BonneGueule x Inis Meáin : le cardigan en laine donegal

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L'Irlande est aussi appelée "l'Île Verte" pour ses magnifiques paysages.

Une terre disputée par de nombreux peuples au cours de son histoire, des Celtes aux Vikings, puis passée sous domination papale, avant d'être offerte à la couronne britannique par Adrien IV.

D'après la mythologie celtique, elle a été fondée par Partholon, fils de l'Océan.

Arrivant sur l'île après le déluge originel, accompagné d'une colonie de 24 hommes et 24 femmes qui la peupleront, il a créé sept lacs et quatre collines, façonnant le paysage de l'Irlande.

Partholon a appris aux humains à manipuler la magie, leur a enseigné le druidisme et l'art de la guerre. Ainsi capables de se défendre, ils auraient repoussé chaque envahisseur, dieux ou géants, pour que l'île reste en leurs mains.

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Les saisissants paysages irlandais. Ici, une photo des lacs du Connemara, ceux de la chanson, qu'Oscar Wilde surnommait d'ailleurs "la beauté sauvage". (Crédits : FrançaisDublin)

Avec ses 250 jours de pluie par an, on comprend mieux à quoi l'on doit une telle nature...

Et autant de moutons qui paissent ! Depuis l'installation de l'Homme sur l'île au Néolithique, nos amis frisés prospèrent sur l'île.

Ils ne sont d'ailleurs jamais repartis : en 2012, on compte en gros 6.000.000 d'habitants sur le territoire pour 5.000.000 de moutons.

Comment allaient-ils bien pouvoir nous aider...? 😉

L'Irlande, terre de la laine

Une pratique aussi vieille que l'île

On y a retrouvé des métiers à tisser de près de 4.000 ans, et pas si loin de ceux d'aujourd'hui.

C'était une activité tellement ancrée que les lois du Brehon (ancêtre irlandais du code civil, rédigé entre -800 et -600) précisaient qu'en cas de séparation d'un couple, la femme conservait les métiers à tisser du foyer.

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La technologie des métiers à tisser est très longtemps restée la même. Il faudra attendre le Moyen-Âge avant de les voir enrichis de pédales.

Passée sous domination au XIème siècle, l'Irlande est une mine d'or pour l'Angleterre.

La mère-patrie devient son premier partenaire commercial, si bien qu'une bonne partie de l'Angleterre se réchauffe grâce aux laines irlandaises.

Un savoir-faire précieusement conservé

À partir du XVIème siècle, l'Angleterre promulgue plusieurs lois restrictives contre l'Irlande. Entre autres, elle n'a plus le droit d'exporter le moindre bien en laine. C'est ce qu'on appelle du gros protectionnisme !

L'Irlande était alors une colonie, avec toute la politique impérialiste qui va avec.

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Le roi Guillaume III, celui qui voulait tout garder pour lui.

Faute de revenus, l'île peine à s'industrialiser. Après la famine qui frappe le pays en 1845, on s'aperçoit qu'il faut quand même s'en occuper de ces Irlandais. L'Angleterre prend conscience qu'elle est franchement trop pénible envers le pays et commence à lâcher du leste petit à petit.

Dans les années 1880, le gouvernement crée le Congested District Board, un organisme chargé de veiller au maintien et à la transmission des savoir-faire. Des spécialistes sont envoyés dans les régions les plus rurales de l'Irlande dont le Donegal (on y reviendra plus tard), afin d'y structurer l'artisanat.

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Si le sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture de cet ouvrage, retraçant l'ensemble des actions du Conseil.

Finalement, l'Irlande devient indépendante au début des années 1920 : elle va s'industrialiser plus librement, sans avoir les Anglais sur son dos. Misant énormément sur le côté "héritage", son travail de la laine séduit d'abord l'Europe et les US puis, plus récemment, le Japon qui est un grand amateur de cette mode authentique.

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Comme le prouve cet article paru dans un magazine japonais. Vous savez maintenant pourquoi le travail de la laine est si particulier en Irlande.

Et au milieu des moutons, il existe une île, résistant encore et toujours à l'envahisseur...

La découverte d'Inis Meáin par Tarlach

Une île unique...

Il y a plus de 40 ans, Tarlach, jeune universitaire irlandais, se plonge dans l'étude de langues celtiques et plus particulièrement le gaélique, le tout à Dublin.

Dans le cadre de ses recherches, il s'intéresse à l'archipel d'Aran, un ensemble de trois petites îles où le gaélique est particulièrement bien préservé.

L'une d'elles attire davantage son attention. Il s'agit de l'île d'Inis Meáin, voisine d'Inis Mor (la plus grande et la plus touristique) et d'Inis Oirr (la plus petite, mais aussi très touristique).

Ce qui l'intrigue, ce n'est ni la grande variété d'espèces de papillons (si, si !), ni la cohabitation de plantes arctiques, méditerranéennes et alpines, ni le curieux fort de -400 ans av. J.-C. presque carré. Non, ce sont ses habitants et la langue qu'ils pratiquent.

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Le tout petit archipel des Aran, composé des trois îles. (Crédits : Wikipedia)

Inis Meáin est l'île la moins peuplée des trois : moins de 200 habitants, contre 850 et 250 sur les deux autres. Elle est très appréciée des linguistes et auteurs irlandais pour la richesse de sa langue, de ses traditions et de son folklore. C'est un petit bout de terre à l'abri du tourisme de masse et aux traditions très fortes. Un véritable coin de paradis pour les auteurs en recherche d'authenticité et de calme !

Il restera très marqué par la force de ses habitants, leur indépendance et leur capacité à trouver une solution pour tout, même sur ce mouchoir de poche de 3,5 x 5 km.

