Conseils : les moyens sûrs (et les voies sans issue) pour améliorer son style vestimentaire #1

comment ameliorer son style mode homme
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Quand les hommes commencent à améliorer leur style vestimentaire et à comprendre le rapport qualité/prix des vêtements, beaucoup se heurtent rapidement à un premier palier : le plateau de la facilité.

Si vous avez l'impression de piétiner un peu et de faire du surplace dans la recherche du style qui vous correspond vraiment, alors cet article devrait vous parler...

Parce que je vais vous expliquer pourquoi se focaliser sur le seul rapport qualité/prix est une erreur, et pourquoi copier les meilleurs looks ne donne pas des looks... mais des déguisements.

La différence entre du style et un simple look

Pas de réelles erreurs de stylisme mais simplement un sentiment de discordance : un style qui "sonne faux".

À gauche, une tenue cohérente qui transpire la personnalité de la personne puisque ce n'est pas un "look", mais un vrai style construit sur des années. À droite, une jolie panoplie de beaux vêtements bien choisis, tous propres, et aucune faute de goût... Pourtant, il en ressort un sentiment de dissonance : "ça sonne faux".

Pourquoi est-ce que ça marche moins bien ?

Autant de petits détails et de codes imperceptibles à l'oeil du débutant, qui font qu'à gauche c'est un grand WIN, et à droite un demi-FAIL.

  • patine et rendu des vêtements ;
  • allure générale et posture, habitude de s'habiller dans un seul style qui peut être riche, varié, mais cohérent ;
  • compatibilité entre les coupes et la silhouette (manière de marquer la hauteur de la taille par exemple) ;
  • petits éléments de personnalisation VS col fermé manquant de spontanéité.

Qu'aurait pu faire de mieux ce jeune homme ?

Plus concrètement, la tenue de droite affiche des couleurs neutres et des vêtements bien coupés.

Mais il manque un peu de chaleur et de personnalité si on la compare à la tenue de gauche.

  • la chemise fermée jusqu'en haut donne un côté trop artificiel,
  • le chapeau inadapté au visage, entièrement enfoncé sur le crâne (et même trop grand) est un choix que je trouve maladroit,
  • la tenue compte trop sur toutes les gimmicks actuels de la mode : ourlets, cartable totalement neuf, pochette hyper propre.

Bref, il s'est cru au Pitti, alors qu'il est juste en train de se rendre au travail ou dans sa fac.

Ce sont autant de micro-éléments qui séparent la vraie allure du déguisement, et qu'on ne peut acquérir que d'une seule façon : avec du temps et des tests. 

En un mot, des efforts ; sous peine de se retrouver bloqué sur...

Le vil plateau de la facilité

Mais comment tombe-t-on dans le plateau panneau ?

Quand on vous suit au fil des commentaires du blog ou du forum, on a souvent ce genre de progression :

Au départ, vous voulez améliorer votre image, comme tout le monde... Mais vous ne savez pas où chercher.

Vous achetez des magazines, vous vous inscrivez aux services commerciaux les plus visibles, et vous tombez sur les marques à forte marges. Elles sont les moins capables de vous proposer du rapport qualité/prix, car une grosse partie du budget qualité part en pub ou chez les distributeurs.

C'est un parcours classique chez la plupart de nos lecteurs, avant qu'ils ne tombent sur BonneGueule.

Résultat : grosse déception, et manque d'intérêt confirmé pour le style.

Le look type du grand débutant qui n'a encore rien fait pour prendre en main son image (crédits : Guide de l'Homme Stylé... Même Mal Rasé, éditions Pyramyd, Chloé

Le look type du grand débutant qui n'a encore rien fait pour prendre en main son image (crédits : Chloé Gassian pour le Guide de l'Homme Stylé... Même Mal Rasé, éditions Pyramyd).

Mais avec de la curiosité, du plaisir, et un regard objectif, l'intérêt revient et vous améliorez quand même un peu votre style.

Vous avez alors des fondations plus solides.

C'est le moment de l'achat des premiers bons basiques, des premières bonnes expériences.

En général, à ce stade, vous savez choisir des vêtements à la bonne taille. Vous restez pourtant dans des couleurs très neutres (bleu, gris, blanc) et dans des pièces très simples. Il n'y a aucun risque au niveau de la coupe ou du design. Vos tenues sont très sobres, presque trop.

