Dossier : quel est le prix réel d’un vêtement et quels sont ses coûts cachés ?

Temps de lecture : 12 minutes

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Lorsqu'on achète un produit, le plus important, c'est souvent le prix.

Parfois, c'est même uniquement le prix.

À tel point qu'on voit souvent des gens acheter "parce que c'est pas cher", sans même se demander quel est le vrai rapport qualité/prix du produit... ou s'ils en ont (vraiment) besoin.

Il n'y a qu'à voir les comportements délirants qu'engendrent les soldes... ou la frénésie autour du moindre jeu-concours pour toucher gratuitement ou à prix cassé un produit.

Au-delà de cette déconnexion entre la valeur du produit et son prix, il y a un autre décalage : le prix affiché sur l'étiquette d'un produit ne représente pas totalement ce qu'il coûte.

Par exemple, il y aura peut-être des coûts d'entretien... voire celui de son remplacement prématuré si la durée de vie est mauvaise (mais aussi un coût environnemental et sociétal plus difficile à intégrer).

Le but de cet article n'est en rien de vous faire culpabiliser lorsque vous achetez un produit à un prix très bas, ni de vous forcer à acheter plus cher, mais plutôt de comprendre quels sont les coûts occultés et comment les intégrer lors de l'achat.

Et croyez moi, c'est vous qui économiserez davantage !

les-petits-ruisseaux-font-grandes-rivieres

Comme on dit : "les petits ruisseaux font les grandes rivières" 😉

Comment les marques fixent-elles le prix d'un produit ?

Pour commencer, sachez que le prix de vente n'est pas toujours strictement corrélé avec le coût du produit (on trouve vraiment tout en termes de marges sur le marché du textile aujourd'hui). Mais je ne vais pas m'étendre ici sur la question des marges, déjà très bien expliquée dans ce dossier.

Pour fixer son prix, une marque doit à la fois prendre en compte des données purement chiffrées (au-dessous de quel prix je ne fais plus de bénéfices ?) mais doit également connaître la "valeur marché" de son produit. Et c'est là que vous intervenez. Car la valeur marché d'un produit, c'est le client qui la détermine.

Le prix psychologique des vêtements

  • Le vêtement n'est-il pas trop cher ?
  • À ce prix-là, le vêtement est-il de bonne qualité ?

Voici les deux questions que vous vous posez devant une fringue au moment de l'acheter.

Vos réponses déterminent une zone d'acceptabilité, avec un prix minimum (en-dessous duquel le manque de qualité est manifeste à vos yeux) et un prix maximum (au-delà duquel vous avez l'impression de vous faire avoir).

C'est dans cette zone que se trouve le prix d'acceptabilité (ou prix psychologique) = prix que vous acceptez de dépenser.

La moyenne des prix psychologiques de tous les clients potentiels est alors utilisée par la marque pour fixer ses prix (après avoir analysé ses ventes, conduit des sondages, etc.).

prix-acceptabilite-vetementOn a même aujourd'hui des prix qui s'ajustent de manière dynamique grâce aux nouvelles technologies (l'essence, les billets d'avion ou le prix d'achat de la publicité en ligne, par exemple, et tout ce qui concerne le yield management).

Mais dans la mode, c'est toujours un peu plus compliqué

Dans certains secteurs (dont la mode), les marques rajoutent une dose d'intuition pour fixer les prix (à moins d'avoir énormément de données et de pouvoir modifier les prix en cours de route, chose que peut faire la fast fashion).

Pour prendre un exemple concret, une ancienne responsable marketing d'A.P.C. déclarait en 2012 dans un article des Inrocks :

"On a dû augmenter certains prix dans un souci de cohérence de collection. On ne pouvait pas vendre un jean 80 euros et une chemise 130."

Et aujourd'hui encore, le jean brut A.P.C. est un produit vedette de la marque qui se vend très bien.

Le bon prix (celui où tout le monde s'y retrouve) se situe donc au juste milieu entre un calcul strict des coûts et le prix d'acceptabilité du marché.

calculer-bon-prix-produit

Note : chez BonneGueule, on fonctionne un peu différemment. On se fixe un prix de vente max à ne pas dépasser pour un vêtement, parce que c'est un prix qui nous paraît juste.

Et on essaye de mettre ensuite le maximum de qualité dans le vêtement sans dépasser ce prix max, lors du développement produit.

Parfois, les marges restent acceptables et parfois, on doit accepter de faire des marges bien plus serrées (souvent le cas avec les matières techniques ou japonaises).

Mais à la fin ça s'équilibre à peu près, d'autant qu'on joue année après année sur des stratégies de volume et réduction des coûts (pas trop de vêtements développés, que des basiques, pas trop de stock, pas de publicité, pas d'intermédiaires).

Savoir ce qu'on achète

Cela dit, on ne peut pas taper uniquement sur les marques quand des produits aux marges totalement abusées se vendent comme des petits pains (sacs à main, parfums, vêtements de luxe).

Si j'achète un sac de luxe très cher, je reconnais que ce sac vaut ce prix. Peut-être pas pour sa qualité, peut-être uniquement pour l'image qu'il renvoie ou parce que peu de gens l'ont, mais le résultat y est.

De même, si j'achète une chemise 20 euros, je dois avoir conscience que ma chemise vaut 20 euros = une matière premier prix, une coupe et des finitions peu travaillées, etc. À partir de là, c'est vous qui acceptez ou non le prix.

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Chemise New Look à 20 euros en polyester et coton. La coupe pourrait être plus ajustée, la matière de meilleure qualité et les finitions plus travaillée (coutures, boutons, etc.).

Ça ne veut pas dire qu'on doit acheter plus cher, surtout pas !

D'autant que "plus cher" ne veut pas dire "de meilleure qualité".

Mais il est intéressant de connaître la valeur de ce qu'on achète, au-delà même du prix fixé par la marque.

Un prix bas... mais à quel prix ?

Aujourd'hui l'industrie de la mode est capable de vendre des produits à des prix très élevés... mais aussi très bas, sans être "justes" pour autant (cela dit, c'est une question d'opinion personnelle). Mais ça, vous le savez déjà !

Comme l'a très bien dit Romain Rousseau dans son article sur l'évolution du secteur de la mode et du luxe en évoquant le modèle de fast fashion :

"Cependant, si cela coûte peu au consommateur qui ne pense qu’à court terme, achat par achat, il y a malgré tout un prix à payer."

iceberg du prix

Pour la partie immergée de l'iceberg : impact environnemental, perception du consommateur, coûts de remplacement, d'inspection, risque managérial... La liste est longue !

Le coût humain

On commence doucement à prendre conscience de ce coût avec la catastrophe du Rana Plaza, survenue il y a trois ans maintenant. L'effondrement de cette usine de confection textile au Bangladesh a fait plus d'un millier de morts - et des milliers d'autres blessés - ensevelis sous les décombres.

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Un événement qui a mis en lumière les conditions de travail difficiles des ouvriers du textile au Bangladesh.

Mais le plus désastreux reste que les autorités avaient prévenu les propriétaires qui ont ignoré l'ordre d'évacuation. Des monstres ? Eh bien, c'est encore plus compliqué que cela.

S'ils ont pris cet énorme risque de ne pas fermer l'usine, c'est avant tout parce qu'ils sont soumis à une pression énorme des directeurs de grandes marques de fast fashion bien connues dans les pays développés.

Avec le développement des usines de confection textile à bas prix en Chine et au Bangladesh, ces marques en haut de l'échelle ont énormément de choix pour sous-traiter leur production dans des pays à économie low-cost.

