[Hors sujet] Comment je me suis équipé pour mon stage de survie

15 min

[Hors sujet] Comment je me suis équipé pour mon stage de survie

15 min
Publié le : 22 avril 2022Mis à jour le : 1 juillet 2022
bonne gueule

Faire un stage de survie ? Je n'avais jamais osé franchir le pas. Peur d'avoir froid, d'être mouillé, de ne pas y arriver. Ce qui n'avait pas beaucoup de sens, car aujourd'hui, avec ma connaissance du vêtement technique, je suis capable de faire face à conditions climatiques pénibles.

Dans la vie, il est parfois bon d'avoir des amis qui vous poussent hors de votre zone de confort. Et en l'occurrence, c'est mon ami Antoine Fombonne qui m'a poussé à faire ce stage de survie organisé par le CEETS. Je connaissais déjà un peu le CEETS, fondé par David Manise dont j'apprécie beaucoup les contenus et le forum,

Mais l'énergie d'Antoine m'a convaincu, et c'est donc avec lui que j'ai pris le train pour Lure, en Haute-Saône, point de départ de ce stage de survie. L'occasion pour moi d'apprendre de nouvelles choses, de faire face à des imprévus et de passer un bon moment avec mon ami. De quoi satisfaire mon goût croissant pour l’outdoor.

Antoine a fait une vidéo du stage où je fais quelques caméos, la voici :

LES CONDITIONS DU STAGE

C'est un stage en milieu forestier, donc avec potentiellement des petites branches qui peuvent déchirer sac à dos et vêtements trop fragiles. Côté températures, il a fait entre 2-3°c la nuit et 17-18°c l'après-midi.

Il a eu lieu sur deux jours le week-end du 19 mars 2022, une mi-saison aux températures très variables.

Il y a eu un grand soleil, sauf la nuit, où il y a eu de la pluie, mais qui s'est arrêtée pile au moment où je me suis levé !

Mais s'il avait plu une bonne partie de la journée, le confort aurait été tout autre, d'où l'importance d'avoir des sacs étanches pour ses affaires, surtout pour son sac de couchage +.

En effet, un sac à dos a souvent une résistance limitée face à la pluie, car l'eau finit par s'infiltrer par les coutures, les zips, etc… si ce n'est pas directement par le tissu !

QUI SONT LES INSTRUCTEURS ?

Il y en avait deux :

  • Guillaume, qui du haut de ses 30 ans, a déjà une expérience outdoor impressionnante, ne serait-ce que par son travail pour l'Office National des Forêts, mais pas seulement. Honnêtement, on peut difficilement faire plus chaleureux, passionné, et pédagogue. Un vrai professionnel.
  • Julien, très expérimenté aussi, avec une excellente pédagogie également, et qui a une grande expérience de la vie dans le grand froid, il a même écrit un livre avec David Manise sur le sujet. Et pour l'anecdote, c'est lui qui a créé le logo du CEETS !

Il y avait également trois instructeurs en formation, donc autant vous dire qu'on était très bien encadrés et avec une sécurité impeccablement assurée.

EST-CE QUE C'EST UNE EXPÉRIENCE PHYSIQUE ?

Qu’on soit bien clair : ce n’est pas un stage “physique”, le but n’est absolument pas de tester son endurance, sa persévérance ou sa force. La philosophie du CEET est très bien expliquée dans ce post Instagram.

Je pense que le premier jour, on a dû marcher à peine deux ou trois km EN TOUT par tranches de 5-10 min.

Donc physiquement, pour peu que vous soyez capable de porter un sac de 10 - 15 kg, c’est accessible à la (très grande) majorité d’entre vous.

De toute façon, vous devez remplir un petit questionnaire de santé avant le stage pour valider votre présence.

Il y a trois “niveaux de difficulté”, moi j’ai fait le premier, le N1, où on utilise le matériel de base : sac de couchage, abri, etc.

