Dossier : Le minimalisme, vivre mieux avec moins

Temps de lecture : 16 minutes

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Aujourd’hui, je vis avec moins. Moins d’objets, de plastique, de téléphone, d’emails, de déchets, de réseaux sociaux, de voiture ou de télévision. Et je vis avec plus. Plus de temps, d’efficacité, de libertés, de relations sincères, d’élégance, de confiance en soi et de plaisirs.

Simplifier sa vie. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Découvrez comment le minimalisme peut vous transformer.

Disclaimer : Grégory est notre nouvel ambassadeur à Bruxelles. Il a fait le choix d'une vie minimaliste et a souhaité partager son expérience personnelle avec nous au travers de cet article. D'ailleurs, il tient lui-même un blog - Le Minimaliste - qui rassemble tous les thèmes abordés ici, sans oublier ses conseils. 

Le chemin du développement personnel

Depuis toujours, je suis curieux. J’adore la nouveauté. J’aime les défis, l’action, les challenges et apprendre en permanence.

Pendant mes études de publicité, je me rends souvent à la bibliothèque. Un jour, je tombe sur un livre : Le comportement vainqueur de S. Di Benedetto. Le premier pas vers le développement de soi-même...

Je tombe amoureux de cette discipline qui a un but : nous rendre meilleurs.

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Le livre qui a changé ma façon de voir les choses...

Je suis alors plusieurs formations sur l’assertivité, la PNL, les micro-résolutions, le mindmapping.

Être ouvert aux opportunités et vouloir s’améliorer, voilà ce qui m’a amené à découvrir le minimalisme.

Dis-moi ce que tu portes, je te dirai qui tu es

On me demande souvent par quoi j’ai commencé. Ma vie bascule surtout avec le zero waste mais, quand j’y pense, tout démarre par les vêtements.

En 2010, je commence à m’intéresser aux conseils pour mieux s’habiller et entends un message : privilégier la qualité à la quantité. Je décide donc de remplacer mes chemises, de m’acheter un bon jean et d’arrêter les fautes de goût. Je donné une partie de ma garde-robe... même s’il en reste encore un bon paquet.

Lorsque vous portez des pièces usées, inadaptées ou que vous gardez par obligation, vous êtes tout sauf vous-mêmes. De nombreuses personnes sous-estiment la puissance du style vestimentaire. Ils trouvent cela superficiel ; après tout, « ce qui compte se trouve à l’intérieur ».

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C’est hélas un conte de fée. La vérité, la voici : l’habit fait le moine. Vous aurez l'air plus accessible en portant un jean et des sneakers le week-end, qu'un costume et des Richelieu. Vous voyez l'idée.

Votre caractère influence vos actes et les actes influencent le caractère. C’est pareil avec les vêtements :  ils influencent votre état d’esprit ; votre état d’esprit influence votre manière de vous habiller.

Imaginez, vous portez des vêtements complètement délaissés et des chaussures qui ont fait la guerre. Vous les voyez tous les jours, vous les touchez, vous les mettez contre votre corps. Voici ce que vous voyez réellement au quotidien sans vous en rendre compte : la fragilité, la tristesse, le négatif...

Imaginez maintenant, vous portez des pièces durables, en très bon état. Uniquement vos vêtements préférés, qui vous mettent en valeur. Vous rencontrez alors chaque jour de votre vie la joie, la confiance, la beauté, l’authentique, le positif...

Vous êtes vous-mêmes, simplement vous-mêmes.

La loi de Pareto

L’Italien Vilfredo Pareto a découvert le principe des 80-20 : 80 % des effets sont le résultat de 20 % des causes. Il s’agit d’une règle universelle qui peut être employée dans la vie privée et professionnelle, comme :

  • 80% du temps, vous mettez 20% de votre garde-robe,
  • 80% du chiffre d’affaires provient de 20% des clients,
  • 20% de nos relations nous procurent 80% de bonheur,
  • 20% des objets dans une maison sont employés 80% du temps.
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Vilfredo Pareto, celui à qui l'on doit la célèbre loi des 80-20.

J’applique cette règle à mes vêtements jusque dans mes accessoires, pour mon portefeuille par exemple. Je n’utilise qu’un porte-cartes avec mes cartes d’identité, de crédit, de transport et de l’argent liquide. C’est tout ce dont j’ai besoin.

Pas de cartes de fidélité, de tickets de caisse, d’abonnement à un club VIP ou de mode d’emploi pour des premiers secours (certains en ont dans leur portefeuille, véridique). Je trouve cela plus pratique et facile à utiliser.

En utilisant cette règle, on voit le monde autrement.

Ma garde-robe en détail

En ouvrant ma penderie, vous trouverez :

  • un jean A.P.C,
  • deux chinos Bellerose,
  • cinq chemises formelles (Hackett et BonneGueule),
  • deux chemises casual BonneGueule,
  • deux pulls,
  • une veste en jean de seconde main Levi’s,
  • un trench de seconde main,
  • un manteau d’hiver de seconde main Burberry,
  • un blazer de seconde main,
  • un veston de seconde main,
Remi-Gregory-ambassadeurs-bruxelles

Nos deux ambassadeurs bruxellois ! Rémi, à gauche, et Grégory à droite, dans son beau gilet.

  • huit cravates,
  • un chapeau,
  • trois foulards,
  • une écharpe et un bonnet,
  • quatre ceintures,
  • deux paires de gants,
  • une paire de lunettes,
  • quinze boxers,
  • vingt-cinq paires de chaussettes,
  • deux pyjamas d’été et deux pour l’hiver,
  • cinq tee-shirts,
  • un short en jean,
  • cinq mouchoirs de poche,
  • une pochette de costume,
  • deux sweat-shirts,
  • un training,
  • une sacoche de seconde main Le Tanneur,
  • quatre paires de souliers,
  • un sac à dos Filson.

Ce nombre me permet des dizaines de combinaisons possibles. Je joue souvent avec les accessoires et les chaussures. Quand j’ouvre ma garde-robe, je vois toutes les pièces accrochées aux cintres. Elles sont cohérentes entre elles et me permettent directement de savoir comment m’habiller.

Je fais un gain de temps énorme. Mes vêtements me procurent un grand plaisir à chaque fois, ils sont pour moi une deuxième peau. Je les entretiens avec soin et je les répare quand il le faut. Aujourd’hui, ma collection est complète.

Mon dernier achat est un sac à dos Filson. Il remplace deux de mes sacs de voyage, donnés en seconde main.

dressing homme

Comment gérer l’arrivée d’un nouveau vêtement ou d’un objet en général ?

Un objet qui rentre = un objet qui sort. Je sais donc à l’avance ce qui doit être remplacé ou complété.

La seconde main est mon premier choix : on y trouve de l’originalité, de la qualité et un prix imbattable. J'acquière uniquement des pièces pour lesquelles j’ai un coup de coeur, avec de la qualité et dans des matériaux nobles, sans matières artificielles.

Je refuse qu’on m’offre des objets comme cadeaux, ni des bons cadeaux pour des magasins. Soit ces enseignes ne m’intéressent pas, soit c’est m’encombrer et me forcer à choisir un objet dont je peux me passer. Dans de rares cas, j’accepte et je les offre à des personnes qui en ont besoin.

Le Zero Waste

Comment j'ai eu le déclic ?

En 2014, ma vie fait un bond de géant.

Un jour, un ami m’envoie l’article d’une blogueuse américaine : Lauren Singer, du blog trash is for tossers. Elle a 26 ans, elle vit à New York et ressemble à n’importe qui.

À une différence près : ses déchets des deux dernières années tiennent dans un bocal à confiture. Elle a l’air heureuse et profite de la vie comme personne d’autre. Le déclic se fait chez moi.

lauren-singer

Si elle peut le faire, moi aussi. Je m’intéresse alors au sujet.

J’achète également le livre Zéro Déchet, de Béa Johnson (qui tient elle aussi un blog).

En un mois, les habitudes s’installent complètement. Plus que des déchets, c'est une philosophie.

Remettons la situation dans son contexte. À ce moment, cela fait trois ans que je veux quitter mon poste et vivre à Bruxelles. J’enchaîne les entretiens d’embauche. Rien à faire. Je suis coincé professionnellement et je vis dans un appartement déprimant au milieu de nulle part.

Puis, je découvre ce mode de vie sans déchets. Dans les six mois qui suivent, j’obtiens un nouveau job et je pars vivre à Bruxelles. Coïncidence ? Je suis certain que non. Ma vie s’est débloquée. Supprimer les déchets de ma vie physiquement m’a allégé mentalement. Comme si un poids venait de disparaître. Je suis devenu plus confiant, je me suis senti meilleur. Et cela s’est ressenti autour de moi.

appartement minimaliste

Un premier aperçu de mon nouvel appartement à Bruxelles.

La manière de faire

Le zéro déchet, c’est produire le moins de déchets possible, même les recyclables. Vous pouvez supprimer la poubelle de votre intérieur et composter les épluchures de fruits et légumes.

Les cinq règles à suivre :

  • Refuser : ce dont vous n’avez pas besoin.

Produits gratuits, cadeaux, échantillons, emballages, sacs de transport, prospectus, publicités, bons de réduction, shampoings d’hôtels, cartes de visite et manuels qui ne vous serviront jamais.

Rappelez-vous que consommer, c’est voter. Tous les jours, nous avons l’occasion de donner notre opinion. Accepter un sac en plastique, c’est dire oui au pétrole et au jetable. Et c’est surtout vous encombrer d’un objet de plus chez vous.

  • Réduire : ce dont vous avez besoin. 

Demandez-vous de quoi vous avez réellement besoin. Faut-il 36 couteaux de cuisine quand vous utilisez toujours le même ? Avez-vous besoin de cet abonnement à un magazine, de cette télévision ou même de la voiture ?

savon rasage

Avez-vous besoin de 10 savons différents quand un seul savon de Marseille peut tout faire ?

Le but est de remettre en question. En aidant une personne, je lui ai demandé à quoi lui servait sa voiture. Il s’est rendu compte qu’il pouvait s’en passer et l’a donc vendue. Il se sent plus serein et fait des économies désormais.

