Le Gramme : le sens du détail dans un bracelet en argent

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Aujourd'hui, je vais vous présenter une marque qui parlera tout particulièrement à une typologie précise de lecteurs de BonneGueule (moi inclus) : les obsessionnels du détail.

Vous êtes du genre à inspecter minutieusement le moindre vêtement qui passe dans vos mains, là où vous ne faisiez pas attention auparavant ? À regarder la finesse de la couture d'un col ? À compter le nombre de points sur 1 cm ? Cette démarche s'est-elle généralisée à d'autres objets dans votre vie ? Vous vous surprenez à "geeker" pour acheter le moindre mobilier ?

À présent, prenez un duo d'hommes obsédés par l'objet dans son sens le plus large, maniaques dans le moindre truc qu'ils touchent et qui rentre dans leur maison.

Imaginez maintenant qu'ils créent une marque d'accessoires intemporels, épurés et mixtes, dans laquelle leur (votre ?) maniaquerie du détail puisse pleinement s'exprimer. Qu'ils poussent leur obsession jusqu'à soigner les détails invisibles, ceux qui ne parlent qu'à d'autres passionnés de beaux objets...

Vous obtenez Le Gramme. Une marque d'accessoires qui veut jouer avec des formes élémentaires, fondée par Adrien et Erwan, deux hommes qui avaient une solide expérience dans le design et la fabrication d'objets.

Une philosophie avant tout

La première chose que je remarque dans les bureaux du Gramme, c'est que la qualité est palpable dans le moindre objet.

Erwan et Adrien. Vous remarquerez leur goût pour les Common Project ! Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Qu'il s'agisse des trombones japonais achetés chez Tokyo Hands, les sets de bureaux en cuir végétal Isaac Reina, les étagères modulables USM ou le plateau sur lequel ils m'apportent un thé nippon, absolument TOUT est réfléchi. Rien n'a été acheté négligemment.

Plusieurs objets iconiques se cachent dans cette photo. Saurez-vous les retrouver ? Crédit photo : Benoit Linéro

Adrien et Erwan, ce sont un peu les potes à qui vous demandez conseil avant d'acheter le moindre objet beau et durable pour votre intérieur, que ce soit un canapé ou un interrupteur, car vous savez qu'ils ont creusé le sujet de fond en comble avant vous.

D'ailleurs, pour la parenthèse, ils s'habillent principalement avec des marques très appréciés des designers industriels : ils ne portent que des Common Projects, des jeans Notify, des pulls Sunspel, et Erwan porte une parka Arct'éryx Veilance. Uniquement des griffes au design sobre, mais avec énormément de travail dans ce que l'on ne voit pas à première vue. Exactement comme la leur.

Par exemple, le support de présentation des bracelets est en marbre noir... mais pas n'importe lequel : du marbre "marquina" d'Espagne. Il a la particularité d'avoir un noir très profond et de belles veines blanches.

Le logo est inspiré du tableau périodique des éléments de Mendeleiev. Le nom de la marque est tout simple quand on y pense :

  • puisqu'ils sont très précis dans l'usinage, chaque objet est désigné par sa masse,
  • et vu leur obsession pour les formes élémentaires et épurée, l'essence même d'un objet est finalement sa masse.

D'où "Le Gramme".

L'objet par lequel tout commence est un bracelet - un jonc plus exactement - en argent poli, avec intérieur brossé.

L'argent : un matériau riche en potentiel

Adrien et Erwan aiment la noblesse de ce matériau, à la fois beau et discret, et sa capacité à se patiner avec le temps.

Ils travaillent principalement de l'argent 925 millièmes : un des plus forts titrages, composé à 92,5% d'argent "pur" et 7,5% de cuivre. C'est qu'on appelle de "l'argent sterling".

"Pourquoi pas un 100% argent ?", me direz-vous. Ou même de l'argent dit "Britannia", à 958 millièmes ? Tout simplement parce que l'argent pur est trop mou, le bracelet se déformerait trop facilement.

