Le Grand Comparatif des boxers : le milieu et le haut de gamme (Partie 2)

Temps de lecture : 26 minutes

Voici la deuxième partie de ce grand comparatif des boxers, dont le but est de vous fournir la liste la plus exhaustive de bonnes adresses de boxers pour homme, en privilégiant la qualité, le confort, et la sobriété !

Si vous avez loupé la première partie, qui traitait de la méthodologie du comparatif, et passait au scanner les marques d'entrée de gamme, ça se passe ici les amis.

Et maintenant qu'on a parlé des prix les plus abordables, on peut passer à la catégorie suivante...

Le milieu et le haut de gamme : de 15 à 36€

Là, on commence déjà à dépenser une somme conséquente pour un sous-vêtement. On veut se faire plaisir, peut-être même offrir (ou se faire offrir ?) un sous-vêtement avec un petit quelque chose en plus. Alors forcément, à ce prix là, on commence à être en droit d'être exigeants !

Au passage, j'ai été obligé de regrouper ces deux gammes de prix sous une seule.

Figurez vous que j'étais un peu embêté pour la répartition de ces différentes catégories de prix. Il s'avère qu'en dehors des marques qui font du motif ou du gros logo, il y a comme un "saut" de prix entre l'entrée de gamme et le reste : selon mes recherches, entre 15€ et 34€ sur du boxer sobre et de qualité, on ne trouve presque rien qui vaille la peine d'être testé...

Asket

Prix : 25€ (ou 55€ les trois)

Le coloris bleu du boxer Asket, recto et verso.

On commence par Asket, une jeune marque suédoise à suivre de près. Elle fait partie de cette mouvance actuelle de marque basées sur des  modèles de vente sans intermédiaires, plutôt focalisées sur des basiques de qualité à un prix contenu, que sur le design et les tendances (Everlane, Maison Standards autrefois, Hast...).

Asket propose un vestiaire complet (que nous testerons peut-être une autre fois dans nos colonnes), mais aujourd'hui c'est sur leurs boxers qu'on s'attarde.

Le coloris gris chiné du boxer Asket, recto verso.

Toucher et main de la matière

Zoom sur la matière du boxer bleu Asket.

Modèle gris 7,5/10 et modèle bleu 8/10 (Coton 93% elasthane 7%, pour les deux) Encore un peu plus doux que le Supima d'Uniqlo, ce qui est très honorable au vu du prix. (Plus vous montez en gamme, plus il faut investir pour avoir une matière encore un petit peu mieux !)
La marque l'explique par l'utilisation d'un coton Egyptien aux fibres très longues et fines, responsables de cette douceur.

Et vous vous demandiez peut-être l'intérêt de tester deux coloris différents sur un même modèle de boxer ? Hé bien figurez-vous que je l'ai fait car ça me donne l'occasion de vous faire part d'une anecdote technique : deux cotons d'un même fabricant, dans la même référence de matière, mais deux coloris différents, n'auront pas forcément le même toucher ! Et la raison de cette différence potentielle réside dans le fait que les teintures ont des effets sur les propriétés des matières : elles peuvent influencer leur douceur, leur élasticité, et même les rétrécir un peu.

Du coup, si vous compariez minutieusement le toucher les deux modèles, vous remarqueriez peut-être que le bleu est très légèrement plus doux que le gris !

Pour les deux modèles, on se situe sur un poids moyen-léger, qui conviendra pour toute l'année, même quand il fait un peu chaud.

Zoom sur la matière du boxer gris chiné Asket. Comme vous pouvez le voir, ici, ce n'est pas qu'une simple différence de couleur, le tricot est différent.

Aspect global et finitions

Les finitions du boxer Asket, vues sur le modèle bleu. C'est parfaitement soigné.

8/10 (pour les deux modèles) Vraiment très bien fini pour ces deux coloris. J'apprécie particulièrement ces petites coutures réalisées avec une sorte de ganse, présentes sur la "poche centrale" ainsi que sur l'ouverture de cuisse.

Le choix de l'élastique a été soigné lui aussi, car l'aspect et le toucher de celui-ci sont plus soyeux que sur les boxers testés dans la gamme inférieure.

Design (Ok)

Rien de spécial à signaler : à part les détails de confection évoqués plus haut, le look de ce boxer a tout de votre classique habituel.

Test au porté

Un bon maintien et un bon confort, et le test est également concluant lors des journées plus chaudes d'été, durant lesquelles il n'a pas été étouffant. La ganse en ouverture de cuisse a aussi pour avantage de bien maintenir la jambe, et par conséquent le boxer remonte moins au cours de la journée !

La coupe est plutôt "moyenne longue" : pas autant que d'autres boxers de ce comparatifs, mais pas tout à fait moyenne non plus. Ce boxer ira donc à la plupart des morphologies, et un peu moins bien aux plus petits.

Pour ce qui est du sizing, c'est plutôt normal,  je prends un S dans lequel je suis bien maintenu, mais pas inconfortable. Si vous hésitez entre deux tailles, prenez plutôt la plus petite.

Le boxer Asket en version blanche, porté par un manequin de la marque. La coupe très légèrement longue lui sied bien, et ira à la plupart des morphologies sauf les plus courtes.

Test après trois lavages (Good)

Rien à signaler. La matière a perdu très peu de sa douceur, et ce pour les deux coloris.

