Test : BWGH, le streetwear à la française (+ Larose Paris)

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Dans cet article, nous allons aborder un style particulier, jusqu’alors rarement évoqué sur BonneGueule : le streetwear. Rassurez-vous, nous n’allons pas parler du streetwear version « gangster » avec pantalons larges, casquettes et chaînes en or. Oubliez ce style de « voyou à l’américaine », périmé depuis longtemps et même abandonné par ses plus fervents défenseurs (le rappeur Kanye West s’habille uniquement avec des vêtements de créateurs). Le streetwear a su traverser les époques et rencontre aujourd’hui un réel succès en touchant un large public.

Avant de rentrer dans le vif du sujet avec le test de la marque française BWGH, commençons avec un peu d’histoire.

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 Rassurez-vous, le streetwear à la sauce "50 Cent", c'est terminé !

Les origines du streetwear

Le streetwear a fait son apparition aux Etats-Unis au milieu des années 70 avec l’éclosion de la culture urbaine et de ses différentes composantes comme les sports de glisse (le skate et le surf), la musique (punk, hiphop) et l’art urbain (le graffiti). Comme son nom l’indique, il est né dans la rue, sous l’impulsion des jeunes de quartiers défavorisés. Une forme d’expression qui leur permettait de montrer leur appartenance à une culture. Et aussi de réaffirmer leur individualité dans une société qui tendait à les marginaliser.

N’ayant pas beaucoup de moyens financiers, ces jeunes ne pouvaient pas s’offrir des vêtements de marques. Une situation qui les incitait à être le plus créatif possible et qui a provoqué la naissance de nouveaux codes vestimentaires. L’important n’était plus le vêtement en lui-même mais la manière dont il était porté.

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Illustration avec le Wu-Tang : choix stylistique du vêtement trop large, recyclage du workwear et des vêtements sportifs, culte de la sneaker (l'élément central de la tenue, et également le plus coûteux).

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NWA (Niggaz With Attitudes) groupe de rap mythique
de Los Angeles (dont faisait partie Dr. Dre).

Les fondements de base du mouvement streetwear sont donc l’authenticité, l’originalité et la liberté. Des piliers qui ont accompagné le mouvement dans chacune de ses évolutions et qui sont encore valables aujourd’hui.

Ils se sont diffusés en France dans les années 90 grâce à des films comme « La Haine », des marques comme Com8 ou Wrung ou encore avec le mouvement rap (NTM et IAM). La culture urbaine et le style streetwear ont rapidement touché le grand public.

Run-D.M.C., un des premiers groupes à se faire sponsoriser par une marque.
La chanson date de 1986.

L'évolution du streetwear

De ses débuts dans la rue à son influence dans les collections de prêt-à-porter des Maisons de luxe, le streetwear a énormément « grandi ». C’est un style qui a su évoluer de manière cohérente et qui aujourd’hui arrive à maturation. Certaines marques ne se sont pas suffisamment remises en question et ont donc disparues (Com8, 2 High, Royal Wear…).

D’autres ont su évoluer et anticiper l’évolution du mouvement (Homecore). Enfin, de nouvelles marques sont arrivées sur le marché (BWGH) et ont activement participé à la redéfinition de la silhouette streetwear masculine.

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Homecore a été une des premières marques en France
à casser avec brio les codes du streetwear.

A la base, le style streetwear se définit par des vêtements larges : jean « baggy », tee-shirt XXL avec les manches qui tombent en dessous des coudes, sweat à capuche avec une emmanchure commençant 10 cm en dessous de l’épaule… Un style complété par de grosses sneakers et une casquette (de la marque New Era évidemment). Mais très vite, certaines personnes ont préféré opter pour des jeans plus serrés comme les skateurs californiens avec leur skinny jean.

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Los Angeles, skate park à Venice Beach, coucher de soleil... What else ?

La « liberté » qui est l’essence même du streetwear a favorisé la diversité. Les gens se sont réappropriés les basiques de leur garde-robe : deux personnes avec un style streetwear pouvaient avoir des looks différents.

Aujourd’hui, les collections sont plus recherchées et cela se ressent dans le choix des matières et la qualité de fabrication des pièces qui sont montées en gamme. La sobriété a remplacé les énormes imprimés et on note l'influence de plus en plus marquée avec le workwear (la marque Carhartt et sa gamme Work In Progress en est le parfait exemple).

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Carhartt Work In Progress propose un vestiaire habillé orienté street - workwear

La clientèle a aussi évolué et s’est naturellement diversifiée : le streetwear n’est plus associé à la youth culture anticonformiste (= un style de vie, un intérêt artistique et social, et un style vestimentaire) comme à ses débuts. Il touche des tranches d’âges plus âgées et envahit l’ensemble des classes sociales. Il a depuis longtemps quitté la rue pour investir les boutiques haut de gamme des plus grandes capitales. Le streetwear a perdu depuis longtemps cette connotation « voyou » et « cheap ».

Paradoxalement, s’habiller en streetwear peut aujourd’hui revenir cher, ce qui provoque chez les puristes un réel débat face à ce qu’on pourrait appeler la « luxurisation du streetwear ».

Brooklyn We Go Hard : du streetwear français

Parmi les marques les plus influentes du streetwear,  beaucoup sont d’origine américaine. Mais c'est bien une marque française qui tire petit à petit son épingle du jeu : BWGH, qui n’est autre que l’acronyme de « Brooklyn We Go Hard ».

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Un teddy et un béret : pas de doute, il s'agit bien d'une marque de streetwear français

Créée en 2011 par deux amis d’enfance (David Obadia et Nelson Hassan), passionnés de mode et de photographie, BWGH a su grandir petit à petit, sans vouloir aller trop vite.

A l’origine un collectif de photographes, la marque a commencé par lancer des séries de tee-shirts avec leurs clichés imprimés dessus. Progressivement, le vestiaire s’est enrichi et propose aujourd’hui des collections complètes où les broderies et les imprimés sont omniprésents : manteau, blazer, sweat-shirt en jersey, pull en maille, chemise, pantalon…

Une grande place est aussi accordée à l’accessoire. On retrouve donc des casquettes, sac à dos et sangles pour appareils-photos.

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 Exemple d'imprimé que l'on peut trouver chez BWGH. Ce genre de pièces permet à la marque de se positionner d'emblée comme une marque hyper créative, même si évidemment, ce n'est pas la chemise la plus facile à porter.

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Les imprimés all-over (= répartition d'un même motif de manière égale de manière à créer une répétition), ou les broderies, sont souvent utilisés sur les chemises.

Parmi les pièces emblématiques de la marque, on retrouve à chaque collection le sweatshirt « Brooklyn Parle Français » (voir l'image à la une de l'article).

