Conseils : Quels blousons / vestes choisir pour rester stylé en été ?

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On ne le répétera jamais assez : l'été est une saison pleine de défis sur le plan stylistique, puisque la chaleur nous interdit tout un pan de notre garde-robe.

C'est vrai, ça ! Est-on condamné à déambuler en tee-shirt, sans aucune couche supplémentaire pour enrichir son look ? Heureusement, non !

La preuve avec Patrice Brandmeyer...

C'est la raison pour laquelle je vous propose aujourd'hui de répondre à une question délicate : quelle veste privilégier en période estivale ?

Forcément, il devient nécessaire de faire une croix sur certaines pièces et certaines matières pour éviter de suer du front à longueur de journées...

En plus d'être désagréable, c'est particulièrement inélégant.

Il n'y a qu'à regarder du côté de Florence pour se rendre compte que les éditions estivales du Pitti Uomo sont moins riches et moins exubérantes que leurs équivalents hivernaux.

Lorsque les contraintes climatiques s'intensifient, deux options s'offrent donc à vous :

  • troquer vos layerings chéris et vos vestes en laine contre une paire de tongs et un débardeur des Lakers,
  • lire cet article et savoir quelles vestes arborer sans crainte, pour passer l'été au sec et avec style.

Vous avez fait votre choix ? C'est votre dernier mot ? Alors en avant !

Qu'est-ce qu'une bonne veste d'été ?

Avant de démarrer, j'aimerais vous faire une confidence : je suis comme vous !

Moi aussi, j'ai chaud. Moi aussi, j'ai du mal à dormir, même avec deux ventilateurs et trois brumisateurs sortis du frigo. Moi aussi, je regrette l'époque de la piscine municipale. Et oui, moi aussi je verse une larme en enfilant une veste lorsque le thermomètre flirte avec les 30 degrés.

Vous pouvez l'avouer : nous avons tous pleuré face à cette carte... Crédits: TF1

Dans ces conditions, j'en conviens, on pourrait être attirés par la politique du moindre effort. Néanmoins, la frontière entre la simplicité et la négligence est parfois poreuse...

C'est la raison pour laquelle une bonne veste d'été peut donner un bon coup de boost à votre style, sans pour autant faire de vous un panneau photovoltaïque.

Mais au fait, c'est quoi "une bonne veste d'été" ? C'est tout simplement une pièce qui, par ses caractéristiques, va habiller votre tenue et souligner votre style sans vous tenir trop chaud.

Les basiques de l'été 2017 selon Engineered Garments... avec une mention spéciale pour la field jacket.

Elle doit o-bli-ga-toi-re-ment être :

  • légère : inutile de vous étouffer sous une grosse maille pour revendiquer vos influences "fisherman's friend",
  • polyvalente : elle doit s'insérer dans votre tenue avec harmonie, tout en traduisant vos inspirations,
  • respirante : c'est un paramètre incontournable. Même le plus sublime des looks ne saurait tolérer une hyperthermie...

En somme, une veste d'été cohérente et efficace upgrade votre allure sans "effet étuve". Elle est là pour rehausser un ensemble trop lisse mais ne doit en aucun cas devenir un fardeau pour son porteur.

Je persiste à croire que même les plus fervents adorateurs de sartorial laissent leurs costumes trois pièces en flanelle de laine au placard le 14 juillet...

Pas matière à débat

On en vient donc naturellement à la variable la plus élémentaire lorsqu'on cherche une veste d'été : la matière.

Hérité de l'univers militaire, le rip-stop est une alternative cohérente en été puisque il allie robustesse et légèreté.

Si on veut une pièce légère et respirante, il n'y a pas 36.000 solutions : nous devons nous tourner vers des étoffes dont les propriétés sont susceptibles de coller avec le résultat attendu.

Petit rappel express pour avoir toutes les cartes en main :

  • le coton : la plupart de ses déclinaisons sont pertinentes, même en été. Pour les vestes, le seersucker est particulièrement adapté puisque son gaufrage permet de maintenir le tissu à une certaine distance de la peau, ce qui favorise la circulation de l'air. De plus, sa texture permet de relever une tenue un peu trop morne. C'est le "coton estival" par excellence.

On reconnaît tous ce gaufrage caractéristique du seersucker.

