Rembourrage synthétique VS duvet : le match de l’hiver

Temps de lecture : 23 minutes

Rembourrage synthétique vs Duvet : le match de l'hiver

Commençons par un bonjour.

Un bonjour, parce que vous lisez actuellement les premières lignes, de mon premier article, sur mon premier sujet. Un bonjour parce que vous ne me connaissez pas encore, et que j’ai hâte que ça change.

Moi, c’est Michel, je rejoins cette année Benoît, Christophe, Nicolò, Jordan, et David pour travailler sur nos prochains formats. Du moins, quand je ne serai pas sur une semaine de partiels ou en train de jouer à Tetris en amphi-théâtre. L’alternance en université, vous connaissez peut-être.

Passionné comme vous de beaux vêtements, geek de la consommation avertie et grand admirateur de l’aventure BonneGueule depuis 3 ans, je passe donc “de l’autre côté” pour vous aiguiller, vous conseiller, et vous apporter des réponses autres que “42”.

Partons d’une situation.

Vous êtes dans un grand magasin multimarques et les températures extérieures commencent à chatouiller votre instinct de survie. Winter is coming, et vous n’avez toujours pas votre armure de la garde de nuit pour l’affronter.

Un marcheur blanc en ville

Finir votre trajet matinal comme ça ne doit pas vous enchanter plus que moi.

L’offre est abondante, et comme pour chaque type de pièce, elle l’est parfois trop. Les allées et les portants forment des labyrinthes de toutes sortes de vêtements d’extérieurs vous promettant la solution ultime contre le froid.

Rayons grands magasins

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est le cas de le dire.

Mais lequel prendre ?  Manteau ? Blouson ? Doudoune ? Parka rembourrée ? Mais rembourrée avec quoi au juste ? Du duvet pardi !

Tout le monde le dit, c’est du duvet qu’il faut. Où est l’étiquette de cette doudoune ? Ah, tiens, “90% duvet, 10% plume”. Parfait !

Comment ça 590€ ? Et ce blouson ?

“Matelassage Thermocore 100g”.

Thermo-quoi ?

“Thermocore”. Ça sonne “Thermo”, ça sonne “Core”, ça sonne aussi synthétique. Un nom qui laisserait presque croire qu’on peut pêcher sur la glace avec. Ou se rouler dans la neige.

D’ailleurs, pour l’humidité, comment ça se passe ? Et si il pleut ?

Que choisir : rembourrage synthétique ou duvet ? Et pourquoi tout le monde prône le duvet d’ailleurs ? Pourquoi pas la plume ? Ou les poils d'ornithorynque ?

C’est là que j'interviens.

Vous l’aurez compris : dans cet article, on va parler garnissage, on va parler duvet, mais on va aussi parler plastique, synthétique et technique.

Mon objectif ici, c’est de vous donner la lanterne qui vous permettra d'y voir plus clair. Non pas vous montrer où aller, mais vous expliquer tout ce qui vous permettra de savoir quelle direction prendre, par vous mêmes. Vous pourrez aussi guider un ami à la recherche du Saint Graal de la chaleur en hiver.

Pour ce faire, on va assister à un match digne d’un combat Mayweather VS McGregor, ou Rocky Balboa VS Apollo Creed. Suivant votre génération.

Mayweather VS Mcgregor

Vous avez déjà neuf doudounes, quatre parkas et une écharpe en poils de chameau ? Votre ville n’a jamais connu de températures en dessous de 9 degrés ? Vous êtes sûrement curieux de connaître la solution ultime contre le froid (et savoir pourquoi elle l’est).

Restez donc au moins pour le spectacle, car ça va cogner. Et certains y laisseront des plumes (plumes, duvet, vous saisissez ?).

A ma droite : le duvet

Ici, le duvet, c’est notre tenant du titre. C’est un senior : depuis des siècles, il est synonyme de chaleur, de qualité, voire de prestige.

Mais comment a-t-il atterri dans nos doudounes ?

Le duvet pousse sur le poitrail d’un oiseau en pleine saison de reproduction (pour notre usage, on se tourne vers le canard et l’oie). Concrètement, il ne s’agit pas d’une plume mais d’un flocon. C’est ce qui constitue sa capacité d’isolation, qu’on abordera plus bas.

Une oie, dans un lac

Un oiseau majestueux, pour un plumage prestigieux.

Les vertus isolantes du duvet sont utilisées depuis le 14ème siècle. Non, pas d’alpinisme en Canada Goose à cette époque là : c’est pour rembourrer la literie qu’il a été utilisé.

