Du Palais Galliera à J.M. Weston… le discours cash d’Olivier Saillard

Temps de lecture : 8 minutes

Olivier Saillard, directeur artistique J.M. Weston
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Directeur artistique du chausseur français J.M. Weston depuis un an, Olivier Saillard présentera ses inspirations pour la saison à venir en septembre. Cela n'empêche pas l'ancien directeur du Palais Galliera de conserver un oeil vif sur la mode. BonneGueule a rencontré le commissaire d’exposition/performeur/directeur artistique pour revenir sur son parcours, ses inspirations, sa vision de la mode, sa mission chez J.M. Weston, son look au quotidien... Une interview sans fard ni langue de bois.

Son Parcours

"Là où je suis né, c'est un mystère de s'intéresser à la mode"

"Ma mère était chauffeur de taxi, mon père aussi. C’est un peu le seul moment où ils ont eu une évolution sociale. Dans l’est de la France, dans une petite ville qui est la plus froide de France, c’est un mystère de s’intéresser à la mode. La piste la plus sérieuse était d’avoir quatre soeurs, qui s’y intéressaient également.

Mes parents ignoraient qu’on pouvait faire des études de mode. C’est sans doute ce que j’aurais voulu faire mais en même temps, c’est aussi bien ainsi. Ma mère m’avait quand même dit qu’il fallait que je trouve du boulot rapidement et que faire des études d’art m'offrirait davantage de possibilités. Donc, c’est ce que j’ai fait.

La mode est une vraie passion. C’était un vrai sujet de recherche, ma maîtrise d’art traitait des liens entre l’art et la mode. Mais je suis toujours dans une situation d’illégitimité, que ce soit dans la mode car je n’ai pas fait d’école de mode ou dans les musées car je n’ai pas fait d’études de musées.

Je suis allé trois jours à l’école du Louvre et quand j’ai vu l’enseignement qu’on y dispensait, je me suis sauvé en courant.

J’ai retrouvé le goût de la mode par les musées. J’ai fait une objection de conscience -c’était la mode à l’époque- au Musée de la mode aux Arts décoratifs. Très rapidement à 27 ans, je suis devenu le directeur du Musée de la mode à Marseille et à mon retour à Paris, tout a commencé."

Sa consécration

"Beaucoup de créateurs étaient méfiants à l'égard des musées"

"Pour certains créateurs, l’idée était que la mode soit actuelle. Ils n’imaginaient pas qu’elle puisse être conservée et exposée dans un lieu comme le Palais Galliera. La mode était vue comme quelque chose d’éteint, de poussiéreux, de vieillissant.

Il y a 25 ans, je me souviens, les créateurs eux-même n’aimaient pas voir leurs vêtements exposés sur des mannequins de bois. Par exemple, dans les années 80/90 Jean-Paul Gaultier, Yohji Yamamoto pensaient que la mode devait se voir sur des corps vivants dans le cadre de défilés, et ils avaient raison. Depuis, ils ont tous les deux fait des expositions.

A l’époque, beaucoup de créateurs étaient méfiants à l’égard des musées. Parce qu’ils pensaient que si leurs oeuvres étaient conservées dans un musée, ils allaient disparaître, comme si cela signifiait la fin de quelque chose. Yves Saint-Laurent est le seul couturier à avoir eu une rétrospective de son vivant. Mais ça l’avait quelque part un peu embaumé.

On ne peut pas dire que les années 90/2000 aient été les plus belles décennies créatives de Saint Laurent. Je me souviens encore qu’au moment de l’exposition "Lanvin" avec Albert Elbaz, il avait le sentiment que cela pouvait "arrêter sa trajectoire". Et ça n’est pas tout à fait faux, on le comprend après.

Affiche exposition Lanvin au Palais Galliera

En 2015, le Palais Galliera consacrait une exposition à Jeanne Lanvin

Ça s’est complètement inversé aujourd’hui. Tout le monde veut son exposition : les derniers temps où j’étais au Palais Galliera, je devais refuser des propositions d’expositions de couturiers."

Ses performances

"C'était mal vu d'être directeur de musée et de faire des performances"

"Dans ma carrière, j’ai fait 140 expositions de mode. Je me souviens en 2005, j’ai fait : une expo sur Yohji Yamamoto, une exposition sur Chanel à New York, j’avais gagné la Villa Kujoyama au Japon [l’équivalent de la Villa Médicis à Rome NDLR]. Après avoir fait une espèce de tour de la terre en avion, en arrivant au Japon, je me suis dit "t’es con, c’est pas pour ça que j’avais voulu faire ça". Et puis je n’aime pas voyager en plus (il rit).