  • le lin, plus vieux textile du monde. C'est un tissu écologique, thermorégulateur, absorbant, résistant et anallergique, ce qui en fait l'un des plus appréciés. Même si elle n'est pas forcément adaptée aux tenues business, sa texture particulière peut constituer une valeur ajoutée dans un look casual ou aux influences japonisantes.

Tissées, les fibres de lin affichent une texture grumeleuse et imparfaite qui rappelle le wabi-sabi nippon.

  • la laine ; c'est un peu contre-intuitif mais elle peut constituer un bon compromis en été pour les tenues les plus habillées. Comme l'explique Julien Scavini, du très bon blog Stiff Collar, "la laine reste la matière qui a le meilleur rapport finesse / solidité. Légère, solide, elle froisse peu et possède de très bonnes qualités thermiques". Cela dit, il faut privilégier en été ce qu'on appelle les "fresco". Ces dernières sont généralement en armures toile respirantes, composées de fibres assez courtes et constituées de fils tordus avant tissage - voire vrillés par paire - pour donner un effet double-retors.

Crédits photo : Laurent Le Cam, du blog Milanese Special Selection.

Je le précise à toutes fins utiles : il faut éviter autant que possible les matières synthétiques. Elles ne sont absolument pas respirantes et accéléreront le phénomène de sudation qui deviendra rapidement invivable en période de fortes chaleurs. Enfin, je ne vous apprends rien !

En voir de toutes les couleurs ?

En plus de la matière, il est un paramètre sur lequel il est impossible de transiger lorsqu'on choisit sa veste d'été : la couleur.

Même si ce n'est pas une règle universelle et inviolable, je vous conseille largement de vous tourner vers des pièces claires.

Pourquoi pas un beau chambray bleu clair ?

Réservez le gris anthracite, le marron et le bleu marine pour les saisons froides. Faites-vous plaisir sur des tons plus lumineux : beige, crème, kaki, blanc, bleu ciel, gris clair, bleached...

Sous un soleil de plomb, rien de mieux qu'une veste aux couleurs légères.

Une veste en denim clair par exemple.

Pour plus d'originalité, vous pouvez même miser sur des motifs qui sentent bon l'été, comme le vichy ou les fines rayures verticales.

Autant que possible, laissez vos articles sombres au vestiaire : ils attirent la chaleur et vos suées deviennent contagieuses autour de vous...

Offrez-vous une petite coupe

Non, je ne parle ni de glace, ni de Prosecco... mais bien de la coupe de votre future veste d'été.

Je vous conseille de la choisir légèrement plus ample que d'habitude. Rien n'est plus désagréable que de se sentir engoncé dans sa jacket quand on flirte avec les 30 degrés (ou plus).

De même qu'on privilégie des coupes un plus plus droites au niveau des pantalons, on se permettra un léger excès de matière sur les épaules afin de laisser la brise circuler à sa guise.

Sans pour autant tomber dans le registre workwear, vous pouvez vous inspirer du haut un peu loose de Boris. Vous y serez plus à l'aise que dans une veste très fittée.

Attention, je ne vous dit pas de faire l'acquisition d'un accoutrement trop grand mais bien de vous autoriser un faible réajustement de votre fit habituel, histoire de ne pas étouffer. Si vous êtes audacieux, ce peut même être l'occasion de tester un peu d'oversize...

Ça vous tente ?

Et les pièces, alors ?

Puisque l'on vient d'écumer tous les pré-requis de la veste d'été parfaite, on va pouvoir passer au plus intéressant : les pièces vers lesquelles vous pouvez vous tourner !

Les influences militaires

Vu les conditions extrêmes dans lesquelles ils sont souvent employés, les vêtements des forces armées sont souvent innovants. Dès lors qu'elles tombent dans le domaine public, ces pièces techniques font le bonheur des "civils" puisque la plupart sont pensées pour faire face aux aléas climatiques... en plus d'être très stylées.

L'iconique military jacket, ou field jacket

Héritière de la M-43 puis de la M-51, la conception de la fameuse M-65 a été confiée a Alpha Industries pour équiper l'US Army dans le cadre de la guerre du Vietnam. Le cahier des charges était lourd puisque les troupes sur place avaient besoin d'une pièce solide, polyvalente, confortable, fonctionnelle, et adaptée au climat extrêmement pluvieux et chaud de la jungle asiatique.

Dernièrement, de nombreuses marques la travaillent en rip-stop (souvent avec des motifs camo), alliant ainsi légèreté et solidité. Une bonne alternative en somme.

