Ruptures de stock et BFR : une trépidante plongée dans les finances de BonneGueule

Temps de lecture : 11 minutes

65

Salut tout le monde,

Aujourd'hui, je vais partager avec vous un sujet très complexe chez les marques de mode : celui des ruptures de stocks et des prévisions de vente.

Et derrière le sujet des stocks, je vais vous parler d'un méchant monstre qui n'attend qu'un écart pour croquer les marques et les avaler toutes crues : le BFR.

C'est un sujet jamais abordé par les marques, peut-être par manque de transparence ou peur de parler de ses faiblesses, mais aussi parce qu'il peut avoir l'air difficile à expliquer.

Mais je pense que toute le monde sera capable de comprendre nos enjeux à la fin de la vidéo et de l'article, et que cela me permettra de torde le cou à quelques idées reçues !

"Pourquoi est-ce que vos produits sont en rupture de stock aussi rapidement ?"

 

 

 

BonneGueule grandit, et vous êtes de plus en plus à passer une première commande chez nous, et de plus en plus à re-re-re-commander. Entre 2017 et 2018, cela représente 65% de commandes.

Du coup nous produisons également 65% de vêtements, afin de pouvoir répondre à vos attentes.

Je sais bien que c'est parfois gênant de ne pas trouver sa taille sur un vêtement pour lequel on a un petit coup de coeur, mais ce n'est pas non plus quelque chose de systématique chez nous !

Par exemple, certains produits partent très rapidement, là ou d'autres suscitent moins d'envie et peuvent mettre 1 an à s'écouler totalement. Et c'est impossible de savoir lesquels à l'avance...

Charlotte, Benoît et Nicolò en pleine discussion sur les prochains vêtements.

Pour les plus anciens d'entre vous, il faut aussi se souvenir d'une époque où les collaborations étaient sold out en 24h sur la majorité des lancements !

C'est pourquoi on a levé des fonds en 2015 auprès de business angels avec la promesse de limiter le phénomène, et on a assez largement tenu notre promesse. Certains sold out rapides agacent toujours certains lecteurs, mais c'est quand même bien plus rare que par le passé.

Mais malheureusement pour vous comme pour nous, c'est quelque chose qui continuera de temps en temps à se produire, car comme je l'ai dit, c'est impossible de prévoir précisément le succès d'un produit, que ce soit chez BonneGueule ou chez n'importe quelles marques...

"On est en 2018, il y a bien des outils ou analyses pour prévoir la demande, non ?"

 

Franchement, j'adorerai vous dire qu'il y existe une méthode infaillible : cela nous simplifierait bien la vie. Hélas, en pratique...

Vu de l'extérieur, cela semble possible de prédire le succès d'un produit : "J'étais sûr que celui-ci allait mieux marcher", "C'est évident qu'une couleur qui change un peu allait mieux fonctionner", "C'est logique que ce vêtement-là cartonne, c'est un basique de tout vestiaire". Et en général, on ne se trompe pas trop. On fait de grosses analyses statistiques, on interagit avec vous en continu, on utilise notre intuition.

Mais bien souvent, il y a aussi des résultats inattendus. Des causes qu'on prend moins en compte et qui se révèlent avoir de gros impacts (comme dans la théorie des cygnes noirs). Ou des facteurs trop nombreux, avec des corrélations parfois positives, et parfois négatives. Ou bien tout simplement de gros écarts statistiques, qui font que d'un coup toutes les chemises en S partent d'un coup ! Et à la fin, ces évènements-là sont impossibles à prédire !

Prenons par exemple le cas des blousons en cuir : deux couleurs, beige (classique) et vert sapin (osée) : boom, la couleur la plus classique cartonne.

1 an avant, les pulls en mérinos superfine. Un bleu (classique) et un rouge bordeaux (osé). Et là, bim, c'est la couleur la plus marquée qui l'emporte haut la main.

Les exemples sont nombreux, et on parle du simple au double dans la demande, parfois plus. Comment savoir quelle quantité demander à nos ateliers dans ces conditions ?

Toutes les marques rencontrent ces problématiques. Celui qui inventerait une méthode fiable pour anticiper les tailles et les désirs des gens gagnerait des millions en proposant sa solution aux marques...

Cela ne nous empêche pas de faire des analyses de vente très poussées, notamment pour la répartition des tailles (on appelle ça des fonctions gaussiennes en mathématiques) et l'approximation des quantités, et ça nous aide déjà énormément. On a même un data analyst en interne (Simon) qui nous sort des études.

