Le perfecto April 77 et les brogues Dr. Martens en cuir vegan

Temps de lecture : 13 minutes

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Pour ce test, qui accompagne notre dossier sur le cuir vegan, je vais vous parler de deux pièces taillées dans des cuirs artificiels : le perfecto Floyd shadow par April 77 et une jolie paire de brogues Dr. Martens.

Ça vous intéresse ? Alors, on embarque !

Le test du perfecto April 77 en cuir vegan

Petite histoire d'une grande coupe

Maintes fois réinventé et constamment retravaillé, le perfecto demeure une pièce mythique du vestiaire masculin. Penchons-nous ensemble sur le passé de ce vêtement de légende.

Tout d'abord, quelques anecdotes croustillantes qui pourraient bien faire mouche lors d'un (ennuyeux) repas de famille :

  • saviez-vous que le perfecto tire son nom du cigare qu'avait l'habitude de fumer son créateur, Irving Schott ?

On reconnaît aisément le perfecto à son corps bombé.

  • Les premiers perfectos étaient vendus à moins de 6 dollars aux États-Unis !
  • Ce vêtement a été inventé en 1928, il a donc plus de 80 ans aujourd'hui.
  • Il a vu le jour lorsque la société Harley-Davidson a commandé à Monsieur Schott une pièce robuste, spécialement créée pour les motards.
  • À l'époque, Irving Schott taillait ses pièces dans un épais cuir de cheval, plus solide en cas de chute.

Vous avez maintenant de quoi épater votre mamie Monique à Noël et vos ami(e)s lors du prochain barbecue.

Irving Schott.

Des motards aux rockeurs

Le perfecto a fait son petit bonhomme de chemin depuis 1928. Il s'est peu à peu écarté des grandes routes américaines pour investir les scènes des concerts, sur les épaules des chanteurs de la fin du XXème siècle.

Popularisé par un certain Marlon Brando dans L'Équipée sauvage, le perfecto se trouve affublé d'une réputation associée à l'univers des bikers et de la rébellion.

Ce grand classique du 7ème art a véritablement popularisé le perfecto.

En France, cette association perfecto-insoumission se trouve renforcée lorsque les "Blousons Noirs" s'emparent de la pièce.

Plus tard, dans les années 1970, le mouvement punk et des grands groupes comme les Ramones remettent le "perf'" au goût du jour, sans pour autant l'éloigner de son imaginaire d'insurrection et de dissidence.

Tommy Ramone et sa bande, cuirs sur le dos.

Pas étonnant, donc, qu'Hedi Slimane ait élevé la "Motorcycle Jacket" au rang de basique chez Saint Laurent lorsqu'il y a amorcé un virage résolument rock dès 2012.

Anatomie d'un blouson de légende

Plusieurs éléments permettent de remarquer un perfecto au premier regard, parmi lesquels :

  • le cintrage : pensé pour empêcher l'air de s'engouffrer dans le vêtement lors des longs rides en Harley,
  • la coupe courte : initialement destinée à protéger le buste en cas de chute, elle se retrouve encore sur les perfectos contemporains. Généralement, ceux-ci s'arrêtent donc pile-poil sur la ceinture voire légèrement au-dessus,
  • le col typique : rabattus sur les côtés, les généreux pans du col sont habituellement maintenus par des boutons-pression,
  • la fermeture éclair asymétrique : détail notable de cette pièce, il permet une protection supplémentaire tandis que deux pans de cuir se superposent l'un sur l'autre. Aussi ingénieux qu'esthétique.

Largement décliné dans une infinité de couleurs et de matières depuis son invention, certaines caractéristiques demeurent. Vous pouvez d'ailleurs retrouver un historique plus complet et exhaustif dans l'article dédié.

Le Perfecto, marque déposée par Irving Schott, à l'origine en cuir de cheval. (Crédits photo : Vice.fr.)

En s'attaquant à ce monstre du vestiaire masculin, et en assumant de le travailler dans un cuir artificiel, April 77 fait donc un pari audacieux. Gagnant ? C'est ce que nous allons voir !

Poisson d'April ? Pas le moins du monde

April 77 est une marque française née à Paris en 2002. Elle propose un univers dont les inspirations rock et rebelles sont palpables, tout en revendiquant une forte dimension artistique se voulant proche des musiciens.

Les jeans de la marque présentent notamment un mediator dans la poche, clin d'oeil à l'univers de la gratte.

On aperçoit ici le médiator.

Réputée pour ses coupes très fittées, voire skinny pour ses denims, elle est également connue pour la dimension éthique qu'elle tente d'imprimer dans son ADN.

Du coup, on comprend pourquoi April 77 a décidé de composer autour du perfecto pour ses collections, tant l'imaginaire rock/contestataire de la pièce trouve un écho dans les valeurs de la marque.

N'est-ce pas ?

Quoi qu'il en soit, dessiner un perfecto dans un cuir vegan est une idée sinon astucieuse, au moins audacieuse.

Entrée en matière

Parlons peu, parlons bien, parlons... matière !

Quand j'ai fait un tour sur le site d'April 77, l'aspect du cuir artificiel de ce perfecto a piqué ma curiosité. J'ai aussitôt enfourché mon vélib pour me rendre à la boutique, afin de voir ce qu'il en était en réalité.

Jugez par vous-mêmes.

Très honnêtement, la similitude avec un cuir véritable est saisissante dès lors que l'on voit la pièce à plus d'un mètre de distance. Si l'on se penche attentivement sur celle-ci, certains détails en trahissent la fausseté.

L'aspect visuel, même à quelques centimètres, est assez étonnant.

Pour parvenir à ce résultat, April a travaillé un polyuréthane issu d'une fabrique italienne spécialisée. La doublure est un alliage cupro-viscose (50%-50%). Fabriqué en Pologne, ce perfecto affiche donc un beau design... 100% vegan.

Des détails qui n'en sont pas

Si le cuir véritable laisse sa place à un cuir artificiel, on retrouve néanmoins la majorité des détails traditionnels du perfecto classique.

Le zip asymétrique, typique sur ce genre de pièce, est respecté à la lettre par April 77.

Très fidèle, le col arbore également un large cran qui rappelle les modèles phares de chez Schott : le 613 et le 618.

Bien maintenu grâce au bouton-pression.

Le résultat ? Un col bien plaqué qui tombe parfaitement sur le torse.

Les petites épaulettes sont également un clin d'oeil aux modèles originels.

Le niveau de détail montre la volonté de la marque de s'inscrire dans la tradition du perfecto.

Des finitions soignées

Les finitions sont propres et annoncent une pièce robuste. De près, on peut voir que la matière présente un certain grain, rappelant le cuir de veau.

Les coutures sont nettes et droites : pas d'inquiétude à ce niveau-là.

Je trouve les zip un peu gros, mais ce côté "massif" joue incontestablement en faveur de l'univers "rebelle" et brut du perfecto.

Mes impressions

Mon raisonnement s'articule selon deux grands axes : le design et le port.

Un design convaincant

J'ai été séduit par le dessin de ce perfecto, son niveau de finitions et la justesse de ses détails.

Je n'ai pas un style de rockeur, encore moins celui d'un biker puisque le vélib est mon seul destrier, mais je suis parvenu à dompter ce vêtement et à l'apprivoiser assez naturellement.

Je ne vous cache pas qu'il m'a longtemps impressionné et qu'il a passé plus d'une journée juché sur son cintre, tant je redoutais de devoir le porter aux yeux de tou(te)s. N'étant ni motard, ni particulièrement rebelle (à l'inverse de mon responsable), je craignais de ne pas avoir la "légitimité" pour arborer une telle pièce.