Dans Taxi Driver, la field jacket de Robert de Niro (qui joue le rôle d'un ancien soldat en poste au Vietnam) est loin d'être anecdotique.

Largement adoptée depuis, notamment grâce aux vastes stocks présents dans les surplus militaires, cette military jacket séduit les hommes, du Pitti Uomo aux looks les plus street.

Ses caractéristiques intrinsèques font d'elle l'une des vestes d'été les plus évidentes, d'autant plus qu'elle s'intègre assez facilement dans un très grand nombre de looks.

Fidèle à ses origines, elle peut parfaitement sublimer un chino et une paire de boots pour un look full militaire. (Crédits photo : Pinterest)

Elle peut tout aussi bien rehausser une tenue plus classique, constituée d'un jean légèrement délavé et d'un combo chemise-cardigan. Le résultat est cohérent et sa couleur kaki éveille l'ensemble. (Crédits photo : Pinterest)

De manière contre-intuitive, elle fonctionne aussi dans une tenue élégante, et marche particulièrement bien avec les jeans blancs. Sur un blazer bleu nuit, elle crée un contraste saisissant mais qui n'est pas choquant pour autant. Une inspiration à retenir...

La mythique flight jacket MA-1, nom de code du bomber

Également créée par Alpha Industries dans les années 50, sur commande de l'armée américaine, la MA-1 vient remplacer les blousons en cuir qu'arboraient jusqu'alors les pilotes de l'US Army.

Rapidement interprété par Schott, qui souhaitait diversifier ses modèles, le bomber est (comme souvent) popularisé par les icônes du cinéma à la fin des années 60.

C'est après ce film de Buzz Kulik, sorti en 1980, que la MA-1 s'est véritablement démocratisée auprès du grand public.

On reconnaît cette pièce à son nylon, souvent vert olive ou bleu, mais surtout à sa doublure orange qui permettait de repérer rapidement les aviateurs en détresse. La poche zippée sur le haut de la manche gauche est également caractéristique, de même que les bords-côtes en coton.

Et niveau looks, ça donne quoi ?

En été, une MA-1 sur un tee-shirt blanc upgradera facilement votre style. C'est une pièce forte qui revêt une dimension historique impressionnante mais dont le design permet de la porter plutôt simplement. Remarquez la doublure orange, clin d'oeil au passé de la pièce.

Sur une chemise, ce modèle Alpha Industries passe tout aussi bien. Le bas de la tenue est sobre - avec un jean slim et une paire de Converse Jack Purcell - et l'oeil se trouve irrémédiablement attiré par le bomber.

Si l'esprit reste le même, on trouve désormais des flight jacket beaucoup plus modernes, affichant des coupes épurées. Les bords-côtes en coton affirment l'héritage de la pièce mais la poche de manche a disparu et le vêtement paraît plus fluide, plus léger. En somme, il y a de quoi composer pour des looks plus orientés street. Celui-ci marche très bien.

La souvenir jacket, entre nostalgie et devoir de mémoire

Il s'agit de ce blouson que les GI américains se faisaient fabriquer en territoire conquis dans l'après-guerre.

Généralement, celui-ci ressemblait au teddy, confectionné à partir de matériaux présents sur place. La plupart étaient donc taillés dans de la soie, de la laine ou du velours, souvent satiné. On retrouvait traditionnellement un dessin brodé dans le dos, le lieu de fabrication et l'année de service.

Sur le terrain, on les nomme "Sukajan", sortes de vestes de baseball richement ornées, véhiculant des messages plutôt explicites...

« Quand je mourrai, j'irai au Paradis car j'ai fait mon temps en Enfer .»

Aujourd'hui, la souvenir jacket fait un retour en force remarqué, l'arrachant petit à petit aux gangs japonais qui se l'étaient appropriée.

La faute, peut-être, à l'inoubliable exemplaire de Ryan Gosling dans Drive ?

Adaptée au climat humide de l'Asie du sud-est, elle est très légère et donc particulièrement praticable en été. Par ailleurs, sa coupe atypique et son design original permettent de mettre un peu de piment dans n'importe quelle tenue jugée trop sage.

La preuve avec quelques inspirations...

Un tee-shirt, un sweatpant, une paire de sneakers... un look estival très classique. Pourtant, la souvenir jacket vient relever l'ensemble pour offrir un résultat singulier qui n'a plus rien d'ordinaire.