Je me suis posé six mois à Kyoto à la Villa Kujoyama. Cela m’a permis de me recentrer est de faire davantage un travail de création, de performance que j’ai commencé en 2005 en parallèle du Palais Galliera.

Il était mal vu pour certains homologues de musées que je puisse être directeur de musée et à l’origine de performances avec Tilda Swinton ou Charlotte Rampling… alors que pour moi, c’était une suite logique.

Pour mes performances, je n’avais plus des mannequins de bois mais des mannequins de chair, des expositions vivantes. J’ai toujours eu peur de m’éteindre dans mon travail.

Performance d'Olivier Saillard avec Tilda Swinton

En 2013, Olivier Saillard avait réalisé une performance avec l'actrice Tilda Swinton, intitulée Eternity Dress, à l'Ecole des Beaux Arts à Paris.

Son arrivée chez Weston

"Je dois apporter de la poésie dans les classiques"

"Je suis censé apporter à Weston de la poésie et une sorte d’éveil. C’est une marque qui vit sur des socles de chaussures. Certaines datent des années 30, le mocassin des années 60.

Il y a vraiment des modèles emblématiques chez Weston. Je dois apporter de la poésie dans ces classiques, dans l’introduction des nouveaux modèles et dans la ligne de maroquinerie que nous sommes en train de mettre au point.

On a aussi prévu de la performance, non pas autour de la chaussure mais autour de l’acte de marcher. Comme je ne sais pas faire mon métier, ça me donne la possibilité de l’inventer complètement. J’arrivais vraiment au bout des expositions et il fallait que je me remette sur pied au sens propre comme au sens figuré."

Les derbies Chasse de J.W. Weston, en marron

L'emblématique modèle Chasse de J.W. Weston, monté à la main.

Ses inspirations

"Dès sa troisième collection, Jean-Paul Gaultier démodait tout le reste"

“Quand je vois Alaïa, Margiela, Yohji Yamamoto, je deviens vieux con : je ne peux pas croire au nouveau créateur ! (Rires) Et aussi Jean-Paul Gaultier, il y a 25 ans, c’était un bouleversement. Je ne vois pas qui a cette épaisseur dans la génération actuelle.

Jean-Paul Gaultier était déjà au point au bout de la troisième collection, il démodait tout le reste. Je ne peux pas dire que Jacquemus me bouleverse autant que Jean-Paul Gaultier me sidère.

Chez les hommes, j’aime bien la lecture douce et poétique de la mode masculine de Dries Von Noten. J'aime aussi Margiela, Junya Watanabe et le travail de Véronique Nichanian chez Hermès. Les marques de workwear m’inspirent également.

La dernière fois que je suis allé au Japon, j’ai observé que les jeunes japonais étaient habillés avec des blouses de travail, en vêtement de travail presque 19e siècle. Cela crée une sorte d’uniforme et dans la rue, c’était très différent. Quelqu’un en Prada ou en Saint Laurent se voyait presque comme un logo bruyant. Après, ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas leur place, mais je ne suis pas client.

Blouson beige, chemise bleue, pantalon noir, chaussures marron du couturier Dries Van Noten

Défilé printemps-été 2018 Dries Van Noten, apprécié par Olivier Saillard

Son goût du workwear

"Un pantalon de chez Gap, une chemise en denim et un blouson de cuir noir"

"Au quotidien, mon pantalon vient de chez Gap. Il coûte 39 euros, j’en achète cinq d’un coup tous en bleu, pas les slim parce que ça ne me va pas -et je n’ai plus l’âge- et que des chemises en denim. J’aime bien la chemise en denim, je dois être accroché à mon adolescence...

Dès que je vois une nouvelle chemise en jean, je l’achète, je les raccommode aussi. Le blouson en cuir noir que je porte est de Yohji Yamamoto, il a 15 ans. Le blouson peut changer en fonction des températures. Les chaussures, évidemment ce sont des Weston, le modèle chasse des années 30 qui se patine bien, il est quasiment sur mesure.