Et je pourrai aussi vous parler des causes extérieures ! Savez-vous qu'on a trois fois plus de visite en boutique un samedi de lancement avec soleil et 25°C, que quand il pleut ou qu'il fait 35°C ? Savez-vous que quand un retard de production nous force à sortir les pièces en fin de mois, on en vend moins ? Ou encore qu'une Coupe du Monde de football où la France cartonne détourne les gens des vêtements pendant 15 jours ? Et tous ces différents effets, et bien d'autres, se conjuguent avec les premiers, et peuvent avoir des impacts notables sur un lancement.

Effet Coupe du Monde : c'est très calme en boutique, même pour un jour de juillet en semaine !

Sans être fataliste, on veut et on peut s'améliorer encore, mais on n'arrivera jamais à prédire avec fiabilité le succès des 20 prochains vêtements (et donc à commander les bonnes quantités pour le jour J)...

"Pourquoi produisez-vous si peu ?"

 

Je ne dirai pas que l'on produit "si peu". On produit la juste quantité, puisque malgré quelques sold out, on a globalement toujours des tailles sur les nouveautés quelques jours après lancement.

Si on prend l'exemple du dernier lancement, il nous reste toutes les tailles sur le pull marinière et le petit nouveau des jeans !

  • Henley (150 €) : 214 pièces produites, 213 vendues, 1 en stock
    • Pull marinière lin-coton (140 €) : 299 pièces produites, 185 vendues, 114 en stock
      • Jean stretch Berto (95 €) : 585 pièces produites, 183 vendues, 402 en stock

      Par rapport à notre premier henley avec Fleur de Bagne, c'est tout simplement trop risqué de prévoir des quantités importantes sur des pièces qu'on n'a jamais produites, et dont on n'a jamais parlé sur le média !

      Je sais bien qu'il est parti en quelques heures, mais c'est toujours plus facile de donner le résultat du loto après le tirage.

      Parce que c'est vraiment une pièce que l'on considérait comme risquée, au même titre que les produits très saisonniers (bermudas, chemises en lin, manteaux très chauds), les produits au design très fort (blazer croisé couleur framboise, pantalon blanc), ou nos autres toutes toutes premières fois (jean bleach, sneakers).

      Et pour finir par un dernier contre-exemple, il nous reste presque toutes les tailles sur d'autres pièces fortes :

      Eh oui, ça arrive aussi de commander trop de stock sur quelques pièces dans l'année !

      "Pourquoi ne pas produire plus ? Il n'y a pas de risque puisque vous vendez tout !"

       

      Tout d'abord, comme je viens de l'expliquer, il ne faut pas croire que "nous vendons tout".

      Mais du coup, vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas prévoir du rab sur les meilleures pièces ?

      Eh bien, si on voulait offrir aux clients une sorte d'assurance contre tout sold out, il faudrait augmenter les commandes (et donc les stocks) de toutes les pièces.

      On passerait de ça :

      à ça :

      Un stock impossible à financer

      Le premier problème, c'est qu'il faudrait financer tout ce stock. Cela représenterait beaucoup d'argent "immobilisé" sous forme de vêtements en attente d'être vendus.

      Et c'est là qu'arrive le Fond de Roulement. En gros, c'est l'argent immobilisé de l'entreprise :

      • l'argent versé aux tisseurs et aux ateliers pour commander le tissu ou réserver les créneaux de production
      • les stocks déjà produits, en transit, ou déjà livrés
      • la partie des paiements en 3x qu'on ne touchera que le mois prochain et le suivant

      Et ce Fonds de Roulement, il ne fait que grossir au fur et à mesure de la croissance.

      Pire que ça, il grossit avant même que la croissance ne génère un surplus de trésorerie, car l'entreprise va anticiper cette croissance : plus de stocks, mais aussi systèmes informatiques plus performants, équipe plus importante, locaux plus grands, etc.

      Ce qui nous amène à une situation paradoxale : même rentable, plus BonneGueule grandit, moins nous avons de trésorerie.

      Le BFR, c'est vraiment l'ennemi juré des entreprises en croissance.

      Des pièces sur les bras pendant 5 ans

      Supposons tout de même qu'on décide d'alourdir encore le BFR pour financer du stock en plus. Sur les produits les moins demandés, on se retrouverait avec des stocks dans les pattes pendant plusieurs années.