Il faut dire que l'héritage de Marlon Brando pèse lourd sur les épaules...

Cet été, profitant d'une soirée plus fraîche que les autres, j'ai tout de même franchi le pas et suis sorti sillonner les rues de la capitale, perfecto sur le dos.

Je m'en doutais, et c'est de bonne guerre, mes potes m'ont accablé de nombreux surnoms et dont je vous épargne les détails.

Néanmoins, je me suis vite senti à l'aise. C'est une pièce très forte, dont on porte l'histoire à chaque fois qu'on la revêt, mais qui s'intègre étonnamment bien dans un grand nombre de tenues. Et si vous ne me croyez pas, rendez-vous un petit peu plus bas.

Un port limité

Je vous l'annonce d'emblée : cette étape a été un peu plus compliquée. Si j'ai vraiment été séduit par le design et le potentiel stylistique de la pièce, sa vie sur mes épaules a été autrement plus délicate.

J'ai plusieurs réserves, toutes liées à la matière :

  • tout d'abord, ce n'est pas une matière vivante. Contrairement à un cuir véritable, le polyuréthane ne se détend pas et ne bouge pas d'un centimètre. Du coup, le tombé est identique après 20 ports et la pièce demeure assez "rigide". Il n'est pas impossible de plier les coudes ni de bouger les épaules - loin de là - mais le confort n'est pas optimal et le perfecto ne s'adapte pas à son porteur, ni à sa carrure.

Oubliez ce genre de patine sur votre perfecto April ! (Crédits photo : Pinterest).

  • ensuite, c'est un article assez difficile à porter. Sa matière le rend impraticable une fois passés les 20 degrés, mais reste trop légère pour des températures basses. Concrètement, elle est appropriée pour des soirées fraîches ou des journées douces, mais oubliez-la s'il fait trop chaud ou froid car le polyuréthane ne respire absolument pas.
  • enfin, elle souffre du même mal que l'immense majorité des pièces d'entrée de gamme en cuir vegan : dès lors qu'on s'approche trop près, on remarque un effet légèrement plastifié qui efface les derniers doutes.

Cela étant, il faut reconnaître que le cuir vegan a des propriétés très pratiques dont ne peut pas se targuer son homologue véritable : par exemple, le polyuréthane ne craint pas trop la pluie, se nettoie extrêmement rapidement et facilement...

Comment le porter ?

Encore perplexes ? Je vous livre quelques inspirations pour vous prouver que porter un perfecto... ce n'est pas sorcier !

Facile et instinctif : le style rockeur. Passez votre perfecto sur un tee-shirt blanc, enfilez un jean slim et le tour est joué ! J'achève mon look avec des sneakers blanches mais les plus audacieux pourront leur préférer des bottines, voire des boots pour accentuer le côté rider. Qui a dit qu'il était difficile de domestiquer cette pièce ? (Tee Muji, Jean Lee, Sneakers National Standard, Perfecto April 77)

Ça fonctionne aussi en layering. Intercaler une chemise en guise de midlayer entre deux épaisseurs vous permettra de rester au chaud et d'affirmer un style plus travaillé. Vers l'infini et au-delà. (Tee Muji, chemise Meltin Pot, Jean Lee, Sneakers Nike, Perfecto April 77)

Avec du noir, le kaki marche toujours. Inutile de vous prendre la tête davantage, puisque le combo jean-tee-perfecto est très efficace. Si vous trouvez la tenue trop lisse, malgré la force du blouson, n'hésitez pas à accessoiriser et à roulotter votre denim sur des chaussettes colorées. (Tee Uniqlo, jean Lee, chaussettes Uniqlo, bagues Gudule, brigues Dr. Martens, perfecto April 77)

Plus osée, la chemise sous le perfecto permet de confronter deux univers totalement différents ; le formalisme face à la décontraction. L'ensemble n'est pas incohérent, les deux cols pouvant être assez complémentaires. Une certaine harmonie se dégage de ces inspirations a priori antagonistes, ce qui rehausse la tenue.

Chemise De Fursac, jean Lee, chaussettes Uniqlo, brogues Dr. Martens, perfecto April 77

Conclusion

Même s'il impressionnait au départ, le perfecto n'est pas un monstre. C'est un gros dur au coeur tendre, qui ne demande qu'à être aimé.

Laissez-vous le temps de l'apprivoiser, de vous l'approprier, laissez-le vivre sur vos épaules et il deviendra votre meilleur ami. C'est une pièce forte, pleine d'histoire, riche de symboles et de détails loin d'être anodins. Bref, c'est un pilier du vestiaire masculin.

Historiquement taillé dans un cuir robuste et bien épais, April 77 a pris le parti de le travailler dans un cuir artificiel, ce qui constitue un pari risqué mais qui, selon moi, mérite d'être salué.

C'est un vêtement au design élaboré, même si la matière peut poser problème à plusieurs égards comme je le disais plus haut.

J'en suis assez satisfait mais, à mon sens, l'engagement vegan est un mode de vie militant qui implique de devoir faire des choix. Tirer une croix sur certaines pièces, presque par essence en cuir, en fait peut-être partie... À vous de juger !

Les brogues Dr. Martens en cuir vegan

Trouver chaussure à son pied

L'histoire des chaussures "Dr. Martens" remonte à 1946. Cette année-là, le docteur allemand Klaus Maertens se blesse en skiant et tente, avec l'aide de son associé, d’adapter ses chaussures grâce à de nouvelles semelles à coussins d’air.

À force d'essais, les deux compères parviennent à créer un modèle au confort inégalé, robuste et doté d'un excellent maintien. À tel point que les personnes souffrants de problèmes orthopédiques commencent à se tourner vers la griffe.

La fameuse semelle AirWair.

La success-story est en marche, prenant logiquement naissance en Allemagne avant de s'étendre à l'Europe entière. Dans un vieux continent gangréné par la Seconde Guerre mondiale et perturbé par une germanophobie ambiante, le Dr. Maertens sacrifie son nom pour pénétrer le marché britannique.

C'est ainsi qu’au début des années 1960, "Dr. Martens" débarque outre-Manche sous ses consonances anglo-saxonnes.

Klaus Maertens et son associé Herbert Funck.

Changeant d’univers au fil des innovations, les “Doc” obtiennent une immense popularité auprès des milieux ouvriers britanniques puisque les chaussures présentent un excellent rapport qualité-prix.

Le bout des souliers est renforcé, assurant une protection supplémentaire aux travailleurs manuels. C'est ce même critère qui séduira les aficionados du mouvement punk, car très pratique lors des bagarres...

La Doc est reine dans le Londres des années 70-80.

Quoi qu'il en soit, la marque s'avère intimement liée aux évolutions culturelles de la société anglaise : d’abord ouvrières, elles deviennent le symbole de l’univers punk, puis celui des anarchistes et skinheads qui fondent un véritable code autour du port des mythiques workboots.

Avec l’essor des sneakers et la chute de popularité de la culture rock, Dr. Martens connaît une profonde période de creux entre les années 1990 et le début des années 2000.

Dernièrement, la marque se trouve réhabilitée par de nombreux créateurs qui jouent autour de son univers anticonformiste. Elle a même travaillé ses modèles phares dans un cuir artificiel à l'occasion d'une Vegan Line qu'elle assume depuis plusieurs saisons...

