Conseils : Comment choisir et porter un pull ou un cardigan pour homme ?

Temps de lecture : 14 minutes

L'hiver, la maille compte tout autant que votre manteau : une superposition de plusieurs mailles fines, ou une grosse maille bien robuste, sont là pour vous tenir chaud au-dessous de votre veste ou pardessus.

Mais qu'est-ce que la maille exactement ? On l'oppose aux tissus en chaîne et trame, dont les fils sont entrecroisés horizontalement et verticalement. La maille n'est pas tissée mais tricotée, les fils sont enlacés formant de petites boucles.

On parle souvent de maille pour évoquer les pulls et cardigans, mais les sous-vêtements et les tee-shirts en font aussi partie. Ce n'est pas toujours évident de faire la distinction avec les pièces tissées. Un bon moyen de s'y retrouver est d'étirer la matière : contrairement aux tissus, la maille est extensible.

On dit souvent qu'une pièce en grosse maille est indispensable pour passer l'hiver et qu'elle demande un investissement. On vous explique pourquoi et comment reconnaître sa qualité.

Comment reconnaître un pull ou un cardigan de qualité ?

Vous avez programmé une sortie achats pour l'hiver ce week-end ? Un besoin particulier en pulls ou cardigans ? Première chose que vous devrez regarder : la composition.

etiquette-vetement-drole

Hum... D'accord, je regarde. Mais maintenant, je fais quoi ? (Crédits : 79c et leurs très drôles étiquettes)

Petit tour d'horizon des bonnes ou mauvaises matières pour de la maille

La matière la plus commune pour de la maille d'hiver est la laine.

Pour l'été et pour des mailles plus fines, vous trouverez aussi beaucoup de coton et de lin, ou même de la soie.

La laine est beaucoup plus chaude grâce à son pouvoir isolant plus élevé, mais elle est aussi plus lourde et parfois plus rêche que les autres matières (pour les laines vierges).

Laine vierge vs. laine mélangée : qu'est-ce que cela veut dire ?

Pure et vierge, elle peut être nettement moins agréable à porter. Mais d'ailleurs, pourquoi ? Qu'est-ce que ça signifie ?

On désigne par :

  • "Laine vierge" : une laine mélangée avec 7% maximum d'autres fibres,
  • "Pure laine vierge", mélangée avec 0,3% maximum.

Les laines vierges piquent davantage car elles ne sont pas traitées et conservent des petites écailles qui entourent chaque fibre. Ce sont elles qui nous piquent lorsqu'on les porte à même la peau. L'intérêt d'avoir de la laine vierge est le rendu visuel, qui est plus "brut", plus riche.

Si vous recherchez absolument de la douceur, ce n'est pas pour vous. En revanche, si vous voulez une pièce à l'aspect plus rustique, pour casser le côté "petit garçon sage" d'une maille, la laine vierge est une option de choix.

En France, c'est Marchand Drapier qui s'est fait remarquer avec l'utilisation de la laine vierge sur sa veste Masada, que Benoît a d'ailleurs en deux coloris. Au niveau de la douceur, il suffit de porter une chemise au-dessous, et ça ne vous posera pas de problème, la matière va légèrement s'adoucir avec le temps.

Je ne me voyais pas du tout porter ce genre de pièce car à la base je ne suis pas spécialement attiré par le côté brut et imposant d'une grosse maille en laine vierge, mais avec ce froid qui s'installe, c'est une pièce que je suis ravi d'avoir sous la main.

Au départ hésitant, Benoît s'est laissé prendre au jeu et est maintenant conquis.

Petite parenthèse : le label Woolmark désigne une laine issue de la tonte d'animaux sains et vivants. Toutes les autres désignations - 100% laine, pure laine ou simplement laine - évoquent de potentiels traitements de la matière ou une laine recyclée.

woolmark-logo

 

Mais pour un pull ou un cardigan plus doux et agréable à porter, il existe des mélanges avec du coton ou du cachemire. Il y en a aussi avec des matières synthétiques : viscose, modal, polyester, acrylique, etc.

