Test : Woolrich (parka Arctic), concentré de robustesse et d’efficacité

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C’est l’hiver.

Tandis que les arbres sommeillent, les parkas reparaissent aux quatre coins des rues. Étant donné le niveau d’investissement qu'un tel vêtement représente, j'ai préféré attendre de jeter mon dévolu sur l'une d'elles en connaissance de cause, sans précipitation.

Quelques mois après m’être enfin décidé, il est temps de vous présenter en détail le modèle Arctic de chez Woolrich (commercialisé 768 € en France). Avant le test complet de cette parka pour hommes très chaude, intéressons-nous à l'histoire de cette marque américaine prestigieuse.

L’histoire de la marque Woolrich

L’histoire commence en 1830, lorsqu’un Anglais du nom de John Rich, immigré aux États-Unis, construit sa première filature de laine à Plum Run, en Pensylvanie.

Usine woolrich

Photo de la filature Rich prise sur Google Map en 1887.

La situation de la filature est idéale, John Rich est au cœur des exploitations agricoles qui lui permettent de parcourir les fermes à la recherche de la meilleure laine.

Histoire marque woolrich

Par la suite, l’entreprise de John Rich (à gauche) va diversifier son activité dans la création de vêtements à partir des étoffes de laine provenant de la filature.

Woolrich se spécialise rapidement dans les vêtements d'extérieur, notamment dans les tenues de chasse, activité mondaine par excellence au XIXème siècle.

veste chasse woolrich

La légende veut que Woolrich fut la première manufacture à équiper les pantalons masculins de fermetures éclair. Il est difficile de savoir si c'est bien la réalité, tant les rumeurs de ce genre sont nombreuses au sein de l’industrie textile.

Néanmoins, si l’entreprise a réussi à traverser 180 ans d’histoire contemporaine, c’est certainement au prix d’un constant effort d’adaptation de la production au mode de vie occidental, et de la stratégie d’innovation qui en découle.

C’est en raison de ce succès industriel que le gouvernement américain a signé un contrat avec l’entreprise. Celle-ci est missionnée pour imaginer, conceptualiser et produire l’équipement de l’expédition américaine vers l’Antarctique menée par l’Amiral Byrd dans les années 30.

Expédition arctique byrd first

Photo de l'expédition en Arctique dite "Byrd First".

Au terme de ces années de R&D dans le domaine de l’équipement pour conditions extrêmes, Woolrich allie définitivement la maîtrise des matériaux de synthèse à l’expérience des filières traditionnelles de matières naturelles.

woolrich usine siège

Test de la parka Arctic par Woolrich

Si je devais traverser la forêt boréale canadienne à poil, en plein hiver, mais avec un seul vêtement, lequel choisirais-je ?

C’est la question à 800 balles que je me suis posée pour choisir LE manteau d'hiver ultime. Plus qu’une pièce forte, la parka est pour moi le vêtement qui se situe à mi-chemin entre la doudoune et la combinaison spatiale.

Dans ces conditions, il m’était impossible de choisir un modèle dans le style des parkas urbaines courtes qui fourmillent à Paris. Il me fallait quelque chose de suffisamment long pour couvrir les fesses et une partie des jambes. Un truc fat, en somme.

woolrich explorateur parka

Une parka à la hauteur de son investissement

Cela faisait un certain temps que j'entendais les professionnels du secteur de la mode masculine vanter les mérites des parkas Woolrich, une marque dont la renommée n'est apparemment plus à faire.

De quoi attirer mon attention puis me décider à passer à l'action pour choisir l'un des nombreux modèles de parka proposés par la marque.

Entre les différentes matières techniques, dont des 100 % laines italiennes traitées aux nanomatériaux (comme le modèle Woolrich en laine Loro Piana à 1500 euros), j'ai souhaité partir sur un modèle intermédiaire afin de positionner mon choix au milieu du catalogue de la marque.

Le modèle Woolrich Arctic Dark navy à 769 euros m'a semblé présenter le meilleur compromis.

parka Arctic Woolrich homme

Ça, c'est moi en 2015, en expédition polaire sur la place de la République.

Une parka masculine taillée pour l'hiver

Au niveau de la couleur, j'ai choisi un gris-bleu pour plusieurs raisons :

  • Il permet de composer facilement des tenues dans des couleurs masculines.
  • Il met bien en valeur les boutons en corne, la fourrure et mes cheveux.