Si une marque grand public décide de vendre un tee-shirt 5 euros, parce que son concurrent le vend 6 euros, elle fera pression sur l'usine qui ne pourra dire non. Car si elle refuse, l'enseigne trouvera une autre usine pour faire produire son tee-shirt à 5 euros.

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La guerre est déclarée pour être celui qui vendra le moins cher.

Vous trouvez ces grandes entreprises immorales ? Elles sont avant tout amorales, ce qui veut dire qu'elles ne réfléchissent pas en termes de morale. Ce coût humain n'est donc pas pris en compte. Pourrait-il l'être ?

C'est hyper difficile, voire impossible, de chiffrer un tel coût. C'est une donnée non quantifiable, abstraite, et composée de tellement de facteurs (salaire minimum, conditions de travail, législation du pays, etc.). Et surtout : qui devrait assumer ce coût ? L'entreprise ? L'usine ? Le pays en question ? Ou même le client ? Pas si évident.

D'autant que la transparence des marques sur ce sujet a encore du chemin à faire... Mais alors doit-on boycotter un produit lorsqu'on lit "made in China" sur l'étiquette ? Certainement pas. D'où la complexité de savoir si notre vêtement a été produit dans de bonnes conditions ou non.

Bref, on est ici face à un premier coût occulté. On a donc finalement :

Coût réel = coût affiché sur l'étiquette + coût moral.

Le coût sanitaire et environnemental

On produit aujourd'hui plus de 80 milliards de nouveaux vêtements par an, oui oui 80 milliards. Soit 400% de plus qu'il y a 20 ans. Pour suivre les demandes actuelles du secteur textile, ce sont toutes les ressources qui doivent être démultipliées.

Il faut intensifier l'agriculture pour produire plus de coton. Des entreprises géantes comme Monsanto l'ont bien compris et ont dû développer des technologies comme le Coton Bt (OGM), qui a permis d'augmenter les rendements de plus de 50%, faisant alors passer l'Inde en premier pays producteur de coton devant les États-Unis.

Mais ces "drogues écologiques", essentiellement les engrais et les pesticides, commettent des désastres sur la santé et l'environnement. Le nombre de cancers et de maladies mentales a par exemple explosé dans certains villages en Inde.

Bref, encore un coût moral qui s'ajoute.

Sans oublier le propre danger que vous courrez vous-même demain en tant qu'humain (on n'a qu'une Terre), et aujourd'hui en tant que consommateur. En 2011, Greenpeace lance sa campagne Detox suite à un rapport alarmant : la majorité des vêtements que l'on porte contient des produits chimiques pouvant avoir de effets néfastes sur la santé.

Bon, il y a quand même du positif ici puisque 19 marques se sont engagées en 2016 pour être jugées par l'ONG selon trois critères :

  • La mise en place d'un plan d'action concret d'ici à 2020,
  • La baisse concrète de produits toxiques sur des échantillons relevés,
  • La transparence dans les informations données à l'ONG.

À voir si ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt, mais c'est toujours ça de pris.

classement-greenpeace-detox-2016

En orange, ceux qui n'avancent pas assez vite pour atteindre leurs objectifs d'ici à 2020. Dedans on retrouve la marque Uniqlo (Fast Retailing) qui n'est donc pas exempte de tout reproche. Carton rouge pour les marques en queue de classement et le secteur du luxe en général : entièrement absent.

Autre problème : les produits de mauvaise qualité en général sont tout simplement inadaptés et insuffisants pour en faire un usage correct : chaussures de marches qui vous valent une entorse ; mauvaises semelles intérieures qui entraînent des problèmes de dos ; tissu de chemise bas de gamme qui provoque des irritations sur la peau, etc.

Un vêtement de fast fashion est porté en moyenne 1,7 fois. Bien évidemment, tous vos tee-shirts achetés 10 euros ne sont pas bons à jeter au bout d'un port ! Mais en moyenne on portera bien plus de fois et bien plus longtemps un produit de qualité.

D'abord parce qu'il s'use moins vite, mais aussi parce qu'on le trouve plus confortable/beau que nos autres tee-shirts et enfin, parce que du fait d'un prix plus élevé, on en possède moins.

Bref, le coût réel du produit devient :

Coût réel = prix affiché sur l'étiquette + coût moral + coût sanitaire

Bon, tout ça, c'est histoire de comprendre qu'un prix ne peut pas refléter à lui seul la valeur d'un vêtement, qu'il y a toujours des coûts cachés dont il est bon de se souvenir pour être au plus proche de ce que vaut vraiment un bien.

La transparence devient un critère de choix pour beaucoup d'entre vous, ce qu'on ne peut que saluer.

J'ai découvert récemment la marque Honest By : une collection et un site e-commerce dont l'objectif est la transparence totale sur le sourcing et les prix.

Sachant que les marges sont un sujet ultra confidentiel dans la mode, c'est une initiative incroyablement courageuse, bien peu de marques auraient osé pousser la transparence aussi loin. Le monde bouge, et c'est cool !

transparence-produit-honest-by

Vous retrouverez sur le site la décomposition du prix du produit en détail. Difficile d'être plus transparent.

D'autres startups disent s'y être mises, mais au final c'est très marketé et ça reste très opaque.

Et au final, on devient un consommateur musclé

Le plus intéressant lorsqu'on comprend la valeur d'un produit, c'est que notre pouvoir de consommateur est démultiplié :

  • On apprend à éviter les vêtements de mauvaise qualité,
  • On commence à saisir l'implication de nos décisions d'achat sur l'humain et l'environnement et, petit à petit, on achète différemment.

Prendre en compte le coût d'utilisation des vêtements

Pour comprendre combien va réellement vous coûter un vêtement, il faut aussi réfléchir en termes de coût d'utilisation. Pour intégrer cette notion, il existe un calcul simple à faire.

On passe à l'instant calcul (chouette !).

Prenons l'exemple avec l'achat d'un tee-shirt :

Prix du tee-shirt / nombre de ports total = coût par port

Le fameux tee-shirt produit suivant le modèle de fast fashion, acheté 10 euros et porté en moyenne 1,7 fois coûte 5,90 euros par utilisation :

10 € / 1,7 = 5,90 €

Alors que le tee-shirt Norse Project que porte Geoffrey, il l'adore, il est solide, et il l'a acheté 59 €. Il l'a déjà porté 5 ou 6 fois et il pense le porter bien plus de 30 fois dans sa vie. Soit un coût d'utilisation de 1,70 € !  

59 € / 35 = 1,7 €

Soit 3,5 fois moins cher que le tee-shirt low cost !

Pour peu que le premier soit produit dans de meilleures conditions que le second, vous réduisez en plus le coût moral et sanitaire (non quantifiable) et vous vous retrouvez avec un tee-shirt qui a beaucoup plus de valeur.

C'est aussi pour cela qu'on vous répète souvent qu'en dessous de 150 €, ça ne sert à rien d'acheter des souliers en cuir. Idem pour les costumes thermocollés à moins de 300 €, etc.

Pour aller plus loin, je vous propose un petit résumé du super article sur la "valeur d'un achat" sur le site Psychology Today :

  • Acheter un produit plus cher mais de meilleure qualité. C'est le confort apporté par ce produit plus agréable, plus beau, plus solide... qui va faire baisser son coût d'utilisation en augmentant votre satisfaction.
  • Prendre en compte l'importance de l'entretien d'un produit. Finie la sur-consommation où l'on jette tout pour consommer du neuf. Il faut apprendre à entretenir ses biens pour les rentabiliser au maximum. Là aussi : baisse du coût d'utilisation.
  • Arrêter d'acquérir des produits dont on ne se sert pas (phénomène particulièrement important dans le secteur de l'habillement). On possède 20 paires de chaussures mais on n'en utilise que 3/4. Il faut apprendre à utiliser un produit jusqu'à la fin de son cycle de vie. Coût d'utilisation = rentabilisé.
  • La clé pour en finir avec ce troisième point est de comprendre pourquoi on possède tant de paires de chaussures. La variété des marques et des produits proposés sur le marché nous ont conduit à vouloir avoir du choix. Alors on achète toujours plus de produits substituables pour satisfaire notre désir de liberté. C'est en contrôlant cette dernière habitude que notre coût d'utilisation par produit va diminuer le plus.
Massive Sneaker Collection.

