Notre mac en Ventile® : parfait contre la pluie, léger pour les beaux jours

Temps de lecture : 13 minutes

 

Quand on porte des vestes de costume au quotidien, ou même des blazers, il peut arriver parfois qu'on ait du mal à déterminer si on a réellement besoin d'un manteau. Il y a des températures qui sont à la fois trop froides pour ne porter qu'une veste ou un blazer et trop chaudes pour porter un manteau d'hiver.

Vous me suivez ?

Dans un style décontracté, il y a pléthore de choix : blouson en cuir, bombers, work jacket, veste en jean, etc.

Mais dans un style plus habillé, les candidats ne se bousculent pas au portillon… alors que c'est un vrai besoin.

C'est pour cette raison qu'on a voulu se pencher sur le mac, cette pièce indispensable pendant la période printemps/été/automne.

Oui oui, notre mac fonctionne même face au vent.

On voit parfois l'appellation "trench droit" mais Nicolò m'interdit d'utiliser ce terme par souci d'exactitude !

Mais peut-on porter le mac dans un style décontracté ?

Pour moi, il y a quasiment autant de possibilités qu'avec un bomber ou un blouson en cuir. Une paire de sneakers, un jean ou un pantalon en laine, il y a de quoi faire !

Il y a surtout des effets de layering très intéressants à faire avec un mac : on peut mettre un gilet sans manches en dessous, voire une veste en jean.

Et évidemment, avec n'importe quel pull ou sweat, c'est une association facile.

Bref, c'est une pièce qui n'est pas du tout restrictive, encore moins dans un style "casual chic".

Un sac Cinabre, un hoodie Norse Projects, et des sneakers Veja, et c'est parti pour une tenue détendue.

A l'origine, le mackintosh est un vêtement de pluie. Il était donc hors de question d'utiliser un coton classique sans aucune propriété comme le font la plupart des marques, car le tissu absorberait l'eau par capillarité à la moindre averse.

Pour autant, on ne l'a pas voulu trop technique non plus, parce qu'il faut pouvoir le porter dans des tenues habillées également. Il nous fallait donc une matière technique, sans qu'elle en ait trop l'air...

Le but est de pouvoir vivre ce genre de scène, mais sans avoir votre mac ruisselant, comme cette scène du film Diamants sur Canapé.

Heureusement, il y a une matière en 100 % coton qui a d'étonnantes propriétés face à l'eau…

Son histoire est aussi romancée qu'incroyable, aussi mouvementée que nébuleuse, il est temps que je vous présente le Ventile, le tissu de notre mac.

On va parler de guerre, d'eau froide, de la sécurité maritime du Canada, et de coton très fin. C'est parti !

C'est certainement une pièce qui vous aidera dans vos réflexions face à la mer.

L'histoire du Ventile : entre mythe et réalité

L'histoire "officielle", la plus connue, c'est celle-ci, version courte : c'est un tissu inventé pour permettre aux pilotes d'avion anglais de survivre dans l'eau glacée pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Voilà ce qui est répété, quasiment mot pour mot, par la très grande majorité des marques qui utilisent du Ventile (exemple ici, ici aussi, là encore, et là aussi), dans les trois lignes réservées à la description de la matière.

Dans les marques et les médias français, c'est aussi cette même histoire qui est reprise en boucle.

Mais moi, j'aime bien creuser, cette explication m'était insatisfaisante. Reprenons donc tout de zéro…

Des pilotes d'Hawker Hurricane, les deux à gauche ont un blouson en laine, et les deux à droite un blouson en cuir… Ce détail a son importance.

La "version officielle" de la naissance du Ventile

Dans les années 30, avec le boom de l'industrialisation du textile, le gouvernement britannique craint une pénurie de lin, qui servait à fabriquer les tuyaux d'arrosage et seaux pour les pompiers.

Alors, il encourage les recherches pour remplacer le lin par du coton, et après plusieurs recherches, ils ont assisté à la création d'un tissu au tissage tellement compact qu'il retient l'eau.

Et le pire, c'est que ça marche à peu près !

