J’ai testé la parka 004 de Bastong (la Barbour sud-coréenne)

Temps de lecture : 13 minutes

Publié par le 19 octobre 2020

IMPORTANT

Tous les choix des tests réalisés par la rédaction de BonneGueule sont laissés à sa libre appréciation. Ils n'augurent en rien d'une éventuelle collaboration de la marque testée avec la marque BonneGueule.

Les pièces sont soient achetées, soient mises à disposition gracieusement par la marque, ce qui dans ce cas n'affecte d'aucune façon le jugement que nous portons dessus. Cette indépendance est vraiment très importante pour nous, comme un totem.

Et qui peut imaginer influencer Nicolò, David ou Jordan ?

Christophe, rédacteur en chef.

Voici nos autres tests :

Ne faites pas l'innocent. Je sais parfaitement ce que vous vous dites et je suis d'accord avec vous.

"Bastong" ferait un nom parfait pour un sport de lutte en sandales ouvertes.

Voilà comment je vois les choses : 3 combats de 3 minutes chacun, 1 minute de repos entre chaque. Pour gagner, il faut réussir à retirer les tongs de son adversaire. Par la force ou la ruse. Autour des deux combattants, un public en cercle leur jette des tongs pour les déstabiliser.

Si je récolte suffisamment de réactions, je lance la Fédération Française de Bastong.

Mais ce n'est pas du tout l'objet de cet article. Soyons sérieux. On parle de mode ici, ressaisissez-vous.

Il s'agit de tester une parka longue en coton ciré de la marque sud-coréenne (et peu portée sur le sport) Bastong.

J'ai reçu cette parka début mars 2020 et n'ai pu la tester avant septembre 2020, à cause de la crise sanitaire.

La promesse qui se cache derrière cette pièce est la protection contre le mauvais temps . Ainsi ce test a pour but de répondre à ces questions :

  • Quelles sont les spécificités techniques et esthétiques de cette parka ?
  • La promesse est-elle tenue ?
  • Vous conseille-t-on de l'acheter ?

En somme, est-ce que vous en avez pour votre argent ?

Bastong, si c'est pas un sport de combat, c'est quoi ?

boutique bastong vitrine

Bastong, c'est la Barbour sud-coréenne.

Je dis ça car le créneau initial de Bastong, c'est l'outerwear. Et que son esthétique ressemble pas mal à celle, classique, de Barbour : je pense notamment aux vestes courtes en coton ciré.

Toutefois, c'est réducteur.

L'inspiration de Bastong ne s'arrête pas là. En fait, la collection comporte aussi des fatigue pants, des chemises OCBD, des pulls de cricket, des cabans et des henleys.

En gros : de l'Ivy, du preppy, du workwear, de l'heritage, du militaire.

homme en dufflecoat camel et mocassins

Un look inspiré de l'Ivy/preppy avec le duffle-coat et le pull de cricket, mais les mocassins sont plus rustiques que ceux portés par les étudiants américains. Du coup, cela induit une esthétique plus heritage au sens large.

On pourrait croire que la marque part dans tous les sens mais justement non. Car il y a une chose qui lie toutes ces pièces entre elles : leur facilité d'accès. Elles sont portables au quotidien par monsieur-tout-le-monde.

Oh parfois vous trouverez une chemise avec des broderies souris mais la grande majorité reste de l'accessible, du portable, des basiques pourrait-on dire.

Attention, pas basique au sens d'essentiel. Basique au sens élargi du terme. Je m'explique.

Est-ce qu'un pantalon en velours côtelé noisette ou olive est un basique ? Oui et non. Non car il n'est pas indispensable. Mais oui car si vous cherchez un pantalon en velours côtelé, les deux couleurs proposées sont une bonne base.

Oui, quand on possède déjà les basiques indispensables mais qu'on cherche du nouveau, mais pas trop voyant pour ne pas dénaturer son style, on se tourne vers d'autres basiques moins basiques. Si quelqu'un a compris quelque chose qu'il me fasse signe surtout.

 

Pulls colorés sur portant

Les mailles 2020 de Bastong, basiques mais pas ennuyeux.

Deux autres choses me frappent : les coupes sont classiques mais ajustées, les matières sont naturelles.

Donc, la vocation de Bastong est de proposer des vêtements modernes pour le quotidien, basiques mais pas ennuyeux.

Voilà ce que c'est Bastong, toujours pas aussi cool que le sport de combat dont je parlais, mais c'est déjà pas mal. Maintenant passons à cette parka.