Pour ce qui concerne la matière, j'ai pris soin de choisir un mélange fibres naturelles / fibres synthétiques (60% coton / 40% polyamide) qui présente la particularité d'être totalement imperméable, ce qui est très appréciable pour un manteau d'hiver.

Pour être précis, il s'agit d'un mélange Teflon® hydrophobe et oléophobe étudié pour sécher vite. La vidéo suivante illustre ses caractéristiques :

En pratique, j'ai constaté que l'effet obtenu est conforme à la théorie :

parka woolrich dépterlante

J'avoue, je n'ai pas eu l'audace de faire le même test avec de l'huile. #petitjoueur

Un design sobre mais un vêtement haut de gamme

Si le montage du manteau n'est pas spécialement sophistiqué, il respire en tout cas la robustesse.

On sent que les designers sont allés à l'essentiel en choisissant des matériaux d'excellente qualité, sans pour autant chercher à mettre des poches, des fermetures et des écussons partout.

capuche parka Arctic Woolrich

Vue de l'un des rares détails purement esthétique sur le manteau, l'angle droit formé par la ligne de surpiqûre qui rejoint le pli de manche.

Duvet de canard, fourrure de coyote authentique et revêtement imperméable, seuls les matériaux se sont vraisemblablement améliorés par rapport à la version originale.

Pour le reste, on retrouve effectivement le modèle de 1972, jusque dans la coupe et l'esthétique.

Coupe parka Arctic homme Woolrich

Je porte un pantalon en gabardine de coton réalisé moi-même, des bottes A.P.C. et un bonnet MelindaGloss.

Sans surprise, ce manteau est l'un des plus chauds que j'aie jamais porté.

Complètement fermé, il faut que les températures soient très basses pour ne pas crever de chaud. L'occasion de tester une fois de plus l'excellente propriété isolante du duvet de canard.

Test parka Arctic Woolrich homme

Lorsque les températures ne sont pas extrêmes, comme lors de cet après-midi hivernal à Paris, un simple boutonnage et une écharpe suffisent (modèle Burberry).

Une parka homme pratique et fonctionnelle

En observant le manteau dans ses moindres détails, on reconnaît le pragmatisme américain.

Woolrich est allé à l'essentiel, pour que l'utilisateur ait une véritable combinaison contre le froid.

Finitions parka Arctic woolrich homme

J'apprécie particulièrement le revêtement en polaire qui tapisse l'intérieur des poches poitrine...

Finitions parka Arctic woolrich homme

... ainsi que le poignet en bord côte pur laine caché dans la manche, qui permet de maintenir l'air chaud dans le manteau.

À l'intérieur, plutôt que des poches "portefeuilles" classiques qui viendraient percer le duvet, les concepteurs ont conçu deux poches à scratch présentant le double avantage d'être très larges, et de se trouver tout en bas du vêtement pour que la silhouette reste fine.

poche parka arctic Woolrich homme

Moi qui paume toujours mes gants, bonnets et écharpes, je saurai où les ranger. Note : penser à écrire mon nom au stylo bille sur les pointillés prévus à cet effet.

Le seul défaut que je trouve à cette parka concerne le sens de montage de la fermeture éclair qui est inversé par rapport à mes autres manteaux.

C'est ainsi la main gauche qui dirige le tube mobile pour le faire entrer dans la navette qui se trouve main droite, comme vous pouvez le constater sur la photo suivante.

Zip parka homme arctic woolrich

Ca paraît con comme ça, mais c'est presque aussi bizarre que de conduire en Angleterre.

Autrement, il est possible d'enlever la fourrure qui est fixée à la capuche par un double système de zip et de boutons pression.

fourrure parka woolrich

C'est une fonction importante, soit qu'on souhaite emmener le vêtement au pressing, soit qu'on se rende à un meeting écolo anti-fourrure.