L'argent poli

Quand j'ai pris ce jonc en main, Adrien me l'a décrit comme un objet simple, de forme élémentaire, mais très compliqué à réaliser. Il leur a fallu une année entière pour mettre sa forme au point.

La série de joncs par laquelle tout a commencé... Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Ce bracelet fait exactement 2mm d'épaisseur, un bon compromis entre finesse et rigidité. Parmi les détails invisibles qu'il faut bien remarquer :

  • il y a un léger chanfrein à l'intérieur, pour éviter d'avoir une bordure trop tranchante,
  • aux extrémités du jonc, les angles droits sont travaillés pour avoir un rayon d'angle net, mais également "doux" pour ne pas griffer la peau du porteur. Sauf que si le rayon d'angle est trop arrondi, l'angle lui-même est visuellement trop "mou". Quand je vous parlais d'obsession du détail...
  • quatre poinçons sont rigoureusement alignés :
    • la tête de Minerve, qui est un poinçon d'État (appliqué par les douanes) garantissant la teneur en métal précieux,
    • la dénomination 925, pour le titrage d'argent,
    • le poinçon Le Gramme, pour le logo (quand même ! )
    • et le poinçon de l'orfèvre, avec sa signature.

Tous les poinçons visibles ! Ils peuvent être aussi à l'intérieur des bracelets. Crédit photo : Ludovic Parisot

Des méthodes alliant technologie et dextérité

Polir de l'argent demande un mélange d'opérations manuelles, de dextérité, et de machine :

Je remarque aussi des joncs en argent brossé, une finition que j'adore sur les bracelets de montre. Adrien m'explique qu'un artisan tient le bracelet devant un rouleau, creusant de minuscules stries sur l'argent.

La difficulté est de correctement manipuler le bijou, afin que le brossage soit parfaitement parallèle avec les bords. Pour cela, l'artisan est aidé par un système de guidage sur sa machine.

Du coup, que faire après cela ?

Travailler l'argent en relief

On commence avec le bracelet au guillochage horizontal, où des stries bien marquées courent tout du long. Trouver le "pas" de chaque rainure n'a pas été simple : il fallait un résultat esthétique, tout en respectant certaines proportions.

Le guillochage horizontal, à l'aspect bien industriel. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Puis il y a le guillochage vertical, où le bracelet semble être fait de "crans".

Cet anneau semble se constituer d'une multitude de crans. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Et mon préféré : le bracelet au guillochage en forme de pyramide. Pour le coup, ils ont croisé les guillochages vertical et horizontal.

Il aura fallu trouver la bonne longueur pour la base de la pyramide, de sorte à parfaitement les aligner en longueur et en largeur. Exemple sur une cet anneau..

Si vous regardez bien, il s'agit d'un ensemble de toutes petites pyramides sur toute la surface supérieure. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Le rendu du relief diffère selon la texture donnée au métal.

Comme je le disais, j'aime beaucoup l'argent brossé car il casse son côté "précieux" au profit d'un aspect plus brut, plus riche. Sans oublier l'argent "mat", très élégant aussi, qu'on obtient en projetant de la poudre de silice sur le bracelet en le sablant.

Argent mat... Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Et le même en argent poli. Vous voyez que le "feeling" n'est plus du tout le même. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

De l'argent de couleur ?

Vient ensuite le superbe argent noir, obtenu avec une couche de 5 microns de ruthénium, un métal sombre.

Argent noir brossé, splendide. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

On plonge les rubans d’argent dans un “bain de ruthénium”. La galvanisation permet alors de donner cette teinte foncée à l'argent.

Le bracelet devient plus masculin. L'opacité de la nuance sombre lui apporte une aura assez unique, surtout s'il est mat.

Bracelet au guillochage pyramide, en argent noir mat, la totale ! Le rendu est vraiment à part. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Une large gamme

La polyvalence d'un design épuré

Chaque bracelet est décliné en plusieurs largeurs, et en plusieurs tailles, du XS au XL - chose assez rare pour une marque d'accessoire.

D'après Adrien, l'avantage d'une forme élémentaire est qu'elle va à tout le monde. Cela a fait "tilt" dans ma tête... Regardez comme Charles Innocenti, un chef cuistot, le porte par exemple (vous avez une tonne d'autres photos de ce genre sur leur Instagram).