Ce pull, qui a fait l’objet de nombreuses collaborations, a permis à la marque de se développer à l’international. Brooklyn, célèbre arrondissement de la ville de New York, et considéré comme un épicentre culturel mondial (volant même aujourd'hui la vedette à Manhattan), se met à l'heure française. Ce slogan est révélateur de la volonté de ses créateurs de construire un label streetwear inspiré de la mouvance américaine, tout en restant français. Entre autres, on citera les collaborations avec Opening Ceremony, ou le concept store parisien Colette...

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Opening Ceremony et Colette parlent Français le temps d'une collaboration avec BWGH. Ce sont des pièces streetwear drôles, chose plutôt rare dans la mode masculine (oui, c'est un milieu assez sérieux). Mais là aussi, ce genre de fantaisie est réservé à une garde-robe bien particulière et assez pointue.

Voici d'autres looks de la marque pour bien en cerner l'esprit :

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Test du streetwear BWGH

Au programme, 4 pièces : un tee-shirt, une surchemise, un blouson en cuir et une casquette.

Le tee-shirt « BK Mountain » (45 euros)

Comme nous l’avons dit précédemment, BWGH utilise beaucoup les imprimés. Le tee-shirt que j’ai choisi possède deux sérigraphies. Une petite côté cœur, et la même en beaucoup plus gros dans le dos. Beaucoup de marques de streetwear optent pour ce genre de disposition en répétant le logo côté cœur dans le dos, dans une taille bien plus imposante.

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 Soleil + montagne = Brooklyn ?! Pas tant que ça 😉

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La marque n'hésite pas à sortir du paysage urbain :
c'est aussi ça la culture streetwear !

Le tee-shirt (100% coton) est bien coupé. Il n’est pas cintré et reste volontairement un peu large (sans pour autant « faire trop grand »), influence streetwear oblige. L’encolure n’est pas ras-du-cou, ce qui est agréable. En effet, beaucoup de marques de streetwear utilisent de gros bords côtes pour des cols ras-du-cou, ce qui a tendance à être désagréable au porter.

Concernant les manches (le détail important sur un tee-shirt !), elles tombent bien et n’ont pas « l’effet parapluie » fatal sur ce type de pièce.

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 Exemple de gros bord côte sur un col ras-du-cou

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Exemple de tee-shirt avec les manches "parapluie"

J’aime bien faire un petit ourlet au niveau des manches, ce qui a pour fonction de restructurer la pièce. A la base, je conseille de faire cet ourlet pour les tee-shirts mal coupés (ou plus loose) qui ont des manches à « effet parapluie ». Le tee-shirt BWGH est à l’origine bien coupé et ne nécessite pas obligatoirement de faire cet ourlet. Cependant, j’aime beaucoup le rendu visuel, j’ai donc l’habitude de le faire pour tous mes tee-shirts.

Aussi, vous remarquerez sur la photo que le début de l’emmanchure n’est pas aligné sur mon épaule. Je préfère porter mes tee-shirts un peu trop grands, c’est une simple question de goût.

Note de Florian : Alexandre connaît très bien les règles de base (que l'on vous donne via le mémo shopping). Une fois qu'elles sont maitrisées, l'intérêt est de les détourner légèrement. Lorsque c'est bien fait, cela donne une touche personnelle (un plus) à votre tenue (comme les pièces un poil surtaillées) ! N'est-ce pas Alex ?

Note de Benoit : connaissant Alexandre et son caractère, il ne pouvait porter son tee-shirt que de cette façon...

Note de Geoffrey : c'est pas bientôt fini les notes dans les articles ?

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 L'ourlet sur la manche :
un détail purement esthétique sur le tee-shirt BWGH car il est initialement bien coupé

Enfin, j’ai choisi ce tee-shirt car je trouvais le visuel sympa : super paradoxal avec une montagne et le soleil associés à... Brooklyn. Je l’ai choisi en blanc car je trouve que les couleurs ressortaient parfaitement (disponible aussi en noir et gris).

La surchemise « IZAR » (140 euros)

Cette surchemise est intéressante car elle me fait penser aux maillots des équipes de la ligue américaine de baseball (la MLB). Cela saute aux yeux avec la forme du col. Cette impression est renforcée avec la couleur grise du corps qui me rappelle le maillot de l’équipe des Dodgers de Los Angeles !

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 Le col type "maillot de baseball" avec les boutons en bois :
le détail qui fait la différence.

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Le maillot des Dodgers de Los Angeles.

Une surchemise peut se porter ouverte ou boutonnée. Pour ma part, je recommande de la porter boutonnée avec un tee-shirt en dessous. Pour ceux qui préfèrent la garder déboutonnée, veillez à garder un tee-shirt uni et de couleur claire (blanc si possible). Le contraste est alors intéressant. Il s’agit d’une pièce forte, évitez donc les tee-shirts sérigraphiés qui risquerait de surcharger visuellement votre tenue.

Attention, les manches peuvent gratter (15% laine – 85% polyester). Le corps de la pièce (50% laine – 50% polyester) est quant à lui agréable au toucher. J’apprécie beaucoup les finitions avec les boutons en bois. De même que pour le tee-shirt, la coupe n’est pas cintrée mais reste quand même relativement proche du corps (rassurez-vous, on n’est pas sur une coupe droite !).

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 Une coupe ajustée qui laisse quand même
de la place pour glisser un tee-shirt en dessous.

Note de Benoit : c'est une pièce totalement street, avec une énorme influence US. Ceux qui apprécient cette culture sportive seront ravis. Mais effectivement, si vous ne jurez que par des chemises col officier ou des vestes, ça va être plus compliqué à comprendre pour vous.

Je trouve le contraste de matières visuellement intéressant. Attention, de par sa composition, cette pièce tient chaud ! Portez-la par exemple avec un chino beige ou un jean brut. A propos du bonnet, étant un grand fan de couvre-chefs, je ne peux m’empêcher d’en revêtir un avec une pièce aussi « street ».

Même si j'aurais préféré un peu plus de matière naturelle (pour les raisons que vous connaissez déjà), sachez que le polyester a un vrai rôle de renfort pour la chaîne et trame (= les vêtements en matières tissées). La fibre de polyester a une haute résistance à l'allongement et au rétrécissement : concrètement, vous aurez moins de plis, la matière se froissera moins vite et vous aurez moins de surprises au lavage !

Le teddy en cuir « Bombon » (625 euros)

Historiquement, le teddy est un blouson que portent les étudiants méritants (sportifs, ou premiers de la classe) des universités Américaines. Initialement, son corps est composé de laine bouillie et ses manches sont en cuir. Les américains l’appellent varsity jacket ou letterman. En effet, sur la poitrine côté gauche se trouvait l’écusson brodé avec les initiales de l’université de l’étudiant.

