Les valises de l’équipe #5 – Jordan et PH

Temps de lecture : 8 minutes

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Cet été, l'équipe BonneGueule vous ouvre son coeur, ou plutôt sa valise ! Pour chaque destination, chaque enjeu, et chaque besoin, on vous montre comment on y répond avec notre sélection d'essentiels pour les vacances.

Vous y trouverez nos vêtements préférés, nos accessoires adorés, et quelques indispensables de voyage qui pourront vous inspirer.

Et dans les épisodes précédents, voici les valises de :

Bonne lecture !

L'équipe BonneGueule.

Dans la valise de Jordan

sweat à capuche foulard chaussures bateau short lunettes livre sac

Je fais ma valise comme je fais la cuisine : mal. avant de m’y mettre, je m’imagine en homme plein d'audace, explorateur dans l'âme, sorte d’Indiana Jones de la gastronomie, prêt à tenter des associations périlleuses mais qui, par magie ou génie, retombe toujours sur ses pattes ; et finalement, une fois le tablier autour de la taille, le couteau tranchant dans la main levée haut, un parterre de légumes tremblant sur la planche à découper, je mets l'eau des pâtes à bouillir et fais des carbo.

Et c’est ainsi que ma valise est généralement composée de basiques choisis dans des matières adaptées à la saison : l’infatigable chino beige (vintage et qui a vécu), le 501 délavé, les sneakers blanches, les t-shirts blancs ou gris clair, une maille marine à col rond.

Mais ça c'est hors vacances, car si c'est pour les vacances, alors c’est pas pareil. Je m'accorde plus de fantaisie.

Pour continuer avec la métaphore culinaire, mon style vestimentaire en vacances, c'est une blanquette de veau revisitée à la thaï. Débrouillez-vous avec ça.

De la même manière, je m’appuie sur des couleurs basiques comme le blanc, le bleu (marine et ciel), le camel et le gris (plutôt clair), en prenant bien soin que, si je prends trois bas, les trois tiers des hauts aillent respectivement avec un bas. En revanche, j’aime bien varier la forme de mes vêtements.

Mes chaussures bateau Sperry

chaussures bateau sperry top sider vert d'eau

Un vert d'eau magnifique pour ces chaussures Sperry Top Sider marque emblématique de la chaussure bateau.

Je me fous pas mal des connotations qu’on prête aux chaussures bateau. Pour moi, il n’y a que les vêtements qu’on aime et les autres.

Ces Sperry sont toujours les premières auxquelles je pense quand c’est l’heure de partir. Je les fourre au fond du sac sans cérémonie, quitte à les tordre, les flinguer un peu plus. Faut dire qu’elles ont cette couleur vert d’eau que le soleil sous ses assauts répétés entendait affadir mais qu’il n’a rendue que plus belle encore.

Elles commencent à être défoncées au niveau du talon et la semelle devient plate, mais elles me suivent partout : un sentier brûlant de poussière au Cambodge, le pont détrempé d’un bateau bancal, le bord de la piscine une fois que j’ai sauté.

Ma chemise Hartford en seersucker

chemise rayée bleue lin

Cette chemise Hartford n'est pas 100% lin mais elle remplit la même fonction. J'ai juste un peu de mal à apporter des vêtements 100% lin dans ma valise de peur qu'ils ne se froissent de trop.

La chemise est bien faite, y’a pas à dire. Les coutures, les boutons et tout ce qui fait d’une bonne chemise une bonne chemise.

J’aime d’abord le fait que la boutonnière s’arrête au nombril, comme un polo, alors que les boutons eux continuent jusqu’au bas. Rentrée dans le pantalon, ça donne de l’allure, un truc en plus.

Ensuite, j’aime sa coupe un peu large couplée à une matière qui n’entre que très peu en contact avec la peau, le seersucker. La matière est légère, protège sans enserrer. Ce qui est précieux quand le soleil mitraille. Et puis, pour un dîner au bord de l’eau, elle n’est pas mal non plus.

Mon sweat à capuche A.P.C.

sweatshirt capuche apc

Celui-là je l'apporte chaque fois que je dois prendre l'avion. Et franchement, je ne sais pas trop pourquoi parce que c'est une sacrée tannée à retirer, une fois installé dans le siège spartiate de la compagnie aérienne low cost que j'ai choisie. Alors je prie pour qu'on mette la climatisation plus fort.

