SLOW #1 - La méthode BISOU pour acheter moins et mieux

2 min

SLOW #1 - La méthode BISOU pour acheter moins et mieux

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Publié le : 14 septembre 2022Mis à jour le : 14 septembre 2022
bonne gueule

Vous posez-vous les bonnes questions avant d’acheter un vêtement ? Avez-vous entendu parler de la méthode BISOU, ce concept mnémotechnique à utiliser pendant votre shopping, afin d'éviter les achats compulsifs ? Nawal vous explique tout dans SLOW, nouveau format vidéo sur la mode responsable.

Je suis heureuse de vous présenter le premier épisode de Slow, nouveau format vidéo de BonneGueule dans lequel on va parler de mode durable, éthique, éco-responsable… et de comment avoir un rapport le plus sain possible à la consommation du vêtement.

Et dans ce premier épisode, je vous parle de la méthode BISOU. Un concept inventé par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken afin d'arrêter d’acheter tout et n’importe quoi sans réfléchir. Et pour cela, il vous suffit juste de répondre à cinq questions.

1 – Besoin 

Première question :  A quel besoin cet achat répond-il chez moi ? Parfois, en plein ennui ou coup de blues, vous pouvez machinalement vous rendre sur un site et remplir votre panier de produits, avec l'idée de vous mettre du baume au coeur. En Anglais, on appelle cela de la “retail therapy”, “la thérapie par le shopping”. Mais l'effet "apaisant" du shopping n'est qu'un leurre de courte durée.

Demandez-vous donc si acheter cette pièce n'est pas une manière, avant tout, de chercher une dose de réconfort. Si la réponse et oui, renoncez à votre achat.

En revanche, si vous avez besoin d’un pull chaud parce que l’hiver arrive et que votre dernier pull a été mangé par les mites, ça se tient. 

2 – Immédiat 

Question numéro 2 : Dois-je acheter immédiatement ce vêtement ? Faut-il se précipiter, ou est-ce que vous pouvez vous accorder une semaine ou un mois de réflexion avant de passer le cap de l’achat ?

Parfois, l'achat immédiat est justifié : si vous avez besoin d'un nouveau jean après avoir troué celui que vous mettez tout le temps, par exemple. Ou bien, si vous partez bientôt à la montagne et que vous ne possédez pas de chaussures de randonnée.

Mais dans la majorité des cas, il est possible d'attendre. Et souvent, l’envie d’acheter passe avec le temps.

3 – Semblable 

Question 3 : n’ai-je pas déjà quelque chose de semblable dans mon dressing ? Pour cette catégorie, il faut avoir bien en tête le contenu de votre dressing. N’avez-vous pas déjà beaucoup trop de hauts à rayures dans vos placards ? Si oui, avez-vous vraiment besoin d’une énième marinière ? Si la pièce que vous souhaitez vous offrir est plus ou moins similaire à une pièce que vous possédez déjà, passez votre chemin. 

Cela peut arriver de posséder certaines pièces qu’on peut avoir en doublon. Je pense par exemple au jean, ce basique proposé dans des coupes différentes, et des teintes de denims différentes.

4 – Origine 

Question numéro 4 : Quelle est l’origine de ce produit ? Il est important de vous renseigner sur l’origine du vêtement que vous souhaitez acheter. En boutique, c’est facile : il suffit de lire l’étiquette. En ligne, c’est plus compliqué. Mais en général, quand une marque se veut durable, honnête et transparente, elle détaillera tout ce qu’il faut savoir sur la pièce.

Dans l’idéal, on fuit ce qui a été fabriqué au Bengladesh, au Vietnam, au Pakistan... Il est très difficile de savoir dans quelles conditions les vêtements y ont été fabriqués. Ce sont des pays où l’on produit beaucoup de fast-fashion, donc de la mode rapide, “jetable”, donc des pièces qui risquent de ne pas tenir le coup très longtemps, avec une mauvaise qualité. La Chine, elle, est un cas particulier : on y trouve du bon et du moins bon. C'est un sujet détaillé ici dans le guide RSE sur la Chine.

5 – Utile

Dernière question : Cet objet me sera-t-il vraiment utile ? Essayez de penser à la mise en situation de la pièce que vous souhaitez acheter, dans votre vie de tous les jours. Est-elle adaptée à votre quotidien ?

Par exemple, fuyez les chaussures à talons tellement hautes et étriquées qui sont impraticables dans la vraie vie. Ou le manteau acheté pour l’hiver, mais qui est 100% polyester, et qui ne tient donc absolument pas chaud.

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