Nos 5 gilets sans manches préférés au cinéma – Bobine

7 min
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Nos 5 gilets sans manches préférés au cinéma – Bobine

7 min
Publié le : 11 janvier 2021Mis à jour le : 14 septembre 2022

(Crédit photo de couverture : Ben Stiller dans « Greenberg », 2010 - photo IMAGO / Everett Collection)

Si vous suivez régulièrement l'actualité des marques, vous aurez peut-être remarqué que le gilet sans manches est de retour. Il y a quelques mois, David vous invitait à oser le gilet sans manches décontracté et force est de constater qu'il en existe beaucoup, et de tous les genres.

Celui qui nous intéresse plus particulièrement se trouve par exemple chez Cadot ou bien encore ici : c'est un vêtement pratique, rembourré, avec une pointe de technique (ou pas), à glisser dans vos tenues d'hiver. Que faire avec cette pièce et comment l'intégrer au quotidien ? Si vous n'avez pas encore franchi le pas, ce nouveau Bobine consacré aux gilets sans manches vous donnera un aperçu de ce vêtement au cinéma.

Dans la famille des gilets, il y a bien sûr le gilet de costume. On le retrouve dans tous les grands films habillés, et parmi ceux qui le portent le mieux citons par exemple Sean Connery ou Marcello Mastroianni.

Il y a aussi le gilet de type "chasse, pêche et tradition", à consonance plus ou moins militaire. On peut par exemple le voir sur John Goodman dans « The Big Lebowski » et c’est une pièce qui plairait à coup sûr au Sylvester Stallone de la saga « Rambo ».

On pourrait également évoquer le gilet sans manches en laine ou la doudoune sans manches. Cette dernière a son ambassadeur attitré : il s’appelle Marty McFly et vous pouvez le retrouver dans « Retour vers le futur ».

Citons enfin le gilet western : De Gary Cooper à John Wayne, ils s'y sont tous essayés et personne n’a oublié le gilet en peau lainée de Clint Eastwood dans les films de Sergio Leone.

Bref, il y a au cinéma des gilets pour tous les styles, et le moins évident ou le plus discret d’entre eux est sans doute celui que nous allons évoquer ici. Partons donc à l’aventure, à travers cinq films aux univers très différents qui ont cependant tous en commun une certaine vision du style et leur manière de porter notre vêtement du jour, le gilet sans manches.

1. Le gilet et la chemise à carreaux : la marque du workwear américain

« Voyage au bout de l'enfer » de Michael Cimino (1978)

Plantons notre premier décor : 1968, Clairton USA, une vie partagée entre la sidérurgie, le bar, les montagnes et la chasse aux cerfs. Vous pouvez oublier les tenues formelles, sortir les pantalons Carhartt, les chemises en flanelle et les casquettes de baseball.

« Voyage au bout de l’enfer » raconte l’histoire d’une bande de copains pour qui tout ne va pas si mal jusqu’au départ pour la guerre et le Viêt-Nam. Ils ne seront plus jamais les mêmes. On y croise Robert de Niro, John Savage, Meryl Streep et John Cazale, ici dans son tout dernier rôle et c’est très émouvant.

On y découvre aussi Christopher Walken dans un style qui aurait pu figurer dans notre récente sélection de cols roulés au cinéma. Si le film est célèbre pour son insoutenable scène de roulette russe, vous y découvrirez aussi une belle pointe de style.

Entre la chemisette hawaïenne de «New-York New-York» et les gants de boxe de « Raging Bull », Robert de Niro s’essaie entre autres au workwear américain dans le deuxième film de Michael Cimino. C’est un modèle du genre.

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© Mondadori via Getty Images

Robert de Niro dans « Voyage au bout de l’enfer », 1978.

Working boots et pantalon marron, tee-shirt blanc à manches longues sous une chemise à carreaux épaisse, casquette US, bonnet marine et gilet sans manches de couleur claire, suffisamment rembourré ici pour tutoyer la doudoune : c’est une tenue parée pour l’extérieur et les activités tout-terrain, presque une caricature.

Le gilet sans manches fait ici office de pièce d’extérieur. Pour les frileux et/ou pour achever le look à la fraîche et de bon matin, une bonne parka orange à redécouvrir ici :

En attendant, on tient là un bel exemple de layering automne/hiver et une piste possible pour faire du gilet sans manches un allié du style. Simple, efficace, mais peut-être trop workwear pour vous ? Ne vous inquiétez pas, notre route ne s’arrête pas ici.