Que le porteur soit avocat, DJ, écrivain, étudiant, comptable, restaurateur, consultant, je n'ai aucun mal à l'imaginer avec un jonc épuré au poignet.

C'est un objet qui n'est pas "genré", totalement unisexe, que l'on projette aussi facilement sur le poignet d'un homme que d'une femme.

Des bijoux faits pour être accumulés

Quand on cumule les couleurs, les textures et les reliefs, on obtient donc un large choix de bracelet.

Le Gramme est une marque s'inscrivant dans une "logique accumulative". Ne me demandez pas pourquoi mais l'accumulation est une notion chère à certains designers.

En autres, l'agence tokyoïte d'architecture intérieure "Super Potato" en a fait sa marque de fabrique. Elle adore créer des intérieurs avec des bouteilles ou des morceaux de bois regroupés.

Un intérieur typique désigné par Super Potato, avec une logique accumulative très visible !

En gros, si vous êtes fans de la marque et que vous avez du budget, vous pouvez en porter plusieurs, de largeurs et textures différentes, sur le même poignet.

Tailles et largeurs différentes sur le même poignet. L'accumulation offre un résultat géométrique intriguant. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

L'effet est très beau, à la fois épuré et riche. Moi qui étais partisan de ne porter des bracelets très différents, je revois mes habitudes.

Ici dans une version plus "brute". Crédit photo : Victoire Le Tarnec

La route de l'or

Ils ont ensuite décliné leur collection avec de l'or. Je suis pas spécialement amateur des accessoires dorés, mais étant donné la forme élémentaire et "brute" de ces bracelets, je trouve le résultat de bon goût et pas du tout "bling".

Sur de l'or, l'effet mat rend très bien et "casse" de nouveau le côté trop précieux. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Et surtout, ils ont créé des bracelets en or... rouge.

Voilà l'or rouge brossé. La teinte presque cuivrée interpelle. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Avant qu'on en parle et que je vous explique comment ils ont fait, j'aimerai revenir sur la mesure de la pureté d'un métal précieux. C'est assez ludique et ça va vous servir toute la vie...

C'est quoi un carat ? Et un millième ?

Tout vient à la base des diamantaires, qui se servaient des graines du caroubier pour mesurer le poids d'un diamant.

En effet, celles-ci ont la particularité d'être très régulières et uniformes dans leur masse . Bien pratique pour mesurer le poids des diamants dans le temps...

Les graines du caroubier, là où tout a commencé...

Il y a une autre théorie, qui viendrait du mot "quirat". Il désigne les parts commerciales d'un bateau auprès de plusieurs armateurs, qui étaient divisées en 24 "quirats". Tiens, tiens, ça ne vous dit pas quelque chose ? L'expression "24 carats"...

Bref, l'origine du mot "carat" n'est pas clairement définie, et je vous invite à lire cette discussion de haute volée pour les plus curieux.

Oui oui, le mot "quirat" est encore utilisé de nos jours !

On a donc repris l'unité de mesure des diamantaires pour l'appliquer aux métaux précieux, où un matériau très pur est dit "24 carats". On est ainsi passé du carat qui mesure une masse en gemmologie, à celui qui mesure la pureté d'un métal...

Dans ce cas-là, c'est très simple à comprendre : un carat correspond à 1/24 de la masse de l'alliage utilisé. L'or pur, c'est du 24 carats, car il y a 24 carats d'or dans les 24 carats de l'alliage utilisé !

Pour l'or 18 carats, il y a 18 carats d'or pur dans les 24 carats de la masse de l'alliage, soit 75% d'or pur ! La page Wikipedia est d'ailleurs très parlante à ce sujet.

La correspondance entre le carat et le % or. Vous savez maintenant ce que signifie un plaquage or 12 carats !

En France, depuis 1995, on est passé du carat au titre au millième pour définir la pureté des métaux précieux.

Mais revenons à l'or rouge du Gramme...

