Reportage : Pitti Uomo 86 (été 2014), le style italien en 10 points #1

chemise en jean avec veste en tweed
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Si je voulais tant aller au Pitti Uomo, c’était pour rencontrer ce fameux style italien que l’on voit partout sur les Tumblr.

C’est un salon bien différent du Tranoï ou du Capsule (et encore plus du salon Who’s Next), car l’art sartorial y est représenté avec beaucoup plus d’honneurs, bien qu’il y ait une multitude de petits créateurs présents.

Les grandes marques ont également une belle représentation : j’ai par exemple été très surpris de constater que Zanotti avait un énorme stand, moi qui pensais que le côté clinquant de la marque était à l’opposé du salon.

J’expliquerai dans un prochain article ce qu’est exactement ce salon et les marques que j’y ai découvert. Mais aujourd’hui, je vais m’attarder sur les looks des acheteurs et exposants présents, car c’est ce qui vaut le détour.

En effet, la plupart des photos d’hommes stylés que vous rencontrez sur les tumblr, ceux avec des vestes et des chemises de folie, sont généralement prises au Pitti Uomo. C’est ce qui en fait un rendez-vous incontournable de l’élégance masculine.

costume croisé gris

Le genre de mises que l’on voit partout au Pitti.

Je parle bien d’élégance, car les tenues présentes n’ont rien à voir avec certaines bizarreries de modeux que l’on croise chez Colette pendant la fashion week. Il y a certes des tendances bien visibles, mais tout est masculin et de bon goût (vous ne trouverez pas de casquette de Spartiate au Pitti par exemple).

Vous imaginez donc ma curiosité le matin du premier jour, quand Nicolas et moi marchions d’un pas ferme vers la fameuse fortezza di Basso, lieu emblématique où se tient le Pitti.

fortezza-da-basso-florence

La forteresse du XVIème siècle qui domine Florence. Elle servait autant à protéger la ville que les famille régnantes lors des soulèvements populaires.

Les tenues du Pitti Uomo

Nous sommes ainsi arrivés. Et au fur et à mesure que les visiteurs rentraient, il était clair que l’on se trouvait dans l’endroit où il y avait la plus forte de concentration de personnages stylés… au Monde !

Est-ce que certains messieurs se pavanent délibérément au centre du salon ? Oui, ça ne fait aucun doute. Et il est amusant de remarquer que certains sont tout le temps au téléphone, quand d’autres prennent une attitude faussement décontractée en bougeant lentement, avec un sourire constant sur le visage.

Certains feignent d’ignorer les photographes, mais se placent bien en évidence dans les allées, tandis que leurs camarades se prennent au jeu avec plaisir et tapent la pose. On pourrait y trouver un côté artificiel, mais personnellement, je trouverai bien dommage de voir cet évènement uniquement sous cet angle.

photographe pitti

Même les photographes ont un style bien à eux au Pitti !

Au contraire, on sent que les gens sont contents d’être là, et ont envie de tenter des tenues qu’ils n’auraient jamais l’occasion de porter ailleurs (allez porter un costume blanc pour vous rendre au travail, vous allez voir).

Il y a une bonne humeur et un bouillonnement créatif palpable. On ne se sent jamais regardé de haut, et on apprécie ce côté spectacle (il est assez déroutant de remarquer que les photographes sont à l’extérieur de l’évènement, et ne prennent aucune photo des marques présentes).

C’est donc avec un oeil très affûté que j’ai analysé le style des Italiens, et que j’ai dressé ses principales caractéristiques avec leur faisabilité en France. Vous avez toujours rêvé de ressembler à un Italien travaillant dans la mode ? Les 10 points ci-dessous vous concernent !

Et toutes les photos qui vont suivre sont de BonneGueule.

1. Le style italien et l’usage de la couleur

Faisabilité en France : il va falloir vous y mettre.

Comme le dit Luca, les Italiens sont très à l’aise avec le vêtement. J’ai le ressenti que là-bas, savoir s’habiller est une qualité masculine valorisée, contrairement à la France.

Les hommes italiens sont donc encouragés à se distinguer. Se faire remarquer est quelque chose qui n’a pas l’air de les impressionner, à l’inverse de certains Français qui font tout pour avoir des tenues ordinaires, et ne surtout pas être voyant.

Après une France traumatisée par des années « bling bling« , on comprend aisément pourquoi les Français réclament de la discrétion vestimentaire. Ce qui frappe le plus concerne l’usage de la couleur. Le noir est quasiment absent (normal pour une période d’été), et les teintes (très) claires sont largement utilisées.