Lieu de confection et prix (Good)

Fait au Portugal. Pour ce prix, c'est une très bonne affaire tout simplement. La réputation de ce pays en tant que détenteur d'ateliers de qualité n'est plus à faire !

Vous verrez que c'est d'ailleurs un pays dont on retrouve plutôt la confection sur des modèles 10€ ou 20€ plus chers que celui-ci.

L'étiquette de la marque, sur le modèle gris chiné.

VERDICT

Asket tient ses promesses et ses engagements sur le rappport qualité / prix de ses basiques. En tant qu'unique marque de ce comparatif positionnée sur l'entrée du milieu de gamme, elle sera probablement un choix récurent pour ceux qui voudront un boxer de qualité sans payer un prix trop élevé.

TheFrench Kiss "TFK"

Prix : 34€

Le boxer TheFrenchKiss rouge, vu de devant et de derrière.

Une petite marque spécialisée dans le sous-vêtement pour homme, qui n'en est encore qu'à ses débuts, mais qui a pris le parti de fabriquer en France. Sa particularité ? Des matières composées majoritairement... de bambou ! Une matière qui gagne petit à petit l'intérêt du public, pour ses propriétés respirantes, sa douceur et sa solidité, ainsi que son impact écologique plus faible.

Le boxer noir TheFrenchKiss, recto et verso.

Toucher et main de la matière

Modèle rouge 7,5/10 (Bambou 95% elasthane 5%)

Ce boxer est plus "doux" que le précédent. Pourtant, je dirais que le toucher est un peu moins bon malgré tout.

Ca vous paraît contre-intuitif ? Hé bien, c'est pour cela que quand il s'agit de tissu, on parle plus souvent de "main", qui est le terme général qui regroupe toutes les sensation tactiles que l'on peut expérimenter à son contact, plutôt que seulement de douceur.

Concernant ce modèle, la part plus grande de bambou ainsi que la matière un peu plus fine donnent une sensation de toucher plus "lisse", et donc plus douce au premier abord.

Mais lorsqu'on s'attarde un peu plus dessus, on constate que le toucher est moins agréable et moins duveteux que celui du premier. A l'instar Uniqlo Airism testé dans l'épisode précédent, nous avons ici une matière extrêmement douce, mais dont la sensation n'est pas des plus naturelles (même si c'est tout de même un cran au dessus ici).

Autre défaut de cette déclinaison : la matière semble un peu moins consistante et "nerveuse" que la précédente. Elle paraît un peu plus molle et reprend moins bien sa forme quand elle est soumise aux tensions.

Et comme la version bambou-coton, elle présente elle aussi des traces de lustrage.

Zoom sur la matière du boxer rouge TheFrenchKiss, ainsi que sur la ganse noire qui caractérise son bas de jambe.

Modèle noir 8,5/10 (Bambou 68% coton 28%  elasthane 4%)

Le mélange du bambou et du coton m'ont plutôt convaincu ! On obtient un bel équilibre entre la douceur soyeuse du bambou et le duveteux plus consistant du coton. La matière est très agréable et le toucher n'est pas trop artificiel comme il peut l'être sur une bonne partie des fibres "innovantes".

Je constate cependant un petit défaut : elle semble un peu délicate et sensible au lustrage, puisqu'à l'arrière du boxer, on remarque des traces légèrement décolorées, suivant la forme des coutures de la "poche centrale". Elles sont probablement apparues par effet de relief lors du repassage industriel de l'atelier.

Zoom sur le boxer noir The French Kiss. La matière n'est pas la même que celle du rouge.

 

Aspect global et finitions

 

Les finitions du modèle rouge, retourné sur lui-même. Le travail de couture est vraiment brouillon...

2/10 pour les deux modèles

C'est la faiblesse principale de la marque : sa qualité de finitions.

Hé oui, c'est fait en France... Mais je le dis et je le redis depuis des années : ça ne veut pas forcément dire que c'est mieux qu'ailleurs !
Pour le coup, les coutures manquent vraiment de propreté et de netteté, et on a régulièrement des petits fils qui dépassent un peu partout ou des points de couture manquants.

Le logo imprimé par flocage à l'intérieur du boxer se voit en transparence, tout en laissant lui aussi ses traces de lustrages... la faute à une matière trop fine pour l'emploi de cette méthode.

On saluera tout de même l'élastique, bien choisi, plutôt agréable au toucher, et qui paraît résistant.

Les finitions du modèle noir de chez TheFrenchKiss.

Design (Ok)

Rien de très particulier à signaler, le tout est plutôt classique. Le modèle rouge dispose cependant d'une ganse contrastante en ouverture de cuisse, faisant rappel à l'élastique. Si je trouve que ce petit détail est plutôt sympathique, j'aurais aimé voir la marque proposer un choix  de couleur un peu plus intéressant qu'un rouge vraiment très "fort" et un noir (que certains verront comme "sobre", mais que je trouve un peu austère pour ma part). La marque propose aussi du blanc sur son site, mais je trouve que le contraste de l'élastique "noir sur blanc" n'est pas des mieux choisis.

Test au porté (Good)

Le confort est bien présent pour les deux modèles. Pour le rouge, il restreint peu me mouvement et et les ganses noires maintiennent bien la cuisse. Le modèle noir est confortable aussi car très stretch malgré la base de coton. Pas de ganse cependant, donc il tient un peu moins bien sur la jambe.

