Ateliers de Nîmes : les jeans made in France inspirés de l’Histoire

Temps de lecture : 7 minutes

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La mode est chargée de légendes. Devons-nous réellement la sacro-sainte règle du deuxième bouton de blazer ouvert à Edouard VII ? Mary Quant, designer du Swinging London, a-t-elle vraiment créé la mini-jupe pour pouvoir courir derrière son bus ? L’ancêtre du denim est-il bien la “toile de Nîmes”...?

Guillaume Sagot est un jeune créateur qui s’est passionné pour cette dernière question. Lui-même originaire de la Rome Française, il a lancé sa marque de jeans made in France en 2016 : Ateliers de Nîmes. Son objectif ? Proposer des modèles haut de gamme, inspiré par l’histoire de sa ville.

Regardons ça de plus près !

Ateliers de Nîmes : la petite griffe qui rêve d’un grand projet

Sans doute un peu chauvin sur les bords, l’univers de la marque m’a interpellé. Curieux, j’ai rencontré Guillaume afin d’en savoir davantage.

Comment l’idée de cette marque t’est-elle venue ?

J’étais arrivé à Paris pour le boulot. Je travaillais dans la communication Web, sans grande conviction. Avant cela, j’avais fait des études d’histoire. Disons que j’ai pas mal tatonné !

Au bout de quatre ans, j’ai fini par abandonner la com’ pour retourner à Nîmes, où j’ai grandi. Là, j’ai repensé à une vieille idée qui trottait dans ma tête depuis le lycée : créer une marque nîmoise de jeans, qui rende hommage au passé de la ville.

Très vite, j’ai été rejoint par Anthony — un copain commercial, justement dans le jean. On s’est ensuite entouré d’un graphiste, puis la machine était lancée.

Alors, la légende est-elle vraie ?

Plusieurs éléments portent à croire que oui. Au XVIème siècle, Nîmes était célèbre pour son sergé en laine et soie. Même s’il n’avait pas la même main que le denim d’aujourd’hui — la matière première étant différente — sa structure est très proche. Le coton, moins cher, sera d’ailleurs introduit plus tard (venant d’Afrique et d’Asie).

Qu’en est-il de la diffusion de cette toile ?

Il y a plusieurs hypothèses. La première implique la foire de Beaucaire, qui était un grand rendez-vous commercial européen. On pense que des tisseurs de la région aurait pu y vendre la toile de Nîmes.

Ancienne gravure de la foire de Beaucaire (XVIIIème). La ville était même surnommée “Capitale française des marchandises”.

La deuxième serait le résultat des guerres de religion. Beaucoup de ces tisseurs étaient protestants. Suite aux différents conflits, ainsi qu’à la révocation de l’édit de Nantes, les Huguenots ont fui vers d’autres pays… avec la toile de Nîmes dans leurs valises.

Il y a sans doute une part de fantasme dans tout ça. Cela dit, j’ai déjà pu consulter un petit livret édité en 1956 par Levi’s, qui allait dans ce sens…

Peux-tu nous parler de ton sourcing et de la confection ?

Je suis parti au Japon, mais c’est en Italie que j’ai trouvé mon bonheur. J’ai été charmé par la souplesse de leurs toiles, changeant du côté très puriste des Nippons. J’avais également la volonté de rester en Europe… Je me suis donc tourné vers Candiani, en m’imposant de ne choisir que du selvedge.

Ensuite, j’ai cherché un atelier pour le montage. Je le voulais dans le Gard, mais c’était peine perdue. Il n’y a que deux ou trois ateliers français capables de gérer une production de jeans. Nous avons trouvé nos partenaires à Paris et Marseille.

La toile est italienne. La fabrication, bien que française, ne se fait pas à Nîmes. Le nom de la marque est-il vraiment approprié, du coup ?

En fait, cette première “vague” de jeans est un moyen de développer un semi-artisanat local. Notre objectif est de racheter des métiers à tisser pour produire notre toile à Nîmes. On pense à un atelier qui pourrait aussi être un musée de l’histoire locale. Ce serait une belle façon de “boucler la boucle”...

