Conseils : comment bien choisir un polo pour homme ?

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Parfois incompris, souvent décrié, toujours sujet à d'interminables débats : le polo est un vêtement qui ne laisse pas indifférent...

Parce que son histoire et son design n'ont cessé de secouer l'imaginaire collectif, cette pièce déchaîne les passions et souffre parfois de connotations qu'elle (sup)porte bien malgré elle.

Aujourd'hui, on va donc se pencher sur cette pièce iconique, de sa naissance à son actuel statut, pour essayer d'en comprendre l'ADN.

Let's go !

Le polo, un vêtement né sous X

Bien que l'histoire du polo soit assez floue, la doctrine s'accorde généralement pour dater son avènement à la fin du XIXème siècle.

Au XIXème siècle, lorsque les Britanniques s'éprennent pour ce sport, le vêtement compte déjà de nombreuses similitudes avec celui que nous connaissons aujourd'hui.

Imaginé en Inde, adopté par les colons britanniques, puis réinventé et popularisé par le tennisman français Jean-René Lacoste dans les années 30, le polo a connu un parcours sinueux avant de se glisser dans nos armoires.

Des origines indiennes

En dépit des légers désaccords de dates, l'immense majorité des sources converge sur un point : le polo trouve ses racines en Inde (alors colonie britannique).

Sur place, les colons s'adonnent à la pratique d'un sport millénaire inventé par les cavaliers des steppes d'Asie centrale : le polo.

Ils y jouent régulièrement et pratiquent même avec certains notables indiens. Parmi eux, le Maharadjah de Jodhpur, dont le nom vous évoque sûrement quelque chose puisqu'il est l'inventeur du pantalon d'équitation éponyme.

polo team équipe années 30

Une équipe de polo dans les années 30, arborant ce fameux pantalon ample aux cuisses et serré au mollet pour plus de confort sur la monture.

Dans un premier temps, ils jouent avec une chemise en coton à manches longues dont le col tend à voler au vent à la moindre accélération. Vous l'imaginez, la tenue n'est pas très pratique.

Plusieurs innovations viennent donc résoudre ces problèmes :

  • d'abord, le fameux Maharadjah de Jodhpur prend le parti de retravailler ce vêtement de façon à ce qu'il soit plus adapté aux mouvements des cavaliers : il la dessine plus ample et raccourcie au niveau de la ceinture pour la porter hors du pantalon,
  • ensuite, la manche courte remplace peu à peu la manche longue roulottée,
  • enfin, l'invention du button-down vient fixer le col au corps de la chemise afin d'éviter que celui-ci ne se fasse la malle à la moindre foulée. D'ailleurs, le nom original de la "button-down shirt" n'est autre que... "l'original polo shirt".

Une coupe plutôt droite, des manches courtes, un coton aéré... le polo tel qu'on le connaît aujourd'hui commence donc à prendre forme et sa silhouette se précise. Toutefois, il faut quitter l'Inde pour suivre son évolution et revenir... en France.

La French touch

Au 20ème siècle déjà, la planète jalousait la France pour sa vision de l'élégance et le savoir-faire de ses artisans. Pourtant, le polo n'est pas sorti d'une grande Maison de couture mais d'un court de tennis.

À l'époque, le dress-code des tennismen est assez strict et particulièrement classique : pantalon en flanelle et chemise blanche à manches longues retroussées.

tenue tennis 1920

Une équipe de tennis en 1920 : un look élégant mais assez peu fonctionnel...

Cette tenue, chic mais inconfortable, fut viable aussi longtemps que le tennis fut réservé à une élite sociale. Dès lors que celui-ci s'est démocratisé, le nombre de challengers a augmenté et la performance a repris le pas sur la tradition.

Le pionnier de cette révolution ? Jean-René Lacoste.

Si vous avez vu la dernière pub Lacoste, vous le savez forcément : le tennisman français est considéré comme le véritable inventeur du polo. Au-delà du cordon ombilical qui lie ce vêtement au(x) tennis(men), on voit dans cette vidéo les innovations que l'on doit à Jean-René Lacoste.

Véritable précurseur, le numéro un mondial de l'époque s'inspire de la Polo-shirt et imagine une alternative à la chemise permettant d'accroître le confort et l'amplitude du mouvement.

Il se fait faire une "chemisette" blanche en coton piqué, auréolée d'un col côtelé suffisamment rigide pour ne pas voleter au rythme des mouvements. Il l'arbore pour la première fois en 1926, lors de l'Open d'Australie.

Le crocodile apparaît pour la première fois sur le blazer de Jean-René Lacoste. Il migrera ensuite vers son polo.

Le mythe du crocodile, logo que l'on voit peu à peu fleurir sur les polos de Jean-René Lacoste, est particulièrement croustillant. Je vous livre l'anecdote que le principal intéressé aimait à raconter :

La presse américaine m’a surnommé « Le Crocodile » à la suite d’un pari que j’avais fait avec le Capitaine de l’Équipe de France de coupe Davis. Il m’avait promis une valise en crocodile si je remportais un match important pour notre équipe. Le public américain a retenu ce surnom qui  soulignait la ténacité dont je faisais preuve sur les courts de tennis, en ne lâchant jamais ma proie ! Mon ami Robert George me dessina alors un crocodile qui fut brodé sur le blazer que je portais sur les courts.