  • Réutiliser : pensez multi-usages et non plus mono-usage.

Supprimer de votre vie les objets jetables, gobelets en plastiques, couverts jetables, canettes. Prenez plutôt une belle gourde, des serviettes en tissu, de vrais couverts en métal.

À la place d’une boîte en plastique, utilisez un beau bocal en verre d’un litre pour stocker du riz, des lentilles, du fromage, de la viande, votre pique-nique, des ustensiles...

  • Recycler : ce que vous ne pouvez pas refuser, réduire ou réutiliser.

Existe-t-il une alternative sans déchets? Renseignez-vous auprès de votre région pour savoir ce que vous pouvez recycler.

  • Composter : les déchets organiques comme les épluchures de fruits et légumes.

Pensez au lombricompost, à un compost dans votre jardin ou à un compost collectif dans votre quartier. Pour ma part, je vide mon sceau de 5 litres dans un compost collectif toutes les deux à trois semaines.

Béa Johnson a donné beaucoup de conférences. Dans ce reportage rapide, vous pourrez vous faire une petite idée.

Se débarrasser du plastique

Pour atteindre cet objectif, il m’a fallu remplacer plusieurs objets. Et parmi eux, je me suis rendu compte combien le plastique était présent. Au-delà des aspects santé et environnement, le plastique a des effets dans notre quotidien. C’est laid, fragile et doit souvent être remplacé.

Vivre sans déchets m’a permis de le faire disparaître quasi totalement de ma vie. Et j’y prends énormément goût. Chaque objet a un équivalent sans plastique : stylo-plume, rasoir, bouteille, sacs.

Choisissez des matières durables comme le métal, le bois, le cuir, le verre, le coton... Un intérieur sans plastique, c’est magnifique.

deco minimaliste

Votre mental change. Vous vous habituez à la qualité, la solidité, la beauté, le durable.

Ranger son intérieur

Chaque jour est une grande occasion.

J’ai lu deux livres extraordinaires : L’Art de la simplicité, de Dominique Loreau et La Magie du rangement, de Marie Kondo. En résumé : gardez le meilleur dans votre vie. Et uniquement le meilleur.

Pourquoi gardons-nous nos plus beaux vêtements pour les grandes occasions ? Pourquoi sortons-nous la plus belle vaisselle une fois par an ? Pourquoi ne profitons-nous pas de la vie pleinement ? Chaque jour est une fête. Chaque jour, nous méritons de porter nos vêtements préférés.

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Un livre qui m'a aidé à comprendre dans quelle mesure le rangement influençait notre vie.

Fini les cadeaux dans les bidons de lessive, les verres avec des logos gagnés à l’achat de deux camemberts. Terminé de collectionner une vingtaine de parapluies en plastique qui cassent au premier coup de vent. Choisissez un et un seul beau parapluie en bois massif, à la toile brillante et solide.

Quel plaisir de manger dans une belle vaisselle avec des couverts élégants. Dégustez un vrai café dans une authentique cafetière à l’italienne. Avant, je gardais le meilleur pour de grandes occasions. Maintenant, je savoure le meilleur chaque jour.

Le grand nettoyage

Un déménagement est une opportunité pour changer de vie. C’est ce que j’ai vécu quand j’ai bougé vers Bruxelles. Vous devez passer en revue chacun de vos objets. Selon Marie Kondo, il y a une technique très facile pour trier. La voici en quelques étapes :

  • Prenez l’objet en main. S’il vous met véritablement « en joie », gardez-le. Sinon, donnez-le.
  • Le nombre d’objets dans votre intérieur sera toujours personnel. Certains auront besoin de trois chemises et d’autres, davantage. Le plus important est de garder uniquement ce qui vous fait le plus plaisir.
  • Donnez ce que vous avez reçu gratuitement, ce qui est inutile et qui vous encombre. Si vous n’avez pas lu ce fameux roman depuis que vous l’avez acheté, vous ne le lirez pas. Tout ce que vous n’avez pas utilisé dans les six derniers mois ne sert qu’à une chose : prendre la poussière.
chambre epuree

Je ne garde que l'essentiel.

  • Remerciez chaque objet pour la mission qu’ils ont accomplie et libérez-les. Parlez-leur. Oui, les minimalistes sont un peu fous.
  • Si vous ne déménagez pas, consacrez une journée entière à ce grand rangement. Levez-vous de bonne heure et restez calme, sans musique, pour vous concentrer sur l’objet. J’ai appliqué cette méthode après six mois dans mon nouvel appartement, il y avait toujours des objets dont se débarrasser.
  • Surtout, transformez cette journée en une fête. Cela doit être un plaisir, une nouvelle page qui se tourne.

Le cleandesk

Sur mon bureau, j’ai un ordinateur, un agenda, un stylo-plume et une plante. Je n’ai besoin de rien d’autre.

Avant, j’avais des post-its, des fardes remplies de vieilles factures, documents administratifs et relevés bancaires, un trophée que j’avais gagné quand j’avais onze ans, des classeurs avec des suspends, des cartes de visite... Tout ça a disparu. Je respire.

Comment faire ? Très simple, videz tout. Faites les poussières. Remettez le strict nécessaire, ce que vous utilisez plusieurs fois par jour. Mettez le reste dans un tiroir si vous en avez besoin. Achetez-vous des objets d’écriture de qualité. Un beau stylo-plume. Un bel agenda. Un beau bloc-notes.

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Comment se débarrasser de la paperasse ? 

Tout mon administratif tient dans une seule farde à moitié remplie. Il y a mon contrat de travail, mes diplômes, les résultats de ma dernière prise de sang et mon contrat de bail. C’est tout. Si j’avais un scanner, je les numériserais sur mon ordinateur.

La technique :

  • mettre une étiquette sur la boîte aux lettres pour refuser les publicités et journaux gratuits,
  • refuser les tickets de caisse,
  • demander une facture sans la prendre. Le vendeur est obligé de garder une copie pendant 10 ans,
  • digitaliser ce que vous ne savez pas refuser, comme les relevés de compte bancaire et les fiches de paie,
  • refuser le plus possible les flyers, prospectus, manuels et cours de formation.

Et pour l'immatériel ?

À force d’avancer, je me suis rendu compte que ma manière de penser changeait. Le matériel me quittait de plus en plus pour laisser place au plus important. Même si cela n’a pas été facile à comprendre au début.

Pourquoi ? Car nous vivons dans un monde matérialiste. Pour être heureux, il faut beaucoup d’argent, avoir une grande maison, deux voitures, un dressing immense, du parfum de styliste célèbre et un chien qui s’appelle Rex. C’est, du moins, ce qu’on veut nous faire croire.

Le destin a voulu que j’étudie le monde de la publicité et du consumérisme. Et me voici maintenant à prôner l’inverse. Le destin est parfois bizarre.

Les réseaux sociaux

Je ne suis sur aucun réseau social. J’ai testé et je n’en ai eu aucun retour bénéfique ou efficace. Quand je me suis désinscrit, j’ai ressenti une sensation de légèreté et de liberté.

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C'est fou comme cliquer sur un simple bouton change les choses.

Plus besoin de savoir quels comptes je possède, gérer des mots de passe, des notifications, des emails, des newsletters, des messages ou des informations sans valeurs ajoutées.

Lorsque j’ai besoin de contacter quelqu’un, je lui téléphone. Quand je suis dans le métro, je discute avec les passagers. Quand je vois un ami, il m’explique de vive voix, en face à face, ce qu'il s’est passé depuis notre dernière rencontre.

Les emails

On sous-estime la place que prennent les emails. Physiquement et surtout mentalement. En ce moment même, je possède cinq emails dans ma boîte de réception. Ils seront traités dans la semaine, puis supprimés. Les plus importants ou les plus pratiques sont archivés.

Il n’y en a que très peu. Ici aussi, on peut applique la loi de Pareto. 80% des emails que nous recevons peuvent être supprimés directement. Et si répondre vous prend moins de deux minutes, faites-le maintenant et supprimez le mail.

La télévision

Les réseaux sociaux se rapprochent beaucoup de la télévision. En moyenne, une personne passe 3h30 par jour devant la télévision ou sur Internet. Cela représente dix ans dans une vie entière.

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Un individu possédant TV, smartphone, ordinateur et tablette passerait en moyenne 417 minutes par jour devant ces écrans. Cela représente presque 7 heures... (Crédits : Zednet.fr)

Mon choix s’est vite fait. Je ne possède plus de télévision. Je passe ce temps à me développer personnellement, à me reposer, faire du sport, lire ou passer du temps avec mes proches.

L’actualité

Je ne regarde plus l’actualité générale. Il n’y a que des mauvaises nouvelles, sur lesquelles nous n’avons pas de pouvoir. Les plus grandes nouvelles finissent toujours par se faire entendre. Je contrôle mon environnement. Lorsque j’en ai besoin, ce n’est pas l’information qui vient vers moi mais bien l'inverse.

Les loisirs et associations

Pendant un moment, j’étais bénévole dans cinq associations en même temps, je faisais deux sports différents plusieurs fois par semaine et j’avais un cours de langue chaque mercredi. Je voulais rentabiliser mon temps au maximum et faire le plus de choses possible. De peur de manquer quelque chose.

C’est tout le contraire qui se passait. Je manquais à être bon dans chacun de mes engagements. Chaque décision doit être prise complètement et pas à moitié. Comment être excellent à la guitare si l'on pratique en même temps le théâtre, le judo et la pétanque ?

Les relations

Je possède 36 contacts dans mon répertoire. Il y a des personnes qui nous apportent du bonheur, et d’autres non. Il y en a qui ont compté pour nous, certains plus maintenant. D’autres ont été acceptées par politesse ou par obligation.

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Ne culpabilisez pas. Supprimer un numéro de téléphone, ce n’est pas assassiner. Et au pire, quand on veut reprendre contact avec quelqu’un, il y a toujours une solution.

Un soir, j’ai pris la peine de passer chacun de mes contacts en revue. J’ai alors découvert qui comptait vraiment pour moi. Pour ma part, je n’ai pas eu besoin de reprendre contact avec un numéro supprimé.

