Comment bien porter le motif camouflage ?

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Faites-vous partie de ces garçons qui, plus jeunes, arboraient fièrement une panoplie de soldat pour rejouer quelques-unes des batailles les plus légendaires de l'Histoire...?

Notre vestiaire quotidien puise largement dans les tenues militaires. On peut ainsi citer la saharienne, la veste officier, le bombardier, le pantalon cargo, le trench-coat et même... le tee-shirt.

Longtemps l'apanage exclusif des vrais soldats, le look militaire est aujourd'hui largement répandu. Popularisé par les idoles rock des années 60-70 et porté par les militants pacifistes comme acte de contestation lors des évènements au Vietnam, on ne cesse de le croiser depuis, des podiums à la rue.

Jimi Hendrix photographié par Gered Mankowitz en 1967. C'est l'une des première fois où une icône du rock est photographiée vêtue d'une veste militaire. Ce cliché est devenu, depuis, légendaire.

Mais l'héritage militaire comprend aussi des types de tissus, des procédés de fabrication et... des imprimés. Parmi eux, le camo, motif si particulier que je vais m'atteler à le décrypter pour vous.

À l'attaque !

Le camo, des tranchées aux podiums

Vous l'aurez compris, le terme "camo" désigne l'imprimé camouflage typique des tenues militaires traditionnelles.

La petite histoire du camo

Il est difficile d'affirmer avec certitude où et quand est apparu le camo.

On en retrouve dès la fin du XIXe siècle, lorsque l’armée britannique adopte déjà des uniformes neutres lors de la guerre du Transvaal en Afrique .

Pour autant, tous s’accordent à dire que la naissance du camo moderne serait, à l'origine, une idée développée par un trio de soldats français mobilisés dès les premières heures de la Première Guerre mondiale. Cocorico !

Petite leçon d'Histoire : en novembre 1914, quatre mois seulement après le début des affrontements, les deux fronts ennemis s’embourbent dans une guerre de position. Des tranchées sont creusées, des campements sortent de terre et des machines de guerre s’élèvent. Autant de choses qu'il va bien falloir cacher !

L'art du camouflage, peinture sur canon et toile synthétique.

C’est dans le 6e régiment d’artillerie que le décorateur Louis Guingot et le directeur de magasin Eugène Corbin ont, les premiers, l’idée de dissimuler les canons sous une grande toile peinte afin de leur éviter d’être pris pour cible...  

De gauche à droite, Lucien Victor Guirand de Scévola, Louis Guingot et Eugène Corbin.

Le peintre mondain Lucien Victor Guirand de Scévola, mobilisé en Lorraine, se joint à cette initiative. Profitant de son réseau, il arrive à convaincre le général Joffre - chef des armées - de la pertinence de cette pratique. Ce dernier fait alors de la recherche dans le camouflage un enjeu majeur, à décliner dans tous les corps de l’armée et ce, jusque dans les tenues des soldats. 

Pour la petite anecdote, ce même Louis Guingot a, quelques temps avant sa rencontre avec Guirand de Scévola, envoyé une tenue peinte à la main au Services des Armées de Paris. Dite "tenue léopard", elle lui a été retournée faute d'intérêt. Il s'agit pourtant de la première vraie veste de camouflage de guerre.

À gauche, la "tenue léopard", à droite Monsieur Louis Guingot (à gauche sur la photo).

Depuis, plus aucune armée ne doute de la pertinence du camouflage. Les nouveaux conflits engendrent même l'apparition de nouvelles formes, comme le "desert camo" de l'armée américaine. 

Engagés dans plusieurs conflits au Proche-Orient, les États-Unis ont développé le "desert camo". Il s'appuye sur des teintes sable, plus proches des paysages irakiens que le kaki.

Le camo oui, mais lequel?

Difficile de répondre à cette question tant les différentes versions sont nombreuses.

Tandis que je m’attelais à écrire cet article, je me suis rendu compte des limites de ma connaissance en la matière. Mea culpa...

Je suis alors parti à la pêche aux informations en consultant les textes historiques, naviguant sur des forums dédiés aux amateurs de chasse, des blogs mode spécialisés dans le vestiaire militaire ou des sites pour gamers professionnels (du type Battlefiled et autres Call of Duty). Bref, de l'investigation intensive !