Frappé par une bronchite chronique, Lacoste doit prendre sa retraite prématurément mais sa rencontre avec l'entrepreneur André Gillier s'avère déterminante.

Ensemble, ils fondent "La Société chemise Lacoste" et commercialisent le premier modèle de polo en 1933. Il s'agit du célèbre L.12.12, dont on voit le croquis ci-dessous.

Croquis du premier polo Lacoste.

L pour Lacoste, 1 pour la matière exclusive pour l'époque, 2 pour le prototype à manches courtes et 12 pour le numéro de la version choisie par l'ex-tennisman.

La saga du polo connaîtra ses heures de gloire suite à cette collaboration entre l'athlète René Lacoste et le polytechnicien André Gillier (par ailleurs inventeur du slip kangourou). Le succès est immédiat, notamment grâce à la visibilité offerte par la publicité, et le polo devient rapidement un incontournable chez les sportifs.

Sobre et intemporel, il est plus habillé que le tee-shirt tout en demeurant moins formel que la chemise. Sa maille de coton piqué est respirante et robuste, son col lui confère un côté chic, ses manches courtes côtelées et sa chute au niveau de la ceinture allient confort et élégance au quotidien.

Pas étonnant, donc, qu'il rejoigne peu à peu le vestiaire des "non-sportifs". La large déclinaison de couleur, assumée par Lacoste, accompagne cette période de transition ainsi que son exportation outre-Atlantique.

Dans les années 50, l'Amérique du nord (en pleine expansion économique) se prend d'amour pour cette pièce et la commercialise largement dans des boutiques haut-de-gamme. On le voit jusque sur les épaules du président États-Unien de l'époque, Dwight Eisenhower.

Sport(s) et polo ont toujours été intimement liés...

Essor de la concurrence

Rapidement devenu culte, le polo (de) Lacoste a vu la concurrence croître et d'autres marques s'approprier la pièce.

Dans les années 50, Fred Perry (tennisman anglais) joue la carte de la classe britannique face à l'élégance française et lance sa marque éponyme de polo.

Celle-ci, dont le logo est brodé directement sur le coton, habille l'immense majorité des tennismen de l'époque, mais aussi les grands de ce monde. On raconte même qu'elle était l'une des préférées du président américain John Fitzgerald Kennedy.

Après Eisenhower en Lacoste, Kennedy en Fred Perry...

Pourquoi regarder du côté de la Maison Blanche ? Après tout, nos chefs d'État aussi savent manier le style avec maestria !

N'est-ce pas Monsieur Chirac ?

Cette période marque l'avènement de la mouvance sportswear, laquelle entraîne les tenues des sportifs en dehors des courts et des terrains.

De plus en plus, les vêtements de sport font partie intégrante de tenues plus habillées et apportent une touche de décontraction. Ce parti-pris n'est pas sans rappeler le style preppy, très répandu dans les universités nord-américaines.

Forcément, de nombreuses griffes flairent l'opportunité et intègrent le polo à leurs collections. Fila avec Björn Borg, Sergio Tacchini avec John McEnroe, Le Coq Sportif avec Yannick Noah, Nike avec André Agassi puis Roger Federer : les marques s'arrogent une à une le fameux coton piqué et en font la promotion en le mettant sur les épaules des légendes du tennis.

Björn Borg, monument suédois du tennis mondial, arbore ici un polo Fila rayé à col contrastant.

Au-delà du sport, disais-je, le polo investit les portants de marques plus classiques. En 1972, Ralph Lauren ouvre la danse et lance une ligne casual, justement intitulée "polo" et frappée du fameux logo au cavalier, continuant ainsi de démocratiser ce vêtement.

En 1987, les polos de l'équipe de polo (excusez la redondance) Hackett deviennent si populaires qu'ils sont distribués en boutique...

Pour l'anecdote, l'équipe de polo Hackett s'est formée lorsque que la marque a été contactée par deux officiers de l'armée à la recherche de sponsors en 1987.

Hugo Boss, Façonnable, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Original Penguin's, Vicomte Arthur, Armani... la liste est longue et il est aujourd'hui difficile de trouver une marque qui ne propose aucun polo dans ses collections.

Bords-côtes originaux ou non, manches courtes ou longues, logo très voyant ou invisible, col contrastant ou pas, motifs et couleurs sobres ou ostentatoires... les enseignes jouent des coudes pour se démarquer et dominer le marché, mais l'esprit Jean-René Lacoste reste très prégnant.

Au fil des interprétations, le polo atteint le rang de numéro 1 de l'élégance décontractée, souvent associé à la pièce "week-end" par excellence.

