Test : Beige Habilleur, l’eshop qui amène le Pitti en France

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Vous le savez, chez BonneGueule, je suis en charge de tout le développement de la ligne BonneGueule.

Je suis donc un passionné de matières et de belles confections, attentif aux moindres détails et finitions. Un vrai geek du vêtement en quelque sorte.

Et récemment, un site e-commerce a ouvert ses portes et attiré toute mon attention : Beige Habilleur.

En regardant les marques proposées de plus près, j'ai tout de suite apprécié la qualité de la sélection. Certaines d'entres elles sont des marques connues en France mais difficiles à trouver. D'autres étaient tout simplement introuvables sur notre territoire.

Beige nous apporte donc sur un plateau de superbes pièces, habituellement très difficiles à dénicher.

BEIGE HABILLEUR mackintosh pardessus-160

J'ai donc voulu rencontrer Basile et Jean-Baptiste, les fondateurs de Beige Habilleur pour en savoir plus et apprécier certaines pièces de plus près.

Vous trouverez ci-dessous la retranscription écrite de notre rencontre avec Basile.

Interview de Basile, co-fondateur de l'eshop homme Beige Habilleur

Peux-tu présenter Beige Habilleur ?

BEIGE est une e-boutique multimarque de vêtements et d'accessoires, dédiée à un vestiaire élégant et raisonné. Elle a été créée en octobre dernier avec le désir de regrouper en un seul point de vente le savoir-faire des meilleurs maisons et artisans du style masculin.

Nous y proposons une sélection pointue et iconique, du pardessus écossais Mackintosh au prêt-a-porter japonais Camoshita United Arrows, en passant par les gants « fatto a mano » Merola. Nous souhaitons aider les hommes soucieux de leur élégance et cherchant à parfaire leur garde-robe chez des maisons parfois difficiles à trouver en France.

beige habilleur bonnegueule2

En quoi Beige est-il différent des autres eshops ?

Sur BEIGE, les maisons que nous avons sélectionnées ont un savoir-faire qui, pour beaucoup, remonte à plus d’un siècle. Certaines ont même inventé des types de vêtement ou des méthodes de fabrication. Vous ne payerez pas le marketing et la communication dans le prix des produits proposés sur BEIGE, mais uniquement le coût des matières utilisées, le savoir-faire et l’expérience des artisans.

Nous sommes, sans prétention, le premier eshop français à proposer ce type d’offre très étudiée, à l’image de ce qui peut se faire aux US, au UK, et en Asie. Malgré un retour grandissant des hommes français à un goût plus sûr, plus authentique et à l’élégance masculine dite « classique », ce type de concept store manquait cruellement en France.

Cela oblige les hommes soucieux de leur style à se fournir souvent à l’étranger ou, pour certains, en se déplaçant directement dans le pays d’origine des marques. Pour d’autres, c'était via le net en subissant l’effet du change parfois défavorable, le prix très élevé de la livraison et les lourdes taxes douanières une fois leur commande arrivée en France.

Chemise G Inglese rayures noir

Peux-tu expliquer ta sélection de marques ? Comment procédez-vous pour les choisir ?

Nous sommes de vrais passionnés d’habits, de choses bien faites, de lignes harmonieuses et bien proportionnées.

Toutes les marques présentées sur BEIGE sont des coups de cœur, il n’y a pas de logique économique, de calcul de marges derrière le sourcing de celles-ci.

D’une manière générale, nous avons essayé de choisir le meilleur dans chaque catégorie de produit.

À titre d’exemple, Mackintosh a inventé en 1880 la toile de coton hautement imperméable car imprégnée de caoutchouc, Lock & Co est le plus vieux chapelier du monde - bientôt 340 ans d’existence - et Chapal a été pendant très longtemps le fabricant des blousons en cuir de l’armée française et américaine. Pour chaque marque il y une histoire et un savoir-faire précis, c'est une véritable légitimité.

En plus de la qualité des produits, l’attention que les marques portent aux détails est aussi un critère auquel nous sommes très sensible. Les marques présentent sur BEIGE viennent du Royaume-Uni, d’Italie, de France, d’Allemagne, du Japon, des USA et nous irons chercher les meilleurs maisons même au fin fond de la Sibérie si nécessaire.

Vous ne proposez que des vêtements sartoriaux ?

