SÉLECTION : les 5 boots et chaussettes (anti-froid) de la rédaction

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Chez BonneGueule, nous voyons des vêtements en permanence dans des boutiques, dans la rue, sur internet, Instagram… partout donc et presque tout le temps. Nous en sélectionnons dans nos pépites chaque semaine, certains figureront dans nos tests à venir très bientôt… Benoît avait envie d'un format dans lequel chaque rédacteur du pôle édito proposerait une pièce sur une thématique donnée. Après les sweat-shirts, les gants, place aux boots pour garder les pieds au chaud cet hiver.

N'hésitez pas à nous partager vos découvertes dans les commentaires.

Bonne lecture. Christophe.

Des boots Blundstone et des chaussettes Mazarin - Jordan

boots noires et chaussettes grises

Les semelles en gomme tiennent plus chaud que celles en cuir.

C'est dit.

Et c'est avec ce début de réflexion que je me suis mis en quête des boots idéales pour lutter contre le froid et les intempéries en hiver. Naturellement, je les visualise en cuir gras et fourrées. Et j'allais vous proposer des boots de chez Septième Largeur, en cuir Suportlo et semelle commando avec lesquelles on peut marcher dans la neige sans s'en faire, mais voilà : je ne les trouve pas sur leur eshop.

Et, j'ai donc cherché et cherché encore.

Avant de me dire que, pour la chaleur, les chaussettes jouaient beaucoup et qu'ainsi, inutile de me cantonner à la quête de bottines fourrées.

Et c'est alors que j'ai pensé à ce que j'attendrais de la bottine idéale pour lutter contre le froid, la pluie, le vent, les sauterelles et mares de sang, d'alcool et de débris de verre des rues de la soif.

C'est là que Blundstone m'est revenue.

Ça fait un moment que les Blundstone m'intriguent. Il faut dire qu'elles sont entrées depuis quelque temps déjà dans une sorte de hype. Tous les gens cool en possèdent, il paraît. D'ordinaire, je suis plutôt hermétique à ce genre de propos mais là, ça m'interpelle.

Surtout quand Dick Carroll, dessinateur et rédacteur pour l'excellent blog américain Put This On en fait un éloge très personnel : "J'aime le fait qu'elles soient australiennes, brutes et assez peu chères."

Et quand, à la faveur d'un weekend ensoleillé, visitant le château de Versailles, je reluquai sans ménagement une Japonaise dont j'admirais le style, que je vis à ses pieds des Blundstones, c'est alors que je fus conquis.

Je ne sais pas pourquoi j'en parle avec emphase, mais c'est que ça m'inspire.

Au fond, je crois bien que ce qui me plaît, c'est la rusticité qui saute aux yeux, sans concession, comme une phrase à l'impérative. Une forme pure, tournée vers l'utile. Et on verra bien ce que ça donne.

Ce sont des boots pour sauter dans les flaques, donc, des boots qui râpent contre le goudron et qu'on s'en fout pas mal. Avec elles, on lambine sur les trottoirs, à chercher les trous dans les pavés, à trébucher exprès, attendre la pluie qu'on espère battante, vouloir la neige lourde qui tombe par gros paquets mortels et presque réclamer la grêle.

Ce modèle-ci est baptisé "Thermal" et les promesses sont grandes :

  • Tige imperméables
  • Elastique imperméable aussi, dont les coutures sont soudées
  • Thermal Thinsulate®insulation que j'imagine veut dire ce que ça veut dire
  • Avec une semelle intérieure pour augmenter la chaleur
  • Semelle extérieure anti-dérapante

J'espère que le modèle les tiendra, toutes ces promesses.

Avec ces boots, je choisis des chaussettes en laine, cachemire et nylon Mazarin. Je ne vais pas mentir, m'étant que peu intéressé à la chaussette, je me suis fié au tableau du site Mes Chaussettes Rouges qui indique que ce modèle est "Très chaud". Ah, ça fait du bien de s'appuyer sur des professionnels.

Des boots Meermin et des chaussettes Missegle - Michel

Pour sentir mes orteils quand j'esquiverai les plaques de verglas cette année, je choisis cette paire de bottes doublées en shearling Meermin.

Inutile de vous décrire leur secret pour garder mes pieds au chaud.

Je peux toutefois vous dire qu'elles sont en cuir pleine fleur, montées en goodyear, dotées de semelles doublées en caoutchouc , et qu'il ne m'en fallait pas plus.

Enfin si : une belle forme. Elégante et agrémentée de quelques détails pour la décontracter.

Comme ça, je pourrais les glisser dans un registre workwear pour aller cueillir des champignons, ou les mettre avec un pantalon en flanelle et une veste, parce que j'en aurais envie.

Pour les chaussettes, j'ai fait une belle découverte : Missegle.

Accrochez-vous :

  • 40% laine mohair , 35% yack , (le reste est en polyamide et elasthane, pour la résistance et la tenue).
  • filées en France et remaillés à la main dans le Tarn par une entreprise du patrimoine vivant.

What Else ?

Eh bien, l'atelier fait aussi des modèles en mérinos et soie, en mohair avec plus de choix de coloris. Et même avec du Cordura, si vous avez l'habitude de trouer vos paires en une saison.

Bref, comme je disais, une belle découverte.

EDIT : Je les ai testées (et approuvées)

chaussettes missegle

Pour aller au bout des choses, j'ai testé cette paire de chaussettes à la composition prometteuse.

En marron foncé, la matière est très belle. On a de la texture et une teinte bien choisie.

Elles ont une tenue tout à fait satisfaisante. Pour le moment, après trois ports et deux lavages, la chaussette ne descend pas facilement à la cheville.

Et surtout, le plus important : elles sont chaudes. Très chaudes.