Agriculture, pêche, élevage : leur sens de la débrouillardise impressionne sur une île qui ne comporte quasiment pas d'arbres !

En tout cas, quand j'y suis allé, je ne me souviens pas en avoir vu (il n'y a que des bosquets et des arbustes).

Et à l'origine, un projet de vie

Avec un climat très tempéré et frais - compris entre 6 et 15°C - Tarlach s'aperçoit vite de l'intérêt d'avoir sa grosse maille !

Vu sa taille, son faible relief et sa proximité avec l'océan, il y a beaucoup de vent. Les habitants s'en protègent justement en étant chaudement habillés, mais aussi via les fameux murets de pierre.

Ils sont tellement emblématiques et inspirants que je ne peux pas les passer sous silence.

Relativement hauts (dépassant souvent 1m50), ils sont bien stables et inusables dans le temps, protégeant aussi le bétail des intempéries. Des avantages plutôt sympas face au bois, un matériau rare sur l'île.

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Des constructions aussi impressionnantes qu'inspirantes, mais on y reviendra plus tard. (Crédits : Inis Meáin)

D'ailleurs, la première chose qui frappe quand on arrive, c'est l'incroyable nombre de ces murs. Un chercheur a estimé que leur longueur totale était de plus de 3.000 km !

Chaque champ appartient à un membre de la famille, ce qui donne une myriade de petits champs emmurés.

Tarlach tombe amoureux de cette géographie atypique. Sa femme, Aine, est d'ailleurs originaire de l'île. Ils se marient à Dublin mais un an plus tard, c'est plus fort qu'eux : l'appel d'Inis Meáin se fait trop ressentir. Ils rentrent s'y installer.

C'était il y a 40 ans.

Le retour de Tarlach : de l'universitaire à l'entrepreneur

Avouez que le titre de ce paragraphe pourrait faire un beau film 😉

Rentrer sur l'île, mais pour y faire quoi ?

Quand ils reviennent, il n'y a pas grand chose à faire. En tout cas, rien qui ne peut coller avec le passé universitaire de Tarlach, plutôt habitué à traquer les isocolies et autres prosonomanies dans un texte gaélique.

Ils pensent d'abord continuer l'édition de textes, mais s'aperçoivent vite que la communauté de l'île a des besoins plus essentiels. Il n'y a ni eau courante, ni électricité sur l'île ! Quant au service de ferry, il est si rudimentaire qu'il n'y a aucune infrastructure pour que le bateau accoste l'île. Les habitants sont obligés d'aller à la barque au ferry.

Tarlach nous a même montré des photos où les vaches regagnaient le rivage quasiment à la nage !

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Tarlach regagne l'île sur une barque, ici en blanc. Regardez l'arrière, il y a même un scooter Honda 50 à bord ! (Crédits : Carlos John)

Il décide donc de créer un petit conseil municipal avec les habitants de l'île, convainquant le gouvernement central d'y installer l'électricité et l'eau courante.

En 1973, un certain Chris Rodmell a tourné un petit film de 12 minutes de la vie sur l'île. C'est l'année où Tarlach emménage, ça vous donnera une très bonne idée de l'ambiance. On voit même la fameuse scène avec la vache à l'eau qui doit monter dans le ferry...

Un jour, des femmes viennent le trouver pour lui demander du travail. Il s'aperçoit alors qu'elles sont très habiles de leurs mains : pour arrondir les fins de mois de leurs familles, elles tricotent des pulls Aran tout simples, en petites quantités, destinés à l'exportation (= pour les touristes).

Mais cela ne leur suffit plus. Elles ne souhaitent pas faire comme leurs mères, tricoter au coin du feu, de manière solitaire pour la vie.

Il a donc une idée. Pourquoi ne pas entrer dans une logique de mutualisation et monter un outil de production, où les femmes pourraient efficacement se partager le travail, les commandes et s'entraider ? C'est comme ça que son petit atelier naît, qui deviendra plus tard la marque Inis Meáin.

John Millington Synge, le fameux dramaturge irlandais, a écrit que la beauté des vêtements et des maisons d'Inis Meáin contribuent au charme de l’île. Mais Rome ne s'est pas faite en un jour, et les premières années sont... rudimentaires, pour ne pas dire difficiles.

Il commence sans électricité, en utilisant des machines manuelles, les mêmes que dans les foyers. Il produit des pièces très simples, loin des torsades exclusives et des mélanges de matières inhabituels comme soie et lin...

Heureusement, du fait de son passé universitaire, il apprend vite de nouvelles choses. Il suit des cours pour apprendre comment créer un vêtement et assembler de la maille.

Un nouveau tournant

Il faut passer à la vitesse supérieure, Tarlach investit dans des machines industrielles. Si celles-ci permettent effectivement de gagner en productivité, elles le limitent profondément dans ses designs. Rien de très élaboré, il est encore contraint de ne fabriquer que pour le marché touristique et celui des États-Unis.

Il nous a d'ailleurs confié que cet ancien système de programmation sous DOS était une grosse galère à utiliser, c'était presque des cartes à trous à insérer dans la machine !

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Un DOS, ça ressemble à ça... Bon courage pour créer une belle pièce en maille !

Ce n'est toujours pas assez : il ne suffit plus de produire pour vendre. Non seulement le marché dépend d'un dollar fort, mais vu la concurrence acharnée sur les pulls touristiques, les marges sont tirées vers le bas malgré les volumes.

Impossible de suivre les volumes et les prix de la concurrence chinoise. Et pour ne rien arranger, il est difficile de se différencier avec un produit particulier dont les touristes ne veulent pas.

Et le fameux pull blanc d'Aran alors ?