2. Le gilet et le pull en laine : une autre vision du sport

« Rien que pour vos yeux » de John Glen (1981)

Changement d'époque, de style et de décor. Notre deuxième gilet sans manches est à chercher chez un relatif habitué de Bobine. On a en effet déjà évoqué James Bond à travers le col rouléla chemisettele pyjama ou son interprète le plus emblématique : Sean Connery. Si ce dernier lui a donné ses lettres de noblesse au cinéma, la période 1973-1985 incarnée par Roger Moore?Pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas le personnage, vous pouvez aussi jeter un œil sur les séries TV « Le Saint » ou surtout « Amicalement vôtre », une véritable mine d'or pour amateurs de vêtements. ne manque pas pour autant d'atouts.

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© Keith Hamshere/Getty Images

Carole Bouquet et Roger Moore, dans « Rien que pour vos yeux », 1981.

Moins lunaire que « Moonraker »?L'Objectif Lune de James Bond ou quelque chose comme ça, « Rien que pour vos yeux » célèbre le retour de notre agent secret à des aventures moins fantaisistes, partagées entre les voyages?la mère patrie, l'Espagne ou la Grèce, Carole Bouquet, l'action et le sportswear : plongée, ski, hockey sur glace, escalade, tout y passe et c'est justement à travers l'une de ces nombreuses activités d'extérieur que vous découvrirez la vision du style avec gilet sans manches selon Roger Moore?Notez que le film est par ailleurs très riche en tenues formelles et/ou casual..

Au pied des montagnes, à la recherche d'un émetteur qui ne commande rien de moins que le lancement des missiles nucléaires britanniques, Roger Moore s'improvise roi de la grimpe, dans une tenue à la croisée des chemins : cosy, hivernale, avec une petite touche sportswear.

Regardez par exemple les chaussures : ce ne sont pas de beaux souliers anglais mais des chaussures d'escalade à lacets. Couleur bleue, semelle noire : on pourrait raisonnablement imaginer la suite au format techwear ou tout du moins avec un esprit technique, confort et sportif.

C'est vite oublier combien James Bond aime à s'habiller en toute occasion. Son pantalon sera donc coupe droite, plutôt large, tout en velours côtelé et avec ourlets ajustés. En haut, une chemise bleue à col large de chez Frank Foster, une grosse maille en laine Shetland grise et un gilet sans manches bleu style Barbour, avec poches multiples et empiècements suédés sur les épaules.

Du velours, de la laine et un gilet sans manches: pas de doute, nous sommes en hiver. C'est un bon exemple de gilet sans manches associé avec un pull et des matières de saison. Trop cosy et pas assez moderne pour vous ? Rendez-vous au film suivant.

3. Le gilet et le hoodie : l'astuce canadienne

« Captives » d'Atom Egoyan (2014)

Troisième étape de notre parcours : direction le Canada et ses hivers rugueux non sans avoir jeté un œil au préalable sur le guide de Benoît contre le froid. « Captives » est un film d'Atom Egoyan et l'atmosphère y est pour le moins lourde : disparition, séquestration, trafic d'enfants.

On y découvre Ryan Reynolds en paysagiste barbu et son rôle est bien plus intimiste que ses habituelles contributions au blockbuster américain : pas de super-héros ici, mais un père à la recherche de sa fille et une famille qui implose. Côté style, vous y découvrirez une nouvelle manière de porter le gilet sans manches.

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© AllStar Picture

Ryan Reynolds dans « Captives », 2014.

Après le gris clair et le bleu, nous voilà donc avec une nouvelle couleur : le marron, ici sur un probable gilet sans manches de la marque Carhartt. Si cette couleur vous inspire, vous pouvez découvrir quelques-uns de ses secrets ici.

Dans « Captives », Ryan Reynolds ne réinvente pas la roue : c'est plus ou moins le même esprit workwear que celui de Robert De Niro dans Voyage au bout de l'enfer. Il y a donc des boots rustiques et du denim en bas et les incontournables casquette US et chemise à carreaux épaisse en haut. Du classique, en somme.