Le téléphone

Bien qu’il s’agisse d’un objet physique, le téléphone a un impact important sur l’immatériel. Au-delà du répertoire, il influence le comportement de son utilisateur. Nous pouvons tout faire en demandant à quelqu'un. Trouver son chemin, un bon restaurant ou un hôtel sympa.

Un père de famille m’a avoué qu’il trouvait son téléphone formidablement indispensable. Sa femme et ses trois enfants possédaient chacun une tablette. Je me suis imaginé le tableau, le couple et les trois enfants pendant une soirée d’hiver. Chacun assis dans son coin du canapé à regarder son écran.

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Est-ce vraiment le futur que je souhaite ? J’ai refusé cette image. Je voulais me prouver à moi-même que le téléphone n’était pas indispensable. (Crédits : NY Times)

Depuis février 2016, mon téléphone reste à la maison. Pour fixer un rendez-vous ? Facile, je demande une heure et un lieu. Je suis toujours arrivé au moment convenu. Souvent, ce sont les autres personnes qui arrivent en retard. Quand je parle avec quelqu’un, je suis cent pour cent concentré avec cette personne.

Sans possibilité d’être interrompu ou d’être tenté de regarder mes emails. Ce n’est plus mon téléphone qui me contrôle, c’est moi qui contrôle mon téléphone.

Cela me pousse en même temps à faire de nouvelles rencontres. Cet été, j’ai voyagé dix jours en Europe. Grâce à cela, j’ai découvert des personnes formidables. J’ai demandé mon chemin à des inconnus et que visiter ; j’ai même mangé avec eux. Maintenant, chaque jour, c’est les vacances.

La montre

Il y a quelques mois, la pile de ma montre tombe en panne. Même si cela n'arrive que tous les deux ans, la remplacer est un réel fardeau pour moi.

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Il faut prendre le temps de la déposer chez l’horloger, attendre, puis aller la récupérer. Le risque que la pile tombe à plat restait toujours présent comme une épée de Damoclès. (Crédits : Atlantime.com)

Je décide alors de prendre une montre automatique. Je fais le tour des magasins mais n’en trouve aucune qui me plaise. Depuis, je vis sans montre et, finalement, je me sens beaucoup plus libre.

Avant, j’avais peur de la griffer ou de l’oublier quelque part. Maintenant, je ne suis curieusement plus en retard. Au contraire. Je prends toujours une marge d’avance et cela me permet d’être plus détendu. La montre me rappelait le pouvoir du temps sur ma vie, je suis maintenant hors de ce pouvoir.

Les avantages que cette nouvelle vie me procurent

Un gain de temps énorme

Pour le ménage, il y a moins d’objets à déplacer pour les poussières, plus de surfaces planes, c'est donc plus rapide à faire. De même pour ranger : chaque objet est à sa place, les retrouver est très facile. Fini les trucs perdus, à se demander pendant des heures où on les a rangés.

Comme j'ai moins d’objets, il est plus facile à choisir. Prendre une décision me prend moins de temps. Comme choisir ce qu’on va porter comme vêtements.

Moins d’attaches immatérielles comme les relations ou les loisirs, c’est plus d’énergie et d’efficacité pour le reste.

Si je veux déménager ? Je peux le faire en une journée, emballage et déballage compris. Du jour au lendemain, je peux partir vivre où je veux. Voyager ? Faire ma valise est très rapide. Je vais à l’essentiel. Je n’ai plus peur de manquer de quoi que ce soit.

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Voici mon kit de voyage.

Pour faire mes courses, cela me prend 10 minutes par semaine. Fini les journées shopping inutiles. Je sais ce dont j’ai besoin ou non.

Une sensation de liberté

Se détacher du matériel : si un incendie se déclenchait, quels objets sauveriez-vous des flammes? De mon côté, je prendrais mes plantes car elles sont vivantes. Tout le reste est remplaçable.

Chaque objet demande une part d’attention. Plus nous en avons, plus nous y sommes attachés. Nous avons peur de les perdre. Nous devenons anxieux. Moins j’ai d’objets, plus j’en prends soin naturellement. Et si jamais j'en égare, je le prends comme une occasion d’avoir mieux ou de savoir si je peux m’en passer.

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À chaque étape de plus vers le minimalisme, votre vie s’embellit.

Plus de confiance en soi : pour chaque objet dont vous vous séparez, vous prenez une décision. Prendre une décision, c’est se prouver que nous sommes capables. Imaginez après plusieurs centaines d’objets donnés ! Vous devenez plus fort, vous savez ce que vous voulez. Chaque difficulté est prise comme une opportunité.

J’ose maintenant dire non. Non à la sensation d’obligation et d’anxiété. Je dis oui à la qualité, au plaisir et au meilleur.

Des expériences plus profondes : quand on se détache du matériel, on se rattache au reste. Mes relations amicales, familiales et professionnelles sont maintenant recentrées sur le meilleur.

Avoir 300 amis, garder une relation avec un membre de la famille qu’on ne voit plus ou avec tous les collègues de la société par politesse, ça ne m’intéresse pas.

Je préfère garder toute mon attention et mon énergie pour ce qui compte réellement. Quand je me promène, je suis connecté à la réalité. Je parle avec les gens, j’observe mon environnement et m’observe moi-même.

Se connaître soi-même

C’est l’un des plus gros avantages. Je n’y serais sûrement pas arrivé si je n’avais pas simplifié ma vie de cette manière. J’avais déjà effectué des tests de personnalité ou d’orientation. Rien de cela n’a été plus efficace.

Je suis devenu naturellement plus organisé et, en même temps, ouvert aux imprévus. J’adore le contact avec les autres. Enrichir mon environnement et les personnes qui s’y trouvent me procure beaucoup de bien.

Je me suis découvert une passion à partager ce que j’ai vécu. Je suis convaincu qu’il s’agit d’une belle manière de se sentir mieux et de résoudre de nombreuses situations.

Beaucoup ne se rendent pas compte qu’ils ont le pouvoir de contrôler leur vie. C’est pourtant possible et c’est ce que je vous souhaite aussi en suivant cette voie. Il s’agit d’un chemin comme un autre. Un beau chemin.

Pour finir cet article, voici d'autres blogs qui m'ont aidé dans cette démarche :

Grégory Laurent Grégory Laurent

Cofondateur du site leminimaliste.com, j’aide les gens à aller à l’essentiel par le minimalisme et le zéro déchet. J'ai aussi rejoint l'aventure BonneGueule en tant qu'ambassadeur à Bruxelles. J’adore Kool and the Gang, le chocolat belge et James Bond.

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  • Louis

    Wow, quel article ! On sens combien cela t’a apporté à la simple lecture. Cet article fait clairement écho chez moi. Que ce soit par la chronologie, la simplicité et le fait de ne pas juger les personnes vivant différemment. On arrive vraiment à sentir la liberté que cela t’a procuré au travers de ces lignes. M’apprêtant à voyager en camion pour un tour du monde, je me libère peu à peu de tout le superflu pour qu’il ne reste que l’essentiel. Cet article sera un excellent point de départ.

    Merci Gregory, merci BonneGueule

  • Bonjour Grégory,
    Voici un super article qui retracent les grandes lignes du minimalisme.
    C’est bien d’avoir un point de vue masculin, je trouve que l’on en manque sur le web français.
    Je suis moi aussi une grande adepte du minimalisme, je voyage beaucoup et toute ma vie tiens dans un sac de 10 kg, alors je pourrai être perçu comme une minimaliste un peu extrême.
    Pour moi le minimalisme, c’est conjuguer sa vie au verbe être (préférer les expériences) plutôt que le verbe avoir (la possession). J’explique d’ailleurs mon point de vue et mon expérience dans mon article: http://positivessence.fr/etre-ou-avoir-le-mode-de-vie-minimaliste/.
    Le minimalisme n’est pas une doctrine, il s’agit d’une philosophie de vie à adapter à soi-même et non pas l’inverse.

    Au plaisir.
    Lucile du blig positivessence.fr

  • Mademoiselle T

    Pour répondre à cette conversation… Il existe des bacs compost pour appartement 😉
    Et sinon, son article donne juste des idées, des pistes pour vivre avec moins… C’est tout.
    Utopie, non. Simplement une personne qui vit différemment. 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    J’entends, et ça aurait été ma première réaction aussi, mais comme tu le vois, pour beaucoup de lecteurs, la réaction est différente. Peut-être que ça signifie qu’à leurs yeux, dans leur contexte à eux, ce n’est pas si utopique que ça, et plus réalisable que pour toi ou pour moi ?

    Je ne pense pas qu’il faille prendre cet article comme un « manifeste » qui dicterait une marche à suivre, parce qu’il est justement basé sur l’expérience et le cadre de vie personnels de Grégory 🙂

    L’exemple de la voiture est parlant : il y a bien écrit « demandez vous si ça vous sert à quelque chose ? » pas « jetez votre voiture ».

  • Nicolas LC

    Y a pas de problème ni d’énervement. C’est juste qu’il y a des choses utopiques dans son texte.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Nicolas !

    Il faut pas s’énerver pour si peu hein.

    Je ne comprends pas quel est le problème ici. Je pense qu’il paraît évident que Grégory n’essaye pas d’imposer dogmatiquement son mode de vie. Ce sont des propositions, voilà tout.

    Si tu n’as pas de jardin… Ne fais pas de compost.

    Si tu as un jardin et que tu ne veux pas faire de compost… Ne fais pas de compost non plus.

    Je ne fais à peu près rien de ce qui est suggéré dans cet article, et pour être honnête, ça ne risque pas de changer de sitôt. Ca ne m’empêche pas de pouvoir le lire et d’apprécier un point de vue différent du mien 🙂

  • Nicolas LC

    Visiblement, tu ne dois pas savoir que des gens n’ont pas de jardin et donc ne peuvent pas composter. Tu oublies aussi que des gens ont besoin de travailler et de la voiture pour ça, même en vivant en ville. Comment tu fais 800 km par semaine tout en transportant des choses, sinon ? Les papiers administratifs numérisés sont souvent mal acceptés des administrations, du moins en France. Et quand on travaille, le téléphone est important, de même que les emails. Enfin, jeter des livres est une hérésie, en tout cas en France. Fallait pas jeter ton dico, t’aurais pas écrit sceau à la place de seau, clairement.

