Dossier : l’éthique du secteur textile et la mode responsable

Mode eco responsable
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Responsable, éco, éthique, bio, engagée, naturelle...

Entre greenwashing (arnaque marketing saupoudrée de peinture verte), actions éthiques galvaudées et réels engagements, il n'est pas évident de s'y retrouver.

labels vert écolos

Euh... help !

Cela fait plusieurs années que j'essaie de comprendre le sujet de la mode responsable. J'ai encore beaucoup à apprendre mais j'ai acquis quelques réflexes après plusieurs années de recherche.

Mon objectif est de partager avec vous quelques infos, expériences et découvertes pour vous permettre de comprendre un peu mieux ce qu'implique l'achat d'un vêtement du genre.

Schéma Bionic Yarn recyclage

Et si on récolait le plastique souillant les océans pour le recycler et en faire une fibre mixte bien robuste ? Voilà comment Bionic Yarn innove intelligemment.

La mode doit-elle montrer l'exemple ?

Au sein de l’Union Européenne, le secteur de la mode représente 220.000 entreprises pour un chiffre d’affaire d’environ 200 milliards d’euros / an.

Autant dire qu’il a un rôle à jouer dans l’adaptation de nos modes de consommation aux limites de ce que la planète peut offrir et supporter.

Même s'il est souvent mal perçu (contraignant, régressif...), le développement durable est un puissant vecteur de progrès. Se servir de nos limites pour repenser les choses et innover, en s'appuyant sur des siècles de connaissances et de savoir-faire accumulés me semble être une aventure passionnante !

Je crois vraiment que c'est en combinant les efforts du consommateur (achat, utilisation...) et des entreprises (innovations, éducation...) que les choses avancent dans le meilleur des sens. D'ailleurs plusieurs associations comme la Fashion Revolution, Clean Clothes ou même Greenpeace engagent de nombreuses actions pas seulement pour dénoncer, mais aussi pour expliquer, guider et faciliter le passage à l'action.

Je vous présenterai quelques concepts / entreprises innovants en fin d'article, mais d'abord quelques indications pour savoir quels éléments regarder pour mieux acheter.

Quid d'un vêtement écologiquement ET socialement responsable ?

Il y a plusieurs aspects importants à envisager. Car n'oubliez pas que c'est au moment de l’achat que le consommateur a de l'influence ! Chacune de vos décisions d'achat est comme un petit bulletin de vote dans une urne qui favorisera un pan ou un autre de toute industrie.

D'abord les matières, la qualité de fabrication (un vêtement bien fait, c'est un vêtement durable), et puis l'Humain, derrière tout ce travail.

logos labels oeko-tex

Les labels permettent de savoir ce que garantit la marque.

Quelques mots sur les labels de vêtements responsables d'abord : c'est tout simplement le moyen le plus fiable de savoir ce que vous achetez. Ils assurent que le produit respecte un cahier des charges bien précis auquel vous avez accès, évitant le piège des faux labels créés et "auto attribués" par des marques sans aucune valeur.

Le leader est le GOTS (Global Organic Textile Standard). Il garantit une fabrication selon des standards environnementaux et sociaux exigeants. On a aussi le label OEKO-TEX, qui exclue de nombreuses substances nocives de toute la chaîne de production.

L'impact des matières textiles sur l'environnement

Petit aperçu des caractéristiques des principales matières composant nos vêtements !

Les matières synthétiques

vêtement pluie technique déperlant

Les vêtements techniques font partie intégrante d'un vestiaire fonctionnel.

Dérivées de l'industrie pétrochimique, les matières synthétiques sont les plus impactantes en termes de consommation d'énergie et de pollution. D'où l'intérêt de les utiliser "intelligemment" : un pull avec une quantité importante de polyester n'a aucun intérêt, à part celui de réduire les coûts pour le fabricant.

En revanche, elles sont intéressantes lorsqu'elles sont exploitées pour leur technicité (thermorégulation, évacuation de l'humidité, etc.). D'autant que dans ce cas elles sont particulièrement résistantes, un peu de plus vers la durabilité.

Peu à peu, l’industrie évolue et met en place de nouveaux procédés comme Bionic Yarn ou Seacell, fabriquant du synthétique à partir de cellulose végétale et d'algues.

Le coton

culture coton champs

Le coton est extrêmement gourmand en eau.

Le coton est la matière première phare de notre prêt-à-porter, bien qu'il soit gourmand en ressources. Il faut environ 10.000 litres d’eau pour produire un jean (de la culture de la fibre à l'assemblage), et 2.500 pour un tee-shirt de 250 grammes selon waterfootprint.org.

Ce site calcule la consommation en eau de nombreux produits, faisant la différence entre l'eau provenant de la pluie (donc tout à fait naturelle) et celle qui a été pompée, traitée...

Niveau pollution, le coton est souvent cultivé dans des pays où les normes environnementales sont inexistantes : il est gavé de pesticides nuisibles pour les sols.

jersey coton kaki

Le jersey de coton, confortable et robuste.