Tarlach nous explique que c'est une invention pour les touristes. Il nous montre des photos de pêcheurs qui portent des pulls très simples bleus ou gris. Les pulls blancs décorés sont en fait portés lors des communions des jeunes garçons, mais ils sont inutilisables pour la pêche. Sauf que des icônes des années 60, comme Steve McQueen ou Marilyn Monroe, l'ont porté et en ont fait une pièce très demandée.

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Un autre facteur ayant contribué au succès de ces pulls est le mythe qui les entoure. On raconte que chaque famille a son propre point de tricot, un peu à l'image des tartans des clans écossais. Du coup, si un pêcheur se noie en mer, on peut très facilement identifier le corps. C'est totalement faux mais bon, les touristes sont friands de ce genre d'histoire.

De l'Océan Rouge à l'Océan Bleu

En d'autres termes, pour ceux qui ont lu la stratégie de l'Océan Bleu, Tarlach évolue en plein Océan Rouge, là où la concurrence est féroce et sauvage. C'est l'impasse.

Il faut encore "pivoter", trouver autre chose pour développer l'activité et pérenniser sa petite entreprise : s'il se lance dans la création de pièces en laine alors qu'il n'y connaît rien, c'est avant tout pour créer de l'emploi. Il a un devoir envers ses salariés !

C'est peut-être lors de ses nages quotidiennes dans l'océan qu'il a l'idée de son Océan Bleu : un segment de marché à la concurrence beaucoup plus faible, propice à l'innovation, mais aussi plus risqué.

Motivé par les conditions de vie qui s'améliorent sur l'île (eau courante, électricité et, enfin, un meilleur ferry), Tarlach quitte le petit conseil municipal pour se consacrer exclusivement à ce nouveau défi, bien plus ambitieux que la fabrication de pièces en laine pour les touristes.

Comment conjuguer emplois stables et ventes sur un marché différent ? Il choisit de viser le marché du luxe, en poussant la qualité beaucoup plus loin.

Heureusement, le gouvernement irlandais est plutôt généreux envers les entreprises qui veulent exporter, lui subventionnant des voyages pour des salons professionnels allemands et italiens.

Quand il arrive dans un salon de mode, c'est le déclic : il doit introduire de nouvelles laines, de meilleurs designs et de nouvelles machines dans ses collections.

D'ailleurs, Tarlach abandonne très tôt le 100 % fait-main. S'il est effectivement plus prestigieux, il le trouve aussi beaucoup plus dur et veut offrir autre chose à ses jeunes recrues, persuadé que l'économie de sa petite ville ne peut pas reposer uniquement là-dessus. Les jeunes veulent autre chose.

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Progressivement, Tarlach se dote d'un outil de production moderne, complété par des finitions réalisées selon la tradition.

Il combine le meilleur des deux mondes : un tricotage sur des machines très modernes et une finition main par quelques tricoteuses de haute voltige.

Pour le design, Tarlach se replonge dans les vieilles photos de l'île et remarque que les habitants ont un sacré swag style.

Dans sa tête, tout commence à prendre forme : un produit de qualité, aux finitions irréprochables, aux belles matières, au design spécial et unique à chaque saison. Et pour l'inspiration, Tarlach continue de regarder autour de lui :

Le logo est un currach retourné, cette barque typiquement anglaise sur laquelle il est arrivé,

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Et les motifs sont inspirés des murs de pierre :

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Chose rare pour une marque qui ne fait quasiment que de la maille, il propose deux saisons et s'amuse avec des mélanges de fibres :

  • C'est un partisan du baby alpaga, doux et robuste,
  • Il aime introduire de la soie dans de nombreux mélanges,
  • Il mélange beaucoup de cachemire et de mérinos,
  • Et en été, c'est un inconditionnel du lin. Pas du lin tissé comme pour une chemise mais tricoté, avec un choix de couleurs et de styles que je n'ai jamais vu ailleurs. Là aussi, il ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de faire des mélanges : j'ai vu du lin / coton mais aussi du lin / soie, qui prend très joliment la lumière.
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Très beau pull 80 % baby alpaga et 20 % soie, à la fois chaud et soyeux.

Petit à petit, les efforts commencent à payer. Inis Meáin fait son entrée dans les plus grands magasins internationaux :

  • Barneys et Bergdorf à New York,
  • Isetan à Tokyo,
  • Hollington à Paris,
  • Et Manufactum en Allemagne.

Même après la crise économique de 2008, avec des ventes qui chutent de 30 % et les banques qui envisagent la faillite de son atelier, Tarlach s'accroche et tient bon. Il dit de sa marque qu'elle n'en est que renforcée.

À côté de ça, fidèle à sa vision du haut de gamme, son fils fonde un magnifique hôtel de charme sur l'île, qui ne comporte qu'une quinzaine de lits.

Tirant des leçons des dangers du tourisme de masse (faibles marges malgré du volume), ils continuent de vouloir préserver l'île en lui offrant un tourisme vertueux, respectueux de la culture locale et de l'environnement.

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Le sublime hôtel créé par Tarlach et son fils, s'intégrant parfaitement au paysage de l'île. (Crédits : UrlaubsArchitektur)

Tarlach continue d'investir dans des nouvelles machines encore plus performantes mais, alors que les grosses marques les font tourner pendant plusieurs semaines pour obtenir exactement le même design, il s'en sert pour être beaucoup plus créatif.

Grâce à un opérateur très expérimenté, il désinstalle et réinstalle certains motifs deux ou trois fois par jour. Ça lui permet d'être très réactif, tout en gérant de petites quantités aux designs variés. Et surtout, il passe enfin au fully-fashioned, abandonnant à tout jamais le coupé / cousu.