Ne pas porter une couleur « parce qu’elle est trop claire » paraît être quelque chose d’invraisemblable en Italie. Le pantalon blanc semble être une pièce indispensable du vestiaire italien estival, car au Pitti, il était systématiquement assemblé avec une veste et une chemise.

Autre point dont nous ferions bien de nous inspirer : la couleur des vestes. Si en France (et même en été), les deux grandes couleurs pour les vestes sont le bleu et le gris, les teintes des blazers de ces messieurs sont bien plus riches et joyeuses, et vont du kaki au bleu lagon.

costume blanc pitti

costume blanc pitti

Le costume blanc est totalement encouragé au Pitti.

costume jaune

Le jaune citron n’est pas la couleur que je recommanderai pour un premier costume. Ni pour un deuxième… En tout cas, notez sur cette photo la présence de deux pantalons très courts (dont un blanc) portés avec des mocassins. Une tendance très lourde de ce Pitti Uomo été 2014.

veste Inglese

La maison G. Inglese propose d’incroyables vestes, très légères, et très colorées. Compliquées à porter, mais je vous assure que la construction de la veste est très bien faite.

IMG_6926

Certaines tenues m’ont beaucoup moins convaincu…

costume rayée

Je vous laisse deviner lesquelles…

2. L’usage de la couleur… sur les chemises du Pitti Uomo

Faisabilité en France : on le fait déjà, mais en moins riche sur les textures et les matières.

Il est assez étonnant de voir que les couleurs de chemises sont toujours très sobres et servent de base neutre pour construire les tenues, comme un tableau blanc qui n’attendrait que des coups de pinceaux colorés.

Il n’y a quasiment que du blanc et du bleu en chemise, mais déclinés dans d’infinies textures, matières et nuances : chambray, lin, voile de coton, popeline, etc.

Mais ce n’est pas parce que les chemises sont blanches qu’elles se confondent avec celle de monsieur tout le monde. Pour y ajouter de la singularité, les finitions sont impeccables : la plupart des hommes ont des boutons de chemise montés en zampa di gallina (cette manière de coudre les boutons est aussi appelée fleur de Lys ou patte d’oie), des coutures anglaises fines et raffinées, et ce fameux col italien très évasé qui se place si bien sous les revers de la veste avec ou sans cravate.

Dernier détail qui m’a surpris sur les chemises aperçues au Pitti Uomo : la rigidité des cols. Il semble qu’avoir un col relativement mou (un peu comme ce que peut faire G. Inglese) est signe d’une décontraction italienne de bon goût. J’ai vu tellement de cols de ce type bien portés que cela m’a définitivement réconcilié avec les cols souples, que j’associais autrefois à des chemises de qualité cheap.

lino

Lino Ieluzzi, superstar de l’élégance italienne. Tout y est : le pantalon court, les doubles boucles avec une boucle ouverte, le blazer croisé qu’il adore, et l’accessoire inattendu qu’est la chaîne à son pantalon. Et pourtant, sa tenue comporte des couleurs sobres intelligemment utilisées.

3. Les contrastes de style en cascade

Faisabilité en France : un grand OUI.

C’est la caractéristique principale du style italien. Ils sont très doués pour mélanger parfaitement l’élégant et le décontracté. Il y a toujours un petit truc inattendu dans leur tenue. Ils peuvent porter un costume impeccable… avec une pochette fantaisiste.

Les Japonais étaient extrêmement bien habillés, mais avec moins de flamboyance. De ce que j’ai vu, ils connaissent et récitent parfaitement leurs gammes d’art sartorial. Pas de prises de risque insensées, mais une maîtrise des codes de l’élégance absolument parfaite, enrobée d’un perfectionnisme typiquement nippon.

Ce sont des hommes d’une grande classe, et leurs tenues sont impeccables. Point final.

japonais pitti

Quand je vous dis que les Japonais au Pitti Uomo sont irréprochables… Voilà comment porter un costume clair avec beaucoup de classe grâce à un motif choisi avec goût.

japonais costume croisé

Un costume croisé aux épaules coupées au scalpel, une cravate tricotée prête à jaillir de la veste et une chemise blanche immaculée… Pas de doute, ce Japonais est bien au Pitti Uomo ! Notez l’usage discret de la pochette.

japonais en costume croisé

Du pantalon blanc, du costume croisé, des pochettes sans poignées : encore et toujours les mêmes tendances de cette édition.