Il est encore largement dominant dans l'offre textile et, bien évidemment, il ne s'agit pas de le bannir. Tout est question de bon sens : l'épais jean selvedge porté plusieurs années se révèle beaucoup moins polluant qu'un jean délavé bas de gamme bon à changer tous les trois mois.

Surtout, le coton biologique, gourmand en eau mais beaucoup moins traité, tend à se généraliser et à devenir beaucoup plus abordable... Jusqu'à ce que l'on sache mieux recycler cette matière !

Les lainages

jersey de cachemire tissu

Laine mérinos, laine vierge... Des matières nobles et durables, indispensables en hiver !

Les lainages sont intéressants pour leur durabilité et leurs propriétés thermiques : c'est un peu du tout bénef. Ils sont recommandés à l’état vierge car ils n'ont alors subi aucun traitement chimique.

Le cachemire

Aussi doux que luxueux, le cachemire se démocratise peu à peu, ce qui n'est pas sans conséquences pour l'environnement.

En effet, les chèvres produisant du cachemire sont généralement élevées sur les haut-plateaux himalayens. Plus haute est l'altitude, plus les chèvres ont froid : le poil ainsi fourni n'en est que meilleur.

Chèvres cachemire

Malheureusement, la demande en cachemire à prix abordable a fait descendre les élevages de chèvre des haut-plateaux vers les plaines. Or, ces braves mammifères mangent tout sur leur passage, notamment les racines, ce qui entraîne une désertification des sols.

On a donc un cachemire bas de gamme, moins durable et dont l'empreinte écologique est plus lourde. Les vêtements en cachemire sont, et doivent rester, des objets durables et précieux, que l'on garde longtemps.

Faites donc bien attention à la provenance des matières et méfiez-vous des grandes enseignes qui ne donneraient pas d'indication sur leur cachemire bon marché.

Le lin et le chanvre

jersey chanvre tissu

Le chanvre souffre d'une très mauvais réputation, alors que mélangé à du coton, comme ici, il devient très intéressant !

Le lin est une matière très intéressant à tous points de vue : c'est une fibre particulièrement résistante, mais également thermorégulante (oui, vous pouvez tout à fait porter vos chemises en lin en hiver). Au-delà, c'est une culture qui ne nécessite AUCUNE irrigation !

Il y a aussi le chanvre, très connoté hippie en poncho vivant dans le Larzac. Son aspect le rapproche du lin et n'en fait pas une matière très séduisante, alors qu'il est doux et confortable. Cela étant, on commence à trouver des mélanges pertinents permettant de profiter des propriétés du chanvre.

Le cuir

tannage chimique tannage végétal comparaison

À gauche, tannage chimique réalisé au Bangladesh. À droite, tannage végétal italien. Je crois qu'il n'est même pas utile de commenter l'aspect esthétique.

Enfin, il y a le cuir. Qu'il s'agisse de veau ou d'agneau, l'exploitation de ces petites bêtes est très polluante (1 kg de viande de veau produite en France = 22 kg de CO2).

Heureusement, une belle peau peut se garder longtemps, d'où l'intérêt de s'acheter une ou deux pièces, avec une jolie confection qui durera plusieurs années. La patine n'en sera que plus belle et, surtout, l'impact environnemental de votre cuir sera réduit. Il est préférable de se tourner vers un tannage végétal, qui vieillit mieux.

Cela dit, gardons en tête qu'acheter des vêtements en cuir ne fait pas forcément  abattre plus d'animaux, car c'est l'industrie agro-alimentaire qui conditionne le nombre de bêtes qu'on élève.

Même si c'est un peu différent pour les moutons dont on exploite avant tout la laine.

Au-delà, il est dans l'intérêt des éleveurs de prendre bien soin des troupeaux s'ils veulent valoriser au maximum leurs peaux : les protéger des moustiques dont les piqûres marquent, donner de l'espace aux bêtes pour éviter qu'elles ne se mettent des coups de cornes, ou encore ne pas utiliser de fils barbelés qui abîment les peaux.

Une tendance que l'on espère voir se généraliser dans la plupart des élevages dans le monde dans la décennie à venir.

pollution tannage cuir bengladesh

Beaucoup moins fun, mais pourtant réel : la pollution générée par le secteur textile au Bangladesh, par exemple. Ici, le fleuve d'Hazaribagh, capitale des tanneries de cuirs bas de gamme...

Le vrai problème avec le cuir, c'est la question des teintures et des traitements.

Les procédés de teinture ou de tannage sont majoritairement réalisés dans des pays autorisants l'utilisation d'un arsenal chimique extrêmement nocif pour ceux qui les fabriquent ET pour l'environnement.

Les Nations Unies estiment que 22.000 m3 d'eau souillée sont déversées chaque jour, rien que pour la ville d'Hazaribagh. Patagonia évoque aussi certains fleuves chinois souillés dans les mêmes conditions.

L'Europe, avec notamment la France et l'Italie, a des normes contraignantes en ce qui concerne la teinture : ces 2 pays sont les références absolues du tannage végétal, méthode beaucoup plus douce offrant des résultats beaucoup plus qualitatifs. En revanche, le procédé est plus long et plus couteux.