Sans vous en rendre compte, il peut encore vous arriver de composer des tenues incluant vos vêtements «d'avant», ce qui peut faire des tenues très légèrement bancales. Un beau jean, un beau cardigan à col châle, mais porté avec un vieux tee-shirt imprimé par exemple.

Vous voulez aller plus loin, et vous voulez en savoir plus !

C'est aussi le moment où vous nous découvrez, tout comme d'autres médias spécialistes, tels Parisian Gentleman ou des ouvrages comme Dressing The Man.

Et là, vous arrivez sur un plateau assez frustrant... Vous ne progressez plus aussi vite, voire plus du tout, même avec de la bonne volonté...

C'est parce que vous êtes arrivés sur le plateau de la facilité.

cetait donc ca

Aaaaah, c'était donc ça !

Eh oui, beaucoup pensaient qu'il suffit de suivre une recette facile et toute simple. Ils ne prennent alors en compte que le rapport qualité/prix et copient les looks qu'ils aiment.

On se retrouve avec quelque chose qui ressemble à ça :

Le look type qui correspond au plateau de la facilité : de bonnes pièces, mais un look qui manque de saveur ().

Le look type du plateau de la facilité : de bonnes pièces rassurantes, mais une tenue qui manque de saveur et qui stagne. (crédits : Chloé Gassian pour le Guide de l'Homme Stylé... Même Mal Rasé, éditions Pyramyd).

Rien de grave, mais simplement quelque chose de très soporifique... C'est toujours moins problématique que de tomber dans ce type de déguisement :

look homme type pack stylisme

Le look type "pack styliste" (ou le mec qui en fait trop) : si vous n'êtes pas artiste peintre, on comprend aisément la sensation de déguisement... (crédits : Chloé Gassian, pour le Guide de l’Homme Stylé… Même Mal Rasé, éditions Pyramyd).

Le look type qui correspond au plateau de la facilité : de bonnes pièces rassurantes, mais un look qui manque de saveur et qui stagne (crédits : Guide de l'Homme Stylé... Même Mal Rasé, éditions Pyramyd, Chloé Gassian).

Un look équilibré. Presque le même look que les deux premiers, mais avec de la substance ! Plus de texture, plus de détails, et des twists dans la manière de porter les vêtements. On aurait même pu ouvrir le col de la chemise pour que ce soit vraiment naturel... sauf si ce côté timide est vraiment vous ! (crédits : Chloé Gassian pour le Guide de l'Homme Stylé... Même Mal Rasé, éditions Pyramyd).

Comment sortir du "plateau de la facilité" ?

Étape 1 : comment savoir si vous y êtes bloqués ?

Voici ce que les lecteurs bloqués nous écrivent.

Si vous vous posez souvent ce genre de questions, alors vous êtes dans cette étape intermédiaire (et un peu relou) de votre apprentissage.

andy samberg 1

⇒ Ils se valent tous, puisqu'on les conseille. La vraie question est : quel est ton préféré ? Ce serait trop facile si je pouvais connaître tes goûts à ta place.

Le "meilleur" vêtement n'est pas une simple question de rapport qualité/prix.

andy samberg 4

⇒ Ce n'est pas si facile non plus, car cela dépend de tes goûts, de ton style et notamment de tes chaussures, de ta morphologie (qui n'est pas la somme de ta taille et de ton poids).

Ce n'est pas en ajoutant des paramètres mathématiques que tu trouveras : attention à l'overthinking.

andy samberg 5

⇒ Eh oui, tu as voulu acheter directement un style, au lieu d'apprendre à le construire pas à pas, de manière à ce qu'il te corresponde vraiment. Il faut fonctionner par pièces pour construire progressivement un style... et non par tenues.

BROOKLYN NINE-NINE -- Season: 1 -- Pictured: Andy Samberg as Jake Peralta -- (Photo by: Mary Ellen Matthews/NBC)

Présente-moi ta soeur. C'est normal, personne ne peut deviner tes goûts, surtout pas une inconnue. C'est une chose très personnelle qui s'affine avec l'expérience. Tu te sens déguisé car tu portes les goûts d'une autre personne.

Vous l'aurez compris, j'appelle ce phénomène le "plateau de la facilité", car on y reste tant qu'on garde un schéma de pensée simple et tant qu'on compte sur quelqu'un d'autre pour choisir et décider à sa place.