Par contre, dès le niveau 2, on apprend à dormir sans sac de couchage et sans abri. Peut-être que je le ferai un jour. Quant au niveau 3, le seul matériel autorisé doit tenir dans des poches de vêtements, ça promet !

En attendant, voici le matériel que j’ai utilisé pour le N1.

La fameuse “gear list”

Même si je parle de "gear" en tant que passionné, j’insiste bien que dans une situation de survie, le matériel ne vient qu’à la toute fin, derrière une bonne attitude, une bonne santé mentale et physique, et de solides connaissances et compétences.

Quoiqu'il en soit, le CEETS fournit une gear list obligatoire pour le stage, et c'est ce qu'on va voir ensemble…

Voici donc une partie de la gear list +, et comment je l’ai abordée, avec mes commentaires.

LES "OUTILS"

1. LE SAC À DOS

Encore une fois, vous allez très peu marcher, mais par contre vous allez constamment poser votre sac par terre, frôler des branchages, etc.

Donc prenez un sac à dos qui ne craint rien, quitte à ce qu’il soit vieux, plutôt que votre dernier sac ultraléger sensible aux déchirures.

Je répète : entre un sac à dos rustique, lourd et peu cher vs un sac à dos ultraléger et plus coûteux, prenez la première option !

Côté contenance, un 45 litres me semble le minimum du minimum, un 50 ou un 60 litres ne sera pas du luxe.

Bonne gueule

Le célèbre Jääkäri en taille M : robuste et pratique, mais d'une taille insuffisante pour un week-end. Il a donc fallu ruser !

Pour ma part, je n’avais que mon Jääkäri M de chez Savotta, un 30 litres que j’ai poussé dans ses derniers retranchements en y mettant toutes les pochettes MOLLE que j’avais et je pense que je suis péniblement arrivé à la contenance de 50 litres avec deux pochettes de 6 litres sur le devant du sac, et deux autres pochettes accrochées à la ceinture.

Pour le confort, j’ai rajouté le cadre en aluminium vendu séparément. Ce cadre ajoute de la rigidité et permet une meilleure tenue du sac quand il est rempli à ras bord (ce qui était mon cas).

Honnêtement, je n’aurai pas pu faire une randonnée de 20 km, mais pour des temps de marche qui n’ont pas excédé les 15 minutes, ça a largement fait l’affaire.

Et par contre, son côté très résistant m’a été très utile dans les branchages, c’était agréable d’avoir un sac qui a été spécialement conçu pour ce genre d’environnement.

Côté instructeurs, ils avaient tous les deux un sac de chez Granite Gear, une marque je connais de loin, mais très respectée, avec le modèle Crown, tout simplement parfait pour leur usage.

Bonne gueule

Si vraiment vous avez peu de budget, et que vous ne pouvez pas vous faire prêter un sac, je vous conseille le sac de Décathlon de 50 litres spécialement prévu pour le bushcraft.

Après, si vous avez un budget illimité, vous avez toutes les marques américaines de sac à dos de chasse qui s'offrent à vous, comme Hill People Gear, Mystery Ranch, Seek Outside, Kifaru, Stone Glacier ou Exo Mtn Gear. Les prix vont de 300$ jusqu'à beaucoup plus pour s'offrir la solidité et le confort de ces sacs légendaires taillés pour l'aventure rustique…

Vous connaissez ma passion pour les sacs à dos, je vous en parle ici en vidéo :

2. LE SAC DE COUCHAGE

Ayant été traumatisé par mes nuits en Mongolie où je n’ai pas pu dormir à cause du froid, j’ai été sensibilisé à l’intérêt d’avoir un sac de couchage CHAUD, surtout face à une nuit à 2-3°c. À noter que le sac de couchage doit avoir une isolation synthétique +.

