Test : Carhartt WIP, du workwear brut à la ligne Work In Progress

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Fan de la marque Carhartt depuis mes années collège et ma période skater, je suis toujours aussi fou en découvrant chaque nouvelle collection.

C'est justement ce qui est fascinant : Carhartt est une marque qui a su évoluer au fil du temps (notamment avec le lancement de la ligne Carhartt WIP, nous y reviendrons un peu plus tard) et qui m'a donc accompagné tout au long de ma "jeunesse".

Bien entendu, j'ai mûri et mon style a évolué. Cependant, j'achète toujours des pièces Carhartt.

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Ce test est l'occasion de revenir sur ce qu'est réellement le style workwear, et de retracer l'évolution de cette marque. Je terminerai cet article par le test Carhartt de 3 pièces de la collection printemps/été 2014 que j'ai sélectionnées sur l'eshop Menlook.

Le style workwear : de la solidité, du confort et de la fonctionnalité

Le workwear a connu un véritable essor à partir de 2008. Peut-être suite à la récession en Occident, qui a poussé les gens à devenir plus pragmatiques et à rationaliser leurs dépenses.

Avec la baisse de leur pouvoir d'achat, ils commencent à consommer la mode différemment, et vont à l'essentiel : il leur faut des vêtements simples dans lesquels ils se sentent bien et qui les accompagneront durant plusieurs années. Autrement dit, les gens veulent à nouveau des basiques, solides, fonctionnels et sans prise de tête. Une victoire du pratique sur l'esthétique.

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Photo tirée du lookbook Carhartt automne-hiver 12
(ligne Héritage, encore plus haut de gamme, mais rare en Europe).

Pour ma part, j'ai toujours privilégié le confort à l'esthétisme et croyez-moi, cela donne naissance à de vifs débats dans l'équipe, notamment avec Benoit qui me répète souvent : "Alexandre, ton teeshirt n'est pas à la bonne taille, regarde la couture de l'épaule !" ou bien "Alexandre, ce pantalon est trop large, regarde le volume de matière sur le bas de la jambe !".

De fait, si j'apprécie autant le workwear, c'est que le confort est un des piliers fondamentaux de ce style. Les coupes sont amples et les matières utilisées participent à cette sensation de confort (qui ne se sent pas bien dans un teeshirt ou une chemise en laine ?).

Ainsi, le style workwear correspond à de nombreuses morphologies. Pas besoin d'avoir une taille mannequin pour enfiler sa chemise en flanelle de laine, un teeshirt ou un jean brut.

La solidité et la fonctionnalité sont aussi des caractéristiques de ce style. En effet, le style workwear s'inspire des vêtements d'ouvriers et de paysans. Des gens pour qui le vêtement est un instrument de travail qui les accompagne au quotidien et ne doit pas les trahir. Les marques workwear se doivent donc de proposer des pièces solides et fonctionnelles.

workwear-header

Avec ce genre de publicité, le workwear est à sa quintessence.

Mais ce que j'aime avant tout dans ce style c'est la liberté d'expression qu'il offre aux gens. Ici, les codes de la mode sont bouleversés : on met un teeshirt sous sa chemise (chemise qu'on peut porter oversized), on fait un gros ourlet sur son jean pour qu'il remonte bien au-dessus de ses workboots...

Que la chemise soit du 7 points au cm importe peu, que la tête de manche soit positionnée exactement sur l'os de l'épaule non plus. L'essentiel est de se sentir bien dans ses vêtements.

workwear

Voilà un exemple de tenue workwear parfaitement maîtrisée.
Crédits photo : The Sartorialist.

Attention, il ne s'agit pas non plus de faire n'importe quoi ! Les règles d'association des couleurs et de superposition des matières sont toujours à respecter ! L'oversized a par exemple ses limites : oubliez le baggy et le tee-shirt avec la manche qui se termine au coude. Enfin, les amateurs de workwear ont une vraie sensibilité produit : ils aiment les belles matières et les belles finitions.

Selvedge denim fabric

 Les amateurs de workwear aiment les toiles
selvedge japonaises avec un point de chaînette.

bucheron

Oubliez le style "100% bûcheron" et faites la part des choses
(Luca sans S m'a récemment avoué porter ce type de polaire en pleine saison hivernale...).

Vous n'êtes pas obligés de vous habiller entièrement en workwear et pouvez tout simplement introduire une pièce dans votre tenue. Cela peut être une chemise bûcheron, un jean brut, ou une grosse paire de Redwings pour commencer : n'hésitez pas à y aller touche par touche.

Carhartt: du vêtement d'ouvrier de chantier à la ligne Carhartt Work In Progress

Aujourd'hui, vous voyez souvent dans la rue des hommes et des femmes avec un beanie (=bonnet) Carhartt de ce genre :

beanie carhartt

Ne me demandez pas le numéro de cette demoiselle,
elle ne fait pas partie de l'équipe BG
(et la photo n'a pas été prise dans notre quartier préféré du Sentier).

Un bonnet devenu en peu de temps un accessoire de mode (note de Geoffrey : et qui disparaîtra sans doute assez rapidement aussi). Mais derrière ce simple bonnet, il y a une marque pionnière dans le style workwear : Carhartt.

L'histoire de Carhartt

Carhartt a été créée en 1889 par Hamilton Carhartt à Détroit dans le Michigan (aujourd'hui le siège social se trouve à Dearborn). À la base, c'est une marque spécialisée dans le vêtement de travail à destination des ouvriers de chemin de fer. Depuis 1830, la ville de Détroit connait un boom industriel important avec l'implantation de nombreuses usines (dont la mythique usine d'Henry Ford, d'où sortira la Ford T). La ville est même surnommée "Motor Town" ! Beaucoup de manufactures s'y installent pour profiter de sa position géographique avantageuse, car elle est située sur la voie navigable des Grands Lacs.

usine ford

L'usine Ford aujourd'hui, à Dearborn, dans la banlieue de Détroit.

L'activité débute dans un grenier avec quatre machines à coudre et cinq employés. Le premier vêtement produit est une salopette en denim et en coton canevas (appelé aussi "duck" en anglais, de l'allemand "doek"). Malheureusement, les débuts sont difficiles. Hamilton revoit donc sa copie et décide de s'associer à un ingénieur ferroviaire afin de développer le produit ultime : une salopette résistante, confortable et fonctionnelle, disponible elle aussi en denim ou coton canevas.

