Conseils : Comment choisir et entretenir sa montre ? par Luc, horloger

Montre Aviateur Davis 48mm
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Voici une nouvelle tribune ouverte à un lecteur, cette fois-ci sur un sujet que nous maîtrisons peu : l’horlogerie. Luc étant horloger : vous serez entre de bonnes mains ! 

Comment choisir sa montre ?

On entend parfois dire que « la montre est le seul bijou de l’homme ».

Il est vrai que la montre est un accessoire fort dans une tenue : il peut parfaire cette dernière comme démolir toute l’élégance que vous avez tant bien que mal tenté de bâtir… La montre doit donc être choisie avec soin, sinon il vaut mieux ne pas en porter !

Elle doit signer votre personnalité, au-delà des notions de bon ou mauvais goût : vous devez l’aimer. C’est un peu comme choisir un parfum : elle ne doit pas être un objet à « devoir » mettre sur votre poignet pour finaliser votre tenue mais, bien au contraire, elle doit s’intégrer à votre look comme si elle faisait partie de vous.

Quand on vous voit, ce n’est pas la chose que l’on doit voir en premier. Mais c’est un détail que l’on doit noter et qui doit apporter une note positive. Il paraît que les femmes (et les hommes aussi d’ailleurs) portent une attention particulière à cet accessoire/bijou car il permet de mieux cerner la personnalité et le statut social de son interlocuteur.

Tout d'abord, un peu de vocabulaire élémentaire

1 - Bracelet (ici en cuir)

2 - Corne (permet l’attache du bracelet)

3 - Boîtier de forme ronde. Il en existe de toutes les formes (carrée, triangulaire…) et de tous les matériaux (plastique, or, platine, aluminium…)

4 - Couronne (permet la mise à l’heure, la date, le remontage)

5 - Index (les chiffres 1, 2, 3… et les graduations)

6 - Le nom de la marque, le logo

7 - La petite seconde (on peut trouver une seconde centrale sinon)

8 - Aiguilles bleuies

9, 10 et 11 : Complications : les informations données par la montre autre que l’heure

  • 9 - Quantième (la date)
  • 10 - Réserve de marche (combien de temps il reste avant de devoir remonter la montre)
  • 11 - Phases de la lune

12 - Cadran (plaque sur laquelle on trouve les motifs ;  en dessous se situe le mouvement, le « moteur » de la montre)

Quelle montre choisir ?

Il existe 2 types de montres : « mécanique » ou « à quartz »

Les montres mécaniques

Les montres mécaniques souffrent d’une image de « montre à pépé » auprès du grand public. Et pourtant, on trouve beaucoup de designs novateurs parmi ce type de montres (parfois trop futuristes même). Cependant, pour avoir de la qualité, il faut absolument viser le haut de gamme.

Exit donc les montres mécaniques russes, d’Europe de l’Est ou d’ailleurs ! En effet, elles sont fabriquées avec des aciers de mauvaise qualité et la conception fait que les pièces engrènent mal entre elles… Elles casseront bien vite et seront parfois irréparables.

Aujourd’hui, acheter une montre mécanique de qualité qui vous donnera du style nécessite donc un budget élevé : plus de mille euros... à l’achat. En effet, il faut également prendre en compte l’entretien : une révision complète tous les 3 à 5 ans maximum, soit de 500 € à 5000 € (voire plus) dans le haut de gamme. Et je ne parle même pas des délais d’attente qui peuvent être très longs.

Ceci n’est pas forcément valable pour le vintage, mais il faut alors avoir un peu de connaissances et de passion pour reconnaître les bonnes affaires. Ce n’est pas non plus valable pour les quelques montres contenant des mouvements ETA (ETA est une entreprise qui produit des composants et mouvements horlogers), qui ont l’avantage d’avoir parfois un design sympa et toujours une mécanique de qualité suisse, pour 150-500 €.

Je fais tout de suite une parenthèse sur les montres haut de gamme qui sont vendues comme des petits pains : certaines marques de luxe vendent plus d’un million de montres par an dans le monde… Je doute — mais ce n’est qu’un avis personnel — qu’avoir au poignet une telle montre, malgré son prix généralement élevé, puisse vous permettre d’affirmer réellement votre personnalité et votre originalité.

Mouvements Lange und Söhne, très bonne marque allemande, vous remarquerez les finitions

Parmi les montres mécaniques, on distingue aussi les montres à remontage manuel et les automatiques.

