Dossier : Le guide des marques et maisons de luxe en mode homme (A-C)

/

Note de Benoit : Romain Rousseau, qui s'est déjà illustré chez nous avec son dossier pour choisir un blouson en cuir ou celui sur le perfecto pour homme, reprend sa plume pour écrire sur sa passion : les maisons de luxe, particulièrement quand elles sont italiennes.

Mais soyons bien clairs, Romain est un féru du produit, de sa fabrication, du design, des matières et des influences, et non des soirées huppées ou des paillettes de cette industrie. De plus, il fait preuve d'une très grande lucidité (et virulence) contre les excès actuels du luxe : marketing aberrant, communication hypocrite, et marges totalement déconnectées du produit. 

Il nous livre donc ici un véritable état des lieux des maisons de luxe. Passionné, mais aussi très nuancé, et bien conscient que certaines maisons ne jouent plus en faveur du client... 

Pour vous les autres parties du guide :

- Guides des marques de luxe (D-M)

- Guide des marques de luxe (M-Z)

--

Je vous propose un petit aperçu non exhaustif des Maisons les plus influentes du moment. J'aurai l'occasion très prochainement de pouvoir faire un focus sur certaines d'entre elles, en revenant sur leur histoire, leur savoir-faire et leurs produits.

Acne

Ambition to Create New Expression (Acne) est née de la passion pour le jean de Jonny Johansson, qui commencera par lancer un jean 5 poches unisexe. En faisant de ce dernier son fer de lance, il se fera rapidement remarquer, et apparaîtra vite dans des enseignes comme Colette ou Barney’s. Aujourd’hui, il n’y a que sur les podiums que la marque expérimente de nouvelles coupes/matières, celle-ci reposant plutôt sur la vente de vêtements casual bien coupés, mais très basiques.

Problème : les prix ont totalement flambé sur les jeans, ce qui révèle la volonté farouche d'Acne de se placer comme une vraie maison de luxe.

Acne Studio men

Alexander McQueen

Aujourd’hui disparu, Alexander McQueen a laissé derrière lui une Maison avec une identité très forte et un style unique. Il a scindé son nom en 2 entités distinctes, aussi bien en termes de style que de prix !

Ligne Alexander McQueen

Britannique, donc décalé, McQueen s’adresse avant tout aux initiés : amateurs d'architecture sartoriale et d’imprimés en tout genre (la tête de mort est l’emblème de la marque). Le rapport qualité/prix est vraiment bon concernant les chaussures et les accessoires. Le prêt-à-porter, en revanche très cher, est également de bonne qualité : la virtuosité de certaines coupes est effarante. C’est aujourd’hui Sarah Burton qui assure avec brio la direction artistique de la marque.

Ligne McQ

Punk, rock et… de qualité aléatoire. Les collections McQ adoptent un style différent de la première ligne, inspiré de l’esprit cosmopolite de Londres. On y trouve aussi de très belles chaussures, dont la qualité est vraiment bonne pour le coup !

Alexander McQueen

Ami

C’est une des nouvelles marques les plus en vogue du moment. Le créateur propose « des vêtements pour la vraie vie », comme il le dit lui-même. Il propose ainsi un vestiaire simple (couleurs unies, coupes confortables, etc.), dans le but de permettre l’intégration de ses pièces aux tenues de tous les jours.

Adepte des matières naturelles, qui doivent être vos meilleures amies, ce label est intéressant pour investir dans une pièce pilier de votre garde-robe : un beau blazer, un manteau… En revanche, on peut regretter un design jouant trop sur la hype et les prix qui ne sont pas particulièrement attractifs.

Ami Alexandre Matuissi

Ann Demeulemeester

Véritable instigatrice d’une culture belge de la mode (avec d’autres camarades, comme Dries Van Noten) et figure de proue du mythique mouvement "antifashion", elle a répandu sur les podiums un style dark ; le noir et les influences gothiques faisant partie intégrante de son ADN de créatrice.

Parfois torturées, les silhouettes qu’elle propose sont très reconnaissables à leur sens poussé de la construction (asymétrie, drapés et empiècements, notamment). Cela étant, de nombreuses pièces restent parfaitement acceptables pour concevoir une tenue racée malgré des prix très élevés !

Ann Demeulemeester

Armani

Beaucoup disent de lui qu’il est le « Maestro » de la fashion week milanaise. Disons que c’est un point de vue. En tout cas, à 80 ans (!), Giorgio Armani s’est hissé à la tête d’un empire colossal de plusieurs griffes, dont voici les principales.

Ligne Giorgio Armani

Dans la construction pyramidale du nom Armani, cette ligne est tout en haut, juste sous la haute couture (qui n'existe que pour femme). Jouant toujours sur un sens certain de la décontraction avec ses lignes épurées et légères, l’Italien a aussi un don pour la tenue de soirée, avec des costumes parfaitement réalisés, et des matières luxueuses. Vous trouverez systématiquement du bleu marine, car c’est la couleur de prédilection de cette ligne intemporelle.

