Conseils : Quels blousons / vestes choisir pour rester stylé en été ?

Temps de lecture : 13 minutes

On ne le répétera jamais assez : l'été est une saison pleine de défis sur le plan stylistique, puisque la chaleur nous interdit tout un pan de notre garde-robe.

C'est vrai, ça ! Est-on condamné à déambuler en tee-shirt, sans aucune couche supplémentaire pour enrichir son look ? Heureusement, non !

La preuve avec Patrice Brandmeyer...

C'est la raison pour laquelle je vous propose aujourd'hui de répondre à une question délicate : quelle veste privilégier en période estivale ?

Forcément, il devient nécessaire de faire une croix sur certaines pièces et certaines matières pour éviter de suer du front à longueur de journées...

En plus d'être désagréable, c'est particulièrement inélégant.

Il n'y a qu'à regarder du côté de Florence pour se rendre compte que les éditions estivales du Pitti Uomo sont moins riches et moins exubérantes que leurs équivalents hivernaux.

Lorsque les contraintes climatiques s'intensifient, deux options s'offrent donc à vous :

  • troquer vos layerings chéris et vos vestes en laine contre une paire de tongs et un débardeur des Lakers,
  • lire cet article et savoir quelles vestes arborer sans crainte, pour passer l'été au sec et avec style.

Vous avez fait votre choix ? C'est votre dernier mot ? Alors en avant !

Qu'est-ce qu'une bonne veste d'été ?

Avant de démarrer, j'aimerais vous faire une confidence : je suis comme vous !

Moi aussi, j'ai chaud. Moi aussi, j'ai du mal à dormir, même avec deux ventilateurs et trois brumisateurs sortis du frigo. Moi aussi, je regrette l'époque de la piscine municipale. Et oui, moi aussi je verse une larme en enfilant une veste lorsque le thermomètre flirte avec les 30 degrés.

Vous pouvez l'avouer : nous avons tous pleuré face à cette carte... Crédits: TF1

Dans ces conditions, j'en conviens, on pourrait être attirés par la politique du moindre effort. Néanmoins, la frontière entre la simplicité et la négligence est parfois poreuse...

C'est la raison pour laquelle une bonne veste d'été peut donner un bon coup de boost à votre style, sans pour autant faire de vous un panneau photovoltaïque.

Mais au fait, c'est quoi "une bonne veste d'été" ? C'est tout simplement une pièce qui, par ses caractéristiques, va habiller votre tenue et souligner votre style sans vous tenir trop chaud.

Les basiques de l'été 2017 selon Engineered Garments... avec une mention spéciale pour la field jacket.

Elle doit o-bli-ga-toi-re-ment être :

  • légère : inutile de vous étouffer sous une grosse maille pour revendiquer vos influences "fisherman's friend",
  • polyvalente : elle doit s'insérer dans votre tenue avec harmonie, tout en traduisant vos inspirations,
  • respirante : c'est un paramètre incontournable. Même le plus sublime des looks ne saurait tolérer une hyperthermie...

En somme, une veste d'été cohérente et efficace upgrade votre allure sans "effet étuve". Elle est là pour rehausser un ensemble trop lisse mais ne doit en aucun cas devenir un fardeau pour son porteur.

Je persiste à croire que même les plus fervents adorateurs de sartorial laissent leurs costumes trois pièces en flanelle de laine au placard le 14 juillet...

Pas matière à débat

On en vient donc naturellement à la variable la plus élémentaire lorsqu'on cherche une veste d'été : la matière.

Hérité de l'univers militaire, le rip-stop est une alternative cohérente en été puisque il allie robustesse et légèreté.

Si on veut une pièce légère et respirante, il n'y a pas 36.000 solutions : nous devons nous tourner vers des étoffes dont les propriétés sont susceptibles de coller avec le résultat attendu.

Petit rappel express pour avoir toutes les cartes en main :

  • le coton : la plupart de ses déclinaisons sont pertinentes, même en été. Pour les vestes, le seersucker est particulièrement adapté puisque son gaufrage permet de maintenir le tissu à une certaine distance de la peau, ce qui favorise la circulation de l'air. De plus, sa texture permet de relever une tenue un peu trop morne. C'est le "coton estival" par excellence.