Parmi la multitudes de camo existants, voici donc ceux que vous risquez de rencontrer le plus souvent :

Le Flecktarn : ce motif, dont certaines origines remontent à la Seconde Guerre mondiale, est aujourd’hui très répandu. Dans l’armée allemande d’abord, mais aussi dans de nombreux autres pays comme le Japon ou la Pologne. Il s’agit d’un “motif platane”, composé de trois à six couleurs par petits points.

Le M81 Woodland (sur cette photo) et le Camouflage Centre Europe (CCE) : bien que légèrement différents (notamment au niveau des formes), ces deux motifs sont très proches avec leurs quatre couleurs : noir, marron, beige et vert. Le premier est principalement utilisé par les forces armées américaines et le second, par l’armée française.

Le Tigerstripe : originellement développé par la République du Vietnam dans les années 60, il est lui-même dérivé de la version “tenue de léopard” des forces françaises des années 50. Il prend l’apparence, comme le laisse supposer son nom, de rayures faisant penser au pelage du tigre.

Le MARPAT : imprimé notamment utilisé aux USA et au Canada, c'est un camouflage pixélisé, réduisant sa signature infrarouge. Il est aujourd'hui décliné dans plusieurs versions - woodland, desert et urban - pour que les militaires puissent s'adapter à toute sorte de terrain ou de situation.

De fait, vous disposez d'un vaste choix d'imprimés différents, depuis les motifs originaux jusqu'aux dérivés actuels.

Les marques qui défilent l'ont bien compris, en intégrant du camo depuis plusieurs saisons déjà...

Le camo des front row

Avant que les podiums ne s'en emparent, le camo conservait une certaine "marginalité".

Quelle que soit la saison, la tendance ou le parti-pris stylistique de la marque, il fait désormais partie de ces éléments que l’on retrouve en filigrane à chaque nouvelle Fashion Week. C'est notamment ce qui lui a permis de se répandre à un niveau plus global.

Défilé Dior Printemps Été 2016. Ici, les revers camo attirent l'oeil et habille la tenue, plus sobre autrement.

Défilé Valentino Printemps Été 2016. Outre la veste, on note qu'il est possible de décliner le camo en accessoire sur une tenue avec, par exemple, un sac à dos. Cela peut être une alternative au vêtement si vous ne voulez intégrer le camo que par petites touches.

Défile Dries Van Noten Printemps Été 2013. Pour le coup, le look se compose de différentes pièces camo, dans plusieurs couleurs. Si l'on évite toujours d'empiler plusieurs pièces camo, on voit ici que cet imprimé n'est pas cantonné au kaki, marron ou vert.

C'est bien joli tout ça, mais comment maîtriser le camo dans la vie de tous les jours ? C'est ce qu'on va voir juste en-dessous !

Comment bien porter le camo?

Bien que très répandu, le camo est un imprimé dont il faut se méfier. On peut vite tomber dans les affres du mauvais goût. 

Justement utilisé, le camo peut s’intégrer dans certaines de vos tenues pour transformer des looks somme toute basiques en assemblages plus recherchés.

Lorsque vous portez une pièce camo, je vous conseille de miser sur un look avec des pièces neutres. Veillez aussi à dissocier haut sombre et bas clair ou inversement. Il n'est toutefois pas interdit de complètement casser la tenue en misant sur une pièce radicalement différente.

En haut !

Pour commencer, je vous conseille de ne porter qu'une seule pièce camo par tenue. Avec l'expérience, et quand vous serez passés pros dans la maîtrise de cet imprimé, vous pourrez aisément coupler plusieurs pièces. Comme je vous le disais, cet imprimé, visuellement saturé, s’accorde difficilement avec un autre imprimé ou une autre pièce forte dans une même silhouette.

Je vous propose de consulter une sélection de looks qui vous aideront à mieux comprendre comment dompter ce fichu camo !

La veste militaire

Très simplement, vous pouvez miser sur une veste, comme une parka ou autre filed jacket (veste d'inspiration militaire par excellence, dont les modèles sont aussi variés qu'il existe d'armées).

Porté en parka avec capuche sur une tenue simple, ici un pantalon blanc. C'est une approche particulièrement appréciée de nos amis italiens, qui utilisent leur pantalon comme une "toile neutre" autour de laquelle composer avec des pièces plus fortes.

