Dossier : Workwear nippon et jeans selvedge, un petit voyage au Japon

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Note de Benoit : j'ai demandé à Milone du forum BG (son site, son tumblr, son flickr), spécialiste du workwear, de nous écrire une série d'articles sur le workwear japonais, européen, et nord américain. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a pris cette tâche très à cœur et m'a envoyé un article passionnant sur le workwear japonais. N'hésitez pas à le remercier d'une telle contribution dans les commentaires ! Il m'a donné juste une condition pour publier l'article : le publier tel quel.

Ces derniers temps on parle de plus en plus souvent de « workwear ». D'ailleurs un peu à tord et à travers, souvent sans trop savoir ce que c'est hormis que l'on doit porter de grosses chemises à flanelle et avoir « la gueule de l'emploi », en gros avoir un tête de taulard.Alors je vais m'employer à essayer de vous expliquer, faire découvrir et peut être pourquoi pas convertir à cet univers assez mal connu de la plupart d'entre vous.Pour commencer, à moins que vous ne compreniez rien à l'anglais, nous parlons d'une « non-mode » basée sur le vêtement de travail. Je parle de « non-mode » car pour les puristes, c'est un style de vie et non un look à proprement parler. Bien entendu, cela ne concerne que la branche dure de ce mouvement, qui se réjouit du regain d'intérêt que les gens portent à leur travail et leur passion mais en même temps regrettent une certaine réappropriation par le mainstream.Parler de cette mode est chose ardue, car vaste et passionnante. C'est pourquoi je vais le faire en trois posts différents, par zone géographique. Le Japon, L'Amérique du nord et l'Europe.Je vous entend déjà hurler au scandale. Oui je laisse de côté l’Australie, car même si il y a des choses intéressantes comme les marques Deus Ex ou Noir, leur marché est relativement limité et les produits reviennent assez cher à cause des frais de ports et de nos amis de la douane.

L'Afrique, l'Amérique du Sud et le restant de l'Asie n'ont pas des choses particulièrement intéressantes à proposer, difficile d'accès, pas de la meilleure qualité donc sans intérêt pour découvrir cet univers.

ouvrier japonais

Le Japon

On entend souvent dire que le Japon est LE pays du jeans. Vrai et faux. En fait c'est surtout le pays du denim. La plupart des meilleures fabriques de denim sont au Japon. On peut même dire qu'en dehors de ce pays tout autre denim n'a pas grand intérêt sauf exception de Cone Mills aux USA et quelques rares produits tissés en Europe. Pour info la plupart des fabriques sont regroupées dans la ville de Kojima dans la préfecture d'Okayama.Comment expliquer cela ? Le Japon a une longue histoire avec le coton et l'indigo, au même titre que l'Italie et sa toile de Gènes. En effet dès le milieu du 18ème siècle, peut-être même avant, on trouve des tissus qui ressemblent énormément au denim. Bien entendu c'est une toile un peu rustre, pour des kimonos et vêtements plutôt bon marchés mais solides et résistants. La base du workwear japonais.

Et vers la fin des années 70 / début des années 80, les grandes marques comme Levi's, Lee... changèrent leurs vieux métiers à tisser pour de plus modernes, faisant des toiles bien plus larges mais malheureusement de moins bonne qualité, rentabilité oblige.

Pendant ce temps-là, la demande de jeans explose au Japon. Les premières marques locales, voulant baisser les coûts de fabrication, ont demandé aux entreprises de textiles jap' de leur fournir les matières premières. En 1972, le premier denim japonais apparaît : le "KD-8", pour Kurabo Denim - 8ème essai, est développé pour la marque Big John.

 

La tenue de travail japonaise.