Pour rappel, dans la maille, la construction de base est le coupé / cousu. Cela consiste à tricoter de grands pans de maille et à y couper au ciseau une poche, une manche... que l'on coud ensuite ensemble. Comme une chemise finalement.

Tarlach s'y oppose pour deux raisons :

  • Il déplore beaucoup de chutes de matière,
  • Et n'aime pas les petits bourrelets sur les côtés des deux pans cousus ensemble (la jointure crée une petite épaisseur de tissu).
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C'est grâce à la technique du fully-fashioned qu'on obtient une jonction aussi propre entre les différentes parties du cardi, ici à la jointure épaule / manche. À l'échelle globale, les proportions sont maintenues et harmonieuses.

Du coup, suivant la technique du fully-fashioned, tout est tricoté et bien assemblé à la bonne taille, sans aucune perte. Par exemple, si vous souhaitez mettre une poche, elle est directement tricotée sur le pan du cardigan, au lieu d'être coupée et cousue a posteriori.

Tarlach est très fier de dire qu'il n'y a quasiment pas de ciseaux dans l'usine, ils ne coupent rien. C'est plus raffiné, mais aussi beaucoup plus technique et long ! Côté machine, chaque taille et chaque style correspondent à un nouveau fichier. Avant de commencer à tricoter, il y a donc de la programmation à faire pour paramétrer correctement les instructions.

C'est justement ce mix entre technique, style, matières et couleurs qui fait le rayonnement d'Inis Meáin aujourd'hui. Quand on demande à Tarlach comment il fait pour avoir du goût dans ses designs, il dit simplement qu'il aime les belles choses depuis toujours.

C'est un sacré exploit d'avoir créé une marque aussi respectée, sur une île de 200 habitants (il emploie 10 % de la population !) qui est tout sauf un "fashion hub".

L'une de ses plus grandes fiertés est d'avoir limité l'exode, en offrant à de jeunes locaux un travail hautement qualifié dans son atelier.

Notre collaboration : un cardigan en donegal bleu

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Je crois que vous comprenez mieux le choix de travailler avec cette marque 🙂

Pourquoi à nouveau du cardigan ? Tout simplement parce que je signe et persiste : le cardigan à grosse maille est la pièce la plus utile en hiver.

Le fait qu'on puisse l'ouvrir ou le fermer sans avoir besoin de passer la tête, qu'on puisse bien voir la chemise au-dessous, et même porter une cravate, en font une pièce très pratique et avec beaucoup de possibilités stylistiques.

Quant à l'isolation thermique, ceux qui ont déjà passé l'hiver avec un de nos cardigans savent ce que c'est : impossible de revenir en arrière. À ce propos, commentaire reçu il y a quelques jours :

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Commentaire reçu au sujet de notre cardigan gris en mérinos.

Bref, on gère la chaleur très facilement en le déboutonnant ou non, ou en remontant le col.

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Un coup de froid ? Hop, jouez sur le col châle pour vous protéger.

Toutes ces raisons ne font qu'affirmer mon goût pour le cardigan col châle en grosse maille.

Après en avoir sorti un beige et un gris avec Six & Sept pour la ligne BonneGueule, on s'attaque au bleu, mais avec un twist au niveau des motifs et de la matière : on a voulu du donegal !

Justement, le donegal, c'est quoi ? Là aussi, accrochez-vous, une autre belle histoire vous attend...

Le Donegal, fer de lance du savoir-faire irlandais

La laine donegal... vient du Donegal.

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Le Donegal, ici en vert foncé, est la région la plus au nord de l'Irlande.

Zone rurale oblige, les moutons sont particulièrement présents dans le Donegal si bien que, traditionnellement, chaque famille possède son propre métier à tisser pour travailler la laine : sous-vêtements, chaussettes homemade, tout y passe !

Au début du XXème, les habitants s'illustrent dans la confection de tapis en laine. Premier coup de projecteur à l'international pour cette région, ce qui lui permet d'adopter un angle plus industriel.

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Ici dans un château de Dublin. Mais les tapis du Donegal ont même investi la Maison-Blanche (elle-même dessinée par un Irlandais mais ça, c'est une autre histoire).

Je vous invite à regarder (au moins) les premières minutes de ce documentaire datant des années 70, vous allez voir combien le travail de la laine y est important.

La laine donegal est assez unique, se caractérisant par :

  • Une main très douce,
  • Un "mouchetage" coloré,
  • Sur un fil filé de façon traditionnelle (la fibre est roulée à l'ancienne).
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La laine très caractéristique du savoir-faire du Donegal, utilisée pour notre cardigan.

À vrai dire, la tradition est poussée plus loin encore, puisque ce sont des teintures naturelles qui sont utilisées. Dans le respect de l'héritage de la région, on utilise du lichen, des baies ou encore des fleurs.

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Typiquement le genre de fleurs utilisé pour donner une teinte rosée à la laine. (Crédits : DonegalYarns)

Plus globalement, les tweeds et autres chevrons de la région sont très renommés. Si vous décidez d'y aller en vacances, vous trouverez pléthore de boutiques proposant des vestes entièrement fabriquées à la main.

Ces étoffes s'inscrivent dans une démarche stylistique moins formelle que de la laine classique. Elles sont portées à la campagne, lors de parties de chasse par exemple, ce qui s'inscrit bien dans l'ADN très régional du Donegal. #countryside

En ce qui nous concerne, c'est surtout un excellent moyen d'apporter de la variété et de l'originalité, surtout avec une couleur simple comme le bleu. On se retrouve avec une identité visuelle plus forte, cassant le côté vieillot que peuvent parfois avoir les cardigans.

