumes cravate le plus souvent, mais aussi des tenues moins formelles. Harrington ou non, le blouson beige porté sur la plage par Richard Burton se conjugue par exemple avec un esprit casual, plus décontracté encore que nos exemples précédents : sweat-shirt, pantalon bleu clair, slip-ons.

À noter qu'Elizabeth Taylor est loin d'être en reste. Regardez par exemple cette couleur, cette chemise, cette image :

Mais alors, le fameux blouson rouge de James Dean...

... n'est effectivement pas tout à fait un blouson Harrington, quand bien même nombreux sont ceux à faire le raccourci. Regardez plutôt le col : c'est un col chemise, sans boutons. C'est typiquement le genre de pièce mythique dont on peine à connaître la véritable histoire.

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James Dean dans «La Fureur de Vivre», 1955. (Warner Brothers/Getty Images)

Certains parlent d'une version remaniée de l'Anti Freeze jacket de la marque McGregor. D'autres citent une version fabriquée par une marque baptisée Bud Berma. C'est a priori un blouson en nylon, et il en existe des copies plus ou moins réussies un peu partout sur Internet.

Parmi les marques qui nous intéressent, on peut par exemple regarder la version fan de Craftsman Clothing. C'est très premier degré, vous avez bien sûr le droit de ne pas adhérer.

Mais comme vous pourrez le voir, on parle une nouvelle fois de Harrington. Pour autant, le blouson de James Dean dans «La Fureur de Vivre» ne coche pas toutes les caractéristiques historiques du blouson popularisé par Baracuta.

Oui, la légende du cinéma américain des années 50 est un argument de vente imparable. Mais ça fait toujours plaisir de voir ici et là des vieux films inspirer la mode d'aujourd'hui.

Sans transmission, qui donc irait jeter un œil sur les anciens trésors du cinéma ? Le vêtement aussi a un rôle de passeur, et c'est d'autant plus inspirant lorsqu'il est porté par des acteurs ou des cinéastes de légende.

Ceci étant, le Harrington a été revisité maintes fois par de nombreuses marques au fil des années. Regardez par exemple chez Prologue :

Ou bien encore chez Valstar, dans un autre style, plus proche du Harrington originel mais dans une belle matière suédée :

 

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Quant au film de Nicholas Ray, c'est encore aujourd'hui une mine d'or pour le style, le cinéma et les vêtements. Si jamais vous hésitez encore à replonger dans cet univers, on en a parlé plus longuement dans cette Bobine consacrée au denim.

Autre légende, autres variantes autour du Harrington : les modèles portés par Clint Eastwood à 43 ans dans «Magnum Force» ?Ted Post, 1973 puis bien plus tard, à près de 90 ans, dans un de ses propres films, «La Mule» en 2018.

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Clint Eastwood dans «Magnum Force», 1973. (IMAGO / Everett Collection)

Le premier est un classique du cinéma américain du début des années 70 : c'est le deuxième volet de la saga du très controversé inspecteur Harry Callahan. Il est cette fois aux prises avec des "justiciers" de l'ombre, qui se sont mis en tête d'exécuter eux-mêmes les criminels de San Francisco.

On retrouve David Soul au casting, le futur Hutch de la série «Starsky & Hutch». Mais on découvre surtout un Clint Eastwood amateur de costume dépareillé, de blazers à chevron gris avec coudières et de lunettes de soleil. Lui aussi s'autorise des tenues plus décontractées.

Ainsi cette variation marine autour du blouson G4 de Baracuta, ici portée avec une chemise verte, un pantalon clair et des chaussures marron. Quant au casque sur la photo ci-dessus, dites-vous bien que c'est pour le champ de tir, pas pour la musique.

Des années plus tard, Clint Eastwood présente une autre tenue intéressante avec un blouson proche du Harrington dans «La Mule» en 2018. C'est l'histoire d'un vieil homme grognon et solitaire qui devient passeur pour les cartels de la drogue.

Ce personnage ne dit pas non au costume clair et au nœud papillon. Mais il aime aussi endosser un blouson beige proche du Harrington, qui dispose d'un col type bomber.