La parka 004

parka tartan accrochée au mur

Elle coûte 597,000 won soit 447 euros. Je précise qu'elle m'a été donnée dans le but de réaliser ce test.

Voici l'autopsie de la pièce :

  • Extérieur en 100% coton waxé British Millerain
  • Doubure en 100% coton
  • Zips YKK
  • Boutons Kane-M estampillés Bastong
  • Fabriquée en Corée du Sud

Et je ne vois nulle part la notion d'imperméabilité, déperlance ou protection face au vent. C'est donc une promesse tacite, que la marque ne revendique pas.

À présent, passons à des photos portées de la pièce.

1. La parka sur les épaules d'un être humain

L'être humain en question fait 1m80 et 73kg. Il la porte en L. C'est sa taille habituelle sur ce type de pièce.

Les mesures de la parka dans cette taille sont les suivantes :

  • 53 cm en carrure
  • 64 cm de demi-poitrine
  • 77 cm de manches
  • 96 cm de longueur totale

Je fais exprès de rester droit comme un piquet pour vous permettre d'apprécier la coupe.

Et aussi, je ne souris pas. Ça c'est pour garder ma réputation de misanthrope auprès des voisins qui me regardent me prendre en photo dans la cour commune. Très important. Comme ça, quand ils manqueront de beurre, c'est pas moi qu'ils iront voir.

De face, parka ouverte

homme debout en parka tartan et chino camel

Les photos m'ont surpris.

Le volume de la parka ne ressort pas trop ici. C'est dû au fait que je sois statique. Car la parka ne se place pas dans la largeur de la silhouette.

Le volume s'apprécie de profil.

De profil, parka ouverte

homme de profil en parka longue tartan et chino camel

C'est intéressant de comparer ressenti et réalité.

Quand on se déplace, on a vraiment l'impression d'un grand volume qui bouge autour de soi. C'est agréable d'ailleurs. Pareil pour la longueur.

Ici, on voit qu'elle m'arrive aux genoux. Même légèrement au-dessus. Or, j'ai vraiment l'impression, en la portant, qu'elle descend davantage.

Presque à mi-tibia.

De dos, parka ouverte

homme de dos portant une parka tartan

Mise en garde : attention à l'essorage de votre machine, ça crée ce genre de pli blanc sur vos chinos.

Détail qui a son importance : le cordon de serrage bien visible dans le dos. Il sert à cintrer bien sûr. Mais a aussi une utilité visuelle car il permet de situer à peu près votre taille. Et ainsi dynamiser la silhouette.

Sinon vous auriez un grand bloc tartan sans début ni fin ni milieu. Et vous pourriez faire 8 mètres autant que 15cm. On ne comprendrait pas.

Là, grâce au cordon, la silhouette est coupée en trois parties assez égales : des pieds au bas de la parka, du bas de la parka au cordon, du cordon au sommet du crâne.

Dynamisme. Élégance. Facilité de lecture de votre silhouette. Vous faites chavirer les cœurs. Vous obtenez votre prêt bancaire.

Autre chose : on remarque qu'il n'y a pas de fente en bas de la parka. Ça fait un peu penser aux ponchos.

Pour ceux qui s'interrogent, ce n'est pas gênant quand on se déplace car la fermeture éclair de devant s'arrête où il faut comme vous le voyez sur la photo ci-dessous.

De face paré pour le mauvais temps, parka fermée

homme deface parka à capuche tartan

De face, les poches remplissent la même fonction visuelle que le cordon. Elles servent à y ranger des choses, oui, mais elles permettent aussi de diviser la silhouette en trois et de la rendre plus lisible.

Le fait que les poches soient disposées en biais rappelle les parkas militaires. Ce détail de conception, en plus de donner de la personnalité à la parka, rend l'utilisation de celle-ci agréable.

De plus, elles sont assez grandes. Ça ne gâche rien.

J'ajoute qu'il est aisé de mettre les mains dans les poches, de les sortir. Et leur bonne position sur le vêtement permet de ne pas avoir à regarder quand on y place ses mains.

Ça compte ce genre de détail. C'est la frontière qu'il existe entre un bon vêtement et un vêtement qui vous donne le sourire quand vous le mettez le matin.

Voilà pour la coupe.

Passons aux détails de confection.

2. On passe la parka au microscope

La matière : entre technicité et sensualité

coton waxé zoom

C'est là où la ressemblance avec Barbour est flagrante. Puisque la matière utilisée par Bastong, c'est le coton waxé. Matière qui a fait les beaux jours de Barbour.