Il y a tout le nécessaire pour constituer une garde-robe élégante qui va durer dans le temps, du manteau aux souliers en passant par les cravates et autres pochettes. C'est même plus que ça en fait, avec la catégorie « Art de Vivre » où nous proposons une sélection pointue de livres, magazines et d’objets d’écriture.

beige habilleur bonnegueule

Une chemise n'est pas un consommable, selon toi, il faut décomplexer l'achat de beaux produits ?

Tout à fait. J'ai pris l'exemple de la chemise mais les vêtements, en générale, ne sont pas des consommables et doivent pouvoir vous accompagner tout au long de votre vie et même, pour certains, être transmis à la prochaine génération.

Ils doivent être des objets que l’on conserve longtemps au même titre qu’un beau livre ou une belle photo. À la différence que, pour le vêtement, le beau est indissociable du « bien fait ». C’est un objet en mouvement que l’on porte, qui a une fonction et qui n’est pas seulement fait pour être présenté de manière statique et contemplative devant son miroir.

Pardessus camoshita united arrows beige habilleur

Si l’on veut que le vêtement reste beau longtemps et, pour certaines pièces, se magnifie avec l’âge, il faut qu’il soit de bonne facture. Chez BEIGE nous essayons autant que possible de ne proposer que de la « très » bonne facture. Ce niveau de qualité a un coût et justifie les prix sur notre e-boutique.

Pour vous donner un exemple concret, une chemise G. Inglese est entièrement faite à la main en Italie, dans des tissus de grandes qualités et sa réalisation requiert vingt-trois étapes de fabrication et plus de vingt heures de travail.

Son prix de vente moyen est aux alentours de 230 euros. Comparées à des chemises de créateurs deux fois plus chères et deux fois moins bien réalisées, ce prix nous paraît raisonnable, sans compter la satisfaction de se vêtir d’une chemise portée par les princes et les rois.

Découpe d'une cravate Drake's

Découpe d'une cravate Drake's

À terme, qu'aimerais-tu développer sur Beige ?

À court terme, il reste encore quelques belles maisons que nous souhaitons proposer sur BEIGE. Dans les jours à venir et pour la collection SS16, de nouvelles pièces de prêt-à-porter et accessoires viendront étoffer la sélection.

Nous développons également des collaborations avec certaines marques pour concevoir des pièces exclusives. De nouveaux services comme la MTO vont aussi très prochainement permettre au client de réaliser à leur goût vêtements et accessoires.

Par exemple, pour Chapal et Franck Clegg : sélectionner la peausserie, la couleur et les ajustements comme s’ils s’étaient rendus directement à l’atelier. Enfin, nous réfléchissons activement à la mise en place de trunk shows dans certaines boutiques mono-produit parisiennes.

pardessus mackintosh harris tweed

Pour l'anecdote, pourquoi "Beige" ?

Au départ on a tout simplement aimé le visuel du mot « BEIGE ». C’est un mot facile, compris par tous, qui se dit de la même façon en français et en anglais.

Puis en faisant de rapides recherches sur le mot BEIGE qui est essentiellement utilisé dans le domaine de l’habillement, nous nous sommes rendu compte que la couleur « beige » venait de « bure », ce qui désigne un tissu de laine ou de coton brut. Du coup, BEIGE, en plus d’être beau visuellement, avait du sens.

Test d'Alexandre : une chemise homme G.Inglese et un manteau Camoshita United Arrow

Avec ma sélection, j'ai voulu vous montrer qu'il était possible d'intégrer de très belles pièces dans des tenues casual. On peut se faire plaisir et acheter une chemise montée à la main en Italie, sans pour autant baigner dans la culture sartoriale et être habillé en costume 3 pièces tous les jours.

G. Inglese : la chemise sartoriale italienne

J'ai choisi de tester une chemise G.Inglese disponible ici.

Histoire de G. Inglese

G.Inglese est une entreprise familiale fondée en 1955, à Ginosa, dans les Pouilles en Italie. Aujourd'hui, l'entreprise est dirigée par Angelo Inglese, qui s'efforce de préserver un savoir-faire historique, loin de toute logique économique.

Pour l'anecdote, celui-ci est en train de monter une école à Ginosa pour sensibiliser et former la nouvelle génération, et lui transmettre son savoir-faire.

Les employées de l'atelier travaillent sur des machines Singer à pédale traditionnelles. La capacité de production de l'atelier est de quatre mille pièces par an -dont mille cinq-cent en grande mesure, toutes faites 100% à la main-.