  • Une montre automatique est dotée d’un ensemble de pièces appelé « module automatique » qui permet de remonter la montre (« de redonner de l’énergie au moteur ») au gré des mouvements du poignet lors de la journée. On pose sa montre avant de se coucher, et normalement, on la reprend le lendemain matin et elle marche toujours. Pas besoin de la remonter sauf si on ne l’a pas portée pendant quelques heures/jours (selon la réserve de marche de la montre). Il faut donc bouger pour qu’elle marche !
  • Une montre à remontage manuel doit être remontée quotidiennement pour marcher. Il suffit de tourner la couronne (ça prend moins d’une minute le matin et le soir) pour donner de l’énergie à la montre.

Une montre automatique offre donc un avantage indéniable et un confort d’utilisation pour pas beaucoup plus cher qu’une montre à remontage manuel.

Les montres à quartz (ou « à pile »)

Les montres à quartz présentent un avantage significatif face aux montre mécaniques : elles sont ultra précises. Le mouvement à quartz, même chinois à moins de 10 €, reste plus précis que le mouvement haut de gamme à 50 000 €.

Autre point positif : on en trouve des correctes dans toutes les gammes : de 50 à 500 €, vous avez une gamme de choix vraiment large. Le budget est donc plus abordable et l’entretien consiste en un bête changement de pile qui vous coûtera 10 € (on change parfois le mouvement entier, ça coûte alors de 20 à 100 €). Attention, dans le haut de gamme c’est une révision complète qui vous sera facturée, comptez alors au moins 300 €, voire beaucoup plus.

Mouvements quartz Girard Perregaux et Omega (haut de gamme). On aperçoit la pile.

Demain sur le blog, la suite du dossier montres de Luc, avec comme thématique : quel style de montre choisir ?

Quel style de montre choisir ?

Tout d'abord : essayer la montre en vrai

La règle d’or à suivre est simple (et c’est la même que pour les lunettes) : il faut voir ET essayer la montre en vrai ! Pas d’achat sur internet sans avoir essayé la montre, c’est vraiment important !

Pourquoi ? Parce que même si vous avez toutes les informations techniques, une photo ou une image 3D ne vaut pas la réalité. Les matériaux prennent et renvoient la lumière, il y a des effets de matière … comme pour un vêtement.

La preuve en image : à gauche, une photo retouchée ou un rendu 3D ; à droite, une photo prise dans un salon. Dans les deux cas, il s’agit du Chronographe Flyback 1815 de A. Lange & Söhne (25,000 €).

Je suis incapable de vous donner les pistes pour trouver LA montre (car cela dépend de votre personnalité, de vos goûts, de votre milieu social…) mais je peux néanmoins vous donner des pistes pour éviter certaines montres. Comme pour un vêtement, je reprends la matrice de base : taille, matériau, design (équivalent de fit, matière, coupe).

La taille de la montre

Il faut que la montre soit proportionnelle à votre poignet. Là, au-delà des mesures données en millimètres, c’est aussi une question de ressenti. D’où l’intérêt de l’essayer avant de l’acheter. Il faut absolument éviter les montres minuscules qui féminisent le poignet et les montres trop grandes dont les cornes dépassent de votre poignet.

Il faut vraiment bannir les montres trop grosses ! (même si on en fait de plus en plus aujourd’hui…) On voit que ça, c’est simplement moche. Petit rappel : la montre ne doit pas sauter aux yeux des autres, elle doit rester discrète !

Dans le même esprit : pas de couronne ou de boutons poussoirs énormes sur les côtés, c’est une absence totale de finesse et d’élégance (veillez tout de même à regarder si vous arrivez à les prendre en main, en général on attrape par le dessous avec l’ongle puis on tire).

Un bracelet est à votre taille lorsque vous pouvez passer l’index entre votre poignet et le bracelet, et rien de plus (sauf pour les montres de plongée ou de sport, elles sont serrées contre la combinaison).

Stowa Antea à gauche, Stowa Pflieger à droite (autour de 600 €).
Merci Vincent d'avoir pris la photo.

Les matériaux

Pour le bracelet : éviter à tout prix le plastique. Ça fait cheap, ça vieillit mal…

Privilégier le cuir ou l’acier (les maillons en acier peuvent tirer et arracher des poils par contre). Voire l’or, le platine etc... L’aluminium présente un bon rapport légèreté/résistance. Attention : si vous avez une allergie ou que votre peau fait rouiller, évitez les matériaux concernés.