4. La suprématie totale des pièces tailleurs dans le style italien

Faisabilité en France : totalement encouragée, depuis le temps qu’on vous dit que la veste bien coupée est un impératif du vestiaire masculin !

Cela m’a frappé : les pièces tailleurs (costumes, blazers, vestes) règnent en maître au Pitti Uomo. Il peut faire plus de 30°, j’ai l’impression qu’un Italien stylé ne sortira jamais sans sa veste.

Cela m’a d’ailleurs été confirmé plusieurs fois : canicule ou pas, tout le monde est en costume. Les coupes sont systématiquement impeccables et les vestes parfaitement cintrées. Et bien sûr, la plupart arborent fièrement une boutonnière milanaise sur le revers de la veste…

costume beige

Un costume beige bien porté, qui rappelle ce que l’on peut voir chez Husbands. Le trois pièces était cependant plus rare en cette période estivale. Encore une fois, les lunettes, les chaussures, et surtout le chapeau, en font une tenue unique.

Bien souvent, ce sont les épaules souples, dites napolitaines, qui dominent. Ce qui donne une silhouette plus naturelle et plus confortable, car l’épaule suit les mouvements du porteur.

Cela permet d’atténuer le côté trop strict et structuré d’un costume classique. On pourrait même croire que c’est LE type d’épaule destiné à la veste décontractée.

veste napolitaine

Voilà ce qu’est une épaule naturelle : elle a une « rondeur » très appréciée des Italiens.

veste fantaisiste

Un exemple de mimétisme inconscient au Pitti Uomo : ces deux hommes portent chacun un pantalon beige retroussé et des loafers à pompons dans des tons bruns. Les pochettes (pliées de la même manière sur chacun d’eux !) sont de rigueur… Enfin, la veste est la pièce centrale de chaque tenue.

pantalon blanc

Une tenue considérée comme « simple » au Pitti, même si je pense que peu d’entre nous se risqueraient à porter un pantalon blanc aussi court avec des mocassins Gucci…

costume pitti

Vous ne verrez pas beaucoup de simples costumes gris au Pitti. Par contre, il est très plaisant de voir comment des motifs ou du kaki sont élégamment portés. Et encore une fois, la paire de doubles monks… A croire que ces chaussures à doubles boucles sont typiquement italiennes.

japonais pitti

Voilà comment jouer habilement avec des couleurs plus originales. Et pour une fois, le pantalon ne laisse pas apparaître la cheville !

5. Le cas de la veste croisée

Faisabilité en France : on y vient peu à peu.

veste croisée pantalon vert

Autre illustration de ce fameux mélange de formel et de décontracté que les Italiens maîtrisent à merveille : un blazer croisé aux boutons dorés, mais bien cintré, avec un pantalon fitté et court, porté avec une chemise en jean pour détendre l’ensemble. Et bien sûr, on accessoirise avec une pochette et un sac Filson ! J’ai plus de mal avec les chaussures par contre…

Oubliez les blazers croisés à boutons dorés de votre grand-père, la vérité est ailleurs.

Effectivement, les Italiens se sont merveilleusement appropriés ce vêtement qui souffre d’une image poussiéreuse en France. Mais pas chez nos amis transalpins, où les vestes croisées sont courtes et parfaitement cintrées. Il faut bien avouer que cela donne une sacrée prestance à une tenue, et ce n’est pas Hugo Jacomet qui dira le contraire.

En effet, les deux rangées de boutons dessinent subtilement une carrure en V bien masculine. Et très franchement, c’est en essayant une veste croisée de chez Ly Adams de l’été prochain que j’ai eu un petit déclic.

veste croisée Ly Adams

La veste croisée de chez Ly Adams qui pourrait me faire passer le pas. Chino BGMD et bracelets Catherine Michiels.

Par contre, une veste croisée ne se porte pas n’importe comment : il y a un peu d’imagination pour bien la placer dans une tenue.

Mais une inconnue demeure : à quoi ressemblent toutes ces vestes croisées quand elles sont ouvertes ? C’est ce qui me freine un peu avec ce type de veste, qui peut vite tenir trop chaud en été : vous avez quand même deux épaisseurs de tissu au niveau du ventre.

Mais là aussi, Hugo a son mot à dire sur les vestes croisées en été.

veste croisée claire

Une veste croisée blanche à rayures bien portée… Au Pitti, l’impossible devient possible.