Elle s'intègre également dans des tenues plus poussées, comme ici sur un pantalon coupe carotte. Les chaussettes mi-basses sont en revanche dispensables, vous pouvez largement les troquer contre une paire invisible.

Si certaines souvenir jackets sont totalement extravagantes, d'autres sont plus modérées, si bien qu'elles peuvent jouer un rôle de "tampon" au milieu de styles très marqués. Dans cette tenue, la veste claire calme les ponctuations sombres et apaise l'ensemble. (PS : le bonnet est facultatif en été...)

Décliné dans un très grand nombre de coloris, ce blouson de légende peut à lui seul changer un look prudent en un look audacieux. Oui, la souvenir jacket est magique.

Les plus grandes maisons de luxe ont d'ailleurs composé avec elle dernièrement, l'intégrant dans leurs collections respectives. Ci-joint, l'interprétation de Louis Vuitton. (Crédits photo : VOGUE)

La saharienne

Encore une pièce que l'on doit à l'univers militaire, et pas des moindres : la saharienne !

Il faut remonter à la fin du XIXème siècle pour en découvrir les prémices, et regarder du côté de l'Inde. Elle est apparue sur place pour habiller les épaules des soldats britanniques en poste dans ces colonies.

Elle était particulièrement appréciée pour sa légèreté face à un climat chaud, avant d'être (pour changer) popularisée par le cinéma dans les années 50.

Pour porter la saharienne comme James Bond, vous pouvez relire notre article dédié.

Vous me voyez venir : si les hommes traversaient l'été indien avec une saharienne sur le dos, vous pouvez très probablement passer la période estivale française avec la même pièce.

En 1960, Yves Saint-Laurent révolutionne ce vêtement, traditionnellement beige en coton ou en lin, en le féminisant, en le cintrant largement au niveau de la taille et en échancrant le col.

On le voit ici en compagnie de ses muses Betty Catroux et Loulou de la Falaise, elles-mêmes en sahariennes Saint Laurent.

Par la suite, d'autres grands noms (dont Hedi Slimane) se la sont appropriés et elle a fait son chemin jusqu'aux podiums de plusieurs maisons. C'est, par essence, une veste d'été polyvalente et facile à revêtir, comme on va le voir maintenant.

Instinctivement, on pourrait croire que la saharienne ne peut se porter aujourd'hui qu'avec un jean brut et des boots en mode "desert storm". Même si c'est un look qui fonctionne très bien, il n'est pourtant pas le seul à révéler tout le potentiel de cette veste.

Regardez comme elle peut habiller une tenue plus formelle sans le moindre problème. Travaillée dans du lin et agrémentée d'une petit pochette, elle s'intègre parfaitement à la tenue sans la déséquilibrer.

Dans un look workwear, ça marche aussi ! C'est vraiment un blouson tout-terrain. Laissez libre cours à votre imagination : vous vous tromperez difficilement. C'est d'autant plus vrai que cette couleur beige s'accorde sensiblement avec toutes les nuances possibles, du marron au bleu en passant par le vert.

Les influences issues du monde du travail

Parce que nos "workers" ne connaissent pas de trêve en été, leur vestiaire a dû s'adapter aux conditions climatiques pour leur rendre la tâche moins pénible.

On va s'intéresser aux pièces pensées pour les travailleurs manuels, qui sont tombées dans le domaine public pour le plus grand plaisir des amateurs de workwear.

La "trucker jacket"

Après avoir commencé à commercialiser des jeans dès 1853, ce n'est qu'au début des années 1900 que Levi's s'est lancée dans la production de vestes en denim.

Après les relatifs échecs de la Type One et de la Type Two, c'est la Type Three de Levi's qui a connu un franc succès, avec ses fameuses poches triangulaires.

Taillées dans des toiles brutes, ces vestes ont été renommées "Trucker Jackets" par un groupe de japonais amoureux du style américain. Ces derniers ont réalisé que les camionneurs, en traînant leurs vestes en jean d'est en ouest sur des routes toujours plus rudes, obtenaient des délavages magnifiques.

La type Three a ainsi gagné ce titre de "Trucker jacket", littéralement "veste de camionneur". Admirez la pureté du délavage. (Crédits photo : GQ)

Copiée, recopiée, détournée, travestie, déclinée dans toutes les couleurs et sous toutes les formes, la Levi's Trucker Jacket demeure un incontournable du vestiaire masculin en période estivale ainsi qu'un puissant exhausteur de style.