Notre regard pourrait s'arrêter là, mais cette tenue vous la connaissez déjà. Le film ménage heureusement un brin de suspens vestimentaire : le soupçon de nouveauté, et la troisième piste possible pour associer un gilet sans manches, c'est ici le hoodie porté sous le gilet. L'idée est astucieuse et vous changera assurément de la chemise, du pull ou du sweat. Trop sportswear et à capuche ? La suite est peut-être pour vous.

4. Le gilet et le tee-shirt : la décontraction sinon rien

« Saint Amour » de Benoit Delépine et Gustave Kervern (2016)

Avant-dernière étape : comme un petit air de PMU, tendance WTF et Made in France. Si vous aimez à la fois Groland et l'Amour est dans le Pré, le film « Saint Amour » de Benoît Delépine et Gustave Kervern devrait en toute logique vous parler.

On y découvre un père et son fils, tous deux paysans et dans une relation compliquée. Ils quittent le Salon de l'agriculture et ses stands vinicoles pour se lancer ensemble dans une véritable route des vins, embarquant dans la foulée un jeune chauffeur de taxi dans leur aventure.

Les trois hommes en question s'appellent Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde et Vincent Lacoste. On peut ajouter au casting l'un des plus grands amateurs de parkas de notre époque : Michel Houellebecq, par ailleurs aussi écrivain et chanteur de charme. Si « Saint Amour » ne brille pas particulièrement pour ses choix vestimentaires, on en apprendra en revanche un peu plus sur le port décontracté du gilet sans manches grâce au personnage de Benoît Poelvoorde : il est ici bleu marine et fatigué, associé à une paire de jeans et un tee-shirt rayé marine et rouge. C'est d'une simplicité désarmante.

On pourra dire que cela manque de panache, que c'est un peu plouc. C'est un peu vrai et en même temps. Si le style ici est davantage à chercher du côté de Vincent Lacoste, rien n'empêche en revanche de magnifier la tenue de Benoît Poelvoorde avec de belles matières. L'important ici, c'est l'idée.

Imaginez par exemple en haut un gilet sans manches avec davantage de style et de caractère, un tee-shirt avec de la texture et pourquoi pas en coton-lin. En bas : de belles chaussures workwear et une toile japonaise. On ne serait pas bien, là ? Si non, posons notre dernière carte sur la table : c'est la plus surprenante du jeu.

5. Le gilet et le pantalon blanc : l'élégance californienne

« Greenberg » de Noah Baumbach (2010)

Et si pour conclure on s'arrêtait un peu sur le bas d'une tenue de cinéma ? Posons donc nos valises dans une banlieue cosy de Californie, à la rencontre des personnages de « Greenberg », un film de Noah Baumbach?Si le cinéaste est méconnu, vous retrouverez en revanche son nom au générique de quelques films de Wes Anderson en tant que scénariste passé relativement inaperçu dans nos contrées mais qui mérite le coup d'œil.

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© IMAGO / EntertainmentPictures

Ben Stiller et Jennifer Jason Leigh dans « Greenberg », 2010.

Fraîchement sorti de l’hôpital psychiatrique, Ben Stiller tente ici de se remettre d'une sévère dépression, profitant des vacances de son frère pour squatter la maison, se ressourcer et faire connaissance avec Greta Gerwig, la jeune femme qui s'occupe du chien Malher et des affaires courantes de la maison. C'est joliment doux-amer, baigné de soleil et de tenues intéressantes. Ben Stiller s'y dévoile sous un autre jour, moins ouvertement comique, et c'est une agréable surprise.

Comme les acteurs précédents, il porte lui aussi un gilet sans manches : marron, presque incontournable, porté avec un sweat bleu ou un beau pull d'un autre marron. En bas, une paire de boots, un jean, un pantalon beige et même un pantalon blanc, qu'il associe parfois avec une chemise bleue et les couches marron déjà évoquées. C'est à la fois beau gosse?©Benoît et décontracté.

Bleu, blanc, marron, vous voyez en tout cas le tableau. Au sortir du tunnel, il y a donc pour Ben Stiller quelques notes d'espoir : de l'amour bien sûr, mais aussi de la lumière, ici illustrée jusque dans ses choix vestimentaires. Alors, et si vous tentiez le gilet sans manches aussi, pour voir ?

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