Forcément, en achetant moins de paires que vous usez jusqu'à la semelle, elles deviennent tout de suite plus rentables. Maintenant, le principe même d'une collection n'est pas l'utilisation des biens.

Ce sont les quatre clés essentielles pour changer radicalement notre manière de consommer et y gagner. Car on ne va pas se mentir, si on n'avait aucun intérêt personnel à le faire, ce serait un peu difficile.

En fait, plus qu'une façon de consommer, c'est une philosophie de vie : celle de profiter des choses que l'on possède plutôt que d'en vouloir toujours de nouvelles.

On retrouve également "The Comfort Principle" résumé par cette phrase :

"Spend your money where you spend most of your time."

"Dépensez votre argent là où vous passez le plus de temps". On passe la journée dans nos vêtements, alors on investit pour y être bien.

Mais attention ! Encore une fois, il ne suffit pas forcément de dépenser plus, mais de dépenser mieux. Acheter deux tee-shirts à 30 € au lieu d'acheter six tee-shirts à 10 €.

L'exemple du coût total de possession

Les entreprises ont déjà pris l'habitude d'intégrer le critère "utilisation" dans le coût réel des biens intermédiaires qu'elles consomment. C'est ce qu'on appelle le coût total de possession ou TCO (total cost of ownership).

total-cost-of-ownership

Elles vont calculer tout ce que va leur coûter un produit (au-delà de son prix d'achat) sur toute la durée où elles vont l'utiliser.

Par exemple, si une entreprise décide d'acheter une voiture, elle va calculer :

  • Son prix d'achat,
  • Les frais d'immatriculation,
  • Les frais d'essence,
  • Les frais d'assurance,
  • Les frais d'entretien,
  • La fiscalité (notamment pour les entreprises),
  • Le coût de revente.

Mais cela ne concerne que le cycle du produit, de son acquisition jusqu'à son abandon par l'acheteur. On peut aller encore plus loin dans un soucis, non pas de rentabilité, mais de responsabilité sociale et environnementale.

Et le coût réel du produit devient :

Coût réel = prix affiché sur l'étiquette + coût moral + coût sanitaire + coût de possession + coût de recyclage.

Réfléchir en termes de coût de cycle de vie du produit

Pour changer notre manière de consommer, il faut aller encore au-delà de cette mesure qui reste économique pour une autre, davantage écologique : le coût en cycle de vie du produit ou "life cycle cost". 

Comprenez par là son coût cumulé tout au long de son cycle de vie, de l'amont (conception, fabrication...) jusqu'à l'aval (coût lié à son démantèlement, recyclage, etc.).

C'est la même logique qu'une expérience client réussie. Tout le processus d'achat compte, de l'amont avec les conseils, à l'aval avec une bonne prise en compte des retours. Lorsque vous achetez un produit, vous achetez également ce service.

Mais le problème ici est de savoir qui va assumer ces coûts. Car si certains sont évidents (la conception est par exemple incluse dans le prix final), d'autres le sont moins. Qui assumera le coût lié à la pollution d'un tee-shirt ou à son recyclage ?

Impossible de répondre à cette question. Ou alors si, en se contentant de "un peu nous tous". Il y a une notion d'altruisme derrière tout cela.

En revanche, à notre échelle, on peut commencer par des petites choses relativement simples comme apprendre à réparer un vêtement soi-même et éviter de le quitter au premier accro ou bouton qui saute.

Pour cela, voici un premier article pour apprendre 5 petites réparations relativement courantes à faire soi-même et une infographie pleine d'astuces pour l'entretien de vos vêtements.

Que faire à présent ?

J'espère que vous avez une vision un peu plus claire du coût réel d'un produit.

Et si cet article suscite en vous des interrogations : n'hésitez pas, comme d'habitude, à les poser en commentaire 🙂

Enfin, ne culpabilisez pas, on sait tous que c'est compliqué de changer ses habitudes. Et il n'y a aucun jugement personnel dans cet article. On n'est pas là pour ça !

Nous espérons juste que vous verrez plus loin que la matière et le rapport qualité/prix (dans la même veine que l'article de Geoffrey sur les vêtements vivants et les vêtements morts), et que ces lignes vous inspireront quelques réflexions la prochaine fois que vous ferez du shopping (activité qui doit rester un plaisir avant tout, ne l'oublions pas).

Euxane Laot Euxane Laot

Admirative des années 60, j'aime les formes géométriques et les choses colorées. À mes yeux, s'habiller permet d'exprimer une humeur. Sinon j'adore la charcuterie, sortir danser et les gens spontanés.

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  • Benoit – BonneGueule

    Théoriquement oui… Finalement la seule voie consiste à acheter de la qualité, pour les ateliers soient obligés de suivre et de se mettre à niveau (on ne peut pas faire de la qualité dans des conditions insalubres).

  • yakari12

    Si nous décidions d’acheter plus de produits nationaux ou tout du moins d’acheter moins de produits à bas coûts produits dans les pays ateliers comme l’Inde ou le Bangladesh, n’y aurait-il pas une baisse de la demande que les marques devrait répercuter sur les prix et qui dégraderait encore davantage les conditions de travail des ouvriers dans ces pays?
    Comment adopter des habitudes de consommations qui ne soient pas néfastes aux conditions de vie dans ces pays?

  • sundberg

    Bravo excellent article ! S’éduquer pour faire évoluer son mode de consommation et celui des autres et investir dans des choses qui durent!

    Alexandre Sundberg
    True Tribe
    http://www.truetribe.paris

  • Hieronymus

    Bonjour, je pense qu’ici parler de l’asie ne concerne pas uniquement de la qualité d’un produit ou d’un autre mais respect dans lequel il est produit, de la récolte des matières premières, la manufacture, le transport et surtout les conditions de travail des employés. Certes la Chine n’est plus le Bengladesh, mais on ne nous fera pas croire qu’on respecte les hommes (ou les enfants) comme dans le Vaucluse. Il n’est pas uniquement question de qualité et de savoir faire. Sommes-nous plus importants et meritons-nous plus de respect et de securité parceque nous avons eu du bol de naitre ici ou là? Encore une fois, il est extrêmement difficile de savoir dans quelles conditions un produit est réalisé, et combien de kilomètres il a parcouru. Nous sommes les seuls coupables de cette situation, dans le textile, les magasins de déco et cadeaux inutiles et pas chers, les crevettes pêchées en mer, envoyé en Chine pour être décortiquées et revenues congelées. C’est nous qui sommes coupables de cette situation. Mais l’avenir nous montrera que les consommateurs prennent tout doucement conscience de celà. Les artisans et industriels Européens changent aussi leurs approches et sont capables de proposer des produits à un bon rapport qualité /prix tant qu’un fond d’investissement ne met pas le nez dedans. Made in Europe. Made avec respect. (espérons).

  • Hello Alexis,

    Désolé mais je ne sais plus du tout, j’avais vu ça dans une vidéo trouvée lors de recherches pour l’article, et je n’ai plus ça en main.
    Mais tu as quelques études anglosaxonnes en fouillant un peu qui donnent des chiffres…

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • Alexis G.