Je ne sais pas si Barbour se fournit chez British Millerain.

Ce que je sais en revanche, c'est que Barbour est née en 1894, British Millerain en 1880 et, tenez-vous bien, elle a conçu son premier tissu imperméable en coton waxé en 1894.

Coïncidence ?

JE NE CROIS PAS.

Mais je ne sais pas vraiment quoi faire de cette information.

British Millerain

étiquette british millerain bastong

  • Date de naissance : 1880
  • Lieu : Lancashire, UK
  • L'offre de British Millerain s'adresse aux forces armées et aux métiers d'extérieur
  • Elle est le leader mondial des tissus de coton waxés

Parlons un peu technique. La matière est imperméable.

matière imperméable

Enfin disons très déperlante. Je ne sais pas si le terme imperméable est un peu trop ici. En tout cas, c'est amplement suffisant pour nos climats en France.

Quand il pleut, je ne réfléchis pas et je sais que je serai au sec. La parka ne dispose pas de coutures soudées mais ce n'est pas un problème. On marche rarement des heures sous la pluie. Et si c'est votre quotidien, alors ne prenez pas cette veste et tournez-vous vers des marques techniques comme Arc'Teryx et compagnie.

matière où l'eau ne pénètre pas

Ce n'est pas tout.

Cette matière est coupe-vent. C'est vrai qu'on se sent protégé avec elle. Les bourrasques ne nous provoquent pas de grands frissons dans le dos.

illustration homme en parka dans la neige

Illustration se trouvant dans la page de vente de la parka.

D'ailleurs, elle partage ces deux caractéristiques (coupe-vent et imperméable ou extrêmement déperlant) avec le Ventile®, tissu également créé en Angleterre.

Alors on peut se demander : le coton waxé, est-ce mieux ou moins bien que le Ventile® ?

Coton waxé vs Ventile® ?

Si vous voulez lire en détail les caractéristiques du Ventile®, elles sont exposées en long et en large par Benoît, dans cet article.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Si les deux tissus partagent des caractéristiques et qu'elles sont toutes deux faites en 100% coton, la comparaison ne tient pas vraiment.

Pour une raison simple : le Ventile® est respirant, le coton waxé ne l'est pas.

Autre avantage pour cette dernière, elle ne nécessite aucun entretien pour converser ses propriétés imperméables. Le coton waxé si. On va d'ailleurs le voir un peu après.

Pour finir, je vois quand même dans le coton waxé deux avantages sur son rival : il est moins cher et il est plus... sensuel !

Sortons de la dimension technique pour aller vers une dimension plus émotionnelle.

Ce que j'aime avant tout dans cette matière c'est sa perspective d'évolution.

C'est un peu l'homologue du jean brut. Regardez cette veste et admirez sa patine :

Ma Bastong suivra le même chemin. D'ailleurs elle a déjà commencé à changer.

Quand je l'ai eue en mars, elle était sombre. Le tartan très fondu ne se voyait pas bien. Maintenant que je l'ai portée sous la pluie, le vert ressort davantage. On voit d'ailleurs la différence entre la photo sur cintre et les photos portées.

Bon ça, ce n'est pas tant la patine que le fait que la wax s'estompe. C'est normal.

Du coton waxé, ça s'entretient.

A mesure qu'on l'utilise, il perd en imperméabilité et donc, il faut le rewaxer. Un peu comme une montre mécanique qu'il faut remonter régulièrement.

C'est une contrainte. Mais une contrainte pleine de charme. Prendre le temps de le faire comme on cire ses chaussures. Le temps s'arrête. On fait quelque chose de ses dix doigts. Une fois que c'est fait on a le sentiment d'avoir accompli quelque chose.

Waxer, c'est bon pour l'ego.

Je ne connais pas encore la fréquence d'entretien mais, à l'aveugle, je dirais qu'une fois par an suffit. Si on habite dans une zone moyennement pluvieuse et qu'on ne passe pas son temps à l'extérieur. Mais si votre utilisation est plus intense, cela variera.

À ce propos Julien, de Borali, a écrit un article très éclairant sur comment waxer une veste. C'est très bien fait et ça me donne envie de m'y essayer.

Et ici, je vous mets une vidéo tuto de Barbour pour le même objectif.

N'ayons pas peur des mots : le coton waxé, c'est sensuel. Un toucher particulier, un peu poisseux, une petite odeur typique et si on la goûte ça doit bien avoir un petit fumet quand même !