Les bad boys de la culture street se sont ensuite réappropriés cette pièce pour en faire un incontournable du vestiaire streetwear. Aujourd’hui, ce sont même les maisons de luxe (Louis Vuitton, Saint Laurent Paris, etc.) qui proposent dans leur collection une varsity jacket.

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 Teddy Saint Laurent Paris de la dernière collection...
Tarifé 1 450 euros : sans commentaire !

Avec le sweat « Brooklyn Parle Français », le teddy « Bombon » est la deuxième pièce phare des collections BWGH. On le retrouve donc dans chaque nouvelle collection de la marque. Décliné dans plusieurs coloris, j’ai opté pour le « Purple / Asphalte ».

Le teddy est fabriqué dans un cuir de veau qui vient d’Italie. Il s’agit d’un cuir doux et souple. Il est un peu plus résistant que le cuir d’agneau et surtout bien plus doux que le cuir de vache. La pièce est montée en France, dans un atelier parisien qui possède un vrai savoir-faire artisanal (ce qui explique en partie le prix).

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 N'hésitez pas à agrémenter votre tenue d'accessoires comme un couvre-chef (bonnet, casquette, etc.). Important : c'est un prototype, je n'avais donc pas le choix au niveau de la taille, il m'aurait fallu un S, mais c'était un M... Au moins, vous avez une bonne idée du design de ce très beau blouson.

Comme pour la surchemise, il est possible de porter ce teddy avec un chino ou un jean brut. C’est une pièce forte, veillez donc à rester sobre avec le reste de votre tenue. Je porte un simple tee-shirt blanc en dessous, je vous conseille d’éviter les gros imprimés.

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 Le cuir est bien régulier et les coutures sont propres !

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 Le « Bombon » possède les finitions classiques d’un teddy traditionnel
avec les bords côtes épais au niveau du col, du bas du blouson et des manches : ils structurent la pièce pour mieux s'adapter à votre silhouette

Note de Benoit : enfin une pièce en cuir qui sort du noir ou du marron !

A 650 euros, le rapport qualité/prix du teddy en cuir est en définitive assez bon !

La casquette Larose Paris (115 euros)

Je suis un grand fan de la marque Larose Paris, spécialisée dans la casquette et le chapeau haut de gamme, fabriqués en France. Née de l’imagination et du travail de trois associés (dont une chapelière parisienne), BWGH est une des rares marques avec qui ils ont collaboré.

La collaboration porte sur une casquette « 5 panels ». Comme son nom l’indique, ce modèle est constitué de cinq pans (1 sur l’avant, 2 sur les côtés et 2 sur le dessus) cousus les uns aux autres. C’est un modèle avec une languette de réglage à l’arrière. Si vous aviez des doutes sur sa forme, détrompez-vous ! Loin du cliché « voyou », il n’y a pas plus élégant qu’une 5 panels.

La marque Larose Paris propose sa propre interprétation de la « 5 panel » traditionnelle. En plus d’une forme inédite (la visière est volontairement plus courte), ces casquettes sont toutes construites dans des matières nobles (tweed, laine, cachemire).

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 On remarquera le petit patch brodé sur le derrière de la casquette. Simple, sobre, efficace !

Cette pièce est doublée de flanelle marine et est construite avec la même matière que les manches de la surchemise (au passage, évitez d’être too much en portant les deux en même temps !).

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 Des mains finement manucurées se sont occupées de votre casquette, prenez-en soin !

Cette casquette peut se porter également avec une tenue street ou plus classique. Comprenez là qu’il s’agit d’un accessoire à incorporer dans vos tenues, et qui donne du relief à votre silhouette. La casquette n’est plus réservée aux rappeurs !

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 Larose Paris, la casquette urbaine par excellence.

Conclusion : allez-y progressivement

BWGH est une marque qui a su grandir petit à petit et qui propose aujourd’hui un vestiaire complet. Un vestiaire qui est le reflet de la mode urbaine actuelle. La marque emprunte des codes du streetwear mais veille à ne pas tomber dans l'excès. BWGH est une des rares marques streetwear qui est très accessible stylistiquement : vous trouverez facilement une pièce à intégrer sans souci dans vos tenues, sans partir à la faute.

Cette marque vous permettra de diversifier votre garde-robe en y ajoutant une touche street. C'est un moyen d’aller un peu plus loin dans votre style et de rechercher autre chose que des basiques.

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Avancer par touches, comme ici avec un sweat.

Je vous conseille tout de même d’y aller petit à petit si le streetwear vous tente. Commencez par acquérir un tee-shirt ou une chemise qui sont des pièces que vous incorporerez plus facilement à vos tenues basiques. L’idée est d’intégrer une petite touche, pas plus.

Par la suite, n’hésitez-pas à acquérir de grosses pièces (sweat, blouson, etc.). Concernant la casquette, gardez-la pour la fin, quand vous maitriserez complètement votre style de rue (cette pièce ne va pas à tout le monde, n’hésitez pas à demander conseil à un de vos amis).

Pour ma part, je trouve que les prix sont un poil élevés (excepté pour le teddy en cuir made in France), mais dans la fourchette des marques de streetwear. Les prix pratiqués par BWGH ne sont pas plus élevés que ceux de ses concurrents : ce n'est pas non plus exorbitant, loin de là ! Allez-y donc progressivement mais sûrement.

Note : Où trouver BWGH ? en boutiques (multimarques en France), sur leur e-shop et sur l'exception.com

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  • ou pas !

  • ça taille un poil large, dur à dire, je te conseille de les contacter directement car ils seront plus à même de te répondre sur les différents fits de leurs pièces

  • Tioneb07

    Bonjour, concernant la surchemise IZAR, j’aimerais savoir comment elle taille, car je n’ai jamais acheté de chemise Brooklyn We Go Hard et je voudrais savoir si je peux prendre ma taille habituelle ou non ?

    Merci ! 🙂

  • hello, on ne sait pas désolé, c’est une vieille photo de lookbook… de toute façon elle ne serait plus dispo

  • etienne341

    bonjours, pour savoir la veste carhatt in progress marron est il possible d avoir la reference exacte de la vest

  • non non, au contraire, on est toujours ravi quand c’est constructif comme ici, et on vous écoute quand on peut ! 🙂

    PS. en fait on a déjà bossé un gros gros article streetwear qui sera dans le Guide BG II !

  • Jonathan

    Nice! Merci de ne pas vous être offensés les gars 🙂 j’attends le prochain avec impatience!
    Bonne continuation.