Je bouge très peu de ces basiques, surtout ces dix dernières années. Après j’ai toujours aimé le bleu. J’ai eu des périodes très costumes : c’est bien quand on est jeune mais quand on commence à prendre de l’âge, ça vieillit vraiment donc je m’accroche à mon blouson en cuir (rire).

Je bouge assez peu côté vestimentare, c’est assez commode. C’est surtout un confort de l’esprit, un confort de ne pas y penser. J’aimais bien Azzedine Alaïa qui était souvent en uniforme de chinois. Comme ça on n'y pense plus, c’est réglé.

Je ne dépense rien sauf pour les lunettes, les chaussures. Je craque vraiment pour les cravates vintage que j’achète partout et la chemise en denim : quand j’en vois une très belle, je ne compte pas."

Le dressing d'Olivier Saillard, avec des vêtements en denim posés sur des chaises

Récemment, Olivier Saillard a exposé son vestiaire à la galerie Joyce, à Paris, "Personal Dressing".

Son avis sur les tendances

"Nous sommes dans un temps faible de la mode"

"Nous sommes sans doute dans un temps faible de la mode, comme dans la danse. Étrangement, les gens sont plus inventifs sur un plan personnel que lorsqu’ils sont conseillés par des créateurs de mode. Sur les podiums, on a soit quelque chose de très extraverti et donc impossible, soit du grand commun, du grand ordinaire et dans ce cas autant aller chez GAP.

Les hommes et les femmes ont une vraie éducation de la mode maintenant, beaucoup plus que dans les années 80 ou tout à coup on passait de l’ordinaire au déguisement. Aujourd’hui : mélanger du vintage avec du neuf, avec du militaire et avec des baskets, ce n’est même plus un sujet.

Je trouve que la mode ne s'inspire pas assez de la rue. Je me souviens d'une phrase d'Azzedine Alaïa, rentrant d’un tour en voiture : "Ah les filles ne mettent plus de mini-jupes, c’est les shorts. Ça doit être plus facile à porter, il faut faire des shorts". Ça m’avait plu que lui-même qui était à la maîtrise de tout son art se dise qu’il fallait faire des shorts. Je ne crois pas avoir entendu un créateur dire la même chose

Je préfère les gens modestes si je puis dire. L’autre jour, je voyais un vieux monsieur dans le métro avec une chemise boutonnée jusqu’en haut, je trouvais ça touchant. Il y a une forme de mise, chez les gens modestes si je puis dire, plus inspirante, moins clinquante. C’est une relation au durable, à l’intime que la mode n’a pas travaillé".

Azzadine Alaïa jeune

Olivier Saillard rencontre Azzedine Alaïa quand il dirige le Musée de la Mode de Marseille. Ils resteront proches et les créations du couturier seront exposées au Palais Galliera en 2013.

Sa vision du business

"Il y a une certaine course à la rentabilité aujourd’hui"

"Dès leur nomination, les directeurs artistiques doivent avoir une machine huilée. Une machine de communication.

Le vêtement ne vit pas que par lui-même : il vit par la boutique, par la cartographie de l’image qui l’accompagne. Le vêtement est presque l’image du vêtement en soi : il faut le reconnaître immédiatement, ça ne donne pas le temps de s’y intéresser beaucoup.

Il ne faut pas se leurrer, tous ces créateurs, toutes ces marques de luxe ne vendent que quand c’est les soldes et encore… on est en train de constater qu’il y a un circuit de pollution vestimentaire. Il y a tellement de surproduction qu’il faut apprendre à gérer.

L’intérêt du consommateur moyen ne va plus vers ce qu’il faudrait acheter mais vers son corps. On va tous faire du sport, plus ou moins se bodybuilder. Et il est vrai que lorsqu’on est bien dans sa peau, les vêtements, c’est facile, on peut mettre n’importe quoi.

Quand je demande à mes assistantes d’où viennent leurs vêtements, on me répond chez COS. Ça n'est jamais un créateur. Quand je vois certaines personnes de la mode, je les trouve beaucoup plus ridicules que les personnes de la rue parce que ce sont trop les hommes ou les femmes sandwichs d’un logo. Ça c'est démodé."

Sega Kanouté Sega Kanouté

Je suis Séga - oui, comme la console de jeu - Je m'amuse à déceler les tendances. Je blablate de mode à la télé, à la radio, sur les réseaux. Mon style ? Streetwear. Ma passion ? Les sneakers. Mon credo : expliquer ce que la mode peut traduire de la société. Ma devise : le style avant tout. Sinon, j'écris avec des phrases courtes

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  • Nicolò – BonneGueule

    Je t’avoue que là, un lundi matin, je me perds dans la parodie que tu essayes de dresser.
    C’est de l’ironie basée sur l’intention supposée que tu prêtes à mon propos… Donc forcément, c’est un peu fouillis.