Le polo aujourd'hui

Au fil des années, le polo a connu plusieurs difficultés qui l'ont mis en péril :

  • D'abord, le polo a souffert de son appropriation politique : dans le Royaume-Uni des années 60, les "modernistes" affirment leur marginalisation, entre autres, par une coupe rase et un style vestimentaire dont la couronne de laurier de Fred Perry devient le symbole. Plus tard, les mods se scindent en groupuscules d'extrême gauche (antifascistes) et d'extrême droite (skinheads), ce qui nuit fortement à la marque et au vêtement. La mort tragique de Clément Méric, dont les protagonistes sortaient d'ailleurs d'une ventre privée Fred Perry/Ben Sherman, constitue le point d'orgue de ces tensions politiques au milieu desquelles le polo s'est trouvé pris en orage malgré lui.

Fred Perry a beaucoup souffert de son succès auprès des groupuscules extrémistes.

  • Ensuite, la contrefaçon a contrarié le marché de ce vêtement. En mars dernier, la Direction Générale des Douanes françaises dressait un bilan record du nombre de saisies sur l'année 2016 (plus de 9 millions de copies recensées). Largement devant les chaussures, les téléphones portables et les jouets, les vêtements représentent 15% des immobilisations. Si le secteur du luxe est particulièrement touché par ce fléau, les polos ne sont pas épargnés.

Qui ne s'est jamais vu proposer un authentique polo Lacoste à 6,50€ sur la côte d'Azur ? Il faut toutefois être vigilant car toutes les contrefaçons ne sautent pas forcément aux yeux. Soyez attentifs aux coutures et étiquettes, à la tenue du col, aux boutons...

  • Enfin, le polo (Lacoste surtout) a souffert un temps d'être le vêtement préféré des jeunes de banlieues en France. Cette image lui a collé à la peau un moment avant de s'estomper assez naturellement.

Néanmoins, l'image de cette pièce paraît tout à fait intacte aujourd'hui, et ni sa légende ni son port ne semblent impactés par ces perturbations.

En effet, il demeure un article prisé, plus habillé que le tee tout en l'étant moins que la chemise, symbole du chic décontracté.

Pour un barbecue dominical en famille ou pour boire un petit verre sur votre yacht façon "Loup de wall street", le polo est votre meilleur allié.

Aujourd'hui, il occupe une place de choix auprès des marques citées précédemment, mais aussi chez Gant, De Fursac ou encore Hermès...

Parfois décliné en jersey ou en popeline et revisité à souhait, il constitue aujourd'hui une base sûre à partir de laquelle les designers peuvent exprimer leur créativité (tout en s'assurant un succès commercial certain).

Comment le choisir ?

Nous avons scruté ses origines, nous avons écumé son histoire, nous avons étudié ses influences... attardons-nous désormais sur des questions plus pragmatiques : quelle matière favoriser ? quels détails attendre ? quelle coupe privilégier ?

La matière

Vous imaginez un jean dans une autre toile que le denim ? Non ? Moi non plus. De la même manière, un polo authentique est un polo en coton piqué !

Pour moi, la charge historique et émotionnelle est trop importante pour acheter un polo dans une autre matière. Celle-ci est robuste, élégamment texturée et constitue l'âme du polo classique.

Loin d'être rigide et cartonné, ce type de tricot nécessite une quantité importante de coton vu la complexité de sa réalisation : il alterne fils tendus et fils libres, totalisant 2 fils d'armure et 2 fils de trames, soit 4 fils pour un point.

Avec la lumière, on voit bien les détails du tissage. On remarque aussi une matière un peu trop fine...

Pour reconnaître un bon piqué, il est important de constater une certaine épaisseur de matière, bien que certains tissus d'été soient conçus pour être plus légers.

Le tissage doit être extrêmement régulier et bien serré. Le moyen le plus efficace pour faire ce test est tout simplement de le mettre à la lumière :

Ici, en pleine lumière, l'épaisseur du piqué apparaît bien.

Si vous êtes moins psychorigide que moi, vous pouvez opter pour une matière en coton jersey qui sera plus lisse mais aussi plus originale sur ce genre de pièce.

La marque Sunspel propose des modèles très bien exécutés dans cette matière.

Autre alternative : le polo tricoté. Plus texturées, ces pièces sont aussi plus rares car relativement passées de mode.

Selon votre style, elles pourront néanmoins jouer un rôle assez fort tant leur design peut être puissant.

Ici, un modèle bordeaux tricoté à motif burgundy de chez Gabicci Vintage. Relativement difficile à porter à première vue...

Les détails incontournables

Au-delà de la matière, un polo de qualité se remarque grâce à la présence de certains détails absolument cruciaux.

Un col qui se tient

Ici, on ne peut pas transiger : la tenue du col doit être im-pec-cable !

Assurez-vous notamment qu'il soit suffisamment épais et rigide de sorte à afficher une belle courbe venant naturellement épouser la ligne de vos épaules. En pinçant le col et en tirant légèrement dessus, vous devez sentir une résistance, signe de fiabilité.