    Bonjour et merci pour cet excellent article !

    Dans le cadre de mon mémoire sur l’habillement j’aimerai avoir si possible une petite précision quant à une donnée utilisée dans cet article.

    Dans la partie concernant le prix par port d’un vêtement, vous décrivez un vêtement issue du fast-fashion comme étant en moyenne porté 1,7 fois. Cette valeur (qui va totalement dans le raisonnement de mon mémoire) me parait tout de même un peu basse et je ne trouve pas de données sur internet qui en parlent …

    Serait-il possible d’en connaitre la source afin de pouvoir à l’utiliser à mon tour ?

    Merci d’avance et encore bravo pour votre travail, vous êtes vraiment au top !

  • Rafik – BonneGueule

    Merci Nico les bons tuyaux !

  • Nicolas Boulle

    Hey RD2, on partage le même état d’esprit, c’est chouette, ça fait plaisir 🙂
    Je ne sais pas toi mais de mon côté j’en finis par conclure qu’il faut limiter l’électronique dans les objets (ou tout du moins les technologies trop récentes) c’est souvent ce qui tombe en panne en premier, donc j’achète d’occas (téléphone, GPS, enceintes…), je vérifie toujours les garanties proposés par la marque avant d’acheter du matériel cher (ampli, équipements de la maison, vélo…) et par exemple, pour la cuisine, tu peux acheter dans des brocantes/leboncoin/antiquaires des appareils des années 60-70 (le batteur à oeuf manuel <3 ) en plus d'être super costaud et pas cher, ce sont des objets utiles super stylés ! Il y a plusieurs années, j'avais dégoté un blender des années 70, made in US, 1000W, bol en verre pour 20balles et il marche du tonnerre 😀
    Et puis aussi, si tu arrives à trouver du temps, on peut trouver des tuto pour tout fabriquer sur le net, des choses faites de bric et de broc mais aussi du matériel vendu en kit qui te permet de baisser les coûts mais aussi et surtout de savoir comment c'est monté pour éventuellement mieux le réparer 😉

  • Je pensais surtout par rapport à l’Europe de l’Ouest (vu que c’est là que nous produisons). Ça reste quand même bien moins cher de produire en Chine quand dans les ateliers que nous utilisons. Et ils n’ont pas certains savoir faire bien précis (tout ce qui touche à l’entoilage ou à l’ennoblissement de la laine), même s’ils ont su développer de gros savoir-faire en matières techniques, cuir et tricot par exemple.

  • RD2

    Oui, je parlais acheter pour la vie, de manière générale, pas pour les vêtements, j’en suis bien conscient 😉

  • Euxane – BonneGueule

    Merci Skippy !

  • Fabrice

    Merci de ta réponse Geoffrey,
    Ma remarque portait plutôt sur l’amalgame des pays d’Asie comme des économies low-cost. Mettre à côté la Chine et le Bangladesh dans ton article, c’est un peu comme mettre dans le même panier la France et l’Estonie…
    Vietnam, Cambodge et Birmanie sont plus au même niveau que le Bangladesh. Je suis d’accord utiliser made in China est plus explicite malheureusement. Même si j’avoue trouver ça un peu dommage quand pour des raisons littéraires vous utilisez l’image qu’était le made in China il y a encore 10/15ans alors que par ailleurs nous partageons la même position 🙂

    « Confection textile à bas prix en Chine » pour info le salaire chargé (35%-40% sur les bas salaires) d’un artisan est de 880€ auquel s’ajoute son logement et sa nourriture qui lui est souvent fourni par l’entreprise. Je connais plusieurs smicards qui aimeraient avoir 650€ net d’épargne mensuel moi. Alors oui, ils bossent… mais bon… Benjamin Franklin ne disait-il pas que l’humanité se divise en 3 groupes, ceux qui ne peuvent pas bouger, ceux qui peuvent bouger et ceux qui bougent ? 🙂

    A très vite,

  • merci pour ton retour

    oui je suis 100% d’accord avec ce que tu dis dans ton commentaire

    mais je ne comprends pas vraiment quel point précis de cet article t’a paru inexact ou biaisé (n’hésite pas à me le dire, et je mettrai un cas d’édition selon ce que je juge bon).

    En effet, pour la Chine, je crois qu’on dit uniquement :

    « Avec le développement des usines de confection textile à bas prix en Chine et au Bangladesh, ces marques en haut de l’échelle ont énormément de choix pour sous-traiter leur production dans des pays à économie low-cost. »

    ce qui ne révèle uniquement d’un constat, et non d’un jugement (c’est moi qui ai écrit l’article sur le made in China initial 🙂

    et pour la photo du Rana Plaza, je ne voyais pas quel autre exemple citer, et c’est un pays qui est encore très représentatif des mauvaises conditions de travail dans le textile, même si j’imagine que comme partout, on y trouve de tout

    très bonne soirée,
    Geoffrey

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello RD2 !

    Hmmm tu sais acheter pour la vie, pour la plupart des pièces c’est pas non plus faisable.

    3-4 ans pour un jean que tu mets tous les jours c’est une belle durée de vie ! Si c’est la matière qui a troué (et pas une couture qui a lâché, ça n’a rien avoir avec la qualité, c’est juste l’usure normale due aux frottements.

    Il faut quand même garder des attentes réalistes tu sais 🙂

    Pour les objets en cuir, ou bien une veste bien faite et dans une matière pas naturellement fragile, ça peut s’envisager, mais pour les chaussettes ou les tee, plusieurs années c’est déjà super.

    Tout dépend aussi du nombre de pièces avec lesquelles tu alternes.

    Mais effectivement, c’est difficile de revenir en arrière 🙂

  • Fabrice

    Excellent article, merci d’avoir pris le temps de l’exhaustivité. On sent la sincérité de votre démarche à ce compte rendu d’enquête et on sent aussi le vécu de ceux qui sont en quête de raison. Ca fait du bien 🙂

    Petite rechute en revanche sur le made in China 🙂
    (cf votre ancien article: http://www.bonnegueule.fr/la-verite-sur-le-made-in-china-avec-ming-yin-de-three-animals/)

    Attention à ne pas faire d’amalgame et surfer sur de vieux préjugés sur les pays d’Asie. Vous parlez du Japon notamment et de ses matières onéreuses car qualitatives… Il y a 40 ans le made in Japan était le made in China de notre enfance. Le made in Taiwan est aujourd’hui très reconnu, au même rang que la Corée ou que le Japon alors que tout le monde se souvient des jouets ou de l’électronique douteux made in Taiwan il y a 15 ans… Aujourd’hui la Chine suit ce même chemin et n’est plus un pays à bas coûts. Certes l’étiquette Made in China résonne encore négativement, à tord… Et vous en usez dans votre article ce que je me permets de corriger, y étant depuis plus de 8ans.

    – Apple, Gopro, Mercedès, Swatch, Dior, Bompard, Zegna et j’en passe… Tout ceux qui sont en recherche de travail pointu fabriquent en Chine parce qu’après ces années passées à répondre à tout type de cahier des charges on apprend ! Et aujourd’hui la Chine se retrouve avec un tissu industriel fort, des artisans expérimentés, une logistique et des infrastructures sans commun et des salaires supérieurs à ceux que vous trouvez au Portugal ou en Pologne !

    Les marques qui viennent en Chine aujourd’hui cherchent un savoir faire. La donne à changer. Allez chez les grands de la Fast-Fashion et regardez les étiquettes. Tout ce qui est « Cheap » vient du Vietnam, du Cambodge, de Birmanie ect… En somme de pays où non seulement la main d’oeuvre est moins chère, mais aussi et surtout d’où il n’y a pas de droit de douane à l’entrée dans l’UE.