  • Pierre – BonneGueule

    Content que l’article te plaise, et merci pour ton soutien Sarah ! 🙂

  • Sara Mkz

    Wow quel bonheur que de lire cet article ! J’ai mis un lien sur mon site vers ce dernier parce que j’ai eu un coup de coeur : venant d’emménager dans le tout premier vrai appartement que j’aime, je suis très intéressée par le minimalisme et j’en fais de plus en plus chaque jour. Je suis d’accord pour les réseaux sociaux cependant c’est aussi grâce à cela que j’ai découvert toutes ces choses sur l’écologie, le minimalisme, etc… Merci encore et bravo pour ta démarche, c’est beau !

    Sara, 20 ans, Marseille (depuis peu)

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Murielle !

    Merci pour ton retour, c’est vrai que cet article plaît beaucoup même s’il est assez différent du reste. 🙂

  • Murielle Mélusine Guillaume

    Super article ! (commentaire qui fait visiblement l’unanimité, mais ce sont les seuls mots qui me viennent !)
    Merci pour cet encourageant partage, au masculin qui plus est, ce qui change un peu 😉

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Ka Reine !

    Merci pour ton retour, et content que l’article te plaise ! 🙂

  • Ka Reine

    J’ai adoré cet article. Bien écrit, synthétique. Un balayage efficace de chaque aspect du minimaliste avec une chronologie qui aide à la compréhension. Bravo!

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Thomas !

    Content que cet article de Grégory te parle autant ! 🙂

  • Thomas Jadot

    Super article.
    Je l’avais lu peu de temps après sa publication et je l’avais trouvé super intéressant.
    Puis récemment j’ai fait du tri (vêtements, livres, …) et j’ai repensé à cet article.
    Du coup je l’ai relu et ça m’a fait pas mal cogité 🙂
    Tout doucement je m’initie à ce mode de vie, étape par étape…
    Merci !

  • Pierre – BonneGueule

    Hello Magali ! Merci pour ton retour et content que l’article te parle. 🙂

  • Magali Brotcorne

    Bonjour. Merci pour cet article. Je suis en chemin aussi vers ce mode de vie. Vivre avec moins, se libérer l esprit, consacrer son temps pour l essentiel et profiter du meilleur. Je cherche des solutions de qualité de vie en tant maman seule avec deux enfants. Cette philosophie de vie fait écho chez moi. Ca fait du bien de partager ces réflexions. Magali

  • Yvma

    Salut Gregory

    Merci pour cet article.

    Étant aussi vers le chemin de la simplicité, ta garde robe me pose question sur la plan pratique.
    Comment gère tu ta lessive? ton repassage, n’es tu pas à cours de vêtements certaines semaines? Combien de fois tu laves tes pulls?

    Merci encore

  • Ambassadeur Bruxelles

    Salut Ben,

    Merci pour ton commentaire !

    Je suis sincèrement heureux que cet article ait pu éveiller un nouveau côté de toi-même. Les américains Joshua et Ryan sont en effet d’excellents ambassadeurs du minimalisme. J’ai aussi acheté leur livre numérique et j’en ferai un résumé pour un prochain post.

    A très bientôt !
    Grégory

  • Ben

    Merci pour ton article Grégory, il a initié chez moi un changement profond.

    Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur un sentiment d’oppression dans notre petit appartement parisien, et en te lisant j’ai réalisé que j’avais accumulé depuis le début de ma carrière beaucoup de possessions « inutilisées » et donc inutiles: consoles de jeux que je n’allume plus, livres que je lirais sans doute « un jour » (alors que j’ai une liseuse), platine vinyle que je réparerais « peut-être », ustensiles divers que je garde « au cas où », guitare électrique (et l’ampli!) que je compte bien reprendre alors que je n’y ai pas touché depuis mon déménagement précédent. J’avais déjà « fait le tri » dans ma garde robe car je sentais l’intérêt pour être plus à l’aise dans le choix de ses vêtements et profiter seulement du meilleur, mais le même principe vaut pour toutes nos possessions. Elle pèse actuellement sur moi physiquement et psychologiquement!

    Comme tu le dis nous ne faisons pas le choix d’accumuler ces choses, je dirai que nous sommes entraînés par la publicité et une fausse image commune du succès par l’accumulation matérielle. Je sens qu’en se posant ces questions un déclic c’est produit.

    Depuis, je suis le blog http://www.theminimalists.com/ et j’ai lu leur livre « Everything that remains » qui est une autobiographie de l’auteur, avec lequel je m’identifie beaucoup. Il avait un métier bien payé et s’endettait beaucoup pour suivre le rêve américain, avant de réaliser qu’il pouvait vivre très différemment. J’espère faire partager les bénéfices de ce nouveau chemin bientôt à ma compagne (qui elle est sensible au « zéro déchet » depuis peu) et surtout à notre bébé pour qu’il ne soit pas élevé dans le même attachement matériel que nous!

    Love people, use stuff, the opposite never works!

  • Ambassadeur Bruxelles

    Bonjour El,

    Merci pour ton commentaire ! En effet, cela va bien au delà du matériel comme tu dis. Il s’agit d’un mode de pensée beaucoup plus large. La nourriture, les cosmétiques et la manière de se soigner sont aussi des sujets important. Reprendre le contrôle sur notre manière de consommer permet de se sentir mieux avec soi-même et avec ce qui nous entoure.

    Bravo pour ta manière de voir les choses !
    A bientôt,
    Grégory

  • Él

    Article intéressant et qui invite à la reflexion sur le rapport que nous entretenons avec le matériel, mais pas que…

    Nous n’avons souvent pas besoin de plus, mais seulement besoin de mieux. Acheter mieux, si l’on pense sur le long terme, c’est acheter moins. Je suis totalement d’accord avec cela et j’essaye de l’appliquer au quotidien. Et ce, sur tout : nourriture, vêtements, cosmétiques, meubles, objets divers…

    Manger bio, local, acheter en vrac, cuisiner soi-même, permet découvrir de nouveaux légumes, des graines, des épices, des super-aliments, de nouveaux goûts et combinaisons, de se sentir mieux et d’avoir moins faim, car on mange de manière plus qualitative et moins quantitative. Cela ne coûte pas plus cher, ce n’est pas vrai. De plus, les bénéfices sur la santé et le bien-être sont nombreux et réels.

    Pareil pour les cosmétiques, les shampoings, savons, crèmes… Acheter bio, français, des produits de qualité, fabriqués par de petites maisons (souvent familiales). C’est bon pour la santé, l’environnement, et aussi le porte-monnaie. Car un seul produit de qualité multi-usages (comme un bon shampoing-douche bio par exemple) coûtera au final moins cher que plusieurs produits bourrés de sulfates et de silicones achetés en grande surface…

    Chacun peut mener une reflexion afin de devenir un consommateur plus exigeant et aguerri, qui préfère la qualité, le bio, le local, ce qui est bien fait,… à la quantité et à l’industriel.

    Acheter des objets ou des vêtements de bonne qualité, cela pousse à acheter moins, faire réparer, parfois aussi de se contenter de que l’on a déjà et de réfléchir avant d’acheter, se questionner sur l’utilité d’une nouvelle acquisition.

    Concernant les vêtements, c’est important de se sentir bien dedans, de belles matières, chaudes, confortables, agréables à l’oeil et au toucher. Ils renvoient indubitablement une image, un style, et ce n’est pas superficiel que d’aimer renvoyer du positif, quelque chose qui nous ressemble et qui nous fait nous sentir bien. Souvent je lis des commentaires qui soulignent et se plaignent du prix des vêtements de qualité, mais c’est un investissement qui rapporte… Acheter mieux, acheter moins, réparer, garder plus longtemps et avoir de la qualité qui nous fait nous sentir bien au quotidien.

    Je suis une fille et pourtant j’adore votre site. Bien fait, des conseils pertinents et avisés, qui au-delà des habits de qualité, amènent une réflexion sur différents aspects de la vie, nutrition, bien-être, rapport aux choses… des pistes de pensée vraiment intéressantes. Je m’y retrouve complètement.

    Merci les garçons !

    Au plaisir de vous lire

  • Ambassadeur Bruxelles

    Bonjour moemoe,
    Merci pour tes encouragements !
    Grégory

  • moemoe

    « Elle a l’air heureuse et profite de la vie comme personne d’autre » .. tu m’étonnes avec une photo aussi réussie haha! blague à part:
    article enrichissant, j’avais déjà pensé plus ou moins à des notions similaires, l’article m’a permis de mieux cadrer cela!

    bon courage pour la suite!

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Pascal,

    Merci pour ton commentaire ! C’est un sujet intéressant que tu soulèves. Les sentiments resteront toujours un mystère. On peut tomber amoureux d’une personne qui partage une vision différente de la vie. Certains non fumeurs acceptent de vivre avec des fumeurs. D’autres non. Le quotidien est surtout une histoire de compromis. Je ne peux qu’inspirer ma moitié comme elle m’inspire à son tour.

    Passe une belle semaine !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Pidj,
    Tu as raison, c’est important de rester ouvert en permanence.
    Merci pour ton message,
    Grégory

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Nico !

    C’est un Hèdus (mais je suis même pas sûr que la marque soit encore ouverte)

    Et les sneakers sont des Juch !

  • Nico

    Salut Nicolo,
    Quel est le jeans clair de Luca ainsi que ses belles sneakers?
    Je te remercie 😉

  • Pascal

    Salut Grégory,

    Très bon article. J’avais trouvé cette voie moi-même il y a quelques années, mais j’étais célibataire à l’époque … j’insiste sur ce point car depuis je suis marié et père de deux enfants.
    Quand tu vis seul, tu peux organiser ton intérieur comme tu veux. Quand tu es en couple, ça devient plus compliqué car la personne qui va partager ta vie ne partage pas forcément ton raisonnement. Quel choix alors ? Ne chercher que des personnes comme toi ? Tenter d’orienter la personne vers que ce tu penses ? Vivre chacun chez soi ? (véridique, j’ai des amis qui le font et visiblement ça leur convient très bien). Et lorsque des enfants arrivent cela devient plus compliqué encore … 😉

    En revanche ton tableau « la-famille-avec-chacun-devant-son-écran » et réel et navrant, et même si mon intérieur ne ressemble plus à celui que j’avais construit dans mon studio de célibataire, la télé est interdite aux enfants la semaine et limité le week-end, et pas de tablette non plus 😉

    Persévère, tu es sur la bonne voie.
    Pascal

  • Pidj

    Très intéréssant comme démarche. Je proposerai une chose en plus néanmoins : profiter du temps dégagé pour se cultiver. Je pense que nous sommes dans une époque où on accorde pas assez d’importance à l’art et la connaissance, avec un risque de repli sur soi. S’inspirer de ce qui a déjà été fait est toujours bon (en plus du développement personnel ou non) !