Utilité de la fourrure véritable

Il s’avère que la fourrure possède un intérêt thermique évident comparé à un équivalent synthétique. J’ai constaté que la présence de ce fourrage d’origine animale casse le flux de vent froid incident, et immobilise l’air autour du cou et du pourtour extérieur du visage.

propriété fourrure woolrich vent

J’ai fait le test de mettre la capuche avant de rouler à vélo, par mauvais temps (+ 4°C, vent et pluie), et, contrairement à mes autres manteaux à capuche, j’ai constaté que le vent et la pluie ne s’engouffraient pas, même si les cordons de la capuche n'étaient pas serrés.

capuche parka Arctic Woolrich

Désolé, mais Maxime n'a pas souhaité me suivre en courant avec son bel appareil photo pendant que je faisais du vélo sous une pluie battante.

On notera également la présence d'un cordon de serrage interne qui permet de cintrer la parka et d'augmenter ainsi votre protection face au froid, en empêchant l'air de s'engouffrer par le dessous quand vous marchez.

Test de la parka Arctic après deux hivers (Geoffrey)

Étant, moi aussi, l'heureux détenteur d'une parka Arctic, je partage totalement l'avis de Romain : c'est un super produit. Un investissement certain, mais qui vaut son prix.

Un produit très pratique également, soigné dans les moindres détails de cordons de serrages ou de sangles pour bien protéger le cou.

parka woolrich duvet

Je suis heureux dans ma parka (bonnet Howlin by Morrison, gants sans marque commandés sur un site péruvien, sweatshirt Commune de Paris, jean Gustin, et bottines Heschung).

Je complèterai simplement en disant qu'après deux saisons, la parka est toujours dans un bon état.

parka woolrich arctic gris

Tellement heureux que je fais le mime. On ne se refuse rien.

Côté points négatifs : la déperlance a largement décru, ce qui est tout de même assez normal étant donné mes usages intensifs. Mais la parka reste utilisable sous des petites averses : le duvet ne se mouille pas trop.

Deux boutons sont tombés aussi, mais sur deux ans c'est ok, d'autant qu'une fois j'avais un peu forcé la fermeture.

Production de la fourrure véritable

Si l'avantage thermique de la fourrure véritable sur la fourrure synthétique est sans appel, il faut se rappeler qu'elle est issue de la chasse d’animaux sauvages, et que la question du traitement de ces êtres vivants dotés de sensibilité est importante.

Woolrich affirme respecter un tas de chartes internationales sur la protection des animaux, notamment le règlement européen 3254/1991 qui interdit les pièges à mâchoires, et plus largement tout le droit européen qui n'autorise que les méthodes de chasse considérées "sans cruauté" visant des espèces qui ne sont pas en voie d'extinction.

En l’occurence, Woolrich affirme que 100% de son approvisionnement en fourrure de coyote provient de trappeurs et de chasseurs canadiens certifiés au sens de l’AIHTS (Agreement on International Human Trapping Standards), une norme destinée à épouser le droit européen au sujet de la réglementation des fourrures.

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Le coyote est considéré au Canada comme une espèce nuisible à l’élevage du bétail et aux animaux domestiques. Il doit, à ce titre, faire l’objet d’une régulation étant donnée la prolifération naturelle de l’espèce dans l’environnement canadien. Exactement comme les sangliers en France.

Animal nuisible dont la population doit être régulée, méthode de chasse sans cruauté, respect des normes européennes ; tout cela ne doit pas empêcher de considérer l’usage de la fourrure d'animal sauvage comme exceptionnel.

J'estime par conséquent que cet achat doit s’inscrire dans une démarche de consommation raisonnable, et je me refuserais d'avoir plusieurs vêtements à fourrure de ce type.

Mon avis sur la parka Arctic Woolrich (769 €)

Si j’ai la chance de réaliser mon rêve de participer, un jour, à une expédition dans le Pôle sud, ce sera clairement avec le modèle Arctic proposé par Woolrich.

Les matières nobles et le design fonctionnel de cette parka en font un vêtement robuste résolument technique.

avis parka woolrich homme

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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Thibault !

    Probablement un M mais c’est difficile à estimer à partir de ce genre d’infos malheureusement.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Sou !

    Normalement ce sont des permanents, les parkas de ce genre de marques, donc il y a pas de raison de vraiment solder.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Julien !

    Pour les questions de taille il faut que tu demandes aux services clients des marques / shop qui les vendent, difficile pour nous de te répondre 🙂

    Woolrich c’est quand même un petit peu mieux sur la durée de ce que j’en sais, et niveau style c’est moins vu et revu que CG 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Si les températures passent régulièrement sous les -5° ça se défend tout à fait pour le coup !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Yo !