  • hello jonathan,
    je comprends ton point de vue, on fera d’autres articles plus précis sur le streetwear (on ne fait pas tout le temps du didactique).
    merci et à bientôt !
    Geoffrey

  • Jonathan

    Cet article bien formulé me laisse tout de même dans le doute. Quand on s’habille streatwear, on cherche soit à s’habiller passe-partout, soit avec une allure plus décontracté (d’ou, sauf si elle est en jean, la chemise sauce FR est totalement hors contexte). Il n’y a rien de stéréotypé là-dedans, et je trouve que cet article essaye de combiner le chic à la française avec un tout autre mouvement.
    Le résultat est incompatible. Il vous faut plus de photos, et l’on ne ressent pas assez le côté Urbain de l’habillage.

    Plus concrètement, cette article est bien dans la forme mais ne permet pas au lecteur de s’habiller street.

    Je sais, c’est facile de critiquer, mais quand j’ai lu cet article j’ai eu le sentiment qu’il « manquait quelque chose ».

    Bien sur je ne prêche pas les marques YMCMB etc.. Je dis juste qu’il manque la touche historique, comme une pièce d’Addidas originals etc..

  • Alexandre76

    Salut Adji,
    Effectivement, d’autres articles sur le sujet sont à venir, avec des marques très intéressantes… L’idée est de vraiment montrer de nouvelles façons d’appréhender le vêtement et de débattre autour de celles-ci 🙂

  • Alexandre76

    Salut Kissscool !
    De même que Geoffrey, je pense que l’effet parapluie est très laid… Le style streetwear avec des vêtements « trop grands » n’est plus d’actualité. Il convient donc de choisir un teeshirt « street » de la même façon qu’un teeshirt classique, en suivant les mêmes règles.
    Pour ma part, j’aime bien les porter un peu trop grand, c’est un choix purement personnel. Et pour restructurer le teeshirt, je fais le petit ourlet…
    L’effet parapluie est donc à éviter à tout prix !

  • Adji

    Merci quand même. La APC est intéressante.

    Sinon, je suis tombé là dessus au cours de mes pérégrinations : http://store.thejeanocide.com/product/mesh-x-leather-baseball-jersey

    Portée : http://instagram.com/p/W0QMYJLvON/

    Je ne l’acheterai probablement pas, mais j’ai trouvé le produit intéressant 😉

  • je t’avoue qu’on voit pas trop, il y en a de temps à autre chez les marques street, mais c’est trop particulier pour pouvoir identifier une marque qui en fournit régulièrement

  • non, pour moi, c’est clairement à éviter.
    perso je trouve ça très laid, surtout sur quelqu’un comme le mannequin BWGH qui a vraiment des bras très fins

  • Adji

    Oh et, question triviale, aurais-tu par hasard une idée des marques qui proposent des surchemises type « baseball », comme celle dans l’article ?
    En beaucoup plus sobre et épuré, de préférence, si cela existe.
    Merci 🙂

  • Adji

    Merci Alexandre et Benoit pour vos réponses.
    Je pense qu’en fin de compte on est d’accord sur le tour qu’a pris ce « genre vestimentaire ».
    La formule de Benoit : « vêtements de créateur influencés par du streetwear  » me semble très juste.

    Sinon, Alexandre, ça me ferait plaisir de voir quelques autres articles sur le sujet, surtout si ça permet de débattre 🙂

  • Kissscool

    Je croyais que l’effet parapluie faisait parti du style à moins que je ne comprenne pas tout à fait ce que vous entendez par « effet parapluie »…
    Qu’en pensez-vous en regardant les liens ci-dessous :
    http://www.thenextdoor.fr/fr/brooklyn-we-go-hard-tee-shirt-bwgh-feather-grey.html
    https://www.bonnegueule.fr/tee-shirts-graphiques-4-erreurs-a-eviter-4-points-a-verifier-et-comment-acheter-les-prochaines-tendances-2013/bwgh-2/

  • reihtaug

    Et merci d’avoir pris le temps de cette longue réponse! Débutant, je le suis encore, mais grâce à vous je suis aujourd’hui beaucoup moins ignorant qu’autrefois et j’ai toutes les clés pour avancer.

  • Alexandre76

    Hello !
    Tout d’abord, je tiens une nouvelle fois à préciser que le style streetwear est difficile à délimiter… Etant donné que la liberté en est un des piliers essentiels, chacun est libre d’acheter et de se réapproprier à sa façon des pièces qui n’ont initialement rien à voir avec le streetwear. Par exemple, je suis capable d’acheter un blouson matelassé Barbour, et à l’intégrer dans une tenue streetwear (je compléterai ma tenue avec un jean brut et des sneakers de type Nike Air max ou New Balance)…
    Les sweat qui « s’éloignent de la forme classique » peuvent donc tout à fait correspondre au style streetwear ! Cependant, je ne suis pas un grand fan des pulls col tube ou matelassés, je ne peux donc pas te rediriger vers une marque qui en proposent…
    Pour ma part, j’aime bien les sweats qui jouent sur les couleurs (manches de couleur différente du tronc) ou sur les matières : par exemple, tu peux faire la différence avec un sweat d’apparence simple mais avec un molleton travaillé (molleton chiné, mélange laine/coton…)… On trouve aussi de plus en plus de sweats avec des poches côté cœur (j’aime beaucoup car ça redonne de manière discrète du relief au sweat).
    Tu peux aller faire un tour sur le site de la marque Carhartt (à toi de faire le tri et d’éviter les gros imprimés). Les marques Cuisse de Grenouille et A.P.C. proposent elles aussi une belle sélection de sweat dans des matières plus travaillées !

  • BenoitBG

    On a d’autres marques street très sympas à vous faire découvrir, patience 😉

  • Alexandre76

    Hello !
    Comme Benoit te l’a dit, les blogs les plus pertinents sont anglophones : tu as Complex (http://www.complex.com/), Hypebeast qui possède son eshop (http://hypebeast.com/), Highsnobiety (http://www.highsnobiety.com/)… Ce sont des blogs qu’on peut considérer comme « Lifestyle / streetwear » car la mode n’est pas le seul sujet abordé… En France, comme le disait le lecteur philwaget, tu as Hype and style qui est très bon !
    Par contre, tu trouveras beaucoup de blog français qui traitent de l’actualité « sneakers » : Le site de la sneaker (http://www.lesitedelasneaker.com/), Sneakers Addict (http://sneakersaddict.com/), et http://www.sneakers.fr/ qui possède un shop en ligne !