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Morgan,
    Oui j’ai vu ce film. Très inspirant !
    Merci pour le partage,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Laurent,
    Tu as parfaitement raison, se détacher du matériel permet de se recentrer sur l’essentiel.
    Merci pour cette belle pensée !
    Grégory

  • Morgan Jaf

    Salut,
    J’ai regardé par hasard il y a 2 jours un documentaire super intéressant sur le minimalism qui va totalement dans le sens de l’article. A voir si l’article vous a plus ! (je crois qu’il est dispo sur Netflix mais peut être pas en France…)
    http://minimalismfilm.com/watch/

  • Laurent TASCHET

    Visiblement tu as découvert un des piliers du bouddhisme, la source de la souffrance : l’attachement. Je répète souvent cela a mes collègues et mes amis: « l’attachement c’est la souffrance ». Ça les fait rire. Comprennent ils vraiment ? J’ai fait cette découverte de la philosophie bouddhiste suite à une expérience de vie traumatisante, me rapprochant de la mort. Ça permet recadrer sur l’essentiel. Continue dans cette voie… L’attachement c’est la souffrance…. C’est aussi la joie….

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Nicolas,
    Merci pour ta réaction !
    J’achète tout en vrac effectivement. Aussi dans les commerces de proximité et venant majoritairement de producteurs locaux.
    Ton astuce pour le bouillon de légumes est excellente, je la partagerai lors d’un prochain article !
    A très bientôt,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Florian,
    Parfois c’est vrai, nous avons une petite voix qui nous parle mais on ne l’entend pas. Ravi que cela puisse t’aider.
    A plus,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut David,
    Merci pour ce commentaire qui donne de l’énergie !
    Passe une belle semaine, Grégory

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Manu !

    C’est un Vicomte A. !

  • Salut,
    article complet, intéressant et entraînant.
    Reprendre les rennes de la société de consommation et se poser les bonnes questions pour ne profiter que de l’utile et du meilleur, c’est top.
    Bon week-end

  • Florian

    Super article, ça me fait réfléchir et je me dis que ça peut résoudre bien des choses sur lesquelles je m’interrogeais ou qui étaient un peu enfouies en moi car je n’envisageait pas forcément une autre manière de traiter la situation.

  • Manu

    Salut
    Quelle est la marque du teddy en daim sur la 2eme photo?

  • Nicolas Boulle

    Hey salut Grégory !
    Super article, merci et bravo. Un mode de vie que j’aimerais tous les jours voir adopter par plus de personnes. Voir ce sujet sur BG, c’est certains, ça va faire des émules et c’est tant mieux car en 2017, on sauve la planète! Et ça passe en effet par un mode de consommation plus sobre.

    Tu ne parles pas de ton alimentation. Achètes-tu en vrac? Chez les commerçants de proximité, producteurs locaux ?

    Pour tes épluchures de légumes, tu peux avant de les mettre au compost, les réutiliser encore pour en faire du bouillon ! Ce que je fais : je remplis au fur et à mesure une boite stockée au congélateur, une fois pleine, je mets le tout dans de l’eau avec des herbes, épices, oignons/ail, bref ce qui me tombe sous la main et fait cuire à très faible température sur plusieurs heures pour obtenir mon bouillon et en faire des soupes, cuire mon riz/pâtes! Et si tu n’es pas végé, c’est également à faire avec les os 😉

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Antoine, merci pour ton retour ! Tu peux t’en inspirer avec plaisir. N’hésite pas si tu souhaites d’autres conseils. Belle journée à toi ! Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Lukas, c’est bien cela 🙂 Thanks, Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Avec plaisir Matthias ! Merci aussi, Grégory

  • Antoine Rougerie

    Bonjour Grégory, super intéressant comme article ! C’est une piste que je vais sûrement explorer car elle se rapproche de certain de mes traits de caractère et mes intérêts (ordonné, soucieux de l’écologie et peu être un peu trop maniaque sur la propreté). Je ne pense pas copier ton lifestyle mais m’en inspirer, me séparer complétement de certaines choses sera trop dur^^
    Bonne journée !

  • Stéphane MICARD

    Cher Grégory,

    Ca sera alors avec grand plaisir ! Tu pourras compter sur moi.
    Merci encore pour ton retour.
    A bientôt.
    Stéphane.

  • Krid

    Serait-ce de la parker quink bleu noir que j’aperçois sur cette table ? Un bon choix indubitablement 🙂

  • Matthias Fraisse

    Et voilà, encore des livres que je vais lire… 🙂
    Merci de ton partage, tout ça va dans le même sens que ce que j’entreprends en ce moment 😉

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci Parango ! Je te souhaite beaucoup de plaisir dans cette lecture !
    Grégory

  • Parango

    Cool, j’ai justement commencé à lire « L’art de l’essentiel : Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi » de Dominique Loreau la semaine dernière.

    Je ne comprends pas certaines personnes dans les commentaires qui sont tout de suite sur la défensive dès que quelqu’un présente un style de vie différent du leur. Je n’ai personnellement ressenti aucun jugement ou condescendance à la lecture du texte.

    Merci pour l’article, ça me motive encore plus !

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Clément,

    Je te remercie pour tes observations et tes encouragements !
    Je vais essayer de répondre à tes nombreuses questions brièvement.

    Les photos de mon intérieur ne sont pas dans leur plus grand avantage, je te l’avoue. Pour que mes invités se sentent bien, je leur offre un canapé très confortable, un beau tapis en coton, un plaid en cachemire et surtout quelques appréciables bières belges 🙂

    L’agenda pourrait en effet être remplacé par un électronique. Mais il s’agit pour moi de la meilleure manière de m’organiser. Et l’un des buts du minimalisme est de choisir le meilleur.

    Pour mon téléphone, j’ai appris à relativiser. S’il y a un problème grave et urgent, je considère ne pas avoir de pouvoir sur cette situation et à l’accepter. Sur un an, une seule personne n’est pas venue au rendez-vous convenu. Et je considère toujours la difficulté comme une opportunité.

    J’espère t’avoir répondu !
    A très bientôt,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci Sylvain ! La partie cadeau est en effet réservée aux experts 🙂
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Multipass,

    Je te remercie pour ta réaction très intéressante.

    Navré si tu t’es senti mal à l’aise par rapport à certaines phrases. Le but n’est surtout pas de culpabiliser. Au contraire, je suis loin d’être un prophète. J’aimerais tant changer l’eau en vin mais cela ne fonctionne pas encore 🙂

    Il s’agit surtout d’un témoignage personnel. Et je parle sincèrement lorsque j’explique savoir maintenant ce dont j’ai besoin ou pas. J’ai réellement l’impression de respirer.
    Je comprends que cela puisse être difficile à croire dans notre monde individualiste. Et tu l’as bien remarqué. Pourtant, mon objectif est totalement altruiste. Je souhaite aider les autres. Car le minimalisme m’a aidé personnellement dans un moment où j’en avais besoin. Cela aurait pu être autre chose évidemment.

    N’hésite pas à me dire bonjour si tu passes à Bruxelles, je serai ravi d’en discuter avec toi.

    A bientôt !
    Grégory

    ps : les premières traces du minimalisme datent de -300 avant JC avec la simplicité volontaire et l’épicurisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Simplicité_volontaire)

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Romain,
    Intéressante réaction ! Bien entendu, nous avons toujours le choix. Et le minimalisme est un choix parmi d’autres. Loin d’être le seul.
    Les vêtements sont un bon point de départ, bonne remarque !
    Merci et belle semaine,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci François, je t’ai bien inscrit ! Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Stéphane,
    Merci pour tes encouragements ! Oui, Bruxelles est une ville magique !
    Tu es le bienvenue dans un prochain showroom.
    A très bientôt!,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut F4DE,
    Je te remercie pour ton retour intéressant.
    Si le superflu et des objets qui ne servent à rien te rendent heureux, c’est très bien.
    Et si cela peut te rassurer, je me trompe encore souvent dans ma vie 😉
    A bientôt !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Thanks Raphaël ! Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Robin,
    Merci pour pour ta réponse ! Tu es le bienvenu si tu veux des conseils pour y arriver !
    Grégory
    ps : les photos sont prises en soirée mea culpa. C’est mieux en journée 🙂

  • Clément

    Bonjour Grégory,

    ton article est très intéressant et inspirant à bien des égards. Je voudrais simplement revenir sur deux trois choses qui m’intéresse.
    Tu es confiant en toi, tu te sens bien, tu as l’air aussi plus heureux, mais ton appart ne reflète absolument pas ça. Pis encore, il n’a pas de personnalité et est monotone (ce qui ne l’empêche pas d’être bien fait), tout ton contraire a priori ! Que fait tu donc de cet aspect ? Qu’en est-il d’un beau tableau qui, par définition, est strictement inutile puisqu’il n’est « qu’un objet de décoration », mais qui montrerai à tes invités qui tu es ou qui donnerai du cachet ton salon ? Une belle photo souvenir d’un voyage magnifique n’a-t-elle pas sa place chez soi ?

    Et encore une fois, si ce mode de vie est très bien, qu’est-ce qui rend ton agenda papier meilleur et plus sain que ton agenda sur téléphone (alors même qu’il prend plus de place et de poussière au final) ? Qu’est-ce qui t’empêche de mettre ton téléphone en mode avion quand tu es en rendez-vous pour ne pas être dérangé ? Parce que c’est bête, mais si tu dois être prévenu d’un problème très grave et urgent, tu ne le sais que le soir après être rentré plusieurs heures après l’appel ? Si la personne ne peut finalement pas venir, comment le sais-tu ?