Ligne Armani Collezioni

Deuxième ligne (mais sans défilé), son ADN est clairement le vestiaire formel, adressé à une clientèle plus âgée. Costumes, chemises, pulls, tout y est très sobre et parfaitement adapté au travail, ou aux événements mondains. Ça a longtemps été l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché… avant que la production ne soit délocalisée. Désormais, il est plus difficile de trouver un produit dont le prix soit vraiment justifié.

Ligne Emporio Armani

Ligne résolument jeune et branchée, c’est un laboratoire pour Giorgio Armani. Il y expérimente des coupes asymétriques proches du corps, des matières techniques innovantes, ou encore des tissages de pulls complexes. Là encore, avec la démocratisation et la délocalisation, les pièces sont très belles sur le papier, mais peuvent laisser à désirer en magasin. Cela dit, vous trouverez encore de jolies mailles et chemises, avec des coupes vraiment originales.

Ligne Armani Jeans

Pas de concept ici, l’idée est simplement de surfer sur le nom du designer pour vendre des produits bas de gamme surpricés. Les jeans ne sont pas de mauvaise qualité, mais trop chers pour ce qu’ils sont. Comptez sur des logos trop imposants sur les T-shirts et les hauts en général, et pléthore de chaussures collées et mal montées. À éviter.

Ligne Armani Exchange

À ma connaissance, cette ligne est disponible seulement à Londres (sur Regent Street), pour le vieux continent. Il s’agit d’une ligne de diffusion plus abordable que les autres qui, pour être clair, se rapproche d’un Zara au niveau de la qualité...mais en plus chère ! Cela ne vaut pas vraiment le coup, même si vous pouvez tomber sur un T-shirt au design vraiment sympa, pour un prix qui ne devrait pas vous faire hésiter très longtemps.

Giorgio Armani

Balenciaga

Fondée par Cristobal Balenciaga, aujourd’hui propriété du groupe Kering, la marque parisienne a connu son âge d’or avec le designer Nicolas Ghesquière. Bien qu'initiée chez des créateurs comme Gianfranco Ferré, il a amené une vision totalement novatrice de la mode, en s'appuyant sur un design architectural et très cérébral. Un style dessiné au scalpel, qui se traduisait dans les collections masculines par des pièces minimalistes, certaines étant marquées par des alliages de matières (cuirs, tissus techniques…) structurants.

Suite au départ de Ghesquière, c’est Alexander Wang qui a pris les rênes de la Maison, ce qui laisse perplexe sur le tournant que pourrait prendre l’Homme Balenciaga…

Balenciaga

Bally

Ayant intégré le rouge et l'écru à son identité visuelle, Bally est une marque suisse qui affiche haut et fort ses origines. Le prêt-à-porter est assez récent pour la marque, mais ne suscite pas d’engouement particulier. On y trouve de belles matières, notamment des cuirs, bien que le style paraisse finalement très lisse.

En revanche, les accessoires sont plus intéressants, surtout au niveau de la réalisation et des peaux utilisées. Pour une paire de chaussures sobres, ou un portefeuille élégant à garder longtemps, voici une marque parfaitement à propos !

Bally

Balmain

C’est dans cette grande Maison que Karl Lagerfeld a entamé sa carrière, mais ce n’est que depuis quelques années que ce nom est redevenu une pointure de la mode.

Ligne Balmain

Balmain Mens Spring Summer 14

Avec les prix les plus délirants du marché (jeans à 800 € et plus, entre autres), la Maison parisienne aime l’exclusif et le spectaculaire. Heureusement, la qualité de fabrication est souvent très bonne, même si le prix reste ce qu’il est.
L’archétype de l'Homme Balmain est un biker à la fois moderne et punk, avec un jean plein de surpiqûres et d’applications, un T-shirt fin à encolure large, et un perfecto en cuir destroy.

Avec l’arrivée récente d’Olivier Rousteing, les collections tendent à se rapprocher d’un style plus raffiné, inspirées ces dernières saisons du kimono. Avis aux amateurs de pièces travaillées, il vous faudra être munis d’une bourse conséquente pour faire plus que simplement regarder !

Ligne Pierre Balmain

Géré par Ittiere SpA en Italie, ce label a clairement pour objectif de reprendre l’esprit rock de Balmain - et de surfer sur sa réputation - pour proposer des pièces moins chères.

Moins bien réalisés, et moins « forts » en termes de style que ceux de la première ligne, les vêtements et accessoires Pierre Balmain permettront tout de même de s’approprier plus facilement une partie de ce design si particulier.