  • villemt

    débat intéressant, je trouve qd même et malgré vos réponses que cette marque a un côté ‘logo -> je m’affiche et je montre que je porte cette marque là et pas une autre’ qui est l’inverse de l’esprit originel du streetwear tel que je le comprends à travers l’article, et qui est aussi et surtout l’inverse de l’esprit bonne gueule tel que je le comprends : ‘se créer un style personnel qui va certes nous conduire à appartenir à un groupe/ avoir une identification sociale (inévitable) mais ce sans être préformaté et ss porter directement un message de marque (c’est pas un vieux t shirt gucci dégueu, mais la logique est la même, en plus vicieuse) -> ce qui est quand même une logique franchement nulle (et ce n’est pas la question de l’imprimé ou non car on peut imprimer d’autres choses/messages sur un tshirt non?). Bref autant je trouve ça super un article sur le streetwear, autant j’aurais aimé découvrir une autre marque peut être, car avec ce double décalage je trouve que BWGH n’a pas vraiment sa place chez bonne gueule (en+ pr avoir commandé et renvoyé un t shirt je trouve aussi les coupes/matières rapports qualité prix assez douteux), ou alors avec de sérieuses réserves préliminaires manquants ici (je salue les pièces choisies après, mais le tshirt et l’image des pulls vraiment, pr moi ce n’est pas bonne gueule, street wear ou pas). voilà du reste merci à tte l’équipe pr son travail superbe, en vous souhaitant une bonne continuation

  • e_nico

    Merci pour la découverte de cette marque! Si je n’accroche pas sur toutes les pièces, mais certaines comme le teddy en cuir ou le sweat de la dernière photo me tentent bien!

    J’aurais une petite question, je ne sais pas s’ils font partie du style streetwear, mais j’aime bien les sweats qui s’éloignent un peu de la forme « classique » soit par la présence, d’un aspect matelassé, ou encore celle d’un col en tube ou des empiècements en cuir. Pour le moment je n’arrive à trouver ce type de modèle que de temps en temps chez H&M ou zara. Toutefois, je suis vraiment déçu de la qualité des matières et j’arrive à avoir des sweats qui boulochent après 2 lavages… Connaitriez vous des marques qui produiraient ce type d’articles dans un niveau de qualité supérieur? Merci par avance!

  • tout à fait ! 🙂 et blog très riche

  • philwaget
  • Olivier

    Merci pour ta réponse ! (Alex doit en connaitre surement au moins un, non…?)

    J’espère juste que les nombreux commentaires plutôt sceptiques concernant cet article (et la soi-disant cohérence qu’il lui manque vis-à-vis de ce que fait BG d’habitude, enfin bref…) n’empêcheront pas la rédaction d’autres sujet sur le streetwear (avec la mise en avant d’autres marques peut-être).
    En tout cas, moi je vous soutient dans cette voie !

  • BenoitBG

    Hello Terry,

    Merci pour ton message argumenté et bien formulé, auquel je me dois d’apport quelques précisions :
    – Alexandre n’a pas touché le moindre centime pour cet article, et toutes les pièces photographiées sont d’ailleurs des prêts et non des cadeaux, il a écrit cet article vraiment par curiosité et envie d’exposer son point de vue.

    Ce que je trouve dommage, c’est que j’ai l’impression que tu vois avant tout une tenue comme un ensemble de règles à respecter et à ne jamais dépasser. C’est très flagrant dans le sens où spontanément, c’est la première chose que tu dis. Tu ne dis pas « c’est pas mon style » (alors que tu devrais avant tout dire ton propre avis personnel étant donné que tu n’es plus débutant ;), mais tu dis en premier « ça ne respecte pas telle règle ».
    Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, c’est un système de pensée qui ne laisse finalement que peu de place à l’audace ou la créativité (qu’elle soit de bon goût ou pas, ceci est un autre débat). On n’est pas les seuls à combattre ce système de jugement (dont nous sommes les principaux responsables d’ailleurs). Hugo de PG affirme souvent que s’habiller n’est pas un examen scolaire, il a beaucoup écrit dans ce sens, je te conseille de bien parcourir son blog, même si le style tailleur n’est trop ton truc.

    Par contre, je te trouve assez dur sur le contexte des vêtements. Si je suis d’accord avec toi que la sur-chemise type baseball est tendue à porter, le blouson en cuir -et le tee-shirt dans une certaine mesure- sont largement portables en province 😉 Je me verrai tout à fait avec le blouson un soir à Tours. (oui, on se restreint à Paris pour les shootings, mais tu peux les imaginer sans trop de peine dans les rues passantes d’une autre ville)

    Et puis les nouveaux codes du streetwear mériteraient un article entier, car c’est un culture difficile à appréhender en quelques lignes à l’heure actuelle. Par exemple, certains se plaignent du luxurisation du streewear, mais pourtant, ils seront les premiers à acheter une édition limitée de Nike x APC. Ce paradoxe rend la lecture du streetwear compliqué à bien expliquer.

    Mais c’est vrai que pour ce genre d’articles, on devrait mettre un disclaimer, ou je devrai également mettre plus souvent mes commentaires où je nuance fortement certaines choses.

    Voilà voilà, merci encore pour cet avis argumenté, posé et qui ne verse jamais la critique gratuite 😉

  • BenoitBG

    Merci pour ton message !

    Alors pour l’ouvrage pour femme, le projet est en standby, car on a énormément de choses à gérer avant…

  • BenoitBG

    Hello, tu as tous les blogs type sneakers.fr, hypebeast, highsnobiety, etc. Par contre, en français, je n’en connais pas plus que ça…

  • Olivier

    Un peu de streetwear sur BG, ça fait plaisir !
    Auriez-vous une (ou plusieurs) adresse(s) de blog un peu plus orienté(s) streetwear ? (sans pour autant vous faire faux bon, rassurez-vous !)

    merci encore pour tout ce que vous faites pour la démocratisation de la mode masculine 🙂

  • Khante

    Merci de ta réponse, en tout cas c’est un débat très intéressant et je comprends mieux
    ou tu veux en venir. Je suis totalement convaincu que l’arrivée d’Alex avec un
    nouveau point de vu est la meilleure chose qui pouvait vous arriver, ça vous
    permets clairement de pas vous enfermer dans des idées fixes et de pouvoir
    continuer à évoluer (sans tout chambouler non plus, c’est la qu’il faut à mon
    sens trouver la bonne limite).

    Et je suis persuadé que d’autres nouvelles arrivées dans l’équipe (pensez à
    moi, lol!) ne peuvent etre
    que bénéfiques. Tout en restant dans la même philosophie, sinon la crédibilité
    en prend un cou.

    Désolé si mon 1er post parait un peu trash (ma copine m’a fait la réflexion en
    lisant le debat), mais sur cette article votre virage vers de nouvelle idées
    était peut etre un peu trop rapide ce qui m’a fait réagir.