Côté sizing, ça taille assez petit : je fais un M fermement maintenu dans les deux modèles.

Test après trois lavages (Good)

Pas voire aucun changement de douceur pour ces deux matières !

Lieu de confection et prix (Good)

Force est d'admettre que la marque propose un tarif très honnête pour une confection française, qui plus est, parisienne selon elle. Ajoutez à ça l'utilisation d'une matière un peu novatrice, probablement plus chère que les cotons basiques qu'utiliseraient la plupart des marques, et le prix paraît très bon malgré les défauts mentionnés plus haut.

L'étiquette du boxer, vue sur le modèle rouge.
On peut saluer la démarche d'une confection française, mais comme vous pouvez le voir de par les coutures très brouillon, ce n'est pas nécessairement gage de qualité supérieure.

VERDICT

La marque a encore des progrès à faire, particulièrement sur la confection, mais on salue l'utilisation de ces matières innovantes et confortables, ainsi que l'éthique de production française, le tout avec un prix raisonnable au vu du produit.

Seagale

Prix : 35€

Le boxer "action mérinos" de Seagale, dans son coloris bleu, recto et verso.

On enchaîne avec les fameux boxers Seagale "Action Mérinos", bien connus de la communauté BonneGueule puisque c'est une marque dont on parle depuis longtemps. La marque vante son confort et sa douceur exceptionnels, ainsi que ses propriétés respirantes et anti-odeurs. Je les ai donc mis à l'épreuve sur les coloris bleu et bordeaux.

Le boxer Seagale dans son coloris bordeaux, de face et de derrière.

Toucher et main de la matière

 

Zoom sur la matière et la broderie du coloris bordeaux. Une très belle matière, et une broderie bien réalisée, même si j'aurais préféré personnellement qu'elle ne soit pas présente.

9/10 pour les deux coloris (Tencel 55%, mérinos 37%, élastane 8%) 

C'est un grand point fort de la marque : le toucher de ce mélange est vraiment sensationnel. Le tencel (dérivé de l'eucalyptus) est déjà très doux, respirant et "lisse" en lui-même, et le mérinos vient apporter le duvet supplémentaire qui donne un toucher naturel et aéré à la matière. Vraiment un plaisir au contact de la peau.

Et le zoom sur le coloris bleu de Seagale !

Aspect global et finitions

9/10  Lorsqu'on regarde l'intérieur du boxer, on y trouve des coutures particulièrement propres, fines et discrètes, qui sont d'ailleurs rabattues. C'est ce qui permet de leur donner un aspect aussi fin vu de l'extérieur.  Rien qui dépasse nulle part. Si l'on voulait chipoter, le petit logo, brodé sur un morceau de tissu semi-rigide, est le seul élément qui vient rompre cette harmonie, car il sera forcément peu esthétique sur l'envers.

Les finitions du boxer Seagale une fois retourné, vues sur le coloris bleu.

Design

Tout d'abord profondeur de ces coloris chinés sont très plaisants à voir. C'est vraiment ce qu'on peut appeler une belle matière.

Pour parler de la forme en elle-même, elle est assez inhabituelle, je n'ai pas tout de suite su quoi en penser. Il a quelque chose d'un peu "futuriste" dans ses lignes, un côté sport, voire même techwear. On imaginerait bien Batman ou Ironman porter ça sous leur armure. Quand je l'ai montré aux filles du bureau (pas porté hein !), certaines l'ont trouvé un peu loufoque sur le coup.

Mais après avoir un peu hésité, je peux dire que j'ai fini par vraiment apprécier ce design. Il est vrai qu'à plat, ça ne rend pas forcément très bien parce que ça a un effet très "déstructuré" du fait de la construction épurée, mais une fois porté, c'est plutôt flatteur pour le galbe de vos fessiers, et il y a quelque chose de "net" et d'agréable à l'oeil dans les lignes de ce boxer : pas d'étiquette, coutures très discrètes. Et le liseré noir de l'élastique apporte une touche de contraste bien amenée.

J'ajouterai par dessus le marché que cette nuance de bordeaux me paraît très bien choisie : j'apprécie qu'elle ne soit pas trop vive et pétante, ce qui donne trop souvent un côté un peu "décalé" aux sous-vêtements rouges.

Mon seul regret : le petit logo de Seagale, brodé sur le coté. Même si il est ton sur ton et proprement réalisé, il ne fait pas forcément honneur au travail d'épuration du design qui a été fait sur ce boxer.

Test au porté

La coupe mi-longue conviendra mieux visuellement à ceux qui ont des jambes plutôt longues ou fines. Notez que le mannequin le porte assez haut sur la taille.

Une des matières les plus agréables qu'il m'ait été donné d'essayer. Que ce soit pour la douceur décrite plus haut ou sa capacité à suivre le corps sans aucune sensation de tension. D'ailleurs grâce à ce stretch très prononcé, j'ai rarement ressenti aussi peu de gêne dans mes mouvements, ce qui est particulièrement agréable pour moi qui ai des cuisses plutôt musclées.

Je trouve cependant que ça reste un peu trop chaud pour l'été, et que les cotons plus légers ou d'autres matières très fines, seront plus adaptés.

Et pour la grande question que vous vous posiez tous... Peut-on réellement le porter une semaine entière sans qu'il sente quoi que ce soit ?