    Enfin bref, je m’attendais à ce que, à nouveau, tu saisisses ma réponse comme une opportunité pour faire une belle attaque personnelle, à propos de ma culture ou de mon niveau de vocabulaire que tu qualifies de « managérial » (avec tout le mépris socio-culturel que ce terme implique, et ta vision bien segmentée de la société). Passons.

    Passons également sur la pédanterie avec laquelle tu t’adresses à moi en insinuant (pas si subtilement que ça) que j’ai une capacité de raisonnement limité.

    Ou plutôt, non, ne passons pas, puisque justement c’est bien là le problème soulignais…

    Je l’ai déjà évoqué dans le commentaire sur l’article de Jordan : tu estimes avoir des choses à nous enseigner (à raison semble-t-il), mais au lieu de les partager tu en fais immanquablement, à chaque intervention, un moyen d’attaquer quelqu’un, rédacteur ou lecteur.

    En d’autres termes, tu n’es malheureusement pas vraiment là pour nous apprendre ou partager quoi que ce soit (à nous ou à la communauté) mais pour dire que les autres ont tort, et que toi tu as raison, et que ce sont des cons. Je n’ai pas la prétention de connaître la motivation profonde derrière cette attitude, mais par contre ce que je constate là relève du fait.

    Et clairement, ça fatigue tout le monde ici. Moi le premier puisque je dois lire chacune de tes interventions.
    Alors peut-être que j’ai réagi un peu à chaud sans prendre le temps de saisir entièrement la valeur de ton propos, et que je t’ai envoyer bouler un peu rapidement. Mais franchement dans le contexte de ce que tu as publié à côté, il y a de quoi perdre patience 🙂

    Alors à l’avenir, si tu veux à nouveau intervenir, je te demanderais simplement de le faire avec plus de courtoisie… Ou de t’abstenir.

    L’espace commentaire ici, c’est pas un défouloir, désolé, tu peux aller ailleurs pour ça.

    Je reste convaincu que si tu fais cet effort, tes contributions pourraient avoir un effet vraiment bénéfique (faire avance un débat, proposer des angles de développement dans des sujets ou des corrections…), mais avec ta façon de faire actuelle, ça n’est juste pas possible et je me dois de te dire « stop ».

  • Nicolò – BonneGueule

    Je suis pas tout à fait convaincu par cette intervention, WhoAmI :p

    Moi je veux bien que tu aies cette définition là de ces deux mots, et je comprends la nuance théorique que tu y appliques.

    J’accepte la lecture que tu fais du commentaire du Gluons, que je n’avais pas forcément vue dans ce sens, pas jusque là du moins.

    Et je trouve d’ailleurs la distinction très intéressante ! (Puisque c’est celle que j’essaye moi même de faire dans mon commentaire)

    Mais quand tu me reprends en me disant de ne « pas confondre les deux termes », ce n’est pas non plus ce que me disent les dictionnaires.

    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/diff%C3%A9renciation/25438

    C’est tout bête, mais on ne prête pas arbitrairement un sens définitif à un mot qu’il n’a pas en dehors d’un certain contexte précis.

    Même la définition concernant le commerce, qui est la plus proche du sujet que tu abordes, ne va pas dans ce sens.
    « Ensemble des mesures prises par une entreprise pour diversifier les caractéristiques d’un produit et se démarquer de ses concurrents afin de développer la diffusion de ce produit. »

    Je me doute que tu t’appuies probablement sur une ouvrage sociologique réputé pour faire cette distinction mais quand bien même, ça ne me paraît pas assez pour dire à quelqu’un qu’un mot est mal employé 😉

    Cela dit sur le fond ton propos est exactement le même que le mien donc on est de toutes façons d’accord.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello WhoAmI.

    On va couper court au débat politique s’il vous plaît…
    Ce n’est pas l’endroit pour. Je ne supprime pas ce commentaire pour ne pas créer de frustration ou de censure, mais c’est le dernier svp 😉

    Merci les gars !

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci fdm 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci beaucoup 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Sam !