Non je dis ça car la wax est faite à base d'huile de graine de lin, c'est comestible. Sinon pourquoi lécher sa parka je vous le demande ! Et puis aussi à cause de l'étiquette qui se trouve à l'intérieur de la veste.

etiquette de parka

Bon l'étiquette casse le délire tout de suite : ne léchez pas cette parka. C'est peut-être plus prudent en effet. En tout cas, c'est une étiquette intéressante, comme on en voit peu et c'est plaisant.

Elle sent très peu d'ailleurs cette parka. Après, toute personne achetant du coton waxé doit s'y faire. Et ça fait partie du plaisir je trouve !

Quand je monte à l'arrière d'un taxi en fin de soirée avec des potes et que l'odeur de ma Barbour exhale, j'exulte. Je partage, y'a pas de raison de garder pour soi les petits plaisirs de la vie.

On aperçoit aussi une mention manuscrite au bas de l'étiquette, c'est un détail digne d'intérêt même pour un étranger. Ça indique le soin et le temps. Ça indique aussi le respect du consommateur.

C'est vrai !

C'est le lien qui existe entre le designer, ceux qui ont fabriqué la pièce, celui ou celle qui l'a vendue et le consommateur final. Cette écriture, c'est l'humain avant le business, le cœur avant la raison.

Et c'est précisément ce qui m'intéresse.

Bon mais qu'a-t-elle d'autre dans le ventre cette parka ?

Les boutons : petit point négatif pour moi

Ils font clic-clic comme il faut. Là n'est pas le problème.

Voilà une photographie comparative des boutons d'avant 2018 à gauche et après à droite.

boutons de veste

On constate qu'avant, ils étaient en relief et maintenant plus. Pourquoi ?

Avec des boutons en relief, on prend le risque de détériorer le manteau par frottements, notamment les manches. Je pense que c'est ce côté abrasif qui a fait changer les boutons.

La tagline a changé également, passant de "Rain & Sunshine" à "Symbol of Quality". C'est un arbitrage propre à la marque que je ne commenterai pas ici. Je peux simplement dire que je préférais les anciens boutons car il avait un côté artisanal et plus sensuel.

Oui on y revient !

En les voyant, je peux presque sentir le relief sous la pulpe de mes doigts. Pas vous ?

C'est un point négatif, selon moi. Même si c'est un choix raisonnable de la part d'une marque qui veut que ses produits durent le plus longtemps possible.

Deuxième point négatif pour moi : le branding des boutons. J'aurais préféré du sobre, du moins clinquant. Déjà que les zips sont dorés , les boutons n'avaient pas besoin de se voir autant, ni d'afficher le nom de la marque.

Zips dorés YKK

Les zips dorés en question

Sur un coup de tête, ces boutons, je les poncerai tous ! Ça n'en sera que plus beau.

L'intérieur de la parka : c'est beau

intérieur parka posée sur le sol

L'intérieur de la veste est élégant. J'aime particulièrement ce twill de coton à chevrons qui est là pour rappeler le côté militaire de la pièce. C'est le même tissu (HBT) qui était utilisé pour certaines pièces comme les fatigue pants des GIs.

Encore une fois, cela montre quand même tout le soin qui est apporté à la confection de la pièce.

Pas grand-chose à ajouter ici, à part peut-être noter la présence des deux poches intérieures. Elles sont pratiques.

intérieur parka poche HBT

Le twill de coton de plus près. Et cette poche intérieure.

À noter aussi : la ganse pour protéger le cordon de serrage à la taille. Je trouve tout ça assez propre.

intérieur de veste cordon de serrage

L'envers du décor !

Et ce jusqu'aux petites pièces de cuir noir qui servent à bloquer les cordons.

empiècement en cuir serrage cordon

La capuche : tout ce qu'on peut en attendre

Elle enserre la tête correctement, en la protégeant sans entraver ses mouvements.

On peut s'isoler du vent encore davantage si on le souhaite en se servant des cordons de serrage. Rien de tel pour avoir une tête de c** mais parfois, il faut savoir sacrifier le style pour un peu de confort.

Non je plaisante, pas de sacrifice avec cette parka. On est toujours au top.

Les cordons desserrés :

homme en parka tartan capuche sur la tête

Les cordons serrés :

homme en parka encapuché

Ça va !

On garde sa dignité.

La parka, après un mois d'utilisation environ

Elle est agréable à porter. Mieux ! Je suis toujours enthousiaste à l'idée de la porter.