Pour résumer très rapidement :

  • sac de couchage en synthétique : lourd et encombrant et moins chaud à poids égal avec le duvet, mais résiste très bien à l’humidité. Et beaucoup moins cher.
  • sac de couchage en duvet : léger, chaud, compressible, mais c’est la cata s’il se mouille. Si vous n'êtes pas convaincu de l'intérêt d'une isolation en synthétique, regardez cette vidéo de John Barclow qui se réchauffe dedans après avoir sauté dans une rivière glacée.
  • et une troisième alternative que je viens de découvrir : un sac de couchage en laine ! Je ne l'ai pas testé, mais le concept fait totalement sens !

Je vous invite à voir ma vidéo sur les vêtements chauds pour aller plus loin sur ce point.

Bonne gueule

C'est lourd, c'est encombrant, mais ça tient chaud !

J’ai donc opté pour le célèbre Défence 4 de Carinthia, ce sac de couchage en synthétique éprouvé des militaires et des chasseurs, sous les 200€, un prix très compétitif au vu de sa chaleur +. Il est lourd, il est volumineux, il est rustique mais il tient chaud ! Pour les plus curieux, je vous invite à regarder les tests de ce sac sur YouTube.

Et alors qu’il faisait 2°c pendant la nuit, qu'il pleuvait et que j’étais littéralement sous une bâche, sans tente, j’ai pu dormir un peu, alors que j’appréhendais ce moment. Je m'attendais à passer une nuit tellement pire…

S’il avait fait plus froid, je pense que j’aurai dû m’habiller plus chaudement, et dormir avec un pantalon par-dessus mon legging en mérinos et un mid layer.

Antoine avait un Tropen de chez Carinthia, avec une température confort de 9°c, et il a eu très froid pendant la nuit, même avec un liner en polaire, un sur-sac, deux polaires et un mid layer.

Ne prenez donc pas le sac de couchage à la légère.

Si vous avez plus du budget ou si vous êtes déjà équipé, le sac de couchage en duvet peut se considérer, à bien valider avec Karine qui s’occupe de l’organisation des stages.

3. LE COUTEAU

La lame FIXE est VRAIMENT obligatoire, ne prenez surtout pas de couteau pliant. Car vous allez un peu maltraiter le couteau en faisant ce qu’on appelle du bâtonnage, une technique qui consiste à fendre des bûches en vue d'allumer un feu. Cela se fait en frappant vigoureusement la lame avec un bâton. Et je pense qu'une lame pliante serait très rapidement cassée à cause des chocs répétés.

Et à ce titre, le célèbre Mora Companion à moins de 20€ est parfaitement adapté à cet usage, ne cherchez pas plus loin !

couteau mora companion

Le Mora Companion est une valeur sûre et très bon marché. Pas besoin de prendre un Chris Reeve avec manche en titane !

4. LE MATELAS DE SOL

J’avais pris un Thermarest Z Lite, un modèle bien connu des randonneurs ultralégers. Il a été très bien, mais un petit matelas gonflable comme mon Thermarest Neo air par-dessus n’aurait pas été du luxe?Je ne l’avais pas pris, car je n’avais plus de place dans mon sac à dos..

Bonne gueule

C'est un tapis de sol bien connu des randonneurs ultralégers.

Julien, l’un des deux instructeurs, avait un "sleeping kit" intéressant :

Donc si vous avez de la place dans votre sac à dos : tapis de sol + petit matelas gonflable = win.

5. QUATRE LITRES D’EAU

J’avais une gourde Nalgene de 1,5 litre, qui est la marque américaine de référence pour de la gourde outdoor, notamment grâce à son goulot très large qui facilite le nettoyage et le remplissage.

Et j’avais en plus une bouteille de 1,5 litre d’eau minérale lambda et deux bouteilles de 50 cl.

Pour les accrocher, j’ai utilisé le porte-bouteilles de Vanquest, que je trouve génial, car il s’adapte à de nombreux contenants en plus de sembler bien robuste.

Bonne gueule

C'est un porte-bouteilles qui peut facilement s'adapter à la taille du contenant. Il a été longuement testé chez Yomp Notes.