La bonne nouvelle, c'est qu'en sortir ne demande rien d'autre qu'un peu de temps et de curiosité, juste ce qu'il faut pour reprendre le sujet en main. J'ai retroussé mes manches, et je vous ai fait un graphique :

avis relooking 2

Allez, on y est presque !

Étape 2 : changer de schéma de pensée

Commencer par se demander : pourquoi vous habillez-vous (vraiment) ?

  • Cas 1 - Est-ce que vous vous habillez parce que vous aimez maîtriser votre image, que vous êtes curieux, pour vous sentir bien dans vos chaussures et pour exprimer une part de vous-même à travers vos choix vestimentaires ?
  • Cas 2 - Ou est-ce que vous vous habillez seulement par contrainte, parce que vous savez que votre copine va ronchonner et que vos collègues vont moins vous prendre au sérieux si vous ne faites pas d'effort ? Dit autrement, est-ce que vous vous habillez uniquement pour les autres ?

À votre tour : prenez 30 secondes et réfléchissez (vraiment) aux deux cas.

  • Si vous êtes dans le cas 1, félicitations. Peut-être que vous ne connaîtrez même pas cette zone où l'on stagne et où l'on cherche son style.
  • Si vous êtes dans le cas 2, faites bien attention. Car s'habiller pour les autres, c'est s'habiller selon le goût des autres (voire par les autres). À la fin, on ne projette plus une image fidèle de sa personnalité. Et, surtout, s'habiller n'est plus vraiment un plaisir.

Lorsqu'on sait que c'est par ce critère que les gens jugent le plus (c'est le seul critère directement accessible), autant prendre son style en main. Votre image est une affaire trop importante pour risquer de la déléguer à quelqu'un d'autre. 

"Maintenant je sais : je veux m'habiller pour exprimer ma personnalité"

Parfait !

Alors il va falloir choisir des vêtements selon ce qui a de la valeur pour vous.

Étape 3 : rassembler les vêtements qui vous correspondent

"Des vêtements qui reflètent mes valeurs ?!"

Eh oui. Il y a plein de manière d'acheter vos vêtements.

Si vous réfléchissez, acheter des produits, c'est autant de petits votes quotidiens qui valorisent les entreprises et les modes de consommation importants à vos yeux. C'est, finalement, la forme de démocratie la plus directe : influer sur les marques en distillant ses valeurs dans ses achats.

D'ailleurs, les anglo-saxons ont une expression bien meilleure que la notre : ils ne parlent pas de rapport qualité/prix, mais de "value for money", c'est-à-dire la valeur matérielle ET immatérielle d'une chose, en rapport avec l'argent que vous dépensez pour l'acquérir et la soutenir.

"Quels sont ces différents critères de valeur ?"

Voila les principaux critères de valeur d'un vêtement, selon l'ordre qui compte pour moi. Mais il sera sans doute différent pour vous :

  • qualité (durabilité, finitions, rendu propre) ;
  • responsabilité sociale (conditions de travail, achat local, provenance, répartition de la valeur, protection des savoir-faire, entreprise citoyenne) ;
  • goûts personnels (cela paraît évident, et pourtant ce critère est souvent mis de côté par les débutants, par manque de confiance en leur propre jugement) ;
  • utilité (avez-vous vraiment besoin d'un blazer si vous êtes étudiant ? Ou de sneakers de luxe si vous ne savez pas vraiment les porter ? En résumé, est-ce que cet achat sera "rentabilisé" ?) ;
  • prix (est-ce que vous considérez votre style comme un "poste de dépense qui doit être le plus bas possible" ? Au contraire, considérez-vous que la créativité et le design ont un prix que vous êtes prêt à payer ?) ;
  • confort/praticité (serez-vous à l'aise ? Le vêtement correspondra-t-il à votre mode de vie en termes de confort, de style, ou de facilité d'entretien ?) ;
  • responsabilité environnementale (emprunte carbone, respect des écosystèmes, respect des animaux) ;
  • caractère unique du produit (il est acceptable de dépenser plus pour un produit avec un design fort et sur lequel vous avez un coup de coeur, si le montant reste raisonnable) ;
  • esthétique à la mode (produit "cool" et dans l'ère du temps).
On aboutit à un graphique de type histogramme.