L'or rouge Le Gramme

Alors non, ce n'est pas de l'or rouge récolté au Far West. Il s'agit en fait d'or 24 carats, que l'on va mélanger avec de l'argent et du cuivre :

  • 750 millièmes d'or 24 carats,
  • avec 210 millièmes de cuivre,
  • et 40 millièmes d'argent.

Mais pourquoi mélanger de l'or pur avec d'autres métaux moins précieux ? Est-ce pour baisser le prix ? Pas tellement... En bijouterie, il est important de ne pas utiliser de l'or 100% pur (ou plutôt à 99,999%), tout simplement parce qu'il est trop malléable et se déformerait au moindre choc.

Je disais donc ! Je trouve les bracelets en or rouge du Gramme magnifiques. L'effet est encore plus unique sur l'anneau au guillochage en pyramide. L'aspect est vraiment différent, sans pour autant faire féminin.

Intemporel et atypique, c'est l'or rouge mat. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Après leurs lignes de bracelets et d'anneaux, travaillant l'or et l'argent sous plusieurs formes, j'étais impatient de voir ce qu'ils allaient sortir. Et pour le coup, j'ai été surpris !

Une ligne d'accessoires atypiques

Le réglet précieux

Si je vous dis "accessoire intemporel, à la forme élémentaire immédiatement compréhensible, que l'on prend plaisir à manipuler et regarder", vous pensez à quoi ? Un couteau ? Une cuillère ? Un stylo ? Une brosse à dent ? Non, rien de tout ça !

Adrien et Erwan ont choisi de travailler l'argent... sur un réglet ! Oui oui, un bon vieux réglet de 16cm !

Je ne sais pas qui a encore besoin de tracer des lignes droites aujourd'hui, mais l'objet est sacrément (et inutilement ?) classe. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Si j'ai du mal à comprendre à qui s'adresse l'objet, à part à un grand architecte/dessinateur maniaque sur la beauté de son matériel, force est de reconnaître qu'elle est splendide, grâce à sa surface à la fois brossée et polie.

Il est facile d'y voir un objet terriblement snob mais après, coup, je me dis qu'il ne l'était pas plus qu'une chemise faite-main à 500 € ou des chaussures en grande mesure.

Le réglet le plus classe de votre vie, avec un belle harmonie entre le brossé et le poli ! Crédit photo : Victoire Le Tarnec

C'est juste que ça s'adresse aux amateurs de beaux objets les plus maniaques, qui ne veulent que du très exclusif posé sur leur bureau.

Ils ont poussé le luxe à la proposer en trois épaisseurs : le 43 grammes, le 83 grammes et l'imposant 209 grammes qui en jette sacrément. Sans compter le potentiel de transmission d'un tel objet à vos enfants !

Après le réglet, ils se sont penchés sur le porte-clés...

Un porte-clés en argent

Oui oui, un porte-clés en argent qui, à première vue, consiste en une banale plaque de métal.

Mais là aussi, le diable se cache dans les détails. J'ai été fasciné de voir jusqu'à quel point on peut pousser ce côté obsessionnel sur un anneau et une forme rectangulaire.

Un des trois porte-clés Le Gramme, qui va challenger votre sensibilité à la sobriété. Crédit photo : Victoire Le Tarnec

L'anneau paraît simple à première vue sauf que, grâce à un système aussi simple qu'ingénieux, les clés sont très faciles à placer ou retirer.

Il suffit juste d'exercer une pression pour l'"ouvrir" et y disposer ses clefs. Pour des raisons de robustesse, il est en acier plaqué argent sur 10 microns.

Quant à la plaque d'argent, elle existe en trois dimensions : 13g, 27g, et 41g.

Le 41g, qui est peut-être le porte-clés le plus élégant que vous croiserez cette année ! Crédit photo : Victoire Le Tarnec

Pour les dimensions, Adrien s'est inspiré de la suite de Fibonacci :

  • le 27g est la "somme" de deux "13g" alignés,
  • le 41g a la taille d'un 27g et d'un 13g posés côte à côte.

N'hésitez pas bien à relire cette phrase !

