Notre écharpe en laine de chameau filée et tissée à la main : édition limitée !

Temps de lecture : 6 minutes

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J'adore cette écharpe parce qu'elle incarne parfaitement notre envie d'explorer de nouveaux savoir-faire à l'autre bout du monde et vous proposer des étoffes uniques, avec une vraie histoire.

Notre nouvelle écharpe est :

  • composée d'une laine de chameau de Mongolie incroyablement douce 🐫
  • filée et tissée à la main (oui oui) au Népal 🇳🇵

Vu la lenteur du processus de fabrication artisanale, il n'y a que 100 exemplaires disponibles.

Jason et Luke nous ont ramené cette vidéo-reportage et des photos exceptionnelles de chaque étape de fabrication, c'est une sortie qui fera date dans l'histoire de BonneGueule.

Laine de chameau la plus douce possible, fabrication artisanale, c'est une écharpe vraiment pas comme les autres.

Je vous explique tout. Mais avant, voyons qui nous a permis de rendre ce projet possible.

L'incroyable métier d'Ali, de Forweavers 🗺️

Ali est toujours en train de parcourir le globe à la recherche de nouvelles pépites.

Vous avez pu le voir dans la vidéo, le métier d'Ali est passionnant : avec son entreprise Forweavers, il parcourt le monde à la recherche de savoir-faire textile traditionnels uniques pour le proposer à des Maisons de luxe, toujours très friands de produits rares et précieux.

Dans le cas de notre écharpe, elle est fabriquée près de Katmandou, au Népal, avec de la laine de chameau de Mongolie.

Sans la contribution d'Ali, cette écharpe n'aurait jamais vu le jour.

Cette ville revêt une importance toute particulière pour Ali, puisqu'il y a vécu six mois, en plein questionnement intérieur.

C'est là où il a rencontré Gabriella, cette italienne qui monte sur place des ateliers pour valoriser les savoir-faire textiles de ce pays au Népal.

Et de leur rencontre va naître ce travail si particulier de la laine de chameau.

Il est maintenant temps de rentrer dans les détails de cette écharpe.

Une écharpe en pure laine de chameau de Bactriane 🐫

Avant tout, c'est une laine qui n'a subi aucune teinture : la couleur de l'écharpe correspond donc à la couleur naturelle de la laine de chameau.

Fun facts : le chameau, ce super héros des steppes ✊

Vous savez pourquoi j'aime la Mongolie ? Parce qu'ils ont deux animaux bien badass : le yak et le chameau, qui, par un hasard merveilleux donnent tous les deux de la laine très douce .

Mais le chameau, c'est un animal dont l'endurance et l'adaptation surpassent en tous points ses voisins.
Jugez plutôt :

  • Il peut parcourir 100 km par jour tranquillement, tandis que le moindre cheval s'effondrerait de fatigue
  • Il peut ne pas boire ni manger pendant plusieurs jours. S'il ne peut pas boire, il peut perdre plus de 40% de son poids en eau (tandis qu'au bout de 20% de leurs poids, c'est la mort assuré pour tous les autres mammifères).
  • Il peut faire des dizaines de kilomètres en portant presque la moitié de son poids
  • Il peut dévorer sans souci un cactus bourré d'épines
  • Il a très peu de prédateurs (le tigre et le loup lors d'une époque lointaine)
  • Et surtout — et c'est la propriété qui nous intéresse — il est capable d'encaisser d'immenses écarts thermiques : de +40°c à -40°c !, grâce à son poil très isolant.

1. Une laine de chameau de Mongolie, le pays du Ciel Bleu 🇲🇳

C'est cette fibre toute douce qui est à la base de cette écharpe.

Au niveau de la provenance, c'est une laine de chameau qui provient d'élevages nomades de Mongolie.

Attention, il y a une nuance importante : on lit parfois que certains cachemires et laines de chameau viennent de Mongolie Intérieure, qui est une manière détournée de dire que ça vient de Chine .

Ici, c'est bien une laine de chameau qui vient de l'état mongol, car Ali refuse de travailler avec des éleveurs qu'il ne peut pas visiter, ce qui est souvent le cas avec ceux qui sont en Chine.

Lors de mon voyage en Mongolie, j'ai eu l'occasion de voir de nombreux élevages de chameaux en semi-liberté. Avec l'immensité des steppes, je vous assure qu'ils ont de la place.

Souvenirs de Mongolie, où nous avons régulièrement croisé des troupeaux de chameaux de Bactriane.

2. La récolte de la laine de chameau ✂️

Le chameau n'est pas tondu comme un mouton. Si on procédait ainsi, on aurait des poils grossiers, inutilisable pour la laine.

On profite en fait de sa mue au printemps pour récolter sa laine quand elle tombe, à la main, ou parfois avec l'aide un petit ciseau.

Un chameau qui mue, c'est assez bizarre à voir, alors que ce sont simplement ses poils qui sont en train de tomber.

Dans le cas de notre écharpe, seule la laine au niveau de la gorge et du poitrail est utilisée, car à l'instar des chèvres et du cachemire, c'est la partie où elle est la plus douce.

Et d'ailleurs…

A quel point cette écharpe est douce ? 🌿

C'est très simple, c'est comparable aux plus beaux cachemires car, je le rappelle, ces écharpes ne sont composées que de la laine de chameau la plus douce, celle de la gorge et du poitrail.