Disons que les propriétés anti-odeur du mérinos jouent leur rôle (Oui, je l'ai porté trois jours pendant un WE entier. C'est ce qu'on appelle être dévoué à la tâche, non ?), mais ce n'est pas non plus aussi efficace que sur des tee-shirts 100% mérinos, par exemple : comme le boxer n'en contient que 37%, je ne vous conseillerai pas de le porter une semaine entière non plus, surtout pour un vêtement qui couvre l'entrejambe... A la fin des trois jours, l'odeur était comparable à celle d'un sous-vêtement porté pendant une journée. Donc il y a bien un effet, mais ce n'est pas de la magie non plus.

Voyez-le plus comme un "bonus" qui dépanne que comme l'usage fréquent auquel ce destine ce boxer... Au moins, vous vous sentirez moins sale si jamais vous vous retrouvez sans sous-vêtement de rechange deux jours d'affilée !

Par contre, gros bémol pour ma part : ça taille un peu bizarrement.
Non seulement le boxer taille un peu petit (j'ai dû prendre un M), mais c'est surtout que le tour de taille est vraiment très serré et l'élastique est quand à lui très épais. Pourtant je suis plutôt du genre à avoir la taille fine par rapport à mes hanches, et en fin de journée j'ai parfois l'impression d'avoir un étau autour du bas ventre tant l'élastique est épais et serré... Dommage

Test après trois lavages (Good)

Les deux coloris se sont comportés de façon identique.

Côté confection, rien à signaler.

Je craignais que la matière ne se dégrade un peu trop, étant donné que par le passé, j'ai pu lire plusieurs témoignages sur la fragilité des boxers Seagale. Mais leur nouvelle composition (moins de mérinos, plus de tencel) semble mieux tenir la route.

Côté douceur, il y a une très légère perte par rapport à son toucher lorsque le boxer est neuf, et une sorte de "peluchage" presque imperceptible. Je ne m'inquiète pas outre mesure cependant, car ça me paraît être le comportement normal d'une matière contenant une partie significative de laine.

Je pense malgré tout que ce n'est pas le boxer qui vous tiendra le plus longtemps parmi tous parce que la laine s'usera nécessairement plus vite qu'un coton si elle est soumise à de nombreux frottements. Mon conseil : si vous êtes cycliste, ou doté de cuisses très fortes qui se touchent constamment et créent un frottement à l'entrejambe, optez peut-être pour un autre modèle.

Lieu de confection et prix (OK)

L'étiquette du boxer Seagale, vue sur le coloris rouge. Mais... C'est fait où, au fait ?

J'ai été surpris, et un peu déçu, de voir que le lieu de confection n'était pas indiqué, ni sur l'étiquette, ni sur la page de vente du produit en ligne. Est-ce un oubli de la part de la marque ?
Est-ce que le pays de production n'était pas très "vendeur" sur le papier, et a donc été volontairement éclipsé ?
Je mettrais à jour cette partie si j'obtiens plus d'infos à un moment, mais pour le moment, c'est à considérer comme un mauvais point pour ce boxer.

EDIT : Après avoir vu vous retours ainsi que ceux de la marque, on m'indique que les boxers sont réalisés en Lituanie, et que c'est bien indiqué sur la page de vente, sur le site. Au vu de la matière utilisée et du prix, le lieu de confection me paraît cohérent, je ne m'attendais pas à un made in Portugal (ça aurait été plus cher que ça). Cependant, je maintiens que la marque devrait le rendre visible sur ses boxers.

VERDICT

S'il existait une version plus courte pour mettre en valeur les morphologies moins longilignes, que l'élastique était moins serré et désagréable à la taille, que le lieu de confection était clairement annoncé, et que le petit logo de la marque disparaissait... ce serait peut-être mon boxer idéal.
En attendant, ce boxer Seagale reste un excellent choix qui m'a malgré tout vraiment séduit.

Le Slip Français ("Michel" et "Marius")

Prix :  Michel 35€, et Marius 37€

Le boxer "Michel" vu de derrière, et de face.

Nous y voilà... La seconde "exception à la règle" du comparatif. Hé oui, Le Slip Français y va assez fort sur les logos, bien visibles, ainsi que les les couleurs pétantes et, évidemment, le fameux élastique aux couleurs de notre drapeau.
J'ai hésité à inclure la marque, mais je me suis dit que je ne faisais pas mon travail correctement si je ne testais pas, pour vous, la marque de sous-vêtements dont on entend le plus parler depuis quelques années. On a choisi deux modèles pour ce comparatif : le "Michel", à la coupe mi-longue et au coloris bleu canard,  et le "Marius", à la coupe courte et au coloris bleu électrique.

Voici le modèle Marius, vu de face et de derrière.

Toucher et main de la matière

Zoom sur la matière du Michel, vue de près.

4/10 pour les deux modèles (coton 95%, élasthane 5%) Je dois dire que je suis déçu... Je savais bien que c'était un coton plutôt basique, et je ne m'attendais pas à ce qu'il ait un toucher particulièrement surprenant comme peuvent l'avoir d'autres matières plus travaillées. Cependant, je ne m'attendais pas à ce qu'il ait un toucher si peu doux. En terme de main, on est sur un feeling vraiment comparable avec ce que nous avons testé sur l'entrée de gamme. Et vu que les boxers en coton perdent en douceur lorsque les lavages s'accumulent, pas sûr qu'il vieillissent très bien.

Zoom sur le Marius et son coloris bleu électrique, vu de près.