Concernant ces derniers, veillez à ce que la part de synthétique ne dépasse pas 30% (20% ce serait encore mieux), mais gardez en tête que ces 20 ou 30% ne sont pas nécessairement une mauvaise chose. Rajouter une part de synthétique peut apporter plus de tenue et de robustesse à la maille, tout en gardant un petit prix.

L'inconvénient du synthétique, c'est que la régulation thermique se fait moins bien qu'avec du 100% laine : la matière prend plus facilement les odeurs et gère mal les excès de chaleur. Mais parfois, l'ajout de synthétique reste le seul moyen d'avoir une pièce ayant l'apparence d'une grosse maille à un prix tout doux.

Par contre, au-delà de 30% de synthétique, c'est un "non" ferme !

La laine mérinos : l'alliée contre le froid

Autre alternative : la laine mérinos, celle que je préfère. Elle est issue des moutons mérinos, qui étaient au départ originaires d'Espagne (maintenant il y en a partout dans le monde, spécialement en Nouvelle-Zélande et en Australie). Elle est :

  • Plus douce,
  • Plus chaude,
  • Et plus robuste qu'une laine classique.

Que demande le peuple ?

Parfois, vous verrez l'appellation Extrafine ou Superfine mérinos. Cela correspond au diamètre du poil mais, malgré mes nombreuses recherches, les chiffres ne sont jamais les mêmes.

Par exemple, le grade Superfine correspond à un diamètre de fibre compris entre 17,6 et 18,5 micron sur le site officiel des éleveurs australiens.

Sauf que... sur le site de l'association australienne pour la promotion de la laine (un organisme différent mais néanmoins étatique), le grade Superfine équivaut à un diamètre entre 15,6 et 18,5 microns.

Sauf que... du côté des éleveurs australiens, un grade au-dessous de 17,5 microns correspond à une autre appellation : l'Ultrafine !

Sauf que... sur la page Wikipedia de la laine mérinos, l'Ultrafine désigne des diamètres compris entre 15 et 11,5 microns !

Quant à l'appellation Extrafine, c'est encore plus problématique : certains affirment que c'est l'autre nom du Superfine, et d'autres que c'est une laine plus fine encore que l'Ultrafine. Bref, c'est le bazar !

La seule chose qu'on peut en tirer, c'est que les mentions Extrafine ou Superfine sont plutôt bon signe, la matière étant plus douce qu'une laine mérinos normale. Bon courage pour vous y retrouver.

À titre de comparaison, le diamètre d'une fibre de cachemire est entre 14 et 18 microns... Il est donc possible d'avoir une laine aussi douce que du cachemire, et ça peut aller encore plus loin ! Par exemple, Loro Piana a réussi à produire une laine de moins de 11 microns de diamètre.

cardigan-merinos-gris-inis-meain

Cardigan Inis Meáin en laine mérinos, de quoi passer l'hiver au chaud. (Crédits : Beige Habilleur)

Alpaga, cachemire, vigogne : que valent les laines "précieuses" ?

L'alpaga, le chameau et la vigogne (issus des camélidés), le cachemire et le mohair (issus des chèvres), l'angora (issu du lapin) ou encore la laine de yak sont des matières plus rares et plus nobles. Quels sont leurs véritables atouts ?

Le cachemire est le duvet ou "sous-poil" produit par des chèvres du Cachemire. Il fait partie des poils les plus fins avec la vigogne et l'angora (le diamètre de ces fibres varie entre 10 et 15 microns, contre une fourchette entre 18 et 25 sur de la laine mérinos déjà très fine). Et plus le poil est fin, plus il est doux !

pashmina-chevre

L'espèce sauvage, au poil encore plus fin, est le Pashmina. Cette espèce est protégée car en voie de disparition.

Une autre fibre issue de la chèvre, de Turquie cette fois, est le mohair. Comme le cachemire, c'est une matière légère, soyeuse, brillante, élastique, moelleuse et chaude. Si vous voyez de la maille avec de longs poils qui dépassent, il y a fort à parier qu'il y ait du mohair dans cette pièce.