On aboutit à un graphique de type histogramme avec des frites.

À votre tour : essayez de classer vos propres critères de valeur.

Essayez de voir les vêtements comme autre chose que des vêtements, car c'est un sujet hyper riche.

Ce sont des vecteurs ! Ils sont une porte d'entrée vers des histoires, des savoir-faire, des technologies, des mouvements culturels et artistiques...

Etape 3bis : un nouveau jeu pour vous : le smart shopping

Essayez à présent d'imaginer la construction de votre vestiaire comme un jeu.

Pour rapporter le maximum de points, il faut que le vêtement excelle dans le maximum de critères !

Là encore, on fait facilement le parallèle avec un jeu vidéo (en gras la raison pour laquelle vous vous habillez, et, soulignées, les caractéristiques qui y répondent).

stat1

Remplacez force / magie / esprit par style / confort / solidité et vous avez l'idée !

L'exemple personnel de mon smart shopping

Contraintes

  • J'apporte une attention particulière à la qualité de mes vêtements (je n'aime pas trop en avoir alors je veux qu'ils durent) ;
  • j'ai des goûts affirmés par passion et par mon activité pro ;
  • je passe souvent d'un milieu à un autre, bureau, déjeuner avec des entrepreneurs, soirée avec ma copine. Les vêtements doivent donc être utiles/polyvalents, contenir des poches zippées notamment, il faut qu'ils se roulent facilement en boule, qu'ils ne se froissent pas trop, etc ;
  • à côté de cela, ils doivent être confortables car je fais souvent du scooter. D'autant que beaucoup de pantalons me sont désagréables car j'ai de bonnes cuisses.

Solutions

persol 3007V

Mes lunettes, des modèles très classiques de chez Persol en acétate effet écaille (3007V, ref couleur 24). J'ai testé énormément de lunettes chez l'opticien, il faut être patient. Mais je pense avoir finalement trouvé cette forme qui me va très bien. C'est une question de correspondance avec le visage, elles n'iront pas à tout le monde.

tee shirt vela sheen

Un tee-shirt Velva Sheen (ou Merz B. Schwanen). Ils me vont parfaitement. J'ai beau les maltraiter (je suis très peu soigneux avec les tee-shirts), ils ne bougent pas car ils contiennent un peu de polyester et sont épais, ce qui me convient puisque je transpire très peu.

chemise en chambray japonais

J'alterne avec une chemise en chambray japonais quand j'ai un rendez-vous un peu formel, comme un banquier ou une conférence importante. Par contre, j'y vais en baskets : petit plaisir personnel.

sweatshirt benjamin jezequel

Mon sweat gris en collab avec Benjamin Jezequel. Doux, confortable et très respirant. J'aime aussi beaucoup les petits bracelets assez discrets de Catherine Michiels.

blouson karang drome

Ma biker jacket karang DROMe : c'est LE vêtement que je préfère, je la porte presque la moitié de la semaine, j'en suis fou. J'ai attendu patiemment 3 ans avant de pouvoir l'acheter soldée, mais c'était ma pièce obsession : coupe parfaite, texture unique.

pantalon maharishi

Un custom pants Maharishi, bien effilé aux jambes mais confortable aux cuisses. C'est le pantalon parfait pour moi. J'en ai trois et compte bien acheter petit à petit tous les coloris.

ceinture-en-python-marron

Une ceinture marron foncé en python de chez L'Aiglon. La couleur va avec tout, la longueur se prête tant aux jeans qu'aux costumes. J'ai pu en acheter deux à l'époque (marron et noir à -70% alors ça valait vraiment le coup).

calecon pull in

Un boxer Pull In (parce que c'est confortable, résistant, et que ça me fait vraiment marrer tellement c'est kitsch, et puis ça énerve ma copine).

sneakers effet reptile

Mes sneakers avec effet reptile en collaboration avec National Standard qui éclaircissent la tenue et qui sont très confortables. Quand j'ai la flemme ou que je suis en retard, je prends celles de la première version (épuisées depuis belle lurette) qui disposent d'un zip.

bottines atelier voisin

Quand il pleut un peu, je passe sur des bottines Atelier Voisin.

boots-heschung1

Et lorsqu'il fait très très très moche, avec de la neige partout et des explosions nucléaires, je sors les grosses rangers Heschung d'il y a quatre ans (elles n'existent plus chez la marque).