D'abord parce que sa coupe permet de jouer avec les couches de vêtements, selon la température. Donc c'est parfait pour la demi-saison.

Le coton waxé n'est pas respirant comme on l'a vu, mais Bastong a équipé sa parka de trous d'aération. Ce qui fait qu'on ne se sent pas comme dans une étuve.

Trou d'aération capuche parka tartan

Sur la capuche

L'hiver aura raison d'elle et je la laisserai au placard. Sauf si je me dégote un liner vintage (ou pas) dans le style de ceux destinés aux parka fishtail M-51. Peut-être que cela peut suffire quand le froid n'est pas trop agressif.

Il faut dire que la parka est vraiment coupe-vent. Ce qui fait que, même si elle n'est pas épaisse, elle isole du froid. C'est pour ça que j'aime bien la porter quand je suis à vélo.

Le cou est protégé. Et s'il le faut, on met une écharpe. Et le corps ne souffre pas du vent.

En revanche, ce dernier passe par les manches, dépourvues de bord-côtes. Il faut donc compter sur la couche du dessous pour ne pas qu'il s'infiltre, espiègle comme il est.

Et justement, il adore jouer avec la parka. Comme elle est longue, il arrive parfois qu'en marchant un pan de la parka soit plaquée contre nos jambes. Ou qu'il s'envole gentiment. Ça peut être dérangeant quand on marche contre le vent.

Pour moi, ça fait partie du jeu d'avoir une parka un peu longue et même du plaisir de la porter.

Style

Ce n'est pas un article de style, c'est un test. Mais je ne peux résister à l'envie de vous proposer quelques pistes.

Vous la voyez dans ce Panache sur le cargo à 6:43 :

Le tartan est assez fondu pour ne pas être trop agressif. Du coup, c'est facile de porter cette parka. Il faut faire comme s'il s'agissait d'un manteau bleu marine avec des reflets verts discrets.

Accorder ses vêtements avec ce bleu et, si on le souhaite, faire des rappels subtils de ce vert. Par exemple :

homme devant son miroir en parka tartan et jean

Sweat Orslow, bandana vintage, jean Fullcount, derbys National Standard

Voilà une tenue facile pour un jour de pluie en automne. Pour améliorer cette tenue, il suffit de sourire contrairement à moi.

Sinon, on peut aussi jouer avec l'aspect géométrique du tartan :

vue du haut tenue avev chemise à carreaux et derbys marron

Surchemise Beams +, t-shirt Velva Sheen, jean Fullcount, chaussettes Archiduchesse, derbys Paraboot

D'une manière générale, je vous conseille de porter un pantalon à la coupe droite et plutôt ample avec cette parka (20cm d'ouverture de jambes ou environ). Ce sera plus harmonieux à mon avis.

Quoi qu'on peut aussi se la jouer Mod's avec un costume gris anthracite proche du corps et des chelsea boots.

Verdict

La promesse de protection face aux éléments est induite par la forme de la parka et ses spécificités techniques. Mais aucune mention sur la page de vente ne va dans ce sens .

Ce que je peux en dire : pour 447 euros, la parka Bastong vaut son prix.

Les détails de confection sont nombreux et les finitions sont soignées. C'est une pièce solide, faite pour durer.

Sa matière, si elle n'est pas aussi respirante qu'un Ventile®, n'est pas désagréable à porter grâce aux petits trous de ventilation opportuns. Le coton waxé de chez British Millerain offre une bonne protection face à la pluie. Le seul bémol est qu'il faille rewaxer la matière de temps en temps.

Ce que j'aime dans cette parka :

  • Sa longueur
  • Le fait qu'elle soit coupe-vent
  • Ce tartan fondu qui se révèle avec les frottements et la pluie
  • Son ampleur
  • Le double-zip
Homme en parka dehors

Le visage de la félicité

Bien sûr, si vous la commandez sur le site de la marque, il faut compter les frais de port et un possible montant dû à la douane (30€ environ). Cela dégrade son rapport qualité/prix. Toutefois des produits de ce type sont assez rares par ailleurs.

Si vous vous trouvez un jour à Séoul, Bastong est un passage obligé. Je mets ma main à couper que leur service client est irréprochable. En tout cas, je sais que leurs produits sont faits avec un sens aigu du détail et une passion pour les vêtements durables.

En conclusion, si vous me croisez dans les rues de Paris entre aujourd'hui et le plein hiver, il est possible que vous me voyiez avec.

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