Quant au rembourrage de vêtements d’extérieur avec du duvet, trois versions se disputent son origine :

  • Eddie Bauer, passionné d’exploration en milieu naturel et fabricant de vêtements,  frôle l’hypothermie en plein voyage de pêche. Suite à cette expérience glaciale, il tombe sur l’idée de rembourrer un vêtement d’extérieur avec du duvet. Un brevet est déposé en 1940, et l’armée américaine lui demande même la confection de parkas et de pantalons pour équiper ses pilotes en 1943.
  • Klaus Obermeyer, souhaitant séduire les classes huppées avec son école de ski à Aspen (Etats-Unis), fait face à un problème freinant la motivation de ses nouveaux pratiquants : le froid. Fin des années 40, il tombe sur l’idée de découper une couette en duvet pour en faire une veste matelassée. Il ne déposera pas de brevet.
  • Lionel Terray, célèbre alpiniste français, invente la doudoune en duvet pour ses amis fondateurs de Moncler. Equipementier technique pour la montagne, la marque popularise cette pièce en habillant l’équipe de France de ski alpin en 1980.

Je ne sais pas pour vous, mais j’aurais été curieux de voir ces trois messieurs autour d’un café.

Klaus Obermeyer au ski

Ce cher Klaus Obermeyer ne manquait pas de vitalité.

Au début des années 80, Moncler et Chevignon proposent une version urbaine de la doudoune, et nous y voilà : le duvet se retrouve en ville dans nos manteaux, parcourant les tendances stylistiques jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur...

Doudoune géante homme

...et pour le pire. Note de Benoit : ce sont des photos retouchées, mais la parka de base est quand même sacrément énorme.

A ma gauche : le rembourrage synthétique

Introduisons notre challenger, ou plutôt nos challengers : les techniques de rembourrage synthétique, venues pour détrôner le champion en titre.

De plus en plus de fabricants se sont tournés vers cette alternative, souvent en polyester. Certains le font pour des arguments commerciaux, d’autres pour des raisons de coûts. D’autres encore poussent sérieusement l’offre vers le haut à coups d’innovations techniques. Et c’est comme ça que cette solution s’est retrouvée sur notre ring.

Comme pour toute offre qui devient abondante, une question se pose donc : comment s’y retrouver ?

Réponse non-exhaustive avec un tour des principaux candidats :

La ouate basique

Principalement utilisée en entrée de gamme, c’est un rembourrage classique en fibre de polyester ou de coton.

L’innovant Polartec

On ne le présente plus. Mais on va le faire quand même : un fabricant de tissus et isolants techniques qu’on apprécie particulièrement chez BonneGueule. A ce jour, neuf isolants aux objectifs différents sont proposés par la marque, allant du plus respirant au plus isolant, en passant par la résistance au vent.

Climashield

Spécialiste de l’isolation à filaments continus, il mise principalement sur la tenue des performances thermiques dans le temps.  Plusieurs variantes de rembourrage sont proposées, faisant partie des meilleures du marché.

Primaloft

Il scinde son offre en trois gammes (“Gold”, “Silver”, et “Black”) traduisant trois niveaux de qualité différents. Il s’agit également d’une des solutions synthétiques les plus efficaces en termes d’isolation. Le savoir-faire de Primaloft a d’ailleurs été initialement sollicité en 1983 par l’armée américaine pour trouver une alternative pertinente… au duvet.

Thermoball

Il ne s'agit pas d'un concurrent de Malteser mais d'une technologie issue de la collaboration entre The North Face et Primaloft. Il s’agit de fibres non-continues, se rapprochant du fonctionnement du duvet en terme de préservation d’air.

Coreloft

Basé sur un mélange de fibres en polyester de longueurs variables, il est exclusivement utilisé par les produits de la marque haut de gamme Arc’téryx. Note de Benoit : je soupçonne très fortement que sous l'appellation "Corelfoft", ça soit un développement fourni par Climashied...

Quad Fusion Mimic

Utilisé par la marque Haglöfs, cet isolant composé de billes synthétiques vise à capturer l’air chaud.

Polarguard

Plus présent dans les équipements de couchage que dans les manteaux, il s’agit d’une ouate composée de fibres longues et plutôt rigides, avec ses conséquences sur la compressibilité du vêtement.

Thermolite

Cinq gammes de rembourrages techniques, déclinées en plusieurs qualités de fibres. Certaines de ces fibres ont la particularité d’être creuses, laissant de l’espace pour emprisonner l’air. On peut notamment en trouver chez la marque Aigle.

Thinsulate

Issue de la société américaine 3M, là aussi, plusieurs gammes aux propriétés variées, dont la classique “Type C”. “Thin” renvoyant à la finesse de sa fibre, sur laquelle la marque mise pour capturer l’air chaud.

Ouate Polyester

Voici à quoi peut ressembler une ouate classique en polyester.

La majorité des pièces contenant ces rembourrages ont pour objet de proposer des performances techniques à destination des sportifs d’hiver, randonneurs ou alpinistes. Si un pique-nique au sommet du Mont Blanc n’était pas au programme de vos vacances de Noël, il est bien entendu possible de trouver des pièces plus urbaines.

Forts de leurs avancées techniques, Primaloft, Climashield et Polartec sont les outsiders les plus susceptibles de mettre notre champion -le duvet- à terre. Voyons auprès de qui l’arbitre engagera le décompte de fin.