Elles ne vous lâcheront pas d'une semelle

J'ai tout de suite été séduit par le design de ces brogues, et très curieux de les voir sculptées dans un cuir vegan.

Chez Doc, on appelle ce matériau "cuir Félix" et on le caractérise ainsi : "cuir vegan en matière synthétique, souple et douce, avec une finition double-ton". Concrètement, il s'agit d'un polyuréthane traité avec un effet déteint noir.

Là encore, la matière fait illusion et il faut jeter un oeil avisé pour réaliser qu'il ne s'agit pas d'un cuir véritable.

Que ce soit au regard ou au toucher, ce "cuir Felix" s'approche étonnamment d'un cuir véritable.

Le grain est subtil et la chaussure prend bien la lumière, sans trop briller.

Du côté de la semelle, on retrouve celle qui a fait la renommée de la marque : l'emblématique coussin AirWair, résistant à l’huile et à la graisse, anti-usure et antidérapant. Le confort est optimal.

Petit plus : la semelle est fixée au soulier grâce à un cousu goodyear avec le fameux fil contrastant jaune. Ce montage, généralement robuste, est plutôt bon signe.

Pour plus d'informations sur les montages des souliers, c'est par ici. (Crédits : Jacques et Déméter).

Belle matière, confort accru, montage solide et design travaillé : de quoi offrir une belle paire de chaussures... mais comment se comportent-elles aux pieds ? Réponse juste en dessous.

Mes impressions

J'ai beaucoup porté ces fameuses brogues Doc Martens en cuir vegan ces dernières semaines, et plusieurs points ont retenu mon attention.

D'abord, je les trouve très jolies d'un point de vue esthétique. Les perforations apportent une touche d'élégance bienvenue chez une marque que l'histoire rattache plutôt à des univers bruts.

Les surpiqures jaunes revendiquent une identité que l'on reconnaît au premier regard et apportent un soupçon d'originalité qui me plaît bien.

De plus, la semelle qui a fait la renommée de Dr. Martens est un véritable atout : vous aurez partout l'impression de piétiner un petit matelas duveteux...

Cela dit, j'avoue avoir eu un peu plus de mal à me familiariser avec la matière. Même si elle est moins rigide qu'un cuir véritable lors des ports initiaux , elle se détend évidemment beaucoup moins.

Contrairement au cuir, matière vivante, ce "cuir Felix" artificiel ne vit pas aux pieds de son porteur et ne s'adapte pas vraiment à leur forme. De plus, elle ne se relâche que très lentement et les plis sont assez peu naturels.

C'est un détail que beaucoup ont remarqué parmi les acheteurs, lorsqu'on regarde les notes accordées. Petite précision : les brogues sont unisexes, d'où les commentaires féminins sur cet exemple.

Dernier point : le cuir artificiel Felix, en plastique, n'est pas respirant. Du coup, la sudation est accélérée et vos chaussettes en seront témoins.

En revanche, elles se nettoient très facilement et craignent beaucoup moins l'eau que les vrais cuirs, ce qui est plutôt appréciable en ce moment.

Comment les porter ?

Leur couleur classique, leur design bien mené et leur semelle typique font de ces Doc une paire relativement polyvalente. Elles s'intégreront sans mal dans un vaste panel de looks, du casual au formel.

La preuve en images...

Fuyez l'overthink ! Le combo brogues - jean - chemise fonctionne depuis la nuit des temps... au moins. Ça marche aussi avec une toile brute mais la chaleur parisienne le jour du shooting m'a dissuadé de l'enfiler... (chemise De Fursac, jean Lee, montre Fossil, brogues Dr. Martens)

Plus simple encore : un tee coloré, un denim slim et quelques accessoires pour rehausser la tenue. Idéal pour une petite balade estivale. (Tee-shirt Uniqlo, jean Lee, chaussettes Uniqlo, bagues Gudule, brogues Dr. Martens)

Vous pouvez aussi les intégrer à des looks jouant sur les volumes. Prenez un tee-shirt oversized, rentrez-le dans un pantalon original et roulottez les manches.(Tee Muji, sweatpant Uniqlo, chaussettes Uniqlo, brogues Dr. Martens)

Ça marche aussi avec un perfecto, mais vous le savez déjà !

Comment entretenir ses pièces en cuir vegan ?

C'est l'un des gros points forts du cuir vegan : il ne nécessite qu'un entretien mineur et rapide. C'est l'un des atouts de cette matière.

Prendre soin de son perfecto en cuir artificiel

Ce perfecto représente un investissement conséquent et, s'il ne coûte pas aussi cher qu'une belle veste en cuir véritable, il est tout de même onéreux. Il convient donc d'en prendre soin pour le faire durer le plus longtemps possible.

Pour ce faire, je vous déconseille de le frotter trop fort, et encore moins avec de l'alcool, des poudres ou éponges abrasives. Favorisez plutôt l'eau savonneuse qui, la plupart du temps, suffit à enlever les débris et autres saletés. À l'aide d'un tissu propre, frottez délicatement les parties qui nécessitent un "petit coup de polish".

C'est quand même bien mieux un perfecto propre, non ?

Si votre blouson présente des traces d'usure, vous pouvez tenter de les reprendre avec un peu d'huile de lin, tout en faisant des mouvements circulaires avec un chiffon de laine.

L'eau savonneuse peut également servir à nettoyer la doublure de votre pièce. En effet, cette dernière peut présenter des traces de transpiration inélégantes, et la frotter de temps à autres peut s'avérer utile.

N'oubliez pas de le laisser sur un cintre lorsque vous ne l'avez pas sur les épaules, afin d'éviter les plis disgracieux...

Chouchouter ses brogues en "cuir Felix"

Contrairement à des souliers en cuir véritable, ces Doc ne vous demanderont pas d'entretien long et laborieux. Vous n'aurez pas à consacrer des heures à les polir tant leur matière est facilement nettoyable.

Après l'achat, vous pouvez d'abord les imperméabiliser pour les protéger. Par la suite, vous pouvez leur donner un coup de chiffon de temps en temps pour enlever les poussières et autres impuretés, et les frotter doucement à l'aide d'une mousse nettoyante.

Un entretien simple comme bonjour.

Évitez leur autant que possible d'être exposées à la lumière du soleil et stockez-les dans un endroit aéré et sec.

Par ailleurs, l'usage d'un embauchoir en bois est conseillé, puisqu'il absorbera l'humidité et maintiendra vos souliers en forme.

Conclusion

Acheter une pièce en cuir vegan est un acte militant qui induit de refuser les maltraitances animales. Cela dit, être un consommateur vegan n'équivaut pas (toujours) à être un consommateur éco-responsable. Il faut garder en tête que l'industrie du pétrole et de ses dérivés (dont le polyuréthane) est très polluante elle aussi.

Objectivement, je dirais toutefois que les évolutions en la matière sont palpables et très rapides. J'y vois une source de progrès à fort potentiel de croissance ; c'est un marché qui devrait prendre de l'envergure dans les années à venir.

Sous l'impulsion des grandes marques disposant de gros budgets Recherche et Développement, de nouveaux matériaux eco-friendly voient le jour pour épargner à la fois les êtres vivants et l'environnement.

En ce qui concerne les pièces testées, je dirais qu'elles ont d'ores et déjà atteint un degré quasi-optimal au niveau du design, mais qu'il reste une marge de progression sur la matière avant de devenir réellement attractifs.

À mon sens, ils ne sont susceptibles d'intéresser que les vegans en l'état, et doivent bénéficier d'innovations avant de susciter l'adhésion du grand public.