Mais tout s'accélère avec la Seconde Guerre Mondiale…

Qui dit guerre dit convois de fournitures, de nourriture ou de matériel, et ce sont les pilotes anglais d'Hurricane Fighter, de la RAF (= Royal Air Force), qui doivent escorter des convois maritimes.

Mais la distance entre la base aérienne et le bateau est trop élevée pour l'autonomie des avions. Churchill propose donc de faire décoller périlleusement les Hurricane depuis un bateau avec un système de catapulte.

Le Sea Hurricane, l'avion où tout a commencé…

Sur le site de Ventile, la marque raconte que les Hurricanes n'avaient pas moyen d'atterrir à nouveau sur le bateau, et devaient donc amerrir, alors que ça n'était pas des hydravions.

J'ai bien du mal à croire qu'on faisait des avions à usage unique, incapables de se poser sur l'eau sans mettre en jeu la sécurité des pilotes, et que ceux-ci étaient prêts à risquer leur vie à ce point.

Malgré mes recherches, je n'ai pas réussi à trouver plus de précisions sur ce curieux et dangereux mode opératoire à part sur le site de Ventile, mais bon, passons.

La réponse de Don

Don, qui vous a régalé avec ses articles sur les montres ici et là, est en plus un grand passionné d'histoire, et surtout de la Seconde Guerre Mondiale.

Je lui ai donc demandé s'il en savait plus sur cette histoire d'avions qui ne pouvaient pas atterrir.

Voici sa réponse :

Dépendant structurellement des routes maritimes pour ses approvisionnements aussi bien pour les matières premières nécessaires à l'effort de guerre que pour les vivres, les britanniques étaient confrontés aux attaques contre leurs navires marchands.
Si la menace des sous-marins allemands était réelle, l'histoire a oublié les attaques en provenance des airs à une période où la Luftwaffe était encore très dangereuse pour les navires britanniques.
Face à ces multiples menaces, les britanniques ont eu recours à la formation de convois, déjà adoptée lors de la Première Guerre Mondiale, afin de grouper leurs navires marchands en convois de 20 à 100 navires et ainsi assurer leur protection à travers le déploiement d'escortes à base de navires de guerre comme les destroyers et de navires marchands convertis pour l'occasion. Parmi les moyens mis en œuvre par les britanniques, il y en a un qui mérite une attention particulière : le déploiement d'avions de combat comme le Sea Hurricane.  

Le Sea Hurricane :

Le Hawker Hurricane est un avion de combat britannique au moins aussi célèbre que le Spitfire. Il y a eu de nombreuses versions de l'appareil dont plusieurs maritimes qui seront nommées Sea Hurricane.
Les premiers Sea Hurricane ont été modifiés pour être catapultés depuis des navires marchands, les CAM Ships (*Catapult Armed Merchantman). Pendant la guerre, une cinquantaine de ces navires ont été modifiés à cet effet.

Chaud devant ! ​

Le Sea Hurricane, surnommé Hurricat, servait de protection aérienne. Une fois qu'il avait décollé et intercepté les avions ennemis, cet appareil devait se poser sur l'aéroport le plus proche... sinon, il devait tenter un amerrissage près des bateaux pour être ensuite repêché par des navires amis.
Les résultats de ces appareils montés sur des navires bricolés furent très peu probants (*6 appareils de l'Axe détruits d'après les registres de l'époque). La vraie réponse des britanniques pour assurer la protection aérienne des convois fut le déploiement des porte-avions qui ont alors escorté les convois et offert une véritable couverture aérienne - il s'agissait plus exactement de porte-avions d'escorte, plus petits que ceux que vous voyez traditionnellement dans les films. Les porte-avions offraient la possibilité pour les appareils de se poser dès lors sans dommage.

Enfin un vrai porte-avion !

Voilà pour le fin mot de l'histoire : ces avions ont bien existé, mais ils étaient censés atterrir sur une base aérienne. L'amerrissage n'était envisagé qu'en cas de situation désespérée.

Justement, reprenons notre histoire au moment où un pilote se pose en catastrophe dans la mer, et quand l'eau rentre dans son cockpit…

Que ce soit voulu ou pas, ces pilotes devaient survivre au contact de l'eau glacée de la Manche… ou d'une mer encore plus froide, le temps d'être récupérés.