Fibre primaloft

La fibre de Primaloft, particulièrement aboutie.

Round 1 : lequel tient le plus chaud ?

Le duvet.

Voilà, vous savez tout. Vous pouvez retourner prendre cette doudoune à 590€, puis aller déguster un donut.

Vous êtes toujours là ? Tant mieux. Vous vous doutez donc sans doute que la réponse n’est pas si simple.

Pour en apporter une vraie, il faut commencer par se pencher sur ce qui rend le duvet plus chaud. Vous verrez ensuite que d’autres variables entrent en jeu dans ce match. Et que le rembourrage synthétique est loin d’avoir craché toutes ses dents.

On l’a mentionné plus haut : n’étant pas une plume mais un flocon, le duvet est un excellent isolant thermique. C’est ce qui fait qu’on cherche instinctivement ce mot à cinq lettres sur chaque étiquette, précédé d’un pourcentage élevé, sans forcément savoir pourquoi.

Alors voici pourquoi.

La plume de duvet est constituée :

  • d’une tige pleine qu’on appelle le rachis,
  • de barbes, qui sont tout simplement les filaments partants de cette tige.

Contrairement à une plume classique, ces dernières sont molles et ne se chevauchent pas. Idéal pour faire barrière au froid.

Schema plume duvet

Vous voyez la différence ?

Voisins de ces plumes sur la poitrine de l’oiseau, les flocons de duvet (faisant donc partie du plumage secondaire) présentent la même particularité, mais sans rachis. Ce qui les rend d’autant plus légères et bouffantes.

Dans une doudoune ou une couette, le duvet se répartira donc de façon homogène pour emprisonner l’air chaud au sein de ses barbes. C’est ce procédé, rendu possible par la structure microscopique des flocons de duvet, que les techniques synthétiques s’efforcent de reproduire.

Duvet

Un vrai piège à air chaud.

Mais même si votre pièce est dotée de 100% de ce miracle de la nature, cela n’en fera pas une arme ultime contre le froid. C’est là que la qualité et la répartition du duvet entrent en jeu.

Pour creuser cette question, j’ai pu échanger avec Christophe Capellot, gérant de Transplume, producteur de duvet français fournissant notamment les marques Duvetica et Valandre. Benoît avait été interpellé par le savoir-faire et l’attention particulière accordée par Transplume à la qualité de sa production.

Du haut de ses 30 ans d’expérience dans le métier, Christophe avait plein de choses à nous dire. Je le remercie donc de m’avoir permis de vous informer comme il se doit sur ce sujet complexe, tout revenant sur certaines idées reçues.

Concernant la qualité du duvet, elle dépendra de plusieurs facteurs déterminants, répartis tout le long du processus de production :

  • Les conditions d’élevage et de sélection des oiseaux. Dans notre cas, ce sont les oies qui offriront le duvet le plus isolant.
  • Le traitement appliqué au duvet après prélèvement (au delà de 4h, la plume se dégrade).
  • La qualité et l’attention accordée au tri des flocons, dont il faut extraire les plumes restantes et les impuretés dans des conditions précises de pression, de température, et d’humidité de l’air.
  • La procédure de traitement et de lavage du duvet.
  • Le conditionnement du transport des sacs de duvet.

Autant d’éléments qui, ensemble, feront la différence entre un duvet médiocre et un duvet d’excellence. Vous devinerez qu’au delà de l’expérience et du savoir-faire, être rigoureux sur chacun de ces points engendre des coûts impossibles à intégrer dans le prix d’une doudoune d’entrée de gamme à 100€.

 

Machine tri duvet

Tout ça, rien que pour une partie de l’étape de tri.

“Ok, donc si on s’applique, on a un duvet d’exception. Des couches de flocons si pures qu’on voudrait faire de la luge dessus. Plus qu’à en gaver un manteau et je pourrai l’enfiler torse nu pour conquérir l’Alaska non ?”

Toujours pas, car un deuxième paramètre crucial pourra à la fois ruiner ou optimiser le résultat de tous les efforts qu’un producteur fournira : la répartition du duvet.

Pourquoi la fameuse étiquette sur laquelle on cherche tant à retrouver notre duvet n’en indique jamais 100% ?

Pour deux raisons :

  • à moins de trier les plumes une à une à la main, c’est techniquement impossible,
  • les plumettes sont nécessaires pour que le duvet reste stable dans le vêtement.

C’est pourquoi on distingue souvent un pourcentage de plumes qui viennent compléter celui de duvet. Ces proportions affichées sont d’ailleurs encadrées par des normes internationales.

Là-dessus, Christophe Capellot a soulevé un point très intéressant : « si la norme européenne (EN 12934) peut approuver un ratio de 90% de duvet pour 10% de plumes, la question est plus complexe que ça ».

Une information qui peut vous cacher bien des choses.