Etape 3bisbis : nan je plaisante 🙂

Parce que BIM ! Sans le remarquer, vous venez de trouver votre style !!!

Et bim !

Eh bim ! Un look qui vous ressemble enfin !

geoffrey bruyere look 2

La synthèse des pièces que je vous ai présenté : chemise BonneGueule, blouson DROMe, pantalon Maharishi, et puis les bottines Atelier Voisin.

Bien sûr, les vêtements que j'ai choisi de vous montrer ne sont pas les seuls que je possède.

Mais maintenant que j'ai trouvé ce qui me va, j'ai tendance à faire varier uniquement les textures (remplacer la chemise en chambray par de l'oxford, ou un custom pants Maraharishi par un pantalon similaire chez GANT ou Marchand Drapier), tout en ajustant selon la météo.

Par contre, la silhouette reste globalement la même : 

geoffrey bruyere look 3

Chemise BonneGueule, blouson DROMe, je rajoute le sweatshirt Benjamin Jezequel, et je troque le bas précédent pour notre pantalon technique avec les sneakers.

geoffrey bruyere look 1

Là, je change tout sauf le blouson DROMe : la silhouette reste pourtant la même. Chemise en oxford japonais Hast, jean noir A.P.C. et sneakers Lanvin.

geoffrey bruyere look 4

Encore le même genre de look en version mi-saison, sur la même base chemise et sweat BonneGueule, mais avec un blouson en coton, notre jean en toile Kurabo et des sneakers Axel Arigato en veau façon poney (= avec les poils) et à motifs imprimés façon python (désolé) pour plus d'originalité.

Une dernière chose : la constante dans tous ces critères, c'est que j'ai de gros soucis avec les cuirs exotiques vous ne vous êtes jamais demandé ce que vous vouliez projeter sur les autres, ou ce que vous vouliez qu'ils pensent de vous. Parce qu'au fond, on s'en fiche 🙂

Vous vous êtes simplement vêtu selon ce que vous aimez et selon vos besoins esthétiques, pratiques, professionnels...

Dans la seconde partie de l'article...

Dans la seconde partie, vous trouverez d'autres conseils pour sortir encore plus vite du plateau de la facilité, pour vraiment commencer à trouver votre style et vous épanouir avec les vêtements.

Ce sera un article très pratique :

  • comment faire confiance à ses goûts ?
  • pourquoi fonctionner par pièces et non par tenues ?
  • pourquoi FAUT-IL faire des erreurs ?
  • il y aura même de la sagesse chinoise antique : eh ouai !
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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Poxi !

    Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alexandre !

    En tout cas Geoffrey a un certain amour pour les matières reptiliennes :p

    Tu sais le fait que ça coûte cher n’est pas criant non plus au premier regard. C’est une pièce très haut de gamme, mais casual malgré tout donc pas de problème de compatibilité avec le reste de ses tenues, à mon sens 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jonat !

    Ce n’est pas e Kurabo c’est certain. Après je ne suis pas sûr que ce soit un APC non plus.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello M1K3 !

    Contacte leur service client directement pour les questions de tailles 😉

  • Benoit – BonneGueule

    Il s’agit d’un sac à dos Bleu de Chauffe 🙂

  • merci Philippe,

    Pour le Maha, je pense que c’est la photo de face, car on voit mieux mes cuisses qui remplissent toujours largement les pantalons. Mais les costum pants de Maha sont vraiment ceux qui me vont le mieux 🙂

  • Philippe

    Super article merci Geoffrey, je retrouve un peu mon histoire vestimentaire et mon évolution progressive depuis 2 ou 3 ans : il reste encore du travail mais j’ai déjà réussi à forger « un » style. C’est très malin, j’ai envie de refaire un FF7 maintenant.
    C’est certainement la photo, mais je trouve que le Maharishi beige te vas pas super bien, alors que les autres sont tip top. Ta veste Drome est mortelle en effet 🙂

  • Hello,
    chaussures Centre Commercial 🙂

  • ah oui je me suis un poil emmêlé 😉 mais ça reste une réponse qui aidera je l’espère Gressmon 😀

  • ok je me disais aussi

    pour Julius je sais pas, c’est vraiment pas mal came (je sais même pas si ça existe encore)

  • Luca

    Salut Geoffrey, non. Je ne pensais pas à cette marque la en fait. Je pensais à vrai dire à la marque Julius, je me suis trompé. Page 120 du bonnegueule Book 😉 mais ce que je disais dessus reste vrai haha 😉

    Et pour Iro, rien de très compliqué il me semble, la marque possède un bon online store officiel.