Sur un polo, un tee-shirt ou une chemise, la veste en jean s'accommode de toutes les tenues et rehausse subtilement les plus lisses d'entre elles. Petit avertissement au passage : attention au "full-denim" qui reste relativement dangereux même si le parti-pris peut être intéressant.

La worker jacket

Les vestes de travail en tout genre connaissent également un gain de popularité énorme depuis un certain temps.

Tout droit sorties du monde ouvrier, celles-ci sont souvent coupées dans des matières robustes et affichent un aspect fonctionnel marqué.

Directement hérités des tenues des cheminots américains des années 50, les gilets et vestes d'inspiration ferroviaire font le bonheur des amateurs de workwear. Couplés à un henley, ils dégageraient presque une odeur de charbon et de vapeur.

Cocorico ! Notre traditionnel "bleu de travail" fait également partie intégrante du vestiaire workwear estival. Et pour cause, sa couleur et sa légèreté en font un vêtement idéal pour flâner sous le soleil de juin-juillet-août. PS : Fumer, c'est mal !

S'il fait vraiment chaud, une surchemise ou "workshirt" peut largement faire l'affaire en guise de veste #Astuce. (Crédits photo : Celle-ci nous vient du blog de notre confrère Borasification.)

Influences nippones

Réputé pour ses denims, le pays du Soleil-Levant l'est aussi pour la finesse de ses matières, qui peuvent représenter une belle option lorsque la chaleur se fait sentir.

À titre d'exemple, le Noragi peut très nettement booster une tenue sans pour autant vous faire suffoquer. Inspiré des vestes de travail agraire des classes ouvrières japonaises, il est confectionné dans un coton teint à l'indigo. Très respirant et bien aéré, il est une alternative crédible pour les plus chaudes journées d'été.

Boris a chiné le sien sur Internet, on en ressent l'authenticité. Pas forcément adapté à tous les styles, certes, mais il s'agit clairement d'une pièce forte à considérer.

Petit bonus : Muji propose des Jinbei qui peuvent très bien faire office de vestes d'été. 100% lin, un léger gaufrage rappelant un seersucker et un wabi-sabi revendiqué : ce sont de belles pièces, pertinentes pour suggérer un imaginaire "nippophile".

Ici porté comme un ensemble, le jinbei peut également être dépareillé. Imaginez seulement le haut sur un tee-shirt blanc et un jean : ce n'est pas sorcier à porter.

L'élégance sous le soleil

Quid des amateurs de sartorial ou des victimes des dress-codes exigeants ? Comment ne pas suinter dans son costume une fois passée la barre fatidique des 25 degrés ? Heureusement, il existe des astuces que je vous délivre tout de suite.

Les vestes et blazers d'été

Si certains costumes revendiquent une matière portable toute l'année (dite 4 saisons), d'autres sont plutôt dédiés à un port en saisons chaudes. Il vous faudra regarder du côté de ces matières légères, et privilégier des textures aérée et respirantes.

Comme je le disais plus haut, le coton, le lin et les laines froides sont les plus à même d'éviter un phénomène d'étuve peu agréable. Composez autant que possible avec ces fibres, d'autant plus qu'il existe des alliages intéressants. À ce propos, Benoît a un conseil pour vous, comme il l'expliquait dans un précédent podcast :

"Pour affronter les températures caniculaires, le meilleur mélange sur un costume est incontestablement le laine-lin-soie."

Wedding time ! Chemise, cravate et pochette @howardsparis et costume @ateliermesure

Une publication partagée par Benoit Wojtenka (@benoitwo) le

Les vestes déstructurées ou slack jacket

Également appelées "vestes napolitaines", elles s'inscrivent directement dans les codes italiens de la sprezzatura. Pleines de nonchalance, ces vestes prennent le contre-pied des jackets anglaises largement épaulées et "rigides".

Dans une logique diamétralement opposée, les Italiens ont privilégié les matières souples au gros tweed britannique, et le confort au formalisme.

Le résultat ? Un vêtement sans doublure ni padding, dans un registre nettement plus casual. Le tombé d'épaule est naturel, la pièce est on-ne-peut-plus légère, semblable à une seconde peau, et difficilement froissable.