C'est cette figure bien connue des mathématiciens qui a inspiré le porte-clés Le Gramme. Il fallait y penser...

Adrien m'a montré son porte-clés prototype, qui se patine joliment. Évidemment, il perd peu à peu son aspect poli et brillant, mais c'est ce qui fait tout l'intérêt de la patine. A la fin, l'object acquiert un effet mat du... plus bel effet.

Au quotidien, ce porte-clés développe une patine unique et "organique", comme sur celui d'Adrien. Crédit photo : Adrien Messié

Je suis maintenant très curieux de voir quels autres objets Le Gramme va explorer, ne serait-ce que pour voir comment ils vont appliquer leur radicalité et leur obsession de la forme élémentaire ailleurs.

La question du prix... et du black friday

Parlons maintenant des prix.

Je vous l'ai dit, la gamme est très large, de l'argent à l'or. Le bracelet le plus fin (7g) est à 230 € (c'est celui de Geoffrey); le plus cher est le 4220, en or 18 carats, à 4 220 €. Dans cette gamme de prix, j'ai envie de dire qu'il y en a pour tous les goûts !

Évidemment, si vous voulez juste un accessoire "réellement accessoire" dans votre tenue, au prix le plus bas, ce n'est pas la marque qu'il vous faut.

En revanche, si vous avez tendance à être hypnotisés par l'éclat d'un métal, la forme des aiguilles de votre montre, l'arête de votre bracelet ou le travail de l'architecte Tadao Ando, et que vous savez la valeur de ce travail d'épure avec un beau matériau, alors creusez cette marque.

Ah, et si vous voulez en faire un cadeau, sachez que le packaging est très, très soigné.

Et la bonne nouvelle qui fait plaisir : la marque ne fait jamais de soldes mais, cette année, elle a décidé de s'essayer au Black Friday (c'est pour cette raison que j'ai absolument voulu publier cet article cette semaine).

Ils ont bien joué le jeu vu que tout est à -40% sur le site !

C'est le moment de se laisser tenter par un bracelet précieux qui va vous durer toute une vie...

Conditions de l'article : pour rappel, il y a ni affiliation, ni article sponsorisé, ni cadeau, ni petit arrangement, ni échange de bon procédé derrière cet article. Juste une marque que je voulais partager avec vous.

Pour aller plus loin sur les bijoux, n'hésitez pas à (re)lire :

A propos Benoît Wojtenka

J’ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j’aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.

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  • Benoit – BonneGueule

    Tout est bien qui finit bien 🙂

  • Rems

    Pour info je viens d’être contacté par une autre personne de Le Gramme qui a pris connaissance de mon dossier et qui a fait preuve de compréhension : on me propose finalement un échange de taille. Donc belle démarche de ne pas laisser un client lésé ce qui revalorise l’expérience client. Je salue l’initiative (parce qu’on est pas là juste pour partager ses mauvaises expériences).

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton retour Rems !

  • Nicolò – BonneGueule

    N’hésite pas à nous faire un retour alors 🙂

  • Alex – BonneGueule

    Hello Maxime,

    Pour le coup je ne sais pas du tout ce que ça vaut en réel. =/

  • Guillaume Petitjean

    En fait si tu relis mon message tu verras que je critique moins le prix que l’exces et le ridicule du marketing.