Ici, le brut de la saharienne camo (version hivernale) tranche avec le camaïeu de bleu du combo cardigan, chemise et cravate tressée. La tenue est moins formelle mais manquerait de contraste autrement, et gagne en originalité puisqu'elle oppose une base élégante à une veste plus "brute". Les verres polarisés bleu pétrole rehaussent aussi le look.

Look très fort avec deux pièces camo : une filed jacket et une chemise sombre à l'imprimé similaire, portées avec un chino rouge pour casser la silhouette. L'ensemble des accessoires finit de compléter cette tenue. En l'occurence, cela fonctionne aussi grâce à la couleur de peau et le crâne rasé du porteur, qui peut se permettre des nuances plus audacieuses. On risquerait autrement d'envoyer trop d'informations. À réserver aux plus aguerris !

La chemise ou surchemise

Alternative à la veste, la surchemise pourrait être envisagée ouverte sur un tee-shirt blanc, avec un chino dont la couleur apaisera votre haut.

Plus discrète, on la prendra dans un coton de qualité et relativement épais pour une tenue parfaite. On peut même miser sur un denim imprimé.

Chemise imprimée Carhartt, avec un imprimé contemporain.

Saharienne en denim imprimée camo de chez G-Star. Si la marque n'est pas réputée pour la finesse de ces designs, celui-ci est bien exécuté ! On pourrait même imaginer une petite maille à la place du tee-shirt.

Cependant, il peut aussi être intéressant de se servir d'une chemise camo pour donner du corps à une tenue. En l'associant à un ensemble costume ou porté sous un pull, et en misant sur les différences de textures, l'imprimé ressortira davantage. On joue ici sur les détails et le visuel.

Porté sous une veste et un cardigan, le camo apparaît subtilement et attire l'oeil. Le genre de petit détail qui apporte de la recherche à l'ensemble.

Porté sous un costume texturé, le camo pimente la silhouette. Il amène une forme d'inattendu en s'opposant au formalisme de la tenue. À nouveau, on encadre l'imprimé pour le tempérer et le laisser s'exprimer sans trop en faire.

Le cas de la maille

Le hoodie et le sweat-shirt sont deux pièces qui se prêtent à l'imprimé camo. Compte-tenu de leur nature décontractée, on pourra s'amuser tant au niveau du design que de l'imprimé en lui-même.

Une touche de créativité en plus est la bienvenue, en détournant l'imprimé par exemple, quitte à parfois un peu s'éloigner de la tradition.

De fait, ce type de pièce sera à propos dans une tenue plutôt streetwear, ou pour casser le formalisme d'une tenue.

 

Ici, un sweatshirt Acne dont l'imprimé suggère le camo par les couleurs et le dessin. C'est cette prise de liberté dans le design qui en fait un bon choix pour une tenue relativement formelle ou casual chic mais avec un côté décalé.

Plus rarement, vous trouverez des pulls camo. C'est d'autant plus intéressant lorsque celui-ci est texturé, comme ici avec cette laine duveteuse qui adoucit ce motif de gros dur. Le pantalon navy est la meilleure option pour compléter sobrement la pièce. Si notre porteur opte pour des mocassins verts rappelant le pull, une petite paire de sneakers blanches serait tout aussi envisageable.

Le bonus layering

L'imprimé camo trouve facilement sa place en layering. Il apporte alors une touche - maîtrisée - de couleur, qui attire l'oeil et qui structure la silhouette. Mais il s'agit déjà de looks nécessitant d'être un peu expert en la matière.

Ce look montre qu'il est possible d'adopter un style d'inspiration sartoriale - blazer en tweed à rayures, jean blanc et boots - auquel on rajoute une filed jacket camo (dérivé de la classique M81). Encore une fois, le motif apporte une spontanéité bienvenue dans un look habillé.

Autre approche, avec un col roulé à la place. L'ensemble reste aussi harmonieux, quoique prenant une note workwear plus marquée. En ce sens, le physique type "Vieil homme et la mer stylé" joue aussi beaucoup.

Mon look préféré, combinant une surchemise camo (avec un imprimé plus actuel), sous une veste en jean brut. Pour un style workwear, on ajoute un pantalon en laine brun qui joue sur les volumes et des boots qui ont déjà vécu. La chemise en flanelle s'inscrit dans la même veine, là où la cravate s'invite pour casser les codes.

En bas !

Porter l'imprimé camo en jean ou en pantalon est plus délicat. De fait, et très vite, une telle pièce peut donner un côté peu élégant à une tenue même très simple. On évite alors ces gros pantalons sans formes aux multiples poches et aux imprimés très cheap.