    Bonne
    continuation, ciaociao

    (PS: je sais qu’à un moment c’était en projet, mais ma copine et même ma mère réclament un book pour femmes ! Ca en est ou c’est toujours en projet?)

  • reihtaug

    Pour ma part je dois dire que cet article m’a quelque peut laissé pantois. Ca ressemble énormément à un article sponsorisé qui ne le dit pas (même si je sais que chez BG vous ne faites pas ce genre de choses), et j’ai aussi noté la transgression systématiques de toutes les règles BG:

    – imprimés énormes
    – tailles trop grandes
    – matières synthétiques
    – profusion de couleurs (Bleu marine, beige, marron, kaki, bleu, vert caca d’oie tout ça sur une seule photo)

    A coté de ça je trouve qu’il y a un manque, car on nous explique les codes historiques de base de la culture streetware, mais pas les nouveaux codes de ceux qui s’habillent comme ça aujourd’hui. Et honnêtement à part à Paris ou tout est permis (et encore), je ne vois pas où ce type de style hyper pointu passerait.

    En plus comme vous avez fait le shooting au même endroit que d’habitude on ne peut pas s’appuyer sur le décor pour contextualiser le look.

    Au final je trouve que ce type d’article est contre-productif, car ça donne l’impression que finalement chez BG on vous souffle le chaud et le froid suivant l’humeur du moment. Peut être que Benoit est trop modeste et qu’il veut laisser un espace d’expression à d’autres codes vestimentaires et c’est tout à fait à son honneur, mais d’un autre coté je trouve que le blog devrait être fier de sa ligne éditoriale et que ce genre d’incartades devrait être mieux cadrée, peut être avec un préambule qui explique à l’avance qu’on va parler d’un style particulier, etc.

    A part ça: Le streetware est un style qui m’intéresse pas mal même si je trouve que l’article se concentre sur des pièces trop pointues pour bien passer en environnement standard, mais je l’ai déjà dit. Il m’arrive donc assez régulièrement de porter des tenues qui vont un peu dans ce sens, par exemple de temps en temps, un jean brut ou un chino beige-marron, une chemise foncée (par exemple ma chemise bucheron à carreaux rouge et noir), et ce ce sweat de chez uniqlo, mais en couleur Kaki:
    http://www.uniqlo.com/fr/CPaGoods/itemcode=079425

    J’aime bien la couleur et l’absence de logo, ça permet de ne pas être trop voyant. Et j’aime bien les broderies, qui rappellent celles qu’on voit sur certains vêtements marins, et qui tranchent sur le sweat de base. Je le porte bien fitté, il reste encore un peu de largeur sur les cotés, mais c’est normal pour ce type de pièces et sur moi qui suis assez maigre ça renforce la silhouette. L’ensemble de la tenue chemise à 30€, chino ou jean à 40 €, et sweat à 30€ ça revient à 100€ chez uniqlo. Avec de grosses chaussures de ville ça fait un style que je ne porterai pas tous les jours mais que j’aime bien essayer de temps en temps pour trancher un peu sur la routine. Pour moi c’est comme si j’intervertissait ce sweat avec un pull en laine mérinos de la même couleur, et ça reste assez sage.

    En ce qui concerne les couvres chefs, je n’ai pas été convaincu par ceux vu dans l’article. Mais je trouve que le concept de la casquette à 5 bandes et à visière plus petite est intéressant, c’est vrai que la forme tranche avec ce qu’on voit d’habitude.

  • je te conseille de le faire, que ce soit pour toi (trouver solution à ton problème) ou pour eux (ne pas faire de tort à la marque ou au distributeur selon d’où vient le problème).

  • Anthony

    Je ne leur ai pas fait part de mon problème.

  • je t’en prie, et qu’est ce que l’e-shop t’a répondu ?

  • BenoitBG

    Ah oui effectivement, le tournant pris par la marque est saisissant !

  • Julien Rosconval

    Bonjour,

    Contrairement à ce qu’indique le sujet, la Marque COM8 existe toujours, et cette marque a également pris le tournant du streetwear-chic.

    http://www.com-eight.com/com8-lab.html?SID=tnt7qnkgflqp2m99obsugilvg0

    elle est distribuée dans quelques boutiques chic en France et Europe.

  • Anthony

    Je l’ai acheté sur l’e-shop de Le Rayon Frais.
    Il ya a un petit accro qui a été recousu. C’est discret (encore heureux) mais sur l’envers on l’aperçoit bien.

    Merci pour ta réponse rapide !

  • BenoitBG

    Tu poses un débat très intéressant, qui ouvre tout un tas de questionnement.

    Je reste anti logo dans MA manière de m’habiller. Mais pour Alex qui baigne dans le street (une culture que je connais à peine), lui, voit la chose différemment, avec un côté beaucoup plus graphique. Qui a raison ? Il y a quelques mois je t’aurai dit que j’étais dans le juste, mais finalement, quand je vois Alexandre avec ce genre de choses, je me dis que ça lui va très bien, avec son style et sa culture, car il ne cherche pas à mettre ses épaules ou sa silhouette en valeur. Il cherche à afficher autre chose. C’est une toute nouvelle vision du style que j’ai dû accepter et réfléchir dessus.
    Je reste convaincu que pour les débutants le logo est quelque chose à éviter, ça ne changera pas. Mais je reste convaincu également qu’il y a d’autres styles à accepter et à respecter. D’ailleurs, il y a des valeurs de tolérance, de nuance, qui me tiennent de plus en plus à coeur, sans entrer dans un mode bisounours.

    À chacun ensuite de se positionner entre ces deux points de vue. Si quelqu’un trouve son épanouissement avec un style de ce genre et que c’est parfaitement cohérent avec ce qu’il est, pourquoi lui imposer de porter des bottines avec un semi slim ?

    Pour le synthétique c’est pareil, je n’aime pas ça du tout et Alex aurait préféré que ça soit que des matières naturelles. D’ailleurs, c’est un choix dont il a très bien listé les défauts (ça tient chaud, etc). Mais fait ensuite preuve de nuances en évoquant les avantages possibles, et là aussi, il a le droit d’avoir son point de vue sur le sujet, d’autant plus qu’il a une grosse expérience dans le textile pur et dur.

    Effectivement, on dit dans le guide des marques qu’une marque est mieux qu’une autre, mais ce sont des repères clairs pour les débutants. Toi, tu n’es plus concerné 😉 Tu es à un stade au-dessus, où tu es capable de faire preuve de nuances. Ce qui n’est pas forcément possible pour des recommandations pour débutants, car il faut un message simple et applicable facilement.