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La salopette Carhartt reste encore aujourd'hui un grand classique
pour tous les workers (disponible pour moins de 70 dollars !).
On voit bien l'aspect pratique avec les genoux renforcés,
les poches, et la largeur des jambes pour pouvoir s'accroupir.

Hamilton met un point d'honneur à offrir de bonnes conditions de travail à ses employés et à s'engager auprès des syndicats. Les produits sont ainsi estampillés "Union Made" et "Craft with pride in the U.S.A." . La qualité des produits et la stratégie marketing repensée avec le slogan "Honest value for an honest dollar" permettent aux ventes de décoller. Toute une gamme de vêtements de travail va voir le jour.

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Casquette d'ouvrier ferroviaire avec le label "Union Made"
(crédit photo: www.vintageworkwear.com).

Essor européen de Carhartt

En 1994, la marque commence à s'exporter en Europe sous le label "Work In Progress". L'Europe découvre donc une petite sélection de produits Carhartt issus de l'offre workwear américaine. Le succès est fulgurant et en 1997, le label Work In Progress est fondé avec une première collection, disponible exclusivement en Europe.

Cette collection "Carhartt Work In Progress" voit le jour sous licence. Carhartt garde donc un oeil sur ces collections et veille à ce que ses valeurs (durabilité, confort, fonctionnalité) soient toujours respectées. Des collections avec des coupes repensées (plus travaillées et plus proches du corps), avec plus de diversité dans les matières, et des pièces tout simplement adaptées à un style de vie urbain.

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Collection Carhartt WIP (automne-hiver 12).

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Collection Carhartt WIP (printemps-été 14).

Aujourd'hui, il y a donc une véritable séparation entre le vêtement de travail et la ligne Work In Progress (disponible depuis peu seulement au USA). Work In Progress a collaboré avec de nombreuses marques référentes. Ma collaboration préférée est celle avec la marque A.P.C.

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Sur cette collaboration, le "C" de A.P.C.
est remplacé par le logo Carhartt. 

Test de la marque Carhartt Work In Progress

Pour réaliser ce test, j'ai choisi quatre pièces : une parka, une chemise oxford, un chino beige et une ceinture. L'idée était de montrer une tenue complète. Pour ma part je pense qu'on peut tout à fait s'habiller workwear sans pour autant être assimilé à un bûcheron barbu.

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Note de Geoffrey : on a attaché Alex contre sa volonté
pour lui raser sa barbe, mais il a réussi à s'enfuir.

Le chino Carhartt Club Pant (beige, 95 euros)

Le chino est un basique du vestiaire masculin. Il vient suppléer votre jean brut. Personnellement, tous mes chinos sont de la marque Carhartt : j'aime la coupe, la matière et leur solidité (je porte encore des modèles achetés il y a 4 ans).

De plus, Carhartt propose à chaque nouvelle collection une large gamme de coloris et de coupes. Pour ce test, je porte un chino Club (coupe droite), dans une armure de twill 100% coton de 9 oz.

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Je le porte avec des sneakers hautes Nike + A.P.C. 

Le chino aurait mérité une petite retouche sur la longueur de jambe (on voit bien le tissu s'entasser sur la sneaker). Cependant, j'aime bien l'effet visuel que provoque ce volume de matière en trop (éternel débat !).

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Enfin des poches profondes ! Idéal pour y glisser son smartphone 🙂
(on aperçoit le bout de mes doigts sur le fond de la poche)

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Des poches passepoilées bien finies
(les deux bords sont de même hauteur et bien plats !)

Que ce soit bien clair : le chino Carhartt n'a rien d'exceptionnel (j'apprécie quand même les finitions et détails propres). Mais je sais que dans plusieurs années, et ce même après plusieurs dizaines de lavages, le pantalon ne bougera pas et la couleur restera bien fixée. Un excellent rapport qualité-prix (notamment disponible sur Menlook).

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Je porte la ceinture tressée Parker (55 euros, disponible ici). Elle est en 100% polyester avec des empiècements/finitions en cuir. Cela faisait longtemps que je cherchais une ceinture en cuir tressée et celle-ci remplit parfaitement son rôle !

La chemise en oxford Carhartt Clink (79 euros)

J'ai choisi la chemise Clink en oxford bleu 100% coton. Je trouve la couleur parfaite, car elle s'associe aussi bien avec un jean brut qu'avec un chino. La coupe est très bonne (Benoit a même validé la taille !).

Je porte toutes mes chemises en dehors du pantalon donc je fais très attention à leur longueur (voir article sur la longueur de la chemise). La chemise Clink est parfaite : elle n'est ni trop longue, ni trop courte. Elle est disponible ici.

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La couture des épaules est à la bonne place 🙂
(note : Benoit exige maintenant que tout le monde déboutonne le deuxième bouton en partant du haut, y compris pour les velus du torse).

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Pour ce prix, les boutons sont en plastique.

La chemise a deux poches plaquées avec des points de renfort bien marqués. Comme vous pouvez aussi le voir sur les photos, les piqûres contrastent bien avec la matière (on a du 5 points au cm, ce qui est normal pour une chemise casual de ce type).

Au niveau des épaules et de la tête de manche, trois lignes de piqûres viennent renforcer la solidité de la pièce.

Je trouve le rapport qualité-prix correct, mais ne vous attendez pas à une qualité de tissu oxford incroyable (je trouve le tissu un peu rêche).

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La piqûre est nette et régulière : c'est sobre et propre.

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Détail sympa : la pocket pen qui permet de glisser un stylo !

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On a ici une vraie belle hirondelle de renfort.

La parka Carhartt Mason Jacket (199 euros)

Simple d'apparence, cette parka se révèle plus complexe qu'elle n'y paraît.

Elle est à 100% popeline de coton bien épaisse (et la capuche est doublée). Un tissu sur lequel a ensuite été appliqué un traitement "wax" (pour obtenir une toile cirée). Cela rend le tissu hydrofuge.