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Clint Eastwood dans «La Mule», 2018. (IMAGO / Everett Collection)

Pour compléter la tenue : une casquette, un polo à manches longues marron ou une chemise à carreaux, un pantalon cargo beige, une ceinture et des chaussures de type rando marron.

Ce que vous pouvez retenir à travers ces quelques exemples, c'est qu'il n'y a pas d'âge ou de morphologie type pour porter le blouson Harrington et ses dérivés. Et ça, c'est une excellente nouvelle pour le style !

2. Le vestiaire contemporain

Et aujourd'hui ? À vrai dire, le Harrington n'a jamais vraiment disparu au cinéma, que ce soit sur ou en dehors de l'écran. Regardez par exemple cet homme accoudé comme au comptoir à ce jeu d'arcade :

 

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Vous ne le remettez pas ? Il s'agit de Steven Spielberg, ici en jeans et chemise blanche. Quant à l'écran, le Harrington était encore sur les épaules du jeune Tom Cruise au début des années 80. Pourtant, personne ne se souvient vraiment de «Losin' It», comédie adolescente de Curtis Hanson en 1983 - le film a son petit charme.

D'un autre côté, rien de plus normal : Tom Cruise apparaît dans pas moins de trois autres films cette année-là, dont «Outsiders» de Francis Ford Coppola et «Risky Business» de Paul Brickman - ce dernier vaut d'ailleurs le détour, ne serait-ce que pour le style et la musique.

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John Stockwell & Tom Cruise dans «Losin' It», 1983. (IMAGO / Allstar)

Si jamais vous êtes passés à côté de «Losin 'It» et de son histoire d'ados américains qui partent s'encanailler au Mexique, vous n'avez aucunement raté le film de l'année. En revanche, Tom Cruise a ici son petit style Ivy, à redécouvrir à l'occasion : Harrington beige, chemisette bleu clair, chino beige, chaussettes blanches et mocassins marron.

Plus récent, beaucoup plus Union Jack et définitivement ancré dans le contexte social, musical et politique anglais des années 80 : «This is England» de Shane Meadows en 2006. C'est l'histoire d'un groupe de jeunes happé inexorablement par le mouvement skinhead.

Nous sommes dans le Nord Anglais. C'est un film de type démonstration, vous y trouverez donc un certain nombre d'archétypes, des choses simplifiées, un message souligné. On écoute ici du punk, du rock, du reggae. On s'y habille également chez Fred Perry, Doc Martens ou Ben Sherman.

L'uniforme est assez simple : cheveux courts voire rasés, chemises Gingham, bretelles, bombers ou Harringtons, jeans et chaussures montantes noires ou bordeaux.

Notez que chez les filles, on porte aussi le short ou la minijupe, les chaussettes blanches et les mocassins. Le personnage du film qui nous intéresse s'appelle Combo et il est interprété par Stephen Graham.

Lui aussi porte des Docs Martens, associé par exemple à une chemisette blanche, un blouson type Harrington bordeaux (le col est un peu modifié ici) et un jean parmi les plus moches que vous pourrez voir au cinéma.

Oubliez le brut, le selvedge et les belles toiles japonaises, imaginez plutôt un tie and dye entrée de gamme. Rien ne vous empêche cependant d'imaginer aussi cette même tenue avec un bon jean brut. C'est déjà mieux, non ?

Plus classique, plus moderne aussi, on peut regarder du côté de Daniel Craig dans «Quantum of Solace» de Marc Forster en 2008. C'est sa deuxième participation aux aventures de James Bond et on y trouve entre autres de nombreuses destinations, de l'action et un "méchant" incarné par Mathieu Amalric. Si le film peut déçevoir un peu après la très belle surprise «Casino Royale», il gagne tout de même à la revoyure. Mais c'est sans comparaison avec les sommets du film suivant «Skyfall».

Il y a bien sûr des petites choses intéressantes à voir, notamment une tenue qui peut éventuellement apparaître comme un clin d'œil au Steve McQueen de «La Grande Evasion» : une moto, des boots marron, un pantalon clair (ici un jean blanc).