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Costume trois-pièces chocolat, croisé et à carreaux : on a déjà vu plus simple !

veste croisée ouverte

Enfin une veste croisée portée ouverte ! Et avec un tee-shirt en plus ! Autre grande spécificité italienne, le costume porté avec des sneakers vintage (et au pantalon court, comme d’habitude).

norwegian wear

Le designer de la fabuleuse marque Norwegian Rain porte une très jolie veste croisée à deux boutons. Cintrage parfait.

Filippo et Filippo

Les deux Filippo, du blog The Threef, sont des adeptes du costume croisé à revers très larges. Et ça leur va très bien.

J’espère que vous appréciez le voyage autant que moi. Nous verrons les cinq derniers points dans le prochain article !

A propos Benoît Wojtenka

J’ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j’aide les hommes à construire leur style. Mes préférences couvrent un large éventail de marques et de budgets. Quant à mon travail, il porte essentiellement sur la perception de la mode par les hommes. Et bien évidemment, je suis un inconditionnel du Ricard.

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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Tyler !

    Alors là pour le coup, pas du tout. Ce genre e motifs c’est pas (ou plus en tout cas) très prisé dans la culture occidentale. (Aisément considéré comme trop bariolé.)
    Ca l’était plus dans les 70’s . Il y a bien eu un retour de ce genre de motifs pendant un temps (chez des marques comme Ami, par exemple) mais je crois que la brève tendance c’est essoufflée.

    En revanche j’ai vu pas mal de sappeurs en porter. C’est la seule piste que j’ai :/

  • BenoitBG

    Non malheureusement, ça doit être du sur-mesure italien bien pointu… Tu dois pouvoir trouver l’équivalent chez des grandes maisons de costume italiennes.

  • TomBG

    Merci Valentin,

    On corrige au plus vite 🙂

    À très vite,
    Tom

  • BenoitBG

    Merci de ton retour ! Effectivement, on pourrait tenter le coup avec le salon Capsule ou Tranoi, mais les gens y sont beaucoup moins dans une optique de se montrer.

  • Thal

    Super l’article, bonne source d’inspi. Est-ce que vous prévoyez d’en refaire un équivalent pour d’autres événements ?
    Le même article avec les tenues dark les plus originales qu’on peut voir dans la rue lors des fashion week, ça pourrait être sympa.

  • Nickta

    La meilleure tenue de l’article reste quand même celle du renoi de dos, avec un cargo noir et une chemise à poids.

  • BenoitBG

    Hello, les vestes Inglese sortiront l’été prochain, mais attention, c’est quasiment un travail artisanal, donc les prix devraient être très élevés. Par contre, elles sont d’une légèreté ahurissante, à peine plus lourdes qu’une simple chemise.

    Si tu veux des vestes plus fantaisistes, regarde chez Boggi, ou même chez SuitSupply, il y a parfois des modèles plus forts.

  • Nico

    Très intéressant, merci pour l’article.
    Je suis, quant-à moi, intéressé par les vestes à motifs (celle de l’image d’illustration de l’article, ou encore celle dans l’image des deux mecs habillés un peu pareil).
    J’ai également cherché des vestes sur le site de G. Inglese, mais sans succès (pourtant la veste a l’air superbe)

    Malheureusement, sur les sites d’achat on ne trouve que très très peu de vestes un peu originales, même sur des site comme l’exception. On reste sur des tons de marron, bleu ou gris (ou pire, du noir)

    A moins que vous ayez un site sur lequel on puisse trouver plus particulièrement des pièces fortes ? 🙂

    Merci pour cet article, j’attends le 2/2 avec impatience.

  • Haddi Lam

    Je vois que la tenue full études studio ne plait pas à bonne gueule… Et ils ont tout à fait raison ! 😉

  • Xavier

    Merci pour les tuyaux les gars.
    Je connaissais pas Suit Supply, vraiment sympa les modèles !

  • Florian

    Très bon article ! Comme le résume Benoît, au Pitti, l’impossible devient possible ! La plupart des tenues sont il faut l’admettre difficile à porter tel quel cependant cela reste de très bonne source d’inspirations je trouve.