La qualité d'un vêtement

bobine fil denim

La qualité : un critère essentiel !

La qualité du montage est au moins aussi importante que celle des matières utilisées, car qualité = durabilité.

Acheter des vêtements bien fabriqués signifie, tout simplement, en acheter moins tout en les gardant plus longtemps. Un vêtement qu'on renouvelle moins souvent et qu'on peut toujours réparer, c'est moins de matières premières consommées.

Corollaire : avez-vous vraiment besoin de ce trentième tee-shirt imprimé en soldes ?

Inutile d'en dire plus, la qualité est au coeur de l'esprit BonneGueule.

Le facteur humain dans l'industrie du prêt-à-porter

"Il y a quelques chose d'immoral dans le fait d'acheter un maillot de bain ou une robe au prix d'un cappuccino.". - Suzy Menkes

Suzy Menkes mode

Suzy Menkes est une journaliste réputée pour ses connaissances innombrables, son impartialité et son franc-parler. Sans oublier sa houppette.

La dimension humaine et sociale est peut-être l'aspect le plus difficile à juger quand il s'agit de bien acheter, car ces données n'apparaissent pas sur les étiquettes.

Les associations et organismes de surveillance de terrain sont clairs : certaines pratiques (travail des enfants, conditions de travail dangereuses et abusives) existent encore et sont loin d'être anecdotiques. Cela commence à changer positivement (notamment en Chine), même si on est presque "habitués" à ces images terribles pourtant bien réelles.

effondrement Rhana Plaza usine catastrophe

L'effondrement du Rhana Plaza, usine insalubre, a enclenché une réflexion autour des excès de la fast fashion à très bas prix. Peut-on prendre le risque de tuer pour fabriquer des tee-shirts à 9 € ?

H&M, parmi d'autres, est pointé du doigt pour ses engagements non tenus : la marque suédoise est souvent un bon cas d'école en ce qui concerne le greenwashing. Loin de moi l'idée d'incriminer bêtement, surtout que H&M a initié de belles choses avec ses lignes en matières recyclées. Pour autant, cela ne doit pas être un arbre qui cache la forêt d'autres pratiques inacceptables.

Ces chaînes ne connaîtraient pas un tel succès si tant de gens n'achetaient pas leurs produits sans se poser la moindre questions sur la qualité : cela interroge sur notre responsabilité individuelle au moment de l'achat.

Il faut être conscient que quand on achète un tee-shirt à 10 euros ou un jean à 30 euros, c'est que dans la chaîne, un des acteurs est écrasé : il n'y a pas de miracle.

Tantôt le fabricant, tantôt l'environnement (et donc à nouveau des êtres humains), et souvent les deux.

usine textile bengladesh

Il y a encore beaucoup de travail à faire.

Le Made in France

Cela nous amène à la question du «Made in France» : est-ce la seule solution ?

Non, bien que ce soit un modèle en ce qui concerne les conditions de travail, n'ayons pas honte de le dire. Aujourd'hui, en parallèle, des entreprises socialement responsables labellisées commerce équitable existent ailleurs.

Ensuite, il faut reconnaitre que plusieurs pays imposent, comme en France, certaines exigences de conditions de travail commet l'Italie, le UK, l'Espagne... La Corée du sud, au Brésil et d'autres pays de l'Est ou d'Asie commencent, de leur côté, à générer d'intéressantes mesures sur l'encadrement des conditions de travail.

Enfin, certaines entreprises choisissent de leur propre chef de fournir des conditions de travail décentes à leurs ouvriers. Mais sauf s'il y a un label objectif sur le produit ou une provenance claire, il nous sera impossible de savoir ce qu'il en est vraiment.

N'hésitez pas à lire les deux articles de Geoffrey sur le made in France et le made in China qui démontent beaucoup d'idées reçues.

usine textile France

L'utilisation, l'entretien et la fin de vie du vêtement

Un constat pour commencer cette partie : la façon dont nous portons, entretenons et "jetons" le vêtement représente 50 % de son impact environnemental !

Ces étapes du cycle de vie sont tout aussi importantes que la phase en amont de l'achat, nous allons voir qu'il y a certaines habitudes faciles à prendre.

Entretenir ses pièces de façon responsable

La machine à laver consomme de l'énergie (pas toujours renouvelable), ce qui constitue un premier élément à prendre en compte. Par conséquent, on peut être vigilant sur la catégorie énergétique (A, B, C...) de la machine au moment de l'achat.

étiquette consommation energie machine électroménager

Ces étiquettes vous permettent d'avoir une idée de la "gourmandise énergétique" de la machine !

Au moment de laver :

  • La température de l'eau a son importance : laver ses vêtements à froid, 20 ou 30° et uniquement quand ils en ont vraiment besoin dans un tambour bien rempli est déjà un progrès.
  • Naturellement, les chemises, tee-shirts et autres linges de corps nécessitent des lavages plus réguliers. La case sèche-linge, nuisible à tous les plans, est à bannir (même vos vêtements vous remercieront).
  • Autre impact, plus lié à la pollution cette fois : les lessives critiquées pour leur nocivité, à la fois pour l'homme et l'environnement.