 

Berluti

Sans conteste le plus célèbre chausseur pour homme du monde, Berluti est aujourd’hui propriété du groupe LVMH, et se lance dans le prêt-à-porter. Le raffinement y est remarquable, les chaussures affichant des patines colorées assez exceptionnelles, et les costumes se parant de matières luxueuses sans complexes. Les prix sont élevés, mais la qualité est particulièrement excellente, en partie grâce à une distribution qui reste encore exclusive.

Cela dit, Hugo de PG a dénoncé ouvertement une augmentation des prix et une baisse de qualité...

Berluti

Bottega Veneta

Propriété du Groupe Kering, voici une Maison peu connue, voire secrète, dont la marque de fabrique est « l’intrecciato » : un cuir tressé selon une méthode bien spécifique, à la fois sobre et très raffinée. Les peaux sont toujours fabuleuses, et l’élégance du prêt-à-porter ou des accessoires, comme pour les chaussures, ravira les amateurs d’un style luxueux à l’italienne.

Chère, mais méritant sans hésitation d’être considérée comme une marque de luxe, la griffe Bottega Veneta vaut vraiment le détour ! Idéale pour investir dans une paire de chaussures « originales », ou même dans un accessoire tel que le portefeuille.

Bottega Veneta Sac cuir tressé

Brioni

Elle aussi intégrée au groupe Kering, la marque Brioni est une référence en matière de tailoring. Réputée pour son immense savoir-faire et pour la perfection de ses produits, la belle Italienne reste cependant difficilement accessible, avec des costumes à plus de 2 000 €.

On notera cependant que depuis quelques saisons, la marque a engagé une certaine modernisation de ses designs, proposant des collections moins classiques, avec des matières plus innovantes et des coupes plus « jeunes », à qualité constante.

Brioni

Burberry

Thomas Burberry a fondé sa maison en 1856, spécialisée dans les vêtements de pluie, avec pour emblème les fameux carreaux noirs et rouges sur fond beige (iconic check).

De fil en aiguille (c’est le cas de le dire), il en est venu à créer, pour l’armée britannique, un imperméable adapté à la vie dans les tranchées. Le trench-coat est ainsi né, restant d’ailleurs la pièce la plus emblématique de l‘illustre marque, qui le réinterprète à souhait. Mais plusieurs entités composent la pyramide Burberry.

Burberry Prorsum

Ligne Burberry Prorsum

La 1re ligne de la marque est la seule à présenter ses collections sur un podium, mais c’est la seule à en être digne ! Christopher Bailey, le designer, joue parfaitement sur les codes de la Maison, en y apportant le brin de folie so british qui va bien.

Des imprimés petits cœurs, du caoutchouc et de la soie métallisée : il détourne les trenchs, pulls classiques, et autres pantalons de lainage, avec un talent incontestable. Il a à son service des manufactures britanniques et italiennes, qui vous offriront des pièces impeccables et des matières splendides. Idéal pour apporter une touche aristo à votre style, en tout bien tout honneur.

Note de Benoit : c'est de loin la plus belle ligne de Burberry, avec quelques défilés entrés dans la légende.

Ligne Burberry London

Cette ligne s’inspire des classiques de Burberry, tout en leur apportant un style jeune et branché : tout y est assez cintré, avec des imprimés géométriques, des empiècements en cuir, etc.

Cela dit, cette ligne reste classique. Attention à la qualité, qui est bonne sur certaines pièces fabriquées en Italie, mais qui peut laisser à désirer sur le reste, et surtout à des prix non justifiés. Si vous devez mettre 1 000 € dans un trench en coton, assurez-vous au moins d’avoir "Made in Italy" ou "Made in England" sur l’étiquette.

Ligne Burberry Brit

C’est la ligne la plus démocratique et la plus jeune de la marque, qui reproduit à souhait le motif à carreaux en géant sur les chemises, les pulls, etc. Trop chère pour ce qu’elle est, cette ligne est plutôt à éviter, car la conception et la qualité peuvent décevoir (poches mal montées, matières trop fragiles…).

Calvin Klein

La marque bénéficie aujourd'hui (à juste titre) d’une réputation assez médiocre, notamment à cause d’une fabrication plutôt aléatoire. Mais à l’origine, Calvin Klein est avant tout un des créateurs les plus avant-gardistes de sa génération, qui a imposé un style minimaliste et conceptuel très novateur. Aujourd’hui revendue, la marque américaine comporte plusieurs griffes distinctes.

Calvin Klein

Ligne Calvin Klein Collection

Ligne des défilés, c’est celle présentée comme étant la plus luxueuse. Avec de très nombreuses matières techniques, coupes innovantes et emblématiques, la qualité de fabrication reste correcte. Certaines pièces, comme des vestes ou des manteaux, viendront apporter une grande sophistication à vos tenues plus classiques.