Aspect global et finitions

 

Les finitions, vues sur le Michel. Même à cette distance vous pouvez apercevoir l'irrégularité des coutures de la ceinture.

4,5/10 pour les deux modèles. Là aussi, je m'attendais à mieux... La confection est correcte, mais vraiment sans plus, c'est plutôt du niveau de ce à quoi on se serait attendus sur une entrée de gamme que sur du haut de gamme. Plusieurs coutures sont assez brouillon voire un peu bancales, et elles sont épaisses et peu raffinées. Quelques fils qui dépassent aussi. La façon dont l'étiquette est rudimentairement fixée sur l'élastique aurait mérité d'être revue ou remplacée par une méthode plus adaptée. Surtout que comme l'élastique de la marque est tricolore, le fil blanc ressort par contraste.

Design (Good / Bad)

Cet avis n'engage que moi, évidemment, mais comme je vous l'ai dit dans l'intro, je ne partais pas spécialement fan du côté tape à l'oeil : bandeau tricolore, couleurs flashy, et broderie qui vient en rajouter une couche... D'un point de vue des critères de ce comparatif, ça vaudrait normalement un "Bad". Cependant, c'est aussi le point différenciant qui est au coeur de la marque, il aurait été un peu injuste de le rejeter de bloc.

Test au porté

Le modèle de boxer "Michel", du Slip Français, à la coupe plus longue, ici porté en rouge. Il va assez bien au mannequin qui a des proportions moyennes, même si l'autre modèle serait encore mieux selon

Vous commencez à connaître la rengaine : le Michel, plus long, ira mieux aux grands ou aux cuisses fines, tandis que le Marius, plus court, ira mieux aux morphologies moyennes et aux hommes aux jambes plus courtes.

Niveau sizing, les deux taillent assez petit, puisque je suis fermement maintenu dans une taille M.  Et niveau confort, tout est normal, vous avez le feeling habituel des boxers en coton-stretch, avec moins d'aisance que d'autres matières plus élastiques. Je note tout de même que la coupe fait remonter assez facilement les deux boxers sur mes cuisses, que ce soit sur le modèle court ou long.

Et le modèle Marius, plus court, porté ici en bleu marine. Je trouve que la coupe sied mieux au mannequin de la marque, qui a des cuisses un musclées sans être massives non plus, et une morphologie aux proportions équilibrées.

Test après trois lavages (Ok)

La matière a perdu un peu de douceur, mais rien d'anormal. Cependant, comme c'était déjà un coton assez rêche au départ, le résultat final reste très moyen.

Lieu de confection et prix (Good)

Avec son design polarisant qui fera le bonheur de certains et en fera fuir d'autres, c'est probablement le point qui sauve la marque : oui, c'est fait en France. Et comme toute entreprise textile qui soutient une confection locale de nos jours, il est important de saluer l'initiative.
D'autant que vu le prix que coûte le (vrai) made in France, on réalise que ces boxers ne sont si cher que ça : le prix est élevé, certes, mais vous verrez qu'il est comparable à celui d'autres marques présentes dans ce comparatif faisant faire au Portugal par exemple.

Cela dit j'ai un pincement au coeur quand j'imagine le nombre de boxers fièrement achetés par des clients de la marque, s'imaginant payer la meilleure des qualités, convaincus que tout ce qui se fait chez nous est bien mieux qu'ailleurs, alors que dans les faits ce n'est pas le cas.

 

L'étiquette de la marque, vue sur le Michel.

VERDICT

Je dois avouer que je suis un peu déçu. Vu la réputation du Slip Français, et la mise en avant du savoir-faire local, j'espérais vraiment mieux en terme de confection et de qualité de coton.  Peut-être que les modèles moins basiques (en tricot ou en modal) proposés par la marque sont plus convaincants ?

Sunspel

Prix : 35€

Le boxer Sunspel gris chiné, vu de face et de derrière.

La marque d'origine britannique, reconnues pour son savoir faire sur la maille, et particulièrement le polo. Depuis qu'elle a habillé Daniel Craig avec un de ses polos dans Quantum of Solace, un épisode de la série des James Bond, sa réputation n'est plus à faire.
Elle décline cependant son offre sur toute une série de basiques, y compris des sous-vêtements sobres et épurés, à l'image du reste de la marque. Nous allons voir dans notre test si son savoir faire sur la maille s'est transféré à ses boxers, avec ses deux modèles classiques en coton dit "Supersoft", choisis en bleu marine et en gris chiné.

Toucher et main de la matière

Zoom sur la matière du boxer Sunspel bleu.

8/10 pour le gris (100% coton), et 8,5/10 pour le bleu (coton 92% elasthane 8%) Un toucher vraiment doux et agréable. Cette référence dite "supersoft" chez Sunspel est apparemment tricotée à partir de fibres de coton particulièrement longues fines, ce qui expliquerait sa douceur.
On note que sur le gris,  l'absence de stretch donne un peu moins d'élasticité, mais une main encore plus pure et douce qu'il y en aurait eu sur un modèle mêlés à de l'élasthane. (Même si, comme pour la plupart des coloris gris chinés, le toucher reste légèrement doux que ceux de son homologue uni)

Bref, en terme de qualité ici, on arrive probablement à la limite de ce que l'on peut avoir sur un coton basique, standard. Le seul moyen d'emmener cette matière plus loin serait probablement de se tourner vers des cotons d'exception comme certains cotons égyptiens, ou le Sea Island.