Il faut être très regardant sur ce détail car, à terme, les cols - et bords de manches - trop fins finissent par vriller. Ils présentent alors une ondulation très inélégante.

polo hermès vs polo lacoste

À gauche, un polo Hermès à 290€. À droite, la même pièce chez Lacoste à 89€. En dépit de la réputation de la luxueuse Maison au H, la matière du col semble tout simplement mal choisie et très mal adaptée. Note de Benoît : "Je suis obligé de le reconnaître, mais oui, le col du polo Lacoste a une bien meilleure tenue que le polo Hermès".

Une confection nette, régulière et précise

Théoriquement, le montage du polo est assez simple. Il est donc relativement facile de vérifier s'il a été bien réalisé.

À l'intérieur, deux éléments garantissent la qualité du montage : la régularité et surtout la solidité des coutures en surjet joignant l'avant et l'arrière du vêtement.

Il peut y avoir quelques fils qui dépassent, voire même un aspect un peu grossier : l'essentiel est que la jointure extérieure reste nette même sous tension.

Même en étirant le tissu, la couture latérale au niveau des flancs ne bouge pas.

Si la couture est insuffisamment solide, le risque est de voir le cintrage et la coupe se relâcher de manière disgracieuse.

Plus globalement, cette remarque vaut pour l'ensemble des coutures dont la robustesse est essentielle pour le bon maintien du polo.

Au niveau du col en particulier, on voit fréquemment un liseré posé à l'intérieur (voire à l'extérieur) du polo pour cacher une couture épaisse, assurant un bon maintien.

Un surjet bien serré et régulier.

Mieux vaut prévenir que guérir

Parce qu'un homme averti en vaut deux, je vous livre quelques détails supplémentaires sur lesquels vous pouvez vous arrêter afin de mieux juger de la qualité d'un polo :

  • La boutonnière : superpose habituellement 2 pattes de boutonnage, c'est à dire entre 2 et 4 épaisseurs de tissu (lorsque ces empiècements sont double face). Qui dit surplus de matière dit risque de fragilisation des parties les plus fines. Soyez donc attentifs à ce que les coins de la patte n'altèrent pas la matière au niveau des angles.

Comme on le voit ici, le risque est que l'épaisseur et le poids de la matière détériorent le piqué à l'endroit des coins de la patte. À l'achat, veillez donc à ce que le coton soit suffisamment robuste dans cette zone.

  • Les renforts : sont quasi-indispensables sur les modèles qui présentent des fentes latérales. En effet, les frottements et tensions peuvent fragiliser la matière, voire conduire à la déchirure. Un renfort posé à l'intérieur protègera durablement la pièce et préviendra ce risque.

Sur ce polo Vicomte A, le renfort est même apparent et contrastant.

  • Les boutons : sont également un bon indicateur. Vous le savez, on les préfère cousus en croix pour une espérance de vie plus importante. De la même manière, on privilégiera autant que possible des boutons en nacre ou en corne par rapport à leurs cousins en plastique. Je vous conseille aussi de tester la boutonnière pour vous assurer que ses locataires ne s'ouvrent pas inopinément...

Une coupe adaptée à votre morphologie

Comment choisir votre polo en fonction de votre morphologie ? C'est la question à laquelle on s'intéresse ici.

Si vous êtes plutôt mince

Si vous êtes maigre, fin ou peu épais, trouver un polo bien taillé et adapté à votre carrure peut faire peur. Néanmoins, cette pièce offre de nombreuses possibilités et vous n'aurez aucun mal à trouver votre bonheur parmi les dizaines de fit que propose le marché !

Si un vêtement trop près du corps serait inapproprié, vous pouvez tout à fait opter pour une coupe légèrement ajustée pour vous mettre en valeur.

Petite astuce : vous valoriserez davantage vos épaules en boutonnant le col jusqu'en haut.

Ne vous refusez pas un polo sous prétexte que vous êtes svelte. Un polo légèrement fitté (Uniqlo ici) boutonné jusqu'en haut s'intégrera très bien dans la plupart de vos looks.

Si vous avez une corpulence moyenne

Vous commencez à avoir l'habitude : vous pouvez tout porter ! À condition de choisir la bonne taille, tous les modèles vous iront et vous n'aurez qu'à faire votre marché en fonction de votre style.

Pour un look casual, un polo avec une coupe ajustée classique fera très bien l'affaire. Il vous habillera tout en vous apportant un confort optimal et une liberté de mouvement absolue.

La coupe slim peut également servir ce genre de tenue, tout en flattant votre buste et vos épaules. Si vous êtes musclé et "sec", un polo fitté mettra votre carrure en valeur, surtout si vous optez pour de l'uni. Attention toutefois : le vêtement doit épouser vos courbes sans vous serrer pour autant.

La différence entre un polo fitté et un polo trop moulant est parfois légère, mais le contraste est flagrant ici.