Or, aussi étonnant que cela puisse être, le sujet de l'immersion en eau froide n'est pris au sérieux que depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Premier brevet en 1869 d'une combinaison de survie, trop avancée technologiquement pour être fabriquée à l'époque.

C'est à peine si on savait ce qui provoquait la mort une fois dans l'eau (hypothermie, mais pas seulement). Et on pensait que c'était une fatalité, un "risque du métier", à accepter en âme et conscience.

Ce n'était vraiment pas un sujet bien documenté, avec une vraie rigueur scientifique et des normes standards dans la conduite de tests et d'expériences.

Du coup, on ne peut pas dire que les différents pays maritimes du monde entier se soient beaucoup cordonnés pour trouver une solution. Encore moins dans un contexte de guerre mondiale où les technologies textiles étaient rudimentaires, et où tout restait à inventer.

(Et si vraiment la survie en eau froide vous intéresse, la Société Française de Médecine Maritime a publié un bon récap' ici et nos amis canadiens en ont fait une belle vidéo là)

Le genre de graphique qui manquait cruellement à l'époque !

Sauf que là, il fallait absolument augmenter les chances de survie d'un pilote de la RAF en eau froide.

Il fallait un tissu confortable à porter dans le cockpit, qui laisse passer la transpiration, mais qui devient imperméable au contact de l'eau.

Après beaucoup d'essais, le Shirley Institute, un centre de recherche spécialement dédié au coton, met au point le fameux Ventile, ce tissu 100% coton waterproof.

De quelques minutes, les chances de survie dans l'eau passent à 20 minutes, ce qui laisse beaucoup plus de temps aux sauveteurs. 80 % des pilotes ont pu enfin survivre après l'amerrissage de leur Hurricane, grâce à leur combinaison de survie en coton Ventile.

Aujourd'hui, les costumes de la RAF sont toujours faits en Ventile, tout comme ceux d'autres pilotes de pays de l'OTAN.

Belle histoire n'est-ce pas ? Tout y est : de la bravoure, de l'aventure, de la survie, du militaire et de l'innovation.

Sauf que… impossible de mettre la main sur une combinaison de survie de la RAF datant de la Seconde Guerre Mondiale ! Et il est même possible qu'elles n'aient jamais existé.

Si les combinaisons de survie en Ventile pendant la Seconde Guerre Mondiale n'ont sûrement jamais existé, la RAF a aussi fait cette superbe parka en Ventile dans les années 50, dénichée par Saunders Militaria… Mais c'était pour le personnel au sol !

La vérité sur le Ventile ?

C'est l'auteur de l'excellent Well Dressed Dad qui fut le premier à mettre en doute "la version officielle".

Il affirme que la plupart des histoires autour du Ventile sont difficilement vérifiables.

Histoire de mettre un visage sur un nom, voici Nigel Cabourne, le créateur qui a remis le Ventile au goût du jour. D'ailleurs, Grailed en a fait un excellent portrait.

En fait, la légende du Ventile doit beaucoup à Nigel Cabourne, un créateur anglais passionné par le Ventile et le workwear. Sa célèbre parka en Ventile au design vintage est la parfaite illustration de ses influences.

La pièce phare de Nigel Cabourne : c'est une parka vintage tout en Ventile. Si vous voulez une parka en Ventile encore plus performante, regardez celle de Musto

En 2003, pour se relancer et marquer le coup, la marque fait appel à Karol Marketing, une agence de… marketing (facile).

Celle-ci décide de créer un livre, "Ascent of Cabourne" qui s'inspire de "Ascent of Everest", de John Hunt. Et c'est dans ce livre que Cabourne explique l'origine du Ventile à sa manière (la 2nde Guerre Mondiale, les pilotes dans l'eau, etc).

L'original…

… et la version remastérisée pour Nigel Cabourn, où la légende du Ventile a commencé.

Sa source ? Il affirme avoir un ami qui a participé à l'invention du Ventile et qu'il est entré en production de masse depuis 1943.