Le poids moyen est plutôt destiné à un port annuel, même si on lui préférera d'autres matières plus spécialisées en hiver.

Zoom sur le coloris gris du boxer Sunspel. Comme souvent sur les gris chinés, le tricot n'est pas le même que pour les couleurs unies.

Aspect global et finitions

Les finitions du boxer Sunspel, vues sur le coloris gris chiné. L'élastique comporte un discret liseré gris argenté.

7,5/10 : Les finitions et le montage sont très similaires à celles de chez Asket,  à tel point que je confonds régulièrement l'un et l'autre lors de la rédaction de ces lignes : mêmes doubles coutures à proprement réalisées à l'avant, même ganse qui se resserre sur l'ouverture de cuisse en bas... La seule différence réside dans le montage de l'étiquette, somme toute basique, qui laisse un peu trop voir les points de couture sur l'arrière de l'élastique, là où Asket a astucieusement décalé l'étiquette vers le bas afin de ne pas affecter l'aspect visuel de celui-ci, ce qui traduit le demi point retiré à la note par rapport à Asket.
En bref, du bon boulot.

Les finitions du boxer Sunspel dans son coloris bleu. Notez le  liseré azur en haut de l'élastique.

Design (Ok)

Le boxer classique par excellence, rien à ajouter !
Seuls détails qui changent un peu : le modèle bleu comporte un très léger liseré azur sur la bordure de l'élastique, qui apporte une petite touche visuelle supplémentaire.

Le modèle gris a quand à lui un liseré gris légèrement argenté, mais il est bien plus discret, si bien que vous ne le remarqueriez peut-être pas.
Bref, des ajouts sympathiques mais qui ne font pas vraiment sortir ces boxers du lot non plus.

Test au porté

Tout comme le boxer Asket, on est ici sur une coupe "moyenne-longue" qui ira à la majorité des morphologies, sauf peut-être les plus petits qui préféreront un modèle plus court.

Sur le bleu, vous avez un bon confort tel qu'on peut l'attendre d'un boxer coton-stretch dans cette gamme de prix, pas de surprise.

Sur le gris, le confort est bon également malgré l'absence de stretch, pratiquement identique à celui d'un boxer coton-élasthane classique, avec un maintient assez ferme donc. C'est probablement la qualité du coton qui permet de conserver cette souplesse sans l'ajout d'élastomère.

Sur les deux modèles, les ganses en bas de jambe jouent leur rôle, et font que le sous-vêtement remonte moins facilement le long de la cuisse.

Niveau sizing je dirais que ça taille très normalement : je fais un S bien maintenu dedans.

Le boxer Sunspel en gris chiné, porté par le mannequin de la marque. Sa coupe légèrement longue va bien à ses jambes plutôt fines et élancées, et siéra aussi à une majorité de morphologies, sauf pour les plus petits d'entre nous.

Test après trois lavages (Good)

Cet excellent coton, déjà doux au départ, n'a pas ou peu perdu de douceur, ce qui laisse bon espoir qu'il vieillisse très bien avec le temps.

Lieu de confection et prix (Ok)

Le boxer est fait au Portugal, pays qui, comme je l'ai dit plus tôt, a fait ses preuves de nombreuses fois dans le domaine de la confection. Cependant, on est en droit de se demander si les 35€ payés ne sont pas un petit peu chers au vu du pays de confection et du fait que ce soit un coton classique, même si de très bonne qualité.

L'étiquette sur le boxer bleu Sunspel.

VERDICT

Si vous êtes prêt à mettre un budget conséquent dans vos sous-vêtements, et que vous voulez faire le choix "classique sans prise de tête", Sunspel peut-être une bonne option. Doux, agréable, en coton de qualité, avec une coupe qui ira à presque tout le monde, et semble-t-il, durable.
Cela dit, on n'est plus tout à fait dans ce qu'on appellerait un "rapport qualité/prix optimal". Chez des marques comme celle-ci, on franchit un peu le seuil  à partir duquel une augmentation de prix conséquente correspond à des améliorations plutôt discrètes.

Ron Dorff

Le boxer Ron Dorff gris, vue de face et de derrière.

Prix : 36€

Une marque que je ne connaissais pas avant de me lancer dans ce comparatif. Ron Dorff est un label qui se revendique comme Franco-Suédois. Son concept : des vêtements aux allures sportswear, mais haut de gamme, de qualité et au look soigné. Et forcément,  une marque qui mise sur les vêtements sportifs a tout intérêt à avoir une ligne de sous-vêtements bien développés.  Leur réputation m'avait été vantée par Paul, qui travaillait dans notre boutique parisienne rue Comines. Faisait confiance à son discernement, j'ai donc intégré la marque au test, en choisissant leur boxer en gris chiné et en kaki clair.

 

Toucher et main de la matière

La matière du boxer Ron Dorff gris, vu de près. Pour le coup, le coloris chiné et sa version vert kaki semblent correspondre à la même référence de coton et de tricot, leur toucher étant virtuellement identique.

7,5/10 pour les deux modèles (coton 95%, élasthane 5%)

Le coton est bon, meilleur que ce que vous avez en entrée de gamme, mais sans être superlatif pour autant. On est selon moi dans la "norme" de ce qu'on est en droit d'attendre sur cette gamme de prix. Côté épaisseur, c'est le poids moyen typique des boxers en coton, adapté à la plupart des saisons sauf aux jours les plus chauds.