Cela dit, je n'ai aucun doute sur les possibilités d'évolution de ces matériaux dans un futur proche puisqu'ils possèdent des atouts et des caractéristiques qu'on ne retrouve pas sur des cuirs véritables.

On verra ce que l'avenir nous réserve !

Lucas Marquiand Lucas Marquiand

Quand Rafik m’a demandé d’écrire ma fiche-auteur, j’avais à peu près autant d’inspiration que Jul lorsqu’il a rédigé les lyrics de Tchikita. Du coup, j’ai demandé à une copine comment me présenter en quelques mots. Je vous livre sa réponse, lapidaire mais finalement assez fidèle : « Lucas Marquiand, 21 ans, j'aime CR7, le gin et mon chien. ». Sauf son respect, je me permettrais d’ajouter que j’ai également beaucoup d’affection pour ma petite soeur, ma maman et le quinoa.

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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Mikael !

    Tu vas faire un XS sur ce perfecto 🙂

  • Alex – BonneGueule

    Pas de problème, je comprend aussi que cela puisse être frustrant quand un commentaire pour lequel tu as passé du temps et développé ton point de vu est supprimé sans que l’on te donne de raison. =)

  • Alex – BonneGueule

    On en arrive à être du même avis du coup, il y a énormément de flou dans le secteur de la mode, même si les choses tendent à évoluer et à être plus transparente à ce niveau là. =)

  • Nobelios Logic

    Je ne critique pas votre article sur ce point, c’est plutôt un avis général relatif a l’utilisation de ces appellations. Le problème ce n’est pas vraiment la mise au clair, je me doute que cette appelation ne vient pas de vous et je comprend bien votre dossier. C’est avant toute chose un argument commercial destiné à faire vendre du Skaï sous un nom plus glorieux et/ou non déposé. Mais, ces dénominations trompent le client.

    De nos jours, si vous faites un tour sur amazon, un très grand nombre de vendeurs titrent « cuir » ou « cuir véritable ». Mais en cherchant la description en petit caractères on trouve les mots PU, ou leatherette, ou vegan leather, etc. Parfois rien n’est indiqué et le client doit retourner l’article.

    Immaginez déjà qu’il est presque impossible d’avoir le nom de la tannerie, de la provenance du cuir (l’inde est méprisable sur ce point), le type d’animal, le type de tannage et si c’est du pleine fleur ou non. C’est contre ça que je peste. Cuir végan, ne veut rien dire, c’est jeter de la poudre aux yeux.

    Pourtant ce n’est pas compliqué.

    Ex:
    Cuir de vache pleine fleur, tannage végétal. Provenance inde/maroc/portugal/france.

    Si on me dit que c’est du cuir en provenance d’inde tannage chrome, je m’attends à payer un certain prix et je sais au moins à quoi m’en tenir. Mais cuir vegan, c’est flou, c’est quoi du PU, du PVC, de la microfibre, des fibres végétales ? C’est douteux et absolument pas éthique. Ni pour le consommateur, ni pour l’environnement.

  • Nobelios Logic

    Merci, je prend note. Veuillez me pardonner de m’être emporté à propos de la suppression.

  • Nicolò – BonneGueule

    Oui enfin Nobélios, si tu avais lu la partie 1 du dossier, tu verrais qu’il y a toute une sous partie qui est consacrée à la mise au clair de ce terme un peu fumeux. 🙂

  • Nobelios Logic

    Je suis assez tatillon sur la nomenclature, et « cuir » végan, c’est comme « fromage » végan et autre. C’est pas du cuir végan, c’est du PU. C’est a force de déformation que l’on se retrouve avec des appelations comme « cuir véritable », « cuir lié », etc. Au final, ca trompe le consommateur.

  • Nicolò – BonneGueule

    (Au passage, on ne supprime JAMAIS les commentaires, sauf doublons, spams, trolls, ou propos injurieux. Ces deux derniers cas devant représenter tout au plus deux commentaires par an. ^^)

  • Nicolò – BonneGueule

    Oui, souvent les gens suppriment leurs commentaires eux mêmes. Je suppose que c’est pour arrêter les notifications qu’ils ont en réponse, ou simplement parce qu’ils changent d’avis sur le fait de laisser ce qu’ils ont dit visible aux yeux de tous ^^

  • Nobelios Logic

    Au temps pour moi, il était indiqué comme supprimé, d’où ma réponse. Aussi, ce n’est pas inhabituel de voir des réponses à un message même après qu’il eut été supprimé. C’est le cas sur youtube pour l’exemple.

    Pour les imitations de cuir il y a la microfibre plus durable que le PU, pas forcement meilleure pour l’environnement que le cuir, mais elle se présente sous la forme de fibres dont on peut faire varier la longueur pour avoir un rendu proche du vrai. En revanche, si c’est ce qui se rapproche le plus de la peau, ça reste du faux cuir et comme toute imitation de cette matière, elle ne viellit pas de la même manière.

  • Alex – BonneGueule

    Personne et c’est bien pour ça que j’en parle =)
    Alors effectivement, et merci pour ton cours sur ce qu’est un cuir, il ne s’agit pas de cuir animal.
    Mais du coup, et tu le remarqueras dans le titre, nous parlons ici de cuir « vegan » qui se veut être une solution de substitution à l’usage de peau animal pour obtenir un visuel et une texture au plus proche de celle-ci, il faut donc voir ici la volonté de se pencher de Lucas de présenter deux pièces, habituellement confectionnées avec du cuir véritable avec un produit de substitution. Bien entendu il y a des limites à tout ceci et un aspect écologique est à prendre en compte, nous ne le dirons jamais assez et tu as raison de soulever ce point.
    Dans les imitations cuir qui se font, le liège est de plus en plus utilisé, comme l’écorce d’ananas d’ailleurs et on est d’accord du coup pour dire qu’il existe d’autres matières que le PU ou que le PVC pour substituer une peau animal.
    A cet effet, tu peux aller lire l’article que Lucas a écrit sur le sujet, dans lequel il rejoint tes arguments : https://www.bonnegueule.fr/dossier-quest-ce-que-le-cuir-vegan/

  • Alex – BonneGueule

    Avant toute chose je tiens à préciser une chose : Nous ne supprimons pas les messages, cependant quand tu publies un message, que je le valide, y répond puis que tu l’edit derrière, celui-ci repasse en phase de modération et n’est donc plus visible. Tu remarquera qu’actuellement il est publié, ne serais-ce pas un peu étrange de répondre à un message et d’en supprimer l’origine ? 😉

    Pour le coup, et tu le noteras, je n’ai jamais dis ne pas être d’accord avec toi. Il y a cependant une manière de dire les choses, on reste cependant d’accord sur le fond : On préfère aussi le cuir pour tout un tas de raison, l’aspect écologique en fait parti et bien entendu il existe d’autres matières que le PU pour répondre à ce besoin éthique, cependant dans ce cas de figure et pour proposer une imitation cuir, je vois difficilement cela possible avec du lin ou du coton.

  • Nobelios Logic

    Je ne lance pas un debat on peut tres bien vivre sans porter de cuir ou de faux cuir. Il existe de tres nombreux tissus qui sont chics et bien moins mauvais pour l’environnement que le PVC et le PU. Je n’ai rien contre le combat pour la cause animale, mais si on veut jouer la carte de l’écologie il faut etre tres clair et montrer tous les aspects des produits que l’on propose et pas seulement orientés. Sinon on tombe dans la propagande ou le mercantilisme. Des points que j’exposais dans le message que vous avez supprimé.