Le processus d'hydrofugation est une opération d'apprêt qui a pour but de rendre les articles textiles non mouillables par l'eau tout en restant perméables à l'air (pour ne pas transpirer en dessous). Pour l'avoir testé en conditions réelles, la parka Carhartt Mason vous maintiendra sec sous une pluie fine, sans plus.

Dès lors que la pluie s'intensifiera, pressez-vous de vous mettre à l'abri, car c'est loin d'être aussi efficace qu'un tissu imperméable (ou mieux : déperlant).

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La coupe est bonne : ni trop slim, ni trop large. On peut facilement glisser une grosse épaisseur en dessous. Une fois boutonnée jusqu'en haut et resserrée en bas avec le noeud, on se sent vraiment isolé de l'extérieur ! Les manches sont même ajustables au niveau des poignets.

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Les quatre poches plaquées à rabat sont très pratiques pour y glisser portefeuille et autres cartes de transport... Les poches du bas sont divisées en deux emplacements : le premier accessible facilement sur le coté, et le second par le haut en déboutonnant la poche.

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Finitions appréciables : la boutonnière
est renforcée par une bande en coton.

Tous les boutons sont en résine. Pratiques, les boutonnières sont en œillets : cela permet de les ouvrir et de les fermer facilement (même à une main !).

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Boutonnière en œillets qui se reconnait
à son élargissement sur une des extrémités.

Dernier point important sur cette parka : la ventilation cachée sous un empiècement du dos, avec intérieur mesh (les photos parleront à ma place).

Le mesh est un matériau technique qui permet une meilleure ventilation et régulation de la chaleur (il est souvent utilisé pour des vêtements de sport).

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Ici on voit bien le mesh.

Je trouvais le prix de cette parka un peu élevé. Cependant, après un rapide tour d'horizon de l'offre, c'est un des meilleurs rapports qualité-prix que j'ai trouvés, donc elle reste très honnête pour son niveau de qualité. Elle est disponible ici.

Conclusion du test Carhartt Work In Progress

Carhartt est une marque avec un excellent rapport qualité-prix, qui propose de supers basiques. Elle allie avec succès les trois piliers du workwear :

  • La solidité : les pièces vous accompagneront longtemps et ne bougeront pas au lavage.
  • Le confort : je suis à l'aise dans toutes mes pièces même fittées (bien entendu, les adeptes du extra slim auront du mal à trouver leur bonheur).
  • La fonctionnalité : toutes les pièces sont bien pensées (poches, boutonnières à oeillets, ventilation mesh...).

Et rassurez-vous, le port de la casquette n'est pas obligatoire 😉

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  • Martin

    Pour The North Face j’ai vu la Zaneck qui reste dans mes prix mais je ne pense pas pouvoir dépasser les 300€…
    En tout cas merci!

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Martin !

    Non je ne suis pas sûr, c’est plus une parka de mi saison pour moi…

    Il faut que tu regardes du côté de The North Face ou Balibris, ou Woolrich et Nobis si tu as un super budget 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    L’anchorage tient vraiment chaud !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jean !

    Non l’acrylique c’est vraiment pas top, pour le coup c’est un synthétique qui n’apporte rien, à ma connaissance (contrairement à d’autres qui peuvent être utilisés dans des tissus techniques), ça ne fait que « simuler la laine ».

    Vu la compo je te conseille de passer ton chemin…

  • Rafik – BonneGueule

    Salut Jean Charles,

    Même verdict ici, tu peux y aller ! Alex a bien du mal à s’en séparer 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Y’a ça aussi, tu es encore dans les collections été en majeure partie 🙂

    Il me semble que Chevignon et De Fursac avaient sorti des parkas de ce genre l’année dernière.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Rob !

    Le beige à gauche ? Ou la parka du début ?

    Moi je dirais chez des marques un peu Street/workwear genre Homecore, Bleu De Paname, Cuisse de Grenouille etc…

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Furax !

    Probablement le Sid Pant.
    Honnêtement je ne vois pas pourquoi tu trouves les chinos Le Pantalon fragiles, j’ai vu Onur porter le sien presque tous les jours en été pendant ses trois mois de stage chez nous, et il est resté impec.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Pascal !

    A vrai dire, tout argument ou règle dans la question de l’habillement est tout à fait propice à avoir des exceptions !

    Il faut juste le prendre comme un « facteur » plus ou moins fort, et c’est vrai que le workwear, ça tasse un peu les petits (A mon grand damn d’ailleurs, car je ne suis pas beaucoup plus grand que toi.)

    Après, tu peux tout à fait estimer que les images que te renvoient ce style prennent largement le dessus sur ces considérations… C’est aussi simple que ça 🙂

    Par contre je tiens à dire que l’histoire du costume bourgeois, c’est de moins en moins vrai aujourd’hui… Tout comme il est de moins en moins vrai que le workwear est reservé à la classe ouvrière. On est dans une période ou tout le monde se réapproprie un peu tout, autant en profiter et ne pas se mettre ce genre de limites culturelles pour rien 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Sobidel !

    Merci pour ton commentaire.
    Tout à fait, c’est important de garder une ouverture d’esprit !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Raphaël !

    Merci pour ton retour !

    Je trouve que c’est un modèle sympa, un classique workwear/streetwear. Je trouve que le col apporte au contraire un peu de détail à cette pièce à laquelle on pourra peut-être reprocher d’être avant tout très (trop ?) basique. 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Dwarfzone !

    Oui c’est effectivement pas fréquent les marques dont les petites tailles taillent vraiment « petit / court » et pas juste « étroit », donc c’est juste de le mentionner !

  • Benoit – BonneGueule

    C’est un bon produit pour le prix, mais franchement, je trouve que le design est un peu trop fade, je vois pas ce que ça apporte dans une tenue.

  • OnurBG

    Tu peux tout te permettre sauf le noir qui pourrait un peu trop atténuer l’ensemble de la tenue.

    S’il y a bien deux couleurs qui ne trompent pas, c’est le beige et le marron (pour les souliers).

    Pour Rafik, ça serait une paire de tennis grise.
    Pour Long, ça serait plutôt une paire de Nike Cortez Forrest Gump (comme il en porte aujourd’hui).

    À toi de voir ;))

  • RemiBG

    Pour ma part je n’ai rien aperçu de tel sur mon sid pant, c’est curieux.