Une laine de chez Donegal Yarns

Pour cette collaboration, nous avons le plaisir de vous proposer une laine 100 % Donegal, provenant de la filature Donegal Yarns.

C'est la seule fabrique du pays proposant ce type de laine à une échelle industrielle !

C'est une matière 100 % mérinos, que vous connaissez déjà très bien pour ses propriétés :

  • Respirantes,
  • Isolantes,
  • Thermorégulantes (on n'a jamais trop chaud ni trop froid dedans),
  • Anti-odeurs,
  • Et sa grande douceur !
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Donegal Yarns, "le véritable donegal". (Crédits : DonegalYarns)

Pour comprendre ce qui permet l'apparition de Donegal Yarns, il nous faut remonter jusque dans les années 1920. L'Irlande vient d'être proclamée indépendante et une agence d'État pour le développement industriel est créée : Gaelterra Eireann, que l'on pourrait traduire par "d'Irlande". 

Plus localement, le Donegal jouit déjà de sa manufacture dans le tapis. En 1970, le Gaelterra décide de donner une nouvelle impulsion à la région, pour atteindre un rayonnement international plus large encore. C'est ainsi que l'entreprise voit le jour.

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(Crédits : DonegalYarns)

La filature est une petite structure à l'esprit familial. Certains membres sont d'ailleurs la troisième génération d'ouvriers à travailler au sein de Donegal Yarns, des fils remplacent leurs pères, etc.

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Seamus, spécialiste de la laine, est dans l'entreprise depuis son ouverture en 1973 ! (Crédits : DonegalYarns)

Avec tout ça, on comprend mieux pourquoi Colm Sweeney, membre du conseil de l'Ardara Heritage Centre (musée du tweed) disait de cette laine :

Quand vous achetez un drap de donegal, ce n’est pas juste un drap de laine, c’est une part de l’Irlande que vous achetez.

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(Crédits : DonegalYarns)

Un motif vieux de 50 ans

Un jour, dans ses habituelles recherches de photos d'archives, Tarlach tombe sur une photo de deux petits garçons de l'île assis sur un mur, portant des pulls faits d'un motif intriguant.

Il creuse et apprend que ce motif s'appelle "barcini" (je suis vraiment pas sûr de l'orthographe, je ne suis pas spécialiste en gaélique :/ ), qu'il nous a traduit par "petits paquets".

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Et voilà les fameux "petits paquets", qui apportent de l'originalité à la pièce.

On peut difficilement faire plus authentique ! Tarlach nous précise également qu'il aime beaucoup porter ses cardigans avec une chemise, un noeud papillon ou une cravate.

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Faites comme Tarlach et optez pour des cravates texturées, elles seront mises en valeur par la maille ! (Crédits : The Window Barney's, webzine du grand magasin éponyme)

Comment choisir sa taille ?

Le sizing est très classique. Prenez simplement votre taille habituelle de tee-shirt, pull, chemise…

Si vous êtes entre deux tailles sur notre cardigan avec Six & Sept, prenez la plus grande.

Comment porter un cardigan en donegal bleu ?

C'est simple comme bonjour ! Dans la construction de vos looks, considérez-le comme un blazer bleu classique : chemise, tee, jean, pantalon en flanelle, kilt... il ira avec tout.

Le motif apportera du relief et de la texture, là où le "mouchetage" amène facilement une touche d'originalité.

Allez, on est partis pour les exemples 😉

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On commence par du bon basique, avec un tee-shirt blanc et ce fidèle jean brut. Luca le retourne pour lui apporter un petit twist, mettant du coup ses boots en valeur. Sur une base aussi neutre que le tee, les motifs Aran du cardigan s’expriment pleinement. Du reste, on est sur une tenue très facile, aucune difficulté ! (Tee-shirt Muji, jean BonneGueule - Japan Line, boots Meermin)

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Avec une grosse maille, porter un bonnet en laine donnera tout de suite des accents workwear à votre look (encore plus si vous optez pour des boots). Pensez au vert sapin sur ce genre de petits accessoires : c’est une couleur qui ressort très bien, sans pour autant être compliquée à assortir.  (Bonnet Six & Sept, lunettes Lunor, montre Lip - Himalaya sur bracelet NATO)

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Comme toujours, misez sur les accessoires et les petits bijoux type bracelets. Gros plus s'ils sont colorés : ils feront subtilement écho à la laine ! (Bracelet jonc Orner, bracelet en perles Tibet Forever)

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Les motifs du cardigan et la laine mouchetée ne vous empêchent pas pour autant de porter des chemises à motifs ! Ici, on retrouve l'association bleu / bordeaux, une valeur sûre. Le jean gris sert de liant, il complète la tenue sans la polariser. On en profite pour remercier Éric, lecteur breton, de nous avoir prêté main forte en posant pour nous ! (Chemise Naked & Famous, jean gris BonneGueule, desert boots Clark's)

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Incontournable du casual chic, le combo cardigan / chemise formelle / pantalon en flanelle fonctionne quasiment à tous les coups ! Vous pouvez enrichir d’une écharpe pour vous protégez des vents de l'Atlantique. Niveau chaussures, votre choix permettra de mettre davantage l’accent d’un côté ou l’autre du style : Luca se tourne vers des derby pour conserver une dimension plus habillée, mais de petites sneakers restent envisageables. (Chemise BonneGueule, écharpe BonneGueule, pantalon BonneGueule, derby Meermin)