Il existe aussi les bracelets dits « NATO » qui ont une origine militaire. Ils sont extrêmement résistants, confortables et anallergiques. Ils ont une connotation sportive et apportent une touche indéniable de décontraction (ce qui peut donner un contraste intéressant).

Petits budgets : Seiko Military avec un Nato (moins de 100 €).

Pour le boîtier : ils sont souvent plaqués ou rhodiés (on a appliqué une fine couche d’or, de rhodium ou autre sur le matériau de base pour des raisons esthétiques et/ou techniques). Si vous avez une montre plaquée, prévenez l’horloger avant qu’il ne fasse sa réparation… S’il la passe au polissage pour enlever une rayure, la surprise est mauvaise !

Pour le verre : ils sont souvent en plexi (on trouve des verres dit « saphir » pour le haut de gamme). Il en existe aussi des « inrayables ». Les petites rayures partent au polissage, sinon on peut aussi changer le verre.

Omega Speedmaster 861 avec un bracelet NATO (2,200 € d’occasion).

Quel design de montre choisir ?

Globalement, il faut éviter les montres trop futuristes, à affichage digital qui sont plus réservées aux ados ou aux sportifs.

Les critères à prendre en compte

  • Bracelet : pas trop futuriste, pas trop imposant par rapport à la montre, confortable, ouverture et fermeture faciles et sûres.
  • Les cornes : pas de formes trop originales, elles doivent être cohérentes avec le boîtier.
  • Le boîtier, la couronne, les poussoirs : pas de formes trop originales, pas trop gros.
  • Le verre : éviter la loupe sur le verre pour pouvoir lire la date.
  • Le cadran : pas trop chargé (même si c’est un chronographe avec 3 compteurs !), éviter les couleurs flashy, si vous voulez un cadran blanc : éviter le blanc porte de frigo (un blanc cassé/beige/crème va quand même mieux), éviter les logos de marques trop imposants.
  • Les aiguilles : pas trop grosses ! Pas trop de luminova (la pâte lumineuse fluo), pas de motifs type aiguille en forme de cœurs, de pique etc.  Les aiguilles bleuies sont du plus bel effet (je trouve). Pas d’affichage digital.
  • Les index, les chiffres : pas trop gros, vous ne faites pas de test de la vue en lisant l’heure sur votre montre.
  • Les guichets et compteurs (qui permettent de lire la date, les secondes etc.) : éviter ceux qui sont trop marqués et qui viennent briser l’harmonie du cadran, éviter d’en avoir plein partout (et puis, trop d’infos tue l’info).
  • Le fond : il peut être vitré pour apercevoir le mouvement et la mécanique.

-> Montre NOMOS Orion de NOMOS Glashütte, un design épuré (1,000 € en occasion).

-> Montre Portugaise répétition minutes de IWC, on peut apercevoir le mouvement grâce au fond vitré, la petite seconde est à 9 heures. Le luxe dans toute sa sobriété : boîtier en platine et répétition minutes (une des complications les plus chères à fabriquer et à régler) d’où un prix de 100,000 €.

-> Montre Monaco Vintage Edition limitée de Tag Heuer. La forme carrée, moins courante, peut s’avérer convaincante. Bien que cela soit un chronomètre avec 2 compteurs et un quantième, le design n’est pas surchargé. (3,000 €).

-> Une montre vraiment originale au design épuré de Ludovic Ballouard, un horloger indépendant. Vous noterez également la couronne décentrée qui rend la montre encore moins classique. Boîtier en platine. (55,000 €).

Ce qu'il ne faut jamais faire !

  • Se laver les mains, se doucher, faire la vaisselle avec sa montre (l’eau chaude savonneuse arrivant sous forme de jet abîme les joints).
  • Utiliser sa montre pour tout et n’importe quoi (pour le sport et le bricolage, achetez une autre montre (futuriste à affichage digital si vous voulez, là vous pouvez ^^).
  • Ne pas avoir lu la notice de sa montre et croire que cela ne fonctionne pas ou mal alors que ça fonctionne normalement.
  • Changer la date entre -3 heures et +3 heures le changement de date normal (si votre montre fait passer la date à minuit, ne passez pas la date manuellement entre 21h et 3h), sinon vous cassez une pièce à l’intérieur et le quantième marchera encore mais plus tout le temps. Ce n’est bien sûr pas valable pour les montres digitales électroniques…

Une autre montre Seiko, modèle de sous-marinier.