Exemple : l'Acide éthylène-diamine-tétracétique (EDTA), classé comme poison, n'est ni biodégradable, ni filtré dans les stations d'épurations, donc rejeté dans l'environnement... Heureusement, l'industrie revoit ses vieilles recettes et développe des gammes "alternatives".

lessive écologique arbre vert

Active à froid, écologique (label U.E), fabriquée en France etc : Arbre Vert est leader sur les produits d'entretien écologiques.

Les lessives écologiques (labelisées) sont aussi efficaces que les lessives aux métaux lourds. Pour en utiliser depuis plusieurs années (sur des cycles à 30°), j'en suis extrêmement satisfait.

Elles peuvent aussi contenir des substances pétrochimiques, mais contiennent plus de substances d'origine végétale (citron, betterave, sucre...) et sont plus facilement biodégradables.

ingrédient lessive maison

Vraiment, la lessive maison, c'est easy !

Mieux encore et moins cher ? J'ai ce qu'il vous faut ! La "Rolls" des lessives écologiques est celle faite-maison.

Je m'y suis mis, avec des résultats très satisfaisants. À base de savon de Marseille (huiles végétales), de bicarbonate de soude (biodégradable) et d'eau, la lessive "do it yourself" est facile à faire.

J'ajoute quelques gouttes d'huiles essentielles de citron pour le parfum et l'action anti-bactérienne. Cela étant, lorsqu'un linge est vraiment très sale, je fais une tournée à la lessive écologique.

Savoir réparer les vêtements qui peuvent l'être

jeans réparé détail

Enfin, je termine avec un point sur la réparation. Si l'on pense aux pièces denim, parfois fragilisées, sachez que des entreprises comme Repair Jeans offrent une seconde vie aux pantalons fatigués pour un prix très raisonnable.

Il en va de même avec vos pulls, chemises, manteaux...

N'hésitez pas à consulter un couturier près de chez vous : si vous avez la chance de tomber sur quelqu'un de vraiment bon, vous verrez qu'il y a un éventail de possibilités impressionnant pour sauver ses vêtements. D'ailleurs j'ai récemment croisé une vieille dame qui disait à très juste titre : "Le vrai luxe, ce sont les objets que l'on peut réparer". À méditer.

remaillage artisanal couture

Il est même possible de reprendre ou remailler des matières très fines.

Concernant ces vêtements que vous ne pouvez plus porter, il y a les associations type Le Relais qui les donneront à des personnes dans le besoin.

Les vêtements fatigués peuvent aussi être utilisés pour votre running quotidien hebdomadaire : on peut se permettre de courir avec un tee-shirt trop grand ou à l'encolure vrillée. En parlant de tee-shirts, ils font d'excellents chiffons pour laver les vitres ou réaliser le glaçage de vos souliers. À bon entendeur.

Mode et développement durable synonymes d'innovation

Même si on n'en parle pas assez, de nombreux acteurs innovent constamment et débordent d'idées.

Biocouture : la matière du futur ?

biocouture textile innovant

Tout part de là...

J'ai failli ne pas en revenir en découvrant ce que prépare Suzanne Lee dans son laboratoire londonien. On a là une rupture inédite avec le textile tel qu'on le connait depuis des siècles. Ni fils, ni tissus, ni peaux, mais des bactéries.

La matière "pousse" littéralement, et une une fois cultivée, elle peut être travaillée comme un tissu... Ou presque, car le concept n'en est qu'à ses débuts, et biocouture ne cesse de chercher (et de trouver) de nouvelles idées.

biocouture découpe lazer

Un premier exemple : une matière fine, découpée au laser, avec un texture unique.

En plus de pouvoir travailler de nouvelles formes de couleurs et de motifs, cette matière vivante a aussi la possibilité de prendre soin de vous. Une peau sèche ou une allergie qui vous pourrit la vie ? La biomatière pourra avoir des propriétés hydratantes, anti-allergènes...

La science rattrape la fiction, et si aujourd'hui cela peut presque faire peur, il est évident qu'on a là une idée incroyablement intelligente, répondant à un grand nombre de problèmes environnementaux.

L'impression en 3D s'invite dans le textile

Cette technique trouve un nombre incalculable d'applications dans la vie quotidienne, l'industrie, la chirurgie, etc. Le secteur textile n'est pas en marge grâce au travail de jeunes entreprises comme Electroloom.

machine electroloom textile écologique

Là encore, c'est "tout simple" : le vêtement, conçu sur ordinateur est ensuite imprimé dans un matériau biodégradable. Certains vêtements pourraient être fabriqués intégralement sur-mesure et sans coutures. Plus de problème de stock ni d'invendus, et une utilisation très rationnelle de la matière sans aucun gâchis.

Electroloom matière textile

À ce stade du développement, voici la matière fabriquée par la machine Electroloom.

Évidemment, le but n'est pas de supprimer complètement la main-d'oeuvre : les vêtements / tissus complexes à réaliser, les finitions, pièces de luxe ou produits nécessitants un savoir-faire particulier auront toujours plus d'intérêt réalisés à la main.