  • gabriel irlande

    hello,

    très bel article !

    personnellement je trouve que les tenus qui « n’ont pas convaincues » sont justement très intéressantes ! ^^
    Bon c’est évidemment strictement importable en temps normal, et le total look n’est pas un signe distinctif d’élégance… Cependant je trouve que les pièces, séparément, ont un intérêt. Et on notera que l’un de ces messieurs est habillé de la tête aux pieds avec la marque Études studio ^^ (oui, je suis totalement fan de cette marque)

    En fait pour moi, ce sont simplement des tenues de podium, où l’on fait fi de presque toutes les règles pour se tourner vers la créativité la plus pure. Ce n’est pas du style, c’est de la mode, et ça fait tache, c’est clair ! Mais personnellement, ça me fascine ^^

    Bon, sur le contenu de l’article, rien à redire, et vive le Pitti ! ^^
    (un jour, j’irai)

  • Romain R

    Je suis bien d’accord avec toi. Et en même temps, presque (je dis bien presque) à la décharge du consommateur, tout est fait dans les prix actuels pour faire oublier ou tromper sur le « vrai » prix d’un vêtement bien fait. Va expliquer à des gamins qui s’habillent depuis toujours chez H&M que, comme le disait Suzy Menkes, « acheter un vêtement au prix d’un capuccino a quelque chose d’immoral ». De même, quand tu vois le succès de The Kooples & co, les gens doivent être complètement paumés lorsqu’ils voient qu’une chemise à 120€ est une vraie guenille. Enfin j’enfonce une porte ouverte là !
    l’édition d’hiver doit être carrément magique, avec tous les cuirs et les mailles…

  • Florian

    Comme conseillé par Benoît, tu pourrais trouver ton bonheur chez SuitSupply avec les modèles Soho ou Madison pour les vestes croisées. De mémoire, il y en a qui se rapprochent de celle en photo avec du lin. Par contre, il ne faut pas traîner car la collection Automne/Hiver est en train d’arriver. Sinon les Japonais sont assez friands des marques italiennes comme Boglioli/Lardini.

  • BenoitBG

    Comme je l’ai dit, on apprend vite à apprécier ce côté « spectacle » du Pitti, et à louer les efforts d’audace des italiens. Ils essayent des choses, s’approprient des codes, bref, ils font vivre le vêtement !

    J’ai plusieurs fois discuté de la clientèle japonaise avec des créateurs, ils m’ont tous dit qu’ils étaient très respectueux du produit, et qu’ils le comprenaient facilement. Ce sont des amateurs de belles choses, perfectionnistes, pour qui le rapport Q/P n’est pas vraiment ce qui compte. La qualité est le plus important, ainsi que le travail d’artisanat.

    Pour la suite de l’article sur les marques, nous ne sommes restés qu’une journée sur le salon (quelle erreur !), de ce fait, nous n’avons pas rencontré autant de nouvelles marques que nous le voulions…

  • BenoitBG

    C’est probablement du sur-mesure avec une très belle matière (comme tu l’as remarqué, elle accroche très joliment la lumière). Tu devrais regarder chez Suit Supply pour une alternative plus accessible.

  • BenoitBG

    La France a décidé que les vêtements sont quelque chose où on doit y mettre le moins d’argent possible, surtout après les années où le terme « bling bling » a utilisé de manière vraiment abusive (porter des rayban dorées n’est pas bling).
    En tout cas, j’aimerai bien faire la version hiver pour voir comment évoluent les styles !

  • KévinBG

    Hello Xavier,

    Regarde chez Gant Rugger, ils ont peut-être quelque chose dans ce style :).

  • BenoitBG

    La culture du beau est aussi bien implantée en France, surtout au niveau de l’architecture (en excluant la terrible période 1970-1990). Nous avons eu également de grands designers, mais il y a eu un basculement sur le vêtement, où le français a décidé que mettre plus de 100 euros dans une chemise, c’est du vol…

  • KévinBG

    Hello,
    Ah oui oui…

  • Abdelhamid Niati

    c’est le paradis.

  • Romain R

    Ca fait grand bien de voir une mode totalement décomplexée, pour laquelle seule l’élégance compte et, effectivement, les couleurs jaunes ou rouges sont parfaitement acceptables. Mais finalement, à voir à quel point cela fonctionne si bien, c’est à se demander pourquoi en France on s’entête à vouloir se cacher dans la banalité (qui n’empêche pas la qualité cela va sans dire).
    Ce qui serait presque dommage, même s’il y a probablement d’autres belles choses à venir dans le prochain article, c’est la domination chez ces messieurs du costume. Il en existe une infinité et bien taillé, c’est très élégant, c’est incontestable. Malgré tout, cela reste une pièce très « codifiée ». On retrouve plus facilement de la fantaisie sur les manteaux/blousons d’été qui, eux, offrent une plus grande liberté en terme de design. En tout cas, article très intéressant !