Les machines que Guillaume aimerait acquérir.

On a déjà fait un pas dans cette direction, en rachetant un vieux métier qui ne peut être travailler qu’à la main. Impossible d’obtenir du denim, mais le rendu se rapproche de la toile de Nîmes. On réfléchit actuellement à comment l’intégrer à la prochaine collection.

Un métier à tisser main...

... Pour une toile de Nîmes proche du denim.

Que répondrais-tu à ceux qui t’accuseraient de jouer sur la confection française comme un argument marketing ?

Qu’il serait plus facile pour nous de faire autrement. On n’a pas choisi la voie la plus simple, mais on oeuvre pour un projet auquel on croit. Qui a une âme, une histoire, et veut rendre hommage à notre héritage.

Nous avons la chance d’être bien entourés. Nos distributeurs nous soutiennent en acceptant de passer par un système de pré-commande, qui nous permet de produire les quantités exactes. Des institutions locales nous accompagnent également dans notre démarche.

Quelle est la prochaine étape ?

On va lancer une campagne de crowdfunding pour faire connaître notre projet. Côté produits, on aimerait aussi créer une gamme plus exclusive, avec des découpes à la main et des pièces numérotées. Affaire à suivre...

Des jeans haut de gamme, made in France

Pour ce test, j’ai choisi le modèle Indigo Soft Rince (235 €). J’étais curieux de voir comment évoluerait une toile brute, selvedge, et stretch à la fois…

Une toile particulière…

La plupart du temps, on retrouve l’adjonction de quelques pourcents d’élasthanne, souvent deux ou trois. Ici, la toile se compose de 75 % de coton, pour 25 % d’elastomultiester. C’est d’autant plus surprenant sur un selvedge. Cela se ressent dès les premiers ports : on a moins de mal à “faire” le jean, il devient rapidement confortable.

La composition ne semble pas poser problème du côté de la teinture, les couleurs sont profondes et nuancées.

Une toile pleine de reflets, avec plusieurs nuances de bleu.

Le grammage est de 11 oz. Pour l’avoir porté intensément ces derniers mois, je l’ai trouvé un peu léger pour l’hiver. Il conviendra davantage au reste de l’année, à mon sens.

C’est également un poids matière que l’on pourrait conseiller à ceux peu habitués au jean brut, plus léger que les toiles épaisses qui “cartonnent” au départ.

Du côté des finitions…

On ressent le soin apporté par Guillaume au produit, qui est plein de petits détails.

La ceinture est montée en points de chaînette et l’on retrouve des points de renfort aux endroits stratégiques. Idem à l’intérieur, avec des coutures bien régulières.

Des points d'arrêt là où il faut...

... Et des coutures bien nettes.

Les rivets sont cachés et les boutons d’une jolie couleur. Côté poche, Guillaume choisit des sacs en mélange coton / polyester, pour la solidité.

Le patch en cuir frappé du logo de la marque.

Bref, on retrouve ce que l’on est en droit d’attendre d’un jean de cette gamme. Cela étant, je regrette un détail sur les passants : il aurait été souhaitable qu'ils passent sous la ceinture, afin de garantir une meilleure tenue dans le temps.

Une coupe proche du corps

On est clairement sur une coupe slim, ce qui est accentué par le stretch présent dans la matière.

Pour le coup, la marque ne propose que des coupes slim. Cela peut se comprendre, mais les physiques corpulents risquent de rentrer bredouille.

Du reste, je ne me suis pas senti étriqué, la silhouette est mise en valeur.

Comment se délave un selvedge stretch ?

C’est cette question qui m’a poussé à choisir l’Indigo Soft. Dans quelle mesure les fibres stretch — représentant un quart de la composition — allaient-elles influencer le délavage ?

Les deux premiers mois, la toile est restée telle qu’elle. L’indigo a légèrement dégorgé sur mes autres vêtements, mais rien de plus.

Finalement, au bout du troisième mois, les premières traces ont commencé à apparaître. De là, il s’est délavé à son rythme, mais plus visiblement.

Petit à petit, la toile s'est délavée en fonction de mes habitudes.