En réalité, les normes définissent des proportions imposées ou autorisées de :

  • flocons de duvet d’oie, qui nous intéresse le plus ici,
  • plumes de duvet,
  • fibres diverses issues des plumages et restantes après le tri,
  • duvet de canard, constituant une marge d’erreur tout à fait normale pour les quantités de plumage triées.

Ce dernier, à grammage équivalent, est nettement moins efficace que le duvet d’oie.

La subtilité de la norme européenne, c’est que derrière une étiquette affichant fièrement 90% de “duvet d’oie”, on trouvera :

  • 82% de flocons de duvet au minimum,
  • 10% de plumes au maximum,
  • 7% de fibres autorisées.

Jusqu’ici tout va bien. Mais c’est sans compter sur la marge de duvet de canard autorisé. Combien ?

Elle est de 30%.

Daffy Duck

On la voit déjà d’un autre oeil cette doudoune à 590 €.

Cette norme bien clémente légitimise donc la négligence de marques qui pourront vous proposer, avec la même étiquette, une composition pour presque un tiers différente.

Si vous cherchez donc absolument les proportions de duvet qui feront le plus honneur aux efforts fournis par un producteur de duvet exceptionnel, il faut vous orienter vers des produits répondants :

  • au label européen “pur duvet d’oie”,
  • à la norme américaine (USA 2000),
  • à la norme japonaise (JIS).

Dans ces trois cas, moins de 10% de votre rembourrage sera prélevé sur notre ami Daffy.

En revanche, la norme européenne est plus exigeante sur une caractéristique clé du duvet : le pouvoir gonflant, ou “fill power”.

Le fill power, c’est un peu l’étalon de mesure qui vous permettra de concrétiser tout ce que vous venez d’apprendre.

De vérifier ce que cette doudoune hors de prix a dans le ventre. Et si elle est prête à se dresser face aux challengers synthétiques sur le ring.

C’est le résultat de tout le travail que demande la confection d’un bon duvet.

On l’a dit plus haut : le duvet emprisonne l’air qu’il garde au chaud, placé entre vous et les vents glaciaux. Plus il en emprisonnera, plus il vous gardera de cette chaleur.

Le pouvoir gonflant du duvet permet de mesurer cette capacité d’emprisonnement, puisqu’il isole cet air… en gonflant.

Pour connaître le pouvoir gonflant du duvet qui ira dans votre manteau, on le place sous aérométrie et température contrôlée pendant 48 heures en moyenne. On en glisse ensuite entre 20 et 30 grammes (suivant la norme appliquée) dans un cylindre aéré, puis on compresse le tout avec un disque dont le niveau de descente sera mesurée par un ruban.

Ainsi, la capacité du duvet à se compresser, à se développer, et donc à emmagasiner l’air, se mesure en Cuin.

Les méthodes de tests homologués varient légèrement suivant les pays, et peuvent présenter des marges de différence d’un produit à l’autre. Sans compter l'interprétation des calculs par les marques, qui peut parfois être aussi biaisée que le compteur calorique de votre vélo d’appartement.

L’Europe est aussi plus exigeante que les États-Unis d’une centaine de Cuin, mais on peut dire que votre duvet aura un bon fill power à partir de 600/700 Cuin.

Un grand pouvoir (gonflant) implique d’ailleurs de grandes responsabilités : les doudounes en duvet sont souvent utilisées par des alpinistes, dont la vie peut être mise en jeu en cas d’accident entraînant un séjour prolongé sous la neige. A titre d’exemple, le fill power du duvet de Transplume, qui leur est souvent destiné, peut aller jusqu’à 950 Cuin. Elizabeth Revol, rescapée de l’Himalaya, en était d’ailleurs équipée.

Note de Benoit : plus on monte en altitude, moins il pleut, c'est pour cette raison que le duvet — qui craint habituellement l'eau — est un choix judicieux, car il révèle tous ses avantages sans ses inconvénients : c'est chaud, c'est léger, ça peut se compresser un peu (le temps d'une expédition, mais pas plus car après il faudra le stocker non compressé de retour au bercail), et ça ne craint pas l'humidité par temps sec.

Mais revenons à nos oies.

Dans un manteau, le fill power du duvet est plus important que sa quantité. Rien ne sert de compresser un duvet en surchargeant une doudoune, cela va même freiner sa capacité de développement.

Mieux vaut donc avoir une doudoune avec 200 grammes de duvet au Cuin très élevé, que 400 grammes au pouvoir gonflant médiocre.

Note de Benoit : c'est aussi pour cette raison qu'il ne faut pas prendre un vêtement en duvet trop ajusté, car il ne faut surtout pas que le duvet soit compressé quand vous allez le porter. Si votre vêtement en duvet est un duvet un poil ample (mais vraiment un poil), c'est tant mieux.

Pour comparer les capacités de deux manteaux, il vous suffira donc de sortir votre belle calculette Casio et de multiplier le grammage par le Cuin. Même si ce ne sera pas le seul paramètre déterminant.