Je vous conseille plutôt des pantalons coupe droite, des chinos en coton de qualité sans trop de fioritures.

Pour un look streetwear qui respire le cool, un cargo camo peut faire l'affaire. Attention tout de même, n'est pas Jay-Z ou Kanye West qui veut...

Je vous livre ici quelques idées de combinaisons avec un pantalon camo, qui pourraient vous inspirer dans vos tenues futures.

Un chino camo qui, comme à chaque fois avec Nick Wooster, peut transformer une tenue formelle en un look décalé. La règle reste pourtant la même : des pièces très sobres sur le reste de la tenue, notamment du gris. Si les souliers orange vous semblent trop audacieux, ils peuvent être remplacés par leurs cousins marron.

Le mix veste en jean et camo (ici en pantalon) marche toujours très bien, pour un style casual assez brut. On joue sur une palette empruntant à plusieurs pans du workwear, ce qui rend le mélange harmonieux.

Dans un style plus affirmé, le pantalon camo s'adapte parfaitement à des workboots, négligemment roulotté pour faire apparaitre l'ensemble de la chaussure. On est sur du bon gros workwear pour le coup ! D'ailleurs, le look de gauche reste plus simple à appréhender, grâce à la neutralité du tee-shirt.

Et on accessoirise !

Vous l'avez compris, le camo peut être un parti pris intéressant. Cela étant, si d'aventure vous ne vous sentiez pas encore prêts pour le porter en pièce centrale, tournez-vous vers les accessoires. Et là, le choix est large. Passage en revue des troupes !

On privilégie notamment les accessoires en tissus, synthétiques et techniques. On évite le cuir, trop traité pour obtenir l'imprimé camo et qui aura perdu en qualité suite à ces nombreuses modifications.

Autrement, on peut presque tout envisager : bonnets, écharpes ou même foulards et autres bandanas... Presque, car là encore, le faux pas n'est pas loin...

En sac à dos, le camo apporte une touche aventurier sans se prendre au sérieux.

Les chaussures, ici des New Balance, peuvent être une touche d'originalité bienvenue dans une tenue plus neutre. Ne vous fiez pas à leur semelle et portez-les comme n'importe quelle paire kaki`.

Le camo, c'est uniquement du kaki?

Bon, vous vous en doutez, discuter camouflage revient à parler forêts, bosquets, déserts arides et terrains boueux (entre autres). Mais la magie de la mode vous ouvrira les portes - trop méconnues - des imprimés camo aux coloris autres que le kaki, ocre, marron ou vert.

En effet, il vous sera possible d'opter pour des versions plus subversives : jaune, bleue ou éventuellement rouge. Attention toutefois, comme le dit le dicton, rien ne vaut l'original. Veillez donc à privilégier des pièces vraiment esthétiques et à toujours bien réfléchir avant l'achat.

Idéalement, misez plutôt sur l'accessoire afin d'éviter toute errance stylistique...

Ici, une parka Supreme. Le camo jaune, le design et le style très sportswear font de cette pièce un choix pertinent. Vous noterez tout de même que certaines couleurs plus "classiques" comme le vert et le marron restent présentes mais par plus petites touches.

 

Niveau accessoire, comme ici sur une cravate, le camo peut être d'une couleur moins répandue. Typiquement, ce modèle peut twister votre classique costume / chemise blanche.

Attention aux erreurs : gar(d)e à vous !

On vous l’a dit, le camo peut très vite transformer un bel ensemble en look complètement surchargé, voire ringard ou surfait dans le pire des cas.

Petit tour des erreurs classiques à éviter...

Comme évoqué plus haut - mais mieux vaut prévenir que guérir - on ne se lance jamais dans un total look camo et on évite, sauf si l’on est passé maître en matière d’élégance et de style, de porter plus d’une pièce imprimée. C’est lourd, peu flatteur pour la silhouette et surtout... ça nous agresse visuellement. Merci pour nous.

Parce que l’imprimé lui-même est un peu saturé avec sa multitude de couleurs et de formes, mieux vaut privilégier des pièces simples, aux coupes assez nettes et sans trop de fioritures. On ne mixe pas non plus l'imprimé camo avec un autre imprimé... "Less is more", comme dirait l’autre.