  • Joris

    Idem mes pantalons carhartt les sid pant blanchissent tout le temps au bout de quelques lavage cnest très dommage 🙁 je ne comprend pas pourquoi ! Peut être car le sid pant est rinsed?? J’hésite a passer au club pant, est il vraiment plus large que le sid?

  • RemiBG

    Aucune idée d’où viennent ces traces blanches :/ et pour l’adoucissant j’imagine que n’importe quel adoucissant dans le commerce fait l’affaire. Merci pour ton soutien.

  • KévinBG

    Hello Joey !

    Petit à petit, on essaye d’intégrer ça !
    Sinon en attendant, on a un test sur Brooklyn We Go Hard qui est une marque Streetwear : https://www.bonnegueule.fr/test-bwgh-le-streetwear-a-la-francaise-larose-paris/

  • Joey Bada$$

    Vous me faites plaisir là. J’ai suivi les conseils du site pour y apprendre les bases, mais depuis le début je suis plus (+) dans le workwear et le streetwear. D’ailleurs en voyant Alexandre débarquer dans l’équipe, j’ai tout de suite senti qu’il était dans le même délire que moi. J’ai beaucoup aimé l’article, et j’ai d’ailleurs acheté la parka que porte Alexandre. A quand des articles sur le streetwear ? 🙂

  • RafikBG

    Merci pour le tuyau Julien ! Tu as l’air d’avoir fait de bonnes affaires ;).

    C’est vrai que, parfois, la qualité en outlet peut être en deçà de celle en boutique. On est vraiment très curieux pour le coup, pourrais-tu nous faire un retour à l’usage ? 🙂

    Et n’hésite pas à nous envoyer quelques photos look à l’occasion !

  • Julien

    Merci pour le conseil !
    Je reviens du Outlet Carhartt WIP de Weil am Rhein et j ai fait le plein de chino, en l occurrence le Patriot Pant en selvedge Twill 8.5 Oz. 50€ au lieu de 140€.
    J ai aussi craqué pour des jeans léger pour l été, le Texas Pant en bleu et en gris, 29€ au lieu de 60€.
    Franchement ça vaut la peine d y aller, c est grand, déco très sympa, il y a pas mal d accessoires et il y a du choix dans la gamme APC, par contre pour ceux ci les rabais sont un peux moin important.

  • JonathanBG

    Ca taille un petit peu plus large que d’habitude : prévois une taille en-dessous ! 😉

    Jonathan

  • Julien

    Juste une question au sujet du chino Carhartt, au niveau taille, il faut prévoir la même que je prend d’habitude pour mes jeans ou bien faut il prévoir plus grand ou plus petit ?

  • RafikBG

    Merci pour ton témoignage Flo, ça nous est très utile !

    N’hésite pas à nous envoyer à l’occasion des photos des looks où tu intègres ces pièces 🙂

  • Flo

    Une qualité imbattable! Je porte encore certains vêtements achetés il y a 5-6 ans et ça ne bouge pas d’un poil!

  • RafikBG

    Hello Abdoulilou,

    Ravi que l’article t’ait plu, merci de ton retour !

    La paire portée par Alex est issue de la collection capsule Nike x A.P.C, qui n’est plus disponible aujourd’hui.

    Si ce genre de sneakers te plait, regarde du côté du modèle « Dunk » chez Nike, c’est ce modèle qui a été revisité pour la collab en question 😉

  • Abdoulilou Benzine

    merci cet article sur cette marque très passionnante.

    j’aimerais savoir où trouver les nikes que tu portes. Je cherche un modèle de ce genre 🙂

  • Ari Gold

    Les pièces sélectionnées sont bien cools et donne un aperçu de cette marque que j’adore… Qualité, pas over pricé mais le plus important pour moi c’est l’accueil dans les magasins, on l’oublie souvent mais ce sont les vendeurs qui donnent le capital sympathie d’une marque et à ce niveau la ils sont très au dessus de la moyenne chez Carhartt..

  • Alexandre76

    Pour ma part, je ne suis pas prêt d’abandonner ce beanie Carhartt ! Comme le dit Benoit, je suis un grand fan de couvre-chef, et ce beanie est un indispensable de mon vestiaire pour la saison hivernale !
    Mais effectivement, pour beaucoup ce n’est qu’une mode de passage; donc je pense qu’on va de moins en moins en voir dans les rues 🙂

  • Berdugo

    Effectivement Paul, si tu considères le workwear au sens strict du terme, ça peut donner des tenues ridicules comme on peut en voir sur le net parfois, qui font vraiment déguisement.

    « Dans un bar en soirée, quelque soient leurs métiers, les mecs ont un style plutôt soigné, c’est la situation qui veut ça. »

    Euh non, pas forcément. Ca dépend du type de bar, du type de soirée, du type de clientèle visée, du quartier… Comme tu as dit tout dépend de la situation, mais y’a pas mal de bars où je ne me sentirais pas super à l’aise avec une tenue trop soignée type veste/chemise/souliers 🙂

  • Paul Pichaureau

    C’est exactement ce que je veux dire.

    Déjà les vêtements que tu cites sont adaptés à aujourd’hui (ex. le jean qui doit être bien fitté, et pas hyper large comme ils étaient à l’origine), et viennent d’univers différents (jean : workwear pauvre d’il y a 150 ans, Heschung c’est une marque alpinisme/ski et Filson plutôt chasse/pêche – en fait c’est une tenue plutôt nature ! ^^)

    C’est ce mélange qui fait vraiment l’authenticité de la tenue. Je persiste à dire que le full workwear est complétement décalé dans le paysage urbain actuel. C’est une recherche d’authenticité un peu trop intellectuelle, voir « modeuse ».

    Mais encore une fois : il y a du bon et du bien sympa à prendre ! ^^

  • Arnaud

    oui voila, c’est un peu le ressenti que j’ai la dessus !
    une parka contre un trench, je ne me pose même pas la question pour choisir ^^
    mais après les goûts et les couleurs, on ne peut trop rien dire, et c’est bien aussi que des personnes fassent d’autres choix ! ça ne serait pas marrant si tout le monde portait le même style de fringues 🙂

  • Il y a différents degrés… je suis en ce moment même devant mon imac avec un gros jean selvedge 14oz et une grosse paire de workboots heschung. Derrière moi, ma parka Filson.