Aspect global et finitions

Le boxer Ron Dorff gris, vu à l'envers. La ceinture est particulièrement propre dans sa réalisation, et les coutures intérieures également.

8,5/10 Particulièrement bien fini, et pratiquement rien qui dépasse ! Les finitions sont plus que propres. J'apprécie également l'étiquette montée avec grande discrétion, car c'est un point qui fait souvent tâche sur la plupart des boxers, et dans toutes les gammes de prix.

 

Design (Good)

J'ai un vrai faible pour ce genre de modèles à la ceinture plus compacte, réalisée dans la même matière que le reste du boxer, car j'aime l'aspect épuré qui en résulte. Comme vous l'avez compris, j'aime aussi les petites ganses en bas de jambe, qui sont un atout tant esthétique que pratique.

Et petite touche finale : la marque signe la plupart de ses vêtements avec deux oeillets ronds, qui sont ici cousus avec un fil ton sur ton. Une façon discrète mais efficace de se distinguer sans pour autant en faire trop. Autant je ne suis pas fan du logo de Seagale, autant ces deux petits ronds sont bien amenés ici.

L'autre bonne surprise, c'est aussi la présence de ce coloris kaki, qui sort un peu de l'éternel combo bleu, gris, noir, blanc, rouge, sans tomber dans des couleurs trop compliquées à porter.

Ici, les fameux oeillets signature de Ron Dorff (la photo a été prise sur l'envers, ce qui explique les petits fils qui dépassent. C'est d'ailleurs le seul endroit où c'est le cas sur tout le boxer) Etrangement, le modèle gris était un peu mieux fini sur ce point, car rien ne dépassait. Les aléas de la production...

Bref, si l'on considère qu'il est possible de parler d'un design "minimaliste" réussi sur un boxer, ce sont en ces termes que je qualifierais celui-ci.

Test au porté

Le boxer porté par le mannequin de la marque (sacrément costaud, au demeurant). La coupe de hauteur moyenne devrait convenir à la pluaprt des morphologies. Notez que les ganses de bas de jambe tiennent bien le boxer sur les cuisses pourtant volumineuses du modèle.

Ca taille vraiment très, très petit ! Suite aux bons conseils de la marque, j'ai choisi une taille L, alors que je fais habituellement entre un S et un M selon les modèles. Ce n'est pas tant le tour de taille qui est très étroit, que le bas de cuisse qui est particulièrement resserré par sa ganse.

Il en résulte cependant un confort surprenant : les fessiers sont épousés sans pour autant y mette de tension, la taille est laissée libre de toute pression excessive de l'élastique, mais le boxer ne remonte pas grâce à cette cuisse plus serrée que de coutume. Et visuellement ça rend bien aussi.

Le mélange coton stretch est d'une souplesse normale pour ce type de boxer, si ce n'est légèrement supérieure. On sent donc assez peu le boxer une fois porté.

La coupe est de longueur intermédiaire, ce qui devrait convenir à la plupart des morphologies.

Test après trois lavages (Good)

Peu voire pas de perte de douceur, et ce sur les deux modèles ! Ce coton s'en tire sans problème.

Lieu de confection et prix (Ok)

Fait au Portugal, pour 36€ l'unité. Comme on l'a dit pour Sunspel, c'est honnête car la confection portugaise est coûteuse, mais ce n'est pas non plus particulièrement compétitif.

L'étiquette du boxer Ron Dorff gris, Made in Portugal. Et oui, c'est un L, il taille vraiment petit...

VERDICT

Un boxer que j'aime beaucoup. On ne peut pas dire que ce soit l'offre la plus compétitive du marché, mais la particularité de sa coupe mêlée à ses choix de design en font un des boxers que j'ai pris le plus de plaisir à porter dans cette gamme de prix.

Hanro

Prix : 36€

Le boxer Hanro, vue de face et de derrière. Je n'aime pas vraiment le design de la ceinture.

Les connaisseurs s'attendaient probablement à ce que cette marque soit présente, car Hanro est une maison historique : créée en Suisse, on retrace les origines de la marque jusqu'à la fin du XIXème siècle, en tant que spécialiste de lingerie pour femme ! Pour ajouter à la légende, la marque se targue d'avoir été le choix de prédilection de grands noms, particulièrement dans le monde du show-business et du cinéma, et ce depuis des décennies : des chanteurs tels que Gainsbourg jusqu'à Dakota Johnson dans 50 Nuances de Grey. en passant par Nicole Kidman ou Naomi Campbell.

Bon, tout ça est bien beau, mais vous savez que si nous sommes sensibles à l'histoire chez BonneGueule, ce n'est jamais au détriment de la qualité. Il fallait donc vérifier si celle-ci était à la hauteur du mythe !

Toucher et main de la matière

Zoom sur la matière du boxer Hanro.

9/10 (Coton 93% élasthane 7%) Cette référence chez Hanro s'appelle "Coton Superior", et elle n'a pas usurpé son nom ! De tous les mélanges à base de coton dans cette gamme de prix, c'est celui qui a le plus de douceur et de souplesse, et la main la plus agréable.

Cependant, notez que c'est aussi un poids de matière plus léger. Il est possible que la durabilité à (très) long terme en soit affectée. Mais l'avantage, c'est que ce boxer sera tout à fait portable par temps plus chaud.