L'alpaga et la vigogne sont deux espèces de camélidés relativement proches, originaires d'Amérique du Sud. Leurs fibres sont très douces, légères et protègent des très basses températures.

La vigogne est la plus luxueuse de toutes car la plus fine, la rendant inabordable pour le commun des mortels. Comptez environ 10 000 € pour un blouson en vigogne. Son pouvoir isolant et sa douceur sont, paraît-il, exceptionnels. Le prix de la vigogne s'explique simplement par l'extrême rareté de la production mondiale.

chaussettes-vigogne

Comptez 520 € pour une paire de chaussettes en vigogne chez Mazarin.

Concernant l'appellation baby alpaga, elle désigne les fibres issues des premières tontes, qui sont donc plus fines (autour de 22,5 microns de diamètre en moyenne).

On trouve beaucoup moins d'information sur la laine de chameau. On sait tout de même qu'il s'agit d'une fibre fine et douce, qui s'apparente au cachemire et est difficile à filer. De plus, la qualité varie énormément selon les différentes espèces et leurs origines !

On teint rarement ces laines de camélidés. D'une part, pour préserver la douceur des fibres ; d'autre part, car leur couleur d'origine offre un rendu bien plus beau au naturel.

cardigan-poil-chameau-homme

Cardigan Thom Browne, 100% poil de chameau. Comptez tout de même 1.350 €.

L'angora est également très apprécié dans le luxe. Les poils, une fois peignés, sont très longs et faciles à travailler : deux avantages importants. Son pouvoir d'absorption est très élevé.

Enfin, il existe aussi la laine de yak. Cet animal originaire de l'Himalaya possède une toison très longue pouvant le protéger des températures avoisinant les -40°C. Il produit donc une des laines les plus chaudes qui existent.

Toutes ces matières sont plus rares mais aussi plus fragiles. On les trouve très rarement dans un pourcentage élevé sur une étiquette. Elles sont souvent mélangées entre elles ou à de la laine classique, voire à des fibres synthétiques. Sans ça, les pièces produites seraient bien trop fragiles... et bien trop chères.

Qu'est-ce qui fait une maille haut de gamme et pourquoi investir dedans ?

Une affaire de montage...

D'abord, la manière dont est conçue la pièce joue un rôle important. Il existe deux façons de faire :

  • Le coupé cousu (ou cut and sewn),
  • Et le remaillé (ou fully-fashioned).

Le coupé cousu consiste à découper les différentes parties de la pièce dans un grand pan de tricot puis à les coudre ensemble. Le problème, c'est qu'il y a forcément des pertes de matière.

La technique du fully-fashioned est différente : on façonne la pièce entièrement par tricotage, il n'y a aucune couture. On assemble directement une manche en la tricotant à l'emmanchure. De même, les poches seront tricotées et non plaquées.

poches-cardigan-remaille

Le fully-fashioned se reconnaît facilement en observant "des diminutions" à des endroits précis : l'encolure, les manches ou encore les poches. Justement, on voit ici qu'elles ne sont pas plaquées mais directement tricotées dans le cardigan.

Cette deuxième technique est le must en termes de qualité. Plus raffiné, plus solide et moins de pertes de matière. Forcément, une pièce fully-fashioned sera plus chère puisqu'elle demande plus de temps et une expertise supérieure.

Tarlach, avec qui nous avons travaillé pour notre cardigan en collaboration avec Inis Meáin, nous a très bien expliqué cette technique. Vous trouvez plus de détails dans notre article de présentation.

Attention, comme d'habitude dans le vêtement, rien n'est tout blanc ou tout noir. Le coupé et cousu est parfois bien pratique sur des grosses mailles très en relief, où la technique de remaillage serait longue et pénible à développer, tout en augmentant considérablement le prix.

En attendant, voici un très bon article (en anglais, mais très visuel) vous apprenant à distinguer un coupé et cousu d'un remaillage. Vous allez voir, après avoir appris le "truc", il devient ludique de voir de quelle méthode il s'agit !