    Je peux m’habiller avec de grosses touches de workwear sans mon pantalon de mécano et ma hache. Je pense pas être ridicule façon Un Indien à Paris, ni mal à l’aise… C’est très chouette au contraire, quand il pleut et que je prends mon 2-roues.

    Si je sors dans un lounge très chic, c’est clair que je monterai en formalisme, mais ça reste hyper adapté pour les bars.

  • Haha, mais il y a couvre-chef et couvre-chef, et le problème du bonnet Carharrt ne se situe pas tant du côté du qualitatif que de celui du quantitatif… voire sur-quantitatif !

  • Paul Pichaureau

    Ce n’est pas tant le métier qui compte que la situation. Dans un bar en soirée, quelque soient leurs métiers, les mecs ont un style plutôt soigné, c’est la situation qui veut ça.

    Alors un gars qui visiblement passe sa journée à cliquer devant son iMac, pourquoi porterait-il des pantalons de mécano et des doudounes d’ouvrier du bâtiment ? C’est un peu ridicule, ça me fait penser à un gars qyelque part mal à l’aise… tout le contraire d’un style réussi, à mon avis.

  • Alexandre76

    Effectivement, je l’ai pris une taille au-dessus.
    Disons que la taille en dessous m’allait, mais j’étais serré au niveau de la ceinture et comme toi, je trouvais que c’était trop slim.
    Donc j’ai pris la taille au-dessus, celle dans laquelle je me sentais le mieux et je ne regrette pas ! Attention quand même à ne pas choisir une taille vraiment trop grande, il faut que cela reste raisonnable (précision : il ne s’est pas détendu).

    Bonne journée 🙂

  • BenoitBG

    Aie, un commentaire qui va m’attirer les foudres d’Alex, fervent partisan des couvre chefs !

  • Mc Flow

    Le Brut c’est passer dans le mainstream ce n’est plus une pièce exclusivement workwear, après je suis d’accord avec le commentaire précedent franchement une parka VS ts les autres types de manteau ça ne fait pas le poids (à mon avis)

  • Article vraiment très riche ! Et on est d’accord avec Benoît pour dire que le beanie Carharrt n’est qu’une mode de passage (ouf ?). Beau travail, en tout cas !

  • il faut essayer avec juste une pièce, par petite touche, et tu verras bien ! un jean brut ou une parka n’a jamais tuée personne 😉

  • Berdugo

    Faudrait arrêter de faire des généralités en s’imaginant que tous les travailleurs manuels sont hyper virils et musclés et que les jeunes urbains ne le sont pas, c’est ridicule…
    Et si on prend ton raisonnement en sens inverse, un travailleur manuel n’aurait pas le droit de s’habiller de manière plus urbaine et élégante sous prétexte que ce n’est pas son « mode de vie » ?

  • Arnaud

    article sympa pour mieux connaîte la marque !
    enfin bon, il n’empêche que le style workwear est très à la mode en ce moment sur le forum, et que personnellement je n’arrive pas, et n’arriverait probablement jamais à y trouver quelque chose à mon goût !
    je dois faire une sorte de blocage, je sais pas ^^
    mais c’est toujours intéressant de voir les origines d’une tendance, même si on ne s’y identifie absolument pas 🙂

  • antoine

    Merci Alex pour ta réponse. J’avais essayé le modèle SID en bleu et il était vraiment hyper slim. Tu l’as pris upsizé ? Parce que je trouve qu’il rend bien sur toi : il ne fait pas trop slim comme j’aime. Ou peut-être s’est-il détendu au fil du temps? J’ai un slim de chez Asos qui s’est détendu au fil du temps et qui me serre beaucoup moins au niveau des cuisses qu’à l’achat.

  • Whatever

    Merci pour tes réponses, je l’attendais le coup du coupe-vent 🙂 mais bon, plutôt que d’avoir une multiplication incontrôlée de la garde robe mieux vaut avoir une parka qui fera tout, AMHA

  • Alexandre76

    Salut Antoine,

    Mon chino bordeaux Carhartt est un Sid Pant, avec une coupe plus ajustée que le Club Pant que je test dans l’article.
    Sur le Club Pant, l’ouverture de jambe est de 18 cm pour une taille 31/32. Sur les photos, le tassement de matière sur les sneakers est dû à une longueur de jambe trop grande. Cela aurait mérité un passage chez le retoucheur mais personnellement, j’aime bien le rendu visuel.
    Je pense donc que si tu fais un ourlet, ça devrait tomber correctement sur tes chaussures. Sinon, tu peux toujours faire fuseler ton pantalon chez un retoucheur et ainsi réduire l’ouverture de jambe.

    A très bientôt,

    Alexandre

  • Alexandre76

    Excellent tout ça Steeve !
    La guerre n’aura pas lieu… Mais ne t’en fais pas, j’avais bien noté ton second degré 🙂
    Plaisir partagé pour l’échange d’avis / opinions 🙂

    A très bientôt !

    Alexandre

  • Steve

    Salut Alexandre !

    Il y a beaucoup (même des kilotonnes !) de 2nd degré dans mon commentaire. J’avoue, c’est l’un de mes péchés mignons. Alors, non, pas de guerre au sens littéral avec tranchées, grosse Bertha & baïonnette au canon ! C’est d’ailleurs plutôt une boutade qu’on s’échange entre copains (et même avec des copains hipsters qui n’avouent pas leur nature de hipsters, les coquins !!). La Guerre des Hipsters n’aura pas lieu ! 😀

    [Moins de 2nd degré dans les prochaines lignes, promis]

    Pas de séparation nette non plus entre « ignorants » & « initiés ». Pour prendre un autre exemple, on peut apprécier une belle veste sans pour autant tout connaître de l’entoilage. L’important, évidemment tu as raison, c’est de bien se sentir dans ses vêtements et de pouvoir acheter un vêtement/accessoire qui plaît sans rechercher systématiquement toute l’histoire de la marque depuis ses origines au Crétacé (tout petit 2nd degré, allez, j’arrête).