Elle est comme un poisson dans l'eau lorsqu'elle se trouve intégrée à une tenue casual chic. Elle est si légère qu'elle donnerait presque l'impression de jouer le rôle d'une surchemise. Agrémentée d'une pochette discrète, ses origines transalpines n'en sont que plus évidentes...

Évidemment, ses caractéristiques font d'elle la meilleurs amie des Florentins d'adoption le temps du Pitti Uomo estival. Regardez la fluidité du tombé d'épaule : c'est du grand art. La slack jacket apporte une décontraction insolente, même au milieu des looks les plus formels.

Où trouver votre veste d'été

C'est bien beau de savoir comment la choisir et comment la porter, mais il faut aussi connaître les meilleurs marques pour dénicher la perle rare. Je vous propose donc une petite liste non-exhaustive mais qui devrait vous mettre sur les bons rails. Pour trouver votre bonheur, vous pourrez donc vous tourner vers :

  • Alpha Industries, ASPESI ou encore des surplus militaires pour dégoter de belles military jackets,

 

 

  • Aigle, Massimo Dutti ou Suitsupply afin de vous procurer une veste de type saharienne,
  • OrSlow, Gustin, Drapeau Noir, Aesthetic Homage, Visvim, Bleu de Paname, Iron Heart et tant d'autres belles marques pour faire l'acquisition d'une worker jacket,
  • Muji pour ses Jinbei originaux,
  • Boggi, SuitSupply ou Louis Purple pour des vestes d'été dans des matières légères,
  • Zampa di Gallina , Angelo Nardelli ou Gutteridge pour vous fendre d'une subtile veste napolitaine.

Le mot de la fin...

On arrive au bout de cet article, et la veste d'été n'a normalement plus aucun secret pour vous.

Matières, couleurs, marques... Vous savez désormais vers quelles pièces lorgner pour passer la fin de l'été au sec et avec style. Que vous ayez des influences workwear, sartorial, street ou casual, vous n'avez plus d'excuses pour sortir en tee-shirt.

Je compte sur vous pour me parler de vos coups de coeur, de vos inspirations ou de vos bons plans concernant les vestes estivales dans les commentaires !

Lucas Marquiand A propos Lucas Marquiand

Quand Rafik m’a demandé d’écrire ma fiche-auteur, j’avais à peu près autant d’inspiration que Jul lorsqu’il a rédigé les lyrics de Tchikita. Du coup, j’ai demandé à une copine comment me présenter en quelques mots. Je vous livre sa réponse, lapidaire mais finalement assez fidèle : « Lucas Marquiand, 21 ans, j'aime CR7, le gin et mon chien. ». Sauf son respect, je me permettrais d’ajouter que j’ai également beaucoup d’affection pour ma petite soeur, ma maman et le quinoa.

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  • Pierre – BonneGueule

    Une bien bonne affaire ! 🙂

  • Pierre – BonneGueule

    Niveau coloris c’est assez simple à porter, le marron reste une couleur neutre, donc facile à intégrer et qui peut calmer d’autres coloris plus affirmés. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Stanstan !

    La composition est pas top, surtout que c’est entièrement doublé avec du nylon. Mais d’un autre côté, si c’était un bomber ce serait perçu comme normal, donc pourquoi pas.

    Sinon, c’est un peu compliqué de trouver des modèles vraiment très proches. Le bomber aura un côté aussi épuré mais des bords-côtes, alors que la worker jacket aura le col, mais aussi des poches plus voyantes. À la limite, regarde chez l’Exception, les petits créateurs aiment bien réinterpréter ce genre de pièces en général. 😉

  • Antoine

    Merci beaucoup pour tous ces conseils, je pense que je vais effectivement partir sur la veste Nudie, je la trouve assez originale ! À bientôt.

  • Pierre – BonneGueule

    Ah mince, Maison Standards n’en n’a plus, effectivement. Ca devait être leur collection printemps/été. Tu peux tout à fait partir sur celle de chez Nudie, ce n’est pas très grave si ce n’est pas selvedge, les toiles de Nudie sont très cools. Pour avoir vu une de leurs vestes en vrai, c’est pas mal du tout pour le prix. 🙂

  • Antoine

    Maison standards ne proposent pas de veste en jean, et chez Nudie je n’ai trouvé que cette veste qui n’est pas selvedge du coup : https://www.nudiejeans.com/product/billy-dry-ring-denim

  • Pierre – BonneGueule

    L’assurance c’est généralement compris dans les frais de livraison, le livreur te rembourse dans une certaine limite sur le colis s’il a été perdu. 😉

    Tu as regardé chez Nudie et Maison Standards ?