Ligne Calvin Klein

Disponible essentiellement en Amérique du Nord, cette ligne se veut plus urbaine/jeune, et se compose de produits typiques du minimalisme de Calvin Klein. En Europe, elle est plutôt distribuée sous le nom de CK Calvin Klein.

Ligne CK Jeans

Affichant des logos gigantesques sur des T-shirts, encore un exemple typique de ligne qui ne cherche qu’à attirer vers elle une clientèle qui n’y connaît pas grand-chose, mais veut montrer du logo. Totalement dénuée d’intérêt, même si à son lancement, beaucoup adulaient ses jeans pour leur qualité et leur classicisme.

 

Carven

Fondée en 1945, elle fut une de ces Maisons qui ont bénéficié de l’appellation Haute-Couture. Après plusieurs années de gloire, la marque s’est éteinte jusqu’à l’arrivée du jeune Guillaume Henry et le lancement d'une ligne destinée à l'homme.

Abandonnant l’idée de luxe, il dessine des collections plutôt classiques, abordables et branchées. Un peu dans l’esprit d’un dandy sage, l’homme Carven est toujours coloré, aime les imprimés et la fantaisie. Certaines pièces peuvent apporter du pep’s à un style classique.

Carven

Chanel

Il est ici question de marques pour homme, pourquoi Chanel donc ? Parce que la célèbre Maison, qui est au sommet (avec Hermès) d’un luxe raffiné et très qualitatif, fait l’honneur à la gent masculine de lui produire quelques pièces.

Presque uniques, ces vestes, pantalons et souliers masculins ne sont vendus qu’à la boutique originelle de la rue Cambon. Niveau prix, comptez minimum 600 € pour les chaussures, et généralement plus de 1 500 € pour les vêtements.

L’avantage est que vous serez probablement l'un des seuls au monde à pouvoir porter les pièces inimitables d’une marque au paroxysme de son art (et de son marketing).

Chanel

Christopher Kane

Designer émergent de la scène londonienne, il est connu principalement pour ses imprimés massifs sur des sweats ou des T-shirts : photos d’une galaxie, de déchets, dessins de visages 3D très graphiques… Il impose chaque saison un thème fort qui ne passera pas inaperçu.

S'il fait preuve d’une grande capacité d’innovation et de réalisation pour la ligne féminine, il se concentre sur des coupes et matières classiques pour la masculine, misant avant tout sur le design. Le prix est particulièrement excessif pour des sweats en coton à imprimés.

Christopher Kane

CoSTUME NATIONAL

Après un passage par les Beaux Arts et la maison japonaise Yamamoto, Ennio Capasa fonde la marque CoSTUME NATIONAL avec son frère. Dans un style très artistique, et en rupture avec les codes, il s'inspire de sa formation et du Japon. La ligne homme privilégie des teintes unies comme le blanc ou le noir, et peut parfois se rapprocher du style Dior Homme ou Demeulemeester.

Généralement difficiles à porter, les créations de CoSTUME NATIONAL s’assagissent au sein de la seconde ligne C’N’C, plus jeune et moins audacieuse. La qualité de fabrication est bonne, la griffe s’adressant surtout à une clientèle avertie, adepte d’un style dark.

Costume National

Ça vous a plu ? La suite ici :

- Guide des marques de luxe (A-C)

- Guides des marques de luxe (D-M)

- Guide des marques de luxe (M-Z)

Romain Rousseau A propos Romain Rousseau

Voir un tailleur marquer sa toile m'impressionne, regarder une brodeuse faire virevolter son aiguille me donne des frissons, admirer un cuir parfait me fait sourire. Je suis passionné par le Luxe pour ce qu'il est (rigueur, excellence, amour du beau), et plus encore j'aime partager et transmettre cette passion. [email protected]

Laisser un commentaire

Les commentaires sont validés manuellement, mais tous sont acceptés et publiés avec une réponse (il faut compter 24h en moyenne).

  • Memphis

    Il devrait faire une collaboration avec Rick Owens et garder la fourchette de prix que propose APC on aurait de la création a moindre coup ahah

  • Je suis d’accord avec toi, après c’est vrai que c’est assez peu créatif en tant que tel (ce qui n’est pas négatif dans mes paroles, nous ne le sommes pas non plus).

  • Memphis

    D’accord, je vois merci de ta réponse.
    Car je trouve les créations de Jean Touitou très intéressante tant niveau qualité que niveau prix. Et pour une entreprise « Francaise » je la trouve que très peu représenté.
    Après ce n’est que mon avis personnel.

  • c’est plus un nouveau créateur qu’une maison de luxe, on devait hélas tracer une limite quelque part pour clore cet article fleuve 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Nico !

    Honnêtement, on ne connaît pas du tout cette marque, difficile de te répondre.

    A l’oeil comme ça, leurs costumes ont l’air assez banals vu l’offre au prix fort.