Le polo peut également être un partenaire de choix si vous êtes adeptes de looks plus recherchés. Par exemple, vous pouvez miser sur de l'oversized et le porter "loose" pour marquer un contraste entre l'élégance de la pièce et le relâchement de la tenue.

SI vous avez un physique plutôt fort

Si vous avez un peu d'embonpoint, le polo n'est pas forcément la meilleure alternative. En effet, une coupe droite donnera un effet "flottant" très disgracieux, tandis qu'un modèle près du corps trahira vos poignées d'amour...

Pour autant, devez-vous faire une croix définitive sur ce vêtement ? Pas forcément. Il existe des marques qui se sont spécialisées dans l'habillement des fortes carrures, et vous pourrez sans crainte vous tourner vers celles-ci.

Je pense par exemple à Eden Park, Ruckfield ou Serge Blanco, griffes dont raffolent les rugbymen. Ces enseignes peuvent être un compromis cohérent si vous êtes (très) costaud.

De plus, de nombreux e-shops proposent désormais des collections "grandes tailles" qui permettent d'habiller chacun d'entre nous.

C'est par exemple le cas de la gamme "Plus" chez Asos.

Les marques

Maintenant que vous savez comment choisir votre polo, je vous propose ci-dessous une liste (non-exhaustive) des marques vers lesquelles vous tourner pour adopter le(s) votre(s) :

  • Lacoste : difficile de passer à côté de la marque au croco. Un vêtement de tous les jours qui assure élégance, confort et simplicité,

Note de Benoît : tant qu'à faire, si vous voulez du Lacoste, je trouve que la gamme Lacoste L!ve est plus intéressante en termes de créativité. J'ai été agréablement surpris par la gamme Lacoste Sport, qui se dirige tout doucement vers du techwear, tout en restant créatif dans le design. De ce fait, je trouve ça dommage de se restreindre uniquement aux polos de base quand, pour le même prix, vous pouvez avoir du design et du technique !

  • Fred Perry : un autre mastodonte dans l'univers du polo, tant par son histoire que par son design intemporel,
  • Ralph Lauren : le logo témoigne à lui seul de l'histoire d'amour entre la marque et ce vêtement. Petit plus pour sa ligne premium RRL qui propose quelques polos très haut de gamme,
  • Marchand Drapier : saison après saison, l'enseigne continue à proposer de très jolies pièces,
  • Jagvi : marque très discrète qui recèle de nombreuses pépites dans des matières originales,
  • SuitSupply : côté polos aussi, la marque affiche un rapport qualité/prix difficile à battre, le tout avec un beau design,
  • Éditions MR : bien qu'onéreux, les polos de l'ex-Melinda Gloss sont assez jolis avec leurs boutons en corne véritable. J'aime particulièrement leur maille côtelée très originale,
  • Kent Wang : des polos relativement bien pricés et munis d'un joli col de chemise plus agréable,
  • John Smedley : même si elle est assez chère, j'aime beaucoup leur ligne de polos. Les pièces sont confectionnés avec un coton d'exception (le Sea Island) et les bords-côtes sont magnifiques,
  • Theory : peu de coton piqué, mais des polos légers et déstructurés tout en sobriété,
  • Etro : belle alternative pour du polo "créateur" aux designs alambiqués,
  • G. Inglese : une confection tout simplement sublime, disponible chez Beige Habilleur,
  • Sunspel : un grand choix de coloris et de belles matières chez cette marque britannique très fiable.

Daniel Craig, alias 007, porte un polo Sunspel dans le film Casino Royale. Un modèle "Riviera" navy.

Évidemment, vous trouverez aussi votre bonheur chez Gant, Boggi, Loro Piana, Gutteridge et bien d'autres...

Comment le porter ?

C'est bien beau de connaître l'histoire du polo et de savoir où s'en procurer mais... on le porte comment ?

Dans un look casual

Par nature, presque par essence, le polo est une pièce qui s'intègre à la perfection dans une tenue casual. Plus habillé que le tee-shirt et plus confortable que la chemise, il respire la décontraction et se mariera parfaitement avec vos jeans bruts, bleachs, shorts et chinos.

Dans la série Mad Men, Jon Hamm porte un polo bleu sur un pantalon Prince de Galles, dans un pur look casual (pour l'époque). À l'arrière plan, on devine même un convive qui porte le sien avec un short assez court.

Plus contemporain, ce look casual de Mariano Di Vaio est aussi plus facile à porter. Polo Lacoste gris en coton piqué, jean clair roulotté, low sneakers : une tenue équilibrée rehaussée par une veste bleue un peu plus texturée.

Pour un look plus orienté casual chic, optez pour un polo (éventuellement orné de motifs comme ici), un chino et un blazer bien coupé. En bas, on privilégiera des sneakers claires.

Dans un look habillé

Le polo trouve parfaitement sa place dans une tenue un peu plus formelle, et apporte même un petit effet smart très sympa. Il peut s'arborer seul ou sous une veste de costume puisque son col apporte une sophistication teintée de légèreté.