  • Pierre – BonneGueule

    Comme je t’ai dit, tu peux essayer de voir avec leur service client si l’envoi en gift est possible (par contre l’assurance est réduite). Sinon, essaie de trouver une veste en denim chez une marque plus facile à trouver sur des shops européens comme Cultizm. 🙂

  • Pierre – BonneGueule

    Les douanes, c’est le loto. Ca peut aller de 0 à 40% selon si c’est contrôlé ou pas. Après, tu peux peut-être aussi leur demander s’ils peuvent l’envoyer en « gift » ou sous-évaluer le prix de la pièce (mais l’assurance ne marchera pas dans ce cas). 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Antoine !

    Franchement, la Levi’s est beaucoup moins intéressante. Le problème de la Unbranded, c’est que si tu la commandes sur leur site, tu risques d’avoir des surprises aux douanes. Tu as regardé ce qu’il y a chez Cultizm ? Ils ont du Unbranded, normalement.

  • Pierre – BonneGueule

    Après, on n’a pas testé mais la marque a bonne réputation, à 200/250€ c’est déjà plus intéressant, et normalement assez durable. 😉

  • en3rgizR

    Oui, j’avoue que je me vois mal dépenser 349€ pour un tel blouson 😮

    Zalando est plus précis sur la composition des Levi’s, 100% polyester pour la doublure de l’un (https://www.zalando.fr/levisr-veste-en-jean-biffy-grey-carbon-brushed-le222h01h-k13.html) et 100% polyamide pour l’autre (https://www.zalando.fr/levisr-good-sherpa-trucker-veste-mi-saison-chino-sherpa-trucker-le222h01i-b11.html)

  • Pierre – BonneGueule

    Oui, et une grosse : c’est Baracuta qui a inventé le harrington (« G9 », à l’époque) qui a été porté par des gens comme Steve McQueen. Harrington est arrivé après et a participé à démocratiser la pièce. Sans parler de l’historique, le niveau de confection est bien différent et les matières ne sont pas les mêmes non plus.

    Après, il faut quand même bien reconnaître que Baracuta est trop cher pour ce que c’est hors soldes. 😉

    Pour les Levi’s, je n’arrive pas à voir si la doublure prend tout l’intérieur ou juste le col et la boutonnière, mais ça reste plus une pièce d’automne, on va dire. Aussi, Levi’s n’indique la composition nulle part donc ce n’est pas impossible que la doublure soit en synthétique, à vérifier avec leur service client.

    Pour le Schott, pourquoi pas, les photos ne lui font pas honneur mais il faut voir ce que ça donne en vrai. Pour le RL, je suis moins convaincu, le design est très chargé avec ces boutons partout. Et effectivement, ce sont plutôt des pièces de mi-saison, là.

  • Pierre – BonneGueule

    Ca vaut pour tout ce qu’ils font, à vrai dire. Les marques de jeans qu’on recommande sont par ici.
    https://www.bonnegueule.fr/tag/jean-homme/

    Le premier modèle est un harrington, tu peux en trouver chez Harrington et Baracuta. Le deuxième est un bomber revisité avec un col trop haut, je ne sais pas trop où tu peux trouver des équivalents. Pour le troisième, je ne crois pas que ce type de pièce aie un nom spécifique. Tu n’as rien trouvé qui te plaît chez les marques qu’on mentionne en fin d’article ?

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Romain !

    Le bomber était fait en nylon à la base, c’est pour ça que tu en trouveras encore beaucoup en synthétique, cette pièce a un peu un passe-droit. Cela dit ça reste assez peu respirant quand même. 😉

    On ne recommande pas tellement Superdry, c’est généralement très léger niveau qualité. Si tu cherches des bomber un peu vintage, il y a Schott, Deus ex Machina, Alpha Industries ou Maison Standards (si tu veux de l’épuré en coton).

  • Tyler D

    merci pour ta réactivité Pierre, je vais jeter un coup d’oeil de ce pas 🙂

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Tyler !