Comment choisir ma montre alors ?

Il existe de très nombreuses marques d’horlogerie (infiniment plus que ce que le grand public imagine généralement). Alors pour trouver LA montre dans cette jungle de choix, je vous propose une petite méthode (ce n’est qu’un exemple hein !) :

  • Si vous ne savez vraiment pas par où commencer : regardez les pubs des différentes marques et parlez avec n’importe qui du sujet (amis, famille, collègues…). Cela permet de découvrir l’univers des marques.

Patek Philippe n’évolue pas dans le même univers que Tag Heuer, par exemple.

  • Faire une planche de photos avec quelques modèles de montres que vous aimez et que vous n’aimez pas, et savoir expliquer en quelques mots pourquoi.
  • Aller chez un horloger ou dans un magasin de montres (Galeries Lafayettes Paris a l’avantage de rassembler de nombreuses marques sur un niveau, ça permet déjà de se donner des idées). Ne pas hésiter à aller vraiment dans tous les endroits possibles, on est parfois agréablement surpris !
  • Parler avec l’horloger ou les vendeurs et essayer des modèles, noter les références de ceux qui vous plaisent. Demander s’il y a des modèles d’occasion ou des fins de stocks, là encore on est parfois agréablement surpris.
  • Prendre le temps pour faire votre choix (cf. la liste des critères). Rien ne presse, vous pourrez toujours savoir l’heure d’une autre manière en attendant. N’oubliez pas que c’est un accessoire qui peut parfaire comme démolir tout votre style ! 😉
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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Matthieu !

    Merci pour ton commentaire et les anecdotes historiques, c’était très intéressant !

  • Benoit – BonneGueule

    Très intéressant, merci !

  • Matthieu Arrondeau

    Pas mal cet article. Je ne me qualifie pas de passionné, mais plutôt de petit connaisseur admiratif de cet Art qu’est l’horlogerie, c’est vraiment plus qu’un métier. Alors pour info la montre Davis, est l’un des modèle de la gamme : Aviamaticly.

    Pour débuter citizen et seiko sont une assurance, vérifiez par-contre la production ! chez seiko les ref tel que snzg17j1 (héhé c’est la mienne) sont faite au japon, d’ou le « J » à la fin. De meilleure facture, les usines japonaise sont un peu plus comme en France, vous savez la tolérance de 2mm, ouais mais c’est pas un chiffre pile !!! alors tu refais 😉 Et n’oubliez pas de juger la montre sur son bracelet, c’est le premier truc que j’ai changé sur ma seiko, je n’ai jamais porté celui d’origine. (hirsch par ex.)

    Quand à la Flieger de chez stowa, malheureusement, la marque à changé le mécanisme, et surtout vu les ventes et la monté en bourse, la montre est au alentours de 930 euros, voir un peu plus de 1000 si on pousse la ressemblance avec celle officiel qui datait des années 40 en la gravant de la Ref militaire.
    En effet c’est une montre aviateur de type militaire, allemande plus précisément. Mais Stowa fabriquait aussi à cet époque de l’équipement de mesure tel que les altimètres etc… en compétition avec Archimède, Laco, etc…
    Pour la wehrmacht, leurs montres étaient considérées comme étant un outil de travail avant tout, et donc référencées. FL 23 883 (FL =flight, 23 =instrument de navigation, 883 =ref donnée par l’armée de l’air)
    Il existe aussi un modèle quasi identique à la vrai puisque le modèle actuel à été diminué en taille (40mm de diamètre pour 55 dans les années 40′. Elle se portait par dessus le blouson des aviateurs en cuir, il fait froid en altitude 😉 et avec un mouvement pfff magnifique)

    Voilà pour vous l’équipe, je suis content que vous ayez choisi de parler de cette marque peu connus des amateurs, d’un bon rapport qualité prix, on parle enfin d’horlogerie là !

    PS : pour les réticents à l’histoire, sachez que Stowa à offert un modèle spécial à la France en 2000 exemplaires pour se faire pardonner, et dédommager, des effets néfaste de leur chancelier fou et de son armée.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello David !

    Comme on a trouvé l’image sur le web, malheureusement on a pas la référence :/

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alex !

    Merci pour ton commentaire 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Sonor !