Ces chiffes vous prouvent que nous sommes bien face à un atelier qui travaille de manière artisanale, loin des grosses usines industrielles capables de produire la même quantité de chemises en une journée (notamment en Turquie).

G inglese atelier

Il s'agit d'une chemise PAP qui a nécessité une vingtaine d'heure de travail. De nombreuses opérations ont été réalisées à la main. Petit tour d'horizon de cette sublime chemise.

La longueur de la chemise est courte pour pouvoir être rentrée dans tous types de pantalons, y compris les pantalons taille haute. Cela vous permet aussi de la porter facilement en dehors du pantalon. N'hésitez pas à roulotter les manches pour accentuer l'effet casual, les travettos empêcheront tout craquage !

chemise G. inglese

Ce qui est primordial et qu'il ne faut jamais négliger sur une chemise, c'est la matière. Ici, c'est une popeline de chez Monti, un fournisseur italien qui est aussi le grand concurrent d'Albini. Son titrage est de 200/2, ce qui donne à la matière une douceur et une main très agréable. Pour rappel, Benoit explique très bien dans son article l'intérêt et la signification du titrage d'une chemise ici.

Je suis assez fan des chemises à rayures et, ces derniers temps, j'opte pour des rayures un peu plus larges... J'aime bien le rendu visuel qui, j'en suis conscient, ne plaît pas à tout le monde.

Détails haut de gamme de la chemise

Spécificité des chemises button down de chez G.Inglese : l'arrondi formé par le col juste au niveau du boutonnage.

Personnellement je trouve ça sublime : cela demande une précision extrême dans la découpe de la matière. C'est quasiment impossible à reproduire de manière industrielle. Cela nécessite forcément une découpe à la main de la matière. Sur les photos, vous voyez qu'on peut sans problème la porter ouverte. Avec une cravate, le résultat est tout aussi intéressant.

chemise F. Inglese col

Le fameux "roll" du col. Vous pouvez aussi voir le piquage main du pied de col.

L'ourlet du bas de la chemise mérite toute notre attention. Celui-ci est fait à la main : on parle donc de «roulotage». Visuellement, c'est magnifique, cela transpire le travail artisanal.

chemise G. Inglese roulotage main

Ce roulotage est le parfait témoignage d'un travail réalisé à la main.

Les travettos sont des points de renfort, placé à des endroits précis sur la chemise. On ne les trouve que sur des chemises TRÈS haut de gamme et se trouvent habituellement au niveau des pattes capucins. Sur cette chemise, ils sont aussi placés au niveau des habituelles hirondelles de renfort. Forcément, ces détails ne peuvent qu'être réalisés à la main.

chemise G. Inglese travetto

chemise G. inglese travetto 2

La qualité des boutonnières est sublime. Naturellement, la dernière boutonnière est horizontale. Sur la photo vous pouvez admirer leur relief. Cela me fait penser à la précision d'une belle milanaise sur le revers de blazer. Je n'avais jamais vu ça avant.

chemise G. inglese boutonnière

Les boutons sont en nacre bien épaisse et cousus à la main en zampa di gallina (sur queue de renfort) !

chemise G. inglese bouton nacre

Détail de puriste : l'emmanchure décalée. Attention, n'y voyez surtout pas un défaut avec un mauvais alignement de coutures. Ce décalage est voulu et apporte énormément de confort ainsi qu'une grande liberté de mouvement. Ce genre de confection est quasiment introuvable dans le PAP.

chemise G. inglese emmanchure décalée

C'est cette légère asymétrie entre le corps de la chemise et la manche qu'on appelle "emmanchure décalée".

Tout comme le col, le dos aussi est piqué à la main.

chemise G. inglese fait main

La chemise est au prix de 255 euros. Je reconnais que c'est une somme conséquente qui se concentre sur un unique achat. Cependant, au regard du temps passé à confectionner la chemise, de la qualité de la matière et des finitions, nous avons là un des meilleurs rapport qualité / prix du marché. Il faut être conscient qu'il s'agit d'un produit artisanal, qui vous fera voyager en la portant.

Avec la chemise Inglese, je porte mon chino Carhartt (vous le savez, je ne m'en sépare jamais), un pull Six & Sept en coton pima, et le manteau Camoshita. Vous voyez très bien qu'on peut mêler des pièces sartoriales et casual. Le résultat est un look équilibré, juste et de qualité.