Une nouvelle façon de teindre nos vêtements... au CO2 !

machine teinture textile gaz carbonique

Voici la machine grâce à laquelle on peut teindre au gaz en circuit fermé.

Ne plus utiliser d'eau ni d'additifs chimiques, aller plus vite avec un impact environnemental et un coût réduit. Utopique ? Non, c'est déjà proposé par plusieurs industriels et utilisé par des marques comme Patagonia (qui travaille avec CO2 Nexus). Cette innovation combine les intérêts de l'environnement, des entreprises et du consommateur.

Jean Patagonia teinture co2

Franchement, vous auriez remarqué que ce jean Patagonia était teint au CO2 ?

Dyecoo propose un système similaire assez simple à comprendre.

  • Un rouleau de tissu est enfermé dans une machine cylindrique,
  • Du CO2 à l'état "supercritique", entre l'état liquide et l'état gazeux, est injecté dans le cylindre en traversant un réservoir de pigments, colorant intensément le tissu,
  • Pas besoin de séchage, pas de déchets nocifs et, surtout, une machine qui fonctionne en circuit fermé. Le CO2 utilisé est récupéré, filtré puis réutilisé.

Leax : le pari de produire en France des vêtements respectueux de l'environnement ET accessibles

Tshirt LEAX écologique

Si l'innovation est essentielle en matière de développement durable, la notion d'accessibilité l'est tout autant. Voilà pourquoi des entreprises comme Leax sont extrêmement intéressantes : pour 39 €, vous achetez un tee-shirt en coton labellisé Oeko-Tex fabriqué en France (intégralement, jusqu'à l'étiquette).

On est typiquement au carrefour des trois piliers fondant la notion de responsabilité et de durabilité :

  • Un impact environnemental réduit,
  • Une main d'oeuvre respectée et justement rémunérée,
  • Un investissement dans l'économie réelle avec, ici, des circuits relativement courts.

Pour aller encore plus loin, la marque créée en juin a lancé un sweat en matières recyclées (essentiellement coton) !

sweatshirt leax recyclé

 

J'espère vous avoir rendu ce sujet intéressant : il n'est pas toujours facile à traiter mais vous connaissez maintenant quelques aspects positifs d'une mode durable.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas 😉

eco vegan gal

Romain Rousseau A propos Romain Rousseau

Voir un tailleur marquer sa toile m'impressionne, regarder une brodeuse faire virevolter son aiguille me donne des frissons, admirer un cuir parfait me fait sourire. Je suis passionné par le Luxe pour ce qu'il est (rigueur, excellence, amour du beau), et plus encore j'aime partager et transmettre cette passion. [email protected]

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  • Rafik – BonneGueule

    Salut Alexandre,

    Merci pour ton retour, ravi que l’article t’ait plu ! Hélas, je n’ai pas la moindre idée quant à l’existence d’une telle appli.

  • Benoit – BonneGueule

    Très intéressant, merci !

  • Euxane – BonneGueule

    Hello Alban,

    Yes il est vraiment top, merci du partage !

  • Fabiann Bouillard

    Merci pour votre réponse (rapide, très rapide ^^).

  • Salut Fabiann,

    J’aime beaucoup l’idée, mais aujourd’hui on n’a rien trouvé de satisfaisant.

    C’est compliqué au final de s’habiller « éthique » :
    – le coton c’est une horreur écologique au niveau de la consommation d’eau
    – le cuir consomme aussi beaucoup de ressources (élevage)
    – la laine a aussi certains problèmes potentiels sur le traitement animal, et pose toujours la condition de l’élevage
    – les matières synthétiques c’est de l’hydrocarbure et hors vêtements techniques c’est désagréable et sans intérêt
    – en matériaux recyclés rien de vraiment concluant aujourd’hui (quoique VEJA propose des choses cools en baskets)

    à la fin, il reste le lin et la viscose… impossible de s’habiller avec ça

    du coup, je pense que le mieux c’est de viser du durable, acheter moins mais mieux, vu qu’aucune solution n’est idéale

    c’est le chemin que j’ai choisi pour ma propre consommation

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Romain Rousseau

    Effectivement pour le coup sur certains produits il y a encore du boulot à faire. je ne sais pas vraiment comment ils se positionnent sur le sujet, parfois il est difficile d’être au point sur tous ces aspects lorsque l’on travaille avec des sous traitants. Mais dans la mesure où Patagonia communique sur l’aspect écologique de ses produits, effectivement on peut attendre certaines améliorations de ce côté là !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Aymeri !

    Merci, la coquille n’est plus 😉

  • Dominique

    Merci pour cet article. Ci dessous un recent rapport de Greenpeace sur les traces chimiques laissées dans la nature par les vêtements techniques, notamment de ski. Où l’on apprend que même Patagonia pourrit la nature :
    http://www.greenpeace.org/international/Global/international/publications/detox/2016/Leaving-Traces.pdf

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Anthony !

    Super intéressant, merci pour le partage ! 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Hello Arnaud, alors pour te répondre, pour la plupart de nos marques préférées, la plupart fabriquent au Portugal, dans des ateliers où chacun est payé comme il faut.