Quelques pièces risquent aussi d'être plus compliquées à porter que d'autres...

  • Bonnets et écharpes : loin d'être interdits, il faut toutefois que vous fassiez attention à ne pas trop abuser de ces éléments qui risquent vite de vous donner un look streetwear un peu "too much".
  • La ceinture : je vous conseille d'éviter la ceinture camo (ou toute ceinture imprimée d'ailleurs). Outre le fait que ce genre de pièce soit un peu dépassée, le produit en lui-même risque d'être de piètre qualité, vu les différents traitements qu'il aura reçu pour arriver à un tel résultat.
  • La doudoune : vous le savez, on est pas hyper fans des grosses doudounes. L'effet bibendum, ce n'est pas trop notre truc. Rajoutez-y l'imprimé camo et là... on se passe de commentaires.

Enfin, le camo véhiculant, par son origine, un imaginaire aussi valeureux que funeste, faites attention à ne jamais tomber dans la caricature. Usez de cet imprimé avec parcimonie et justesse.

Mais alors, où trouver les plus belles pièces camo ?

Bien sûr, à chaque saison, on retrouve de nouveaux imprimés camo, de nouvelles pièces aux coupes toujours plus modernes. En fin d'article, vous retrouverez d'ailleurs une sélection d'articles de saison que j'ai cherchés rien que pour vous. Prêt-à-porter, accessoires, tout y passe.

La bonne idée

 

Allez chiner en friperie, où de très nombreux stocks de pièces militaires sont mis en vente, pour le plus grand plaisir des amoureux du vintage...

Pour autant, s'agissant du camo, l'une des meilleures solutions reste d'aller chiner en friperie pour trouver des pièces authentiques. Portez un petit bout d'histoire, pour un prix souvent très raisonnable (comptez entre 30 et 50 euros pour une filed jacket dans les friperies parisiennes, par exemple).

Et pour ceux qui préfèreraient acheter du neuf, continuez donc votre lecture.

Sélection de pièces de saison

Mais alors, avec tout ça, où peut-on acheter de belles pièces à imprimé camo ?

Bien qu'aucune marque ne soit centrée sur l'univers militaire uniquement, on retrouve souvent une ou plusieurs pièces dans la collection. Privilégiez plutôt les marques aux inspirations sportswear, streetwear ou workwear comme Carhart, The North Face, Deus ex Machina, Edwin et Patagonia. Vous en trouverez également chez des noms comme Supreme, Stussy ou encore Palace.

Je vous livre ci-dessous une liste, non exhaustive, de belles pièces camo sur lesquelles vous pourriez flasher.

De gauche à droite, veste Maharishi, veste Edwin, blazer croisé Tiger of Sweden.

De gauche à droite, casquette Supreme, derbys Doc Martens, bonnet Carhartt.

Plus créateur à présent ! De gauche à droite, doudoune Moncler, hoodie Billionaire Boys Club, pantalon Maharishi.

Le mot de la fin...

Plus qu'une simple tendance, le camo est aujourd'hui devenu un classique du vestiaire masculin. Il se décline au pluriel, avec autant de choix dans les motifs que dans les pièces que vous pourrez porter.

Il est néanmoins nécessaire de bien faire attention à ne pas trop en abuser - comme de toute bonne chose, me direz-vous - au risque d'arborer un look dépassé ou de mauvais goût.

Commencez peut-être par de petites touches, avant de vous lancer dans l'achat d'une pièce plus importante et plus difficile à assumer.

Mais sachez-le, je suis militant du "camo pour tous! Je pense que tout le monde a droit à son camo et ce, quelles que soient ses moeurs stylistiques. Il suffit simplement de savoir comment l'adopter.

Axel Yvon A propos Axel Yvon

Grand enfant rêveur, un peu bohème, je considère le vêtement comme un mode d’expression du quotidien, qui amuse, qui rassure, qui passionne. Oiseau de nuit, mondain du dimanche, j’adore les chemises de pyjama, les blockbusters Marvel, les nuits d’orage et les pâtes à la carbonara (seulement celles de ma mère). Liste non exhaustive.

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  • Nicolò – BonneGueule

    Merci Driss 🙂

  • Alex – BonneGueule

    Hello Iceman,

    C’est une requête vraiment spécifique, je n’ai actuellement aucune info en tête, désolé =/

  • Alex – BonneGueule

    Hello Sav92,

    Merci pour ton retour =)

  • sav92

    je suis content de cet article , j’adore le motif camouflage quand il est bien fait et pas trop prononcé

  • Nicolò – BonneGueule

    C’est jamais vraiment parti.