Si vous n'aviez pas passé votre temps à draguer votre voisine Marie ou Caroline durant vos cours d'histoire au collège, vous devriez savoir qu'après la seconde guerre mondiale, la Japon a été sous influence américaine durant de nombreuses années. Et comme tout bon pays « impérialiste », il a importé sa way of life. Malgré un anti-américanisme violent, certaines choses ont pris racine assez facilement dans le pays : le rock et tout ce qui en découle. La culture vestimentaire en premier lieu. Donc le pays, grâce aux GI's, eut du jeans, du sweat shirt et autres boots à profusion.Ce qui fait le bonheur de nombreux collectionneurs aujourd'hui. En effet, vous cherchez un Levi's des années 30 ? Une paire de Red Wing des années 60 ? Et bien allez faire un tour dans les boutiques vintage du nord d'Harajuku à Tokyo. C'est la Mecque mondiale du workwear vintage.Et lorsque l'on connaît l’engouement des collectionneurs japonais, vous pouvez être sur de trouver votre bonheur, quoi que vous cherchiez, à condition d'avoir un compte en banque largement approvisionné.Et c'est cette richesse des pièces « originales » disponibles et de la passion de certains qui ont permis le développement de cette culture et, soyons fou, mode.

Les puristes et le classicisme

Le japon se distingue par une culture workwear classique à la limite de l'extrémisme. En effet, de nombreuses marques refont à l'identique des pièces vintage, avec un soucis du détail frisant la folie. Pour cela elles ont a disposition les meilleurs denims et autres tissus, fabriqués dans leur pays et disponible facilement par rapport à nous, occidentaux, et bien entendu à des prix beaucoup plus intéressants.Bien entendu le jean est la pièce maîtresse de toute tenue. Et le choix dans ce pays est juste hallucinant. Le nombre de marques, plus ou moins connues (souvent moins que plus), leur folie, leur soucis du détail et de la qualité font que tout amateur de workwear classique se doit d'avoir (ou du moins d'avoir essayé) un jeans de marque japonaise dans sa garde-robe.
Mais attention ! Ce ne sont pas des pièces faciles à porter. En effet, la plupart de ces marques refont, comme je l'ai expliqué, non pas des copies (terme péjoratif dans le sens où la qualité est moindre par rapport à l'original) mais des répliques, parfois de meilleure facture que les originaux.Lorsque l'on connaît les coupes des jeans de la première moitié du 20ème siècle (et d'avant) ou qu'on les découvre, on a tendance à hésiter. Porter un jeans dont n'importe quel MC des années 90-00 du Bronx ne renierait pas, n'est pas toujours évident. En sachant qu'il n'existe généralement qu'une seule longueur, qui se situe généralement entre le 34 et le 37 (taille US).D'autres pièces sont aussi très prisées des puristes. Les chemises en premier lieux. Quelle que soit la matière, denim, chambray, laine et flanelle... Mais de préférence un modèle qui soit une réplique.On privilégiera des matières issues de vieilles machines à tisser pour plus « d'authenticité ». Car dans cette branche « canal historique », l'authenticité est le nerf de la guerre. Là aussi on sera minutieux sur les détails comme un petit liseré de selvedge sur une poche, la matière utilisée pour les boutons...

Le liseré caractéristique d'une toile selvedge, détail tant apprécié des puristes.


Ces curieux fils qui débordent ne sont pas coupés pour prouver que l'article est neuf.

Le Japon étant un des derniers pays possédant de vielles machines à tisser antiques (par « antiques » on parle généralement d'avant les années 60) encore en fonction, c'est ce qui fait la différence à leurs yeux par rapport au reste du monde (non les japonais ne sont pas chauvins...). Un denim fabriqué sur une vieille machine Toyoda des années 30 comparé avec un denim actuel utilisé par n'importe quelle marque mainstream de jeans c'est un peu comme essayer de comparer une baguette de pain faite par un artisan boulanger et une baguette achetée au supermarché (les épicuriens comprendront).

Dans le même esprit, une fabrique de tissus en coton, Loopwheeler, utilise des métiers à tisser d'un autre age, sortant des toiles d'une qualité incroyable, mais d'un coup relativement chères car ils ne sortent que 1m2 de tissus à l'heure par machine. Nous les trouvons régulièrement utilisés par de nombreuses marques, tant japonaises qu'occidentales sur des sweats et hoodies haut de gamme. La marque est même devenu un label de qualité.