Ma théorie personnelle est que, étant donné que c'est une agence marketing qui a créé ce livre à des fins promotionnelles, et qui n'est pas spécialisée dans la mode, il est probable que certains détails précis leur aient échappé et/ou qu'ils s'en soient uniquement tenus aux affirmations de Cabourne.

Toute l'histoire très romancée du Ventile, elle vient donc de là.

Mais alors, quelle est la vraie origine du Ventile ? D'où vient-il ? L'enquête n'est pas finie…

(ah, ce suspense ! )

Un élément de réponse fiable vient d'un document aussi inattendu que surprenant : en 2003, la Direction de la sécurité marine de Transports Canada commande un rapport complet sur la survie en eau froide.

Eh oui, c'est ce document à la mise en page digne de Microsoft Publisher qui offre les éléments de réponses les plus probants.

Et comme les deux langues officielles du Canada sont l'anglais et le français, tout document public et administratif doit être traduit en français. Ce rapport, vous pouvez donc aussi le lire en français !

Bon, la traduction est… rustique (le Ventile a été traduit par "tissu de coton ventilé"), mais… "ça passe", ça n'a pas été traduit à coup de Google Translate.

Les auteurs, très rigoureux, remarquent que les compte-rendus de test de combinaison de survie tombent régulièrement aux oubliettes, que ça soit à cause de la fermeture d'un laboratoire militaire, de la fin d'une guerre, etc.

Ils décident donc, une bonne fois pour toutes, de faire un historique complet des combinaisons de survie depuis 60 ans, à destination des futurs chercheurs sur le sujet.

Et c'est passionnant ! Tout est très bien documenté et rigoureusement sourcé.

Concernant nos combinaisons de survie en Ventile, la vérité apparaît au chapitre 2 : les combinaisons de survie des pilotes de Hurricane étaient en cuir… pendant la Seconde Guerre Mondiale. Leur inventeur s'appelait d'ailleurs Frankenstein, ça ne s'invente pas.

Ce n'est qu'après la guerre que les combinaisons de la RAF ont été fabriquées en Ventile.

Plus exactement, les six premières combinaisons dites "Mk" ont été fabriquées en néoprène, puis c'est à partir des versions Mk 7 qu'elles ont été fabriquées en Ventile, juste après la guerre, à partir de 1951.

C'est écrit noir sur blanc.

Voilà une combinaison de survie de la RAF, mais elle a été créée bien après la Seconde Guerre Mondiale. Elle vous coûtera environ 90 €, si jamais vous voulez l'encadrer chez vous !

L'utilisation du Ventile permettait à la transpiration de s'échapper par les interstices des fibres quand le tissu était sec, mais une fois dans l'eau, les fibres gonflaient et bloquaient le passage de l'eau, rendant le tissu waterproof.

Il y avait d'ailleurs deux épaisseurs de tissu, car à cause de la pression de l'eau, on s'est aperçu que l'eau traversait le Ventile sans que les fibres aient le temps de gonfler.

Autre problème : le tissu coûtait très cher à produire à grande échelle (long à fabriquer), il était également coûteux à assembler sous forme de combinaison. De plus, le sébum du corps et une sudation abondante pouvaient perturber le pouvoir de gonflement de la fibre quand elle était mouillée.

D'autres obstacles plus généraux ont mis à mal l'avenir du Ventile dans les combinaisons de survie : difficulté à trouver des zips parfaitement étanches, contrôle qualité largement perfectible, etc.

Alors la RAF décida, pendant un temps, d'utiliser des combinaisons dites "humides", où on laisse rentrer un tout petit d'eau pour la réchauffer, exactement comme une combinaison de surf ou de plongée.

(et pour le fin mot de l'histoire, c'est l'essor de plateforme de pétrole en mer qui a enfin permis la création de combinaisons de survie efficaces)

Une combinaison de survie dite "humide" en néoprène, qui vous fait ressembler à un télétubbie. Ok, c'est plus performant, mais les combis en Ventile étaient quand même bien plus classes !