On reconnaît tous ce gaufrage caractéristique du seersucker.

  • le lin, plus vieux textile du monde. C'est un tissu écologique, thermorégulateur, absorbant, résistant et anallergique, ce qui en fait l'un des plus appréciés. Même si elle n'est pas forcément adaptée aux tenues business, sa texture particulière peut constituer une valeur ajoutée dans un look casual ou aux influences japonisantes.

Tissées, les fibres de lin affichent une texture grumeleuse et imparfaite qui rappelle le wabi-sabi nippon.

  • la laine ; c'est un peu contre-intuitif mais elle peut constituer un bon compromis en été pour les tenues les plus habillées. Comme l'explique Julien Scavini, du très bon blog Stiff Collar, "la laine reste la matière qui a le meilleur rapport finesse / solidité. Légère, solide, elle froisse peu et possède de très bonnes qualités thermiques". Cela dit, il faut privilégier en été ce qu'on appelle les "fresco". Ces dernières sont généralement en armures toile respirantes, composées de fibres assez courtes et constituées de fils tordus avant tissage - voire vrillés par paire - pour donner un effet double-retors.

Crédits photo : Laurent Le Cam, du blog Milanese Special Selection.

Je le précise à toutes fins utiles : il faut éviter autant que possible les matières synthétiques. Elles ne sont absolument pas respirantes et accéléreront le phénomène de sudation qui deviendra rapidement invivable en période de fortes chaleurs. Enfin, je ne vous apprends rien !

En voir de toutes les couleurs ?

En plus de la matière, il est un paramètre sur lequel il est impossible de transiger lorsqu'on choisit sa veste d'été : la couleur.

Même si ce n'est pas une règle universelle et inviolable, je vous conseille largement de vous tourner vers des pièces claires.

Pourquoi pas un beau chambray bleu clair ?

Réservez le gris anthracite, le marron et le bleu marine pour les saisons froides. Faites-vous plaisir sur des tons plus lumineux : beige, crème, kaki, blanc, bleu ciel, gris clair, bleached...

Sous un soleil de plomb, rien de mieux qu'une veste aux couleurs légères.

Une veste en denim clair par exemple.

Pour plus d'originalité, vous pouvez même miser sur des motifs qui sentent bon l'été, comme le vichy ou les fines rayures verticales.

Autant que possible, laissez vos articles sombres au vestiaire : ils attirent la chaleur et vos suées deviennent contagieuses autour de vous...

Offrez-vous une petite coupe

Non, je ne parle ni de glace, ni de Prosecco... mais bien de la coupe de votre future veste d'été.

Je vous conseille de la choisir légèrement plus ample que d'habitude. Rien n'est plus désagréable que de se sentir engoncé dans sa jacket quand on flirte avec les 30 degrés (ou plus).

De même qu'on privilégie des coupes un peu plus droites au niveau des pantalons, on se permettra un léger excès de matière sur les épaules afin de laisser la brise circuler à sa guise.

Sans pour autant tomber dans le registre workwear, vous pouvez vous inspirer du haut un peu loose de Boris. Vous y serez plus à l'aise que dans une veste très fittée.

Attention, je ne vous dit pas de faire l'acquisition d'un accoutrement trop grand mais bien de vous autoriser un faible réajustement de votre fit habituel, histoire de ne pas étouffer. Si vous êtes audacieux, ce peut même être l'occasion de tester un peu d'oversize...

Ça vous tente ?

Et les pièces, alors ?

Puisque l'on vient d'écumer tous les pré-requis de la veste d'été parfaite, on va pouvoir passer au plus intéressant : les pièces vers lesquelles vous pouvez vous tourner !

Les influences militaires

Vu les conditions extrêmes dans lesquelles ils sont souvent employés, les vêtements des forces armées sont souvent innovants. Dès lors qu'elles tombent dans le domaine public, ces pièces techniques font le bonheur des "civils" puisque la plupart sont pensées pour faire face aux aléas climatiques... en plus d'être très stylées.