    Bref tout est très bien détaillé dans votre article précédent et bien que très intéressé par votre article j’ai été déçu par ce petit raccourci, utilisé à tord et taillant encore sur ces « pauvre petits chinois » dont le ronronnement des Ferrari résonne tous les jours sous mes fenêtres.

    A très vite 🙂

  • RD2

    Bonjour,

    Joli article, je suis dans cette démarche depuis de nombreuses années, mais pas seulement pour la mode : j’essaye « d’acheter pour la vie »!

    Mais c’est pas évident, car si on ne fait qu’acheter de la qualité dans tous les domaines, on ne s’en sort plus niveau financier! Et le cap psychologique du prix de certains vêtements est difficile à passer : un costume à 500 – 800€, une veste seule à 450 – 500€, on n’en achète pas tous les jours, et pire, on ne l’utilise pas tous les jours par peur de l’abîmer! (Sortir en boite avec cette veste à 500€, même pas un rêve, bon, ça fait des années que je ne fréquente plus ces lieux, mais c’est pour l’exemple!)

    Autre point, que vous abordez rapidement, l’usure et le quotidien du vêtement : personnellement, c’est un gros problème. Malgré ce que l’on m’a promis en me disant que mes jeans APC, N&F, Edwin… allaient durer plus qu’un jean CELIO, je n’en ai pas fait l’expérience : au bout de 3-4 ans, les premiers signes de faiblesses apparaissent, et c’est difficilement réparable! Repairjean dont vous aviez fait une petite review à l’air de faire du beau travail, mais pour 40-60€ pour un jean pour qu’il cède 2 mois plus tard à quelque cm de la réparation, c’est complètement inutile! J’en ai fait réparer 3 chez un pakistanais, mais ça cède ailleurs!

    Les tâches, n’en parlons même pas, j’ai une chemise tachée sur mesure qui m’avait coûté 130€ (et encore, c’est accessible!) qui est irrattrapable… Je l’ai porté 4-5 fois…

    Les teeshirts, je les utilisent comme des consommables : ce n’est pas tant à cause de leur durée de vie, mais plutôt les tâches… J’ai beau faire attention, je dois avoir des problèmes avec mes pattes!

    Les chaussettes, je n’en parle même pas!!! Je suis en train de tester Viccel, BlackSocks, à voir dans le temps!

    Le dernier problème avec cette démarche, c’est que quand on a élevé ses standard en achetant des objets certes plus cher et de meilleur qualité (à l’achat), il est très difficile de revenir en arrière, et même encore plus que de rentrer dans cette démarche!

  • Skippy

    Excellent article, très clair malgré son exhaustivité.

    Bravo !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Thibaut,

    Encore une fois c’est impossible de catégoriser en méchants vs gentils . On trouve du bon et du mauvais chez toutes les marques. Certaines privilégient un super rapport Q/P quand d’autres privilégient une production éthique (en caricaturant exprès).

    Mais je veux bien essayer de me pencher sur une liste de marques qui arrivent le mieux à concilier tous les éléments 🙂

    PS: Je suis d’accord, tout le monde n’a pas les mêmes priorités… :/

  • Thibaut

    Est-ce que vous pourriez faire une « liste » des marques que vous conseillez et considérez comme ayant à la fois un bon rapport qualité/prix, et à la fois comme étant éthique d’un point de vue social et environnemental?

    PS: pour info après la catastrophe du Rana plaza, une coalition d’associations, dont Amnesty International, a poussé pour faire adopter une loi qui rende les maisons-mère responsables vis-à-vis des sous-traitants, en matière sociale et environnementale. Etrangement on a plus de mal à faire voter cette loi que d’autres…

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Paul,

    Oui ce n’est pas faux, on peut choisir d’acheter différemment si on on le souhaite 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello David,

    Je trouve ta démarche et ton implication extrêmement salutaires !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Benjamin,

    Attention à ne pas confondre le lieu de fabrication (c’est-à-dire l’assemblage) et d’où viennent les matières. Ce qui apparaît sur l’étiquette du vêtement sous forme de « made in » c’est uniquement l’assemblage. Un vêtement peut être assemblé en Europe et sa matière venir d’Inde.

    Enfin, le fait d’être fabriqué en Europe ne garantie pas nécessairement un processus éthique et responsable à 100%. C’est toute la difficulté et les enjeux de la transparence….

    Si ça t’intéresse n’hésite pas à lire notre article sur le made in France : https://www.bonnegueule.fr/la-vraie-verite-des-vetements-made-in-france-celle-de-ceux-qui-les-font/ 🙂

  • Paul

    il y a la « taxe » éco-TLC depuis 2007

    bon article sinon, j’ajouterais juste une chose : il n’y a pas que le fabricant qui soit « immoral / amoral » : le consommateur sait qu’un Tshirt à 5€ a peu de chance d’être une production équitable pour le producteur…
    mais il achète quand même.

  • Benoit – BonneGueule

    Si tu parles de notre pantalon Schoeller, je t’invite à te renseigner sur la norme BlueSign 😉

  • David

    A noter une certaine limite tout de même, cette limite instaurée même par la/les marques de vêtements.
    Je n’achète QUE des vêtements qui je pense ont été produits de manière éthique et pour cela je me réfère soit au lieu de production, soit lorsque c’est fait en Chine/Bengladesh sur ce que la marque veut bien me communiquer lorsqu’elle me répond.
    Certaines marques disent posséder des usines propres en Chine par exemple (Petit Bateau m’avait répondu cela).
    Mais parfois, on ne reçoit aucune réponse, pire encore, les personnes s’énervent contre nous lorsqu’on leur pose la question n’assumant ainsi pas le coût moral (j’ai bien suivi hein Euxane ? :D). Et cette deuxième représentation de ma réalité est plus courante que la première.

    Après il faut aussi savoir faire des choix. Que fait-on lorsqu’on n’a pas l’information (par manque de transparence ou de temps pour la récolter) ? Personnellement je m’abstiens, mais alors combien s’y tiennent réellement ?
    Quand je vois le petit budget avec lequel j’ai commencé (70€/mois environ) et que je commençais déjà à m’abstenir de consommer sur le dos d’autres humains, j’avais beaucoup de mal à commencer à acquérir de bon basiques de bonne qualité et j’ai mis du temps à avoir une garde robe « complète ». Depuis mes débuts de mon implication vestimentaire (qui coincide avec ma rencontre avec BG) j’ai complètement arrêté de fréquenter les marques fast fashion.

    Mais j’y suis retourné il y a deux mois. J’ai eu un choc en regardant les prix:
    – Mais c’est soldé la, non ?
    – Non.
    – Ah… c’est vrai les soldes n’ont pas encore commencées.

    Voila, je crois que j’ai définitivement tourné la page et que pour moi, consom’acteur, c’est un devoir envers nos semblables, envers la planète, envers soit même.

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci beaucoup Hervé 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alex !

    Ce serait faisable, et ça ferait même plaisir à voir, mais sans législation là dessus pas sûr que ça voie le jour.

    Sur l’éléctroménager je pense que c’est la question des métaux lourds (et tout simplement de la taille des produits, ainsi que le fait d’être faits dans des matériaux pas du tout biodégradables), qui a « forcé » à légiférer.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Pierre !

    Tout à fait d’accord avec toi !

    Mais pour qu’on puisse ne serais-ce qu’espérer un jour de voir cette façon de penser comme modèle dominant, il faudrait que les acheteurs se soucient tout simplement de la qualité, et pour ça il faut leur donner les moyens d’apprendre (c’est une des missions que nous essayons d’accomplir)

    De toutes façons, on dit souvent que le vrai vote qui compte c’est « celui du portefeuille ».