Bien que de plus en plus de revendeurs mettent ces informations à disposition, il vous faudra souvent aller les chercher : n’hésitez pas à poser des questions aux équipes en boutique ou à envoyer un e-mail au service client de votre e-shop préféré.

Pour ce qui est du fill power et du grammage, la marque Rab fait preuve d’une transparence appréciée sur ses étiquettes.

“Ok, donc on a un duvet d’excellente qualité, label “pur duvet d’oie”, avec un fill power de 950 Cuin. Mais concrètement, quand est ce que ça tape ? Nous, on est là pour voir de la confrontation !”

D’accord, passons maintenant à la gauche de l’arbitre. Du côté plastique de la force.

Pour éclairer mes recherches sur le fonctionnement d’un isolant synthétique, c’est avec Linda Cattaneo de chez Polartec que j’ai pu discuter. Elle s’occupe notamment de la marque pour la France, l’Espagne, la Belgique et le Portugal. On lui adresse donc nos remerciements et nos bonnes meilleures ondes !

Chaque marque du domaine utilise ses propres trouvailles techniques pour imiter au mieux le pouvoir isolant du duvet. Les trois combattants les plus à même de rivaliser avec notre oie sont Primaloft, Polartec, et Climashield.

Voyons un peu comment une bouteille en plastique peut devenir un rival de taille dans ce combat pour l’emprisonnement de l’air chaud.

Chez Climashield, ce sont de longues fibres synthétiques qui sont combinées par milliers pour isoler l’air parmi elles, dans l'ensemble de la doublure du vêtement. A l’inverse d’une grande partie des isolants du marché qui utilisent des fibres courtes, ce procédé permet d’offrir une répartition plus homogène. Côté efficacité thermique, c’est la gamme Climashield Apex qui sera la plus aboutie au sein de la marque.

Schema Climashield

Chez Climashield, l’air chaud se transforme même en lave.

L’avantage d’une fibre longue ne nécessitant pas de compartimentation se retrouve également chez Polartec. A l’origine de l’invention de la polaire en 1979, la marque propose aujourd’hui plusieurs gammes de rembourrages dont la plus technique, Polartec Alpha.

Pour ce qui est de l’isolation, c’est leur gamme Power Fill qui se démarque. Comment ça marche ? Des fibres en polyester, faites à partir de plastique recyclé, forment une matrice dont les poches maintiendront l’air au chaud. Ce maillage obtenu par les fibres étant bien réparti sur l’ensemble du vêtement, Power Fill devient une des meilleures alternatives au duvet.

La technologie Power Fill, présentée par la marque Polartec.

Quant à Primaloft, sa gamme de rembourrage Primaloft Gold est souvent reconnue comme étant la plus isolante du marché, à grammage égal. Le fonctionnement de sa technologie est semblable à celui de Power Fill, avec des fibres extrêmement fines et denses, donnant lieu à un volume de rembourrage réduit.

Etiquette Primaloft Gold

Primaloft Gold, prêt à en découdre avec le duvet.

Suivant la configuration du vêtement, son tissu extérieur et les grammages utilisés, il est cependant difficile de déterminer un grand vainqueur de l’isolation synthétique avec précision.

Au même titre que le pouvoir gonflant du duvet, il existe tout de même une unité de mesure permettant à priori de comparer les capacités d’isolation de deux rembourrages synthétiques. Mais elle présente deux problèmes :

  • Très peu de revendeurs communiquent dessus, c’est une information qui circule surtout entre fournisseurs et marques.
  • La méthode de calcul et ce qu’elle représente feraient passer votre dernier mal de tête post-Saint-Sylvestre pour une chatouille.

Faisons donc simple : le clo est une unité qui mesure l’isolation d’un vêtement.

Avec des couches de vêtement atteignant ensemble 1 clo, vous garderez une stabilité thermique dans un environnement aux alentours de 21 degrés. A condition que l’humidité soit inférieure à 50%, que le vent reste en dessous des 0,9 km/h, et que vous ne venez pas de vous enfiler un pot entier d'Häagen-Dazs.

Certains ensembles de vêtements peuvent atteindre un clo total de 4, soit 4 fois ce qui vous ferait tenir dans les conditions ci-dessus en termes de chaleur.

A l’inverse, nu comme un vert, vous aurez un clo de 0. A éviter en extérieur donc.

A titre d’exemple, la gamme Climashield Apex a un clo de 0,82, tandis que Primaloft Gold montera à 0,92. Bien entendu, ces valeurs ne prennent pas en compte les couches de tissu utilisées.

Nous pouvons à présent répondre à la question qui doit surement vous démanger : entre un duvet parfait à l’excellent fill power, et un rembourrage en Primaloft Gold au clo de 0,92, qui isolerait le mieux du froid ?

Camping everest

Qui vous aidera le plus en cas de sieste prolongée au sommet de l’Everest ?

Qui mettra son adversaire au tapis pour ce premier round ?