J’en parle ici car la problématique de l’eau est sous-estimée chez les participants : vu qu’on ne transpire pas ou peu, et qu’on mange de la nourriture salée, sèche parfois, et grasse, on a vite tendance à sous-estimer ses besoins en eau sur une journée, qui peuvent mener à une petite déshydration, et à un gros coup de barre le soir. Ce qui m’est arrivé.

Donc si vous faites ce stage, buvez souvent !

6. LE TARP

À ce stage, vous n’allez pas dormir sous tente, mais sous une bâche, un “tarp” comme on dit dans le milieu.

Il faut absolument que ce tarp ait des points d’accroche, sinon son installation va être très compliquée… C’est normalement le cas sur n’importe quel tarp sérieux.

Attention aux bâches de chantier, car les œillets sont parfois décentrés, obligeant à des montages exotiques.

Bonne gueule

Pour ma part, vu que j’étais un peu dans l’urgence, j’ai fait au plus simple et j’en ai commandé un sur Amazon. Difficile de donner un avis car je ne m’en suis servi qu’une seule fois, mais il a parfaitement joué son rôle, y compris sous la pluie battante pendant la nuit.

Très honnêtement, vu la facilité et la rapidité de montage, je me vois bien le prendre un peu partout avec moi pour se protéger du soleil tout un après-midi.

Et sinon, Decathlon comme d’habitude reste le moins cher avec un tarp spécialement prévu pour le bushcraft.

Il existe également des tarps ultralégers en Dyneema, qui pèsent 200 grammes, mais le prix explose à mesure que le poids diminue…

TARP

TARP OU TENTE ?

C'était LE moment du stage que j'appréhendais le plus : dormir juste sous une bâche, et je ne comprenais pas pourquoi on ne pouvait pas utiliser de tente. Eh bien maintenant j'ai compris !

Le tarp est plus rustique, mais aussi peu coûteux, plus flexible, et le rapport personne/poids devient juste démentiel au bout d'un moment. Par exemple, le tarp/tipi  pour 4 personnes chez Seek Outside pèse à peine 2kg, tandis que la moindre tente 4 places chez Hilleberg pèse 4 kg !

Alors certes, c'est sûrement peu adapté en hiver (quoique…) mais pour des nuits en été ou au printemps, cela peut faire complètement sens.

7. LE SAC POITRINE

Ce n’est pas un objet cité dans la gear list, ce n'est pas un objet que j'avais sur moi, mais c’est une réflexion qui m’est venue pendant le stage.

En commentant cette liste, j’ai enfin compris pourquoi les amateurs de bushcraft américains sont fans de “chest pack”. En effet, dans une optique survie, il y a une multitude de petits objets à manipuler fréquemment :

  • les gouttes pour purifier l’eau
  • le couteau (même si on peut le porter autour du cou avec une ficelle, mais je ne trouve pas ça confortable. Oubliez le port à la ceinture, trop pénible avec la ceinture du sac)
  • la boussole, la carte
  • les gants
  • le tour de cou
  • un ou deux snacks
  • le kit feu, avec allume-feu, briquet et/ou fire steel
  • les mouchoirs
  • le “kit abri”, avec sardines, microtendeurs, et un peu de paracorde
  • le téléphone portable
  • de quoi prendre des notes
  • éventuellement des lunettes de soleil

Certains considèrent qu’il faut avoir ces outils sur soi au cas où on perd son sac, mouais…

Mais pour regrouper tous ces petits objets regroupés au même endroit, sans avoir besoin d’enlever et de remettre son sac pour les saisir, ou sans les mettre dans les poches de ses vêtements pour éviter de les déformer (ou de baisser votre pantalon), eh bien le sac poitrine s'avère indispensable.

Bonne gueule

C'est la marque américaine Hill People Gear qui est très connue pour cet item, qu'ils appellent "kit bag". Ou sinon, en plus accessible, je pense à l'alternative chez Osprey.

LES VÊTEMENTS

On passe à un gros sujet : comment s’habiller à un stage de survie. Les températures étaient comprises entre 2°c-17°c, avec du vent et un risque de pluie. Donc il faut du chaud, du confortable, et du séchage rapide.