    Je te pose ces question alors que je suis moi-même très peu utilisateur du téléphone, mais il ne faut pas non plus en oublier ces avantages. Et il y a aussi pleins d’autres exemples.
    J’ai bien compris en lisant tes réponses que c’était plus un témoignage et non pas une vérité absolue que tu voulais faire passer mais il manque quelques nuances je pense pour ne pas faire donner l’impression d’une leçon de vie.

    Sinon, j’adhère – en partie – pas mal à cette philosophie ^^

    Merci pour l’article en tout cas !

  • Sylvain

    La lecture de l’article est intéressante et je trouve qu’il y a quelques pistes à explorer.
    J’ajouterai un bémol : la vie en famille ne permet pas d’atteindre la niveau d' »ascétisme » décrit (je ne parlerai pas des cadeaux pour la fête des pères : hors de question de balancer mes colliers en coquillettes !)

  • Multipass

    Globalement, on vit dans un monde de démesure, où l’accumulation de biens (mais aussi de capital…) semble être l’objectif naturel de chacun, en cela je suis d’accord avec l’article. Le conseil de ne jamais hésiter à remettre en question toute pratique, je suis là aussi d’accord. Mais pour s’opposer à la démesure prônée par les injonctions du système qui nous entoure, l’excès inverse, à savoir le minimalisme, peut-il être une réponse pertinente ? Ne faudrait-il pas plutôt viser à la mesure, l’équilibre (comme l’indique un autre commentaire) ?

    Un bon nombre de lecteurs semble adhérer avec enthousiaste aux propos de l’article, et à sa « philosophie ». C’est amusant qu’il tombe en début d’année (est-ce volontaire ?), car il me semble que, comme les résolutions, et comme toute injonction à modifier son mode de vie (nourriture, sport, etc.), elle remporte l’adhésion, mais on peut se demander elle sera durablement mise en pratique.

    Après réflexion, j’ai compris que ce qui me dérangeait dans cette pensée était l’individualisme dont elle était porteuse. « Le minimaliste peut VOUS transformer », le but, c’est ce fameux « développement personnel » qu’on nous vend dans tous les Nature&Découverte. Et on comprend la raison de cette individualisme dans le refus de l’actualité : chacun a sans doute déjà été tenté de ne plus s’informer, au prétexte que l’actualité est déprimante. Mais se couper de cette information ressemble à un abandon ; au prétexte de ne pas pouvoir changer ce qui nous déplaît, on préfère fuir plutôt qu’affronter (à son échelle), pour se replier sur soi-même, en nommant cela « une démarche vers plus de liberté ».

    Il y a aussi une différence fondamentale d’avec Bonne Gueule (à l’encontre de ceux qui voient une convergence dans les deux modes de pensée) : là où les articles de Bonne Gueule portent (aussi) sur l’histoire des vêtements, l’histoire de l’artisanat qui explique les raisons de telle coupe ou de tel motif ; bref, là où Bonne Gueule pose ses bases dans une tradition et un savoir-faire ancien (qui n’a pas à être figé, au contraire, mais qui sert tout de même de repère), l’esprit général de ce texte ne s’ancre dans rien d’autre que dans la propre volonté de la personne qui voudra appliquer ces changements. Il semble simplement parfaitement « dans l’air du temps ».

    On sent entre les lignes l’effort (louable) de ne pas culpabiliser le lecteur qui ne serait pas encore adepte de ces pratiques, mais ça n’est pas tout à fait efficace puisque tout au long du texte, on sent tout de même cette condescendance, pas malveillante, mais pas moins désagréable, cette satisfaction du converti qui se fait prophète (quelques exemples choisis : « certains en ont dans leur portefeuille, véridique », « avant j’avais des post-its, […], Tout ça a disparu. Je respire. », « Quand je vois un ami, il m’explique de vive voix, en face à face, ce qu’il s’est passé depuis notre dernière rencontre. » ou encore « Je sais ce dont j’ai besoin ou non », que, dans sa tête, on doit nécessairement compléter par « alors que les autres ne savent rien »).

    Enfin, petite remarque sur le paragraphe concernant les loisirs : certes, si on fait tant d’activités que l’on ne peut pas en mener une seule à bien, c’est de l’excès. Mais encore une fois, il y a un juste milieu : on peut occuper pleinement et sainement ses journées, du matin au soir, si ce que l’on fait nous plaît. Tu écris « comment être excellent à la guitare si l’on pratique en même temps le théâtre, le judo et la pétanque ? ». La question n’est-elle pas plutôt « Pourquoi vouloir absolument être excellent à la guitare, si sa seule pratique nous fait déjà plaisir ? » ?

  • Romain D.

    Hello, un billet de qualité que je trouve, comme beaucoup, ici à la fois inspirant et (trop) péremptoire. S’il questionne de manière pertinente notre intellect quant à nos manières de consommer, il néanmoins difficilement applicable sur l’ensemble des pans qui composent notre vie quotidienne. Tu pourrait (sans doute à raison) rétorquer qu’au final on a toujours le choix. Mais choisir c’est aussi renoncer et nous ne pouvons pas tous renoncer à notre job, notre réseau d’amis, au tout autres communautés ne partageant pas la philosophie prônée ici. Ceci étant, je trouve que c’est plutôt facile à mettre en pratique concernant le vêtement et c’est bien là l’essentielle : on est sur Bonne Gueule quand même ! 🙂

  • Ywq

    Je salue ta considération, c’est tout bon tant que tu délimites clairement le subjectif et l’objectif.

  • Boisgerault François

    Article qui tombe à point, j’allais justement faire le ménage dans mon appartement aujourd’hui.

    Je me suis inscrit à ta Newsletter qui m’aidera certainement dans mon périple.

  • Taha Boukhari

    Merci pour votre précision Nicolò .
    je suis d’accord avec vous que c’est un principe et non une loi à imposer mais toujours dans le sens de l’article la loi de Pareto est vérifiable par expérience dans le monde de l’entreprise, précisément dans l’organisation et l’efficacité des individus, et le célèbre livre « The 80/20 Principle: The Secret to Achieving More with Less » est une référence concernant ce principe et son application.
    même Peter Drucker a utiliser le principe quand il a définit l’agent efficace.

  • Stéphane MICARD

    Bravo pour ce très bon article et bravo également à toute l’équipe de Bonne Gueule. Je partage vraiment toutes vois idées et je viens également d’emménager à Bruxelles il y a six mois avec ma famille.
    Je dois bien dire que c’est une nouvelle vie vraiment agréable qui ne me fait vraiment pas regretter Paris 😉
    Au plaisir de vous croiser peut être prochainement sur Bruxelles ?
    Bonne continuation et tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2017.

  • F4DE

    L’article aurait pu être un peu mieux si l’auteur ne répétait ou ne sous entendait pas tout le temps que les gens qui ne font pas comme lui se trompent. Ca me rappelle les articles vegans :/
    Parce qu’au final tout depend de qui ont est. Nos goûts, notre métier, notre lieu de vie, nos moyens ou même notre éducation font que l’on peut adopter ce mode de vie ou non.
    Personnellement je suis plus de l’avis de Voltaire
    « Le superflu, chose très nécessaire. »
    Parce ce que ce que je considère comme MA liberté, c’est en autre d’avoir des trucs qui servent à rien. Si je vois quelque chose que j’aime bien je l’achète(ou j’attends de pouvoir) et si je l’utilise peu c’est pas grave parce quand je l’utiliserai je serai content de l’avoir. Par exemple j’adore les voitures. Evidemment parmi les voitures que j’aimerais posséder un jour une grande partie est inutilisable au quotidien. Et bien je serais heureux de pouvoir conduire ne serait-ce qu’une fois par mois une de ces voitures.
    Ou pour prendre un exemple lié aux vêtements, j’ai un blazer,certes de chez Zara(donc pas très cher pour ce type de piece), que j’ai porté 3 fois cette année. Ces 3 fois où je me suis dit « je vais mettre un blazer » bah j’étais content de l’avoir.

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Jérémy,
    Ravi de savoir que tu connaissais la Simplicité Volontaire !
    Merci pour ton retour et passe une belle semaine, Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Diantro,
    Haha les objets sentimentaux sont les plus durs à s’en libérer, c’est vrai !
    Je souhaite que tu aies raison et que l’équilibre s’installe dans ce monde.
    A très bientôt et merci !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Tada,

    Je te remercie d’avoir réagi. Pour moi, la PNL est une manière de s’exprimer et de mieux se connaître. As-tu eu peut-être une mauvaise expérience avec quelqu’un dans ce domaine ? Si c’est le cas, j’en suis navré.

    Je te confirme qu’il est possible de réduire ses déchets et qu’il y a beaucoup d’intérêts à le faire. Tu peux d’abord protéger l’environnement, te sentir plus libre et faire des économies.

    Si tu souhaites creuser le sujet, tu peux me contacter ou passer à Bruxelles. Je serai sincèrement heureux de te rencontrer.

    A bientôt,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Xav,
    Merci à toi !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Cunégonde,

    Je te remercie pour ces observations !
    Je te le confirme : en plus de l’utile et du besoin, cette manière de vivre permet surtout de garder ce qui nous rend le plus de plaisir. J’ai un vase dans mon salon. inutile au sens propre. Mais joli et reposant.

    A bientôt !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Alcandre,
    Merci pour ce retour pertinent ! Tu décris l’économie collaborative qui représente l’avenir pour moi.
    A la prochaine,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour HyppoK,
    Merci pour ton retour. Tu as compris l’essentiel en effet !
    Bon désencombrement !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Lucas,
    Merci ! Ayant vécu en campagne, j’ai toujours eu une sensibilité à l’environnement. Et les nombreux reportages que j’ai vus depuis mon enfance m’ont poussé naturellement vers le zéro déchet. Je trouve qu’il s’agit d’un excellent moyen de sauver la planète.
    A bientôt!
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Ywq,

    Merci pour ton commentaire. Navré si tu as trouvé que j’ai manqué de recul. Cet article est en effet surtout un témoignage personnel. Je préciserai davantage cela dans l’avenir.

