Revue des marques #8 : entre workwear nippon, art sartorial et pyjamas

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Nouveau mois, nouvelle revue des marques !

Pour ce 8ème volet, on va se pencher sur les achats et les envies des derniers venus de l'équipe... qui ne sont pas à court d'idées pour autant ! Nous accueillons donc :

  • Alex, nouvelle recrue au community management, qui répond chaque jour à vos questions et commentaires,
  • Axel, jeune bleu à l'édito également, qui vous préparera des articles comme on les aime,
  • et l'élégant Anthony, que vous pourrez retrouver en boutique à Bordeaux.

Vous êtes prêts ? Alors, on est partis !

Dans le radar de...

Dans cette rubrique, nos compères nous parlent des pièces qui ont attiré leur regard. Sans les avoir achetées, elles restent nichées dans un coin de leur tête et leur font méchamment de l'oeil.

Dans certains cas, c'est même un vrai coup de coeur. Ils nous racontent pourquoi.

Alex, les yeux rivés vers l'archipel nippon

Regarder, les yeux plissés, vers l’horizon. Chignon et kimono au vent, un bol de saké à la main. Qui n’en a pas rêvé ?

Oui, vous l’aurez compris, j’ai un véritable faible pour le pays du Soleil Levant.

Du coup, j’ai tendance à chiner, chiner et encore chiner(sans mauvais jeu de mots) des petites pièces japonisantes. En ce moment, mon curseur est focus sur la marque FirstEditionDesign

Et surtout sur ce superbe kimono !

Kimono fait-main, environ 115 € sur Etsy.

J’aime ce côté traditionnel, associé à un style militaire. Le velours côtelé apporte une texture intéressante à la pièce et évite d'en faire une pièce trop "premier degré".

Je me vois le porter avec un tee-shirt ou un sweat un peu chiné, sur un bon gros jean brut. Avec une telle veste, mieux vaut la jouer sobre sur le reste de la tenue.

私はそれが欲しい!/ JE LE VEUX !

Axel, à la ville comme dans son lit

Sachez-le, je ne suis pas vraiment du matin. Même deux heures après mon réveil, trois cafés et un jus d’orange pressé (au minimum), je reste rochon, muet et quelque peu acariâtre. Imaginez alors à quelle point la tendance dites “dormcore” - s’inspirer du vestiaire de nuit pour créer des vêtements portables en journée - semblait faite pour moi.

Je n’irai cependant pas jusqu’à vous dire que je voudrais me balader dans mes vieux chaussons au bureau ou porter mon peignoir de bain pour aller faire les courses, rassurez-vous!

Popularisée par de nombreux créateurs, de Lanvin à Dries Van Noten en passant par Haider Ackermann, la mode du pyjama continue de faire son petit chemin des podiums aux dressings.

J’ai récemment découvert la marque espagnol Olatz qui crée des vêtements de nuit unisexe. Malgré un prix affiché assez élevé, j’envisage très sérieusement de céder à ce doux caprice.

J’aime particulièrement la multitude de coloris proposés, parmi lesquels vert olive, ivoire, noisette ou aubergine. J'apprécie également les designs classiques, avec bordure passepoilée contrastante, une boutonnière simple et élégante et une poche poitrine optionnelle, le tout “made in USA” et 100% soie...

On pourrait porter ce genre de chemises négligemment rentrée dans un pantalon en laine habillé et confortable, une paire de sneakers blanches au pied. Évitez tout de même le total look, on risquerait de vous croire tombé du lit.

Anthony, élégant jusqu'au bout des pieds

Maison fondée en 2008 par Alexis Lafont, Caulaincourt a progressivement su s’imposer dans le monde du soulier habillé.

Je suis très attaché au savoir-faire traditionnel et je crois avoir trouvé mon bonheur chez eux. Les souliers sont made in France (confectionnés entre Angers et Cholet) et les cuirs sont issus des prestigieuses tanneries du Puy et d’Annonay.

De plus, Caulaincourt est une des rares maisons à proposer un service de personnalisation exceptionnel ! À partir d’un modèle existant, vous pouvez notamment choisir le montage du soulier, les finitions, les cuirs, la doublure, la patine… Enfin bref, un soulier unique.

J’apprécie le large choix de formes que la maison propose et j’ai notamment pu admirer cette très belle paire de full-brogue appelée « Savile 2 », en référence à sa forme ronde typiquement britannique.

La régularité et la précision des perforations, ainsi que la patine cognac faite à la main, en font une paire élégante et polyvalente, moins formelle qu’une paire de Richelieu. Disponibles pour un peu moins de 400 €.

Vous ne vivez pas à Paris ? Ne vous inquiétez pas moi, non plus ! Nous avons la chance d’avoir Pierre Monserant à Bordeaux, seul revendeur officiel de Caulaincourt en région.

Il mettra son savoir-faire exceptionnel de la patine à votre service, comme sur cette paire de monk.

Les achats de l'équipe

Ici, on vous parle des pièces que l'on a acquises dernièrement.

Comment avons-nous réfléchi l'achat ? Quels sont les critères que nous avons regardés ? Comment portons-nous les pièces en question ? C'est ce qu'on vous explique !