Pour ce test, je l’ai porté quasiment tous les jours depuis la mi-novembre. Je suis content de l’évolution de la toile, et attends de voir ce que la suite va donner. Il faut simplement être patient...

Le mot de la fin…

Ateliers de Nîmes se distingue des autres marques de jeans par son ancrage et son ambition.

La confection est bien réalisée. Les fournitures sont choisies avec soin, le montage est net et les finitions sont propres — même s'il lui reste encore une légère marge de progression en ce sens.

À 235 €, si l’on raisonne en termes de rapport qualité / prix “pur et dur”, vous pourrez trouver un équivalent moins cher. Cela étant, il n’aura pas été créé avec la même démarche… ni dans le même pays.

Acheter un jean Ateliers de Nîmes, c’est faire le choix d’une production française et soutenir un projet, une belle histoire. Libre à chacun d’y adhérer, ensuite.

Quoi qu’il en soit, si le musée de Guillaume voit le jour, je prendrai un ticket.

 

Alexandre Daudé Alexandre Daudé

Pour moi, la mode est un moyen d'exprimer sa personnalité, quelque chose pour se sentir libre et bien dans sa peau. J'aime l'art, l'histoire et la photographie, à laquelle je m'essaie sur mon temps libre. Mais j'aime encore plus mon chat. Vieille fille dites-vous ?

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  • Nicolò – BonneGueule

    Oui Arnaud 🙂

    (J’ai répondu à la question du prix plus bas dans les commentaires, il y a eu changement en cours de route)

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton commentaire et ton retour Era !

  • Era

    Je ne vois pas la différence avec Atelier Tuffery ou Atelier de la Venise Normande (même sourcing de toile, story telling pas si éloigné) qui sont 100€ moins chers environ (pas de wholesale chez eux, ceci expliquant certainement cela). Bref, sauf à poursuivre la démarche jusqu’au bout (toile spécifiques, ateliers à Nimes), je ne vois pas trop l’intérêt de cette maison. Je continuerai à être fidèle aux marques ci dessus.
    NB : Pour 1083, leur chino est plus que correct tant niveau coupe que qualité.

  • Nicolò – BonneGueule

    Absolument ! Mais on ne met pas en avant les produits qui le font et qui ne sont pas forcément valorisants pour ton style 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Héhé oui et on en est fiers, mais si on peut l’être aussi parce que c’est quelque chose d’absolument pas normal pour une marque de mode ^^

  • Romain

    Bah ya Bonnegueule! 😀

  • Nicolò – BonneGueule

    Voilà. C’est pour ça aussi qu’on ne criera pas du tout au scandale sur ce point, même si on comprend que ce soit une douche froide côté client.

    Par contre les marques dont les prix baissent sans que la qualité baisse, y’en a vraiment jamais ou presque… ^^

  • Nicolò – BonneGueule

    Et les détails, même combat… Pour la toile, souple et léger ça peut être bien mais c’est pas forcément signe de qualité. C’est plus souvent le contraire même, mais c’est un autre débat à voir au cas par cas.

    Certes, il y une éthique… Malheureusement au détriment du plan esthétique, ce qu’on ne peut pas réalistement recommander vu notre rôle. Même si je comprends très bien pourquoi elle a aussi son public.

    Non, on a pas testé, mais ça a l’air sympa, pour tout te dire Alex hésitait d’ailleurs à tester cette marque là au départ !
    Mais au moment de faire le choix, les deux marques avaient des tarifs similaires et les modèles de DAO étaient un peu chargés en détails pas forcément bien sentis, donc Alex s’est tourné vers l’autre marque.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Skippy.

    Décidément, vous ne nous ménagez pas hahaha.