    En revanche, l’effet d’une mode entraîne une massification exagérée de ce qui n’était qu’une tendance qui nécessairement laisse la place à sa caricature. De la même manière, si on sort du workwear, la tendance depuis les années 2000 de slimmer les costumes, son exagération a entraîné l’arrivée massive de costumes over-skinny dont the Kooples – pour le coup avec une qualité abominable avec pochette factice intégrée ce qui est quand même un comble – en est l’un des représentants. Et pour revenir sur l’exemple du fameux beanie, là pour le coup, je le trouve vraiment pas exceptionnel ou stylé et souvent il ne met pas en valeur celui/celle qui la porte car, mine de rien, on ne voit que le logo.

    [Fin de la trève du 2nd degré]

    Dans tous les cas, un plaisir d’échanger avec toi et de découvrir avec plus de profondeur un autre style (ce qui était le but) et bon, d’accord, je vais épargner les bûcherons du Xème arrondissement pendant… quelques jours ou heures, bref, un instant. Enfin, je vais passer à ceux du XIème ! 😀

  • antoine

    en fait, c’est le pantalon qui se tasse sur les sneakers montantes qui fait penser à une grande ouverture à la cheville j’ai l’impression. En faisant un ourlet comme j’ai l’habitude avec mes dockers, ça devrait le faire non ? Alex connait-il l’ouverture en cm?
    quelle est la référence du modèle carhatt bordeaux qu’Alex porte avec les someone shoes/BG
    https://shop.bonnegueule.fr/collaborations/24-sneakers-ete-homme-bgs-01.html
    ce chino m’intéresse vraiment.

  • BenoitBG

    Il est à la bonne taille, mais Alex précise qu’il y a des coupes plus slim chez Carharrt, notamment le Sid Pant.

  • antoine

    Le chino est porté à la taille d’Alex ou il est upsizé ?

  • Alexandre76

    Salut Whatever !

    Merci pour ton commentaire ! Je vais y répondre point par point 🙂

    – Je cherchais à nuancer mes propos et tenais à préciser qu’il ne fallait pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’on souhaite adopter un style workwear qu’il faut tout négliger et s’habiller n’importe comment. Par exemple, un fan de workwear peut très bien acheter une chemise en chambray avec du 5 points au cm, mais avec une très belle matière japonaise… Je voulais simplement dire que les adeptes de ce style avaient eux aussi une vraie sensibilité produit et aimaient les belles choses.

    – Effectivement l’imperméabilité de la parka n’est pas optimale. Mais pour revenir sur l’aspect fonctionnel, et la portant tous les jours en ce moment, je peux t’assurer qu’elle remplit parfaitement son rôle de « coupe-vent » (je mets la capuche pour une isolation optimale contre les courants d’air du métropolitain parisien 🙂 ).

    – Je suis tout à fait d’accord avec toi. Un style basique (mais soigné et propre) pour rester discret, c’est pas mal comme tu dis 🙂

    A bientôt,

    Alexandre

  • Alexandre76

    Salut Steve !

    Tout d’abord merci pour ton commentaire.
    « Guerre aux hipsters » donc ! Je trouve les mots quand même forts ! Effectivement, beaucoup de personnes portant ce fameux beanie Carhartt ignorent tout de l’origine de la marque et suivent simplement une tendance. Dans ce cas effectivement, on peut parler de « mode ». D’autres en revanche, vivent « workwear » et pourront t’expliquer et décortiquer toutes les pièces de leur garde-robe. Dans le fond, chacun entretient un rapport personnel aux vêtements : certains s’y intéressent plus que d’autres mais je ne pense pas qu’il faille blâmer ceux qui achètent une chemise bûcheron simplement parce qu’ils la trouvent cool.

    Ce fameux débat mode VS style est éternel et pourrait animer des journées entières de débat. Toutes les modes s’inspirent de styles. Et ceux qui suivent les modes qui se succèdent, changent de style régulièrement….

    Il y a cinq ans, je galérais à trouver ce modèle de bonnet dans le commerce et la gamme de coloris disponible était beaucoup plus réduite. Et aujourd’hui, j’en vois posés sur toutes les têtes. Cependant, faut-il pour autant leur déclarer la guerre ? Personnellement, je trouve ça plutôt sympa de voir qu’un style se démocratise et que certaines personnes portent des pièces qu’elles n’auraient pas imaginées porter il y a quelques années. Je préfère donc y voir un style qui arrive à séduire les gens plutôt que des « ignorants » ne savant pas ce qu’ils portent.

    L’essentiel pour moi est de se sentir bien dans ses vêtements et de savoir se les réapproprier (intégrer des pièces workwear dans des tenues plus citadines).

    Enfin, je te trouve très sévère envers les hipsters ! Par exemple, certaines tenues de hipsters sont vraiment réussies : les pièces sont de qualité, l’assemblage et la superposition de couleurs/matières donne souvent des silhouettes globales intéressantes. Alors, tant pis s’ils ne connaissent pas l’histoire de chaque marque, les spécificités de toutes les pièces qu’ils portent. Et d’abord, qui te dit qu’ils n’y « connaissent » rien ? Je pense que tu serais bien surpris de découvrir à quel point les hipsters du Xème arrondissement en connaissent sur leurs vêtements. Je trouve que critiquer les hipsters. c’est justement une critique trop facile 😉

    Voilà Steve ! En tous cas, je te remercie pour les compliments sur cet article 😀

    A bientôt.

    Alexandre

  • Paul Pichaureau

    Article très intéressant… qui me fait comprendre tout ce que je n’aime pas dans le style workwear ^^

    D’abord c’est un style qui vient d’un univers très viril de travailleurs manuels. Adopté par des jeunes urbains qui bossent dans des bureaux, ça jure terriblement à mes yeux. C’est un type de virilité qui ne correspond pas du tout à leur physique et à leur mode de vie, une peu comme s’ils s’habillaient en pompier ou en cowboy.

    Le côté pratique et confortable, d’accord, mais ça doit correspondre a un vrai besoin, c’est à dire à une façon de vivre (boulot à l’extérieur, beaucoup de mouvements, etc. ).

    En revanche j’aime bien l’idée de puiser dans ce type de code, d’utiliser une chemise à carreaux, une veste en laine bien confortable, etc. Mais pas vraiment le total look.