    Le meilleur moyen de voir les marques de qualité prendre plus d’espace sur le marché, et de pousser les autres à s’aligner, ça reste encore de les soutenir en choisissant bien chez qui on achète 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Les vêtements sont toujours vendus, sauf si on parle des prototypes ou de ceux qui ont des défauts (encore qu’ils peuvent finir dans un onglet « outlet » ou sur un site de VP…)

    Ils seront soldés à répétition jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. (Du moins pour les petites / moyennes marques)

    Après peut-être que pour les marques de fast fashion qui ont d’énormes étalages, je t’avoue que tu me poses une colle. Ils doivent chacun avoir leurs propres moyens de s’en débarrasser en essayant d’en tirer quelque chose.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gouhouf !

    Merci pour le link.
    Pour Benetton je sais pas si tu arriveras à concilier la qualité avec l’aspect humain / éco haha ^^

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Yellow !

    Disons que c’est possible d’y faire des bonnes affaires, mais comme tu peux avoir très peu de certitudes sur d’où proviennent les pièces (collections « spéciales outlet / vente privées de piètre qualité, ou lignes inférieures des marques), il faut t’y connaître.

    Pour certaines marques de luxe (les « vraies » disons), il y a peu de risques, mais il faut faire attention.

  • Hervé

    Bonjour,

    Très bel article! Il devrait être rendu d’utilité publique. Nous consommons clairement au-delà de nos besoins, cet article en est une démonstration flagrante.

    Bravo les BG, voua apportez une pierre très intéressante dans la lutte contre la sur-consommation et le gaspillage. Il est temps que nous prenions conscience de tout ça…

    Merci!

  • Alex

    Bonjour,
    article très intéressant. Concernant la fin de vie du produit, et son recyclage, il me semble que ce coût pourrait-être calculé, non ? Par exemple, pour l’électroménager, on intègre une éco-participation dans le prix final, qui est censé permettre de financer la filière de recyclage du produit. Je ne suis pas fin connaisseur, mais j’imagine que ce prix est fixé sur des bases concrètes (coût du recyclage en fonction de la complexité de l’appareil et des matériaux utilisés, main d’œuvre, transport, R&D, etc…)
    Pourrait-on faire de même dans le monde de la mode et développer une filière de traitement et de recyclage de vêtements usagers ? Le coût pourrait être intégré au prix final sous forme d’éco participation payé par le consommateur qui aurait un peu plus conscience de l’impact écologique du vêtement et/ou sous forme de taxe directement payée par le fabricant, à un montant proportionnel à la difficulté rencontrée pour recycler son produit ?

  • pierr00

    Bonjour. D’abord bravo pour cet article.

    Pour étendre un peu cette réflexion, je souhaiterai revenir sur la notion de base qu’on nous apprend dès qu’on étudie l’économie: le raisonnement à la marge. Pour faire simple: si vous êtes un acheteur, vous achèterez à celui qui vous propose le plus bas prix; si vous êtes vendeur vous vendrez à celui qui vous offre le plus.
    Tout ceci amène à une guerre des prix avec toutes les dérives que l’on connaît (sociales, environnementales, qualitatives…).

    Aussi pratiquons la concurrence sur la qualité des produits (au sens large évidemment) et non sur les prix. Si pour moi, une chemise correcte vaut environ 80 euros, alors rien ne sert d’essayer de m’attirer avec des chemises à 30, ou à 40 euros. Je choisirai telle chemise car elle présente telle plus-value par rapport à telle autre et non parce qu’elle est moins cher.

    De plus, celui qui lance son produit sera prêt à risquer plus de qualité s’il est sûr de vendre son produit à un prix minimum fixe (donc en s’assurant de sa marge). Actuellement le risque porte sur le coût de production car la marge est incertaine.

    D’ailleurs, il me semble que c’est dans cet esprit que raisonne l’équipe Bonne Gueule pour ses produits et dans ses articles…

  • PhD

    Vraiment merci pour cet article et tous les liens. Ça m’a donné l’occasion de relire le dossier sur les marges, qui est très instructif. Continuez avec ces dossiers !
    A propos du nombre de ports des vêtements: tient-il compte des vêtements qui ne sont jamais vendus ? Ca doit bien arriver, non ? Que se passe-t-il pour ces vêtements d’ailleurs ?

  • Gouhouf

    Coucou,

    Un article très intéressant. J’ai continué à regarder un peu sur internet, on trouve le rapport Greenpeace ici pour ceux que ça intéresse : http://toxiques.greenpeace.fr/defi-detox-les-tops-et-les-flops-des-marques-textiles

    Evidemment, il est critiquable sur plusieurs points : il ne prend pas en compte la durée de vie moyenne des vêtements (du moins je n’ai pas vu), et on ne comprend pas bien dans quelle mesure ce sont les produits chimiques présents dans le produit, ou les produits chimiques rejetés qui sont pris en compte. Je crois que ce sont les produits chimiques rejetés (mais pas sûr). Et puis, le choix des marques reste assez restreint, mais je suppose qu’il va s’élargir. Intéressant aussi de voir comment le classement à changer entre 2013 et 2016, j’ai l’impression principalement par le changement des critères (plus stricts). Certains sont passés du top au flop en 3 ans.

    En tout cas, dur dur, quand on cherche à optimiser la qualité du produit, ET le coût humain et environnemental. Il ne reste plus grand monde :-p Il va peut-être falloir que je me remette à acheter du Benetton.

    La bise,

    Gouhouf

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Rafaël,

    C’est moi qui te remercie pour ton commentaire et ta vision des choses, que je trouve vraiment réfléchie. Je me retrouve entièrement dans ce que tu écris et je pense que je ne serai pas la seule. Ce n’est pas facile de mieux consommer comme tu le dis très bien. Que ce soit en raison du budget que l’on a pas forcément ou d’habitudes de consommation difficiles à changer.

    Le principal, je pense, est d’en avoir conscience et que les chose évoluent, même doucement, dans le bon sens 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello tchampi,

    Tiens, je sais pas si tu as lu cet article de Geoffrey qui aborde justement la question : https://www.bonnegueule.fr/conseils-usure-vieillissement-vetements-vivants-morts/ 🙂

    Après, je pense que ça vient vraiment avec l’expérience. Tu peux être satisfait d’un jean parce qu’il t’a duré 2 ans puis un jour tu te rends compte qu’un autre te dure 5 ans, donc tu te tournes davantage vers cette autre marque, etc.

    Ton idée de code QR est géniale, reste plus qu’à se lancer 😉

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Yves,

    Dans ce cas oui, je suis d’accord avec toi. Je pense (je me trompe peut-être) qu’ils ont fait ces calculs par coût unitaire pour simplifier. Mais je conviens qu’ils vont varier selon le nombre de pièces (même si encore une fois on ne peut pas parler d’économies d’échelles avec une production en si petite série).

    Après, je ne les ai pas rencontrés et ne connais pas leur projet pour l’avenir. Espérons qu’ils aillent encore plus loin dans leur démarche en intégrant le maximum d’infos pour refléter la réalité au mieux 🙂

  • Louis

    Euxane,
    Merci beaucoup pour cette réponse très rapide et très intéressante !!

    A bientôt !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Louis,

    Je suis contente que l’article t’ait plu et que tu t’intéresses au sujet 🙂 Dans les autres commentaires Paris Yorker revient souvent, la marque mise aussi sur la qualité de ses produits et la transparence sur ses prix, une marque à suivre. Sinon tu as bien sûr Everlane qui a inspirée Maison Standards.