  • BenoitBG

    Pour ce prix là, ça vaut effectivement le coup, tu ne trouvas pas mieux, c’est clair !

  • Patrick

    Voici un lien pour l’image en plus grand (faut cliquer sur l’image): http://i19.servimg.com/u/f19/12/50/75/81/tylych10.jpg

    Là la veste est en promo aux alentours de 150, non promo, 450. Merci. 🙂

  • BenoitBG

    On voit rien du tout, la photo est minuscule… Quel est le prix ?

  • Luca

    ahah oui Romain 🙂 et merci encore

  • Romain R

    Le sens de ce terme est à prendre presque littéralement : il fait référence à un style extrêmement réfléchi et « intellectuel ». Les créateurs peuvent travailler de façon très différentes : certains sont inspirés par des voyages ou des époques, d’autre partent d’un thème qu’ils déclinent selon leurs codes, ou répondent simplement à des attentes marketing… Tous réfléchissent, évidemment, mais certains comme Ghesquière construisent avec génie une nouvelle esthétique : s’il a repris certains codes du créateur originel, Ghesquière a véritablement su imaginer un style nouveau et inclassable, perdu entre le futur, le présent et le passé. Ses collections ne contenaient aucun marqueur de temps, aucune mode, juste le fruit d’un intense travail de réflexion qui, selon moi, est incomparable.

  • Romain R

    Effectivement, quand je disais disponible uniquement à Londres, je pensais à l’Europe : il ne me semblait pas utile de préciser au lecteur qu’il faudrait prendre un billet d’avion vers un autre continent pour s’offrir un tshirt ou un jean bas de gamme branded AlX.
    Quant à la comparaison avec Diesel, si l’on veut être précis, elle ne serait finalement pas tout à fait pertinente : on retrouve dans Exchange certains codes Armani que Diesel n’a pas… J’espère que désormais tout te semble parfaitement clair.

  • Romain R

    Merci pour ton retour. Je corrige tout de suite pour la rue, et rajoute la comparaison à Diesel. Cela étant, en terme de qualité ce que j’ai pu avoir sous la main me faisait vraiment penser à du Zara : les sweats, t shirts et chemises se situaient sur une gamme tout à fait comparable, d’ailleurs les lieux de production mentionnés sur ces produits étaient les mêmes que ceux que l’on trouve dans les grandes chaînes. Les prix y un peu plus élevés effectivement, mais je disais « abordable » par rapport à toutes les autres lignes de la marque ! Je fais passer le message pour la page de présentation de l’équipe 😉

  • Romain R

    Bonjour Christian,

    Merci beaucoup, c’est toujours un plaisir de contenter les lecteurs ! Alors Black Gold y’a du bon et du mauvais, quoique plus le temps plus la ligne me parait décliner. En terme de style, il y a des pièces intéressantes prises séparément et bien ouvragées, mais on s’éloigne de l’esprit un peu artisanal (oui oui, artisanal) des premières pièces griffées black/gold. Donc vos interrogations sont justes à mon sens !

  • RafikBG

    Merci pour ton retour Abdelhamid !

  • Romain R

    Ermenegildo Zegna bien sûr ! Quand j’ai réalisé ce guide, j’ai bien sûr prévu un paragraphe sur la Maison. Le tailoring est effectivement splendide, et j’aime beaucoup les costumes dont vous sous traitez la fabrication pour Tom Ford. Pour le reste, malheureusement Zegna n’échappe pas à certaines « dérives »… Serait-il possible que vous me contactiez en privé ? [email protected]

  • RafikBG

    Salut Tisha,

    La marque dont tu parles s’appelle EZ ? Je n’ai rien trouvé à ce propos 🙁

  • Romain R

    Merci beaucoup ! Puis-je savoir pour quelle marque tu travailles ?

  • Tisha

    Hello , j’adore l’article comme d’hab c’est très bien écrit ! Je travaille dans le luxe et je suis tout à fait d’accord sur la qualité moindre des produits de luxe et la surenchère de la valeur du marque …
    J’attend la suite avec impatience 🙂
    Tisha

  • Steve

    Tout à fait, depuis les années 90, le secteur s’est profondément transformé autour du triptyque : luxe, lucre, luxure. Et pour reprendre l’analyse de Bain & Company sur le développement à 2 chiffres du secteur : « Le luxe bénéficie à la fois de la démocratisation des prix, de la prolifération des boutiques et de l’essor d’une clientèle de hauts revenus dans les pays émergents » (quand Bain parle de démocratisation des prix, il faut parler davantage d’une démocratisation au niveau du prix des accessoires qui tirent le CA des grands groupes, ce qui permet à une plus grande partie de la population d’accéder par ce biais à un secteur qui, pour le reste, est devenu presque hors d’atteinte pour une majorité en multipliant les prix sur ce qui constituait auparavant le cœur de leurs métiers).