Le coton Loopwheler, dans un hoodie de la marque Studio d'Artisan
La recherche d'authenticité est poussée à l’extrême : usure identique à un jeans ayant 100 ans d'age, utilisation du même fil de couture chiné au bout du monde, utilisation des mêmes machines à coudre Union... Et la folie de certains, comme le boss de la marque Momotaro qui est connu pour son fanatisme : il pousse le vice à teindre manuellement les fils de coton à la main comme au 18ème siècle dans des bains d'indigo naturel et à utiliser une machine à tisser semi automatique du 19ème siècle. On comprend mieux ainsi le prix pour un jean...

Ce courant classique n'est pas le plus abordable pour un néophyte, il sera vite perdu, ne comprendra pas la plupart des termes utilisés et surtout fera de mauvais choix au départ car mixer certaines pièces classiques avec des choses plus actuelles est assez casse-gueule. Et encore je ne vous parle pas du courant « Hobo » qui doit représenter le summum de la radicalité workwear.

Pour les plus curieux d'entre vous, il existe quelques publications, notamment des magazines « références » tels Free & Easy, Lightning ou 2nd qui sont assez difficiles à trouver en France (la boutique japonaise Junka à Paris) mais assez faciles à commander en ligne. Ce sont de très bonnes sources d'informations à condition de savoir lire le japonais ou de bien maîtriser l'anglais dans certains cas.

ouvriers japonais echauffaudage

Les courants modernes

A côté du classicisme cohabite un univers plus accessible, vestimentairement parlant, pas financièrement...Nombre de petites marques, sans doutes plus connues dans nos contrées mais malheureusement peu voire pas distribuées, nous proposent un univers workwear revisité, souvent plus proche de nos attentes en terme de coupe et fitting.Une génération de jeunes designers (oui quand on a 35-40 ans on est encore jeune... ) travaillent depuis plusieurs années, régulièrement ensemble lors de collaboration ou de labels commun, et font tout pour que l'on se fasse engueuler par nos banquiers. Elles sévissent en général depuis les années 90, sauf exception. Et elles ont toutes un point commun : être les rejetons bâtards d'Hiroshi Fujiwara.HF pour les intimes, est une légende de ce que l'on pourrait appeler la street culture japonaise. Je ne vais pas vous faire sa bio ici, mais c'est une personne très importante dans le milieu du design vestimentaire, et pas seulement au Japon mais aussi mondial. Il fût sans doute le premier de ce que l'on appelle les « tendanceurs ».hiroshi-fujiwara-0
En plus d'une vista incroyable, il a aussi énormément aidé de nombreuses personnes au Japon dans le développement de leurs marques comme Nigo (Bape et Human Made), Hiroki Nakamura (Visvim) ou Hirofumi Kiyonaga (SOPH., UE)... Bref... Il mérite son surnom d'Harajuku Godfather.

Pourquoi est ce que je parle de ça me direz vous ?

Bien que le Japon soit un pays plutôt rigide dans de nombreux domaines, dans celui de la mode c'est plutôt le contraire. HF est justement l'une des personnes ayant contribuées à la sortir d'un certain classicisme (Rei Kawakubo avec Comme Des Garçons aussi mais c'est une autre histoire...) et de l'avoir porté à une autre niveau, tout en gardant un pied dans la rue. Il avait anticipé les envies des futurs trentenaires.

Grand amateur de pièces intemporelles (jeans Levi's, montres Rolex, Nike AF1... ) il les a réinterprétées pour les marques sans pour autant les dénaturer mais en amenant sa propre touche. En cela il a influencé grandement toute une génération.

Et cette dernière a repris les préceptes de HF. A savoir garder l’âme du produit, ses qualités, essayer de gommer ses défauts et l'amener vers quelque chose de contemporain à travers l'utilisation tant de nouveaux matériaux (gore-tex, semelles vibram...) que d'autres plus traditionnels mais toujours qualitatifs.