Une chose à savoir sur la maille : comme pour les souliers ou les cuirs, on ne peut pas tricher sur la qualité. Ici, c'est moins pour l'aspect visuel de la matière que pour sa durée dans le temps : une maille de mauvaise qualité va très vite s'user et se trouer.

... Et de densité

Un autre critère de qualité important est la densité de la maille. Concrètement, quand vous regardez une pièce, vous devez vous demander si le tricot est serré et a l'air solide, ou non. Quitte à mettre à l'épreuve la matière en l'étirant légèrement.

pull-sns-herning-homme-2

Sur ce pull SNS Herning, on voit que la maille est serrée et se tient bien. C'est d'ailleurs une très bonne marque pour tous ceux cherchant des inspirations pêcheurs/marins.

Quid de l'entretien et pourquoi la maille bouloche ?

Le pull qui bouloche

Mon pull bouloche, au secours ? Non, ne soyez pas radicaux. Tout le monde a le droit à une seconde chance.

Comme l'a très bien expliqué Geoffrey dans son article sur les vêtements vivants VS vêtements morts, un pull qui bouloche n'est pas signe de mauvaise qualité.

C'est un processus naturel de rejet de la matière. En revanche, les bouloches doivent apparaître au cours des premiers lavages puis disparaître ensuite.

D'ailleurs, le phénomène de boulochage est particulièrement présent sur le cachemire. Pas de panique donc, laissez la matière vivre.

rasoir-a-bouloche-phillips

On trouve aujourd'hui de très bons rasoirs à bouloche, qui viennent gentiment les retirer. Le conseil de Nicoló : assurez-vous qu'il présente différents niveaux de réglages, que vous pourrez adapter selon la matière.

Attention aux idées reçues sur la douceur

À l'inverse, méfiez-vous des vêtements qui ne présentent aucune bouloche lors de l'achat : ils cachent probablement plusieurs sessions de traitements qui ont abîmé la matière. Les bouloches risquent d'apparaître... mais plus tard et pour longtemps. Dommage !

C'est exactement le même problème lié à la douceur d'un pull. Méfiez-vous-en si rien sur l'étiquette ne justifie cette douceur (type laine mérinos ou cachemire) : la matière a sûrement été traitée et donc nécessairement abîmée !

Une laine peut être rêche - comme on l'a vu précédemment - et pourtant de très bonne qualité. Elle va s'adoucir avec le temps. Bon, on ne parle pas de miracle non plus hein ! Je ne porterai jamais mon pull en laine vierge à même la peau, même au bout de 10 ans de vie commune.

L'entretien de la maille

Concernant l'entretien de la laine, le lavage en machine est autorisé à 30° maximum. Idem pour les mailles en coton. Pour les autres matières, plus précieuses, lavage à la main uniquement et à froid.

Il existe des shampoings spéciaux pour la laine. Attention, n'en mettez pas beaucoup ! Plus vous mettrez de produits, plus la matière va s'abîmer. D'autant que la laine respire et se salit peu, donc ça ne sert à rien. Ah, et inutile de laisser tremper son pull pendant une heure ; plonger le vêtement une minute dans l'eau suffit !

Enfin, on ne passe jamais une maille au sèche-linge et on ne la fait pas non plus sécher sur cintre. INTERDIT. Séchage à plat uniquement, sinon le vêtement se déforme.

Note de Benoît : Pour avoir parlé avec des professionnels du secteur, parmi eux, bien rares sont ceux qui lavent leur grosse maille plus d'une fois par an... tout en sachant qu'il y en a qui ne la lavent jamais. Souvenez-vous : du fait du caractère hydrophobe de la laine, elle ne prend pas les odeurs et la transpiration ne s'incruste pas.

Comment porter de la maille ?

La maille désigne donc tous les articles tricotés. Finalement, un grand nombre de pièces du vestiaire masculin appartient à cette catégorie :

  • La bonneterie,
  • Les hoodies,

Mais ici on ne s'intéressera pas à ces pièces qu'on a déjà abordées. Alors, de quoi allons-nous parler ? Et si on parlait de moi ?