    Ma foi, elle a un look assez sportif et pas abusément tape-à-l’oeil donc je ne pense pas que ça pose de problème. 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci pour ton retour Olivier !

  • Luca Mariapragassam

    Merci beaucoup pour ces informations complémentaires. En effet « 5000 euros » représente la tranche haute de la fourchette de réparation, cela reste un extrême.

  • très belle montres disponible sur http://www.monde-vs-luxe.com

  • BenoitBG

    Hello Déborah,

    Je comprends tout à fait votre point de vue, qu’on peut éteindre à d’autres domaines, comme le fait de parler de vêtements d’un certain budget, de voyage d’un certain budget, etc.

    Mais de l’autre côté, il faut comprendre qu’il y a des maisons horlogères passionnées et désireuses d’explorer de nouveaux designs, matières et mouvements. Et cela a un prix. Cela réponds à une clientèle exigeante, qui aime les beaux objets, ce qu’on ne peut pas lui reprocher. Certains préfèreront un bel acier qu’un bracelet en plastique, je comprends les deux points de vue.

    C’est exactement comme l’achat d’une télé, avons-nous vraiment besoin d’écran toujours plus grand ? Certains diront que oui, d’autres non. Je pense qu’il faut respecter les deux points de vue.

  • Deborah Gautier

    bonjour,

    Je viens de lire votre article et j’avoue avoir été choquée par les prix. Je parle sans méchanceté ni animosité, je voudrai juste que vous vous arrêtiez quelques secondes et que vous réalisiez que ce que vous mettez comme argent dans une montre, c’est ce que gagne en 6 mois un ouvrier. Le travail d’un ouvrier est très difficile, je ne vous l’apprends pas, mais je doute que vous vous rendiez compte à quel point. Ne serait il pas temps (justement) de remettre les pendules à l’heure et d’accorder un peu d’égalité à chacun? Avez vous réellement Besoin de mettre un tel prix dans une montre (la mienne ne dépasse pas les 20 euros) et ne croyez vous pas que les vendeurs abusent beaucoup dans leur prix?

  • bausele

    Bel article merci pour le partage.

    http://fr.bausele.com/

  • Arthur NE

    très bonne présentation, par contre 5000 euros pour une révision de montre haut de gamme cela me parait énorme, certains horloger doivent se remplir les poches…

  • Alineklein23

    J’ai bien lu tout l’article en détail et les commentaires ainsi que les mises au point faites par la suite. Il me semble que tu as annoncé un certain nombre de contre-sens (d’ailleurs détaillés par les intervenants), voir certaines vérités toujours bonnes à rappeller, comme la révision d’une montre mécanique tous les 3 à 5 ans environ – ceci dit, le prix de révision complète pour la moyenne gamme est en moyenne de 170 euros – pas plus !
    Montres russes : mauvais acier, mauvais rouages = fausses, tromperies. Les montres russes actuelles contiennent soit des mouvements russes qui ont fait leur preuve de robustesse, soit des mouvements suisses – plus rarement des mécaniques japonaises, type Seiko, Myota etc. les montres actuelles russes n’on rien à envier aux produits allemenands qui sont une référence dans le milieu de gamme.
    Pour finir le prix de montres de qualité dans de « grandes marques » suisses ou allemandes est plutôt calé sur 500/700 euros. A ce prix là tu auras chez beaucoup de fabricants, un mécanisme ETA (même le 7750 qui est plus cher), un boîtier en acier chirugical, un verre saphir inrayable, un bracelet de qualité et une finition et contrôle à la main. Je ne veux pas citer de marques, mais on les trouve aisément.
    Faire attention, dans les articles de vulgarisation (comme tu dis) de rester assez précis et documenté – ceci dit, ton approche est louable.

  • Yvan

    Réponse simple: Ils ne me voulaient pas! ^^
    J’ai fini par devenir électronicien, ça me plait aussi.
    Je ferai des montres à LCD et circuit intégré timer lol.

  • Luc

    Mais pourquoi n’es-tu donc pas devenu horloger ?! ^^

  • Sayam

    Une montre à remontage manuelle permet aussi de gagner quelques mm d’épaisseur, ce qui n’est pas négligeable sur certains modéles

  • Yvan

    Mais oui, qu’y a-t-il de mieux qu’une montre suisse? ^^ (patriot inside).
    J’avais fait un stage chez ETA quand je voulais encore devenir horloger, j’ai bien aimé.