Le shopping d'Alex, soufflé par la communauté

C’était une journée comme les autres. J’étais là, à l’affut, répondant à vos commentaires. Quand tout à coup, LA question !

 Tu penses quoi des Church Vintage Smooth de Dr. Martens ? 

Je vous l'accorde, la ligne est un peu particulière - à mi-chemin entre une workboot et une chukka - mais elle apporte de l'originalité au modèle. Idem pour les coutures : on aime, ou on n'aime pas.

En les voyant, j'entendait déjà ce petit pouic pouic de la semelle neuve en marchant…

Je vous le promets, j’ai tenté de résister. Ma carte me fixait, l’air moralisateur... Mais entre elles et moi, c'est le coup de foudre ! Elles se portent plus facilement qu'il n'y paraît ; comme n'importe quelles workboots, en fait.

Que vous soyez plutôt jean, chino ou pantalon en grosse flanelle, vous pouvez y aller !

Axel, en costume d'Adam ou presque

On va parler sous-vêtements, caleçons plus précisément ! Pas de chichis entre nous.

Je me suis installé dans mon nouvel appartement ces dernières semaines et, si j'en ai profité pour investir dans un nouveau matelas, j'ai beaucoup réfléchi à la parfaite tenue de nuit. Quitte à investir pour m’assurer un sommeil optimal.

Me concernant, je suis un adepte du caleçon de nuit, large, évasé et confortable. J'ai récemment découvert la marque de sous-vêtements Arthur et me suis laissé tenter par un passage en boutique, où l'on m'a expliqué le concept de “caleçons slippés”... 

Navré pour la taille des photos ! N'hésitez pas à jeter un oeil au site, vous y verrez plus clair.

Très curieux, j'ai craqué sur le modèle "Arthur 687", 100 % coton teint fil !

On retrouve de petits imprimés en all over, des bonhommes en pleine séance de musculation (à défaut d'aller à la salle...). Par ici pour les voir en gros.

Niveau maintien, je dirais qu'il s'agit vraiment de caleçons réservés à la nuit. Vous serez à l'aise pour dormir, c'est particulièrement confortable. En revanche, pas sûr qu'ils puissent remplir la même fonction dans une journée mouvementée... 

Anthony, le fana de chemises

Je suis un passionné de chemises, je ne porte quasiment que ça.

À l’occasion de mes recherches pour dénicher LA pièce au meilleur rapport qualité/prix, je suis tombé sur la marque Howard’s que vous connaissez déjà très bien.

Son ambition est simple : proposer le meilleur, une véritable expérience. Pour ce faire, Frédéric - son créateur - se fournit auprès des meilleurs tisserands, notamment la filature anglaise Thomas Mason. La chemise est ensuite entièrement fabriquée en Normandie, dans un petit atelier à taille humaine d’une dizaine de couturières.

À l’approche de l’hiver j’ai choisi cette chemise en flanelle de coton bleu à motif pied-de-poule de chez Thomas Mason, dont les finitions sont exceptionnelles sur cette gamme de prix !

En effet, à côté des traditionnelles hirondelles de renfort et baleines amovibles, on trouve un col italien entoilé (pour un meilleur confort), des boutons en nacre d’Australie « mother of pearl » cousus sur pieds en Zampa di gallina, ainsi que des coutures anglaises !

La chemise est incroyablement douce, les boutonnières sont très solides et totalement dégarnies, ce qui est très appréciable.

De ses propres mots, Frédéric recherche l’éclat dans l’œil du client. Et je peux vous dire que le mien brille à chaque fois que je porte cette chemise !

Le grain de folie...

Qu'achèterais-tu si tu avais une carte Visa Black Infinite, sans la moindre limite de budget ?

Qui ne s'est jamais posé cette question ? C'est au tour de nos amis d'y répondre.

Alex chante "Ah, si j'étais riche !"

Pour être franc, je n’irais pas forcément dans des boutiques de luxe ou d’hyper luxe. À la place, j’irais chercher des petites pièces par-ci, par-là… beaucoup de petites pièces !

La fièvre de la master-card m’envahirait et, toujours chez FirstEditionDesign, ce magnifique kimono en patchwork tweed passerait illico du statut « Ajouter au panier » à « Commande confirmée »...

J'aime la manière dont le kimono est réinterprété et modernisé dans du tweed, ainsi que le système d'attache - très brut. Une pièce forte, en somme.

Bon, soyons franc, rêvons un peu… Dans le style patchwork, j’irais peut-être aussi voir chez Visvim dont le travail est incroyable en la matière.

Une pièce aussi belle que difficile à trouver... et à se payer !

Axel, à cheval sur le style !

Tandis que je surfais tranquillement sur Internet, lors d’une session de shopping en ligne, je suis tombé sur cette splendide veste d’inspiration cavalière en twill compact et sergé de chez Bottega Venetta, discrète marque de luxe italienne aux créations humbles mais toujours très élégantes.

En véritable aficionado de cette maison, dotée d’un savoir-faire exceptionnel, j’aime aller m’inspirer de ses créations modernes et toujours très justes.