Porter des cardigans et pulls en petite maille

La petite maille est souvent plus difficile à porter et offre une plus petite diversité d'usage que la grosse maille bien épaisse. Déjà, parce qu'elle ne possède pas le côté brut que peut avoir cette dernière, mais aussi parce qu'elle tient moins chaud.

Logiquement, elle convient donc plus pour la mi-saison, bien qu'elle puisse trouver de l'intérêt pour du layering en hiver.

Les pulls en laine relativement fins et légers sont particulièrement intéressants. Ils sont généralement confortables - surtout si on les choisit en laine mérinos ou cachemire - et peuvent être portés sous des cardigans plus épais, voire sous un manteau si celui-ci est assez cintré et chaud.

Ils sont aussi pratiques sur une chemise en hiver, quand les températures baissent. Je trouve que les cols ronds sont plus faciles à porter et plus modernes. Maintenant, si vous souhaitez en plus y ajouter une cravate, vous pouvez opter pour un col V tant que vous ne le choisissez pas trop profond.

De manière générale, le col de votre pull doit arriver au niveau de vos clavicules.

pull-col-v-hircus

Sur ce modèle Hircus, la profondeur du col est idéale : suffisamment de place est laissée au col de chemise, sans que cela ne soit trop profond pour autant.

On trouve beaucoup de pulls fins à la matière texturée. Ils sont idéaux pour être portés seuls car sont moins "ennuyeux" que des modèles classiques. Mais si vous préférez une texture lisse, n'ayez pas peur de choisir des couleurs vives qui sortent un peu de l'ordinaire : vert, jaune moutarde, rouge...

Pull Monsieur Lacenaire

Une touche de moutarde et un joli motif pour ce pull Monsieur Lacenaire (testé ici) : il peut se suffire à lui-même tant qu'il ne fait pas trop froid.

Autre maille fine que l'on a tendance à oublier : les sous-pulls légers à col roulé. Ils offrent des looks stylés portés sous une veste en jean ou toute autre veste un peu originales type bleu de travail, military jacket, Barbour, etc. Il seront la plupart du temps en coton car ce sont des pièces très fines.

pitti-uomo-87-chapeau

Ce que nos amis du Pitti ont très bien compris !

Personnellement, en tant que femme, je ne suis pas très fan des cardigans en maille fine pour un homme. Je n'ai jamais vraiment vu de tenues réussies avec une telle pièce. En fait, j'ai du mal à imaginer avec quoi un homme pourrait le porter. Sur une chemise, on risque de voir les plis des manches apparaître. Sur un tee-shirt, je trouve le rendu soit trop féminin, soit trop plat.

En ce sens, je trouve que les grosses mailles ont bien plus d'intérêt !

Note de Benoit : Je ne suis pas d'accord, un cardigan fin sous une veste de costume peut être génial.

Pitti de janvier 2015, avec l'une des tenues les plus photographiées de cette édition. C'est franchement très joli et élégant.

Intégrer des cardigans et pulls en grosse maille à vos looks

Un cardigan et/ou un gros pull en maille épaisse font vraiment partie des basiques en mode masculine. Avoir au moins une pièce en grosse maille me semble indispensable, notamment pour l'hiver.

Si vous n'avez pas encore goûté aux joies d'un hiver dans de la grosse maille, vous loupez quelque chose.

Un cardigan est plus polyvalent qu'un pull, dans le sens où on peut le porter avec différentes pièces. Mais un pull a l'avantage de se porter seul et donc de moins se prendre la tête.

Un item que je trouve vraiment intéressant est le gros pull Aran. Véritable héritage de la culture irlandaise et notamment des îles d'Aran (dont fait partie Inis Meáin), il est chargé d'histoire. Ce n'est pas juste le gros pull en laine écrue à torsades.

beige habilleur

Il en existe de plusieurs types : Col rond, col roulé, variété de motifs... (Pull Inis Meáin, veste Mackintosh)

Le pull en grosse maille à col roulé est aussi bien plus polyvalent qu'on ne le croit. Il se porte extrêmement bien sous un blazer et même avec un costume complet. Faites ressortir le Sean Connery qui sommeille en vous !