    L’échange était passionnant et j’ai hâte de voir le prochain article ! (I promise you Benoit : je m’arrête pour ce post ! ^^)

  • Romain R

    Effectivement le modèle du Luxe dans lequel nous sommes est le plus court-termiste, le plus ravageur et en même temps le plus rentable jamais vu. En l’espace de 10ans, le secteur est devenu méconnaissable ! celles qui n’étaient que de petites maisons familiales artisanales sont toutes devenues des mastodontes produisant des quantités industrielles. Je n’ai rien non plus contre la rentabilité, sauf quand elle prend le dessus sur tout le reste. On passe pour un gros cinglé anachronique quand on dit cela, mais OUI, à la base, Louis Vuitton, Thierry Hermès, Christian Dior & co avait pour but premier la satisfaction du client et la réalisation de produits d’exception. Mais la cession des marques à des profanes du Luxe qui n’en saisissent pas l’essence a été dramatique.

    Cela étant vous avez raison, cela permet à de nouveaux noms d’émerger !

    Merci à vous, c’est vraiment super de pouvoir approfondir certains points et en particulier sur le secteur du Luxe !

  • BenoitBG

    Discussion très intéressante les gars, merci !

  • Steve

    L’analyse sur les changements des rapports entre le consommateur – qui est, à nouveau, plus éclairé et sourcilleux sur la qualité d’un produit – et le déclin de la qualité chez de nombreuses maisons du luxe est vraiment pertinente.

    Et pour ne citer qu’un autre exemple (histoire de ne pas faire que du Berluti bashing) : Church’s. Déclin de la qualité des produits suite à son rachat par Prada avec en parallèle la multiplication des prix par 2. Il faut avouer que s’il existe une marque de luxe qui est absolument abominable en termes de qualité (cf. les chaussures thermo-collées vendues 500-800 euros dont le prix de revient ne devrait pas excéder les 20-30 euros…) c’est bien Prada.

    Je n’ai rien contre la recherche de la rentabilité ou contre le fait qu’une ancienne maison se fasse racheter par un groupe international (on verra si BG se fera, fatalement, racheter par LVMH pour que les fondateurs puissent dégager le cash nécessaire pour une prise de participation majoritaire dans Pernod-Ricard ^^) mais en revanche si on peut comprendre une augmentation du prix des matières premières, l’explosion des prix et la diminution de la qualité dans le luxe permet justement – avec le retour au style et le goût du beau durable qu’Hugo Jacomet qualifierait de révolution sartoriale – de faire émerger de nouveaux acteurs qui privilégient la qualité (et des prix en rapport) au détriment de coûteuses et tapageuses campagnes publicitaires.

    Merci pour cet échange !

  • Romain R

    Merci beaucoup pour ce riche retour !! On voit bien aux différents retours que Berluti semble être sur un regrettable déclin… Ou comment la finance tue le Luxe. En revanche, je suis très intéressé par leurs sneakers « playtime » : le montage semble vraiment robuste, et il me tarde de pouvoir les découvrir !

    Pour le gap entre qualité réelle et qualité perçue, votre témoignage est très intéressant car il est le témoin des profonds changements qu’a le consommateur dans son rapport au Luxe, et surtout du déclin dramatique de la qualité dans le Luxe. Avant tout était axé sur la qualité intrinsèque du produit, et le prix devait être inférieur à la qualité perçue. Aujourd’hui, vu l’augmentation constante des prix (là encore, essentiel en marketing du Luxe : on ne baisse jamais les prix, on les augmente sensiblement régulièrement) corrélée à la baisse drastique de la qualité, le client devient de plus en plus défiant. La clientèle est scindée en 2 : ceux qui achètent pour le produit, et ceux qui achètent uniquement pour le prestige (même s’il est possible de rentrer dans les 2 catégories). Certaines marques se rendent compte qu’il devient très dangereux de ne vendre que des produits de qualité moyenne bardés de logos à une clientèle ignorante, et opèrent un retour en arrière. Berluti commence juste sa stratégie de développement de masse, et se situe donc à contre courant niveau timing, mais en plein dedans niveau idéologie : moins bonne qualité de produits censée être compensée par la « légende » de la marque. Elle a mis des dizaines d’années à se construire, elle pourrait bien disparaitre en quelques années seulement. L’obsession de la rentabilité.

  • RafikBG

    Avec grand plaisir, à ton service !