1. MA VESTE HILLTREK EN VENTILE ET DOUBLURE ANALOGY

On commence par l’outerwear, à savoir le vêtement qui protège du vent et de la pluie. Et pour ça, j’ai la Askival de chez Hilltrek. C'est une petite marque écossaise quasi-artisanale, très réputée pour ses vêtements en Ventile.

Ici, les épaules sont renforcées par une deuxième couche de Ventile pour ajouter de l’imperméabilité sans (trop) sacrifier la respirabilité.

Bonne gueule

Moi j'ai la version 100% couleur olive, et non ce rouge éclatant.

Mais Hilltrek est allé plus loin avec un petit secret : l’ajout d’une doublure qui vient tout droit de Paramo, une autre marque outdoor spécialisée dans le vêtement imperméable sans membrane.

Le but de cette doublure ? Rejeter la transpiration sous forme liquide et sous forme gazeuse, en l’expulsant vers l’extérieur. Ainsi, même si l’eau de pluie rentre malgré le Ventile, elle “buterait” quand même face à la doublure qui l’expulserait vers l’extérieur du vêtement. Regardez la vidéo de Paramo pour bien comprendre leur système.

Pour découvrir les secrets de l'imperméabilité, c'est ici :

Concernant ma veste, elle était parfaite pour cet usage. Sa coupe longue me permettait de me protéger du vent et du froid dans les longues phases statiques, et le Ventile se montre plus résistant qu’une membrane face aux petites branches qui peuvent entraver le passage.

C’est rustique, pas de “hardware” tendance type zip étanche ou cordons Coahesive, le fit est très old school, pas très exploitable en ville (quoique…), mais c’est un vêtement qui très bien pensé, avec un design éprouvé, et une coupe large pour pouvoir facilement mettre des vêtements en-dessous.

Et force est de constater que plus je porte cette veste, plus je m’y attache, ce côté old school lui donne beaucoup de charme. C'est l'une de mes meilleures vestes outdoor pour l'automne, l'hiver ou un printemps encore un peu frais.

⚠️ attention, il faut plusieurs semaines d’attente pour recevoir votre commande.

Dans tous les cas, prenez un outerwear “robuste” si vous pouvez, qui ne craint pas les accros. Si vous avez notre veste en Ventile, la Jirobi, elle peut tout à fait dépanner pour ce stage.

2. MA POLAIRE DE L’ARMÉE AMÉRICAINE

Pour ce stage en milieu forestier, préférez la polaire à la doudoune, avec toutes les petites ronces et branches, il y a de forts risques d’accrocs sur un tissu fin de doudoune.

La polaire est certes un peu plus lourde, mais plus rustique et résistante.

Bonne gueule

Ne vous laissez pas avoir par l'aspect un peu cheap : c'est une pièce qui fonctionne très bien.

Moi j’avais celle de l’armée US, en Polartec High Loft que j’ai acheté dans un surplus militaire à New York, elle est parfaite pour l’usage. Si vous avez vu ma vidéo sur le PCU, c'est le Level III.

Que dire sur cette pièce à part que je l'adore :

  • il y a des renforts en nylon aux coudes et aux épaules,
  • et la matière, en plus d'être douce et "cosy" sèche incroyablement vite : elle est quasiment sèche quand je la sors de la machine à laver ! +

3. MA POLAIRE LÉGÈRE TILAK MIG

C’est une veste en Power Stretch, cette polaire fine, qui sèche très vite et très stretch. J’aime beaucoup la polyvalence de cette matière, qu'on avait déjà utilisée dans le passé. C’est également une pièce très réconfortante.

Bonne gueule

Pour ma part, j'ai la version militaire, avec le renfort aux épaules et je l'ai achetée chez Battle Tested, un petit eshop slovaque que j'aime beaucoup.

Tilak n'étant pas une marque facile à trouver, si vous voulez une pièce efficace en Power Stretch chez une autre marque, regardez chez Houdini qui utilise abondamment cette matière.