    J’ai la réponse à ta question, et j’espère qu’Alex ne m’en voudra pas trop (pardon mon vieux si tu lis ça <3) mais je pense que la réponse se situe dans les pauses déjeuner très gourmandes qui ont animé l'équipe ces derniers mois ^^'

    (Hé oui, la logistique des tests, entre la réception du produit et l'écriture de l'article n'est jamais facile à gérer ! Je l'ai vécu aussi, pour avoir souvent perdu ou pris quelque kilos entre l'un et l'autre…)

  • Skippy

    Je suis assez d’accord avec la majorité des commentaires, Atelier de Nîmes, mais surtout pas à Nîmes… Dommage. Et ce rapport qualité/prix est vraiment… Je sais pas… Disproportionné ?
    Par contre en ce qui me concerne, c’est plus une des photos, où l’on voit que la braguette est prête à exploser, qui m’interpelle… Je me demande quoi en penser… Coupe foireuse du pantalon ? Mauvais choix de taille ? Jolie Nîmoise qui passait au même moment ?
    Honnêtement j’aimerais savoir pourquoi porter un jean aussi serré ? Surtout s’il il y a du multielastoesthermalabarnyloncotonmachin dedans.

    A part ça, bravo pour l’article, j’ai beaucoup aimé la façon de retranscrire les ressentis. Très parlant.

  • Moine O

    Petite erreur. Sur leur site https://ateliersdenimes.com/fr/content/6-adn, il est annoncé que Ateliers De Nîmes a été fondé en 2014 et pas 2016.
    À part ça, je me demandais ce qu’il y avait de représenté sur le patch. C’est partiellement la reproduction du blason de Nîmes.
    https://uploads.disquscdn.com/images/783b285c7f4378e532fb271eb15a00cbc1eac76b21141100f8967285b28bbff0.png
    Vous remarquerez que le crocodile est attaché au palmier par un point de chaînette !
    À part ça, d’accord avec la plupart des commentaires. Trop cher et trop éloigné de l’histoire (le serge de Nîmes avec de l’elasticogadget, ça n’a rien à voir avec du denim).

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Romain !

    C’est juste le « slub » de cette toile brute. C’est une question de préférence, ça se trouve sur des bruts à 600 voire 1000 euros même, tant certains amateurs sont prêt à avoir des versions plus marquées de cet effet. Et c’est assez indifférent à la qualité au final.

    Tape « slub jeans fade » sur google image.

    Après, évidemment, sur de meilleures toiles ce sera plus intéressant comme rendu, le slub sera à la fois plus marqué et plus subtil.

    Alex m’informe aussi entre temps que la marque a changé ses prix alors que le jean était en plein cours de test, et que c’était moins cher que ça au départ lorsqu’il a reçu le jean il y a 5 mois environ… C’est une info que je ne sais pas trop comment interpréter, mais qui m’explique aussi pourquoi il l’a choisie au début (Et pourquoi nous avions tous donné notre accord par ailleurs)

    Elle est probablement passée sur des marges plus « normales » qui lui permettent d’être distribuées en wholesale. Ce qui additionnée au Made In France donne une note salée.

  • Romain

    Hello,
    Tout d’abord super article et un grand bravo à Alexandre pour son implication. Pour le coup on ne peut pas faire plus « jusqu’au boutiste » comme test.
    Malheureusement je rejoins l’avis des autres dans les commentaires: je trouve le rapport/qualité prix trop mauvais et mon chauvinisme ne suffira pas à compenser ce mauvais point et à me faire passer le cap de l’achat. J’ajouterai que leur sourcing et leur atelier ne reflètent pas tellement le nom de la marque, il y a un coté un peu mensonger, mais passons.

    Découverte intéressante néanmoins, je vais suivre pour voir comment la marque va grandir, passé les débuts toujours un peu difficiles.
    Le truc qui me chagrine un peu finalement c’est le coté très générique du jeans, il n’y a pas tellement de détails qui me feraient dire « Ah, c’est un jeans ADN! » (A part l’utilisation d’elastomultiester qui me laisse de marbre). Je ne vois pas trop ce que la marque apporte actuellement dans le paysage du Jeans.

    Enfin, dernier reproche, très personnel, je trouve que les stries verticales que l’on remarque ne sont pas très heureuses. Vous savez à quoi c’est du? Je n’en jamais eu sur mes jeans bruts, même les plus délavés. Les seules fois ou j’ai vu un truc du genre c’était sur un vieux jeans Gstar que je portais au collège, c’était plus marqué bien sur, et après coup j’avais mis ça sur le dos de la qualité du jeans.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Yann !