  • FloP

    Très bon article d’introduction. Effectivement c’est dur e tout dire de façon simple en un (deux) article. Mais ça va à l’essentiel et c’est agréable à lire.

    Décidément ça fait plusieurs fois que cette F.P.Journe revient à ma vue et elle m’attire toujours autant. Je devrais peut-être en discuter avec le monsieur qui vient le 24 au soir, d’ici quelques (dizaines) d’années il pourrait y penser.

  • J’ai complété l’article avec tes ajouts. Merci à tous pour les commentaires enrichissants même pour les néophytes 🙂

  • mathieu

    Christophe Claret. vous ne trouverez pas de plus grand inventeur de mouvement .

  • Seb C.

    Encore un bel article.

  • Luc

    Hello, alors je vais répondre aux différents commentaires :

    @ Nico77340 :
    _ Lorsque je parle de « montres russes » c’est plus une expression d’horloger qui désigne des montres qui, de prime abord paraissent bien finies (les finitions sont très travaillées et un amateur peut se faire avoir) alors que le mouvement est de mauvaise qualité d’un point de vue technique (mauvais acier, mauvais partagement entre les pièces etc.). En effet, le porteur peut en être très content (une telle montre peut donner une heure exacte), cependant c’est un cauchemar à réparer pour les horlogers (sur un de mes lieux de stage, on avait ordre de les refuser en réparation…). Ces « montres russes » peuvent venir de n’importe où en fait, pas spécialement de Russie ou d’Europe de l’est…

    _ Alors j’ai dû mal m’exprimer s’il y a un amalgame entre ETA et les montres cheap. ETA manufacture des mouvements fiables et de qualité (même dans les niveaux de qualité les plus bas !). En plus, c’est un des seuls à être capable de produire tous les composants horlogers sans faire appel à la sous-traitance. Tout sauf du cheap donc !

    _ Entièrement d’accord sur Seiko !
    Je précise que je n’ai volontairement pas fait de listing de marques « oui/non » car, comme pour les vêtements, chaque marque a des modèles qui valent le détour et d’autres non. (et puis, dans le secteur de l’horlogerie, tout se sait (vraiment) en une fraction de secondes, surtout sur internet ; je ne voudrais pas me brouiller avec un éventuel futur employeur… 😉 )
    J’ai également écrit cet article pour des personnes qui ne connaissent absolument RIEN en horlogerie. Mon but n’était donc pas d’être assommant avec plein de détails techniques, de noms de marques etc. C’est une introduction (vulgarisée) au monde de l’horlogerie.

    Après, le conseil que je peux donner c’est de demander la référence du mouvement, et de marquer dans Google « [la référence du mouvement] + « forum » + « probleme » + « avis » ». Comme ça, un néophyte peut se faire une idée de la qualité du mouvement, mais on tombe très vite dans des considérations techniques…

    _ Entièrement d’accord sur les occasions, j’en parle dans la seconde partie.  D’ailleurs, c’est dans les occasions qu’on trouve les meilleurs rapport qualités/prix et les vintages (de mon point de vue).

    PS : c’est très bien d’être critique dans la vie ! (en plus ça montre que tu es intéressé  )

    @ KitchenGame :
    En effet, c’est un choix personnel que de mettre une FP Journe pour présenter le vocabulaire de base. Le but n’est pas de créer une barrière et de rendre inaccessible l’horlogerie (bien au contraire). Une Journe représente juste, de mon point de vue, « l’excellence vers laquelle il faut tendre » en matière d’horlogerie tant du point de vue technique, que du point de vue design/sobriété/élégance.
    Après, c’est vrai qu’il faut être un peu riche !

    @ 20-100 :
    _Oui, on trouve des montres mécaniques de qualité à moins de 1,000€ (encore heureux !). Cependant, pour un néophyte en horlogerie (public que je vise avec cet article), il sera perdu dans tout un panel de choix sans vraiment savoir s’il achète une montre méca de qualité ou non.
    D’où le fait que je parle d’ETA : imagine la scène suivante : le néophyte a trouvé une montre méca avec un design sympa et demande alors « c’est quoi le mouvement ? », si on lui répond « c’est un ETA », alors le néophyte (sans aucune connaissance technique) peut acheter les yeux fermés.
    Si on lui répond autre chose, dans ce cas, il fait une recherche google (mais là il risque de tomber dans un jargon technique qui va lui faire peur).