  • Je crois que tu confonds opinion et expertise Gouhouf.

    Et c’est réducteur aussi de résumer la raison de production d’un bien à sa vente.

    C’est assez cohérent finalement ces deux remarques, mais ça correspond à une vision ultra utilitariste de la vie que je ne partage pas.

    L’expression de soi, le plaisir, le partage, la douceur, c’est important aussi, non ?

  • hello Luca, merci ! hélas je ne saurai où trouver du IRO on line (tu es sûr qu’on avait cité cette marque dans le BG Book ?).

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gouhouf.

    C’est vrai que certains brisent parfois les codes avant de les maitriser et rencontrent un franc succès. Soit.

    Mais près il faudrait être un « Picasso » comme tu dis, mais pour la mode.

    Du coup me parait pas super rationnel de baser une critique entière d’un modèle sur le fait que quelques exceptions talentueuses existent et font totalement sans.

    Ce serait un peu comme dire, par exemple, que l’apprentissage de la musique est inutile sous prétexte que de grands musiciens ont fait sans haha 🙂

  • Gouhouf

    Merci pour vos réponses. Effectivement, la liberté consiste généralement à acquérir une base et à créer à partir de celle-ci. On pourra évidemment citer le cas des artistes qui ont cassé une certaine vision de leur art, en musique (Messiaen ?) , en peinture (Braque ?), en écriture (Oulipos et affiliés ?). Et j’apprends beaucoup à travers BG sur le sujet vêtements. La liberté naît effectivement de gens qui ont une idée des contraintes. Mais il n’est pas nécessaire à mon sens de les maitriser. Malgré ce qu’on entend parfois, parmi ceux qui sont devenus célèbres en cassant des codes établis, Certains ne maîtrisaient pas vraiment pas si bien ces codes. Voyez les oeuvres d’école d’art de Picasso, il n’était pas très bon, il ne maitrisait pas très bien les règles de l’art « classique ». On connaît des chanteurs, des musiciens, généralement dans des styles « populaires » (mais pas que) qui n’ont parfois aucune notion de théorie musicale, qui ont écouté, qui ont voulu créer à partir de ça, sans connaître les règles. Ceux qu’on appelle parfois les « autodidactes ».

    J’ai l’impression, en me baladant, que beaucoup de gens connaissent les contraintes, du moins celles de leur style vestimentaire. Sans doute en particulier parce que beaucoup de gens choisissent des styles vestimentaires plutôt simples. Mais en allant dans le 7e à Paris, on voit que beaucoup maitrisent le style BCBG, pas forcément le plus facile. Je trouve alors assez amusant que certains, trop peu à mes yeux, tentent de briser les codes. Si on reprend la première photo, je vois à dgauche quelqu’un qui maitrise son style, sans justement tenter de le dépasser. C’est fade, en un mot. Alors qu’à droite, je vois quelqu’un qui maitrise également un certain style, et tente de s’en moquer un peu. Car n’y a t il pas de l’humour à avoir boutonné le dernier bouton ? A porter un chapeau ? N’est-ce pas un détournement volontaire ? L’air de son visage semble indiquer une légère ironie. Peut être n’est ce pas tout à fait réussi, mais il y a eu une tentative de fair equelque chose d’amusant. Ce n’est pas un style que je vois régulièrement à Paris, contrairement au type de gauche qui est super classique.

    Mais il est vrai que je suis toujours très indulgent avec ceux qui tentent quelque chose qui me parait différent. Surtout si il y a un peu d’humour, car c’est un peu le sel de la vie. Ceux ci apportent toujours un petit quelque chose, même si c’est mal fait.

    Gouhouf

  • Abdelhamid Niati

    C’est un plaisir Geoffrey 😉 je pense que l’article sur les sous vêtements est une idée à creuser.