Le meilleur exemple étant la marque Visvim

Hiroki Nakamura est un grand collectionneur de pièces classiques et vintage, tant en workwear qu'en choses plus traditionnelles tels les kimonos ou des pièces de la culture amérindienne.

C'est aussi un chercheur acharné, qui passe jusqu'à 250 jours par an à voyager à travers le monde pour trouver les meilleures matières premières existantes et qui fait évoluer au fil des années ses pièces maîtresses pour en améliorer le confort, la coupe, les détails.

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C'est aussi ce qui caractérise ce mouvement : arriver à la juste coupe, essayer de friser la perfection. Et pour y arriver ils peuvent compter sur une fan base des plus assidue.

Bien entendu j'imagine votre scepticisme quand à la prétendue inspiration workwear de ces marques. Et bien elle est pourtant là.

Mais elle est plus subtile. En effet, plutôt que de flirter avec le mode de vie à la cowboy, ils vont plutôt vers des influences militaires avec l'utilisation de camouflage, de vestes militaires, de chinos... Les fringues militaires sont elles aussi des vêtements de travail. Notons aussi une forte influence casual européenne et américaine un brin preppy. Mais leur réinterprétation permet de les mixer et intégrer facilement dans n'importe quel type de tenue.

D'autres marques ont aussi un univers bien marqué. Je pense notamment à Neighboorhood et Wtaps. Très influencées par le monde militaire et pour la première le mode de vie des bikers US des années 50-70, elles proposent aussi des choses intéressantes. Plus difficile à intégrer dans un look classique, leur univers respectif est quand même assez riche et suffisamment ouvert pour aller piocher des pièces pour votre garde-robe.

wtaps-ss09-collection-1
Il existe bien d'autres marques, que je ne vais pas citer ici, car il y en a trop. Mais je vous invite à chercher par vous même. Car le Japon propose énormément de produits intéressants, souvent au caractère bien trempé ou au contraire avec une possibilité d'intégration bien pratique pour jongler avec différents styles sans avoir à vous acheter énormément de choses. Par contre les marques japonaises se méritent. Elles sont chères mais en général le prix est justifié par une qualité et des finitions hors du commun et surtout il faut pouvoir les trouver.

Peu de shops en France proposent ces marques car elles ne sont quasiment pas distribuées, alors repliez-vous plutôt sur des e-shops britons ou des pays nordiques qui ont plus de choix que chez nous. Sinon il vous reste les e-stores japonais avec le risque de devoir payer, en plus des frais de port assez cher, les douanes.

Mais bon quand on aime, ça ne compte pas n'est ce pas ?

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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello GDN.

    Même d’occasion, 120 euros c’est si peu cher pour un Momotaro, même d’occasion, que j’ai du mal à y croire ! Pour te dire, j’avais fait le pari avec un ami que je réussirai à en trouver un à moins de 150 euros d’occasion au cours de l’année… Et j’ai perdu !

    Fonce avant que l’affaire disparaisse…!

  • RafikBG

    A ton service !

  • Martin

    Merci Rafik, je ne connaissais pas le site ! Il y a plein d’infos 🙂

  • RafikBG

    Hello Martin,

    Je te conseille de pêcher des infos du côté de Superfuture qui a un super guide orienté Japon. Explore aussi leur forum, c’est très complet 🙂

  • RemiBG

    Hello, ça a été modifié depuis ton commentaire qui est très juste ! 🙂

  • BenoitBG

    N’importe quel retoucheur peut te faire un ourlet !

  • The Print Fix

    Super article, une raison de plus d’aller au Japon…J’attends la suite avec impatience!