L'iconique military jacket, ou field jacket

Héritière de la M-43 puis de la M-51, la conception de la fameuse M-65 a été confiée a Alpha Industries pour équiper l'US Army dans le cadre de la guerre du Vietnam. Le cahier des charges était lourd puisque les troupes sur place avaient besoin d'une pièce solide, polyvalente, confortable, fonctionnelle, et adaptée au climat extrêmement pluvieux et chaud de la jungle asiatique.

Dernièrement, de nombreuses marques la travaillent en rip-stop (souvent avec des motifs camo), alliant ainsi légèreté et solidité. Une bonne alternative en somme.

Dans Taxi Driver, la field jacket de Robert de Niro (qui joue le rôle d'un ancien soldat en poste au Vietnam) est loin d'être anecdotique.

Largement adoptée depuis, notamment grâce aux vastes stocks présents dans les surplus militaires, cette military jacket séduit les hommes, du Pitti Uomo aux looks les plus street.

Ses caractéristiques intrinsèques font d'elle l'une des vestes d'été les plus évidentes, d'autant plus qu'elle s'intègre assez facilement dans un très grand nombre de looks.

Fidèle à ses origines, elle peut parfaitement sublimer un chino et une paire de boots pour un look full militaire. (Crédits photo : Pinterest)

Elle peut tout aussi bien rehausser une tenue plus classique, constituée d'un jean légèrement délavé et d'un combo chemise-cardigan. Le résultat est cohérent et sa couleur kaki éveille l'ensemble. (Crédits photo : Pinterest)

De manière contre-intuitive, elle fonctionne aussi dans une tenue élégante, et marche particulièrement bien avec les jeans blancs. Sur un blazer bleu nuit, elle crée un contraste saisissant mais qui n'est pas choquant pour autant. Une inspiration à retenir...

La mythique flight jacket MA-1, nom de code du bomber

Également créée par Alpha Industries dans les années 50, sur commande de l'armée américaine, la MA-1 vient remplacer les blousons en cuir qu'arboraient jusqu'alors les pilotes de l'US Army.

Rapidement interprété par Schott, qui souhaitait diversifier ses modèles, le bomber est (comme souvent) popularisé par les icônes du cinéma à la fin des années 60.

C'est après ce film de Buzz Kulik, sorti en 1980, que la MA-1 s'est véritablement démocratisée auprès du grand public.

On reconnaît cette pièce à son nylon, souvent vert olive ou bleu, mais surtout à sa doublure orange qui permettait de repérer rapidement les aviateurs en détresse. La poche zippée sur le haut de la manche gauche est également caractéristique, de même que les bords-côtes en coton.

Et niveau looks, ça donne quoi ?

En été, une MA-1 sur un tee-shirt blanc upgradera facilement votre style. C'est une pièce forte qui revêt une dimension historique impressionnante mais dont le design permet de la porter plutôt simplement. Remarquez la doublure orange, clin d'oeil au passé de la pièce.

Sur une chemise, ce modèle Alpha Industries passe tout aussi bien. Le bas de la tenue est sobre - avec un jean slim et une paire de Converse Jack Purcell - et l'oeil se trouve irrémédiablement attiré par le bomber.

Si l'esprit reste le même, on trouve désormais des flight jacket beaucoup plus modernes, affichant des coupes épurées. Les bords-côtes en coton affirment l'héritage de la pièce mais la poche de manche a disparu et le vêtement paraît plus fluide, plus léger. En somme, il y a de quoi composer pour des looks plus orientés street. Celui-ci marche très bien.

La souvenir jacket, entre nostalgie et devoir de mémoire

Il s'agit de ce blouson que les GI américains se faisaient fabriquer en territoire conquis dans l'après-guerre.

Généralement, celui-ci ressemblait au teddy, confectionné à partir de matériaux présents sur place. La plupart étaient donc taillés dans de la soie, de la laine ou du velours, souvent satiné. On retrouvait traditionnellement un dessin brodé dans le dos, le lieu de fabrication et l'année de service.

Sur le terrain, on les nomme "Sukajan", sortes de vestes de baseball richement ornées, véhiculant des messages plutôt explicites...