    Porter un simulacre de cuir en plastique sous couvert de défense de l’environnement c’est de l’hypocrisie. Je suis déçu de voir que vous repondez a un message apres l’avoir supprimé. Visiblement la liberté d’expression n’est pas votre fort ici. Je précise que je n’ai insulté personne ici, pas plus que je n’ai enfreint de règles ni de lois.

    Le PU en guise de textile c’est de la « daube », ce n’est pas un avis c’est un fait, je suis moi même chimiste, il s’agit d’un polymère qui ne supporte pas la lumière et qui est difficilement recyclable. Le PU est à la base des imitations de cuir et donc du low cost. Avant on disait que c’etait une matiere de très mauvaise qualitée et a présent c’est du « cuir vegan ». Je ne le cautionne pas, c’est encore plus mauvais pour l’environnement que le cuir sur le long terme. Si vous etes vegan il existe le lin, le coton, voir même la microfibre qui sont des matières qui peuvent être noble selon leur origine de production. Mais le polyuréthane, non.

  • Alex – BonneGueule

    Hello Nobelios,

    Merci pour ton intervention, je ne vais pas te contredire, car comme le dit Lucas dans cet article, on peut se poser la question de l’impact écologique lié à la production de telles matières, et inversement sur la production d’un cuir animal.
    Je n’irais pas dire qu’il s’agisse de « daube » mais plutôt d’une solution qui propose à des personnes ayant une forme d’éthique qui leur est propre de pouvoir porter des pièces exclusivement produites avec de la peau animal, autrement et en soit j’ai envie de dire que c’est une bonne chose si cela leur va.

    L’article n’est pas ici pour défendre le cuir vegan ou non, mais simplement d’apporter un point de vu neutre sur ce qui se fait.

  • Alex – BonneGueule

    Hello Nobelios,

    On ne va pas relancer un débat sur lequel personne ne tombera d’accord.
    Il y a ceux qui acceptent l’idée de porter du cuir animal, d’autre que ça gêne.
    Laissons le choix à tous et arrêtons ces débats inutiles.

    J’ai quand même du mal à appeler plastique du liège, par exemple, et le tannage végétal ne règle pas le problème vu qu’on reste sur du cuir 😉

  • Alex – BonneGueule

    Hello Baptcycling,

    Avec un chino ou un jean brut oui sans soucis ! =)

  • Baptcycling

    Merci pour ta réponse ! 😊
    Penses tu que ce modèle peut être porté avec un chino ou jean brut ? : https://www.meermin.es/en/10150911130000me-13-101509-copper-antique-calf-e-cobre.html?___from_store=in_en

  • Nicolò – BonneGueule

    A moins de 200 euros c’est Meermin, Orban’s, ou Finsburry / Loding en soldes. Y’a pas trop d’autres options évidentes qui me viennent ^^

  • Baptcycling

    Hello BonneGueule 😃 !
    Je suis à la recherche d’une bonne paire de Brogues de qualité et de type « derby » ou richelieu donc pas de boots de préférence. Je trouve les doc intéressantes mais trop « grosses » et imposantes, je recherche quelque chose de plus fin, de plus élégant.

    J’aime les modèles de chez Loake, mais malheureusement tout est en rupture 🙁
    Exemple de que je recherche :
    https://www.loake.co.uk/row/redgrave.html
    Pour le budget c’est <=200€.
    Une idée ? 😊

    (Oups, je viens de me rendre compte que mon message n'est pas à l'endroit le plus approprié! Mes excuses…)

  • Alexis Rouxel

    Même le « perfecto » tricoté par mamy (ça risque de ressembler à un cardigan ! ) ne sera pas végane, à moins qu’elle n’utilise de la « laine végane » en acrylique ! Le véganisme exclut non seulement le cuir mais aussi la laine ou la soie.

  • Alex – BonneGueule

    Hello no_one,

    Avant toute chose je me dois de re-contextualisé cet article, qui est la seconde partie de celui-ci (https://www.bonnegueule.fr/dossier-quest-ce-que-le-cuir-vegan/).

    Nous ne faisons strictement aucun éloge des matières naturelles, mais expliquons simplement ce qu’est ce type de cuir au même titre que toute autre matières utilisées dans ce grand monde du textile.

    Lucas commence très bien son article d’ailleurs avec je cite,
    « Ma seule prétention est d’aborder, de la façon la plus objective et impartiale possible, une thématique prégnante dans le secteur de la mode.
    Au fil de ce papier, nous verrons donc d’où vient le cuir, les conséquences qu’engendrent sa production et les alternatives qui peuvent raisonnablement y être envisagées. »

  • no_one

    Comment pouvez-faire l’éloge des matières naturelles(entretien, patine, lumière, etc;) pendant des années et sortir un article de ce genre?
    On parle de plyuréthane! Cette superbe matière issue de l’industrie chimique qui sert à faire des colles, des vernis, des isolants, de la mousse expansive.
    On passera sur le rendu de la matière… ça doit être le manque de vitamine B12 qui vous fait penser que ça a de l’allure…
    Ok, on peut être végan et ne pas vouloir manger de la bête crevée et en même temps financer l’industrie chimique qui déverse de la merde dans la nature en tuant la faune et la flore.
    Reste à savoir si un vache meurt mieux en abattoir ou en buvant de l’eau polluée.

    On passera sur l’argument de la facilité de nettoyage des ces « belles » chaussures en résidu de mousse expansive.

    Je suis venu sur le site pour acheter l’écharpe en laine, j’ai limite envie de faire demi tour.
    Beurk!

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Wildredge !

    1/ Tee blanc c’est une valeur sûre si tu es en manque d’idée. Le kaki c’est intéressant aussi.

    Mais pour moi un des couleur squi crée le plus d’harmonie avec le noir, c’est le beige / camel, surtout quand il atteint un certain équilibre entre un « écru un peu jaune » et un « marron clair ». Je ne sais pas si tu vois de quoi je parle. Je pense par exemple à la couleur de notre manteau camel.

    Le bleu marine est une bonne couleur pour des pièces positionnées de façon plus neutre dans le reste de la tenue (le pantalon par exemple). Idem pour le gris.

    Pour le rouge, j’en userais comme toujours avec beaucoup de parcimonie, sur des pièces plus petites. Mais tu peux totalement tricher en utilisant des nuances moins primaires : par exemple un vrai « lie de vin » qui tire sur le violet comme le cardigan que je porte ici

    https://www.bonnegueule.fr/sape-men-cinq-2-les-erreurs-de-shopping-de-debutant/

    Ou encore un marron qui tire sur le bordeaux comme nos bottines jodhpur « acajou ».

    2/ Jean brut bleu ou jean gris selon moi. Pas plus compliqué que ça.

    Pour les chinos, il faut penser premièrement à les choisir dans une forme plutôt casual (donc plus notre chino à un bouton, avec une coupe confortable mais ajustée, par exemple, qu’un chino très habillé dont la forme tire sur le pantalon de costume)

    Et deuxièmement user et abuser des couleurs plus masculines. Encore une fois kaki / olive, beige (mais pas le beige clair), tous les tons dits « terre » (dans lequel tu pourrais d’ailleurs plus ou moins ranger ton « orange rouille »)

    Pour les pantalons, si je devais reprendre des exemples parmi nos pièces : pantalon cargo en flanelle oui, mais pantalon pied de poule non.

    Pantalon en flanelle gris clair (qui le rend un peu plus casual) oui, mais pantalon marine, un peu moins.