  • BenoitBG

    Ahah, je sais pas si je pourrai, j’ai laissé carte blanche à Milone 😉

  • Teobald

    Merci à Milone pour l’article intéressant ! Vivement la suite.
    Benoît tu pourrais peut-être remanier un poil l’intro la prochaine fois avec ta « touch »(par exemple remplacer quelques formules comme « hormis que », mettre un s à « je vous entends » 😉

  • BenoitBG

    Je sais, je tanne Milone pour qu’il écrive la suite, mais c’est pas évident, il est hyper occupé en ce moment !

  • Article vraiment intéressant, mais où est la suite 🙂 ?

  • BenoitBG

    Milone a beaucoup de travail en ce moment !

  • saad

    Apres 1 mois et 5 jours pas encore de suite, pourquoi ?!

  • Je pensais plutot à des usines en France..?

  • il faut que tu contacte en direct les fabricants de toile. Tu devrais trouver les noms sur les sites de salons d’acheteurs.
    Sinon je peux t’en donner : Big John, Kuroki, Momotaro, Eternal. La plupart se trouvent dans la ville de Kurashiki.

  • Article pointu et passionnant, moi qui cherchait à comprendre comment on fabriquait un jean, ca m’avance.
    D’ailleurs si quelqu’un savait comment s’y prendre pour visiter une usine (qui contacter, comment y aller, qu’est ce que je dois observer en particulier etc) je lui en serai vraiment reconnaissant.

  • vgadjo

    Oui, tout à fait. En vacances à Osaka et Kyoto, je me suis dit que ça valait le coup d’aller faire un tour à Okayama/Kojima. C’est assez rapide en TGV.

    J’ai pu y visiter la « Jean street », les magasins Momotaro, le musée du jeans, etc. Il vaut mieux y aller un samedi, la plupart des magasins sont fermés autrement.

  • mdairr

    yes enfin un article sur le workwear! Très bon article et vivement les deux autres ( en particulier celui sur l’Amérique du Nord 😉 )

  • Un très grand merci , super article sur un sujet qui m’intéresse beaucoup !
    hâte de la suite 🙂

  • super ces photos, merci ! c’est toi qui les a prises ?

  • vgadjo

    Un peu de tofs de Kojima (et Osaka) : http://flic.kr/s/aHsjyqhUHx

    Mais sinon denim japonais ne veut pas dire seulement coupes de la seconde guerre. Certaines marques comme Momotaro, Skull, Pure Blue Japan entre autre font de très belles choses en terme de coupes avec des toiles de superbe qualité.

  • jean-gilles arpajou

    Je n’ai aucune envie de faire un truc scolaire black mamba, après si le style ne te plait pas, personnellement, sans être méchant, je m’en fout

  • JulienB

    Super article Milone, mais bon on connaît ses qualités et sa passion.
    Je trouve ça super de la faire (en partie) partager

  • Kalex

    Excellent sujet sur le workwear que je connaissais vaguement à travers le style désigné comme tel. C’est bien documenté, bien raconté comme il faut sans trop rentré dans les détails vaporeux et inutiles. Ce type d’article aurait très bien eu sa place dans un magazine de type Monocle 🙂

  • oui tu as tout à fait raison !

  • tu es un peu dur 🙂 c’est nous aussi qui avons eu quelques soucis de mise en page

  • black mamba

    Dommage de l’avoir publié « tel quel » : l’auteur ne maîtrise pas bien la langue française.

  • Mathieu

    Enfin un article sur le mode de vie « workwear » comme on aime en lire.
    J’aurais aimé peut être un peu plus d’infos sur les différentes fabriquent de coton au japon ou sur Kojima mais je chipote.
    PS: Les gens qui iront voir les marques citées auront quelques surprise de voir les coupes! Oublié le BG book, là c’est de la sape pour aller travailler: fit à l’aise, durabilité maximale.
    C’est d’ailleurs très compliqué d’introduire des pièces de ces qualités là dans des tenues plus « européenne ».
    En tout cas article très sympa.

  • Gérald Arreto

    Très très bon !

  • josue

    Vraiment magnifique 😮

  • Lourd l’article mais trop court, vivement les 2 autres.