« Quand je mourrai, j'irai au Paradis car j'ai fait mon temps en Enfer .»

Aujourd'hui, la souvenir jacket fait un retour en force remarqué, l'arrachant petit à petit aux gangs japonais qui se l'étaient appropriée.

La faute, peut-être, à l'inoubliable exemplaire de Ryan Gosling dans Drive ?

Adaptée au climat humide de l'Asie du sud-est, elle est très légère et donc particulièrement praticable en été. Par ailleurs, sa coupe atypique et son design original permettent de mettre un peu de piment dans n'importe quelle tenue jugée trop sage.

La preuve avec quelques inspirations...

Un tee-shirt, un sweatpant, une paire de sneakers... un look estival très classique. Pourtant, la souvenir jacket vient relever l'ensemble pour offrir un résultat singulier qui n'a plus rien d'ordinaire.

Elle s'intègre également dans des tenues plus poussées, comme ici sur un pantalon coupe carotte. Les chaussettes mi-basses sont en revanche dispensables, vous pouvez largement les troquer contre une paire invisible.

Si certaines souvenir jackets sont totalement extravagantes, d'autres sont plus modérées, si bien qu'elles peuvent jouer un rôle de "tampon" au milieu de styles très marqués. Dans cette tenue, la veste claire calme les ponctuations sombres et apaise l'ensemble. (PS : le bonnet est facultatif en été...)

Décliné dans un très grand nombre de coloris, ce blouson de légende peut à lui seul changer un look prudent en un look audacieux. Oui, la souvenir jacket est magique.

Les plus grandes maisons de luxe ont d'ailleurs composé avec elle dernièrement, l'intégrant dans leurs collections respectives. Ci-joint, l'interprétation de Louis Vuitton. (Crédits photo : VOGUE)

La saharienne

Encore une pièce que l'on doit à l'univers militaire, et pas des moindres : la saharienne !

Il faut remonter à la fin du XIXème siècle pour en découvrir les prémices, et regarder du côté de l'Inde. Elle est apparue sur place pour habiller les épaules des soldats britanniques en poste dans ces colonies.

Elle était particulièrement appréciée pour sa légèreté face à un climat chaud, avant d'être (pour changer) popularisée par le cinéma dans les années 50.

Pour porter la saharienne comme James Bond, vous pouvez relire notre article dédié.

Vous me voyez venir : si les hommes traversaient l'été indien avec une saharienne sur le dos, vous pouvez très probablement passer la période estivale française avec la même pièce.

En 1960, Yves Saint-Laurent révolutionne ce vêtement, traditionnellement beige en coton ou en lin, en le féminisant, en le cintrant largement au niveau de la taille et en échancrant le col.

On le voit ici en compagnie de ses muses Betty Catroux et Loulou de la Falaise, elles-mêmes en sahariennes Saint Laurent.

Par la suite, d'autres grands noms (dont Hedi Slimane) se la sont appropriés et elle a fait son chemin jusqu'aux podiums de plusieurs maisons. C'est, par essence, une veste d'été polyvalente et facile à revêtir, comme on va le voir maintenant.

Instinctivement, on pourrait croire que la saharienne ne peut se porter aujourd'hui qu'avec un jean brut et des boots en mode "desert storm". Même si c'est un look qui fonctionne très bien, il n'est pourtant pas le seul à révéler tout le potentiel de cette veste.

Regardez comme elle peut habiller une tenue plus formelle sans le moindre problème. Travaillée dans du lin et agrémentée d'une petit pochette, elle s'intègre parfaitement à la tenue sans la déséquilibrer.

Dans un look workwear, ça marche aussi ! C'est vraiment un blouson tout-terrain. Laissez libre cours à votre imagination : vous vous tromperez difficilement. C'est d'autant plus vrai que cette couleur beige s'accorde sensiblement avec toutes les nuances possibles, du marron au bleu en passant par le vert.

Les influences issues du monde du travail

Parce que nos "workers" ne connaissent pas de trêve en été, leur vestiaire a dû s'adapter aux conditions climatiques pour leur rendre la tâche moins pénible.