La douceur est donc tout simplement incroyable, c'est une vraie écharpe d'ultra-luxe .

Et c'est pas seulement grâce à cette laine, la fabrication "à la main" de cette écharpe l'est aussi.

Il y en a ici des étapes précises de fabrication avant de pouvoir se promener avec cette écharpe au cou.

On entend quoi par du "fait main" ici ? 🤲

"Fatto a mano", "handmade", "fait main",… , ce sont des expressions très vendeuses dans le marketing de certaines marques, à tel point qu'elles en deviennent galvaudées.

D'autant plus que dans le textile, et de manière générale, le 100% fait main avec absolument aucune aide d'une machine est rarissime.

Alors, qu'en est-il pour cette écharpe ? Et surtout, quel est l'intérêt d'avoir autant d'opérations manuelles ?

1. Un filage à la main

C'est la première étape, et c'est la première fois que nous utilisons un fil filé à la main.

Habituellement, c'est une étape entière mécanisée avec des usines et des machines, comme on a pu le filmer à de nombreuses reprises.

Avec sa main droite, l'ouvrière tourne le rouet, et avec sa main gauche, en tirant plus ou moins sur la masse de fibres dans sa main, elle gère l'épaisseur du fil.

Ici, c'est tout le contraire, le filage se fait à partir d'un authentique rouet, cette machine munie d'une roue actionnée avec une manivelle… à la main.

L'intérêt du filage à la main ? Un fil charmant dans son irrégularité qui donne beaucoup de personnalité à ce tissu !

Ali qui s'essaye au filage à la main.

2. Un tissage à la main

Une fois que le fil est prêt, il faut le tisser. Là aussi, cela se fait à la main, avec évidemment l'aide d'un métier à tisser.

L'installation des fils verticaux sur le métier à tisser prend plusieurs heures. Les traces de couleurs sur le métier à tisser sont des symboles religieux.

C'est une navette traditionnelle qui tisse la matière, sauf qu'elle est ici actionnée à la main.

L'ouvrière gère la superposition des fils avec des pédales, et grâce à une poignée, elle actionne chaque trajet de la navette.

Il faut être très minutieux dans l'installation des fils, sinon ils peuvent se rompre pendant le tissage.

Et lentement, l'écharpe se tisse…

3. Un finissage à la main

Une fois que l'écharpe est terminée, elle est posée sur une grande table lumineuse où chaque pièce est vérifiée une à une.

S'il y a le moindre défaut, il est corrigé à la main. Un vrai travail de fourmi.

C'est à l'aide de cette petite aiguille que l'on peut corriger les éventuelles imperfections du tissage.

Une écharpe aux dimensions très polyvalentes 📏

Vu la préciosité de cette laine et le travail manuel derrière cette écharpe, chaque cm est compté. Voici donc ses dimensions : 180cm x 30cm.

Pourquoi 30 cm de largeur vous demandez-vous ?

Sur ce tissu fin, ces dimensions permettent d'utiliser l'écharpe sur une longue période de l'année.

C'est très simple : une écharpe deux fois plus large = deux fois plus de matière à filer et tisser = deux fois plus de travail = le prix qui fait un x2, ce qui n'était pas envisageable

Et puis on a testé une écharpe deux fois plus large, et le problème, c'est que ça la cantonne à un usage trop hivernal, et un peu pénible à manier car elle est imposante.

Ici, avec une largeur moindre, cela en fait une vraie écharpe quatre saisons, que vous pourrez porter facilement toute l'année :

  • De l'hiver pendant une journée plus douce que d'habitude…
  • Jusqu'à une soirée d'été fraîche

Et elle peut même se garder facilement en intérieur si vous aimez le style ou si le chauffage est un peu léger, sans avoir l'impression d'avoir une écharpe d'hiver autour du cou.

Et le prix alors ?

C'est un sujet qui n'est pas simple, car il y a bien peu d'écharpes comparables.

En effet, bien rares sont les marques qui commercialisent des écharpes filées et tissées à la main, à un tel degré d'artisanat… à part certaines Maisons de luxe, et là les prix s'envolent complètement.

Sur une telle pièce, on serait dans les 1000 € chez une marque de luxe.

Chez nous cette écharpe sera à un peu plus de 200 €. Derrière ce prix — et pour la petite histoire — sachez qu'elle a le coefficient de marge le plus faible de toute notre collection de 2020.

Au vu de sa douceur, c'est une écharpe que vous ne quitterez plus.

Bref, on s'est vraiment mis en quatre pour vous offrir un morceau unique où se mêlent luxe et artisanat. Pour nous, c'est ça le vrai luxe, que l'on peut rendre accessible grâce à notre modèle économique sans intermédiaires.

Des quantités (très) limitées !

Vous l'avez vu, entre le filage et le tissage à la main, impossible pour cet atelier de rivaliser avec les ateliers européens et de sortir des centaines d'écharpes par jour, et d'ailleurs, ce n'est pas ce qu'on lui demande.

Donc il n'y aura que 100 exemplaires disponibles pour ce lancement. Mais vous aurez un pièce d'artisanat local (chèrement) convoitée par le luxe.

Comment se procurer l'écharpe et nos autres nouveautés en laine de chameau ?

Rendez-vous sur notre e-shop.

Mais aussi dans nos boutiques de Paris 3e, Paris 6e, Lyon et Bordeaux.



Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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