    Merci en tout cas pour les questions soulevées, c’est super intéressant, car c’est marrant de voir qu’un simple article peut soulever autant de questions de fond !

  • salut Anthony,

    recousu ? ça me paraît très étonnant quand même pour un produit neuf. Tu peux me dire sur quel eshop tu l’as acheté ?

    à très vite,
    Geoffrey

  • Anthony

    J’ai acheté un t-shirt BWGH en solde sur internet, le Palm Tree Sunset Gris croyant faire une bonne affaire.

    Je me suis retrouvé avec un t-shirt à la qualité vraiment pas incroyable, avec un trou recousu à un endroit (indigne pour un prix pareil) et un tissu très fin légèrement gondolé sous la couture du col. Bon l’imprimé est beau…

    Et contrairement au t-shirt que vous avez testé, les manches du mien n’évitent pas l’effet parapluie (de plus la coupe est trop « loose » pour moi, mais ceci est une question de goûts personnels).

    De plus j’aurais bien aimé connaitre la provenance de leurs produits qui n’est pas mentionné sur le mien

    Pour ma part le rapport qualité/prix n’est pas terrible.

    Donc je me pose cette question : BWGH ferait-elle de la production spéciale sur ses produits soldé, ou je n’ai pas eu de chance ?

  • Khante

    Franchement c’est tout à votre honneur de vous ouvrir à d’autres
    styles, et j’approuve totalement le fait qu’Alex amène une nouvelle
    fraicheur avec de nouvelles idées. Mais de la à bouleverser ce qu’on lit
    sur le book et sur le blog depuis des mois… Je ne parle pas du design
    qui, on est d’accord, est une question de gout, et c’est pas ca du tout
    qui me gène dans l’article meme si j’ai dis que j’aimais pas.

    Mais
    je pensais pas qu’en ce qui concerne le synthétique ou les gros logos
    c’etait une question d’avis qui peut diverger, à vous lire (sur tous les
    articles que j’ai lu depuis un peu plus d’un an) c’etait clairement un
    gros NON si une pièce contenait une bonne part de synthétique, ou si
    elle avait un gros logo brodé sur le torse par exemple.

    Bref,
    vous avez peut être été un peu trop catégorique avant, ce qui pourrait
    en amener certains à remettre en cause votre crédibilité maintenant en
    lisant ca, ce qui serait dommage.

    « tu vas te rendre compte petit à petit que raisonner en termes « cette
    marque est mieux qu’une autre » est une manière de faire qui manque de
    nuances parfois, et qu’il faut juger les choses différemment »

    Je
    suis totalement d’accord avec toi, seulement vous le faites un peu en
    faisant un guide des marques par exemple, au hasard devred je crois
    c’est marqué un truc du genre « un peu mieux que celio » et pareil pour
    les autres. D’ailleurs je trouve ca super d’orienter les gens vers des
    valeurs sures et de leur dire les marques à éviter pour la plupart du
    temps, mais c’est clair faut pas résumer un choix uniquement à la
    marque. D’ailleurs grace à vous j’ai moi même découvert des marques très
    interessantes (Balibaris, Melinda Gloss, ou meme les tee Monop…et
    pleins d’autres). Vous avez fait un super boulot encore une fois.

    D’ailleurs
    je ne suis pas du tout fan de G-star, ca doit faire 2ans que je suis
    pas rentré dans une de leur boutique et que je ne m’interesse plus à ce
    qu’ils font. C’etait juste un exemple d’une marque que vous
    déconseillez, et pour dire que si G-star à pour indication « Design
    souvent vulgaire, mauvaise qualité, cher » dans le guide des marques,
    pendant que BWGH à le droit à un article qui les encenses. Y’a trop
    d’ecart. Je trouve que BWGH aurait pu avoir exactement le même type de
    commentaire si ils avaient été dans le guide des marques (les t-shirts
    G-star n’ont probablement rien à envier aux t-shirts BWGH à 45e entre
    autres).

    Mais bon si tu me dis que dans l’ensemble la qualité
    n’a rien à voir, alors je te crois et j’irai aussi vérifier par moi
    même 😉 Parcontre je m’y ferai pas pour les gros logos et tout !

    Je
    tiens à dire que y’avait absolument rien contre Alex ou qui que ce soit
    dans mon post, et je vous encourage à vous ouvrir encore vers de
    nouveaux styles, proposer de nouvelles idées etc je demande que ça ! Ne
    perdez juste pas votre ligne de conduite ! La biz

  • Alexandre76

    Salut Adji,

    Ton point de vue sur l’évolution du streetwear est tout à fait pertinent. C’est d’ailleurs ce que j’explique au début de mon article. Le streetwear n’est plus ce qu’il était, et cela fait bien longtemps qu’il est sorti de la rue pour investir les podiums de mode et les magasins les plus sélectifs (le rez-de-chaussée du concept Store Colette est quasiment entièrement consacré au streetwear avec des teeshirts à plus de 100 euros pour certains…). On parle même de « luxurisation » du streetwear et certains sont totalement contre, comme l’artiste Kidult qui n’hésite pas à poser ses graffitis en signe de protestation sur les devantures d’enseignes comme Supreme, Marc Jacobs… Ce débat est similaire à celui qui existe avec l’apparition de fresques graffiti dans les galeries d’art… Une nouvelle fois, c’est à chacun de se faire son propre opinion.

  • Luca Mariapragassam

    Tout dépend de ta longueur de manche et ta préférence. Moi je préfère les rouler. Il faut simplement pas dévoiler tout le biceps.

  • BenoitBG

    Hello,

    Je comprends tout à fait ton message, et spontanément, je n’aurai pas écrit cet article avec ces pièces là (le streetwear n’est pas du tout mon truc). D’ailleurs, je n’aurai pas porté une seule pièce.
    Mais cela dit, je trouve que ce fait Alex est hyper rafraichissant, et je trouve que c’est très intéressant de s’orienter vers des marques et des pièces qui font réagir et qui ouvrent au débat. Alors que BG avait tendance à parler toujours du même type de vêtements, j’apprécie vraiment de voir d’autres horizons qui s’ouvrent, même s’ils ne me correspondent pas. Mais au moins, cela me permet d’affirmer mes envies et de prendre du recul, et surtout, d’apporter de la nuance.

    Je crois simplement qu’il faut apprendre à considérer plusieurs points de vue.

    Alexandre, qui a une solide expérience dans le produit, considère que le synthétique dans cette sur-chesmise est une bonne chose (même s’il aurait préféré que ça soit entièrement du naturel).

    De mon côté, je trouve que cette sur-chemise contient trop de synthétique.