  • Romain R

    Si tu veux tout trouver et tout voir, je te conseille 2 sites : Style.com qui regroupe l’intégralité des collections des maisons les plus en vue sur une dizaine d’années, avec l’avantage de proposer souvent des plans rapprochés sur les détails. Nowfashion.com a pour objectif d’être présent sur TOUS les évènements de mode entre Milan, Paris, Londres et New York. Il te suffit, sur le site, d’aller dans la rubrique « collections » et de choisir tes filtres, ou d’aller dans « schedule » pour voir tous les défilés programmés et y avoir accès en un clic. Le problème avec la presse, c’est qu’ils ont curieusement tendance à se focaliser sur leurs annonceurs…

  • Romain R

    Effectivement, comme le dit Rafik, j’ai essentiellement fait ma sélection en fonction de ce que j’ai pu avoir entre les mains. Le deuxième critère, c’est l’influence de la marque et sur ce point, il faut aussi reconnaitre que Corneliani n’est pas très pertinente. Indépendamment de la qualité de leur travail, le style reste extrêmement classique.

  • RafikBG

    Hello Chris,

    Ta remarque est fondée, je t’en remercie :). Pour le coup, Romain a dressé sa sélection en s’appuyant sur ses expériences, et l’intérêt de l’info qu’il avait à apporter.

  • RafikBG

    Regarde du côté de L’Officiel Hommes, ou Vogue Homme International. Tu les trouveras sans problème en kiosque.

    Essaie aussi de suivre ces magazines sur facebook, ils ont tendance à poster des looks de podium. Dernière source à laquelle on pense peu, mais qui est pourtant très complète : Fashion Mag, le magazine en ligne du site FashionJobs 🙂

  • Chris

    C’est vrai que des marques comme Corneliani, Cannali et Boglioli pourraient apparaître dans cette sélection. Cependant, je trouve que ces marques sont plus des marques de tailleurs italiens de (très) bonne qualité, qui restent encore accessibles, plutôt que de vraies maisons de luxe (i.e. Brioni ou Kiton, dans le style tailleur italien).
    Ceci dit, étant donné que des marques comme Acne et Ami apparaissent dans la sélection, il est vrai que Corneliani et consorts auraient leur place aussi. Comment avez-vous fait votre sélection exactement ?

  • Chris

    Quand tu parles de « hors-séries », tu fais référence à quels magazines exactement ? Est-ce qu’ils se trouvent en point presse, ou est-ce qu’il faut chercher sur internet ?

  • RafikBG

    Arf, désolé de n’avoir pu t’aider davantage ! Après, si ce genre de photos t’intéresse (pas forcément Chanel), je t’invite à acheter les hors séries qui sortiront juste après la fashion week, tu en as vraiment de très belles !

  • Romain R

    Je ne suis pas l’avocat de Berluti, et vous avez totalement raison d’être déçu d’une paire de souliers mal montés et qui prennent l’eau : le Luxe est censé supporter les attentes les plus exigeantes. Concernant le blake par contre, il me semble que Berluti s’est toujours illustrée en utilisant cette technique de montage, même avant son rachat par LVMH.

  • RafikBG

    Salut Philippe,

    On a effectivement du opérer une petite sélection, malheureusement la liste ne peut être complètement exhaustive. Ceci étant, tu as tout à fait raison, c’est une marque qui pourrait figurer !

    N’hésite pas si besoin est, à très vite !

  • Romain R

    Vous avez raison : beaucoup de marques ne sont aujourd’hui, pour les groupes auxquels elles appartiennent, que des portefeuilles financiers dont la seule valeur est mesurée à partir de la croissance et du chiffre d’affaire. Le Luxe va extrêmement mal car il n’a jamais été aussi usurpé et bafoué : beaucoup de produits n’ont de luxueux que l’emballage. Cela étant, et même si le rachat de Berluti par LVMH entraine maintenant une logique de développement économique (création de PAP…), les artisans bottiers qui travaillent au sein de la maison depuis toujours restent excellents. Par contre, peuvent-ils assurer la production à eux-seuls…? Cela, je l’ignore !

  • Romain R

    On voit plus souvent de l’homme dans les collections croisères / pré collections présentées à travers le monde, parfois appelées aussi « Collection Métiers d’Art ». Je te recommande la collection croisière Paris Venise (ces défilés intermédiaires prennent le nom de la ville dans laquelle ils ont lieu), dont voici le lien : http://www.style.com/fashion-shows/resort-2010/chanel/collection . Elle transpose parfaitement l’esprit bohême de Chanel pour l’homme, dans une décontraction vraiment splendide. Je te conseille aussi le défilé Paris Edimbourg http://www.style.com/fashion-shows/pre-fall-2013/chanel/collection comportant LE tailleur chanel revisité pour l’homme.

    Petite précision par contre, tout le reste du prêt à porter est présenté au grand palais (Chanel a l’exclusivité du lieu pour encore 10 ans de mémoire), ce n’est pas réservé qu’à la haute couture.

  • RafikBG

    Hello Alexandre,

    Merci beaucoup pour ces éclaircissements, très complets et pertinents. Je vais regarder ça de plus près de ce pas !