    Haha, pour les mannequins de chair oui, mais pour les expositions « statiques » ça a vraiment du sens de ne pas appeler ça un dressing mais une expo 🙂

    (Je t’assure qu’il y a une différence entre une penderie et une expo avec un fil conducteur ^^)

  • Sam M.

    Certes je suis peut être un peu terre à terre mais pour moi une « exposition » avec des mannequins vivants ça s’appelle un défilé et une exposition de vêtements avec des mannequins en bois (ou simplement posées sur des chaises) ça s’appelle un dressing.

  • Merci Greg 🙂

  • Greg Buttay

    Les diverses aspérités du personnage en dressent un portrait intéressant…. C’est pas lisse, la texture rugueuse en fais toute la saveur….
    Découvrir le parcours, les aspirations et la vision (avec ses contradictions) d’une personnalité somme toute atypique dans le milieu de « la mode » font de cette article une lecture intéressante. Bien vu « Bonne Geule »

  • Benoit – BonneGueule

    Hello ! Il explique que si la mode était conservée dans un musée, elle serait vue par les créateurs comme quelque chose de poussiéreux et de vieillissant !

  • fdm92

    C’est presque surréaliste, cette interview, surtout venant de quelqu’un de la maison Weston. Sans doute une stratégie pour donner un côté rock’n’roll à une marque de luxe ancienne et (trop ?) respectable… mais c’est risqué, car quand on ne connaît pas Olivier Saillard (et soyons honnêtes, je pense que nous étions nombreux à ne pas le connaître avant cet article), on a l’impression qu’il aligne les mots sans trop les comprendre. Bien sûr, on comprend que ce n’est pas le cas, quand on google son nom et qu’on voit le parcours brillant qui a été le sien. Mais en lisant ces phrases par exemple : « Pour certains créateurs, l’idée était que la mode soit actuelle. Ils n’imaginaient pas qu’elle puisse être conservée et exposée dans un lieu comme le Palais Galliera. La mode était vue comme quelque chose d’éteint, de poussiéreux, de vieillissant », j’ai d’abord relu deux fois le paragraphe, puis je me suis demandé s’il fallait remplacer « la mode » par « le musée » au début de la troisième phrase, puis j’ai pensé que finalement pas forcément, car le reste de l’article était tout aussi incompréhensible 🙂 En tout cas, si le but était d’intriguer les lecteurs sur qui est cet homme et ce qu’il fait chez Weston… c’est plus que réussi !

  • Benoit – BonneGueule

    Toujours la sagesse Flo !

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci à toi Hubert 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Hubert !

    Je t’avoue que je ne sais pas quoi te répondre.

    Je n’ai même pas saisi la moitié des choses auxquelles tu fais référence (probablement parce que je n’étais pas né en 80) ^^’

    Quoi qu’il en soit on prend note du retour (un peu dur, mais on prend note) et on espère que ce que les prochaines interviews te plairont plus 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Aaaaah… Ah oui c’est sûr haha.

    Mais Weston en même temps c’est effectivement cher, mais c’est pas non plus abusé par rapport aux marques dont il parle 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton commentaire Gluons !

     » Il y a un phénomène où les individualités cherchent à tous prix à se différencier » je ne dirais pas que c’est ça le problème, car si le but était vraiment d’être « différent » et d’exprimer une « individualité » tu n’aurais pas les total look que tu décries.

    Pour ma part le vois plus comme une sorte de « tribalisme » justement, (au sens de l’appartenance à des « tribus » plutôt qu’à des groupes, par le fait qu’elle n’inclue que de tous petits cercles de « fan de la marque XYZ ») 🙂

    Je trouverais ça dommage de ranger dans le même panier les gens qui prennent des risques, quitte à ne pas être totalement cohérents ou « dans les conventions », et ceux qui font des choses pas cohérentes mais en toute sérénité car ils sont dans « le dernier truc qui vient de sortir »

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gouhouf !

    Merci pour ton retour ! On est désolés que cette interview ne t’ait pas plu et on entend la critique (évidemment il y a aussi le propos de l’interviewé)

    Quoi qu’il en soit on prend tous les retours en compte et on espère que la prochaine te parlera plus ! 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci Fabrice !

    C’est vrai que c’est un peu « sans filtre » cet interview 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gino !

    Pas sûr d’avoir compris le sens de la remarque. Ou vanne ? ca sonaît comme une vanne. ^^