Et bien, à poids égal, c’est le duvet qui ira plus loin en terme de performance isolante.

Vous ressentirez peu de différence en ville, mais on est là pour couronner l’isolant thermique ultime, et le duvet n’est toujours pas détrôné à ce jour.

Christophe Capellot préfère d’ailleurs au pouvoir gonflant la comparaison par altitude entre deux rembourrages. Jusqu'à 1500 mètres d’altitude, le match est très serré. Mais au delà, le meilleur des duvets finit toujours par triompher.

Note de Benoit : pour m'être renseigné sur les parkas et vestes d'hommes utilisées dans des environnements très extrêmes (base arctique, expédition en Himalaya), c'est effectivement du duvet qui est utilisé en grande majorité.

Nous y voilà, vous savez à présent quelle solution résiste le mieux au froid. Le plus important, c’est que vous savez surtout pourquoi c’est le cas, comment se défend chaque alternative, et quels critères garder à l'esprit.

Mais nous parlons ici uniquement de l’isolation thermique, et vous ne choisissez pas forcément votre manteau pour un séjour en igloo.

D’autres caractéristiques sont aussi importantes, d’autant plus si votre usage de la pièce est principalement urbain.

Le rembourrage synthétique tient encore debout. Et le gong du second round a sonné.

Round 2 : lequel résiste le mieux aux intempéries ?

Vous pourrez avoir le plus pur des duvets.

Vous pourrez même en trier les plumettes la main vous même pour frôler les 100% de flocons.

Vous pourrez avoir un fill power de 1000 Cuin.

Si vous croisez une averse sur votre chemin, et que votre tissu extérieur ne l’aura pas prévu dans ses spécificités, game over.

Vous perdrez une grande partie de son pouvoir isolant.

Match de boxe Mohamed Ali

Gros crochet du droit à encaisser pour notre champion.

Les meilleurs isolants synthétiques ont justement pour principal argument comparatif leur résistance à l’humidité.

Pourquoi le duvet repose-t-il sonné sur le tapis ?

Ses flocons, une fois mouillés, se retrouvent compressés les uns contre les autres, imprégnés d’eau. Ils sont tassés et ne sont plus répartis de façon homogène et donc leur pouvoir gonflant en a également pris un coup.

A l’inverse, les isolants synthétiques tels que Thermoball de chez North Face et Polartec ont des propriétés inhérentes aux matières d’origines plastiques, dont la quasi-imperméabilité.

Chez Climashield, c’est la technologie Aquaban qui assure la résistance en cas de dos crawlé dans un lac : un traitement appliqué directement à la surface du rembourrage freine toute infiltration.

Ces propriétés permettent à la majorité des rembourrages synthétiques de conserver nettement plus de chaleur en cas d’intempéries. Dans le cas de Primaloft Gold, cela peut descendre à seulement 2% de perte en termes d’isolation.

Schema isolant Primaloft

Pour l’humidité, le séjour sera de courte durée chez Primaloft.

Pour palier cet écart de performance, il existe des techniques d’imperméabilisation du duvet telles que Nikwax Waterproofing ou Downtek, pouvant par exemple limiter à 30% l'imprégnation de l’eau.

Selon Christophe Capellot, ces techniques limitent le pouvoir gonflant du duvet, et c’est tout de même pour cette caractéristique qu’on le choisit. La meilleure solution dans le cas du duvet reste donc le tissu extérieur du vêtement, qui devra idéalement être imperméable.

Round 3 : lequel est le plus respirant ?

Ici, l’affrontement devient plus corsé.

Du fait de l’origine plastique des fibres, la majorité des isolants synthétiques d’entrée de gamme seront nettement moins respirants que le duvet, qui reste après tout un rembourrage naturel. Avec ces alternatives, attendez-vous donc à des coups de chaud plus systématiques quand vous prendrez le tramway pour aller voir votre grande tante.

Homme transpiration

Courage, plus que six arrêts.

Quand on monte en gamme, la différence devient plus infime : les technologies sont travaillées et conçues pour assurer une certaine respirabilité.

Une des gammes les plus abouties techniquement dans ce domaine est Polartec Alpha : développé pour les forces spéciales américaines, son principal objectif est d’offrir une excellente circulation de l’air. En somme, les fibres à faible densité permettent à l’air chaud et à l’humidité de circuler librement.

Les rembourrages de Primaloft sont également connus pour leur efficacité en la matière.

Match nul pour ce round : face à nos plus grands challengers du marché tels que Polartec, Climashield, ou encore Primaloft, la différence en terme de respirabilité se jouera donc plus sur les tissus intérieur et extérieur du vêtement que sur le garnissage en lui même.

D’ailleurs, la pièce dans laquelle votre rembourrage se retrouvera mérite aussi son attention. Car oui, certains rembourrages sont plus contraignants que d’autres pour la conception même du vêtement. Et vous ne voulez pas devenir la mascotte de Michelin.

Doudoune Michelin

Vous comprenez l’idée.