On va s'intéresser aux pièces pensées pour les travailleurs manuels, qui sont tombées dans le domaine public pour le plus grand plaisir des amateurs de workwear.

La "trucker jacket"

Après avoir commencé à commercialiser des jeans dès 1853, ce n'est qu'au début des années 1900 que Levi's s'est lancée dans la production de vestes en denim.

Après les relatifs échecs de la Type One et de la Type Two, c'est la Type Three de Levi's qui a connu un franc succès, avec ses fameuses poches triangulaires.

Taillées dans des toiles brutes, ces vestes ont été renommées "Trucker Jackets" par un groupe de japonais amoureux du style américain. Ces derniers ont réalisé que les camionneurs, en traînant leurs vestes en jean d'est en ouest sur des routes toujours plus rudes, obtenaient des délavages magnifiques.

La type Three a ainsi gagné ce titre de "Trucker jacket", littéralement "veste de camionneur". Admirez la pureté du délavage. (Crédits photo : GQ)

Copiée, recopiée, détournée, travestie, déclinée dans toutes les couleurs et sous toutes les formes, la Levi's Trucker Jacket demeure un incontournable du vestiaire masculin en période estivale ainsi qu'un puissant exhausteur de style.

Sur un polo, un tee-shirt ou une chemise, la veste en jean s'accommode de toutes les tenues et rehausse subtilement les plus lisses d'entre elles. Petit avertissement au passage : attention au "full-denim" qui reste relativement dangereux même si le parti-pris peut être intéressant.

La worker jacket

Les vestes de travail en tout genre connaissent également un gain de popularité énorme depuis un certain temps.

Tout droit sorties du monde ouvrier, celles-ci sont souvent coupées dans des matières robustes et affichent un aspect fonctionnel marqué.

Directement hérités des tenues des cheminots américains des années 50, les gilets et vestes d'inspiration ferroviaire font le bonheur des amateurs de workwear. Couplés à un henley, ils dégageraient presque une odeur de charbon et de vapeur.

Cocorico ! Notre traditionnel "bleu de travail" fait également partie intégrante du vestiaire workwear estival. Et pour cause, sa couleur et sa légèreté en font un vêtement idéal pour flâner sous le soleil de juin-juillet-août. PS : Fumer, c'est mal !

S'il fait vraiment chaud, une surchemise ou "workshirt" peut largement faire l'affaire en guise de veste #Astuce. (Crédits photo : Celle-ci nous vient du blog de notre confrère Borasification.)

Influences nippones

Réputé pour ses denims, le pays du Soleil-Levant l'est aussi pour la finesse de ses matières, qui peuvent représenter une belle option lorsque la chaleur se fait sentir.

À titre d'exemple, le Noragi peut très nettement booster une tenue sans pour autant vous faire suffoquer. Inspiré des vestes de travail agraire des classes ouvrières japonaises, il est confectionné dans un coton teint à l'indigo. Très respirant et bien aéré, il est une alternative crédible pour les plus chaudes journées d'été.

Boris a chiné le sien sur Internet, on en ressent l'authenticité. Pas forcément adapté à tous les styles, certes, mais il s'agit clairement d'une pièce forte à considérer.

Petit bonus : Muji propose des Jinbei qui peuvent très bien faire office de vestes d'été. 100% lin, un léger gaufrage rappelant un seersucker et un wabi-sabi revendiqué : ce sont de belles pièces, pertinentes pour suggérer un imaginaire "nippophile".

Ici porté comme un ensemble, le jinbei peut également être dépareillé. Imaginez seulement le haut sur un tee-shirt blanc et un jean : ce n'est pas sorcier à porter.

L'élégance sous le soleil

Quid des amateurs de sartorial ou des victimes des dress-codes exigeants ? Comment ne pas suinter dans son costume une fois passée la barre fatidique des 25 degrés ? Heureusement, il existe des astuces que je vous délivre tout de suite.

Les vestes et blazers d'été

Si certains costumes revendiquent une matière portable toute l'année (dite 4 saisons), d'autres sont plutôt dédiés à un port en saisons chaudes. Il vous faudra regarder du côté de ces matières légères, et privilégier des textures aérée et respirantes.