Camoshita United Arrow : le caban "made in japan" de très haute qualité

Mon second choix s'est porté sur la marque Camoshita United Arrow. C'est une marque quasiment inconnue du grand public et très peu distribuée en France.

Histoire de Camoshita United Arrow

Elle a été fondée en 2007 par Yasuto Kamoshita. Ce dernier a participé activement à la naissance en 1989 d'un des meilleurs concept store au monde : le magasin japonais United Arrow. Il a dirigé pendant vingt ans le département achats et est ensuite devenu le directeur de création ainsi que le responsable de tout le département homme. C'est ainsi qu'il a révolutionné le monde du menswear japonais (j'en veux pour preuve l'impressionnante offre de United Arrow, tant en quantité qu'en qualité).

yasuto kamoshita

En parallèle, il a aussi décidé de se former à l'art sartorial. C'est pourquoi il est allé à Florence et a perfectionné sa technique auprès du très célèbre Antonio Liverano, fondateur de la maison de mesure mondialement connue Liverano & Liverano.

Cela lui a permis d'acquérir des connaissances très poussées en termes de construction de vêtements, d'équilibres des lignes et de justesse des silhouettes. Cela se ressent dans toutes les pièces de son «private label» Camoshita United Arrow.

Yasuto Kamoshita a été récompensé en 2013 pour l'ensemble de son travail : il a gagné le "Pitti Uomo Imagine Award".

J'ai choisi de tester un caban.

caban camoshita

Admirez la construction parfaite du caban et sa silhouette équilibrée. Les manches "coulées", qui retombent bien sur le devant, sont parfaitement symétriques !

Un caban aux détails haut de gamme

C'est un caban croisé court au cintrage parfait, épaule légèrement oversize mais pas d'inquiétude, c'est voulu par le créateur.

Cela change des coupes très strictes et étroites au niveau de l'épaule qu'on a l'habitude de voir. J'aime bien ce degré de liberté que prend le créateur quand cela reste dans des proportions légère comme sur ce caban. A noter aussi que l'épaule et la tête d'épaule sont très naturelles et donc très souples : le tomber est parfait. J'ai vraiment l'impression de ne rien porter, de n'avoir aucune épaisseur sur moi.

caban camoshita col

Avec le col relevé, vous pouvez apprécier la justesse des lignes du col et du revers : tout est parfaitement symétriques, et le tomber est à tomber par terre.

Les boutons sont en corne véritable et, détails assez fou, les contre-boutons sont en nacre noire !

caban camoshita bouton corne

caban camoshita boutons nacre

La matière est composée à 82% de laine, 8% nylon et 8% rayon. Ne prenez pas la fuite face aux matières synthétiques, surtout dans d'aussi faibles proportions : beaucoup de grandes maisons utilisent des mélanges pour avoir une certaine main, une fluidité particulière, et un tomber particulier...

La plupart du temps, ce que je leur reproche, c'est l'aspect brillant et satiné qui, vous le voyez bien sur les photos, est complètement absent. On a une matière visuellement brute, très souple et agréable à porter. Le manteau est entièrement doublé.

La longueur des manches est bonne. Elle viennent se poser délicieusement sur le début de mon poignet.

caban camoshita longueur manches

Vous pouvez apprécier la goutte formée par le revers... Magnifique !

Il s'agit d'un caban donc la pièce est courte.

caban camoshita longueur dos

Une fente à l'arrière : vous voyez bien que celle-ci est propre et bien fermée (elle ne "tire" pas, les pans sont correctement alignés et ne s'ouvrent pas).

Vous trouverez le caban ici. Forcément, le prix est très élevé (860 euros) mais, une nouvelle fois, vous avez là un produit unique qui jouit de tout le savoir-faire d'une fabrication japonaise. Cette qualité de confection, et cette justesse de la silhouette, je ne suis pas sûr de la retrouver ailleurs pour moins cher...

Choix de Luca :  Un trench Mackintosh et un pull Inis Meáin

Luca a bien voulu m'accompagner dans la découverte de l'eshop et aussi sélectionné deux marques. Vous pourrez donc l'admirer dans un pull à torsades Ines Mean et avec un Mackintosh en Loro Piana. Je lui laisse la parole.