Round 4 : quelle influence sur le vêtement en lui même ?

Le garnissage d’un vêtement avec un rembourrage nécessite de prendre en compte les caractéristiques de ce dernier. Ces critères vont jusqu’à influencer la conception même du vêtement, et donc, par extension, son style.

L’affrontement n’est donc pas fini, puisque d’un isolant à l’autre, les contraintes techniques seront différentes,. Et c’est votre allure qui en assumera les conséquences.

Match Mayweather vs McGregor

La confrontation s'intensifie.

Du côté droit du ring, à isolation égale, la compressibilité du duvet vous permettra de facilement trouver une pièce plus fine et plus légère. Vous le savez à présent : pas besoin de surcharger un vêtement avec du duvet. Car si son pouvoir gonflant le permet, c’est son développement dans la doublure qui s’occupera de tout.

Avec le duvet, contrairement à l’option synthétique, à vous la légèreté et le confort.

Autre coup dur pour son adversaire : bien entretenu, le duvet peut avoir entre 10 et 20 ans de durée de vie. Difficile d’y faire face, même si les fibres continues de Climashield ont pour objectif de résister à toute épreuve (95% de performances thermiques préservées après 20 lavages).

Mais deux inconvénients du plumage d’oie viennent lui faire poser un genou à terre face à ses challengers synthétiques :

  • Le duvet et l’eau, c’est un peu comme la pizza et l’ananas, vous avez déjà compris pourquoi.
  • Vous l’avez également saisi, le duvet est un flocon.

A cet égard, la forme même du duvet peut l’amener à se tasser dans un vêtement, pas très pratique pour la répartition de l’air chaud contre vous. C’est là l’origine du mythe de la doudoune “Bonhomme Michelin” : l’obligation de compartimenter le duvet pour maintenir une présence homogène dans votre doudoune nécessite de faire appel à un matelassage. Bonjour les lignes de couture interminables.

A noter que de beaucoup de marques proposent des solutions : matelassage sans coutures apparentes, avec des compartiments côté intérieur… Sachez également que pas mal d’isolants synthétiques d’entrée de gamme présentent aussi le même désavantage de par leur forme.

Pour revenir à la pizza et l’ananas, je parlais bien entendu du comportement du duvet face à l’eau. Les marques sont obligées de faire appel à des tissus déperlants ou imperméables.

Sans mentionner les plumes sortantes quand une marque vous propose le luxe d’une doudoune en flanelle. Croyez en mon expérience, mieux vaut être vigilant là-dessus.

Doudoune De Fursac

Dans cette matière, vous aurez une très belle pièce, mais de mauvaises surprises peuvent pointer le bout de leurs plumes.

Côté texture et style, tout ça limite pas mal les possibilités. Avez-vous déjà croisé un blouson en laine doublé de duvet ?

Enfin, le problème de l’eau rend le duvet plus difficile à entretenir : la case “facture du pressing” n’est pas contournable.

Tiens, je viens de parler de facture. Et notre duvet vient de poser son deuxième genou au sol : il est cher.

Pour vous donner une idée, parmi les élevages français, on trouve 55 millions de canards pour 2 millions d’oies. Autant vous dire que si on ajoute les frais liés à une production de qualité, votre carte bleue risque de préférer les alternatives synthétiques au duvet d'oie.

Si votre budget est serré, et que vous avez déjà un dessous de sapin de Noël à remplir, mieux vaut donc vous tourner vers un bon rembourrage synthétique plutôt que vers un duvet de qualité moyenne.

L'arbitre siffle la fin du round, et nos deux concurrents sont tout aussi sonnés l'un que l'autre.

Round 5 : et pour l’éthique ?

Pendant qu’on est là, devant des plumes qui se battent avec du plastique, certains d’entre vous doivent penser à des critères de choix autres que la température corporelle en extérieur au mois de mars.

“Qu’en est-il du sort des oies ? De leur bien-être ? Sont-elles plumées à vif ?”

“Avec toutes ces fibres de polyester, bonjour le coup de pouce pour l’industrie pétrolière !”

Comme pour le reste, ce n'est ni noir ni blanc.

Prenons le duvet : effectivement, des cas de plumage à vif ont déjà été mis au jour auparavant. Et oui, comme pour tout élevage d’animaux, les derniers instants peuvent facilement être propices à une souffrance psychologique de l’animal.

Elevage d'oies

La question de l’impact psychologique des élevages sur les animaux n’a jamais été aussi importante aux yeux des acheteurs.

Cependant, la plumaison à vif est interdite depuis le début des années 90. Les producteurs européens, dont notamment Transplume, sont aujourd’hui obligés de faire appel à des abattoirs agréés par l’Union Européenne. Ces derniers doivent assommer les oiseaux par électrocution avant l’abattage, de sorte à minimiser leur souffrance physique.