    Pour les marques qui disent s’y être mises c’est vraiment très large ! Tu verras que beaucoup aujourd’hui auront un petit argument éthique / transparence pour suivre « la tendance ».

    Et parfois ce sont même des entreprises dont c’est la mission principale qui nous trompent. Je pense par exemple au scandale autour de Patagonia en 2011. L’association PETA avait diffusé une vidéo montrant la torture infligée aux animaux pour produire de la laine « éthique ».

    La marque nie avoir été au courant de ces pratiques, ce dont je doute car quand on se veut éthique, on surveille sa production. Mais on n’est pas ici pour les juger d’autant que la marque s’est repentie depuis et souhaite prendre un nouveau départ, ce qu’on salue !

    Leur page à ce sujet : http://www.patagonia.com/blog/2016/07/laine-notre-nouveau-depart/

    Pour les limites, je pense d’abord qu’une transparence de 100% est difficile à obtenir et que ce qui compte – aujourd’hui – c’est d’abord la volonté d’y arriver. Les efforts mis en place. Je ne vois pas d’autres limites que celle-ci là maintenant mais je ne doute pas qu’il y en ait.

    Un dernier point à méditer donc 😉

  • mraffoul

    Quel article ! Respect pour l’enquête, les infos, le ton, la compétence surtout, etc. Bref, tout ce que j’adore chez Bonne Gueule !

  • Excellent !

    J’avoue qu’en tant qu’étudiant (jusqu’à cette année) et lecteur assidu de Bonne Gueule, je me trouve dans une démarche presque schizophrène: avec d’un côté, l’envie de consommer mieux et durablement, en investissant dans une belle pièce de temps en temps après avoir économisé pour, et de l’autre côté, l’utilisation de mon petit budget pour acheter chez Jules, H&M ou Zara des chemises et des t-shirts pas chers (sur l’étiquette). Heureusement, dans la famille, nous avons appris à utiliser les choses jusqu’au bout – c’est pourquoi même les t-shirt achetés à 10-15€ pouvaient durer 5 ans, et les jeans à 40€… 8 ans facile !

    J’espère à l’avenir – puisque je gagnerai un véritable salaire, et plus simplement de l’argent de poche – réduire le nombre de pièces achetées et investir dans la qualité même s’il s’agit d’une véritable auto-éducation: c’est un ensemble de comportements et de pensées qui s’installent avec le temps pour devenir des habitudes. Pour l’instant, c’est contre-nature dans le sens où elles vont contre nos habitudes présentes calquées sur celles de notre entourage – pour mes parents et mes amis, il est impensable d’acheter une chemise plus de 40€ ou des souliers plus de 150€.

    C’est d’une part un travail sur soi-même et un travail sur les autres, par la diffusion et la médiatisation de ce qui touche au vêtement et à la connaissance du produit – une volonté salutaire de Bonne Gueule.

  • tchampi

    Merci pour cet article !! Super intéressant! Petite question, sauriez-vous comment peut-on connaître le nombre de fois en moyenne qu’un vêtement (par type de vêtement bien sûr) peut être, (ou devrait pouvoir) être porté, il y a eu des études là-dessus ? Comment estimer la durabilité de ses vêtements. Savoir si cette pièce a été on bon ou mauvais investissement. À refaire ou ne pas refaire… sans compter les aléas. En effet, pour faire l’avocat du diable, pourquoi acheter un pull loro piana s’il risque d’être mité au prochain hiver, un t-shirt silent damir doma pour être taché par une belle tache de framboise voir pire, inconnue, un chewing gum chauffé au soleil collé au cul de son beau jeans momotaro impossible à enlever sans pourrir l’indigo…
    Enfin, à quand une étiquette avec un code QR rapportant sur l’étiquette toutes les indications nécessaires à un achat responsable… ou pas.

  • Yellow

    Bonjour,

    Tout d’abord un grand bravo pour votre site qui traite de sujets intéressants, souvent peu ou pas traités par les autres sites de modes masculines.

    En lien avec le sujet de cet article, je me demandais ce que vous pensiez des grands centres outlets comme ceux-ci: http://www.foxtown.com ou encore: https://www.themall.it/fr/centre-outlet-italie/homepage.html.
    Y-fait-on vraiment de bonnes affaires?

    Je sais que certaines marques, que je ne nommerai pas ici, créent des collections de moindre qualité exprès pour ce genre de centres et ce n’est pas autour de ce genre de marques que tourne ma question.

    En revanche, ayant déjà visité le premier de ces centres à plusieurs reprises et je dois avouer que certaines marques, notamment les grandes marques italiennes de luxe, proposent de très nombreuses pièces à des prix intéressants.

    Savez-vous d’où proviennent ces produits? Sont-ce des fins de séries, des samples ou encore autre chose?

    D’avance merci

    Un fidèle lecteur suisse

  • Fabien

    Merci pour cette réponse (bien développée) !
    De bonnes précisions.
    Au moins j’aurais bonne conscience lors de mes futures achats 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Fabien,

    Globalement oui ! Je dis globalement car c’est vraiment difficile d’obtenir toutes les données d’une part. Mais surtout il faut rester conscient que tout n’est pas tout blanc tout n’est pas tout noir. Malheureusement il existe des défauts chez toutes les marques (oui oui toutes), et nous y compris !

    Alors tu as des marques qui font le choix de mettre le paquet sur la qualité des matières au meilleur prix, d’autres sur un service client impeccable, d’autres sur une production éthique à tous niveaux, etc. Certaines arrivent à conjuguer plusieurs critères mais globalement tu trouveras des failles chez toutes.

    Donc je pense que tu ne dois pas catégoriser en éthique / pas éthique mais plus en termes d’efforts faits par les marques. Et dans ce cas, toutes les marques que tu as citées sont selon moi à saluer 🙂

  • Yves

    Non je salue la démarche aussi, ça va quand même dans la bonne direction. Je pense que l’article que tu as rédigé vaut 10 fois leur « calcul de prix » niveau communication et transparence. Mais le fait est que même s’ils ne produisent pas à l’échelle d’un uniqlo ou monop ou n’importe quelle (très) grosse enseigne, ça ne veut pas dire que les prix qu’ils annoncent « par item » reflètent vraiment la réalité. Quand on achète 1 mètre de tissu et quand on en achète 50, crois moi ce n’est pas du tout le même tarif. Même chose pour les étiquettes et la production : faire un seul modèle ou en faire 50 (ce qui est peu, tu en conviendras) le coût change direct…

  • Euxane – BonneGueule

    Merci Raphaël !

  • Euxane – BonneGueule

    Je suis entièrement d’accord avec toi. On essaye de le faire au maximum mais on peut encore s’améliorer 🙂

    J’ai croisé pas mal d’infos différentes donc c’est parfois difficile de tout mettre mais globalement beaucoup de données viennent de l’excellent documentaire « The True Cost » que je conseille vraiment si on souhaite approfondir sur le sujet 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Nelson,

    C’est une marque qu’on aime beaucoup. Si tu veux plus d’infos on a déjà écrit un test dessus : https://www.bonnegueule.fr/test-maison-standards-et-ses-basiques-tres-efficaces/

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Yves,

    Je te trouve vraiment difficile, d’une part parce que je doute fort qu’ils produisent en grande série, donc pas d’économies d’échelle digne d’un Uniqlo ou Monoprix, et de deux parce que même si ce n’est pas parfait, la démarche reste salutaire. Donc de là à dire qu’il ne sont pas honnêtes… je n’irai pas jusque là 🙂

  • Excellent article, merci !

  • Raphaël

    Bonne démarche et très bien écrit !