    Tout ça après, ce sont les conseils « sans trop de risque », mais comme toujours, les résultats les plus stylés se découvrent en prenant un peu de risques… D’où l’intérêt d’aller en boutique essayer des trucs, tester… 🙂

  • WildDredge

    Hello la team !
    Encore une fois un article très intéressant, cette fois-ci sur le cuir. Si je ne pense pas me tourner vers le vegan (j’adore la patine qu’apporte un vrai cuir) mais je me pose quand même quelques questions sur le port du perfecto noir. Je profite de ce message pour ouvrir une discussion voire un débat, je suis ouvert à tout commentaire (un minimum sérieux cela va sans dire 😉 ).

    Le perfecto noir est une pièce très caractérielle et souvent les gens y associent une connotation très rock, biker et insoumis. C’est d’ailleurs à ce titre souvent la profusion de remarques de l’entourage (dont on se passerait parfois). Bref, j’en suis encore au stade du domptage et cette pièce me résiste encore (pour l’instant) et je me pose encore pas mal de questions qui m’empêchent d’assumer pleinement cette pièce qui le mérite pourtant.

    1/ Les tops
    Première, on a le combo vainqueur : perfecto / tee blanc (parfois noir), mais avouons-le ça devient vite lassant (et pas forcément adapté pour le boulot). A mon sens le kaki est une première bonne alternative pour apporter un peu d’originalité à l’ensemble. Y a-t-il également d’autres couleurs qui pourraient fonctionner (bordeaux, gris, beige, bleu ou autre) ?
    Deuxièmement, la question de la chemise : je trouve le combo formel / perfecto vraiment pas à mon goût. Ça reste personnel mais je suis sûr qu’il y a d’autres solutions : des matières de chemises peut-être plus brutes ou casual (chambray voire workwear) ? Ou bien travailler sur du layering (pull, cardigan…) ? Même question que pour les tees : y a-t-il des couleurs qui s’y prêtent plus que d’autres ?
    Enfin, la troisième alternative : les pulls et hoodies. La question est plus simple que pour les chemises à mon sens, mais avez-vous quand même quelques conseils, ne serait-ce que pour les couleurs ou le style de la pièce ?
    Interrogation subsidiaire également : les écharpes et foulards. Comment bien les accorder avec un cuir ?

    2/ Les pantalons
    Pour le coup, on l’aura tous compris, le jean est le grand ami du perfecto. Néanmoins, y a-t-il des styles ou coloris qui s’y prêtent plus que d’autres, comme le jean brut (il me semble que le slim s’en sort mieux que la coupe droite par ailleurs) ?
    Au niveau des chinos, en revanche, j’ai l’impression que l’efficacité du combo est déjà plus limitée. J’ai quand même vu quelques bons trucs (notamment un certain relooking avec un chino orange rouille). Qu’est-ce que vous conseillez ?
    Et quid des autres pantalons (laine, autres…) ?

    Merci d’avance pour le coup de main (j’offre l’award de la réponse la plus stylée à celui qui me conseillera le mieux… la course est ouverte :P).

  • Nicolò – BonneGueule

    https://www.atelier-bertrand.com/

    Jérôme d’Atelier Bertrand peut te faire ça 🙂

    Test le mois prochain sur BonneGueule, à priori.

  • David

    Je suis d’ accord avec toi et par contre tu sais ou je pourrais trouver un perfecto en cuir bleu marine de bonne qualitè bien sur, car ou j’ ai trouvè des choses vraiment cheap ou alors on est sur des choses comme je t’ ai envoyè chez Paul Smith à 1900 euros donc j’ aimerais trouvè le juste milieu si tu as des pistes je suis à l’ écoute merci d’ avance.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Abdel !

    Je t’ai donné l’adresse par mail 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello David !

    Le perfecto BG… C’est pas pour tout de suite ^^

    Ca arrivera peut-être un de ces quatre, mais déjà, on va commencer par sortir quelque chose de plus simple et « facile d’accès » sur un cuir 😉

    PS c’est généralement toujours trop cher pour ce que c’est. En photo et à cette distance cependant, ça a l’air très bien.

  • David

    Slt les Bg,
    la question que je me pose après avoir lu cet article n’ est pas vraiment sur le cuir vegan mais plutôt à quand un perfecto bonnegueule dans un beau cuir et surtout d’ une autre couleur que le noir bon je sais que c’ est une pièce assez forte et que vous allez sûrement me dire que ce n’est sûrement pas prévu mais on a le droit de rêver sinon j ‘en récemment trouvé un très beau perfecto chez Paul Smith mais le prix est à mon avis très exagéré pour ce que c’ est vraiment je vous envois quand même la photo pour vous faire un avis https://uploads.disquscdn.com/images/f0f2cc11db5e9bc3743e2859f32fc960b651a2944ba6f5a2f99c1c80dd57b2bb.png

  • Abdelouahed Ben’

    Bonjour l’équipe,

    quel est l’endroit où vous faites ces shootings ? Nicolo a aussi fait ses shootings de test de chemise là-bas, et j’aimerais bien aller à cet endroit qui m’attire

  • Léo Moulin

    Il ne faut pas confondre écologie et veganisme ce n’est pas la même chose , la plupart des personnes devenant vegan ne font pas ça pour leur empreinte écologique mais par amour des animaux (même si je le conçois la nuance peut porter à confusion) , c’est un acte politique et militant pour dénoncer et abolir l’exploitation animale , après bien-sûr ce mode de vie va dans la plupart des cas permettre une empreinte écologique moins importante que le mode de vie conventionnelle des occidentaux (car n’oublions pas que l’élevage est un des principaux acteurs du réchauffement climatique ) mais dans certain cas leurs actes n’auront pas d’impact positif sur la planète et ce n’est pas leur but premier , c’est donc pour cela que ce mode de vie n’interdit pas par exemple la conduite d’un véhicule polluant ou dans notre cas l’achat de vêtements en synthétique en imitation cuir , même si il est vrai que cela peut avoir des répercussions négatives indirectement sur les animaux mais c’est exactement comme acheter un vêtement en coton qui pourrait être cultiver dans une zone où autrefois la forêt et la biodiversité prospérait et ou les animaux vivaient en paix , à ce moment là les véganes ne pourrait plus rien porter si on suit ton raisonnement donc il ne faut pas tout mélanger être végane n’est pas la même chose qu’être écolo 🙂

  • Foucault Jérémy

    Vu l’agressivité de ton message, tu dois être un vegan, sans aucun doute.

  • Fabrice

    En dehors du fait que ce soit polluant, sans patine, pas aussi beau que du vrai cuir, et aussi cher, ce qui me gène le plus, c’est que dans ces blousons ou chaussures là, on doit suer comme Zidane après un but, même sans rien foutre. Bref, très inconfortable au port!
    Un argument dissuasif à lui tout seul pour moi.