  • Benoit – BonneGueule

    Guillaume, sérieusement, je trouve que ton commentaire est très sévère. Que tu trouves que ça soit trop cher, c’est ton droit mais il y a une différence entre ne pas adhérer au prix et penser que c’est une arnaque qui prend « les gens pour des jambons ».
    Je pense que tu sur-simplifies, la R&D ils ont pas passé un an à mettre au point un chanfrein évidemment. Mais ils ont essayé des choses, des prototypes, ils les ont testés, affinés, et ça le processus a pris un an, ils ont testé plusieurs courbures, plusieurs chanfreins, etc. C’est comme chez Rolex quand ils affirment qu’il faut un an pour faire une montre. Ca veut pas dire qu’une rolex prend 365 jours à fabriquer, mais que le process de production dure un an.
    Le vrai et beau minimalisme, je suis désolé de l’annoncer, mais j’en parlais déjà dans un mail, ça coûte cher. On peut pas tricher avec une pièce épurée et minimaliste, donc tout doit être parfait. Alors je sais, c’est une réalité que pas beaucoup de monde veut entendre, mais après avoir passé des années à me passionner pour la mode masculine, plus c’est simple ET beau ET de qualité, plus ça coûte cher. Je sais en l’apparence, on a l’impression que tout est simple et à la portée du premier venu, mais merci de prendre un peu de recul et de sortir de la réflexion « simple = pas cher donc objet cher et simple = arnaque » 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Bah… BonneGueule c’est un direct 2 consumer, donc BonneGueule peut difficilement se permettre ce genre de promos là (c’est du suicide financier, sans même parler du fait que ce ne sont pas les valeurs de la marque)

    Pour se permettre -40% et toujours être (un peu) rentable… Il suffit d’avoir une structure de coûts « wholesale » classique. Encore une fois ^^

    Ben tu peux si tu as déjà eu une marque avant qui a bien marché avant ou que ta marque actuelle marche très bien, si ça vient de tes fonds perso, si tu est un dénicheur qui trouve tout d’occasion, ou que tu as des contacts, si tes bureaux sont en fait tous petits (ce qui ne se voit pas forcément en photo) ou 10 000 autres scénarios possibles…

    Et même si c’est financé par les bénéfices de la marque… Ca signifie automatiquement que la marque fait des marges de folie ? Là c’est moi qui ne comprends pas. ^^
    Et si la marque marche très bien ? Et si tout simplement, ça fait partie des priorités des fondateurs ?

    Bref, à la limite, accuse les d’avoir un sens des priorités qui ne serait pas le tiens. Là oui, j’entends.
    Mais je trouve juste que le jugement est un peu hâtif sinon ^^

  • Nicolò – BonneGueule

    Rah là là, bon, je vois qu’on ne s’en sort pas, je suis désolé si je ne te relance pas trop dans le débat mais j’ai beaucoup de réponses ^^

    Soi rassuré : non il n’y aura pas de promos chez BonneGueule, et nos marges ne le permettent pas vraiment de toutes façon haha :p

    Et je connais bien Ursul. C’est très bien aussi. Mais je peux te dire qu’au vu des prix pratiqués, la marque a un peu de mal à se développer, voire a déjà été en danger une fois ou deux (notamment du fait que le mutlimarque ne leur rapporte vraiment pas grand chose). Et je le sais car j’ai rencontré le fondateur l’année dernière, justement. 🙂

    Du coup je suis plus pour dire « bravo » à ceux qui arrivent à sortir des modèles classiques (nous compris) et à prospérer qu’à diaboliser automatiquement tous ceux qui ne le font pas, surtout quand le produit est sympa malgré un prix élevé.

    Et pour finir, Hugo Boss et le Gramme je suis pas sûr que la comparaison soit très juste haha, m’enfin bon… Il y a « pas compétitif » et « abus », et c’est différent.

  • Nicolò – BonneGueule

    Mais… Je crois que tu ne saisis pas que je suis d’accord avec toi sur le fait que tu peux trouver plus avantageux ailleurs en fait !
    Je ne l’ai jamais remis en cause ça 😀

    Je te dis juste (encore une fois) que tu compares des modèles pas comparables.

    Les artisans dont tu parles, s’ils devaient passer demain par les mêmes canaux de distribution, en conservant le même niveau d’exigence sur le travail, et en ayant la même « taille » d’entreprise, ne seraient probablement pas beaucoup moins chers. Tout simplement !

  • Nicolò – BonneGueule

    Ca dépend de ton référent, encore une fois… Ce sont des marges nettes élevées si tu prends comme point de repère des marques direct 2 consummer. Et évidemment, si tu nous lis beaucoup, tu sais que ce sont effectivement des modèles que l’on encourage.

    Mais il ne faut pas tomber dans une diabolisation des modèles classiques non plus, surtout pour ce type de produit qui a clairement besoin d’un réseau de distribution plus classique pour se faire un nom. Ce sont juste des segments différents.