    Je n’ai pas voulu commencer à faire tout une liste de mouvements à prendre ou à bannir. J’ai préféré rester simple et concis.

    _ Oui, il n’y a pas qu’en Suisse qu’on fait des montres de qualité !

    _ Mais je ne stigmatise pas les mouvements ETA !!
    En effet, ETA permet de diversifier les designs dans le secteur des montres mécaniques sans pour autant faire exploser les coûts (une manufacture et le R&D inhérente sont des investissements très lourds, tout à fait !).

    _ Comment ai-je pu ?! J’ai oublié la distinction entre montre méca automatique et montre méca à remontage manuelle ! Un ajout s’impose ! (@ Geoffrey : tu pourras copier/coller stp) ^^

    Dans les montres mécaniques, on distingue aussi les montres à remontage manuel et les automatiques.
    – Une montre automatique est dotée d’un ensemble de pièces appelé « module automatique » qui permet de remonter la montre (« de redonner de l’énergie au moteur ») au gré des mouvements du poignet lors de la journée. On pose sa montre avant de se coucher, et normalement, on la reprend le lendemain matin et elle marche toujours. Pas besoin de la remonter sauf si on ne l’a pas porté pendant quelques heures/jours (selon la réserve de marche de la montre). Il faut donc bouger pour qu’elle marche !

    – Une montre à remontage manuel doit être remontée quotidiennement pour marcher. Il suffit de tourner la couronne (ça prend moins d’une minute le matin et le soir) pour donner de l’énergie à la montre.

    Une montre automatique offre donc un avantage indéniable et un confort d’utilisation pour pas beaucoup plus cher qu’une montre à remontage manuel !

    @ Khum :
    _ Pour les « montres russes », j’ai répondu plus haut.

    _ Pour ce qui est du listing de marques, j’ai aussi réagi plus haut.
    Ce que tu dis est vrai, et tu sembles faire partie des personnes qui savent sélectionner une montre.
    Comme dit précédemment, j’ai écrit cet article pour un néophyte qui n’a aucune connaissance et qui ne veut pas spécialement trop se prendre la tête. S’il veut avoir l’assurance de la qualité d’une montre méca à moins de 1000€, il pourra toujours s’aventurer sur Google.
    Là encore, comme pour les vêtements, seuls 5-10% des modèles d’une marque vous correspondront (design) et seront de qualité (technique). Après, c’est toujours la même chose : il faut prendre le temps de bien vouloir se renseigner si on veut vraiment pas se tromper.

    _ Ah ok !!! En fait, le « parfois » n’est pas de trop, il est juste super mal placé dans la phrase. En fait il faut lire : « Ce n’est pas non plus valable pour les quelques montres contenant des mouvements ETA qui ont l’avantage d’avoir parfois un design sympa et toujours une mécanique de qualité suisse, pour 150-500 €. »
    Il manquait le « toujours » 😉

    2824-2 = mouvement fiable !

    _ Oui, l’oubli est énorme ! ^^

    @ Hugo : Merci ! J’espère que ça te donnera envie de continuer à découvrir ce monde ! 

    @ Tout le monde : pour des infos plus pointues, http://www.horlogerie-suisse.com/forum/
    Pour voir des jolies montres : Salon Belles Montres, chaque année en novembre à Paris / Baselworld, chaque année en mars à Bâle (Basel) en Suisse

  • Hugo

    Je vous trouve un peu dur avec lui.
    Certes le monde de l’horlogerie est un domaine qui est très technique, et pour les lecteurs comme moi qui ne cherche pas forcément à savoir comment marche une montre (bien que cela soit quelque chose d’extrêmement intéressent), cet article me semble particulièrement bien vulgariser.

    Je prend ici les détails et explications techniques plus à titre d’anecdote. Même s’il est vrai que la lecture des commentaires est très enrichissante. Pourquoi ne pas faire une troisième partie à ce dossier éclaircissant les défauts mis en avant ci dessous ?

    En tout cas bravo, c’est très instructif !

  • Khum

    Mouai le coup des montres russes je suis moyennement d’accord y a pas mal de montres russes parfaitement neuves ou d’occasion dans un superbe état, qui valent énormément le détour tant sur le plan amateur que design, pour le coup de l’acier je pense que c’est un faux problème.Le seul vrai problème des montres dites de « l’est » c’est le fake qui se trouve partout et fait du tort a ces montres là. Bref faut pas acheter sur les sites d’enchères y a peu de sites de ventes de russes fiables.