Je ne l’ai portée que le soir de la première journée et la deuxième journée, et elle fut un oreiller remarquable !

D'ailleurs, le matin de la deuxième journée, il faisait quand même assez froid, et j'étais bien content d'avoir un système de vêtement qui me permettait de porter toutes mes couches en même temps : mon base layer + la Tilak MIG en Power Stretch + la polaire US + la veste Hilltrek.

4. MON PANTALON PARAMO

C’était la première fois que je le mettais. C’est un pantalon léger, stretch, qui sèche vite, avec des renforts en Dyneema anti accro et abrasion au niveau des tibias, des genoux, et des fesses.

Il était donc parfait pour ce stage ! Aucune crainte de mettre un genou à terre pour monter un abri ou de s’asseoir n’importe où. Et il est suffisamment stretch (donc confortable) pour dormir avec si vraiment j’avais trop froid.

Bonne gueule

Un pantalon aux renforts forts utiles !

Je vous recommande donc très fortement un pantalon bien robuste plutôt qu’un pantalon tout léger et fragile.

Dans cette niche de pantalon outdoor bien costaud, il y a des marques comme Saasta, Aclima ou Pinewood.

Pour tout vous dire, Guillaume, l’un des deux instructeurs portait carrément un pantalon de travail de la marque Dassy, bourré de poches et absolument increvable. Et comme d'habitude, pour les petits budgets, le rayon chasse de Décathlon sera votre ami pour du pantalon costaud.

5. MON BONNET BONNEGUEULE ET MES TOURS DE COU BUFF

Et oui, dans mes voyages j’essaie toujours de prendre du BonneGueule, et là j’avais pris le bonnet pour le soir, qui m’a été très utile, ainsi que deux tours de cou de chez Buff : un pour le cou, en version polaire militaire, et un autre pour servir de bonnet léger.

Rien à dire dessus, ça m’a tenu au chaud comme il le fallait.

Bonne gueule

Eh oui, on peut porter du BonneGueule pendant un stage de survie !

6. MON BASE LAYER EN MESH ACLIMA

J’en avais parlé lors d'un post sur Instagram, mais ce base layer est juste fantastique : il ajoute de l’isolation, il est anti odeur, et sèche très vite. Son principe ? Il emprisonne des petites poches d'air grâce au mesh, et c'est qui lui confère une excellente isolation.

Par-dessus, j’avais un tee-shirt à manches longues Thrudark.

Bonne gueule

Oui, s'agit bien d'un haut en résille, mais je vous rassure, j'avais un tee-shirt par-dessus !

7. CHAUSSETTES DARN TOUGH

Darn Tough est une marque de chaussettes en laine robustes, bien pratique contre les odeurs, et qui tient chaud aux pieds. Elles ont parfaitement fait leur job.

8. LE PONCHO

Le CEETS est un grand fan de poncho pour plusieurs raisons :

  • il peut servir d’abri improvisé, pour peu qu’il soit choisi avec des œillets et la bonne forme rectangulaire
  • il est “rustique” : pas de risque de zip qui se casse, de délamination de membrane, etc
  • il est bien moins coûteux par rapport à une veste en Gore-Tex, quelques dizaines d’euros tout au plus
  • il a une bonne ventilation
  • il peut abriter votre sac de la pluie
  • il est bien plus compact qu’une veste de pluie (normalement)

J’ai donc dû faire connaissance avec ce drôle de vêtement, dont je ne connaissais uniquement des modèles très “mode”, comme le raincho de Norwegian Rain ou le poncho en Gore-Tex de Nike ACG.

Bonne gueule

Il est très important que le poncho soit bien de forme rectangulaire avec des œillets aux extrémités !