    Parce que pour des marges nettes classiques d’une marque qui n’est pas un direct to consummer et qui doit être revendue en multimarque, c’est assez normal ici.

    Il ne faut pas voir de conspiration partout non plus, ça n’a rien de choquant.

    Et enfin pour ce qui est de confirmer une structure de coût via les possessions des fondateurs… Je n’argumenterais pas là dessus car je je trouve que ça va très loin, vraiment. C’est un peu tiré par les cheveux quoi. :p

  • Nicolò – BonneGueule

    Ah oui mais là tu parles de valorisation à la revente, ou de confection dans un pays où ce sera moins coûteux…
    Et même si j’entends très bien tes arguments, ce sont des données totalement séparées de ce qui fait le prix de vente d’un produit.

    Je comprends tout à fait que tu préfères trouver quelque chose de similaire ailleurs. Mais on parle d’un autre produit, d’une autre structure de coûts et de distribution, et d’un autre pays. 🙂

    Exemple : demain tu achètes des chaussettes en vigogne (mettons que tu soies un fou furieux des matières d’ultraluxe haha ! On ne juge pas, il y en a !)

    Une paire de chaussettes en général, ça se revend même pas (ou alors, une misère je suppose). Pourtant là non plus, je vois mal le fabricant revoir l’évaluation de son produit par rapport à cette donnée là.

    En d’autres termes, le fait que toi en tant que consommateur tu disposes éventuellement de moyens, plus avantageux selon tes critères, d’obtenir quelque chose de similaire, n’a pas d’influence sur la façon de fixer un prix pour une entreprise proposant un produit ou un service…

    Bref, je suis d’accord pour dire que, selon les critères de chacun ça puisse « ne pas valoir le coup », mais par contre tu n’es pas en train de te faire « arnaquer », ce serait injuste de laisser entendre ça.

    Il n’y a qu’à voir des marques comme De Bonne Facture pour comprendre ce que ça fait au niveau du prix que de prendre le parti d’une confection haut de gamme et française : c’est toujours « pas assez compétitif » par rapport à ailleurs, donc ce n’est pas ça que tu dois chercher ici 🙂

    Justement du fait de notre niveau de vie, de nos minimums salariaux, charges sociales etc…
    Une même marque aurait proposé la même chose, avec la même structure de coûts, mais dans un pays où ça coûte moins cher à faire, tu n’aurais probablement rien remarqué et ça ne t’aurait pas fait tiquer ^^

  • Benoit – BonneGueule

    C’est ce que je disais plus haut, c’est comme si tu comparais le prix d’un kilo de coton brut au prix d’une chemise. Ou d’un kilo de raison à une bonne bouteille de vin. Là cet argent, il faut le fondre, l’usiner, puis à nouveau l’usiner, le polir, avec pas mal d’opérations manuelles, etc. Et le tout est fait en France, donc il faut du coût horaire derrière pour manipuler cet argent aussi !

  • Benoit – BonneGueule

    Ben écoute, j’avais le même avis que toi sur l’or, jusqu’à ce que j’ai vu Benoit Carpentier avec ses bracelets en or, c’est vraiment canon. Franchement, ça se fait bien !

  • Benoit – BonneGueule

    Euh comparer le prix de l’argent avec le produit final, c’est un peu comme si tu comparais le prix d’un kilo de coton brut au prix d’une chemise. Ca n’a pas de sens, surtout pour des bracelets, je le rappelle, fabriqués en FRANCE, où le coût horaire est celui d’un des pays les plus riches au monde.

  • Benoit – BonneGueule

    Tu peux développer ? Je ne comprends pas pourquoi tu utilises le mot « snobisme ».

  • Benoit – BonneGueule

    Ah sur de l’or ça peut valoir le coup effectivement, mais ça demande un minimum de goût et de contacts ! Et puis pour le coup tu passes à côté de tous les détails soignés : le chanfrein à l’intérieur, les angles soigneusement arrondis, etc. N’oublie pas qu’ils ont mis un an pour mettre au point leur premier jonc, c’est pas quelque chose d’aussi facile à faire qu’on pourrait le penser.