    C’est vrai… Mais en revanche niveau coupe, design, qualité apparente du tissu, ça fait pas très envie ^^

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ta contribution Julien 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Ah non clairement, pour la démarche c’est plus l’accent sur le fait d’avoir quelque chose de français que juste quelque chose d’éthique ! Deux choses bien séparées 🙂

  • julien

    bonjour et désolée que mon message soit plus une critique qu’une felicitaion sur le produit,
    je ne connais le produit que par l’article et le fait d’etre allé sur le site de la marque. je trouve tout comme FRANK que le prix est un peu fort pour le produit même si j’avoue que la photo de la toile montre de jolies couleurs, je ne suis pas fan de certaines finitions même si ça ça reste assez personnel et il y a aussi le choix de la matiere de la toile et même des poches.
    alors quand on vois les produits que vous arrivez a sortir a des prix 100€ moins cher ou encore des personnes comme DAO qui pousse encore plus loin l’idée du francais et du local avec un jeans en lin, cultivé, teinté, tissé et monté tout ça dans une zone de france assez limité et avec un prix en dessous de 200€ ou même ses jeans en toile japonaises je me dis que les produit de la marque Atelier de Nîmes n’est pas tout a fait en ligne avec ce qui se fait deja dans le marché francais
    comme deja dit dans certain de mes anciens messages sur le site, je suis en thailande une partie de l’année et j’aime a regardé les marque de jeans thai et si il y a une chose que j’aime beaucoup chez ces marque c’est qu’elles ont des petits details personnel bien propre a la marque comme « INDIGOSKIN » qui utilise des tissus de la maison jim thompson pour les poche et qui ont souvent des motifs tres jolie ou encore « PIGER WORK » qui utilise des boutons personnalisé en argent pur avec un service de retaille et reparation SAV gratuit, ce n’est pas ce qui en font de bon jeans (meme si ils utilisent des toiles de tres bonne qualité comme de chez momotaro ou pur blue japan) mais ca contribue a demarqué la marque des autres https://uploads.disquscdn.com/images/734968cde971c4052ffa1d52dbaaac8a2bafc19f19171c62b9ffa8a21fe71106.png

  • Frank Quesnel

    Ok pour la démarche (même si je pense que les japonais bossant pour le groupe Japan Blue ne sont pas payés au lance pierre) … mais après le ratio qualité (à mes yeux) prix, me semble beaucoup trop élevé pour une marque débutante … 270€ tu n’est plus très loin d’un jean Momotaro (295€ pour être exact) et là par rapport à la Rolls Royce du jean, faut pouvoir assumer ! Si tu as le choix entre une marque connue et reconnue comme une des meilleures au monde et une jeune marque quasi-inconnu qui te vends un article (peu importe lequel) pratiquement au même prix … faut oser, pour le coup là je ne choisi pas le made in France, désolé.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Frank !

    J’entends ton point de vue !

    Honnêtement mon point de vue personnel est que je pense que le projet a besoin d’évoluer pour se démarquer, et on attend notamment de voir ce que ça peut donner avec cette fameuse toile locale.

    Mais Alex a été séduit par le concept, et ce que tu as ici c’est son verdict personnel. Comme il le dit à la fin, il est conscient que le projet ne parlera pas à tout le monde 🙂

    Ca te montre aussi une des réalités du Made in France quand il est réalisé proprement (comprendre, par des ouvriers qualifiés rémunérés correctement) et avec des marges « normales » (pas excessives mais pas forcément ultra tassées et misant sur des volumes en masse).

    Ca revient très cher. Et ça souffre de la comparaison d’une fabrication dans d’autres pays qui sont plus spécialisés dans la confection textile aujourd’hui.

    Soutenir ce genre de marques c’est vraiment une démarche philosophique avant d’être une démarche de « recherche du meilleur produit », je pense 🙂

    Et même si ce n’est pas ma façon à moi de consommer, je respecte ce parti pris.