Les pépites (polyvalentes) de la rédaction #18 – Christophe

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Cette fois, mes pépites sont placées sous le signe de la polyvalence. Et ce pour plusieurs raisons. La première, je dois l’avouer, je suis assez paresseux, donc quand j’aime bien une pièce, je la porte un peu tout le temps sans trop me questionner. Et donc en toutes circonstances, ou presque, tant au niveau du climat que du contexte. Des pièces couteau-suisse en somme. Ainsi je porte beaucoup ma veste Bleu de Paname (portée dans ce sujet de Jordan sur le henley) et mes sneakers blanches Officine Générale.

Ensuite parce que, j’aime bien l’idée de porter des vêtements associés à des moments de vie, souvent lors de voyages plus ou moins lointains. Un manteau qui m'a laissé au sec sous des pluies torrentielles, une parka qui m'a permis d’affronter les pires frimas ou des chaussures auxquelles on dit merci d’être si confortables après de longues heures de marche.

Et à l’heure où les vacances d’été approchent. Alors que les compagnies aériennes imposent de voyager toujours plus léger (ce qui sera mon cas en direction du GR221 aux Baléares), voici trois pépites qui facilitent la tâche. Que l'on prenne l'avion ou pas.

Veste Double Bryan NN07

Pourquoi cette marque ?

J’ai découvert la marque NN07 en arrivant chez BonneGueule, par la voix de Benoît et résumée en une phrase : “Une marque danoise casual chic très bien équilibrée avec des pièces de qualité”. En la matière, je lui accorde toute ma confiance. Il en parlait notamment dans son guide des vêtements contre le froid.
Leur site est minimaliste et peu sexy, mais il a le mérite d'être fonctionnel. En revanche, la marque ne donne aucune information sur les lieux de fabrication de ses vêtements (ce que je regarde désormais systématiquement), c’est vraiment dommage.

Pourquoi cette pièce ?

C’est cette veste qui m’a donné l’idée de thématiser ces pépites. Vendue comme une 3 en 1 vendu par NN07, elle m’a interpellé. Ma M-65 Edwin avec sa doublure amovible et sa capuche fait très bien le job, mais elle est très casual.

La veste NN07 me séduit de son côté par un design plus sobre, un peu plus habillé. Et sous le mac apparent se cache une veste en softshell. Comme si ce vêtement était une poupée russe.

Et à l’inverse de la doublure de ma M-65 Edwin, celle-ci peut être portée seule, puisque c’est donc une veste softshell. Et c’est heureux, vu son prix : 299 euros.

softshell navy blue blouson

Une doublure qui fait office de blouson portée seule pour une vraie polyvalence.

Côté caractéristiques, la veste et la doublure disposent d’un isolant Primaloft dont Benoît pense le plus grand bien et dont les avantages et inconvénients sont très bien détaillés dans cet article de Michel. Par ailleurs, les coutures sont étanches, les zips YKK sont déperlants. Pour le reste, la marque est assez avare en informations. Peut mieux faire.

Chaussures Avoriaz Paraboot

Avec porter simplement avec un jean selvedge (Crédit Brogueshop)

Pourquoi cette marque ?

Elle est liée à un souvenir de jeunesse et une image me vient immédiatement à l’esprit à l’évocation de la marque Paraboot : celle de mon professeur de biologie au collège, qui portait des derbies Michael marron tous les jours de septembre à juin, avec un pantalon en velours côtelé marron.

Depuis le collège donc, cette marque m’inspire qualité et durabilité. C'est une belle histoire et je ne suis pas insensible à ce que ça soit du Made in France.

Pourquoi cette pièce ?

Les chaussures de randonnée sont le bon exemple de la polyvalence recherchée. Chaque année, je parcours tout ou partie d’un GR. On le sait, se chausser de bonnes chaussures est essentiel. Or, porter des chaussures de randonnée pures et dures en ville n’a guère de sens, même pour arpenter le parc des Buttes-Chaumont ou grimper la butte Montmartre à Paris.

Comme dit plus haut, mes chaussures de randonnée sont associées aux dénivelés que nous avons parcourus ensemble. Et quand je regarde mes pieds (oui, ça m’arrive), je me remémore tous les paysages que les GR donnent à voir.