    De notre côté, je t’invite à relire certains de nos articles, on montre énormément d’images d’ateliers, ce qu’aucune marque ne fait autant que nous. Par exemple, pour le pantalon Schoeller, on est carrément aller filmer sa fabrication de bout en bout 🙂

    Pour la partie écologique, on prépare quelques initiatives sympas dans ce genre qui vont arriver dans les prochains mois.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Audeline, merci pour ton commentaire !

  • Romain Rousseau

    Merci Thibaut !

    Pour compléter ce que dis Geoffrey, on entend beaucoup de gens dire qu’ils n’ont pas les moyens de mettre un certain prix dans leurs vêtements et qui n’hésitent pas même à vous dire que vous déconnez quand vous mettez 250€ dans un pull ou dans une paire de chaussures. Des gens qui roulent en Serie 1 sport design assurée pour 350€ par mois, qui se ruent sur le dernier iphone dès sa sortie et regardent la TV sur un immense écran. Je caricature (à peine) tout ça pour dire que c’est aussi une question de choix, et qu’il est « socialement » plus acceptable de claquer 500€ mensuellement dans l’entretien, l’assurance et le carburant de sa voiture plutôt que 900€ tous les trimestre (et c’est beaucoup) dans quelques belles pièces.

    Concernant les marques qui intègrent pleinement le facteur environnemental en plus d’une durabilité du produit, tu as bien sûr patagonia, Honest By qui propose 1) une transparence absolue et complète sur absolument tous les aspects du vêtement et 2)une gamme de vêtement recyclé ou recyclable, Leax bien entendu qui propose une alternative accessible à la mass/fast fashion, et à côté il y a des multi marque comme Eco sapiens (sur lequel tu trouveras par exemple du naked and famous) ou Origreen. Les sites sont pas toujours très bien faits, les produits pas toujours bien mis en valeur, mais ça donne de bonnes pistes pour commencer à se familiariser avec la mode responsable et pour acheter ses premiers vêtements éco-conçus !

  • Hello Ewen, cela dépend vraiment des tanneries et des gammes de qualité. Je ne pense pas qu’on puisse raisonner en termes de pays quand on parle de textile, car on trouve le pire et le meilleure partout dans le monde, parfois à 100m de distance. France comprise.

    https://www.bonnegueule.fr/la-vraie-verite-des-vetements-made-in-france-celle-de-ceux-qui-les-font/

    https://www.bonnegueule.fr/la-verite-sur-le-made-in-china-avec-ming-yin-de-three-animals/

  • Hello Thibaut,

    Je ne pense pas que cela coûte vraiment plus cher de bien s’habiller. Des vêtements de qualité, ce sont des vêtements qu’on renouvelle moins souvent, donc ce sont de facto des vêtements meilleurs au regard de l’environnement.

    Au-delà, des gens sous payés, malheureux dans leur travail, ne sont pas des collaborateurs propices à l’entretien et au développement de savoir-faire textiles de qualité. Un savoir-faire, c’est également un respect de l’humain.

    La plupart des marques que l’on traite ici remplissent ces critères de manière acceptable, j’aurai tendance à les recommander presque toutes, vu que c’est ce qu’on fait déjà 🙂

  • Romain Rousseau

    Bonjour tout d’abord.

    – Il se trouve que la fourrure est tout de même ultra minoritaire (voire insignifiante) dans l’offre de vêtements masculins, en tout cas ceux dont nous parlons habituellement.
    – Evitons les amalgames sur les industriels : tous ne sont pas tels que vous les décrivez. D’ailleurs, si vous nous lisez, vous verrez que nous évoquons très souvent des filatures ou des maisons très soucieuses d’une production hautement qualitative, ceci incluant le bien être animal. Les moutons sont entassés et souffrent pour faire des pulls H&M ou zara, mais si vous regardez par exemple les élevages de la maison Loro Piana (qui vend à plein d’autres marques) vous verrez que la réalité est tout autre.
    – Les cuirs ne proviennent pas tous d’élevages intensifs, en tout cas pas ceux dont nous parlons. J’explique pourtant clairement le lien entre bien être de l’animal et qualité de la peau.

    Si je puis me permettre, il serait bon de vous renseigner si vous voulez vraiment servir votre cause, afin d’apporter des arguments étayés et tangibles. C’est par ce genre d’approximations, d’accusations et d’amalgames que l’on désintéresse et repousse nombre de consommateurs.

  • Romain Rousseau

    Bonjour Alfed et merci pour ton commentaire.

    Guillaume a déjà apporté l’essentiel des réponses à ton commentaire, mais je dirai juste que si effectivement acheter responsable est difficile, ce n’est surtout pas impossible.
    Ensuite, il ne faudrait pas négliger l’impact du consommateur sur l’offre développée par les marques : en peu de temps par exemple, des medias comme BonneGueule ont commencé à plébisciter le selvedge pour ses qualités diverses. Les lecteurs et consommateurs ont suivi, et en peu de temps on a vu apparaitre une toile confidentielle dans les rayons de uniqlo ou Zara.
    Enfin, j’évoque dans l’article des marques comme Biocouture ou Electroloom qui développent des solutions alternatives et surtout… bien moins chères à terme. De quoi encore une fois bousculer l’offre des marques vers une industrie beaucoup plus respectueuse des hommes et de l’environnement.