Et là, je mets mes Rayban , mes écouteurs et j'essaie de me dire que si l'avion se plante, je ne vais pas bouder mon plaisir, j'ai eu une vie agréable. Et après, je pense à toutes les choses que je n'ai pas eu le temps de faire, comme apprendre à un chien le tour du "je tire, BAM, t'es mort, tu tombes par terre" et je panique.

C'est à ce moment-là, généralement que j'enlève ce sweat qui devient trop chaud et que j'envoie dans la tronche de mon voisin un bout de phalange bien malgré moi.

Mais il faut bien dire que ça vous donne un petit air à la cool, genre star incognito, pour rejoindre votre porte dans l'aéroport. "C'est qui d'après toi ? Nicolas Bedos ? Julian Casablanca ? Tom Cruise ? Ah non, c'est un Roman Lata Ares de Alliage, je crois." Sale histoire.

Mon foulard vintage

foulard rouge bandana

C'est un Momotaro, mais celui que je porte est un vintage, trouvé dans l'armoire de ma mère, un jour que je fouinais dans la maison à la recherche de souvenirs.

Quand je pars loin, je me retrouve souvent juché sur la selle brûlante d'un scooter. Et, comme une fois, petit, je me suis pris un taon en pleine gorge parce que je faisais le malin à rouler sans les mains dressé bien droit sur mon vélo, bref, ce traumatisme-là m'aura servi.

À présent, dès que je fais du scooter à l'étranger, je mets mon foulard à la cowboy. Ça protège des insectes assoiffés de sang qui vous prennent pour cible, mais également des gaz des véhicules ou autre poussière.

Mes lunettes de soleil Retrosuperfuture

lunettes écaille veste bleu chemise métisse

Sur le nez de Renaud. Je les lui ai prêtées le temps d'un shooting.

Je les ai depuis un bon bout de temps. D'ailleurs, maintenant que j'ai perdu mon autre paire de lunettes de soleil, paire que j'avais à l'origine trouvée par-terre, c'est ma seule option. Je me rends compte qu'il va falloir que j'investisse un peu de ce côté-là.

Mais je suis pleinement satisfait de celles-ci, leur petit côté rétro pas dégueulasse, avec son écaille assez marquée et la rondeur des verres.

Voilà pour les lunettes.

Mon short vintage de l'armée italienne

Ah non, mais je blague pas quand je pars en vacances. Ça c'était au Cambodge. Ça vous fait une belle jambe. J'entends bien.

La vérité, c'est que ce short ajoute une petite touche d'explorateur qui ne me déplaît pas. Touche coloniale aussi, mais entendons-nous bien, simplement dans la manière de s'habiller. Avec ce short, je me sens un peu comme Redford dans Out of Africa, vestimentairement parlant, ou encore Mel Gibson dans The Year of Living Dangerously.

Et puis surtout, il s'agit d'un bermuda bleu marine qui va avec tout. On peut choisir de faire voir les boucles de la ceinture comme de les cacher sous le t-shirt ou la chemise. De plus, avec ses pinces, il a une certaine élégance qui me séduit. C'est pas parce qu'on est en vacances qu'on doit ressembler à un touriste.

Non, pour ça, il y a déjà la couleur écarlate de ma peau de blanc-bec.

Une petite dernière chose quand même : apporter avec moi des vêtements vintage, c'est aussi plus rassurant pour l'esprit. En effet, je les ai souvent eus pour peu cher et ainsi, je peux épargner des pièces plus précieuses de certains voyages exigeants.

Dans la valise de PH (notre comptable)

Partir en vacances. Voilà bien un sujet que je traite avec légèreté.

Non pas que je n’aime pas ce moment de vie, mais partir en vacances ne génère pas, ou peu, de stress et d’inquiétude chez moi. Au point que je ne ressens pas de lassitude de mon quotidien, ni d’excitation du départ approchant. Si je sais que je pars début septembre, l’excitation de partir va se faire sentir le jour où commencent mes vacances, pas avant.