En définitif, le Ventile a bien été utilisé pour des combinaisons de survie de la RAF mais uniquement après la Seconde Guerre Mondiale, et a été ensuite remplacé pour des raisons très terre à terre : coût, difficulté à assembler, etc.

Par contre — et ça c'est bien badass — Edmund Hillary a vraiment utilisé des vêtements en Ventile pour son ascension de l'Everest, en 1953.

Avant le Gore-Tex, les alpinistes d'exception portaient du Ventile !

Si le Ventile n'était pas pleinement satisfaisant pour faire des combinaisons de survie dans de l'eau glacée, je vous assure que dans un usage urbain, c'est une matière qui tient largement ses promesses. Parce que oui, la RAF a quand même testé des combinaisons de survie en Ventile !

Le rachat de Ventile par Stotz

Stotz, pour faire simple, c'est le Ventile d'origine suisse. Leur produit phare, l'Etaproof est aussi un tissu 100% coton qui se veut imperméable (c'est celui qu'Acronym et Enfin Levé utilisent parfois pour des pantalons et des vestes techwear par exemple).

L'Etaproof est un produit très, très, très similaire au Ventile, à tel point qu'il est devenu difficile de différencier les deux… surtout depuis que Stotz a racheté Ventile !

Même le techwear s'approprie des tissus 100% coton imperméables comme Enfin Levé et cette veste en tissu Stotz, la maison mère de Ventile.

En effet, dans les années 90, le Ministère de la Défense britannique peine à satisfaire sa demande d'un tissu 100% coton imperméable à cause du déclin du textile anglais. Alors ils décidèrent de contacter Stotz, qui fournissait déjà du 100% coton pour les armées scandinaves et américaines.

Les anglais furent très contents de Stotz et c'est logiquement que le fabricant suisse devint le candidat idéal pour racheter Ventile.

En 2017, Stotz acquiert pleinement la marque Ventile pour agrandir sa gamme de tissu Etaproof.

Vous comprenez pourquoi nous avons choisi cette matière pour notre mac ? D'ailleurs, parlons-en davantage !

Le Ventile : un 100% coton plein de ressources

Son argument de poids ? C'est une matière très résistante à la pluie et respirante en 100 % coton. Face au Gore-Tex, ça change beaucoup de choses.

Ça respire ! Etant donné que c'est un tissu, et non une membrane, l'air peut passer naturellement entre les interstices. D'autant plus que notre mac n'est pas doublé (uniquement dans le haut du dos), c'est donc une pièce légère où l'air peut circuler facilement. On est très loin d'un imperméable en caoutchouc ou d'un trench avec une doublure épaisse.

Sous les aisselles, nous avons en plus ajouté deux œillets d'aération, afin d'évacuer efficacement l'humidité.

D'ailleurs, dans le prestigieux livre "Waterproof and Water Repellent Textiles and Clothing", les auteurs affirment que le Ventile peut être considéré comme le tout premier tissu respirant ET imperméable.

Mais en même temps, vu que le tissage est serré, le Ventile est coupe-vent et "annule" l'effet refroidissant du vent.

L'intérêt du 100% coton, c'est aussi son aspect : ça ne ressemble absolument pas à une matière synthétique, mais plutôt à une bonne vieille gabardine de coton. Le look est donc plus élégant et urbain !

Un 100% coton avec un bel aspect ! Ca ne ressemble en rien à un tissu technique !

Ventile met aussi en avant la durée de vie de sa matière, et vue la main "compacte" du tissu, on veut bien les croire.

Un autre point important : le bruit ! Vu que c'est un 100% coton, le mac ne fait pas de bruit en mouvement, il n'y a pas ce bruit craquant (crispy comme dirait nos amis anglais) caractéristique du Gore-Tex.

Pensez au bruit que font vos vêtements en coton : chino, chemise, veste… Eh bien là, c'est pareil. C'est pour cette raison que c'est une matière très appréciée des amateurs d'ornithologie (quand vous aimez étudier les oiseaux !) ou de ceux qui font des prises de son dans la nature.

Et surtout, bien évidemment, le Ventile, c'est aussi une matière très utile contre la pluie.

Il n'y a rien de plus simple à porter comme matière !