  • RafikBG

    Hey Jonas,

    Merci pour ton commentaire, personnellement j’aime beaucoup aussi ! 😉

  • RafikBG

    Salut Armand,

    Merci à toi, ton soutien fait sincèrement plaisir ! Pour les photos de défilés Chanel, as-tu essayé de regarder sur leur site ? Autrement, les pièces pour homme sont davantage explorées dans les collections capsules que les Haute-Couture du Grand Palais, je t’invite à regarder dans cette direction 😉

  • Armand G.

    Enfin une série d’articles sur ce thème, merci beaucoup ! Vous savez où peut-on trouver d’autres photos des collection pour homme Chanel ou faut-il se rendre en magasin ?

  • Hello Chris,

    Oui je suis bien d’accord. Certaines marques de luxe abusent pas mal, du coup souvent ça ne vaut pas du tout le coup pour des basiques.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Guillaume

    Bonjour,

    Certes mais je pense que l’on sous estime la puissance que les groupes financiers qui se cachent derrière ont sur ces maisons (d’ailleurs, peut on encore parler de maison? Je n’en ai pas la réponse).
    Pour ma part je considère Berlutti comme du luxe mais dans le mauvais sens du terme (rapport qualite/prix décevant ou moyen, etc..).
    Ceci dit je peux tout à fait avoir tort 🙂

  • Romain R

    Merci beaucoup !

  • Abdelhamid Niati

    Un excellent article. Je confirme pour berlutti et le Made in china vendu à prix d’or par burberry.

  • Romain R

    Je te remercie beaucoup, c’est extrêmement encourageant !

  • RafikBG

    Avec grand plaisir, merci à toi pour ta fidélité et ta confiance !

  • Romain R

    C’est vrai qu’AMI ce n’est pas du Luxe ni de près ni de loin, tout comme APC – j’en conviens… Surtout que je suis ultra exigeant sur ce qui peut être appelé Luxe ou non (j’aurai l’occasion d’étayer cela dans un prochain article). Cela étant, l’idée était de mettre l’accent sur les maisons les plus influentes, la majorité d’entre elles étant des marques de Luxe…Donc je me suis laissé aller à un petit raccourci 🙂 Mais en tout cas c’est vraiment super agréable de voir que les lecteurs ont cette capacité de discernement quant au statut « luxe »…surtout dans une période où tant de personnes s’imaginent que Guess et Armani Jeans sont des marques de « haute couture » – situation vécue !

  • Romain R

    Que des abus, ou du moins des dérives aient pu être constatées depuis quelques temps : je suis d’accord… Croyez bien que je suis le premier à dénoncer ce genre de dérives, même lorsqu’il s’agit de Maisons très puissanteS. Cependant, il serait complètement abusif de dire que des années et des années de savoir faire puissent être parties en fumées. Même si tous les clients du Luxe sont très loin d’être tous des experts, il ne faudrait pas non plus prendre la clientèle de la maison pour des amateurs qui met plusieurs milliers d’euros dans une paire de souliers dont la qualité serait médiocre. Anthony Delos est probablement l’un des meilleurs bottier de ce monde, et il compte parmi les artisans qui travaillent pour Berluti, et très franchement il parait impensable qu’il puisse accepter de rogner sur la qualité.

  • RafikBG

    Salut Nacim,

    En fait, la présence d’Ami peut s’expliquer par l’image qu’elle souhaite avoir. Pour reprendre ta comparaison avec APC, par exemple, Ami cherche à convoyer des valeurs d’élégance et de luxe beaucoup plus marquées. Le raffinement fait partie intégrante du positionnement que la griffe souhaite adopter.

    Merci pour cette remarque, c’est très pertinent ! A très vite 🙂

  • RafikBG

    Salut Chris,

    Très bon point que s’inspirer de ce qui se fait sur les podiums, ça donne effectivement quelques idées qu’on peut remettre à sa sauce.

    Le plus grand écueil est de se dire luxe = qualité et solidité, mais je ne m’en fais pas, tu as l’air de l’avoir tout à fait compris 😉 400 € pour du 50% polyester, quand même…

    En tout cas, un grand merci pour ton soutien !

  • RafikBG

    Hello Haddi,

    Le souci avec ce genre de marque, c’est qu’en plus de payer la pièce, on paye aussi l’image.. C’est dommage, mais les produits restent très quali nonobstant !

  • RafikBG

    Salut Guillaume,

    Berlutti est effectivement une marque qui met largement l’accent sur la qualité de ses produits, du coup tu attises ma curiosité haha. Est-ce que tu aurais eu une mauvaise expérience avec cette marque ? 🙂

  • Romain R

    Le soucis c’est qu’il n’était pas possible de toutes les faire… Il a donc fallu faire des choix. En l’espèce, Wang est très absorbé par son travail chez Balenciaga, et sa ligne masculine reste finalement assez peu développée (il ne fait pas de défilés, et ses capsules ne comptent qu’une vingtaine de modèles).