    On ne le « conseille pas » pour celle-ci non plus, à moins d’être dehors toute la journée ce n’est pas nécessaire vu les températures des hivers parisiens !

    Mais tu comprends bien qu’on allait pas prendre un ticket d’avion pour l’Islande juste pour faire le test haha :p

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello A.C. !

    Oulah, pour un budget comme ça vu les températures je ne sais pas trop si tu trouveras quelque chose d’adapté hors des chaînes sportswear type Decathlon, le vieux campeur…

    Les vêtements à haute technicité ET beaux ça coûte très cher. :/

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Vincent !

    C’est vers leur SAV que tu dois te tourner pour ces questions là. Cependant je suis à peu près sûr qu’il te faudrait un XS 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton retour Raphaël ! 🙂

    Si j’étais toi j’irais effectivement faire recoudre le bouton dès maintenant. Ca prend 10 minutes à peine, et tu auras l’esprit tranquille après.

  • Alain

    Très bon article. Bravo

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Vinc !

    A mon avis ta meilleure chance est de contacter la marque et leur SAV si tu as besoin d’en changer 🙂

  • Ça dépend vraiment des moments de l’hiver, mais moi je suis super content de la posséder cette parka, je m’en sers vraiment beaucoup. Pour des designs plus élaborés : Nobis est vraiment pas mal. Denham aussi.

  • Damien

    Hello,

    En quelques mots (on va pas y pas y passer la semaine…): toute la question est de savoir où on place la limite entre ce qu’on estime acceptable et que qui va trop loin. Un rapide coup d’oeil sur le net te donnera une bonne idée de la façon dont la Chine produit de la fourrure… Aller dire après ça que ces renards ont « bien vécu » relèverait d’une mauvaise foi assez singulière…

    Si on suit ton « raisonnement », soit on n’accepte rien (et effectivement, il faut renoncer à vivre), soit on accepte tout… dont pourquoi pas une belle veste en peau de bébé, tant qu’à faire?

    Ce type de postionement extrémiste n’a jamais fait avancer aucun débat. Tout est une question d’équilibre…

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Louis !

    Merci pour ton commentaire 🙂
    Effectivement, l’hiver parisien est moins rude ces dernières années (au détriment de notre planète, malheureusement.)
    Ceci dit tu serais surpris, il y a quand même pas mal de lecteurs qui nous demandent des conseils pour des parkas de grand froid, que ce soit pour voyager, où parce qu’ils ont besoin de quelque chose pour rester au chaud dehors pendant des journées entières !

  • Moi c’est une L. Je pense que M aurait convenu également, mais je recherchais un vêtement pour conditions extrêmes (avec la totale en dessous) plutôt qu’une parka urbaine plus effilée et élégante.

  • je pense qu’il y a du vrai dans ce que vous dites tous les deux 🙂
    La vérité est sans doute à mi-chemin, car sans s’auto-flageller, chacun peut prendre de bonnes actions.

  • Merci Charlie pour ton commentaire.
    Je crois que je porte la parka en S, je dirai que ça taille peut-être grand d’une demi-taille, mais à l’échelle d’une grosse pièce enveloppante comme ça, ce n’est pas problématique.

  • Charlie

    Bonjour à tous !

    Très bon article Romain. D’ailleurs en passant je trouve les commentaires de certains très excessifs. On parle ici de fourrure de coyote, qui, comme il est indiqué dans l’article, est une espèce dont la population doit être régulée. D’autant plus que la marque respecte toutes les chartes internationales.

    Je comprends et je respecte les convictions de chacun mais pas besoin d’être aussi agressif, hein Lapierre ? Réduire BG à un blog tenu par des « sous-consommateurs » qui se moquent des problématiques environnementales et sociales démontre ton ignorance et ta mauvaise foi.

    Bref je me perds, je voulais des renseignements sur le sizing de la marque. Etant une marque américaine, faut-il prendre une taille en dessous de sa taille habituelle?

    Merci!