Dans ce contexte, faire ma valise n’est pas un sujet compliqué. C’est l’étape qui m’indique : « tu pars bientôt ». Et j’aborde donc ces préparatifs avec pragmatisme  : peu de vêtements mais qui se combinent facilement entre eux. Et toujours prévoir un kit de survie : tee-shirt, chaussettes, caleçons en cas d’incident.

C’est parti !

Mon pantalon en coton Noyoco

pantalon noyoco

Ici, un modèle proche de la saison actuelle.

Ne supportant pas les vêtements trop près du corps l’été, surtout quand il fait chaud, ce pantalon d’une ancienne collection est parfait. Suffisamment large pour que mes jambes ne soient pas comprimées, suffisamment long pour tomber et faire sa vie sur mes pieds, il possède une ceinture élastique pour la rapidité à sauter dedans le matin, ainsi qu’un tissu léger et respirant.

Ma chemise bleue et blanche John P.

Ne cherchez pas la marque sur Internet.

Cette chemise en coton m’a été ramenée il y a plus de 10 ans comme souvenir d’une croisière en Méditerranée par mes parents. Typiquement un vêtement que j’aime l’été : sans prise de tête. Et j’admets que la valeur émotionnelle prend le pas sur tout ce que l’on pourra me dire sur le style de ce vêtement.

Mon pull chiné en lin Muji

Trouvé au détour de mes balades chez Muji alors que je ne le cherchais pas, ce pull en lin est devenu l’allié parfait de mes journées et fins de soirées estivales. Et une pièce que j’affectionne particulièrement.

Il est léger et simple à porter à même la peau ou sur un tee-shirt.

J’ai repris, avec patience, une maille qui s’était tirée alors qu’on me disait de ne pas y perdre mon temps, j’ai l’ai retrouvé dans le sac d’une amie, alors que je le croyais perdu… bref, je l’adore.

Mon coupe-vent Décathlon

coupe vent decathlon

Cette fois, cette pièce avait un but précis : m’accompagner lors de mon road-trip canadien il y a quelques années.

Ce que je pensais être une pièce utilitaire et « one-shot », car je ne pensais pas la reporter ensuite, est devenu un essentiel de mi-saison. D’autant plus depuis que je suis devenu cycliste régulier pour venir au bureau.

L’anecdote cocasse, c’est que je retrouve ce modèle précis sur le dos de pas mal d’hommes dans le métro ou dans la rue. Un incontournable donc ! Parfait en cas de climat breton, pour la balade de fin de soirée sur la plage.

Mes sneakers National Standard

Cette paire est arrivée à mes pieds par hasard. D’ailleurs, je n’aime pas spécialement son style.

En revanche, ces sneakers se sont révélés très confortables. Parfaites pour crapahuter toute une journée sans avoir mal aux pieds à la fin de celle-ci. Et en vacances, j’ai tendance à beaucoup marcher pour visiter ou juste déambuler dans un lieu que je découvre.

Par ailleurs, cette paire est aussi très pratique pour faire du canoé-kayak !

Mes accessoires

  • Lunettes de soleil Ray-Ban : pas encore à ma vue, mais juste l’essentiel de l’été, avec le bronzage.
  • Ce petit étui pour avoir toutes vos cartes d’un seul coup. Et ne jamais être pris au dépourvu !
  • Ce que la photo ne montre pas : une ou plusieurs lectures, format poche de préférence.

En bonus

  • Le sac : acheté trois fois rien en vacances dans mon adolescence, il me suit volontiers en week-end ou pour de petites vacances. Je le maltraite. C’est ainsi.
  • Méthode de rangement : Un peu comme David vous le disait ici, j’ai un mode de rangement de ma valise qui a fait rire une de mes tantes. C’est surtout une manière de gagner de la place simplement. Et de ne pas se retrouver avec des vêtements froissés à l’arrivée !
Jordan Maurin Jordan Maurin

Adepte des romans d’Ellroy et de Vian, j’essaie de vivre ma vie le plus artistiquement possible (comme le disait Glenn O’Brien). Fervent défenseur du pantalon blanc (Squarzi président !), j’aime le vêtement quand il donne confiance et ne déguise pas. Pour moi, s’habiller différemment, ça veut dire se donner le droit de penser différemment.

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