Qu'il soit porté seul avec un pantalon en lin et des mocassins ou sous une veste marine, le polo habille son porteur tout en poussant clairement le curseur de la décontraction.

Benoît m'a chargé de vous le dire : veillez à ce que le col de votre polo se place correctement entre les revers de votre veste. Par ailleurs, prenez le parti d'enfiler des sneakers qui feront écho à l'imaginaire "détente" du polo. Le combo costume + polo + chaussures habillées est beaucoup plus difficile à assumer car le mélange des genres peut rapidement sonner comme une fausse note.

Si on tombe la veste, en revanche, on peut aisément porter le polo avec ce type de chaussures, à condition qu'elles soient impeccables.

Pour ce genre de looks, préférez des pièces "lisses", la tenue étant déjà suffisamment élaborée par ailleurs. Sur la tenue de gauche, un polo en coton piqué sur un pantalon en lin dans une tenue aussi habillée aurait sans doute été trop lourde en termes de matières.

Encore dans Mad Men (on voit la popularité du polo dans les États-Unis des 60's), Don Draper nous montre la voie avec une pièce bleu nuit déboutonnée sous une veste anthracite. Idéale pour rester habillé même en week-end.

Si vous avez peur de commettre un impair, inspirez vous de cette tenue qui ne présente aucun risque. Costume bleu impeccablement taillé, polo blanc ouvert, sneakers basses... un combo infaillible, simple et efficace. Inutile de préciser qu'on laisse la cravate au vestiaire avec ce genre de haut dont le col n'est pas du tout destiné à accueillir un accessoire de cou, quel qu'il soit. P.S : cette combinaison fonctionne aussi avec un costume gris !

Look plus osé

Note de Benoît : je vous encourage vivement à regarder les polos du côté des marques haut-de-gamme, il est très intéressant de voir comment un créateur arrive à insuffler de la créativité via une pièce qui est, à la base, très épurée.

podiums

Il est vrai que les créateurs se lâchent parfois sur le polo... À gauche, Prada le travaille oversizé tandis qu'à droite, Ana Locking préfère jouer sur les matières et les textures avec un top tissé de différentes matières.

Les polos Etro, avec leurs couleurs criardes et leurs motifs paisley, témoignent de l'envie qu'ont certains créateurs de se réapproprier cette pièce si "sage".

Dans le même registre, la gamme Gucci "Bengal" n'est pas forcément la plus facile à porter pour un public novice... ni la plus accessible !

Vous le voyez : on trouve facilement des polos fantaisistes qui éveilleront sans mal vos tenues si vous les jugez trop lisses. Couleurs vives, motifs originaux, détails atypiques, autant d'éléments sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour affirmer votre style sans prendre de risques inconsidérés.

Attention aux faux pas

Lorsqu'on porte un polo, il y a certains écueils qu'il faut éviter autant que possible. Parmi eux :

  • Le polo rentré dans le pantalon. Si vous n'avez pas de veste par dessus, laissez votre polo à l'air libre : c'est une pièce dé-con-trac-tée. Sa coupe courte est destinée à ce qu'il ne tombe pas beaucoup plus bas que la ceinture et, comme une chemise casual, il est pensé pour vivre sa vie. C'est une pièce qui supporte mal la captivité.

Non.

  • La superposition des pièces. Si le layering a du bon, il offre aussi son lot d'étrangetés : c'est le cas de cette tendance qui consiste à empiler les polos. Si l'idée est séduisante, le résultat l'est beaucoup moins. Je vous le déconseille.

Non plus.

  • Le col relevé. Si Jean-René Lacoste levait son col sur les courts de tennis pour protéger sa nuque des coups de soleil, je vous saurais gré de ne pas l'imiter lorsque vous marchez dans la rue. Si vous n'êtes pas Éric Cantona, votre col doit être baissé et suffisamment rigide pour afficher une belle tenue.

Polo trop petit rentré dans le pantalon, col gondolé et relevé, déboutonné à souhait... vous avez là le menu maxi best of du mauvais goût.

  • L'undershirt. Si on peut enfiler une ou plusieurs couches par dessus son polo, on ne peut en aucun cas en mettre une en dessous. Le polo constitue la couche de base, en contact direct avec la peau. Oubliez donc le combo tee-shirt manches longues/polo qui a meurtri nos années collège !

Rassurez-moi... vous aussi vous avez régné sur la cour de récréation avec ce fameux look, non ?

Voilà les erreurs les plus flagrantes et les plus fréquentes. Toutefois, je ne le répéterai jamais assez : ce sont des règles générales mais pas universelles !

En fonction de votre style, vous êtes totalement libre de faire entorse à celles-ci... si vous êtes suffisamment confiant pour l'assumer 😉

Le mot de la fin

Un design connu de tous, des origines assez floues et revendiquées à droite à gauche, une histoire pleine de rebondissements et des appropriations stylistiques (voire politiques) diverses et variées : voilà les ingrédients qui ont fait du polo une pièce si particulière.