    On a deux avis différents Alexandre et moi, et je trouve c’est juste ça qui est intéressant ! Parce que la mode masculine, ce n’est pas uniquement « épaules bien coupées = beau vêtement ».

    Et comme je le dis souvent, à toi de voir où tu te positionnes entre ces deux affirmations. C’est comme ça que tu affirmes ton goût. Tu as tout à fait le droit de ne pas être d’accord aussi !

    Concernant G-Star, Guess and co, la qualité n’est pas du tout la même. Et comme je le répète souvent des petites marques comme BGWH n’ont pas du tout les mêmes économies d’échelle que des mastodontes comme G-Star. Ce n’est pas comparable. Et si tu trouves que G-Star produit certaines pièces intéressantes, c’est complètement ton droit et un avis que je respecte totalement. Ca ouvre aussi au débat. Et puis finalement, tu vas te rendre compte petit à petit que raisonner en termes « cette marque est mieux qu’une autre » est une manière de faire qui manque de nuances parfois, et qu’il faut juger les choses différemment.

    Pour ton commentaire sur le design des pièces, c’est là aussi un avis que je respecte complètement. Tu as le droit de trouver ça moche, et c’est une bonne chose d’affirmer ton goût !

    Merci pour ton soutien en tout cas !

  • BenoitBG

    C’est comme tu le sens ! Si tu considères que c’est gênant de voir la couture du tee-shirt, alors fais deux ourlets 😉

  • BenoitBG

    merci Adj, ta vision du streetwear est très intéressante et je suis d’accord avec toi qu’on est plus sur des vêtements de créateur influencés par du streetwear que du streetwear pur et dur.

    PS : crois-moi, des New Era sur la tête, ça ne nous irait pas du tout !

  • Adji

    Cet article est assez intéressant, même si j’ai personnellement quelques réserves sur le traitement du sujet.

    La définition du streetwear que vous proposez est plutôt juste mais je trouve cependant dommage que vous oubliiez que dans « streetwear », il y a « street ». 😉
    Le streetwear n’émerge pas dans n’importe quel milieu, ni dans n’importe quel contexte social. La « rue » est un environnement qui a ses propres valeurs, ses propres codes, avec notamment une conception parfois très (trop ?) restrictive de la « virilité ».
    A ce titre, je trouve, par exemple, que certains motifs employés par BWGH tirent un peu trop vers ce qui est employé dans le vestiaire féminin.
    C’est une réappropriation du streetwear que je respecte tout à fait, mais il serait opportun de se demander s’il est toujours possible de parler de streetwear à un certain stade.
    Un autre terme serait peut-être plus approprié.

    Quant au prix, c’est un autre débat. Mais il me semble qu’au vu des montants, on peut raisonnablement parler d’un déracinement du style de ses origines.

    Tout ce blabla me permet de vous faire un compliment : vous avez bien choisi vos pièces !
    Je les trouve représentative de ce style, et des influences qui y sont présentes. En particulier le sportswear, avec la surchemise de baseball.

    My 2 cents, comme on dit.

    PS : J’aimerais bien voir l’équipe BG avec des New Era sur la tête, je suis sûr que vous sériez des gangsta crédibles 😉

  • Yannick

    Encore un très bon article! A votre avis, est-ce qu’il vaut mieux faire un seul ourlet sur les manches du t-shirt, laissant alors les coutures apparentes, ou deux (je trouve que ça fait un peu court…)?

  • Khante

    Les gars franchement j’adore le blog, je vous soutiens à donf, mais si y’a un point qui me gène un peu dès fois, c’est vos contradictions…
    Ok comme vous dites les régles il faut parfois savoir les contourner, mais la même si c’est un peu à part vu qu’on est sur un article basé streetwear, tout va à l’encontre de vos (très bons) conseil :

    -Habituellement vous dites toujours de bannir tout ce qui est gros logo, imprimé etc… la on voit que ça (pulls et tees) !

    -Vous nous dites toujours de fuir comme la peste les vêtements contenant du synthétique sauf cas utilitaire (vêtements de pluie etc), et la vous nous présentez une surchemise 50% synthétique (à 140 boules quand même…)! Alors maintenant on apprend que en fait c’est pas si mal car ca se rétrecit pas, ca se froisse pas, et c’est plus solide… Mouais dans ce cas fallait peut etre pas autant nous rabacher que le synthétique c’est de la merde (et pas cher a la production) jusqu’a maintenant quoi.

    -Vous êtes censé etre toujours à la recherche et nous présenter les meilleurs produits au meilleur rapport qualité prix, 45 boules un t-shirt à logo (moche en plus mais j’y reviendrai après), 140 une surchemise à moitié en plastique (je reprends votre expression), 115 une casquette (bon meme si y’a de la laine ou du cachemire c’est plus cher qu’un pull 100% cachemire des Galeries Lafayette par exemple)…
    C’est clairement SURPRICE !
    Dans ce cas faut pas autant « dénigrer » des marques comme G-star, Pepe jeans etc qui ont certains t-shirts très bien coupés par exemple pour environ le meme prix 40/45e, et des pièces parfois intéressantes. En quoi ceux la sont mieux?

    -Dernier point mais la c’est purement personnel, je trouve (presque) toutes les pièces de cette page dégueu niveau style. Pourtant j’aime les influences streetwear (du genre Usher) mais la y’a rien qui passe. Les t-shirt me font penser à ceux qu’on t’offre à la fin d’un tournoi de foot amateur ou à un marathon pour remercier tous les participants. Mais en mode compet de ski la. Je passe mes commentaires sur la chemisette à motif et le reste sinon j’ai pas finis.

    Sinon merci pour le début de l’article et l’histoire du streetwear c’était comme toujours très interessant !

    J’espère que vous pourrez m’apportez des réponses sur toutes ces contradictions, d’autant plus que c’est surprenant venant de vous. Même si c’est Alex qui à écrit l’article et qu’il fait partit de l’équipe depuis peu, j’imagine qu’il à la même philosophie que l’ensemble de la team BG et que l’article n’aurait pas été publié si vous étiez pas ok avec les produits qu’il présente.

    Cela dit continuez comme ca, je vous kiffes 😉

  • Jeff

    N’étant pas attiré par le « streetwear » et surtout sa culture, je dois admettre que j’ai prix un certain plaisir à lire l’article. Plein de rigueur, d’historiques utiles. Un article qui nous permet d’avoir une certaine vision et opinion du sujet, tout en nous décrochant de ces bons vieux clichés du Streetwear. Félicitation.

  • Aurélien Dufour

    Oh la vache ! Désolé de l’expression, mais je trouve le blouson vraiment magnifique ! Merci pour le test.