    Encore une fois : super article, de qualité et bien informé… et qui permet de se faire une opinion ! C’est pas fréquent !

  • Steve

    Choc : BG confesse sa passion coupable pour Carhartt, les bûcherons barbus et les manutentionnaires (du Xème arrondissement) ! 😉

    http://www.youtube.com/watch?v=ipWO3kdYXMo

    Je suis plutôt impitoyable avec mes amis les bûcherons/ouvriers citadins qui n’ont jamais tenu une clef de 12 de leur vie (ou une hache ou même un tournevis)… MAIS l’article est intéressant car il permet, par le biais de cette marque, justement de découvrir un autre style qui privilégie la fonction utilitaire du vêtement – confort & durabilité – par rapport à la fonction sociale de l’habit dont l’élégance peut être aussi bien une finalité qu’un moyen au service de la sociabilité/du capital social d’un individu.

    Je reviens sur l’aspect culturel que véhicule Carhartt. A la lecture de l’article, on ressent le côté nostalgique/passionnel d’Alex par rapport à la marque – l’historique de Carhartt et aussi ses réelles qualités. Au final, on ne peut pas reprocher aux vêtements de Carhartt de « mal » fitter, au moins la marque reste assez fidèle à elle-même, c’est solide et ce n’est pas fait pour les défilés d’anorexiques de la fashion week. Jeez, on est dans le workwear US !

    Par contre, le workwear US porté dans le Xème arrondissement à Paris, sincèrement : moyen. En détail : il y a d’un côté ceux qui apprécient vraiment l’aspect culturel de la marque ainsi que ceux qui apprécient les qualités et l’utilité des vêtements Carharrt. De l’autre côté, les ennemis jurés de l’humanité : les hipsters. Et là, c’est vraiment ridicule. Comme à la récré, le logo, plus il est gros, plus il est beau. Mention spéciale pour le beanie qui fait ressembler les nanas en panneaux de signalisation (le dimanche plus particulièrement sans mentionner personne ;)). Autant la photo tirée du lookbook Carhartt automne-hiver 12 montre un équilibre judicieux qui a le mérite de paraître authentique, autant la photo du sartorialist est un non-sens : on dirait un précieux déguisé en bûcheron au détour d’un coin un peu populo pour prendre la pose.

    Finalement, on revient sur l’opposition entre mode et style. Il y a la mode des bûcherons des villes et il y a le style workwear et je pense honnêtement que c’est un style intéressant mais qui risque souvent de tomber dans la caricature faute de cohérence. Ce que montre Alex (à l’exception de la photo du sartorialist) me semble parfaitement cohérent par rapport à ce qu’il aime mais je crois qu’on rencontre plus souvent des hipsters à Paris que des hommes stylés appréciant vraiment le workwear US.

    Vous m’avez compris, guerre aux hipsters 😉

    http://www.mercialfred.com/etes-vous-un-hipster-.html

  • JulienB

    Très bon article.

    Je suis un peu un Carhartt whore, étant très branché workwear c’est une marque de bons basiques à tarifs abordables.
    Quand le budget le peux, je vais vers des marques plus qualitatives, mais je reviens souvent vers Carhartt.

  • JulienB

    Oui et non. Il faut essayer car ça peut tailler différemment selon les modèles.

    En chemises, la Clint taille bien serré et la Mission est bien plus large par exemple…

  • JulienB

    C’est le Sid pant exactement.
    Parfait pour les gringalets

  • Whatever

    Quelques remarques sur cet article :

    – De « Que la chemise soit du 7 points au cm importe peu » on passe à « les amateurs de workwear […] aiment les belles matières et les belles finitions » et surtout « Les amateurs de workwear aiment les toiles selvedge japonaises avec un point de chaînette. »

    Après chacun porte de l’attention aux finitions qu’il veut, mais ça fait un peu sourire…

    – Autant j’apprécie l’honneteté de la review de la parka qui note bien l’impermeabilité un peu minable de cette pièce, autant je m’interroge : à quoi bon avoir une parka avec capuche si elle ne protège pas de la pluie ? Pour un style de vêtement qui prône l’aspect fonctionnel, c’est raté.

    – Enfin en réponse à certains commentaires style « c’est pas assez stylé, personne va me regarder défiler dans la rue », il y’a des jours c’est pas mal aussi d’avoir un style invisible, sans prétention

  • JohnMoutarde

    En featuring avec Stéphane Bern relooké
    full workwear xD

  • Etienne

    Bonsoir tout le monde :-),

    Merci pour cet article, un test de cette marque, ça fait longtemps que je l’attendais :-). Donc d’abord merci à Alexandre, dont j’avais bcp aimé le travail sur Homecore (dont le résultat a été l’achat du chino présenté 🙂 ).

    Pour réagir par rapport aux commentaires que j’ai pu lire je dois d’abord dire que j’avais il y a encore une année ou deux une idée très négative de cette marque ne l’ayant vu portée que dans un contexte « lycée-baggy-pseudo ado rebelle » qui ne corespondait pas du tout à mon côté enfant sage ou « école d’ingé – jean un peu cheap » (j’ai fait une école d’ingé et je critique pas ce type d’institution of course). Mais à l’aide d’articles de ce type sur votre site (notamment ceux sur le workwear mais pas que), en regardant les différentes façons que les modèles des e-shops portaient les habits Carhartt (tatouages souhaitables et barbes obligatoirespour pouvoir poser dans ces habits semble-t-il :p 😉 ) et en allant à des concerts de hiphop et électro plus ou moins alternative (où certains ont un style tout à fait streetwear et workwear) j’ai pu constater que l’univers Carhartt était bien plus riche qu’il n’en paraissait. Et puis la marque frappe plus ou moins involontairement un grand coup marketing: on porte leurs vêtements donc on adhère à une communauté (et là je pense que pour tout bon « marketeur » l’objectif est atteint 😉 ).

    Tout d’abord ils font toujours des vêtements de travail au sens propre du terme: ils ne renient pas leur passé ouvrier ce qui laisse à penser que les vêtements sont « de bonne facture » et n’ont pas des prix exhorbitants. Ceci donne l’impression que confort, et bon rapport qualité/prix sont dans leur ADN ;-). (et puis pour le look, comme le faisait remarquer M. Hugo Jacomet dans votre interview vidéo on peut être élégant dans un beau bleu de travail… En tout cas j’adore porter le mien 🙂 ). Dans la même idée on retrouve cela chez Red Wing, Timberland ou Paraboot.