Mon choix s’est porté sur le Särmä à 25€, que je n’ai pas porté, je m'en suis uniquement servi d’abri, mais Julien, l’un des instructeurs, ne l’aime pas car il trouve que les dimensions le rendent peu pratique…

Je vois peu de cas où un tel vêtement peut servir dans une vie urbaine :

  • pour du vélo sous la pluie à la limite
  • en tapis de sol pour aller pique-niquer dans un parc
  • ou pour un concert/festival sous la pluie

Bref, c’est une protection contre la pluie efficace et très abordable, mais avec très peu d’intérêt niveau style?Et ce n’est pas ce qu’on lui demande..

J’ai également découvert avec surprise qu’il existait quelques marques qui font du poncho très haut de gamme chez Helsport ou Jerven, à 200€ ou même 400€ pour la version hiver, bien connues des chasseurs. Et il y a même un poncho en Ventile chez Hilltrek (mais qui pèse son poids) !

9. LES GUÊTRES

Je n’en voyais pas forcément l’utilité car il n’a pas plu en journée pendant le stage mais il est vrai que face aux petits branchages au sol, elles sont très pratiques pour protéger le pantalon de déchirures ou vos jambes des tiques.

Mais attention, des guêtres en Gore-Tex seront trop fragiles dans un milieu forestier.

C’est là que je vais vous révéler une petite astuce : Guillaume et Julien utilisent tous les deux des guêtres de l’armée suisse, imperméables, respirantes et très résistantes.

Elles sont constituées d’un feutre de laine bien dense, recouvert d’une épaisse couche de plastique par-dessus. Au niveau de l’intérieur du pied, il y a même un renfort supplémentaire.

Ce ne sont pas les plus légères, mais pour les avoir vues de près, elles vont vous durer plusieurs années sans problème et elles sont réellement increvables.

Pour ma part, j’avais des guêtres avec double couche de Ventile de chez Hilltrek, mais je ne m’en suis pas servi, car il s’est arrêté de pleuvoir au petit matin du deuxième jour.

Bonne gueule

Passion Ventile avec ces guêtres !

10. LES GANTS

Dans la gear list, il est expressément demandé des gants anti-coupures pour se protéger les doigts lors de la manipulation d’un couteau. De simples gants de chantier peuvent suffire comme on en trouve facilement.

Pour ma part, en bon élève, j’ai réellement commandé des gants anti-coupures sur Amazon, car mes mains sont un outil de travail très important pour moi (difficile de vous écrire cet article sinon) et je voulais une protection digne de ce nom, sachant que ce n’est pas très cher. Et ils faisaient même office de protection contre la fraîcheur du soir.

ET APRÈS ?

J'ai vraiment beaucoup apprécié l'expérience, et avec Antoine, on songe à faire le N2 et pourquoi pas le N3 ou le stage hivernal

Je vous le recommande vraiment si vous prévoyez de passer du temps dans la nature, que ça soit pour une randonnée d’un ou plusieurs jours, ou même un voyage au long cours. D'ailleurs, j'aurais aimé avoir fait ce stage avant de faire mon road trip en Mongolie, je pense que le voyage aurait pu être plus confortable.

Pour ceux qui sont arrivés au bout de cet article, laissez-moi vous remercier avec quelques petits "cheat codes" pour ce stage :

  • ayez toujours un briquet et un paquet de mouchoirs sur vous, ça peut servir…
  • ayez votre tarp/poncho très facilement accessible, idéalement situés sur une poche extérieure du sac…
  • ayez quatre tendeurs/sandow, c’est un game changer pour le montage de l’abri…
  • mais prenez aussi connaissance de ces nœuds et apprenez-les chez vous…
  • même si elle n’est pas sur la liste officielle, une couverture de survie épaisse Grabber peut-être très utile…
  • une lecture du livre de David Manise une semaine avant le stage pourra grandement vous aider…
  • ce n’est pas dans la gear list, mais franchement, si vous avez la place, une petite chaise légère et pliable type Helinox pour prendre confortablement vos notes pendant les modules peut être un luxe très appréciable…
  • les bâtons de marche ne sont pas non plus sur la gear list officielle, mais il peut être intéressant de les amener pour apprendre à s'en servir comme mâts dans le cadre du montage de votre abri.

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