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En parlant de sneakers, j'utilise une paire bleue pour rappeler le cardigan. C'est une association qui fonctionne toujours, ça a un côté très confortable. Aucun problème niveau chemise, les deux cols se placent naturellement l'un par rapport à l'autre. Pour le pantalon, j'ai choisi un chino kaki qui se marie facilement avec les autres couleurs. Regardez d'ailleurs comment le cardi prend la lumière 😉 (Chemise BonneGueule - Japan Line, chino Norse Projects, sneakers BonneGueule x Buttero, pochette Le Feuillet)

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Le gilet sans manches, bien que sous-estimé, a plusieurs avantages. Pratique, il protège des premières fraîcheurs sans être étouffant. Il a aussi tendance à dessiner une jolie carrure et, parce qu’il est peu porté en France, ajoute de l’originalité à une tenue. Attention, lorsqu’il est porté avec un cardigan / un blazer fermé et une cravate, gardez-le ouvert, sauf s'il fait très froid ! Sinon, RAS pour les couleurs : dégradé de bleus, beige et gris, une palette classique et efficace que vous maîtrisez déjà. Quand l’Irlande rencontre le Pitti ! (Chemise agnès b., cravate Howard’s, gilet Cadot, chino Le Pantalon, chukka Septième Largeur)

Comment se procurer le cardigan en laine donegal BonneGueule x Inis Meáin ?

Le cardigan est à présent disponible sur le shop BonneGueule.

A propos Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.

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  • Benoit – BonneGueule

    Quand le plaisir arrive dans ses tenues, c’est très, très, très bon signe !

  • Rafik – BonneGueule

    Merci à toi ! C’est un sacré retour que tu nous fais là Zarock, ça nous fait chaud au coeur. On vous souhaite de longues années de douceur et de chaleur à tous les deux !

    Je vois aussi que tu as refait ta garde-robe. En cas de besoin/question/avis etc, n’hésite pas à nous envoyer un mail à conseil[at]bonnegueule.fr, on se fera un plaisir de t’aiguiller.

  • Rafik – BonneGueule

    Salut Alexandre,

    Meermin taille grand aussi, Luca prend une pointure de moins. À mon avis, tu peux passer sur un 41 !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Ster !

    Mouarf, je suis pas trop convaincu. Là ça passe, mais si tu as besoin de mettre un manteau par dessus il y aura overdose de layering 🙂

    Les n10 sont toujours là mais nous avons étés victimes d’une attaque DOS en plein lancement cet après midi… Tout sera rétabli très bientôt. 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    C’est normal, il faut que tu t’appropries un peu la pièce, tu la mettra facilement avec une chemise décontractée 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Tu peux en trouver partout sur le web. J’avais acheté le mien en boutique.

  • Luca – BonneGueule.fr
  • Euxane – BonneGueule

    Hello Lambdam,

    Merci pour tes compliments 🙂 Malheureusement tu n’es pas le premier à nous demander ça et de vraiment similaire, on en n’a pas trouvé non plus… Il faut dire que c’est aussi l’objectif d’une collab’ de proposer une exclusivité.

  • Euxane – BonneGueule

    Haha, merci Aubin ! 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Merci Renaud ! 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Nicolas,

    Et bien tout est dans l’article : la référence de la montre c’est justement Himalaya, le bracelet NATO il n’y a pas de référence, il suffit de regarder la couleur. Et les autres bracelets ne se trouvent pas en ligne mais en boutique physique chez Orner et Tibet Forever.

    P.S. Pour la montre et le bracelet NATO tu peux regarder Chez Maman : http://www.chezmaman.com/fr/ 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Thomas !

    Il n’y a pas grand chose à faire… C’est fréquent sur la maille en qualité d’entrée de gamme 🙁

  • Benoit – BonneGueule

    Merci pour ton retour !

  • Benoit – BonneGueule

    Prends du M aussi ici !

  • Benoit – BonneGueule

    Compare pas à ton Six & Sept, prends exactement la même taille que tes chemises.

  • Benoit – BonneGueule

    Merci pour ta confiance !

  • Yann

    Je prends le cardigan S demain du coup ! 😉

  • Benoit – BonneGueule

    Merci beaucoup Guillaume pour ce très beau retour !

  • Guillaume Gerbier

    Salut l’équipe,

    J’avais deja envie de partir faire la north coast 500, je crois que je vais tirer jusqu’à ces îles vue à quel point vous les vendez bien.

    Lecteur assidu depuis maintenant plus de 4 ans, j’ai eu l’occasion de garnir mes placard de votre pantalon cargo, le pantalon technique, les deux selvedge (et surtout la premier kurabo au touché si particulier), la saharienne et le costume chiné. Jusqu’à présent je n’aimais absolument pas ces épais Cardigans qui avaient peut être un style trop prononcé pour moi. Mais la approchant de mes 23 ans je commence à vouloir un style plus adulte et devient de plus en plus confortable avec de telles pièces. Rajoutons à cela la passion transmise de la pièce à travers l’article, il n’en faut pas plus pour me convaincre, et je crois bien me laisser tenter par cette pièce qui sera bien loin de mes multiples chemise de bucheron en flanelle.

    hâte de contrer le froid avec.

    j’en profite pour vous dire que j’adore vos vidéos avec Luca !

    Merci pour tout

  • Benoit – BonneGueule

    Comparé à Six & Sept, c’est un peu différent? Chez eux tout est fait en Italie, et là on est en Irlande. Mais ce sont évidemment deux très bonnes marques ! Ici prends le M !

  • Benoit – BonneGueule

    M aussi 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Les pantalons, ceintures écharpes seront bien des permanents 🙂
    Merci beaucoup pour ton soutien !

  • Benoit – BonneGueule

    Je te conseille plutôt le XXL !

  • sebousse

    Bonjour à toute l’équipe, une collab qui sent bon la guinness… et qui donne envie de cocooner…
    étant déjà un peu à l’étroit dans les vestes en 54, vous conseillez du XL ?
    A + la Team

  • Yann

    D’accord, merci !