Comme je le disais plus haut, le coton, le lin et les laines froides sont les plus à même d'éviter un phénomène d'étuve peu agréable. Composez autant que possible avec ces fibres, d'autant plus qu'il existe des alliages intéressants. À ce propos, Benoît a un conseil pour vous, comme il l'expliquait dans un précédent podcast :

"Pour affronter les températures caniculaires, le meilleur mélange sur un costume est incontestablement le laine-lin-soie."

Wedding time ! Chemise, cravate et pochette @howardsparis et costume @ateliermesure

Une publication partagée par Benoit Wojtenka (@benoitwo) le

Les vestes déstructurées ou slack jacket

Également appelées "vestes napolitaines", elles s'inscrivent directement dans les codes italiens de la sprezzatura. Pleines de nonchalance, ces vestes prennent le contre-pied des jackets anglaises largement épaulées et "rigides".

Dans une logique diamétralement opposée, les Italiens ont privilégié les matières souples au gros tweed britannique, et le confort au formalisme.

Le résultat ? Un vêtement sans doublure ni padding, dans un registre nettement plus casual. Le tombé d'épaule est naturel, la pièce est on-ne-peut-plus légère, semblable à une seconde peau, et difficilement froissable.

Elle est comme un poisson dans l'eau lorsqu'elle se trouve intégrée à une tenue casual chic. Elle est si légère qu'elle donnerait presque l'impression de jouer le rôle d'une surchemise. Agrémentée d'une pochette discrète, ses origines transalpines n'en sont que plus évidentes...

Évidemment, ses caractéristiques font d'elle la meilleurs amie des Florentins d'adoption le temps du Pitti Uomo estival. Regardez la fluidité du tombé d'épaule : c'est du grand art. La slack jacket apporte une décontraction insolente, même au milieu des looks les plus formels.

Où trouver votre veste d'été

C'est bien beau de savoir comment la choisir et comment la porter, mais il faut aussi connaître les meilleurs marques pour dénicher la perle rare. Je vous propose donc une petite liste non-exhaustive mais qui devrait vous mettre sur les bons rails. Pour trouver votre bonheur, vous pourrez donc vous tourner vers :

  • Alpha Industries, ASPESI ou encore des surplus militaires pour dégoter de belles military jackets,

 

 

  • Aigle, Massimo Dutti ou Suitsupply afin de vous procurer une veste de type saharienne,
  • OrSlow, Gustin, Drapeau Noir, Aesthetic Homage, Visvim, Bleu de Paname, Iron Heart et tant d'autres belles marques pour faire l'acquisition d'une worker jacket,
  • Muji pour ses Jinbei originaux,
  • Boggi, SuitSupply ou Louis Purple pour des vestes d'été dans des matières légères,
  • Zampa di Gallina , Angelo Nardelli ou Gutteridge pour vous fendre d'une subtile veste napolitaine.

Le mot de la fin...

On arrive au bout de cet article, et la veste d'été n'a normalement plus aucun secret pour vous.

Matières, couleurs, marques... Vous savez désormais vers quelles pièces lorgner pour passer la fin de l'été au sec et avec style. Que vous ayez des influences workwear, sartorial, street ou casual, vous n'avez plus d'excuses pour sortir en tee-shirt.

Je compte sur vous pour me parler de vos coups de coeur, de vos inspirations ou de vos bons plans concernant les vestes estivales dans les commentaires !

Lucas Marquiand Lucas Marquiand

Quand Rafik m’a demandé d’écrire ma fiche-auteur, j’avais à peu près autant d’inspiration que Jul lorsqu’il a rédigé les lyrics de Tchikita. Du coup, j’ai demandé à une copine comment me présenter en quelques mots. Je vous livre sa réponse, lapidaire mais finalement assez fidèle : « Lucas Marquiand, 21 ans, j'aime CR7, le gin et mon chien. ». Sauf son respect, je me permettrais d’ajouter que j’ai également beaucoup d’affection pour ma petite soeur, ma maman et le quinoa.

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