Patrice pochette verte

Notre ami Patrice associe très fréquemment un col roulé à un costume. Selon la saison, vous pouvez jouer sur l'épaisseur du pull. Il l'explique très bien dans cet article.

Petit conseil sur ce type de pièce : veillez à ce que la matière ne vous démange pas trop, étant donné qu'elle sera en contact permanent avec votre cou. Si vous ne supportez pas la laine vierge, regardez du côté des mélanges avec du cachemire, du coton ou de la laine mérinos, qui apporteront de la douceur.

Et si vous n'êtes pas du tout fan de pulls, ce qui arrive... il y a le cardigan. Vous ne serez d'ailleurs pas les seuls puisque l'histoire raconte que James Brudenell, 7e Comte de Cardigan, aurait coupé son pull trop étroit d'un coup d'épée lors de la guerre de Crimée en 1855. Vous me voyez venir, il aurait donc donné son nom à ce vêtement.

james-brudenell

James Brudenell, à qui l'on devrait le cardigan. (Crédits : Getty Images)

C'est un pièce importante car elle tient très chaud, en plus de s'insérer facilement dans n'importe quelle tenue. Finissons-en avec l'idée que la grosse maille fait "vieux". C'est ce avec quoi vous la porterez qui fera la différence. Preuve en images :

cardigan-bonnegueule-inis-meain

Un simple tee-shirt blanc suffit à dépoussiérer l'image du cardigan !

look-chemise-flanelle-cardigan-grosse-maille-homme-BonneGueule

Variez aussi les textures. Ici, Florian opte pour une chemise en flanelle avec un cardigan prune.

street-style-adam-levine-cardigan-rrl

Plus audacieux, avec ce cardigan RRL (la ligne vintage de Ralph Lauren tricotée à la main). Clairement, la pièce se suffit à elle-même, surtout pour ses motifs amérindiens. Explorez la piste des motifs, il y en a pour tous les goûts !

street-style-cardigan-grosse-maille

Avec une parka, vous donnerez instantanément des accents workwear à votre cardigan.

Vous l'aurez compris, c'est la catégorie que je préfère. Problème : difficile de trouver de la grosse maille en matière 100% naturelle à moins de 300€...

Dernier point : comme pour un blazer, on ne boutonne jamais le dernier bouton d'un cardigan.

Sélection des meilleures marques

On termine par une petite sélection non exhaustive de marques. Gardez bien à l'esprit qu'une enseigne propose rarement un seul type de maille, n'hésitez pas à parcourir leurs différentes catégories !

Entrée de gamme

  • Monoprix, très bon sur les petites mailles en cachemire.
  • Maison Standards, parfait pour acquérir ses premiers bons basiques en maille,
  • Uniqlo et ses prix à toute épreuve.

Milieu de gamme

  • Aran Sweater Market, pour de beaux pulls au design authentique avec un rapport qualité/prix excellent,
  • Hircus, l'un des meilleurs rapports qualité/prix sur le cachemire aujourd'hui,
  • Paris Yorker et ses pulls en mérinos à moins de 70 €,
  • Six & Sept, que vous connaissez déjà très bien !

Haut de gamme

  • SEH Kelly, une belle confection sur des designs intelligemment twistés,
  • SNS Herning, qui apporte une nouvelle patte à l'habit de marin Inis Meáin,
  • Inis Meáin, pour ses mailles qui vous accompagneront plusieurs années durant,
  • Inverallan, un producteur de laine qui a sa propre marque,
  • Kanata, pour de la grosse maille tricotée à la main.

Hey, on fait aussi des pulls et des cardigans !

Euxane Laot Euxane Laot

Admirative des années 60, j'aime les formes géométriques et les choses colorées. À mes yeux, s'habiller permet d'exprimer une humeur. Sinon j'adore la charcuterie, sortir danser et les gens spontanés.

Laisse-nous un commentaire

Questions de style, points de vue perso, bons plans à partager ? Nous validons ton commentaire et te répondons en quelques heures.