  • stylistiquement ça peut être sympa en effet pour certaines pièces

  • un peu des deux : je travaille à distance tout en décompressant un peu chez des amis 🙂 C’est plein d’effets positifs, et ça me force aussi à moins mettre mon nez partout dans le travail des équipes ahahah (surtout qu’ils assurent tous !). J’ai croisé Maxime de Modissimo également, j’en profite pour rencontrer les entrepreneurs sympas du coin !

  • David

    haha pas grave ;
    Top pour SIngap ! Business ou voir des amis ?

  • je crois que je fais du S, mais je suis pas très sûr, et je suis à Singapour pour quelques jours (donc pas de parka en vue ^^)

  • David

    Quelle taille pour Geoff et Romain ?

  • Salut Damien,

    Merci pour ton commentaires et tes liens, je ne connaissais pas ça (d’ailleurs je ne pensais pas que la loi autorisait de réutiliser les animaux accidentés).

    Petit conseil sur les marques de ce type qui se développent en chaîne partout en France, n’achète pas prix plein car elles margent vraiment beaucoup (x7 / x8) et comptent sur les soldes pour réaliser leur chiffre d’affaire. -30% c’est simplement un retour partiel à leur prix normal.

    Bonne journée,
    Geoffrey

  • oui en effet 🙂

  • J’ai souhaité aborder le très délicat sujet de la fourrure parce que c’est une réflexion que j’ai eue en faisant l’acquisition de ma parka, et que je crois plus que tout à la nécessité du débat contradictoire, chez Bonnegueule comme ailleurs.

    A ce titre, je te remercie d’avoir contribué à défendre tes convictions. Ton initiative contribue au développement de l’esprit critique du lecteur, clé de voûte d’une réflexion éclairée.

  • Hello Arnaud,

    Merci pour ton commentaire. Je comprends que la cause animale te tienne très à coeur, mais comme pour le cuir, ce n’est pas le secteur textile qui motive l’élevage, mais bien la consommation de viande (ce qui ramène le débat à celui du régime alimentaire).

    Quant à la régulation des espèces, elle se fait quoi qu’il arrive (sauf qu’ici elle se fait sans pièces à machoires ou empoisonnements), comme en Australie avec les populations de dingos.

    Cela dit, je conçois que le sujet soit compliqué, sujet à subjectivité et puisse susciter de nombreux points de vue. On essaye aussi de les prendre en compte dans l’article.

    Et on peut aussi se demander si parfois, la meilleure manière de faire passer un message n’est pas la manière douce et progressive plutôt qu’une interdiction en bloc accompagnée de jugement moral et de petites invectives.

    Bonne journée et peut-être à bientôt quand même,
    Geoffrey

    PS. Au-delà, nous réduire à un article est peut-être un peu réducteur quand nous sommes les premiers à pousser des logiques de qualité plutôt que de quantité, de savoir-faire, de responsabilité sociale et environnementale… cf nos articles sur le made in china / made in France, sur l’écosystème de la mode, sur le prêt à porter, etc.

    https://www.bonnegueule.fr/la-vraie-verite-des-vetements-made-in-france-celle-de-ceux-qui-les-font/

    https://www.bonnegueule.fr/la-verite-sur-le-made-in-china-avec-ming-yin-de-three-animals/

    https://www.bonnegueule.fr/comment-fonctionne-le-circuit-de-pret-a-porter-12/

    https://www.bonnegueule.fr/comment-fonctionne-le-circuit-de-pret-a-porter-22/

  • Hello,

    Merci pour ta réponse.

    On s’inspire de plein de choses, mais on ne suit pas forcément tout à la lettre. Nous ne sommes pas non plus des militants sur un sujet en particulier (cf nos articles critiques sur le made in France).

    Le parallèle entre ces sujets est qu’ils sont par nature subjectifs, comme tu le dis à juste titre, et relèvent des valeurs de chacun. Personnellement ça ne me choque pas qu’on régule les coyotes, au même titre qu’on régule les dingos en Australie, ou bien d’autres animaux des forêts ou des villes. On ne les attrape pas non plus dans ce cas avec les pièges à machoires qu’on voit souvent dans les reportages des ONGs.

    Au final ça ne me choque donc pas, même si je tolère tout à fait des avis opposés. Comme d’habitude notre rôle est de présenter des choses, lancer des pistes, et à chacun de se faire une opinion en opérant un tri.