Le trench Mackintosh, un incontournable

Beige habilleur joue le rôle de curateur en parlant de marques que très peu de gens connaissent, sans oublier quelques marques emblématiques, déjà célèbre, comme Mackintosh.

Ce vêtement de pluie fut inventé en 1824 lorsque Charles Mackintosh met au point une matière imperméable qu'il obtient à partir du caoutchouc.

On appelle aujourd'hui «Mackintosh» n'importe quel imperméable non-croisé que toutes les marques se sont appropriées.

mackintosh beige habilleur

Depuis, la marque investit beaucoup en recherche et développement pour proposer des matières aussi belles que techniques. Je vous invite à jeter un oeil au site Mackintosh.

Beaucoup de vêtements ne semblent pas adaptés à la pluie, les laines semblent aérées, spongieuses, alors qu'elles ne laissent pas une gouttelette vous atteindre. C'est vraiment LE gros point à souligner chez Mackintosh : porter un vêtement de pluie sans même s'en apercevoir.

J'ai testé le modèle emblématique, avec sa fameuse boutonnière cachée.

Rien à dire, à part qu'il tombe parfaitement, il est simple et agréable à porter. La matière est également agréable au toucher, normal vous allez me dire, c'est du Loro Piana. Le célèbre fabricant de tissus a développé une matière totalement imperméable qui protège des bourrasques de vent les plus violentes. Cette matière n'en reste pas moins respirante en évacuant la transpiration.

Concernant le style de la pièce, rien de bien exceptionnel, la longueur est parfaite pour s'adapter à toutes les morphologies. La coupe reste assez droite pour pouvoir passer une grosse maille en dessous.

mackintosh beige habilleur 2

Pull Inis Meáin, jean uniqlo, boots Meermin, vélo qui ne m'appartient pas.

En ce qui concerne les détails, les boutons sont en corne. Un cache-tempête est dissimulé au niveau du col pour vous assurer une protection optimale en cas d'ouragan intempestif.

S'il y avait une chose à améliorer sur cette pièce, ce serait son manque de poches intérieures mais vous allez encore dire que je chipote.

Retrouvez le Mackintosh ici. son prix est de 800 euros, le prix à payer pour un savoir-faire ancestral et un vêtement «fait main» que vous ne trouverez pas ailleurs.

Le col roulé grosse maille Inis Meáin en laine mérinos

Avant de devenir une marque, Inis Maeás est une petite île, dans un archipel irlandais où les habitants vivent essentiellement de pêche. Vous allez me dire qu'il n'y a aucun rapport avec le pull mais détrompez-vous.

Chaque famille de cette île avait un savoir-faire précis dans la confection de pulls à motifs afin d'identifier les pêcheurs malheureux qui tombaient en mer, on se rappelle tous de la chanson de Renaud «c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.»

Pour soutenir l'emploi en Irlande, un certain Tarlach de Blacam créé Inis Maeán (la marque de vêtements cette fois), reprenant le savoir-faire artisanal des familles de l'île.

Voici une photo de l'ile d'Inis Meáin

Voici une photo de l'ile d'Inis Meás

Aujourd'hui, les pulls à motifs sont toujours fabriqués dans le petit archipel.

Avec l'hiver qui arrive à grands pas, j'ai choisi de tester un col roulé gris en laine mérinos. Pour rappel, la laine mérinos est douce et grasse, vous n'avez donc aucun risque de démangeaisons. C'est d'ailleurs la première chose que je remarque en enfilant ce pull : son confort.

En ce qui concerne les détails, les motifs verticaux allongent la silhouette, parfait pour les homme avec un buste large.

Pour la confection, ce n'est pas un coupé-cousu classique, c'est un remaillage. Le remaillage est une technique permettant de produire chaque partie de la pièce, le buste, les manches, et de les assembler ensemble grâce à une machine spécifique. Le rendu est donc plus propre.

remaillage Inis Meain

Le rendu sous l'aisselle est très propre.

Enfin, les bords-côtes isolent bien du froid grâce à leur longueur, mais ils n'altèrent pas la silhouette (vous ne serez jamais boudinés).

Pull Inis Meain beige habilleur

Ce pull est disponible à 320 euros. Croyez-moi, cette pièce en vaut largement le prix.

Mon avis sur Beige Habilleur

Je me souviens du shooting photo réalisé en compagnie de Luca, nous étions comme des gosses, émerveillés par la qualité des vêtements sélectionnés.