    Passe une belle semaine !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Gouhouf,

    Je te remercie pour ce très beau retour. Je suis chaque fois content d’avoir un avis, qu’il soit différent ou pas. Se remettre en question est très important et je te comprends tout à fait. Par exemple, je suis végétarien depuis plus d’un an et je me demande parfois si je le resterai jusqu’à la fin de mes jours.

    Tu as bien le droit de penser que ce mode de vie ne puisse pas te rendre heureux. Il y a plusieurs chemins qui mènent au bonheur. Le minimalisme en est un parmi tant d’autres. Navré si tu as trouvé mon ton trop impératif. Ce n’était pas le but. Imposer c’est éloigner. Et ce que je souhaite au contraire, c’est regrouper.

    Si la pratique du chaos rend heureux au point de vue personnel, financier, social ou environnemental, alors je suis vraiment prêt à m’y intéresser. Si tu as l’occasion de venir à Bruxelles, je serai ravi de prendre un café avec toi. Donne moi tout de même une marge un peu plus courte que celle de Mitterrand 🙂

    A très bientôt !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Clément,

    Un sacré hasard en effet car j’étais aussi en Publicité. Je te souhaite de trouver ta voie dans ce chemin ou dans un autre !

    A bientôt et merci pour ta réaction,
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Salut Julien,
    Heureux de savoir que cela puisse t’inspirer !
    A bientôt !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci Marcel !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci François, ton commentaire fait plaisir !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Bonjour Antoine,

    Merci pour ton retour !

    J’étais très « touche à tout » et je le suis encore un peu parfois. Je me trouve plus heureux quand j’arrive à finir une tâche complètement que plusieurs à moitié.
    Pour les nouvelles, je te donne un exemple : j’ai entendu cette semaine que le Guépard est en voie d’extinction. Triste mais personnellement j’ai eu assez d’informations avant cela pour savoir que je dois agir maintenant.

    Comme tu dis, il s’agit effectivement de décisions personnelles. Je suis heureux que tu le comprennes.

    A très bientôt !
    Grégory

  • BonneGueule Bruxelles

    Merci Taha !
    Grégory

  • Raphaël

    95% de ma philosophie de vie !

    Bravo .

  • Robin

    Article très intéressant et très inspirant!! Toutefois, dans les photos de ton intérieur, une chose me frappe, c’est le manque d’âme absolue, on dirait un appartement témoin, l’ambiance est très stérile, un vide très mal-aisant se crée rapidement (la monotonie des couleurs appuie fortement ce ressenti).
    Ce mode de vie m’inspire énormément et je fais mon possible pour petit à petit y parvenir. Pour ce faire par exemple, un objet simple, beau qui nous plait au lieu de plusieurs inutiles et qui ne nous plaisent pas.
    J’adopterais ton mode de vie dès que j’en aurais la possibilité mais avec beaucoup plus de vie, de chaleur!

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Taha !

    Juste par souci de précision, la « loi » de Pareto est plus un constat empirique sur plusieurs domaines qu’une loi dans le sens de celle que l’on impose. 🙂

  • Taha Boukhari

    merci Gourouf pour ce courage
    mais c’est tout simplement un problème de distinguer entre une loi et une manière.
    quant l’auteur parle de loi de Pareto, ici on est dans une loi on peu pas la changer; soit on l’accepte et on travaille avec ou on la laisse et toujours restera une loi qui s’applique dans notre vie .
    quant il parle de ne pas utiliser Facebook ou pas de montre c’est une manière de faire les choses il dépend de sa personnalité et de son besoin quotidien ….
    alors le minimalisme c’est juste une réponse a des problèmes et des challenges de productivité et d’organisation et du savoir vivre baser sur des lois mais jamais doit être impératif jusqu’à limiter notre créativité et conscience humaine

  • Taha Boukhari

    Merci beaucoup pour l’article , c’est instructif et va avec la même philosophie du bonnegueule.

  • Antoine Verrue

    Article très intéressant sur beaucoup de points, mais je ne suis pas d’accord du tout sur l’optimisation de son temps vis à vis de ses hobbys. S’il est vrai que se concentrer sur un seul instrument ou une seule association nous permettra d’y passer plus de temps, ce n’est pas une fin en soi, et certains tirent du plaisir en « touchant à tout ».

    Je suis aussi un peu sceptique pour les nouvelles. Se renseigner sur ce qu’il se passe dans le monde, aussi triste que cela pourrait être, cela permet d’avoir conscience de l’évolution de notre société, et d’y réfléchir. J’y vois une forme de culture comme une autre, et la méthode de Grégory me fait un peu penser à quelqu’un qui souhaiterait un mensonge plaisant plutôt qu’une vérité qui dérange.
    Bref, beaucoup de bonnes choses dans cet article et ce mode de vie, mais certaines décisions relèvent du personnel, et je ne pense pas qu’elles sont objectivement bonnes à prendre (à comprendre que c’est du cas par cas).

  • Excellent article Grégory, merci beaucoup. On sent l’approche conceptuelle (voire même spirituelle ?) qui part du vêtement pour s’étendre à tous les domaines de la vie. Une belle victoire contre le « règne de la quantité » !

  • Ywq

    Quelle joie de voir ici un partisan de la pensée chaotique et du dépassement de la volonté absolue de contrôle.

    Comme toi, j’ai été déçu par le manque de recul critique de l’auteur, bien que sa démarche est très intéressante. Transformer une opinion en vérité est bien là tout le problème. Cet article manque de doute et de nuance, imposant alors une pensée unique comme maîtresse.

  • Sylvain

    Ma réponse sera minimaliste devant un commentaire transpirant autant la haine et l’absurdité la plus profonde (pour rester poli). Ce lecteur est dans le pur négationnisme, du même genre de ceux qui réfutent toutes preuves du réchauffement climatique…

    Le commentaire précédent est caricatural, le zéro déchet est évidemment utopique, mais « Tada » confond déchets transformés et organiques. On a pas encore inventé la pilule à transformer son caca en gaz…

    J’encourage vivement l’auteur de cet article dans sa démarche et c’est grâce à des gens comme lui que je conserve une certaine foi en l’humanité.

  • xav’

    Ton point de vue est très intéressant! Merci.

  • Marcel Pignole

    Excellent article ! Merci ! Et bonne année 🙂

  • Julien Cothenet

    Absolument génial, ça m’a fait comme un coup de pied au derrière.
    Je me suis levé et j’ai commencé à mettre en place ces changements que je repoussais depuis si longtemps.
    Merci ça fait du bien.
    Julien

  • Clément Thieblemont

    La coïncidence ! Etant présentement étudiant en cinquième année de marketing, j’effectue un travail de plusieurs mois sur le slow life, où le zéro déchet rentre aisément !

    Comme l’affirme si bien Grégory, se retrouver à prôner le minimalisme et la qualité alors qu’on étudie et se destine à une carrière dans le marketing (dont la publicité), quelle surprise ! Et une certaine incompréhension chez moi, personnellement.

    Ça trouble tellement de voir de tels témoignages où bonheur, satisfaction et confiance en soi sont les maîtres mots. Je m’y intéresse de plus en plus depuis quelques semaines et je sauterais forcément le pas à un moment ou un autre.

    Très bel article et bonne continuation à toi, Grégory 🙂

  • Gouhouf

    Coucou,

    Je comprends que ce genre de trip puisse plaire. On trouve de nombreux sites sur le sujet (surtout en états-unien comme lifehacker), et je me dis que, si ça peut aider certaines personnes, eh bien tant mieux. Quelque soit le domaine, quelque soit la solution, si certains y trouvent leur compte et trouvent plus de plaisir à une façon de vivre qu’à une autre, c’est le principal. Dans la limite évidemment du bien-être des autres (limite très complexe à définir soit dit en passant). Certains trouveront leur bonheur dans ce minimalisme, comme d’autres dans le végétarisme, certains dans la religion, d’autre dans telle ou telle philosophie, certains dans l’élégance, d’autres dans le naturisme, certains dans un certain hygiénisme, d’autres dans une forme d’épicurisme. Chacun défendra son point de vue, développera des arguments parfaitement défendables. Et si l’une ou l’autre solution aide, eh bien tant mieux.

    Toutefois, ce qui m’embête dans ce genre de rhétorique, est qu’elle est principalement impérative. Faites ceci ou faites cela et vous serez heureux. Bah non, je ne pense pas que cela me rendrait heureux. Je suis désolé.

    Pour ma part, je suis plutôt un partisan du chaos. Car du chaos naît un certain renouvellement, une créativité, un besoin d’adaptation. On apprend bien plus du chaos que de l’ordre. Par exemple, comme l’auteur, je n’ai pas de voiture. Mais je ne tenterai pas d’optimiser un trajet en transport en commun, je ne serai d’ailleurs jamais à l’heure (cf. quart d’heure de politesse : http://www.deguermantes.com/articles/2016/10/19/quest-ce-que-le-quart-dheure-de-politesse-, je reviens sur ce point dans la suite) . Pour aller d’un point A à un point B, j’utiliserai autant que possible, chaque fois, un trajet différent (bon, le nombre de trajets possibles reste limité généralement) et je ne prends jamais le même trajet à l’aller et au retour. Chaque expérience de déplacement doit être différente et renouvelée. Le temps qu’il faudra pour faire ce trajet sera évidemment hautement aléatoire, mais c’est l’objectif.