    A très bientôt,
    Geoffrey

  • je la porte pourtant 4 bons mois dans l’année 🙂

  • oui, pour les mêmes raisons qu’on régule les populations de sangliers ou de dingos en Australie

  • Hello Jérôme,

    Je suis pas d’accord, dès 5 degrés c’est parfait, et très respirant (pour mettre la mienne hyper souvant !). Sans parler du confort en deux roues…

    Bonne journée,
    Geoffrey

  • Lukas de Vipart

    L’article dit clairement que la fourrure des parka woolrich provient d’une chasse approuvée aux normes européennes. Je rappel que dans ces normes les pièges à machoirs, les colliers à étranglement etc sont interdits, les pièges utilisés si le chasseur est responsable et que la chasse est régulée comme il faut, sont fait pour empecher l’animal de se mutiler lui même tout en l’empechant de bouger. Ce n’est pas le cas de tous les trappeurs puisque les règles en vigueur ici ne sont pas les mêmes qu’en France mais si le chasseur obtient le label européen c’est qu’il a respecté les règles suscitées.
    D’un autre côté je suis a 100% pour la chasse puisque je suis moi-même chasseur (mais la chasse responsable bien entendue) donc tu peux dire que je n’ai aucune objectivité.

  • Jerome WANG

    Pour moi à moins de faire des boulots comme videur de boite de nuit ou travailler sur les gros chantiers, c’est clairement trop chaud pour Paris.

    Dans le très chaud au besoin je me tournerais plutot vers les parka type yves salomon avec la doublure fourrure amovible.
    http://www.yves-salomon.fr/?table=detail&collection=26&page=0&left=4

    Les avantages sont d’avoir une silhouette plus fluide, aussi la fourrure est beaucoup moins sensible à la compression.
    Exemple : tu portes un sac à dos (pourquoi pas), les plumes vont se compresser au niveau des lanières et du dos et le froid passera plus facilement. Alors qu’avec de la fourrure, il n’y aura pas cet effet.

  • JulienB

    très belle parka qu’il me semble avoir vu chez FrenchTrotters.
    question : est-ce pertinent à Paris d’avoir une telle parka qui est faite pour des endroits vraiment froids ?
    portez-vous cette parka avec juste une chemise dessous ou avec un bon gros pull ?

  • merci Abdel, la bise depuis Singapour

  • Abdelhamid Niati

    Hello la team. Une belle parka que voilà. des finitions au top pour une pièce de ce genre. j’apprécie les coutures sur l’épaule que l’on ne voit pas sur ce genre de pièce ainsi que le cordon de serrage, discret. Une très belle pièce qui prouve qu’une pièce comme la parka n’est pas figé dans sa construction et son style. Merci pour cet excellent article.

  • C’est juste, j’étais de passage à Toulouse pour les raisons indiquées par Geoffrey

  • Kintarokun

    C’est une question de point de vue. Pour ma part cela me pose un problème que nous « régulions » une population déréglée par nous-mêmes, surtout avec de telles méthodes de chasse.

  • Hello Stéphane, non c’étaient Elie, Benoît et Maxime !

  • Les coyottes (en tout cas ceux dont on parle ici) sont en quelque sorte un sous-produit de la régulation forestière. On en tue chaque année un % car il faut le faire pour réguler leur population qui s’accroit trop vu que les coyottes sont des animaux opportunistes qui profitent de l’espèce humaine (activités de bétail, poubelles) pour se multiplier à outrance. On les régule donc, tout comme on régule les sangliers. Sauf qu’un sanglier ça se mange mais qu’on ne fait pas de fourrure avec. Et que pour le coyotte c’est l’inverse.

  • Kintarokun

    La fin de l’article me fait doucement rire… jaune.
    Pourriez-vous m’expliquer en quoi un animal peut être nuisible ?
    Mais heureusement que votre conseil plein de noblesse sur l’usage modéré à faire de la fourrure vient relativiser mon jugement sur la bêtise de vos propos.

    Pour info…
    http://animalter.com/le-blog/fourrure/126-arrete-tes-conneries-et-repose-cette-canada-goose

  • Stephane

    Article intéressant Romain, et très bonnes vidéos (que je viens de découvrir).
    Je pense t’avoir vu au showroom sur Toulouse ce samedi non ?