  • Nicolò – BonneGueule

    Non non entre vrai cuir d’entrée de gamme et imitation végane, si tu n’es pas concerné par la démarche éthique, vu ce qui existe actuellement, prends le vrai cuir d’entrée de gamme. (C’est mon avis du moins)

  • Alex – BonneGueule

    Hello,

    En fait tu es sur la deuxième partie de l’article, on aborde justement ce sujet d’un œil plus critique sur cet article :

    https://www.bonnegueule.fr/dossier-quest-ce-que-le-cuir-vegan/

    Comme tu le verras on est entièrement d’accord avec toi, preuve en un des paragraphes de Lucas :

    « Finalement, le principal problème du cuir vegan est celui de son empreinte écologique. Même s’il épargne les animaux et les dérives de la filière cuir à l’échelle de la planète, il est souvent à base de produits synthétiques dont l’origine n’est pas forcément propre. »

  • Nico

    Je suis un peu perdu avec toutes les discussions… Mais je parlais d’un choix d’un cuir dans l’entrée de gamme, et étant donné la qualité pas tip top, je me demandais si dans ce cas là, il ne valait pas mieux prendre le April 77.
    Et dans entrée de gamme, je me voyais dans les 400e max, budget en dessous d’autres gammes telles que Schott ou Allsaints.

  • Alex – BonneGueule

    Hello Léo,

    Alors Lucas n’est pas vegan, il a cependant une sensibilité pour cette cause. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a voulu écrire cet article.
    Du coup en hiver il porte un manteau de laine.

  • Alex – BonneGueule

    Hello Martin,

    Coupe skinny bien vu ! Mais pas tapered (ça serait plus large au niveau de la cuisse) 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Entre le Schott et le « cuir vegan » April ?

    Si tu n’es pas concerné par l’aspect éthique de la chose, le Schott sans une once d’hésitation.

    Je ne disais pas non plus que le April ressemblait « plus à du cuir » qu’un Schott, je disais juste que la recherche des similitudes devait se faire via la comparaison d’une autre gamme de prix 😉

  • Nico

    Du coup, la question à dix mille francs : étant donné le prix du Perfecto, se situant dans le début de l’entrée de gamme des vrais cuirs, qu’est il le plus judicieux de choisir ? (dans un budget max. de 400e, en dessous des allsaints ou Schott). Je parle plutôt ici qualité du produit et non forcément pour l’éthique (qui est quand même à prendre en compte). Merci d’avance 😁

  • Nicolò – BonneGueule

    En même temps Skippy, un perfecto Schott c’est pas dans des qualités ultra premium (même si c’est très bien pour le prix) 🙂

    Ca va te paraître paradoxal, mais le rendu là dessus est tellement lisse que ça ressemble plus (de loin, encore une fois) à un cuir très haut de gamme « parfait » ou presque, qu’à un cuir milieu / entrée de gamme comme tu en auras chez Schott. ^^
    Mais c’est le côté « trop parfait » qui le trahit justement.

    (D’ailleurs un blouson Schott « normal » n’a pas la même qualité que les modèles « made in USA », deux à trois fois plus chers et faits sur des peaux qui n’ont rien à voir.)

    Pour la souplesse, c’est le contraire par contre : ce « cuir vegan » est extrêmement rigide et c’est un des défauts de la pièce.

  • Skippy

    Bonjour !
    Je suis assez d’accord sur le côté innovant de la démarche, et c’est une bonne chose de continuer dans ce sens.
    Par contre, pour avoir un « vrai » perfecto Schott, je peux te dire que la ressemblance n’est pas du tout frappante. Quand j’ai vu les première photos, ma réaction a été « ho punaise du plastique !! »
    En ce qui me concerne, même de loin, je vois que ce n’est pas du cuir. C’est trop lisse, trop brillant et surtout trop souple, dans le sens ou ils ne marque pas au plis par exemple.
    Après cela n’engage que moi, mais si j’étais Vegan, je rejoindrais le commentaire du dessus en n’en portant pas du tout au lieu d’en mettre un « pour de rire ».

  • Romain D.

    Parce que la saucisse c’est un morceau brut de l’animal ? Non, c’est un produit transformé que tu associes à de la viande parce qu’on te l’a APPRIS comme ça. C’est juste culturel, peu importe l’ancienneté du truc. Et la culture, ça change au rythme de la société. Peut-être que dans 150 ans, on trouvera « aberrant » d’associer une saucisse à de la viande.

    EDIT DE NICOLÒ : Bon, peut-on clore cette discussion qui bifurque sur les saucisses les amis ? On s’écarte pas mal du sujet je trouve ^^

  • Don Raton Del Queso DeManchego

    Bonjour à toute l’équipe !

    Comme toujours, un article complet et intéressant sur un sujet qui n’est pas si facile. Cependant, appeler çà du cuir vegan est totalement fallacieux, hypocrite voire de la publicité mensongère.

    Je respecte et comprend totalement que certaines personnes ne veulent pas porter du cuir d’origine animal. Mais vendre du cuir synthétique issu de l’industrie pétro-chimique comme du cuir eco-friendly / d’origine pseudo naturelle, c’est vraiment prendre les clients pour des gogos. C’est comme vendre des tomates cultivés hors-sol dans des serres en Ukraine dans une belle boîte en plastique sur un joli marché parisien comme des tomates bios à 8 euros le kilo.

    Les seules chaussures vraiment vegans restent les espadrilles (artisanales bien sûr et sans semelle en plastique). Et pour le perfecto, peut-être que mamie pourra en tricoter un en laine des Pyrénées !

    Plus sérieusement, j’aurais aimé un regard plus critique sur ce phénomène qui semblent plus marketing qu’une vrai démarche écologique (même si il y a c’est mentionné dans la conclusion). Si c’est pour porter du synthétique autant aller chez Zara, ils ont eux aussi des cuirs « vegans » qui ressemblent à de vrais cuirs de loin pour bien moins cher.

  • Léo Moulin

    Super article bien détaillé et complet , dans le même sujet j’aimerais savoir quels vêtements porte Lucas l’hiver pour ce protéger du froid puisque étant végane il ce restreind à porter des matières comme la laine ou le cachemire ?

  • martin

    Bonjour !

    Les jeans Lee qui sont porté sur les photos sont des coupes skinny ? Tapered ou non ?

    Merci d’avance

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alexis !

    Je peux déjà te donner un élément de réponse : au mieux, absolument pas, au pire, très mal. Mais en aucun cas il y aura de patine 🙂

  • Foucault Jérémy

    Totalement d’accord. Pour moi c’est la même aberration que les saucisses de tofu.

  • Alexis Rouxel

    Salut l’équipe !
    Lucas devrait nous refaire un article sur le sujet d’ici quelques années, je suis curieux de savoir comment va vieillir ce pseudo-cuir. Le cuir (le vrai ! ) se patine avec le temps.
    Je pense que les adeptes du véganisme devrait assumer leur refus du cuir et ne pas faire semblant d’en porter.
    Comme Lucas, je suis réticent à l’idée de porter un perfecto, je trouve ça beau chez les autres, mais je ne me vois pas trop avec, cette image de « bad boy » ne correspond pas à ma personnalité. Enfin, je changerai peut-être d’avis ! En attendant je porte un blouson en (vrai) cuir, type motard, en version assez sage, après avoir porté un cuir style aviateur, hélas acheté trop grand (avant que je connaisse BG ! )

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Luu !

    Ici il est double.

    Moi je fais le double roulottage sur notre tee en coton-lin et ça pose pas de problème. Les coutures intérieures tirent forcément un peu mais le reste de la manche garde le plu et c’est bon !

    Après peut-être que tu le portes plus fitté que moi.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Sam !

    « Les premiers se refusant à porter une pièce aussi fortement associée au cuir. ».
    Ah bon ? C’est pas du tout le constat que j’ai dans les questions que nous pose les lecteurs, personnellement 🙂

    Par contre oui, le perfecto c’est pas simple.

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci Romain !

    Pour être tout à fait transparent, ce n’est pas forcément quelque chose qui sera récurrent dans nos colonnes, mais on se devait de traiter le sujet quand même 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Nico !