  • merci Abdel !

    pour un article sur les sous-vêtements, je me rends compte en fait que je ne saurai pas trop quoi raconter à part un conseil de matières respirantes et des suggestions de marques

  • merci Paul, oui c’est un peu ce que j’explique dans la seconde partie, que je m’habille de moins en moins pour impressionner/ me réhausser et de plus en plus pour m’exprimer et me sentir bien 🙂 A bientôt (et n’oublie pas de remettre un sac plastique !!!) !

  • avec plaisir 🙂

  • ah okay je comprends mieux ! En fait là c’est surtout un problème de coupe (plus que de choisir la bonne taille). Il faut essayer plein de marques pour trouver le bon fit (et choisir du déstructuré, ou faire du sur mesure si vraiment tu as une particularité physique trop prononcée).

  • patience et persévérance, et ça va bien se passer, j’en suis sûr 🙂

  • merci Hervé, elle vient de sortir !

  • merci Stéphane, j’espère que tu as escaladé le sommet à présent 😉

  • merci !

  • « Mais il y a toujours cette tension entre l’injonction, et la recherche de liberté. »

    -> c’est pour cela que le sujet est riche, et c’est pareil dans tous les domaines un tant soit peu créatifs

     » priori, l’intérêt est justement de se travestir, c’est à dire de ne pas porter les vêtements de sa catégorie sociale/professionnelle.  »

    -> Pas d’accord du tout. L’objectif c’est de s’exprimer dans la limite acceptable de son environnement. Donc de manière pro quand tu es en contexte pro. Et de manière perso dans ta vie privée. Et dans les deux cas tu restes toi-même.

  • Oui tu as raison (dans un contexte débutant). C’est vrai que dans mon cas j’ai toujours des fits globalement acceptables dans ce que j’achète, alors je pensais davantage « perfection du fit ».

  • Nicolò – BonneGueule

    Bonne remarque Laurent !

    Cela dit notre statut « d’experts » n’empêche pas du tout la critique ou le scepticisme, qui au final sont pour nous un moteur et nous poussent à être rigoureux et réfléchis dans nos propos 🙂
    (enfin si c’est constructif et argumenté parce que sinon ça n’a pas vraiment d’intérêt)

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Rodolphe !

    Va chez Elevation Store. Ils ont pas mal de modèles, et même s’il n’y a pas tout ça peut te donner une idée du sizing et de certaines coupes 🙂
    (Sinon n’hésite pas à contacter directement la marque pour avoir leurs retailers, c’est quand même leur boulot d’indexer leurs clients potentiels 😉 )

  • Hello Raphaël, on redonne un peu plus d’importance aux articles conseils en effet, en diminuant les tests. D’ailleurs on va sans doute chercher un autre format pour les tests légers (versus ceux où on présente vraiment une marque avec un savoir faire). Ce serait peut-être via des « unpackings YouTube ».

    Bonne journée et merci !
    Geoffrey

  • Hello Guillaume,

    Merci pour ton commentaire.

    J’ai volontairement pris des tenues simples, du quotidien, pour que l’article soit vrai. Même s’il m’arrive de mettre plein d’autres choses plus excentriques quand j’en ai envie comme un poncho de pluie, des costumes en prince de galle, ou des rangers.

    Mais l’objectif étaient précisément ici de faire simple. Et puis au quotidien je ne cherche pas à étonner ou briller, juste à être bien dans des vêtements que j’aime en termes de matières et coupes 🙂

    Après, concernant les goûts et les couleurs, je ne saurai débattre, tu as ta propre sensibilité et c’est tant mieux. Moi je les aime beaucoup ces sneakers par exemple (je les traîne depuis 5 ans maintenant).

    La partie 2 portera sur un sujet différent de mon propre look, qui ne servait ici qu’à illustrer le propos.

    Bonne journée,
    Geoffrey

  • merci Victor, je savais que je toucherai quelques fans nostalgiques 🙂

  • oui je me suis fait la réflexion pour les autres copains 🙂 on peut comme les BG séries de l’époque avec Gill, qui avait plu mais qu’on n’avait pas poursuivi !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Robert !

    Content de voir que tu t’y retrouves ! Et on prend note de ta remarque.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gouhouf !

    Je vois que tu aimes beaucoup réfléchir et questionner, donc je vais aller dans ton sens, et te proposer la problématique suivante : « Y-a-t’il une notion de liberté lorsqu’il n’existe pas de notion de contrainte ? » 🙂

    Tu vois peut-être déjà où je veux en venir : l’habillement comporte certains codes, et règles.