    Je ne cherche jamais à gagner du temps, sauf réelle urgence. Mais il est très rare qu’il y ait de réelles urgences. J’ai appris à perdre mon temps en tâches inutiles. L’homme moderne travaille beaucoup trop à mon goût. Si la révolution industrielle a apporté beaucoup de bienfaits, en particulier en matière de santé, elle a amené ce culte du temps, où chaque seconde semble devoir être vénérée. Un monde idéal serait à mon sens un monde où le temps n’a plus aucune importance. Où l’on ne compte plus le nombre d’heures travaillées par semaine, le nombre d’heures devant la télé, devant l’ordinateur, le nombre d’heures dormies, etc. Je lis actuellement les « Lettres à Anne », de F. Mitterrand. Voilà comment il décrit un RDV (dans les années 60) : Je serai à la librairie untel, de 15h à 20h environ, retrouvez-moi là-bas quand vous le souhaitez. Pas besoin de plus pour se retrouver. Donner RDV pour un déjeuner, sans précision d’horaire, est bien plus agréable que de dire « Demain, 12h15 ». Celui qui arrivera le premier profitera du temps qu’il a pour réfléchir, lire, s’informer (en empruntant un journal au bar), prendre un apéritif, etc. D’ailleurs, je note que l’auteur dit ne pas avoir de montre, mais n’être jamais en retard. J’imagine qu’il passe tout son trajet, jusqu’à la destination finale à regarder l’heure, d’une façon ou d’une autre, pour le vérifier.

    J’organise de même mes activités professionnelles, je pars toujours dans plusieurs directions et on voit comment ça finit (ce genre de façon de travailler n’est certes pas possible dans tous les métiers). Le chaos permet la créativité. C’est en essayant sans se soucier du résultat que l’on obtient des résultats nouveaux. Dans le chaos, il y a toujours une forme de sélection naturelle, il faut juste savoir laisser disparaître ce qui est voué à disparaître. Sur un point, je suis tout à fait d’accord avec l’auteur, il ne faut jamais avoir peur de se séparer de quelque chose. Mais inutile de le justifier.

    L’exemple type de système chaotique avec sélection est le nourrisson. Il ne sait rien et n’a aucun a priori. Il va tout tenter, de façon plus ou moins aléatoire selon ses capacités (et tout de même sous surveillance des parents), et il sélectionne entre ce qui a, et ce qui n’a pas, d’intérêt. Sans pour autant théoriser ses actes, et tout en gardant suffisamment de chaos pour créer, tester de nouveaux gestes, de nouvelles expériences. On apprend beaucoup à leur contact.

    Sinon, concernant les vêtements, comme c’est aussi le sujet. Ce rapprochement avec BG sera sans doute une chance pour l’auteur de découvrir plein de nouvelles façons de s’habiller au-delà des basiques (en particulier ce dernier « Bon Look » de Luca sur 5 pièces fortes) et tout l’intérêt des pièces en synthétiques, qu’affectionnent tant Benoît.

    « Je vous le dis : il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. Je vous le dis : vous portez en vous un chaos. » (F. Nietzsche, cité dans le Principia Discordia).

    Gouhouf

    PS : Concernant la question des déchets, j’essaye de les limiter au maximum. Mais difficile de trouver de vrais conseils sur le sujet. Hors quelques banalités (comme toujours refuser les sacs plastiques), on tombe généralement sur des gens qui vivent dans une autre galaxie où l’on peut venir avec son jerrican pour le remplir d’eau minérale. Pour le lait, par exemple, je ne connais à proximité immédiate aucun fournisseur, qui ne le vende pas en bouteille…

  • Lucas

    Démarche assez forte. On peut forcément s’inspirer de plusieurs de tes points de réflexion.
    Est-ce que ta démarche est également le fruit d’une réflexion sur l’écologie ou est-ce que ta démarche t’a conduit à t’intéresser à l’écologisme au sens large du terme ?

  • HyppoK

    Excellent article! Merci pour ce partage Grégory.
    Je m’étais lancé dans cette démarche de désencombrement de mon quotidien afin de me détacher des choses matérielles. Pas évident du tout et j’ai encore des choses à apprendre et du chemin à parcourir. Je retiens qu’il vaut mieux privilégier de loin la qualité à la quantité!
    Bonne année 2017 à tous.

  • Alcandre

    Pour ce qui est de la relation aux objets, on retrouve une préoccupation contemporaine où l’usage prime sur la propriété, et je trouve cette idée très séduisante.

    C’est mener une vie de moine : posséder le strict minimum, et pour le reste, trouver les ressources nécessaires dans chaque situation, dans l’occasion elle-même. Mais il me semble qu’il y a une limite : les moines peuvent posséder personnellement très peu, car les monastères leur fournissent tout le nécessaire. Transposé dans notre vie moderne, cela donne : je peux ne pas avoir de montre, car la société me fournit l’heure partout.

    Je délègue en quelque sorte la possession et l’entretien des objets sur les autres. Je ne m’en préoccupe pas, je laisse les autres s’en préoccuper pour moi. Et ce n’est pas injuste, car d’autres peuvent éprouver du plaisir à avoir une montre et donner l’heure aux inconnus qui la leur demande 🙂

    Quelque chose m’étonne dans cet article, c’est le lien que vous faites entre la possession minimale et le développement personnel. Surprenant, donc intéressant !

  • Cunégonde Piedfroid

    Bonjour !
    Je trouve que l’idée est bonne dans l’absolu, mais un peu trop poussée à l’extrême ici (il faut peut-être que cela soit extrême pour que cela fonctionne vous me direz…). De bonnes résolutions peuvent être prises à partir de ce mode de raisonnement, mais deux exemples me choquent quand même un peu : d’abord celui du roman qu’on n’a pas lu depuis six mois. Je pense que, quand on vit dans un domaine où la lecture joue un rôle important comme l’édition, on peut se permettre, sous prétexte de lire d’abord ce qui concerne votre travail, de le garder encore un moment.
    De plus, revenir en gros à tout ce qui est utile et dont on a besoin, c’est un petit peu la fin de l’esthétisme ! On peut s’attacher peu à une chose, sans se douter qu’elle tient en réalité une place fondamentale dans l’harmonie des couleurs, des formes ou de je ne sais quoi, autant au sein de votre salon, autant au sein de votre vie en général !
    En tout cas, merci beaucoup, c’était très instructif.

  • xav’

    Wouah Grégory, merci pour cet article!
    Tout ce que tu écris me parles complètement, j’ai suivi la même révolution par étape. Pour moi aussi, tout a commencé par les vêtements – et vous BonneGueule!
    Merci pour cette piqure de rappel – je ne suis pas fou!

  • Tada

    Cet article est très étrange.

    Déjà il est écrit comme s’il était issu d’une traduction d’un article en anglais, car on y reconnaît beaucoup de tournures caractéristiques des mauvaises traductions. Par exemple « de nombreuses personnes » alors qu’on dirait normalement « beaucoup de gens ».

    [Geoffrey : paragraphe coupé, jugement ad hominem]

    Ici j’aimerais vraiment que tous ceux qui liront cet article sachent que « le développement personnel » est le terrain de prédilection du charlatanisme (en même temps c’est normal puisque c’est un « domaine » créé sur mesure par des charlatans pour des charlatans). Je ne connaissais pas l' »assertivité » ou les « micro-résolutions » mais il est parfaitement documenté que la PNL n’est rien d’autre qu’une mixture conceptuelle vide de sens et inutile. Et elle repose sur les mécanismes charlatanesques classiques.
    Vous pourrez lire utilement cet article qui en fait une très bonne synthèse : http://www.charlatans.info/pnl.shtml
    Ou celui-ci :
    http://rationalwiki.org/wiki/Neurolinguistic_programming

    Ensuite il me paraît strictement impossible de ne produire aucun déchet, à moins de ne jamais rien acheter au supermarché. Mais même en n’achetant que sur des marchés, comment fait monsieur pour l’huile, les bouteilles de vin ou d’alcool, les steaks hachés (monsieur va chez le boucher tout le temps ?), le sel, le poivre, le correcteur blanc, les biscuits, et toutes boîtes qui protègent nos achats, ainsi que les cartons des colis, et surtout le papier toilette ???

    Cet article raisonne à côté de la plaque. Il n’y a pas vraiment d’intérêt à ne pas produire de déchets, surtout si on tient compte du recyclage.
    Il n’est pas possible de ne pas produire de déchets. Je fais caca tous les jours (c’est des déchets) et j’ai besoin de me torcher (encore des déchets). Je me brosse les dents tous les jours, j’ai donc besoin de renouveler brosse à dents et dentifrice. Quand je prends ma bagnole ou le train, dans tous les cas je pollue l’atmosphère (particules etc). Quand j’allume la lumière je contribue à produire des déchets radioactifs. Et bien évidemment tout ce qui me parvient a produit des déchets au cours de sa production.
    Au passage, cette pseudo-philosophie signifie qu’on n’achète jamais rien sur internet par exemple. Si je suis la logique de ne pas produire de déchets, alors pour commencer je n’achète pas de vêtements BG, parce je vais également recevoir un carton, une facture papier, une étiquette (donc des déchets) au moins, et tout ça c’est caca. Donc c’est BG qui se suicide.

    Voilà donc en somme, je trouve cet article absurde car il repose sur de la pensée magique, comme je l’ai montré.
    Il n’y a pas de raison objective à cette voie, ou en tout cas elle n’est pas expliquée.
    Et en plus cette pseudo-philosophie semble flirter avec des pseudo-thérapies charlatanesques évoquées en début d’articles (il faudrait creuser le sujet pour savoir si les livres recommandés en font également parti).

  • Diantro

    Très intéressant, mais tellement difficile à mettre en pratique quand on aime ses objets, leur histoire, leur valeur sentimentale, quand on aime les livres, avoir une belle montre et un intérieur riche et foisonnant, faire de la guitare mais aussi s’essayer au judo, quand on veut mordre la vie à pleines dents, multiplier les expériences. Éviter la dispersion, oui, mais pourquoi vouloir à tout prix tendre vers le minimalisme? Ce qui compte à mon sens c’est l’équilibre, plus que tendre de façon organisée et volontaire vers l’une ou l’autre des directions possibles…

  • Foucault Jérémy

    Entièrement d’accord avec la philosophie de l’article. D’ailleurs pour ce qui est que la majorité du temps on ne met que 20 % de notre garde robe, c’est entièrement vrai.

    C’est d’ailleurs le problème lorsqu’on aime les beaux vêtements. On est tenté d’en acheté, mais au final on sait très bien qu’on ne le mettra pas plus que ça. A moins de revendre les anciens.

    Cette philosophie ne date pas d’aujourd’hui d’ailleurs, puisque Gandhi vivait déjà comme ça, avec son concept de « Simplicité Volontaire » qui lui a été inspiré par David Henry Thoreau.