    Ton commentaire est très juste.

    Pour nuancer un peu, et parce que je l’ai essayé aussi, je dirais quand même que la ressemblance se perd un peu si l’on s’approche de suffisamment près (moins d’1 mètre), et surtout lorsque c’est porté (manque de souplesse).

    Mais c’est une belle progression par rapport à ce qu’on voyait dans les années 90-2000

  • Nicolò – BonneGueule

    Ahhh. Oui effectivement, c’est pas la première chose qu’on recommanderait.

    Mais pour être franc, le rendu reste convaincant tant qu’on s’approche pas de trop près, par rapport à d’autres imitations synthétiques que j’ai déjà vu.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Max !

    On aborde le sujet en détail dans la partie 1) de cet article. 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Non, ici c’est un abus de langage mais plutôt du figuré, parce qu’on est pas vraiment en train de faire référence au fait que la matière provienne littéralement d’un organisme vivant. 🙂

    C’est un terme utilisé pour expliquer les matières, qui a déjà été employé plusieurs fois dans nos colonnes, comme ici

    https://www.bonnegueule.fr/conseils-usure-vieillissement-vetements-vivants-morts/

    En fait quand on parle de matière vivante on veut dire « changeante », dont les propriétés se modifient à l’usage. (Et on sous-entend aussi que c’est une modification positive, ou du moins non négative, comme la patine, la détente d’un jean etc…) « Comme si » elle vivait. 😉

  • Nico

    Super article ! Bravo à Lucas pour son objectivité, parfois difficile lorsqu’on adopte un tel sujet. Je suis d’ailleurs conquis par ce perfecto. Alors oui ce n’est pas du vrai cuir, mais la ressemblance est frappante, on peut dire que c’est du « beau » faux cuir ! Du coup, je trouve que l’article colle tout à fait à la mentalité BG, car il s’agit là de nous montrer une qualité, des innovations et une manière de penser/consommer en dehors des circuits traditionnels. Chez BG, il est vrai qu’on n’aime pas vraiment l’acrylique, le polyester… mais on apprécie le Gore-Tex, le tissu Schoeller, etc ! Cela signifie donc que la noblesse du matériau dépend en grande partie de l’utilisation qu’on en fait et de la vision qu’on en aura. 🙂

  • Fred

    Salut Nicoló,

    Ma première phrase est mal formulée : ce n’est pas l’article qui est à des années lumière de l’esprit BG mais le blouson lui même 😉

  • Sam M.

    A mon avis un produit qui ne touchera ni les vegan ni le reste du public. Les premiers se refusant à porter une pièce aussi fortement associée au cuir. Les seconds préférant si leur budget le permet investir dans une matière naturelle. Quand j’essaye un cuir, la première question que je me pose est comment il va vieillir, la seconde : et à quelle vitesse ? Il n’y a pas plus difficile à porter qu’un cuir neuf, alors en plus si c’est un perfecto …

  • Nicolò – BonneGueule

    Fred, quand tu dis que cet article est « à des années lumières de l’esprit BG ! » … Sur quoi se base ta critique ?

    Comme tu l’as souligné Lucas s’est justement attaqué à un sujet compliqué sur lequel il a amené beaucoup de nuances, alors qu’il est lui-même végane.

    « J’espere que vous, qui nous avez appris à aimer les matières naturelles qualitatives, ne vous mettrez jamais à fabriquer un vêtement en toc. »

    Ce n’est pas prévu. A moins qu’on trouve un matériau synthétique avec des propriétés incroyables… Mais dans ce cas c’est du vêtement technique et c’est un autre sujet 😉

    Cela dit, ce n’est pas une raison pour ne pas informer nos lecteurs, surtout quand une partie d’entre eux, tout conscients qu’ils puissent être des différences de qualité avec le vrai cuir, manquaient d’alternatives pour s’habiller, et nous demandaient juste un simple dossier à ce sujet 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci à toi Jean-Michel 🙂

  • Alex – BonneGueule

    Hello Romain,

    Pas encore, on trouve qu’en terme de rendu le muskin, le « cuir » d’ananas ou le liège, ça ne ressemble pas vraiment à du cuir, à voir dans le temps si ça évolue vers quelque chose de plus jolie et de plus proche.
    Après on aime bien pour des détails, mais bon.

  • Romain D.

    Salut ! Le perfecto rends bien en photo. Il faudrait voir à quoi ça ressemble au bout d’un an ou deux… Et est ce que d’autres tests de ce genre sont prévus, notamment avec des « cuirs » vegan d’origine naturelle comme le muskin, l’ananas etc ?

  • DVC

    Salut !

    Concernant la deuxième et troisième image de la catégorie « Comment les porter ? » relatif aux brogues Dr. Martens où dans chacune un tee-shirt Uniqlo différent est porté seul en haut, je n’arrive pas à bien distinguer le nombre de « roulottages » au niveau des manches.

    Je possède plusieurs modèles de tee-shirts Uniqlo ainsi que votre tee-shirt en lin (mélangé) blanc en taille XS censés (?) être adaptés pour le roulottage mais :
    – si j’effectue un seul roulottage/pli les coutures intérieures tout autour deviennent apparentes et disgracieuses
    – si j’effectue deux roulottages même de la façon la plus propre possible on va dire, les coutures inférieures (et intérieures) au niveau de l’aiselle s’y opposent et finissent défaire le roulottage après quelques légers mouvements

    Se pourrait-il que ces tee-shirts soient adaptés au roulottage mais à partir d’une certaine taille supérieure à XS ?

    Cordialement.

  • Fred

    Alors là, franchement, on est à des années lumières de l’esprit BG !
    J’espere que vous, qui nous avez appris à aimer les matières naturelles qualitatives, ne vous mettrez jamais à fabriquer un vêtement en toc. Du cuir vegan… Sur un vêtement aussi fort que le perfecto en plus…
    Mon point de vue vous paraîtra sans doute tranché, mais quand on n’assume pas le cuir, on en porte pas, et on ne cherche pas à faire comme si en se couvrant le dos d’un bout de polyuréthane ! D’autant que comme le suggère Lucas dans cet article fort complet, il est plus avisé lorsqu’on est dans l’engagement vegan de s’abstenir purement et simplement de porter ce genre de pièce dont l’esprit est indissociablement et intrinsèquement lié à la matière authentique dont il est constitué.

  • Max

    Appeler du polyurethane Cuir Vegan, c’est un peu osé non? Parce que ca m’étonnerait que la majorité des vegans disent: Oh j’abhorre les produits d’origines animales, en revanche, je love le pétrole, c’est tellement bien les hydrocarbures, l’avenir de la planète.

    Remplaçons donc les souffrances animales par des forages en atlantique nord.

  • Jean-Michel MARTZ

    Merci Lucas pour cet excellent article!
    Et merci à BG de traiter également cette matière quelque peu « ovniesque » qu’est le cuir vegan.
    +1!

  • Sashimi

    « ce n’est pas une matière vivante ». Le cuir non plus (la peau sur l’animal avant d’être haché menu oui, mais pas le cuir). Abus de langage 😉

  • C’est de la bombe cet élan pour les matières vegan chez Bonne Gueule ! J’adore Aprill 77 et leur éthique, moins ce perfecto. Il existe des cuirs vegan qui auraient un rendu plus sympa selon moi. D’ailleurs voici une alternative : https://wearejamespayne.com/products/junkie-slip-5
    Les docs sont au top par contre !