    Malheureusement je n’ai pas la référence de celle de Patrice sous la main, mais tu peux trouver des modèles plutôt similaires chez Billy Belt et Atelier Particulier. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Lucas ! C’est une Angelo Nardelli. 🙂

  • Lucas

    Bonjour BG,

    Je cherche une veste du même style que la veste napolitaine que vous avez montrée en fin d’article. Quelle est la référence ? Merci d’avance et bonne journée à vous 🙂

  • Ad Sachello

    Merci pour ta réponse Pierre, ça va être dur à trouver !

  • Pierre – BonneGueule

    Merci pour la suggestion, effectivement elle est pas mal ! 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Oui, c’est plutôt connoté streetwear mais on n’est pas fermés d’esprit chez BonneGueule ! Et certains modèles plus épurés se portent facilement dans un style casual. 😉

    Ca peut aussi se porter facilement avec un jean brut ou un pantalon avec un style un peu military (type Maharishi). Pour le haut, par contre, sur un modèle comme celui-là il faudra rester sur le tee-shirt.

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Thibault !

    Crois-moi, passé une certaine température, plus personne ne peut tenir avec une veste, même d’été. Là, on donne des conseils pour le moment où il fait chaud et où la plupart des gens peuvent encore supporter deux couches de vêtements en haut. Tu peux toujours utiliser ces conseils pour des vestes de mi-saison, elles sont en général très proches de celles dont on parle ici. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Anthony !

    À notre connaissance, il n’y a pas de marque qui ferait uniquement du japonisant, ça risquerai de faire déguisement.

    Après, un certain nombre de marques s’inspirent du Japon pour certaines de leurs pièces. Boris de Borasification en met souvent en avant, et sinon il y a toutes les marques comme Shuren Project, Hoon (noragi en cuir), Naked & Famous (veste kimono), Muji et ses pyjamas jinbei… et un tas d’autres qu’on ne connaît pas forcément. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Nicolas !

    Je dirais que c’est simplement un blouson d’été pas mal inspiré par le bomber. Le principe de la souvenir jacket, c’est qu’elle est brodée, et le teddy est caractérisé par ses boutons et son contraste plastron/manches, en général. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Jean !

    Il s’agit de notre blouson en laine bleu à col amovible. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    C’est une veste de comptoir Bleu de Paname d’une ancienne collection. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Jean !

    Franchement, le cuir n’a pas l’air exceptionnel sur ce modèle. Il a l’air à peu près correct pour ce prix-là mais je pense qu’il vaut mieux économiser pour mieux investir sur un modèle dans les 600-700€, c’est là qu’on trouve de belles peaux qui commencent à être durables. 😉

    Et pour le coup, la doublure 100% polyester n’arrange rien, ce pauvre cuir va devenir une véritable étuve.

  • Pierre – BonneGueule

    D’après Google, c’est une Urban Outfitters, probablement une ancienne collection. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    On aura peut-être succombé à une OPA chinoise ou qatarie d’ici là si ça se trouve, alors dépêche-toi de la porter ! 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Merci pour ta suggestion et ton retour, Joss ! 🙂

  • Pierre – BonneGueule

    On compte sur toi pour revenir poster des photos de ta veste raccommodée d’ici 10 ans, Jérémy ! 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Antoine !

    Albini est un tisseur italien de renom, tu peux trouver des chemises confectionnées avec leurs tissus chez un certain nombre de marques, mais les seuls dont je suis 100% sûr qu’ils ont du Albini, c’est Lanieri. 😉

  • Antoine Sculfort

    Salut bonne gueule ! Super boulot comme d’hab. Je voulais savoir ou peut on trouver des chemises albini ailleurs que sur BG. Car je ne trouve pas sur internet peut être que c’est impossible d’en commander. Y a t-il des boutiques ? Et si oui,ou ?

  • Pierre – BonneGueule

    Oui, tout à fait ! C’est aussi la matière qui y fait, on peut se permettre quelque chose d’un peu plus épais à la mi-saison (il ne s’agit pas d’avoir froid non plus) ou de faire du layering, ce qui est plus compliqué en été. 😉

  • Jeff Gd

    Salut BG,

    Une bonne partie des pièces recommandées sont, à mon avis, aussi envisageable à la mi-saison. Trucker jacket, bomber, saharienne ainsi que certaines vestes. Sinon un bon article comme d’habitude, qui me fait surtout regretter d’être passé à côté de votre collab avec Aigle 🙂