    Plus globalement, il faut « accepter » le fait que certaines convictions concernant l’écologie par exemple peuvent t’isoler et être décourageantes. Tout le monde ne comprend pas la démarche (le bio, tout ça, c’est que des conneries). On peut aussi avoir l’impression que les efforts que l’on fait et qui « profitent » à tous (l’air est le même pour tous) sont vains, et que ça ne se verra pas. Et c’est vrai, ça ne se voit pas, cependant je pense qu’il y a un cap à passer quand on veut entrer dans cette démarche « vertueuse ». Il faut passer outre le voisin qui achète un 4X4 pour faire de la ville quand toi tu te force à privilégier le vélo, et penser à tous les autres cyclistes qui font l’effort. Et bien sûr, ne pas oublier ce qu’il y a à venir à travers l’innovation et la banalisation des modes de production éco responsables. En gros, et parce qu’il le faut : ne pas se voiler la face mais croire en certaines valeurs, et rester optimiste parce que de belles choses se profilent.

  • Romain Rousseau

    Eh bien merci à toi Guillaume !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Guillaume !

    Merci pour ton (autre) commentaire 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Guillaume !

    Bonne contribution, il y a effectivement beaucoup de nuance à apporter au sujet 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Si tu cherches un peu sur le blog, on a quasiment abordé toutes les matières que tu cites 🙂 Je crois qu’il y a que la soie qui n’a pas eu droit à des explications poussées.

  • Romain Rousseau

    Merci Vincent !

  • Romain Rousseau
  • Vincent

    Merci pour cet article ! A partager.

  • Abdelhamid Niati

    Hello Nicolo. C’est un plaisir. Je ne peux que t’encourager dans l’utilisation des ces lessives.

  • Romain Rousseau

    Le jugement des amis (mêmes proches) quant à la façon dont tu fais tes achats de vêtements est absolument inévitable. Ce que je leur dis, qui parfois a un réel impact sur eux, c’est de se demander s’ils auraient la même réaction si tu choisissais de mettre cher (en tout cas plus chers qu’eux) dans une voiture. L’achat d’une voiture ou de produits high tech chers (le prix d’un iphone 6 svp ?) est socialement beaucoup plus toléré que lorsqu’il s’agit de vêtements. C’est un fait, et il ne faut pas hésiter à rappeler certains qu’avec ce qu’ils ont englouti en forfaits mégadébitdelamort, téléphone et tablettes dernier cris etc, il y a largement de quoi se payer les vêtements incriminés…Et que donc, finalement, tout n’est qu’une question de choix dans sa façon de dépenser !

  • Romain Rousseau

    Merci Romain.
    C’est effectivement compliqué, et je pense qu’on est un peu obligés de « pondérer » certains critères sans pour autant les renier complètement, en essayant de les équilibrer sur l’ensemble de tes achats. Mais de mon côté j’y travaille, donc à voir s’il y aura de quoi refaire un billet sur le sujet !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Simon !

    Merci beaucoup pour ton retour 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Romain !

    On prend ta remarque en compte ! Ceci dit ça ne serait pas une tâche aisée justement parce que regrouper bon goût, qualité, et éco responsabilité, c’est encore une démarche rare ou peu commune 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Abdelhamid !

    Merci pour ton commentaire, pertinent comme d’habitude ! 😉

    D’ailleurs ton témoignage sur l’état de ton linge me pousse à me tourner aussi vers la lessive bio, mine de rien.

  • clément

    Hummm… 😩 effectivement, voilà un sujet bien complexe. En fait plus on essaie de démêler le problème, plus il se complique. J’ai l’impression qu’une consommation 100% éco est un véritable défi, pour ne revenir que sur la question du Cuir, ne pas « consommer » de cuir pour des raisons de végétarisme ou veganisme me parait un brin réducteur. Même si je comprends tout a fais l’objectif, en réalité c’est plus complexe. Un vegan va devoir substituer beaucoup d’éléments et d’oligo-élément qu’il ne pourra plus trouver dans l’alimentation « omnivore ». Il va donc se tourner vers des protéines végétales du type soja (pour ne prendre que l’exemple du soja). Hors ce dernier demande d’importantes ressources et surtout des terres pour sa production, sans parler de la déforestation, assèchement des terres, etc… Ayant pour effet de chasser plusieurs populations encore indigène (Brésil par exemple), et autres espèces animales tout simplement menacer d’extinction…
    Bref, je me fais un peu l’avocat du diable car j’ai moi-même conscience de l’importance de réduire la consommation de viande, mais au lieu de me radicaliser sur un type de consommation j’essaie juste de consommer moins pour consommer mieux sur un peu de tous les domaines (nourriture, textile, transport, loisirs,…).