Bien sûr, mon compte en banque ne me permettant pas - encore - d’assumer une telle dépense (quelques 1950 euros tout de même...). Je n'ai fait que m’imaginer, déambulant dans les Tuileries, fier en arborant cette pièce d’exception. Royal !

La veste - à mi-chemin entre l’officier napoléonien et les uniformes bioniques des généraux de l’Empire Galactique dans Star Wars (vous n’aviez pas remarqué ?) - pourrait se porter en mode uniforme avec un pantalon droit, dans une matière semblable et d’une teinte proche.

J’y ajouterais un long pardessus en laine de couleur camel, pour casser la silhouette trop sombre, et des bottines chelsea noires vernies. En bonus, une paire de solaires en acétate esprit écailles(ou en écailles de tortue véritables tant qu’on y est, de chez Maison Bonnet par exemple !).

Petit plus non négligeable : Bottega Veneta se veut résolument investie dans une stratégie RSE, alors que l’industrie du textile et de la mode demeure, encore aujourd’hui, le deuxième secteur le plus polluant au monde. Tout ce qu’on aime ici, chez BonneGueule !

Rien que du sur-mesure pour Anthony

Si l’argent n’était qu’une préoccupation accessoire, je ne m’habillerais qu’en mesure. Toutefois, sans bouder la capitale, je suis très attaché à Bordeaux et j’étais convaincu de trouver de très bons professionnels au plus près de chez moi. C’est désormais chose faite !

Considérant Bordeaux comme leur « ville de cœur », Lucile Videau et son associé ont décidé de lancer leur boutique de sur-mesure, élégamment appelée Buzoni en référence au patronyme de l’arrière grand-mère de Lucile.

Dans cette boutique au style cosy, l’expérience client est au rendez-vous. Non, en fait : Lucile ne nous considère définitivement pas comme un client. L’objectif est de nous accompagner dans une démarche personnelle, de partager nos vues sur le style vestimentaire qui dépasse largement la simple relation mercantile.

En plus de la relation humaine qui se tisse dès les premières minutes, nous retrouvons chez Buzoni un choix de tissus absolument prodigieux (plus de 3000 références) parmi les plus grands tisseurs : VBC, Holland&Sherry, Loro Piana, Piacenza, Fratelli, Thomas Mason…

Pour ce très beau blazer en 100% cachemire de la maison Holland&Sherry, il faudra casser sa tirelire. Comptez 1600 euros !

Conformément à ce qu’on peut attendre de la mesure industrielle, l’intégralité du costume est personnalisable : choix du montage, largeur des revers, choix des boutons, couleur de la doublure, choix d’épaules avec plus ou moins de padding…

La qualité est au rendez-vous, avec une fabrication européenne. On retrouve tous les détails auxquels on tient sur ce type de pièce : coutures demi-lunes, salières au niveau des aisselles ou encore la poitrine barchetta...

De plus, Buzoni ne se limite pas au costume et propose une offre en mesure pour les chemises (made in France), les manteaux et les nœuds papillons. D’ailleurs, Lucile ne s’arrête pas aux hommes : nos compagnes et amies pourront également profiter de son professionnalisme.

Définitivement LA future belle maison bordelaise !

Le mot de la fin...

Nous arrivons au terme de cette huitième revue des marques, pour le moins variée. On vous donne rendez-vous très vite pour encore plus de découvertes. Et n'hésitez pas à nous faire part de vos derniers coups de coeur vestimentaires dans les commentaires !

A propos Rafik

Je suis fasciné par l’expression des contre-cultures et les mouvements underground. Tombé amoureux de la mode à 5 ans, je pense qu’elle doit rester un moyen d’expression, et non une course aux tendances. Et que ça reste entre nous, mais je suis un brin bling sur les bords.

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  • Alex – BonneGueule

    Hello Gouhouf,

    Etro c’est sympa, bon après y’a des dérives visuelles qui me font parfois penser à du Desigual haut de gamme, mais ça reste cool !
    C’est franchement violent de me dire que la collection Replica de Margiela est parfois vulgaire, je bave devant cette collection haha

    Pour être franc je n’ai pas trop de connaissance sur cette marque. De ce que je vois ça me semble plutôt correcte, le prix correspond aussi au made in Italy je pense, mais bon… comment veux-tu que j’ai un avis objectif après un Replica ? 🙁

  • Alex – BonneGueule

    Hello,

    Merci beaucoup pour ton retour ! (En espérant que tu n’y ai pas laissé les deux c…… du coup) =P

  • Alex – BonneGueule

    Eum, ça dépend surtout du style que tu veux en fait.
    A titre d’exemple j’aime bien les superstars Adidas, bon ça reste du cuir, tout ça pour dire qu’il existe énormément d’autres modèles tout aussi sympa =)

  • Alex – BonneGueule

    Hello Jean-Michel,

    Haha un jour peut être =)

    Bon la sneaker Dr.Marteens c’est un style, elle fait un peu massive.

    Je suis de ceux qui considère qu’une paire de Dr.Marteens doit rester dans les modèles originaux et que c’est dommage de prendre un modèle en plastique.

    Après, objectivement, elles se portent bien qu’un peu massives.