De plus, comme pour le cuir de vos chaussures, la majorité des duvets sont prélevés auprès d’élevage dont la finalité reste le secteur alimentaire. Il est donc très peu probable qu’une oie française ait été tuée uniquement pour permettre de garnir votre doudoune.

Pour encadrer au mieux les élevages, il existe des labels internationaux auxquels vous pourrez vous référer tels que le RDS, créé à l’initiative de The North Face. Son objectif est de pouvoir fournir une certaine traçabilité du duvet. Les oies ne sont ni gavées, ni exposées au stress.

On interdit même toutes formes de coupages d’ongles susceptibles de faire souffrir l’animal, pratiqués à l’origine pour éviter que les plumages ne soient endommagés lors de combats.

Label RDS

Les exigences du label RDS.

A savoir que du fait de la place importante du foie gras dans l’Hexagone, vous aurez beaucoup de mal à trouver un duvet français certifié RDS.

Chez Patagonia, c’est un partenariat avec l’organisme NSF International qui vise à vous proposer un duvet à la traçabilité garantie : le Global Traceable Down Standard, connu pour être plus strict que le RDS.

Quant aux alternatives telles que le duvet recyclé, elles ne sont pas dépourvues de vices sur le plan éthique. Christophe Capellot m’affirme connaître des fripiers qui fournissent les producteurs de duvet recyclé… avec de la literie achetée aux fondations de dons humanitaires.

Une personne peut donc donner une couette de duvet, persuadée qu’elle aidera quelqu’un dans le besoin, alors qu’en réalité, son don ne sera que matière première pour une entreprise à but lucratif.

L’idée ici n’est ni de légitimer les élevages, ni de remettre en cause le bien fondé des alternatives plus éthiques. Il s’agit simplement de vous montrer que rien n’est absolu, et que ces problématiques sont plus complexes qu’on ne le pense.

Et concernant le rapport entre rembourrage synthétique et industrie pétrolière, beaucoup de marques proposent des solutions recyclées :

  • Les gammes Polartec Alpha et Polartec Power Fill sont issues de plastiques recyclés, respectivement pour 100% et 80%.
  • Chez Primaloft Black, on trouvera 60% de matières recyclées.
  • Pour descendre un peu en gamme, Quad Fusion de chez Haglöfs fait également appel au recyclage pour ses fibres.

Le recyclage constituant un argument commercial à part entière, de plus en plus de marques se tournent vers cette technique pour limiter leur impact écologique.

Chaque camp limite donc ici tant bien que mal son nombre de points de pénalité, à vous de juger suivant les enjeux qui vous tiennent à coeur.

L'avis de Benoit

En tant que grand fan de techwear, je me suis de plus en plus intéressé aux technologies d'isolation. En matière contre le froid, j'ai d'ailleurs essayé beaucoup de choses.

Le duvet tient toutes ses promesses, c'est indéniable, et si vous habitez dans un coin où vous faites plus souvent face à la neige qu'à la pluie en hiver, c'est effectivement le choix par défaut.

Oui mais voilà… mes convictions sur le bien-être animal évoluent petit à petit.

Quand je vois des marques respectées très techniques comme Wiggy's ou Kanuk qui utilisent du Climashield pour des vêtements de très grands froids, je me dis que prendre du duvet n'a plus vraiment de sens pour un usage urbain car c'est plus cher que du synthétique et ça craint l'humidité. Et les oies sont préservées.

Par contre, si vous êtes dans une optique de randonnée en altitude, oui, le duvet reste un incontournable. Idem pour les sacs de couchage. Mais pour un vêtement urbain, qui va se prendre des averses, mon choix est définitivement fait en faveur du synthétique (et c'est un ancien porteur très satisfait de Canada Goose qui écrit ces lignes).

Coup de gong final : qui est au sol ?

Et bien c’est à vous de décider, puisque vous avez toutes les cartes en main pour faire votre choix.

Mais surtout pour faire le bon choix.

Si vous recherchez de la performance thermique et rien d’autre, que vous préférez un rembourrage plus noble, et que vous avez le budget, orientez votre recherche vers le duvet d'oie.

Si vous voulez de la polyvalence, de l’efficacité en cas d’intempéries, un entretien facile de votre pièce, et que la question du bien être animal vous est très cher, vous avez pu voir que les alternatives synthétiques peuvent tout à fait rivaliser.

Dans les deux cas, renseignez-vous au maximum sur les pièces qui vous plaisent, comparez les fill power, les grammages, l’origine du duvet, les caractéristiques des garnissages synthétiques : cherchez-vous de la respirabilité pour les transports ? Une isolation forte ? Moyenne ? C'est donc votre usage qui déterminera la pièce la plus adaptée.

Pensez également au tissu extérieur. Privilégiez le ripstop qui résistera au déchirement et limitera les pertes de garnissage. Pensez au Gore Tex et à ses avantages incontournables à mi-chemin entre respirabilité et imperméabilité. Là dessus, le Pertex Endurance est également efficace.

Sur le ring, deux bons champions donc. Et un seul arbitre : vous.

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