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah connaissant Adrien je peux t’assurer que c’est un sacré hédoniste, je me fais aucun souci dans sa capacité à kiffer la vie 😀 Le mot « obsession » est peut-être mal choisi, je devrai plutôt dire « passion » pour le bel objet, qu’ils prennent plaisir à dénicher.
    C’est un peu comme avec le vêtement : chercher des marques qui nous plaisent est un plaisir et n’empiète absolument pas sur le reste.
    Alors pour le vieillissement dans le temps, au contraire je trouve qu’un bracelet patiné avec le temps, c’est là où il est le plus beau et unique ! Regarde le porte-clé qui a un caractère unique, comme un jean brut qui a délavé.

  • Benoit – BonneGueule

    Hello Romain,

    Je porte un autre jonc, c’est celui d’Anonyme Paris, mais les prix sont les mêmes car dès que tu as un métal précieux, on ne peut pas tricher sur le prix. Ca doit exister ailleurs dans des métaux moins nobles, mais je trouve que ça perd en intérêt (et je compris aussi qu’il en faut pour tous les budgets ! ). Pour le budget, je comprends tout à fait, et il ne faut pas oublier que paradoxalement c’est un objet qui va durer dans le temps bien plus que tous les vêtements que tu possèdes ! Honnêtement, avec le black friday, ça vaut vraiment le coup.

  • Romain

    Salut les BG, superbe article !
    Je souhaiterai m’offrir un jonc en argent et « Le Gramme » a suscité ma curiosité. Néanmoins, je souhaiterai savoir si d’autres marques propose ce type de modèle (jonc en argent poli) car ayant un poignet « modeste », je ne me vois pas porter le « 7g » mais plutôt le « 21g ».
    J’ai une appréhension de pouvoir mettre une certaine somme d’argent (LOL) dans un bijou …
    Please Help. Romain.

  • Gluons

    Bonjour,
    Merci pour cet article, je découvre la marque qui effectivement a l’air de proposer de TRES jolies objets… Les photos sur l’article avec les multiples bracelets font très envie.
    Par contre, cette obsession maladive pour des détails est souvent très handicapante dans la vie de tous les jours. Outre l’aspect financier (parce que si on commence à faire attention à ses interrupteurs, on fait aussi très attention à sa nourriture, à ses voyages, etc. et on dépasse des montants hallucinants pour une belle chambre d’hôtel, un restau parfait, un magnifique vélo en carbone…), c’est surtout avoir l’esprit sans arrêt occupé à se demander ce qui est mieux entre A et B, à sans arrêt consulter des sites spécialisés pour se renseigner etc. qui handicape la vie et empêche de se concentrer sur des choses plus essentielles : la culture, la lecture, la vie sociale, la curiosité…, or c’est ces éléments là qui constituent le bon goût et pas forcément l’obsession du détail ou la perfection des objets.
    Egalement la promotion -40% est vraiment hallucinante, si j’avais un peu d’argent je me serais certainement laissé tenté par un de ces bracelets en argent lisse. Cela dit je serais curieux de voir comment ces bracelets évoluent avec le temps puisque leur beauté réside dans leur absolue perfection, ils doivent perdre de leur superbe quand ils vieillissent un peu.

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah et ben on est vraiment dans le même cas toi et moi 🙂
    Idem, j’adore leur bracelet en or rouge brossé, mais il va falloir attendre un peu avant de se l’offrir !

  • Edward_CFRB

    Salut,

    Quelle bonne surprise de voir un article sur Le Gramme. Cela fait un moment que je suis cette marque et j’ai de suite été emballé par l’offre proposée. Aujourd’hui la gamme c’est énormément étoffé. Elle reste toutefois inaccessible pour pour moi qui aspire acquérir une jonc 21g en or jaune poli. Malheureusement on ne choisit pas ces goûts, et les miens coûtent chères…..
    Quoi qu’il en soit, ma plus grande curiosité reste de découvrir les futurs pièces « fonctionnelles ».

    À bientôt