Le Ventile et l'eau

On l'a vu : quand la matière devient humide, l'eau fait gonfler les fibres de coton, et vu que le tissage est très serré, cela empêche l'eau de passer.

C'est comme ça que la matière devient "imperméable".

Ça a l'air simple dit comme ça, mais pour avoir un tissage très compact, il faut des fibres extrafines de coton Supima, cultivé aux Etats-Unis, qui représente à peine 2% de la production mondiale de coton.

C'est donc cet alliage de fibres très fines et d'un tissage bien dense qui donne toutes les propriétés au Ventile.

Ca c'est du Ventile en très gros plan. À droite, quand le tissu est mouillé, les fibres gonflent et empêchent l'eau de passer.

Le coton est filé en Allemagne et les fils partent ensuite en Suisse pour être tissés en produit fini.

Mon mini protocole de test

J'ai fait le test suivant : j'ai passé du Ventile sous l'eau, et j'ai frotté vigoureusement avec mon doigt pour essayer de faire pénétrer l'eau dans le tissu, et lui faire traverser le tissage compact.

Eh bien, il a vraiment fallu 5 bonnes minutes de frottement sous l'eau du robinet pour que la matière devienne à peine humide de l'autre côté. Il a fallu que j'appuie vraiment fort pour que l'eau traverse péniblement le tissage.

Il est donc clair que sous une averse, le Ventile remplira parfaitement son rôle, il n'y a aucun doute à avoir là dessus.

Une matière pleine de surprises !

Moi-même, pour avoir essuyé de lourdes averses avec une veste Acronym 100% coton portée depuis plus de 2 ans, j'ai été très agréablement surpris des performances, moi qui ne jurais que par les coutures soudées et les membranes techniques.

Il faut vraiment une énorme averse de 45 minutes pour que la face intérieure du tissu devienne à peine humide.

En gros : ça marche vraiment.

(En revanche, ce mac n'est pas une combinaison de survie dans l'eau, ne le prenez pas en remplacement d'une combinaison "Aegir" d'Helly Hansen, ça ne marchera pas)

Le mac fermé, vous serez protégé des embruns près de votre phare préféré.

Alors pourquoi ne voit-on pas plus de Ventile dans les marques ? C'est malheureusement à cause d'une équation implacable :

Coton Supima coûteux + filature en Allemagne + tissage et finissage en Suisse = tissu qui coûte cher.

Et donc, son usage rend la moindre pièce très coûteuse : par exemple, regardez les prix des pièces en Ventile de Private White V.C, une superbe marque anglaise.

Pour vous donner une idée du prix, un twill de coton classique, sans les propriétés du Ventile, acheté en Italie ou Espagne, c'est entre deux et quatre fois moins cher que du Ventile.

Du coup, c'est une très grande fierté pour nous de proposer une pièce en Ventile à un prix plus accessible grâce à notre modéle économique sans intermédiaires.

Voilà donc pourquoi nous avons choisi le Ventile pour ce mac. Voyons maintenant les finitions qu'on a voulues…

Les finitions de notre mac en Ventile

Les mois et les années passent et vous appréciez toujours autant d'avoir des poches zippées pour mettre vos affaires en sécurité.

Ici, on n'a pas dérogé à notre règle, et contrairement aux autres macs, les deux poches extérieures ont un zip, non visible grâce au rabat. Idem pour les deux poches intérieures, elles sont aussi zippées.

Ainsi, vos écouteurs, vos papiers, vos clés seront en sécurité !

L'une des quatre poches zippées. Ici, c'est la poche intérieure.

Comme d'habitude, les boutons en corne sur cette pièce !

Au niveau de la manche, vous pouvez la resserrer grâce à deux boutons.

Les ganses et la doublure des épaules sont en chambray composé d'un mélange de coton et de modal.

C'est ce jeu de couture qui permet au col de bien se tenir.

Ici, c'est un contre bouton qui permet de renforcer la couture du bouton en corne, à l'extérieur.

Comment se procurer notre mac et nos autres nouveautés de juin ?

Rendez-vous sur notre e-shop ou dans nos boutiques à Paris, Lyon et Bordeaux.

Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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