    Certaines sont purement esthétiques et découlent vraiment de la façon dont nous percevons naturellement (peut-être même biologiquement, même si ce serait beaucoup s’avancer que de le dire), les corps, les formes, les couleurs. Ou bien elles sont si profondément ancrées dans notre culture, dans notre perception esthétique (en remontant parfois aussi loin que l’antiquité), qu’elles sont « tout comme » naturelles.

    D’autres encore sont dues à des connotations, à l’imaginaire collectif plus récent : combien de héros hollywoodiens, de pilotes et de bikers ont du contribuer à rattacher pour de bon la veste en cuir à « l’homme badass » ? Ou combien de soldats et de films sur ceux-ci ont aidé le kaki à prendre une connotation virile, presque d’aventurier ?

    Et d’autres encore, sont effectivement dues à des marqueurs sociaux. (Et, me rappelant un ancien commentaire que tu avais posté concernant le luxe, j’ai l’impression que tu y attaches beaucoup d’importance). Je dirais au passage que dans un monde où les individus souhaitent se procurer de plus en plus les mêmes produits indifféremment des « groupes » auxquels ils s’identifient, souvent plus par tendance que pour leurs qualités inhérentes, ces marqueurs sociaux ont finalement, beaucoup perdu de leur force, notamment si tu les compares à ce qu’ils étaient il y a 40, 60, 100 ans… Et d’ailleurs tant mieux 🙂 (mais là j’exprime juste mon avis)

    Le fait est que ces codes existent, et que leur impact est réel, indéniable.

    La liberté, donc, se trouve, dans l’apprentissage PUIS le subtil détournement (et parfois plus si subtil que ça pour les plus expérimentés et téméraires), des codes et des différentes esthétiques.

    Et y regardant de plus près, tu réalises au final que la liberté, c’est plutôt de surmonter les codes en les apprenant et les acceptant dans un premier temps, puis en jouant avec, que de les ignorer totalement et de faire comme s’ils n’existaient pas, alors que leur influence et leur impact sont, eux , bel et bien présents, et t’affectent que tu t’en rendes compte ou pas.

    Et donc au final, toute cette longue réponse pour te dire, en gros, la fameuse phrase :
    « Learn the rules before you break them ».

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello DrFlanagan !

    Tu as raison d’une part, mais d’une autre on peut considérer que c’est devenu quelque chose de vraiment acquis, voire d’évident pour beaucoup de gens, y compris ceux qui ne s’intéressent pas plus que ça aux vêtements. D’ailleurs, même de nombreuses marques assez « cheap » proposent aujourd’hui des coupes plutôt bonnes malgré tout.

    Alors que pour les matières ou la qualité de construction, par exemple, les consciences ne sont pas toujours si éveillées qui ça. 😉

  • DrFlanagan

    Très bon article ! En revanche je placerais tout de même le « fit » comme principal critère de sélection d’un vêtement devant sa qualité. En effet quelque soit le prix, la matière ou autre de la pièce, malgré sa qualité, si elle ne fitte pas bien et bien ça ressemblera à rien malheureusement..

  • merci Mamadou 🙂

  • Mamadou Diop

    Et bien, ça est la preuve que dans ce monde on n’en finira jamais d’apprendre, d’acquérir la connaissance. Vous « Monsieur », vous avez quelque chose de très utiles, il faut que je continue à vous suivre.
    Merci pour ce beau et interessant article.

  • Hello,

    Merci pour ton retour.

    Je pense pas que « être coincé entre le S et le M » soit quelque chose qui existent vraiment, pour faire moi aussi entre du S et du M.

    En fait toutes les marques (et mêmes les items au sein d’une même marque) ont des sizings assez différents, alors tu arrives toujours à trouver des grands S et des petits M en cherchant à peine.

    Bonne journée,
    Geoffrey

  • Hello,

    Merci pour ton retour.

    En fait ça n’aurait pas eu de valeur que je montre des pièces destructurées dans cet article car ça n’autait pas été mon style. Je voulais vraiment montrer mes tenues naturelles du quotidien, sans artifice, et le lien qu’il y a de l’une à l’autre.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Stephane

    Ahah, j’étais dans le bon état d’esprit en arrivant sur bonnegueule. Intéressant de voir comment mon évolution correspond bien aux critères exposés ici, et à cette courbe.