Véritable survivant dans l'univers de la mode, le polo a résisté à toutes les crises, survécu aux railleries et subsisté malgré des connotations plus ou moins justifiées.

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, paraît-il, et il n'est donc pas étonnant de constater que ce vêtement mythique est aujourd'hui un incontournable du vestiaire masculin.

Et vous ? Que pensez-vous de cette pièce iconique ? Comment portez-vous votre polo ? On veut tout savoir !

Lucas Marquiand A propos Lucas Marquiand

Quand Rafik m’a demandé d’écrire ma fiche-auteur, j’avais à peu près autant d’inspiration que Jul lorsqu’il a rédigé les lyrics de Tchikita. Du coup, j’ai demandé à une copine comment me présenter en quelques mots. Je vous livre sa réponse, lapidaire mais finalement assez fidèle : « Lucas Marquiand, 21 ans, j'aime CR7, le gin et mon chien. ». Sauf son respect, je me permettrais d’ajouter que j’ai également beaucoup d’affection pour ma petite soeur, ma maman et le quinoa.

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  • Pierre – BonneGueule

    C’est un polo plutôt atypique vu qu’il a une inspiration plutôt workwear. On n’a pas encore testé la marque mais elle a l’air très sympa. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Effectivement, on l’a oublié ! On ne l’a pas testé mais il a l’air d’être à la hauteur des autres vêtements de chez Seagale, donc vraiment pas mal. 😉

    Scotch & Soda, par contre… C’est pas cher, mais généralement c’est pas terrible non plus niveau qualité.

  • Pierre – BonneGueule

    Ce n’est pas les marques intéressantes qui manquent dans cet article, Bastien. On a quand même cité une dizaine de marques dans cet article, tu vas bien réussir à trouver ton bonheur chez eux, je pense. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Bastien !

    On ne connaît pas la marque, mais de ce que je vois sur leur site web, la matière a l’air okay. Niveau finitions, par contre, la boutonnière a l’air de ne pas se tenir et les couleurs n’ont pas l’air très profondes. Bref, rien d’exceptionnel je dirais. 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Laurent !

    En fait le problème c’est que la mercerisation est un procédé suffisamment commun pour que de nombreuses marques ne le mentionnent pas ^^

    En gros tes polos, de ce que je peux en voir, ce sont juste des polos dans des jerseys assez doux et soyeux. Mais je t’avoue que je n’ai pas trop de références pour ce critère précis.

    Boss et Isaac, ce sont deux marques de deux prix très différents, mais que je recommande aussi peu toutes les deux (pour le prix, il y a mieux)

    Va chez Suitsupply, Boggi, Sunspel… Et choisis un beau jersey de coton, tout simplement 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Suitsupply 🙂

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Valentin !

    Avec ta contrainte de prix et de respirabilité, je te conseille de te tourner vers Uniqlo, ils ont des matières spécialement conçues pour l’été et qui restent accessibles. 😉

  • Dino Pale

    Ok merci les gars!!

  • Pierre – BonneGueule

    Et je crois bien que tu as raison, Paul. Merci pour la correction. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Val !

    Il me semble que c’est un Gant. 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Dino !

    Ca ressemble à des Gazelle, je dirais. 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Il faut faire attention à bien distinguer « pièce forte » et « pièce too much ».

    Ce n’est pas une bonne idée de transformer ton polo en drapeau tricolore 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello !

    Non, vraiment pas… :/

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Simon !

    Malgré tout on sous-entend bien qu’il ya quelques cas particuliers où ça peut passer, pour rappel 😉 (Justement avec une veste par dessus parfois.)

    Moi je trouve ça plutôt joli chez la femme, certains hauts rentrés dans le pantalon, surtout sur les hauts oversized. Ca permet de structurer un peu la tenue justement, et de marque la taille tout en jouant sur les volumes plus haut 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jean-Baptiste !

    Louis Purple c’est en mesure les prix que tu vois, donc le cintrage c’est pas un problème, même la coupe en général, vu que ce sera à tes mesures.

    Franchement si tu es sur un tout petit budget va chez Danyberd.

    Moins cher que ça par contre, ça devient impossible de trouver quelque chose de décent.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Guillaume !

    Il est très bien rien à ajouter 🙂

    Je ne crois pas qu’il faille te prendre la tête avec cette histoire de plis… Par contre, si tu n’es pas du tout taillé en V (en gros, avec un tour de poitrine plus large que ton tour de taille… C’est pas plus compliqué que ça), le polo ne t’ira peut-être juste pas.

    Masi bon, vu que les retours sont gratuits, tu n’as pas grand chose à perdre à essayer.

    Le sac sur la photo est joli ! Pour la maro de SuSu je ne suis pas sûr. Je déconseille pour les souliers, en tout cas, mais les cuirs de la maro sont peut-être mieux.

    Franchement je pense que pour le coup tu pourrais aller chez Léo & Violette pour avoir la même chose, mais un peu moins cher, et là on sait que c’est du bon pour le coup !

    https://www.leoetviolette.com/products/leather-backpack/camel

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Lucas !