  • Benoit – BonneGueule

    Tu restes sur du S aussi !

  • Benoit – BonneGueule

    Ah oui, tu devrais prendre du L, tu es quand même assez large de poitrine.

  • Benoit – BonneGueule

    Oui c’est possible !

  • Zarock

    OK merci. Au pire je demande un échange si possible 🙂

  • Yann

    Parfait 🙂
    Question taille, je suis grand et mince (1,88 m, 74kg, 102 cm de tour de poitrine) et en général je prends du M pour mes chemises/pulls ; mais au vu des autres commentaires j’ai l’impression qu’il faudrait que je me tourne vers du L si je veux avoir une longueur de manches adéquate, vous confirmez ?

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci pour ton commentaire 🙂

    Ce sont les boots en cuir grainé.

    C’est bien ShoePassion, un bon rapport Q/P

  • Luca – BonneGueule.fr

    C’est l’idée 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Un poil je pense 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Tu peux partir sur du M alors 🙂

  • Zarock

    Le problème c’est qu’étant en pleine reconstruction, je n’ai que du pap fast fashion bas de gamme… Les t-shirt je dirao que ma vraie taille est M, mais pas sûr à 100%.

  • Benoit – BonneGueule

    XS ici aussi 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Tu mets quelles tailles dans quelles autres marques habituellement ?

  • Benoit – BonneGueule

    Si tu es très très très très gentil avec Antoine ou Agathe à la boutique, c’est possible, mais c’est pas garanti 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Prends du L ici !

  • Benoit – BonneGueule

    Prends le gris clair, il mettra très joliment en valeur le cardigan !

  • Benoit – BonneGueule

    Très bonne question ! Je pense que Donegal Yarns se fournit en Australie pour la laine brute, mais ensuite tout est filé et teint chez eux, en Irlande. A mon avis, ils ne devaient pas être satisfaits de la qualité de la laine irlandaise, ou ils voulaient du plus haut de gamme, et ils ont sourcé la laine du côté de l’Australie.
    Il faut bien distinguer matière première, et filage et tricotage ! Dans ce cas là, comme je l’ai dit, la laine est filée et teinte en Irlande, mais les balles de laine brutes viennent d’ailleurs 🙂

  • on le donnera dimanche, mais un peu en-dessous de 300 € pour ce gros cardigan bien lourd

  • un peu en-dessus de 100 🙂

  • Julien Chapelin

    Merci! 🙂

  • Zarock

    Je compte utiliser le paiement en 3 fois. Si je prévois 85€ pour le premier virement ça ira ou je dois prévoir 100 ?

  • Alexandre

    Super ! 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Oui on le fait sur les pages produit. On va aussi le faire sur les articles de présentation !

  • Alexandre

    Ca marche, merci, ce sera du M pour moi aussi alors 😉

    Ps : vous pensez que c’est possible de préciser en quelle taille chacun porte les vêtements lors de leur présentation ?

  • Benoit – BonneGueule

    Oui, prends du L pour avoir un peu de mou, il est quand même bien fitté ce cardigan.

  • Gouhouf

    Coucou,

    Eh ben, c’est pile exactement ce qui me manquait ! Je cherchais un cardigan pour faire du « layering ». J’avais été tenté par le cardigan 6&7, mais comme j’ai déjà un cardigan de la marque (en maille fine), je voulais en tester une autre. J’avais commencé à lorgner vers le cardigan Ly Adams, mais il est bien trop cher (520 € pour du Merinos aussi…). Finalement, ce sera celui-là, qui me paraît magnifique, avec toutes ses petites tâches colorées. Bon, par contre, je ferai livrer cette fois >.>

    Sinon, toujours la question des tailles. Chez 6&7, j’ai un M qui me va plutôt bien, mais sur les chemises BG, je prends toujours le L, le M est trop petit (trop serré, et manches un poil trop courtes). Je suppose que là je prends un L, pour garder un peu de mou.

    La bise,

    Gouhouf

  • Catteau Alexandre

    Désolé pour la redite.
    Merci Luca pour ta réponse.
    Vivement dimanche !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Anthony,

    Malheureusement nous ne pouvons pas certifier un réassort. Mais tout est possible !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Sofiane,

    Tu peux prendre du S sauf si tu es entre deux tailles 🙂 Dans ce cas tu peux partir sur du M

  • Luca – BonneGueule.fr

    Haha même si je le voulais Benoît me tuerait 🙂

  • Castro

    Mon commentaire qui se retrouve dans un article de présentation sur BG, c’est la consécration ? 😀

    Plus sérieusement, rien que pour ça je devrais avoir le droit de recevoir des photos en exclu avec des détails sur le pantalon de la semaine prochaine !!! Vous avez mon mail j’attends impatiemment les photos, aucune fuite promis !

  • Benoit – BonneGueule

    Tu sais, ça fait plus de deux ans qu’on propose du Six & Sept, et du coup, je les ai tellement vu, que j’ai eu envie de passer à autre chose, d’évoluer. Mais sinon, Six & Sept continue à faire des permanents dans des couleurs simples qui sont très bien !
    A noter qu’on prévoit aussi une autre pièce chaude en janvier…

  • Benoit – BonneGueule

    Entre 600 et 650 g pour une taille S
    désolé, la petite balance du bureau n’est pas plus précise 🙁

  • Benoit – BonneGueule

    De la corne !

  • Benoit – BonneGueule

    Oui il est top !

  • Benoit – BonneGueule

    Merci Anthony ! Ravi de voir que ces nouveaux formats te plaisent !