    Chapeau !

  • Nicolas Brackez

    Merci de tes éclaircissements Euxane. Nous sommes dans un monde où on jongle avec une quantité impressionnante de chiffres sur lesquels on peut leurs faire dire n’importe quoi. Si je peux me permettre, afficher les sources des chiffres serait
    intéressant, et vous permettrait de gagner (encore plus) en crédibilité.
    Surtout que votre système d’astérisque numéroté (que j’affectionne :D) pourrait vous
    le permettre.

  • Fabien

    Salut très bon article (comme d’hab en fait ;))

    Juste une question, les marques que vous conseillez (Hast, Drapeau Noir, LePantalon, Hircus, Buttero,…) font-elles attention à l’éthique du vêtements ? (je pense que oui, mais c’est pour avoir un avis précis sur la question si jamais des personnes de mon entourage me demande :))

    PS: j’ai cité mes marques préférées :p

  • Alexis

    Je ne compte plus les petits tops et les chaussures que ma femme achète et qu’elle ne met pas du tout… 🙂
    Ce chiffre me semble assez correct en fait.

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Robert,

    Oui tu as raison. Après, deux marques rapportées au total des enseignes du secteur luxe, c’est vraiment une goutte d’eau parmi un océan… Mais bonne remarque cela dit 🙂

  • Nelson De Neiva

    Intéressant. Que penses-tu de maisons standard ?

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Baboochka,

    Merci pour ta contribution. C’est effectivement des marques qu’on aime beaucoup et dont on parle assez souvent sur BonneGueule. Discours engagé ou non, l’objectif reste d’armer le consommateur le mieux possible comme tu le dis très bien 🙂

  • robert le mangeur de limaces

    « Carton rouge pour les marques en queue de classement et le secteur du luxe en général : entièrement absent. »

    Pourtant, j’ai bien cru voir Valentino et Burberry sur la liste orange ?

    Mis à part cette petite coquille, bon article ! 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Merci, je vais suivre la marque de plus près ! 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Alexis,

    Si ça peut te rassurer, personne ne peut assumer à lui tout seul les coûts d’une production non éthique. Malheureusement ce n’est pas si facile et comme tu le dis très bien, ça coûte cher.

    Mais ça passe par plein de petites choses, moi par exemple j’achète 80% de mes vêtements d’occasion (et ça me coûte moins cher aussi) 🙂 Et ta démarche d’acheter des pièces durables est très bonne également. Tu ne dois pas culpabiliser 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Nicolas,

    Effectivement, je me suis fait la même réflexion que toi. En fait, cela vient du fait que énormément de vêtements ne sont portés soit qu’une seule fois / soit pas du tout.

    En revanche le chiffre comprend aussi les habitudes des femmes. Au départ je me suis dit que c’était biaisé car on consomme surement plus (dans ma tête c’était un fait, on a souvent beaucoup plus de vêtements) et en en parlant avec Geoff, il m’a assuré que pas mal d’amis a lui avaient aussi des vêtements qu’ils ne portent jamais !

  • Nicolas Brackez

    Très bon article, bien approfondi et instructif ! Un petit point cependant qui me surprends c’est cette phrase « Un vêtement de fast fashion est porté en moyenne 1,7 fois ». J’aurai aimé savoir comment nous sommes arrivés à un résultat de 1,7. Cela me semble peu et l’échantillon très vague.

  • Romain

    Pour revenir assez vite au sujet, tu as aussi Paris Yorker comme marque qui te détaille pour chaque pièce leurs coûts de commercialisation et donc une assez bonne transparence quand à leurs marges, ect… Mais pareil, pour en trouver d’occasions, ce n’est pas facile

  • Euxane – BonneGueule

    Merci à toi Antigonos !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Goulven,

    Merci pour tes compliments 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Merci Thomas !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Cyril,

    Oui, c’était une erreur merci 🙂 Mais Uniqlo a encore de gros efforts à faire pour atteindre ses objectifs !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Romain,

    D’accord avec ton retour. Mais la marque est encore peu connue, ça évoluera peut-être avec le temps 🙂

  • Euxane – BonneGueule

    Merci Johann 🙂

  • Yves

    Très bon article, bravo.
    Par contre j’ai un peu tiqué sur la fiche publiée du calcul de prix de « honest by ». Certes tout a l’air d’être pris en compte, mais ils ont tout calculé comme si ils ne produisaient qu’un seul item (ils le notent à la fin) ; donc ils ne prennent pas en compte les économies d’échelles réalisées sur la production, les étiquettes, l’achat des matières premières, etc. Ce qui peut varier du simple au quadruple aisément…Donc pas si honnêtes que ça les mecs… 😉

  • Gogote

    Très bon article, cependant un brin contradictoire avec certains de vos vêtements sur lesquels vous ventez les nanomatériaux et le déperlage, ultra chimiques…

  • Alexis

    En ayant découvert Bonne Gueule, j’ai vite pris conscience de cet aspect « éthique » du vêtement et j’essaie depuis de poser mes choix plus judicieusement et d’acheter mieux, mais ce n’est vraiment pas évident du tout…et avoir un salaire moyen n’aide pas 🙂
    J’essaie au maximum de favoriser les pièces basiques et durables.
    Bon article en tout cas, pas évident à lire car on se retrouve soi-même dedans à plusieurs reprises.

  • Antigonos

    Merci pour ce très bon article Euxane.

  • Goulven Clec’h

    Super article ! 🙂
    Je l’ai lu assez rapidement mais je compte bien y revenir plusieurs fois.
    Cela fait plaisir de trouver encore des sites capable d’un travail de fond et de recherche, à l’époque des sites de divertissement et des Top10… Keep going !

  • Thomas

    Article très intéressant !!

  • baboochka

    Merci pour cet article enrichissant. Il y a quelques marques françaises qui affichent aussi le coût de fabrication et le détail complet sur l’origine des matières ,je pense à office artist, Paris yorker ou encore maison standard. C’est important de le noter car contrairement aux mastodontes de la mode que sont h&m, Zara ou même thé kooples, ces petites griffes ont moins de visibilité et pourtant c’est d’elles que vient le changement pour une consommation plus responsable: si à cela nous ajoutons les sites de sensibilisation comme le votre, le consommateur devient armé pour mieux acheter!

    Ça fait peut être trop discours engagé mon commentaire…

  • Louis

    Bonjour BonneGueule,

    Merci pour cet article de qualité et très intéressant comme toujours !

    Je m’intéresse de plus en plus à ces marques qui misent sur la transparence et communiquent leurs coûts.
    Connaissez-vous d’autres marques qui comme Honest By et Maison Standards optent pour cette transparence ? A quelles marques pensez-vous quand vous dites « D’autres startups disent s’y être mises, mais au final c’est très marketé et ça reste très opaque. » ?

    De plus, j’aurais aimé savoir si vous voyiez des inconvénients, des limites à cette transparence (autant du point de vue du consommateur que de l’entreprise) ?

    Merci d’avance pour votre réponse ! 😊

  • Cyril

    Hello,
    L’absence de Uniqlo de ladémarche Detox? Fast Retailing c’est pourtant la maison mère. Je ne comprends pas trop.

  • Romain

    Merci pour cet article clair et concis ; et effectivement, Honest By a l’air d’être une super marque, tant au niveau de leur créative, la qualité de leurs produits et leur positionnement éthique, juste dommage que leurs prix soient aussi élévés (mais sans doute très raisonnables quand à leurs marges) et qu’on ne puisse en trouver d’occasion sur des sites français

  • Johann Lorillon

    tout simplement bravo! Intéressant et capital dans notre démarche/ quête identitaire de look 😉