    Effectivement, c’est un atout de plus 🙂

    Franchement c’est top selon ce que m’a dit Luca, tu peux y aller. Pour la comparaison avec Boggi je ne sais pas exactement mais ça doit se valoir.

  • Pierre – BonneGueule

    Merci pour ton retour, Frank ! 🙂

  • Frank Quesnel

    Très bon article sur cette pièce iconique du vestiaire masculin!!! Pour ma part je porte des polos Sunspel, le modèle Riviera (avec une petite poche côté gauche), crée spécialement pour Daniel Craig pour son premier James Bond « Casino Royale ». Tout en coton Egyptien… super à porter, surtout l’été!!!

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Romain !

    Je n’ai pas réussi à trouver la référence de sa veste même sur son blog, malheureusement.

  • Nicolò – BonneGueule

    Oui c’est juste 🙂

  • bobi

    Bonjour,

    C’est intéressant que vous fassiez un article sur le polo. Je me souviens qu’il y a quelques années vous le critiquiez fortement. Sans doute encore un peu aujourd’hui ? Quand on lit « cette pièce ne fait pas l’unanimité dans l’équipe »…

    Est-ce que c’est la pièce en tant que tel ? Je me rappelle avoir lu un commentaire un jour, disant que quoi qu’il arrive le polo était clairement en dessous d’une chemise casual. Bon, ça peut s’argumenter. Trop simple ? Trop de logo ?

    Ou est-ce que c’est l’imaginaire autour ? Le côté Vicomte A/Versailles/BCBG intemporel ? Ou le côté Lacoste/polo survet/street ? Ou encore Eden Park/rugby/col relevé ?

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alexis !

    Hmm… C’est spécial quand même.

    Ca peut-être sympa mais là je pense que la sobriété à 100% est imposée au niveau des détails. Pas de boutonnières contrastantes, cols colorés…

  • bobi

    Bonjour,

    Pour posséder un polo Kent Wang en S, je peux confirmer qu’il s’agit de tailles américaines. Ils ont beau dire qu’ils ne font pas de « vanity sizing », leurs tailles restent différentes de nos standards.

    Un S vaudrait largement un M en France, voire un L en Asie.

    Sinon leurs couleurs et matières sont très belles, le col original. Ca vaut le coup.

  • Brice

    Exact, je vois qu’on se comprend 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Un peu comme avec les chemises casual, en fait. 😉

  • Brice

    Un chaton meurt à chaque fois qu’un polo est boutonné jusqu’au dessus. Ne soyez pas des assassins. 😀

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Chris !

    On ne connaît pas trop Montagut, mais ce polo a l’air cool. À voir comment il tient, cela dit, parce que le lin sur une pièce comme ça, c’est un peu risqué niveau fit.

    Pour le polo rentré, je comprends ton point de vue. Dans certains looks où ça remplace une chemise formelle, si c’est bien maîtrisé avec de la nonchalance et un twist sur un style classique et tailleur, ça marche très bien.

    Mais a priori pas une façon viable de porter un polo par défaut, c’est surtout ça. 😉

    Les polos à manches longues ont le même problème que les tees à manches longues, si tu n’as pas de bons bras ça se voit tout de suite et donne l’impression que tu nages dans ta pièce.

    Merci pour les suggestions de marques en tout cas ! 🙂

    À bientôt,
    Pierre

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Antoine !

    Merci pour les infos ! C’est étonnant pour RL, ils sont connus pour faire des productions parallèles, mais souvent c’est les productions de moins bonne qualité qui se vendent dans les villages de marques.

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton retour Cleamsi 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Colliaux !

    On a pas testé, mais les deux ont l’air bien.

  • Colliaux

    Bonjour,

    que pensez vous des deux marques suivantes : Fangio et Grand Frank en terme de qualité de polo?

    Merci !

  • Cleamsi

    Excellent article !
    Pour ceux qui ont peu de budget j’ai trouvé que qualitativement les polos Celio et Bruce Field se défendaient très bien (stylistiquement en revanche ça reste très sommaire) mieux que la ligne Polo Ralph Lauren que je trouve vraiment chère pour une qualité médiocre (contrairement à Lacoste).

  • Nicolò – BonneGueule

    Oui c’est vrai que les polos sont rarement séparés de leurs logos, et c’est aussi pour ça que c’est une pièce qui ne fait pas l’unanimité dans l’équipe (du moins au niveau de nos goûts personnels, ça reste un basique très répandu)

    Pas testé les polos Uniqlo au lavage, mais ils sont jolis et je pense que tu peux leur faire confiance 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gouhouf !

    Ah oui, si je me souviens bien Etro c’est un peu ta marque fétiche, tu as un pantalon et un bermuda de chez eux aussi 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Laurent !

    Pas de références là dessus de notre côté. Le mieux reste de contacter la marque via leur site pour leur demander s’ils sont distribués en physique sur Paris 🙂