Aspect global et finitions

7/10 La marque brille un peu moins par ses finitions que par sa matière. Rien de choquant, mais ce ne sont pas les plus belles coutures du comparatif, et un ou deux fils dépassent par endroit. On note cependant  des coutures avant particulièrement fines et discrètes, ainsi qu'une étiquette très proprement montée, qui tempèrent un peu cette appréciation.

Les finitions du boxer Hanro, retourné sur lui-même.

Design (Ok)

Le design a un côté un peu "caleçon" que je n'aime pas trop, car la ceinture comporte une multitude de petits plis du fait d'un excès de matière volontairement laissé par la marque. Je préfère les ceintures plus lisses voire quasi invisibles à l'instar de ce qui a été fait par d'autres marques dans ce comparatif.
Cela dit, l'étiquette de la marque est très belle, et le logo a été intelligemment apposé à l'intérieur de la ceinture, dans un vert sombre qui ressort légèrement, surligné par un liseré faisant le tour de l'élastique. Un bon point pour cette marque pourtant historique, qui aurait pu décider de faire plus ostentatoire. Je salue ce choix de sobriété dans la mise en avant de son nom.

Test au porté

Taille plutôt moyen-petit. Je fais un  M dans lequel je ne suis pas excessivement maintenu. Le coton-élasthane, particulièrement doux et souple, donne une plus grande liberté de mouvement que les boxers coton-stretch lambda.

La coupe est courte, ce qui la rend plus indiquée pour les morphologies moyennes à petites, et moins indiquées pour les grands ou les jambes très minces.

Le boxer Hanro, porté par un mannequin. Notez que les petits plis que je mentionnais plus tôt sont un peu moins visibles une fois que le boxer est porté, selon si vous le remplissez bien ou non.
Côté coupe, ce modèle court aurait mieux convenu à une morphologie moins élancée que celle du mannequin.

Test après trois lavages (Good)

Pratiquement aucune perte de douceur par rapport à l'état neuf, voire pas du tout. Tout cela me semble destiné à bien vieillir.

Lieu de confection et prix (Bad)

Sur le papier, même histoire que pour les deux marques précédentes : fait au Portugal, vendu 36€. C'est honnête sans être l'affaire du siècle.
Alors pourquoi est-ce que je me fends d'un "bad" ? Parce que j'estime qu'une marque qui s'appelle "Hanro of Switzerland" devrait soit retirer ce suffixe de son nom, soit ne pas avoir délocalisé sa production hors de la suisse. Le Portugal est un très bon pays de confection, mais je trouve que le nom peut induire le client en erreur.

L'étiquette du boxer Hanro, "Made in Portugal".

VERDICT

En dehors de la petite déception causée par la différence entre le lieu de production et les racines de la marque, ce label historique parvient tout de même encore à proposer de très bons boxers simples et efficaces, à un prix plutôt honnête pour son segment de marché. La qualité de leur coton est leur plus grand point fort.

Conclusion

Et voilà pour la deuxième partie ! Pas moins de 13 boxers testés sous vos yeux ébahis. Ce ne fut pas de tout repos, croyez-moi !

J'en profite pour répondre à la question qui est probablement sur toutes vos lèvres : est-ce normal qu'il y ait un tel écart de prix entre les boxers d'entrée de gamme et ceux du haut de gamme, alors que les différences concrètes sont plutôt ténues ?
Hé bien... Oui. Car comme pour de nombreux vêtements, y a un pallier à partir duquel vous devez payer "nettement plus" pour avoir "un peu mieux".
Ce coton un peu plus doux ? Il est beaucoup plus cher. Cette confection un peu plus soignée, et réalisée dans un pays plus développé économiquement ? Beaucoup plus chère aussi. Ces quelques petits détails supplémentaires ? Pareil, c'est du temps de plus passé en production.

Et vous verrez dans l'épisode 3, consacré au "très haut de gamme", que plus on monte en gamme, plus ce phénomène s'accentue.

Enfin, pour terminer sur une note tout à fait personnelle, si je devais retenir deux marques qui ont le plus gagné mon affection dans cet épisode, je dirais Ron Dorff, pour son fit surprenant mais très confortable et ses petits oeillets "signature", et Seagale pour son design et sa matière qui sortent du lot. Ces deux marques ont un "X-factor" comme dirait Benoît, un petit quelque chose en plus, pas forcément rationnel, mais qui fait que ça vous plaît et que vous achèterez probablement.

D'un point de vue plus "terre-à-terre" s'il fallait retenir le meilleur rapport qualité/ prix, ce seraient évidemment Asket, qui parvient à proposer le seul boxer au tarif "milieu de gamme" de ce comparatif, avec une qualité qui n'a pas à rougir face à la compétition haut de gamme.

On se retrouve très vite pour l'épisode 3, consacré au très haut de gamme, la crème de la crème en terme de qualité... mais aussi de prix.

Nicolò Minchillo Nicolò Minchillo

Moi, c'est Nicolò. Chez BonneGueule, je m'occupe des tests de marques, et évidemment de faire des vidéos de conseil avec Sape m'en Cinq. À côté de ça, je prête parfois main forte au pôle produit pour qu'on développe des vêtements inspirés, dans de super matières.
J'aime la funk, le jiu-jitsu brésilien, le bacon, les manteaux majestueux, les blousons en cuir et les belles boots.

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