Alors, oui, bon nombre de pièces disponibles sur Beige sont chères, voire très chères. Mais sachez que chaque pièce est au prix juste, et que vous ne paierez pas ici le marketing et les pages de magazine de ses marques. Beige permet de réunir sur un même eshop des pièces de très bonne facture, que vous ne pouvez pas trouver ailleurs et qui représentent un investissement sûr.

Ce qui est dommage, à mon humble avis, c'est qu'à travers un site internet, on ne se rend pas forcément compte du travail et du savoir-faire qu'il y a derrière chaque pièce.

Forcément, on s'étouffe en voyant certains prix affichés. J'espère sincèrement que l'activité du eshop décollera et que Basile et Jean-Baptiste ouvriront un showroom pour que les gens puissent toucher et essayer les vêtements.

Aussi, je leur suggérerais de développer l'éditorial pour faire des focus sur certaines marques avec plus de précisions et de détails que sur leur fiches produit...

N'oubliez pas non plus qu'il y a une offre "accessible" : vous pourrez craquer pour une écharpe Sozzi Calze, une écharpe Begg & Co, un bonnet Inis Meàin, ou des chaussettes Scott Nichol...

Retrouvez la sélection complète de Beige.

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  • Benoit – BonneGueule

    Après coup, je pense avoir la réponse : Bana99 parlait d’une chemise 100% faite main et effectivement, ça devrait coûter au moins 500 euros. Dans le cas de G Inglese, il y a 7 passages main je crois, c’est pour ça qu’elle coûte moins chère qu’une 100% main, mais plus chère qu’une 100% machine.

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Web !

    Pas de section « About Us » ou d’explication quelconque, site inconnu au bataillon, prix trop beaux pour être vrais…

    Je sais pas, mais je me méfierais quand même 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci beaucoup pour ton retour Rafaël !

  • Benoit – BonneGueule

    Hello Gouhouf,

    Attention, une chemise plus chère ne signifie pas forcément une durée de vie plus longue (quoique les parties rigides sont plus durables comme le col). Il ne faut pas raisonner de cette matière. C’est un peu comme si tu me demandais si un bol en porcelaine lambda allait durer plus longtemps qu’un bol en céramique d’un artisan japonais. Dans l’absolu non, mais dans un cas, tu as une matière beaucoup plus travaillée, et l’âme d’un travail un peu artisanal. C’est ça que tu payes en plus. Ce genre de produits s’adresse à une clientèle très sensible au « fait main », à l’exclusivité, au travail sur le design, les matières (le tombé d’un col, la qualité des boutons, etc). C’est ce qu’on entend par le mot « qualité ». Mais clairement, une chemise Hast à 60 euros durera autant de temps si tu penses purement en terme de « rentabilité » !

  • Benoit – BonneGueule

    L’ascot, c’est comme une écharpe, mais c’est connoté très vintage, il faut assumer !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Scavs !
    Je vois de quoi tu parles quand tu dis que « ça fait daron ». C’est un certain parti pris stylistique disons 🙂

  • Quentin

    ou aussi dès maintenant les fins de série des Flèches de Phébus (100 €) :

    http://www.lesflechesdephebus.com/fr/24-fins-de-serie

  • Benoit – BonneGueule

    Bonne remarque, pourquoi ne contacterais-tu pas Beige pour avoir le fin de l’histoire ?

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ta contribution valere ! 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    C’est le slim fit stretch !

  • Alexandre

    Merci !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Gui4071 !

    Le semi-slim ! (Pas de skinny, on ne conseille jamais cette coupe !)

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Guillaume.

    C’est sûr, mais à ce stade là regarder ces produits ce n’est plus seulement rêvasser, on s’éduque 😉

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Itachi !

    Je crois que c’est du 46 pour les deux !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Alexandre !

    Ce sont des Jimmy Fairly !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Hugo !

    Disons que si tu parles de qualité traditionnelle, sur un savoir faire rare et assez exclusif, c’est quand même un peu compliqué d’avoir des prix plus accessibles :/

    Peut-être chez Monsieur Lacenaire, mais là aussi ce n’est pas non plus de l’entrée de gamme.