    Ce sera toujours un parti pris un peu fort qui ne fera pas l’unanimité.

    D’où l’intérêt de ne pas se préoccuper des tendances outre-mesure et de construire un style qui nous correspond et qui nous parle 🙂

    https://www.bonnegueule.fr/suivre-la-mode-les-tendances/

  • Nicolò – BonneGueule

    « On en voit trop ».

    Ma foi, si on vit sur instagram et sur les blogs oui, mais dans la rue ? Pas tant que ça je trouve ^^

    Hahaha oui le bon vieux caleçon camo ça peut être marrant.

  • Jaeger

    Ahah c’est bien ce qu’il me semblait 🙂

    Ok dommage, merci quand même !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jaeger !

    On ne sait pas, les photos proviennent du web et on les utilise uniquement à titre d’illustration :/

    C’est « field » (terrain) plutôt que « filled » (rempli) haha 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Marc !

    Hmm… Je t’avoue que je sèche un peu. La seule que j’aie vu récemment est chez Cinabre, et c’est pas donné (ça vaut bien son prix, mais c’est un gros budget pour une simple cravate quoi)

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alexis !

    Merci à toi d’avoir lu ! 😉

    Sincèrement la question est super large, c’est difficile d’en faire ressortir des règles tant il y a de paramètres.

    C’est là aussi qu’intervient le « goût » et l’apprentissage…Ca sert à savoir jauger des cas particulier sans ê^tre obligé de se rapporter à des grands principes 🙂

    Mais moi aussi je suis très mélange des genres. Un des trucs que je préfère, c’est mettre mon écharpe Howard’s en camo flanelle double face (un coté anthracite flanelle, un côté soie en camo woodland) avec le camel coat bonnegueule.

    Ca donne un style très fort mais mine de rien… C’est rien de si compliqué, ça s’assume.
    Et le camel répond super bien aux couleurs du woodland.

    Je trouve aussi que les bleus clairs et lumineux sont particulièrement harmonieux avec les couleurs qu’on retrouve dans les camo (comme les bleus qu’o nretrouve souvent sur les chemises en chambray)

    Quand je veux en rendre un plus discrèt j’use parfois de marron foncé.

    Le gris sombre peut aussi faire le même travail.

    Et le gris clair peut être une excellente « base neutre » et lumineuse, qu’on peut venir agrémenter d’un motif camo.

    Le surplus militaire, j’ai un peu de mal, dans le sens où les pièces tendent à être très « littéralement militaires » et que ça se remarque souvent beaucoup (formes, fournitures en gros plastique qui brille etc)

    Mais c’est un moyen pas cher de se faire une idée, au moins 🙂

    Voilà, pour que le coup je ne te donne pas de règles, c’est juste ma sauce à moi ici ^^

  • Nicolò – BonneGueule

    Alors, il y a peut-être un peu de ça. C’est beaucoup plus vrai, en tout cas, pour les couleurs vives, comme on l’explique ici :

    https://www.bonnegueule.fr/conseils-comment-apporter-de-nouvelles-couleurs-a-une-tenue-homme/

    Mais il y a aussi un biais culturel : ces mecs osent et assument, tout simplement, et du coup il y a un tandis que la plupart des hommes blancs que tu croisent sont beaucoup plus timides dans leurs tentatives.

    Du coup tu as un peu ce « cercle vicieux » d’auto-persuasion où tu te dis « ah mais il faut être noir pour faire ça. Ah mais moi je suis blanc, il n’y a que les couleurs X Y Z qui me vont. »

    Sauf qu’en fait, tu vas au Pitti Uomo (où les italiens sont certes bronzés parfois, mais pas forcément basanés non plus, et pas tous mats de peau !) et tu es obligé de te rendre à l’évidence : c’est pas forcément vrai.

  • Jazyx

    Peut être un peu influencé par les rappeurs qui sont très friands de ce type de motifs, mais je trouve que le camo va surtout magnifiquement bien aux peaux mat. Moins convaincu par ce type de motifs sur ma carnation.

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci Romain !

    Pour être tout à fait fair, je trouve ça un poil trop cher pour ce que c’est, mais oui il y a de belles choses (comme ce blazer !)