Quand le mercure oscille entre 7 et 10 degrés, elles peuvent même l'être trop. Pour ces températures là, je partirais sur d'autres modèles hivernaux de la marque.

Aux alentours de zéro degrés, elles sont idéales. Elles remplissent donc très bien leur mission et méritent largement leur place dans cette sélection.

Des boots Joseph Cheaney et des chaussettes Sympa Bonnard -  Nicolò

Vous voulez que je vous dise un truc au sujet de la patine des chaussures ?

Si aujourd'hui les souliers patinés sont devenus synonymes de luxe, d'expression créative et d'une allure assez ostentatoire, à la base, la "patine" des chaussures servait tout de même à... reproduire la patine du temps.

Eh oui, y'a bien un lien entre les deux. Et donc si je vous disais "une paire de boots patinées", vous vous attendriez peut-être à du Berluti affriolant, brillant de mille feux, alors qu'en fait... ça peut tout à fait être ça :

boots d'hiver patinées

Eh oui, la patine de cette paire de Cheaney leur donne l'air d'avoir dix ans de bons et loyaux services, voire même d'avoir été héritées de votre grand-père. En plus combiné au cuir grainé, qui est déjà un élément de langage visuel plus "country" pour les chaussures, on est vraiment aux antipodes de la chaussure précieuse . Au contraire, nous sommes face à de grosses chaussures d'aventurier pour aller botter les fesses des grizzlys dans la montagne. Ou un truc de ce goût là quoi.

Autres détails : vous remarquerez que la semelle aussi est dans un coloris boisé à l'aspect vieilli, et que les garants sont solidement fixés à l'empeigne par deux gros rivets cuivrés. Eux aussi d'aspect vieilli aussi, histoire de faire les choses bien. Décidément cette paire de boots essaye vraiment de vous faire croire qu'elle est d'occasion...

Et enfin, parce que je prends les choses au sérieux quand je lis "boots d'hiver", il s'avère que c'est aussi un modèle fourré en mouton. Bon, pour ma part je trouve qu'à Paris ou dans des climats similaires il n'y pas un seul jour de l'année où il soit réellement nécessaire d'avoir quelque chose d'aussi chaud aux pieds, mais ça servira aux frileux.

Et si réellement vous avez peur d'avoir froid aux pieds, vous allez chez Sympa Bonnard et vous vous prenez une paire de chaussettes épaisses en mérinos.

chaussettes épaisses mérinos

Entièrement faites en Suisse, rembourrées avec plus de matière sous la voûte plantaire, et d'une qualité et d'une solidité dont je peux déjà attester , il s'avère qu'elles sont également un très bon rapport qualité/prix, surtout à l'égard du lieu de fabrication.

Je regrette juste la disparition des coloris un peu plus fun, mais la marque est tenue par un seul homme pour qui ce n'est même pas son activité principale, donc il faut faire montre de patience.

Des boots Red Wing x Todd Snyder et des mi-bas Perrin - David

Quelle belle harmonie de couleurs et de matières.

Je possède des boots Red Wing depuis 2016.

Elles se portent très bien, sont parfaites par temps capricieux grâce au cuir gras et ont développé une jolie patine avec le temps : j'en deviens presque content qu'il fasse mauvais pour pouvoir les porter .

Comme je le dis parfois :

"C'est un temps à Red Wing ça !"

J'ai choisi ici une réalisation spéciale pour l'eshop américain Todd Snyder .

Basée sur la forme dite "Moc Toe", cette paire se caractérise par deux empiècements de matière différents : un cuir suédé marron lumineux sur la hauteur de la tige, et un cuir gras bien robuste sur sa partie basse.

Vous avez aussi des lacets en cuir bien épais pour rester dans l'esprit workwear de la paire, une semelle Vibram blanche, un cousu GoodYear et une confection américaine.

Et si vous avez froid aux pieds, je vous propose une paire de mi-bas Perrin 72% laine, 26% polyamide, 2% élasthanne .

Tous les modèles de la marque ne me parlent pas forcément, certains étant trop fantaisie à mon goût, il n'y a par contre pas moyen de se tromper sur des modèles unis.

Pourquoi des mi-bas ? En plus d'être appropriés avec le port d'un costume , leur hauteur vous apporte une protection supplémentaire contre le froid.

Ah oui : comme tous les modèles de la marque, ces chaussettes sont confectionnées en France, à Montceau-les-Mines plus précisément.

Des Viberg Scout Boot et des chaussettes Lorpen - Benoit

Rien ne vaut un bon cuir roughout suédé de chez Horween pour affronter les éléments. Et c'est le cas sur cette paire de Viberg, dont le prix tutoie des sommets, mais la forme est tellement exquise, tellement équilibrée.

Et la fameuse semelle Vibram est parfaitement à sa place et vous isolera bien des sols glacés :

Côté chaussettes, j'ai souvent froid aux pieds, donc là j'ai employé les grands moyens : je me suis pris une paire qui mélange du Primaloft et du Polartec Power Stretch. C'est pas compliqué, une chaussette encore plus techwear, ça n'existe pas.

La marque derrière ce monstre de chaleur ? Lorpen, une marque des Pyrénées spécialisée dans les chaussettes grand froid.

Normalement, c'est fait pour les expéditions au-delà de 8.000 mètres, mais moi je les utilise avec mes sneakers au bureau, et leur efficacité est redoutable ! Je n'ai jamais eu froid aux pieds depuis que je les porte.

Le seul problème, vous vous en doutez, ça reste un produit alpin à 200% et vraiment pas du tout urbain…

Et sinon, sur une note plus crédible, les chaussettes en motifs léopard de Jinji sont excellentes. Je les recommande chaleureusement.

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