  • Benoit – BonneGueule

    C’est un Norse Projects, pas un Maha, Rafik a corrigé 🙂

  • Merci. J’ai adoré votre article du 1er au dernier mot et joignant l’utile à l’agréable, me réjouis de dimanche à 14h 😉

  • Alex

    Y a pas a chier, quand tu as une tête de marin breton (votre lecteur-mannequin), ca passe toute de suite mieux 🙂
    No offence Benoit 😉

  • Hervé

    Salut Luca !

    Super, surtout avec de telles collabs 😉

    Merci pour la taille, ça sera donc un M !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci beaucoup Alexandre !

    Tu peux partir sur du M, sans hésitation.

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Joe,

    Merci beaucoup !

    Tu peux partir sur du L 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci pour ton retour !

    Sans hésiter, tu peux partir sur du M 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci beaucoup pour ton retour.

    Le mouchetage est atypique en effet mais reste discret une fois porté 🙂

    Si le Six & Sept en M te fite parfaitement, tu peux partir sur du L chez Inis Meain.

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Alexandre,

    Du M 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Celui-ci taille plus petit que les nôtres.

    Pour te donner une idée, je prends du S sur les nôtres. Sur cette collab je prends du M.

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Hervé,

    J’espère que tu vas bien !

    Merci pour ce retour, je prends du M effectivement avec Benoît. Tu peux prendre ta taille habituelle. Je prenais du S aussi chez Six & Sept.

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci Nicolas pour ton commentaire. C’est vrai que c’est une pièce avant tout pratique.

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci beaucoup pour ton retour ça nous fait vraiment plaisir 🙂

    Effectivement, ce n’est pas qu’un cardigan mais bien un bout d’histoire !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Anthony,

    Merci pour ton retour !
    Je te recommande le XL 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Julien,

    Merci beaucoup pour ton retour 🙂

    Je te conseille le M !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci Alexandre 🙂

    Tu peux aller chez Tibet Forever dans le marais à Paris !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello,

    Je garde précieusement ton mail 🙂

    Merci !

  • Luca – BonneGueule.fr

    Hello Matthieu,

    Tu es dans le même cas que moi. Je porte du M sur cette collab 🙂

    À très vite,
    Luca

  • Luca – BonneGueule.fr

    Haha merci pour ton retour.
    Tu as très bien résumé la problématique ! Les cartes sont entre tes mais 🙂

  • Anthony

    Vivement Dimanche!

  • Ibrahim

    Merci pour ton retour et à bientôt.

  • je vais le dire à ses parents !

  • j’aurai pas vraiment parié sur cette association, mais force est de constater que ça passe plutôt bien 🙂

  • Ibrahim

    Voici deux photos:

    https://uploads.disquscdn.com/images/0efa6f070b12cdb8303944e1e0c30985933726f831c1dc1f6f93e513e6a7862e.jpg

    https://uploads.disquscdn.com/images/f8839a82c5a96ebadab0516aec62f9519d86c9dbe0bfccbc303d91f390f88e55.jpg

  • Antoine

    Très joli… Et avec les températures actuelles à Paris cela fait envie !
    En revanche Benoît, le repassage du pantalon ce n’est pas possible !!! :p

  • tu peux nous envoyer une photo ? en commentaire ou par mail ? 🙂

  • pas sûr ! nous on est très fan du col chale qui est très fonctionnel justement, mais ça dépend des goûts je comprend 🙂

  • ce sera le cas, même ordre que Six & Sept et productions BonneGueule habituelles

  • hello Jonaz, on communiquera dimanche sur le prix mais ce sera en-dessous de 300 €. bonne soirée !

  • hello Davis, on sera en-dessous des 300 € (mais ça pèse quasiment son kilo) et pour les délais de livraison on est toujours très rapide avec expédition dès le lendemain. Très bonne soirée et merci pour tes retours 🙂

  • Teugos

    L’histoire qui entoure le produit donne réellement envie !!!
    Très bel article et et vidéo.
    Malheureusement, les pulls en grosse ont tendance à grossir ma silhouette 🙁
    Je passerai surement l’essayer en magasin pour m’en assurer, mais j’ai tjs ce soucis donc j’y crois pas trop…

    Mais en tout cas je me répète, TRES BEAU produit que je souhaite voir en vrai !

  • tom

    Superbe en effet!
    c’est justement la pièce que je recherchais pour l’hiver 😁

  • davis

    wow , superbe , quand j’ai vu que de la maille serait disponible mi octobre j’ai attendu avant de craquer pour un cardigan ..
    visiblement j’ai bien fait de patienter.
    j’espère qu’il ne partira pas trop vite car je ne serai pas disponible avant lundi , je croise les doigts.
    un ordre d’idée pour le prix et les délai de livraison ?

    merci en tout cas pour vos conseils et pour les vetements proposés.

  • Jonaz

    Je suis assez surpris de voir une collaboration avec cette marque de votre part. Je la connais depuis plusieurs années mais faute de taille XS chez eux je n’ai jamais commandé.
    J’ai un cardigan SNS Herning qui est vraiment top pour l’hiver et je comptais justement acheter un autre cardigan cette année avec un col châle, pourquoi pas celui-là selon le prix :), une fourchette à donner ?

  • Yann

    Superbe ! J’aime beaucoup le twist coloré et l’absence de poches qui donne un design un peu plus moderne. Si le prix reste en dessous des 300 euros il est fort possible que j’en prenne un. 🙂

  • Lucas

    C’est une marque qui me faisait de l’oeil depuis un petit moment ! Le produit est effectivement magnifique. Par contre, pour changer, j’aurais préféré un autre col ! L’année prochaine ?

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci Ibrahim !