    Ensuite les vêtements sont certes basiques mais là on rentre vraiment dans le côté streetwear et workwear de la marque: l’objectif est de se démarquer ou être élégants dans des vêtements somme toute simples au possibles. Une chemise bleue oxford n’est pas forcément belle mais si, comme là, elle semble qualitative et inusable alors elle y gagne un cachet indéniable :-). Et donc le look d’Alexandre ne fait pas adolescent du tout pour répondre à Fred (en toute amitié bien sûr) mais au contraire fait adulte au sens qu’il a pris des basiques qui brillent (j’emploie ce mot à dessein) par leur qualité (on se recentre sur le principal) et leur authenticité. Et si ce look ne paraît pas recherché il n’en paraît pas moins authentique… Et donc extrêmement adulte :-). Par contre en ce qui concerne la chemise oxford dommage ce col volant, il aurait gagné à être conçu boutonné je trouve.

    Enfin pour revenir sur les coupes amples et les tee-shirts portés plus ou moins oversize je pense que tout dépend de la silouhette générale. Par exemple je trouve une combinaison « grosse boots/jean fitté/tee-shirt un peu ample et gros pull torsadé » vraiment chouette. De même, pour quelqu’un de fin ou à la silhouette sportive (sans être particulièrement musclé) porter des vêtements amples n’est pas rédhibitoire du tout à mon sens si cela reste cohérent. Un exemple qui me vient à l’esprit est celui du personnage de Charlie Hunham dans Sons of Anarchy (on al es références culturelles qu’on peut hein :^^) qui porte toujours des vêtements amples plus hip-hop que bikers et pourtant ça marche (enfin à mon sens 🙂 ).

    Sur ce désolé de ce message très long et bonne soirée à tous,

    A bientôt,

    Etienne

  • BenoitBG

    Si ça peut te rassurer, Alexandre et moi, on se chamaille tout le temps sur ses tee-shirts que je trouve à chaque fois un peu grands, et lui me dit que je n’aime que les vêtements trop fittés.

    Encore une fois, ce sont des vêtements qui sont portés pour un aspect culturel, c’est donc normal que toi et moi nous ne sentions pas concernés.

    Mais de l’autre côté, je veux aussi que quelqu’un challenge un peu les règles que nous avons établies durant toutes ces années 😉

  • BenoitBG

    Merci pour ton commentaire très pertinent, on adore l’idée de « Racines et des Styles » !

  • JohnMoutarde

    Hello!
    Perso je trouve ce genre d’article au contraire très intéressant.
    Ils permettent de revenir au source d’un style à travers l’une de ses marques ambassadrices.
    Ça permet d’en saisir la philosophie et d’y puiser de l’inspiration.
    (a quand « Des racines et des styles » présenté par BG? ;D)

    A noter que pour les chinos, Carhartt propose un model skinny « Cid » (plutôt bien coupé pour les vrais mince) allant au moins jusqu’au 26 de mémoire.

  • Fred

    Je comprend et je suis 100% d’accord avec toi. Ayant lu avec beaucoup d’intérêt le livre bonne gueule, je constate toutefois que tous les éléments de ce genre de look sont contraires aux codes que vous nous transmettez depuis la création du blog : logos ou nom de la marque qui apparaissent partout (même sur les fesses !!! lol), coupe ample (là je suis un peu généraliste je l’avoue car des coupes amples peuvent parfois très bien rendre dans le workwear), jeux sur les différentes matière, etc… Là, je suis désolé mais c’est quand même très fade et sans grande personnalité. Cet article me fait réagir car c’est justement ce genre de look que j’adoptais avant de lire votre blog et qui m’a motivé à m’habiller d’une manière moins enfantine.

    Dans le style workwear, je préfère de très loin les lookbooks de Geoffrey qui au passage m’ont beaucoup inspiré.

  • BenoitBG

    Hello Fred,

    Comme tu l’as dit, c’est le genre de look que je ne pourrai pas porter, mais qui peut très bien aller à certaines personnes.

    On est dans des problématiques différentes que d’habitude : plutôt que de vouloir mettre sa silhouette en valeur et d’y mettre de l’élégance, on est plus dans une notion de confort, d’aventurier, avec un aspect historique qui plaît beaucoup à Alex.

    Et ça, je remercie beaucoup Alex qui apporte un peu de nouveautés et avec qui je débats très régulièrement sur le fait que le workwear et le streetwear n’ont pas vocation à mettre des corps en valeur.

  • Fred

    Je trouve que le look en question fais un peu ado, il manquerait plus que le sac à dos.
    J’accroche pas du tout, ça donne vraiment l’effet d’un look hyper banal que justement vous n’avez pas l’habitude de préconiser.
    Toutefois, le début de l’article m’a beaucoup interessé, beau boulot.

  • Raph

    Cool comme report pour cette marque !

    A noté que c’est une marque qui taille un peu grand quand même, j’ai un pull en laine, la longueur est un peu grande je trouve, la qualité est là 🙂

  • merci pour ton retour !

    on essaie de diversifier un peu les contenus pour plusieurs raisons :
    – Alex est un gros fan de la marque
    – il a une super vision streetwear / workwear (et en tant que respo marque chez nous, il sait vraiment bien analyser la qualité des vêtements d’un point de vue technique)
    – beaucoup de gens connaissent peu Carhartt (j’en fais partie, je n’ai jamais rien porté de chez eux)
    – ça diversifie aussi les budgets

  • Steph

    La ligne heritage n’existe plus je crois… En tout cas plus de lookbook et plus aucunes pièces dispo depuis l’été dernier.
    Carhartt c’est du basique workwear, l’histoire de la marque est intéressante mais tous le monde connaît plus ou moins… C’est une volonté de votre part de proposer des articles sur des marques abordables ( autant point de vue du style que du prix ) ? Je serais pas contre des articles sur des marques workwear plus intéressantes même si je n’ai absolument rien contre se genre d’article!