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Daniel Craig dans «Quantum of Solace», 2008. (IMAGO / Everett Collection)

Daniel Craig y ajoute en prime un polo Riviera Sunspel et un Harrington marine revisité par Tom Ford. Tenue parfaite, simple et adaptée à toutes les situations.

Quelques années auparavant, Roger Moore s'était lui aussi laissé tenter par un blouson de type Harrington, dans «Octopussy» de John Glen en 1983. Le film ne vieillit pas forcément très bien.

En revanche, comme dans tous les films de James Bond, on y trouve de quoi se contenter question style, en particulier si vous aimez le costume ou la saharienne.

Pour la petite histoire, le blouson de Roger Moore a eu droit à sa réplique chez la marque Orlebar Brown. Vous pouvez la découvrir ici, et comme vous pourrez le constater, c'est là encore une variation autour du Harrington originel.

Un dernier exemple, pour la route ? Peut-être Leonardo Di Caprio, dans «Once upon a time in Hollywood» de Quentin Tarantino en 2019. On a déjà évoqué le film dans une précédente Bobine.

Si vous ne vous êtes pas encore laissé tenter par les aventures de ce personnage d'acteur looser et de sa doublure incarnée par Brad Pitt, foncez : comme à chaque fois, Quentin Tarantino trouve le moyen de glisser ici et là des séquences particulièrement savoureuses.

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Leonardo Di Caprio, dans «Once upon a time in Hollywood», 2019. (IMAGO / ZUMA Wire)

Pour le style, on ne se lasse pas de cette tenue-là aussi très simple : des boots marron, un pantalon beige, une chemise blanche, un Harrington noir. Si on ne recommande pas souvent le noir chez BonneGueule, ça n'empêche pas d'apprécier une bonne tenue avec - et rassurez-vous, il y en a !

3. Le vestiaire féminin

Vous l'avez sans doute remarqué, ne serait-ce qu'à travers l'exemple du film «This is England» : le blouson Harrington se trouve aussi dans le vestiaire féminin. C'est un blouson résolument casual, pas prise de tête, plutôt neutre dans l'esprit.

On peut par exemple regarder quelques looks chez la marque Baracuta, ici avec tee-shirt et salopette :

 

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Ou là, avec tee-shirt rayé, jean sombre, chaussettes blanches et probablement des mocassins :

 

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On peut aussi trouver quelques exemples un peu plus rétro et stylisés, comme ici avec chapeau, pull à col roulé clair, Harrington de caractère et probable jupe en bas :

 

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Au cinéma aussi, on peut observer le blouson Harrington chez la femme. Par exemple sur les épaules d'Adèle Haenel dans le poignant «120 Battements par minute» de Robin Campillo en 2017. Il y est question d'amour, de sida et de militantisme à Paris au début des années 90.

Ici, l'interprète du chef-d’œuvre de Céline Sciamma ?«<a href='https://youtu.be/LBDSrUFfGHI'>Portrait de la jeune fille en feu</a>» en 2019. y porte le blouson Harrington de manière décontractée : badges, tee-shirt à slogan engagé ou débardeur bleu, jean bleach Levi's, probables sneakers aux pieds. C'est une nouvelle fois un blouson d'action :

 

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Si d'aventure vous trouviez ce blouson un peu trop casual pour vous, rassurez-vous : il en a probablement encore sous le pied.

On a par exemple déjà porté ce blouson avec des pantalons plus habillés et un combo chemise cravate. Ou bien dans des silhouettes qui jouent avec le volume, à la japonaise. Et bien sûr, c'est sans compter sur votre propre expérience ?Passée, présente, future avec cette pièce.

Pour savoir où trouver un blouson court dans cet esprit, vous pouvez jeter un œil sur cet article. On pense bien sûr à Grenfell mais aussi à Suitsupply, Baracuta, Harrington, etc. Pour des modèles en Ventile : Private White V.C. ou BonneGueule. Et maintenant ? À vous de jouer !