Certes j’ai bien des Barker que j’aime beaucoup, mais faire une randonnée, pas sûr que ça soit une bonne idée. Pas encore assez confortables, peut-être ne les ai-je pas assez portées et surtout je crains qu'elle ne soient pas assez solides.

boots bleues Barker

Très clairement, ces boots ne sont pas faites pour arpenter les chemins accidentés des sentiers de randonnée. Mais je les adore.

En revanche, les Avoriaz de Paraboot me font de l’oeil depuis que Jordan les a évoquées à la rédaction.

. La couleur et l'aspect du cuir me plaisent beaucoup sur ces chaussures. (Crédit Brogueshop)

Elles me séduisent à de nombreux titres. Déjà, elles ont non pas un aspect vintage mais bien historique, puisque inspirées du modèle Superguide Galibier de la gamme professionnelle de Paraboot.

 

Un look très montagnard, qu'il faut assumer hors des montagnes…

Au retour de mes journées de rando, je les imagine posées sur une étagère. Usées, juste comme il faut. Et, à côté, des skis en bois des années 50, avec des lanières en cuir.

Son cuir Chromexcel, ses semelles à crampons, ses crochets et passants, ses lacets… tout ça me donne le sentiment qu'elles sont indestructibles. Et avec son cousu Norvégien, je suis sensible à l’idée de pouvoir les ressemeler à l’envi.

Idéal pour les indécis : elle n'est proposée qu'en une seule couleur, écorce. Et en ville, je m'imagine bien les porter simplement avec un jean ou un cargo.

Là encore, il est vraiment dommage que le site de la marque donne si peu d'informations sur le produit et sa fabrication.

T-shirt en mérinos Seagale

Pourquoi cette marque ?

Seagale est bien connue chez BonneGueule, notamment parce que nous avons collaboré avec elle pour un sweatpant, il y a deux ans. Nous aimons bien cette démarche de faire du techwear urbain. Et nous la recommandons d’ailleurs assez souvent, saluant la qualité des matières utilisées pour des vêtements à la fois résistants et respirants.

Pourquoi cette pièce ?

Le mérinos est de beaucoup de discussions à la rédaction de BonneGueule. Nicolò résume parfaitement toutes les qualités qu’il lui trouve : « Quand il est de qualité, il est plus duveteux que le coton. Il permet d’être tout le temps au sec. Sa prise de lumière au soleil qui lui confère une certaine noblesse. Et le fait qu’il ne prenne pas les odeurs est trop bien. » Ce qu’il explique avec plus de détails dans son guide des lainages.

Bon alors, c’est clair, un t-shirt en cette matière a toute sa place dans mon vestiaire. Comme, celui-ci n’est pas 100% mérinos, au bénéfice de 55% de Tencel (pour un séchage plus rapide) et de 8% d’élasthanne (pour plus d’élasticité) il sera plus conseillé pour l’été, car moins efficace contre le froid.

Avec un col rond et d’une coupe ajustée, il me semble correspondre à mes attentes. Et j’aime bien ceux avec des rayures horizontales. Je les trouve juste un peu longs à mon goût.

En bonus, ma pince Leatherman. C’est hors-sujet, mais très important, presque l’archétype de l’objet polyvalent : une pince multifonctions. Elle est de presque tous mes voyages, depuis 30 ans, je pense qu’elle m’accompagnera encore de longues années. Avec ses 19 outils (couteau à lame lisse, crantée, tournevis…), elle peut être sacrément utile, ne serait-ce que vous décapsuler une bière. Si vous prenez l’avion, pensez qu’elle doit voyager en soute, il serait dommage de vous la voir confisquée à l’aéroport.


Christophe Christophe

Minitel native devenu digital addict, je dévore l’info où qu’elle soit quelle qu’elle soit, avec appétit et gourmandise, comme tout ce qui se trouve dans mon assiette. Sauf les câpres et les olives. Bon sinon, depuis mon arrivée chez BonneGueule, mes chemises noires sont remisées dans le noir de mes placards. NB : sur la photo, ça ne se voit pas, mais je suis content 🙂

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