    Montres mécaniques faut oublier car on n’a pas 1KE ? Je comprends pas trop le raisonnement là : Strela, Buran, Vostok Europe, Raketa, Victorinox, la gamme Seiko 5 et les Diver, Archimède, Steinhart, Certina, Alba, Frederique Constant, Sinn, Stowa, Junghans et même Hamilton et Oris même si certains sont parfois dur, bref autant de marques possibles ou il y a plusieurs modèle notable et bien en dessous des 1 K E. Le délai ouais bon y a la Flieger chez Stowa mais ça reste pas trop handicapant et pas trop long.

    ETA: Ouais enfin Eta, c’est aussi Valjoux, Valgranges, Unitas etc… Le plus répandu des mouvements mécaniques Eta est le 2824-2 (trois aiguilles + date). Certes c’est pas le plus noble des mouvements mais le « parfois » est de trop.

    Totalement d’accord avec 20-100, y a juste une notion ENORME qui a été oublié, il vaut mieux porter une automatique qu’une manuelle si on veut porter sa montre tous les jours, c’est dommage d’avoir oublié cette partie très importants car c’est contraignant pour les non amateurs.

    Y empêche que ça reste une bonne petite découverte et qu’on attends tous la partie 2 : )

  • 20-100

    Je suis d’accord avec ce que dit Nico, il y a quelques remarques à faire à la suite de cet article.

    On trouve bon nombre de montres de qualité pour un prix inférieur à 1 000 € et heureusement d’ailleurs.
    En dehors de celles déjà citées par Nico, il y a Stowa, Hamilton et Junghans qui proposent de bien beaux modèles tout en ayant une qualité honorable.
    Et encore je n’ai pas tapé large, on trouve également de bonnes montres en dehors de suisse d’ailleurs.

    En outre, je trouve d’ailleurs dommage de stigmatiser les mouvements ETA, sachant que tout de même c’est le groupe Swatch qui est derrière.
    Beaucoup de marques en emboitent et pour passer à la manufacture il faut mettre un prix très important (puisque développer un mouvement représente un coût considérable que peu de marque peuvent assumer), prix qui l’est trop pour quasiment la totalité des lecteurs de cet article.

    Par ailleurs cet article se veut être avant tout une présentation des montres mécaniques, je trouve dommage de ne pas parler de la distinction entre montre automatique (fonctionnement automatique grâce aux mouvements du poignet) et montre manuelle (remontage manuel de la montre par la couronne).
    C’est un point assez important et peut-être un critère d’achat pour certains acquéreurs.

    Cela ne remet pas en cause la qualité de cette présentation qui est quand même complète tout en n’étant pas trop longue, j’attends d’ailleurs avec grande impatience la suite.

  • Merci pour les retours constructifs, c’est bien d’enrichir le débat 😉 Luc interviendra dans les commentaires pour répondre.

  • Il y aura de la Seiko Military et des choses plus abordables en partie 2 😉

  • KitchenGame

    Une FP Journe dès la première photo… au moins vous annoncez la couleur ! 🙂

  • Nico77340

    PS : Je suis critique mais j’attends quand même impatiemment la partie 2 de l’article, ça s’annonce intéressant 🙂

  • Nico77340

    Sauf votre respect m’sieur l’apprenti horloger, il y a quelques approximations dans votre article.

    Celles qui m’ont le plus fait sauter au plafond :
    – La fiabilité des montres russes et autres montres non-suisses. Il y en a dont leurs propriétaires sont très contents, et pourtant il s’agit de modèles vintage ! D’ailleurs, les russes ont plutôt la réputation de fournir des vrais tracteurs, pas super précis mais nécessitant un entretien réduit à sa plus simple expression.
    – l’amalgame ETA / montre cheap : Je ne pense pas que la majorité des lecteurs du blog puissent se payer des calibres manufacturés ! Les calibres ETA sont utilisés dans de nombreuses montres de luxe et/ou chères , IWC, Bell & Ross, Omega, Breitling… Tout sauf du cheap et loin de la tranche 150 – 500€

    Il existe aussi des montres de qualité à partir d’une centaine d’euros. Je citerai Seiko (mouvement de manufacture, pas Suisse mais manufacture quand même), Orient, ou éventuellement Citizen

    L’occasion est aussi à considérer, permettant souvent d’économiser jusqu’à 50% du prix neuf de la montre 🙂

    A+

    Nico