  • Romain Rousseau

    Bonjour Théo,

    Je suis bien d’accord avec toi concernant les aspects du cuir que tu évoques, et c’est bien pour cela que j’ai mis côte à côte un cuir h&m et un cuir de luxe. L’idée c’est de dire qu’acheter une peau proche du sac poubelles n’a aucun intérêt, et qu’en plus entre l’élevage et le tannage pour en arriver à ce résultat plus que médiocre, il a dû effectivement se passer quelques abominations.
    Maintenant tout est question de mesure. Il n’y a pas d’apologie du cuir de mon côté, simplement un constat : si on achète une fois tous les 10 ans une veste et quelques paires de chaussures le tout en beau cuir origine France ou Italie, on s’assure d’acquérir un produit à garder longtemps dont les méthodes de fabrication demeurent -à priori- tout à fait décentes.
    Mais c’est un plaisir de voir qu’il y a des lecteurs vraiment avertis sur le sujet et qui n’hésitent pas à faire part de leur point de vue !

  • Salut Théo,

    Merci pour ton message, j’ai ajouté quelques lignes complémentaires dans l’article pour incorporer une partie de tes apports.

    Pour te donner un peu d’info sur ma position vis a vis de l’emploi de laines, la consommation de viandes, etc, je suis personnellement à l’aise avec l’élevage des animaux pour leur viande ou leur laine quand c’est fait de la bonne manière.

    Dans des conditions qui respectent le vivant, c’est pour moi tout aussi acceptable d’élever un mouton pour sa viande et sa laine que de voir un lion manger une gazelle. La chasse ne m’émeut pas non plus quand elle est raisonnée. Mais je conçois qu’on voit tous le sujet d’une manière différente.

    Je réduis tout de même ma consommation de viandes rouges au fil des années, surtout par goûts et par convictions nutritionnelles, pas particulièrement par empathie.

    Bonne soirée, bonnes fêtes et à bientôt,
    Geoffrey

  • Romain Rousseau

    Oulà le jour où une fille me sort ça, elle me donne un sacré motif de rupture !
    Blague à part, merci pour ton retour. Leax est une marque qui se lance mais leur style me semble bien reconnaissable et vraiment bien !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Khante !
    Merci pour ton commentaire 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Dimitri !

    Merci 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Xavier !

    Merci pour tes contributions 🙂

  • Romain Rousseau

    Bonjour Xavier, et merci !
    Effectivement je sais que certaines marques travaillent à créer un cuir synthétique ET d’origine végétale, car finalement un cuir synthétique est souvent un dérivé de l’industrie pétro chimique.

  • Romain Rousseau

    Bonjour Dimitri.
    Effectivement, l’article évoque des concepts de base qu’il faut approfondir par la suite : j’y travaille en tout cas !

  • Romain Rousseau

    Merci beaucoup pour ce retours bien sympathique !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jonathan !

    C’est exactement ça ! Il fut un temps où tout le monde n’avait quelques vêtements, mais qui duraient des années ! Avec le temps on s’est mis à considérer le « jettable » comme le standard et la qualité qui était, autrefois « normale », comme un luxe (et pour certains, un luxe vain.)

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Richard !

    Merci pour ton commentaire. Effectivement, l’idée de durée dans le temps et d’investissement à long terme n’est pas souvent présente dans la mode féminine et c’est dommage (notamment parce que l’idée de tendance est très forte.)

  • effectivement je ne suis pas non plus d’accord avec la logique de ton ancienne copine, c’est ce qui fait qu’on en est là aujourd’hui

  • hélas la matière vieillit assez mal de ce qu’on en a vu, et selon mon point de vue, le cuir de qualité ne souffre pas de défauts éthiques (cf article).

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Ianfi !

    Merci à toi 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Robin !

    Merci pour ton commentaire et tes infos complémentaires.
    Je ne sais pas si parler de « vintage » est forcément pertinent vu que les tendances vintage s’épuisent et se ravivent avec le temps, elles aussi. Ceci dit on te rejoint entièrement sur l’idée d’acheter des vêtements « intemporels », tant dans leur design que par leur durée de vie.

  • Romain Rousseau

    Alors non mais ce n’est pas faute de l’avoir cherché 😉 Merci Pierre !

  • Romain Rousseau

    Merci beaucoup Imer !

  • Romain Rousseau

    Merci Jérémy ! Suzy Menkes est assez exceptionnelle, et je te conseille de lire notamment ses critiques pour le Herald Tribune, plus pointues à mon sens que celles qu’elle fait pour vogue. En plus, pour avoir eu la chance d’échanger quelques mots avec elles (tant bien que mal, j’ai quand même été totalement tétanisé), c’est une personne qui semble profondément accessible, ce qui est assez rare pour être souligné.

  • Pierre Alanski

    Très bel article, en plein accord avec votre crédo 😉
    Juste une question : quel est le numéro de la fille de la photo à la fin ? 😉

  • imer

    Un article synthétique, sur un sujet très vaste et dont on ne parle pas assez (une première pour Bonnegueule d’ailleurs me semble-t-il). Tous les points traités confortent mes convictions. Je n’ai qu’un mot à dire : bravo !

  • Foucault Jérémy

    Très bon article, qui pousse les gens à ne pas être des « con-sommateur ». Et merci pour la découverte de Suzy Menkes