  • hello Jonathan, je pense qu’il veut dire que la marge n’est pas le premier facteur de choix, mais ça peut effectivement être malinterprété

  • Han Solo

    Camarade, c’est cool d’avoir un avis, mais à part le caban (qui permet tout de même d’avoir une idée très proche du rendu final), toutes les pièces sont portées comme il faut.
    On voit clairement aux épaules que la chemise est à la bonne taille, le manteau est niquel, et un gros pull col roulé en maille, ça se porte très bien légèrement oversize comme Luca le fait, j’ai même pensé en lisant l’article que c’était une super bonne idée de le prendre un peu plus grand.
    Mais bon, si ça te donne pas envie d’acheter, des gens un peu plus malins que toi et un peu plus surs de leurs bases, eux, le feront. Ne t’inquiète pas 😉

  • Thomas

    Super e-shop, belle présentation dans l’article, et gros coup de cœur pour leur cardigan grosse maille fait main en Irlande qui me fait méchamment de l’œil ! 😉

  • jonathan

    Très beau site et belles selections avec effectivement des pièces iconiques qualitatives et durable.

    Une petite « critique » cependant sur le discours ultra markété du type  » il n’y a pas de logique économique, de calcul de marges derrière le sourcing de celles-ci. » qui me gène vraiment. C’est censé rassurer le client mais moi j’ai le sentiment qu’on me prend pour un c**….messieurs faudrait voir à ne pas nous prendre pour des imbéciles, car tout marchand physique ou virtuel doit bien évidemment se soucier de sa rentabilité et donc vendre certes pour satisfaire son client mais aussi pour VIVRE. Exerçant moi même dans une activité commerciale, j’ai bien du mal à croire que la sélection des produits n’ait pas été faite avec un souci de marge quand bien même ça n’est pas la priorité qui reste la qualité intraseque des pièces 😉

    J’adhère cependant à 200% au fait que les vêtements ne doivent plus être du consommable !!! Depuis quelques années je considère mes vêtements comme un investissement, le choix de pièces intemporelles et qualitatives s’avère bien plus rentable que le tout venant que l’on trouve dans les grandes enseignes internationales qui inondent les grands boulevards et que je fuis comme la peste.
    Alors effectivement ma penderie est moins garnie que celle de mon amie, mais elle est hautement plus durable et au final d’une valeur marchande plus faible contrairement à ce qu’on peut imaginer.

  • Hello Thomas,

    Franchement, ni l’une ni l’autre, c’est pas trop ça en terme de qualité et la forme est peu élégante.

    Pour un peu plus cher tu as Bobbies (165 €), et peut-être même plus bas que les modèles que tu proposes sur Sarenza si tu es assez patient pour attendre les soldes :
    http://www.bobbies.com/fr/desert-boots-homme-permanent-le-monsieur/3000702309-desert-boots-gris-plume-le-monsieur.html

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Hello,

    Merci pour ton commentaire.

    Je le trouve toutefois très dur et je ne suis pas d’accord. La chemise tombe clairement bien aux épaules (ça se voit très bien d’ailleurs grace aux rayures) et suit le buste de Alexandre :
    https://www.bonnegueule.fr/wp-content/uploads/2015/11/chemise-inglese-596×900.jpg

    Les manches et le col sont certes généreux mais c’est un style, et non un problème de taille. Bref, on aime ou on aime pas, mais je ne vois pas d’erreur sur la chemise, à part éventuellement que c’est une chemise formelle qui se porte plutôt en dedans du pantalon.

    Le manteau est porté large par contre, c’est vrai :
    https://www.bonnegueule.fr/wp-content/uploads/2015/11/caban-camoshita-col-596×900.jpg

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Tada

    Le problème, c’est qu’à part le Mackintosh bleu, tous les autres vêtements montrés sont bien trop grands.
    La chemise n’est pas remplie, et ressemble plus à une chemise… de nuit, du coup (en plus le col d’une largeur de 10cm, même américain, ça reste un échec).
    Le caban tombe outrageusement aux épaules et on dirait qu’il a été volé à Schwarzenegger qui lui arriverait probablement à remplir les épaules (et encore…).
    Et le pull est tellement pas la bonne taille qu’il est beaucoup trop long et beaucoup trop large.

    Conclusion :
    Carton rouge pour Bonne gueule qui remet en cause sa doctrine de base de l’habillement correct.
    En plus c’est bien dur de se faire une vraie idée de ce qui est montré. Et ça donne encore moins envie d’acheter.
    Enfin si quelqu’un découvre le blog avec cet article, vous perdez un lecteur, donc stratégiquement c’est un peu dangereux.