      D'ailleurs, c'est déjà le cas sur certaines pièces, ou on a 30 tailles XS ou 25 taille XL dont on aimerait bien se séparer.

      Autant de trésorerie immobilisée dans du stock, alors qu'on aurait pu produire des nouveautés avec cet argent.

      Ce n'est pas notre philosophie

      Enfin, BonneGueule, c'est consommer moins mais mieux.

      Même avec une trésorerie illimitée, quel serait le sens de sur-produire, avec l'assurance d'avoir 3 ou 4 ans de stock sur les produits où l'on se trompe ?

      Et ensuite on brûle tout pour des raisons comptables et de "préservation de la désirabilité de la marque" ?

      Est-ce que c'est vraiment ça que nos clients attendent de nous ? Est-ce que c'est comme ça qu'on veut grandir ? Comment se justifier ensuite quand on veut montrer au marché qu'une autre voie est possible ?

      L'avis d'un expert

      Valentin, un autre lecteur qui est superviseur de production dans une usine, l'explique très bien aux commentateurs déçus :

      "Pourquoi ne pas lever plein de sous pour financer un plus gros BFR ?"

      Parce ce serait disproportionné de sur-financer BonneGueule uniquement pour éviter certaines ruptures de stock. Sachant que pour ceux qui ne veulent vraiment pas louper un vêtement, il suffit 99% du temps de se connecter à l'heure d'envoi du mail.

      En effet, chaque levée de fonds représente une perte d'indépendance progressive pour l'entreprise. Aujourd'hui nous sommes uniquement entourés de business angels, minoritaires au capital. Benoît et moi détenons encore la très grande majorité du capital social de BonneGueule (plus de 4/5eme), en plus d'une part significative qui est détenue par des membres de l'équipe : c'est important pour nous de conserver un pouvoir de décision important pour mener à bien notre vision d'entreprise.

      Quant aux banques, elles financent des investissements, si possible tangibles, mais sont très frileuses à l'idée de financer des stocks : c'est en général impossible.

      "Ça ne vous dérange pas de frustrer les gens ?"

      Bah si, carrément.

      Mois aussi j'ai déjà raté certains produits d'autres marques, ou certains Kickstarter, et je comprends ce que ça fait de ne pas pouvoir commander quelque chose qui nous plait vraiment.

      Ce qui ne veut pas dire qu'on ne fait rien.

      Mais comme vous l'avez compris, chaque entreprise à ses contraintes. La mode reste un secteur d'intuition, de création, de relations humaines. C'est pour ça que parfois on peut se planter. Et d'ailleurs tout le monde se plante de temps en temps, y compris les algorithmes et les énormes mammouths de la fast fashion.

      Cela ne nous empêche pas de prendre des risques quand ils sont mesurés.

      "Pourquoi ne faites-vous pas des réassorts ?"

      Au contraire, on en fait régulièrement : la plupart de nos vêtements sont traités comme des permanents, que l'on re-produit dès que le stock baisse trop.

      À condition que l'on ne se retrouve pas avec un stock important de pulls en plein mois d'août, et de shorts à l'approche d'octobre.

      En effet, faire tisser les matières, les acheminer, puis les faire monter par des ateliers parfois assez confidentiels, et faire un contrôle qualité digne de ce nom, ça ne prend pas 15 jours mais 4 mois.

      Certaines marques peuvent choisir de sauter des étapes, mais cela ne correspond pas à nos standards de qualité. En 2018, c'est devenu banal de commander un livre sur Internet et de se le faire livrer le lendemain, mais quand on parle de produits quasi-artisanaux, il faut comprendre que le temps est un des ingrédients de la qualité.

      Cela dit, on a quand même tenté des réassorts sur des pièces estivales, notamment le tee-shirt en coton et lin rayé de juin (malgré des minimas de production importants sur les vêtements tricotés) car Julien avait prévu un éventuel réassort à l'avance :

      Benoît, en pleine inspection...

      "Pourquoi ne mettez-vous pas en place des pré-commandes ?"

      C'est une bonne question, que beaucoup nous ont demandé, avec l'apparition de marques qui ne fonctionnent qu'en pré-commande ou sur Kickstart, comme Gustin ou Benjamin Jezequel.

      Nous trouvons que c'est une manière de faire intéressante, mais qui vient avec un autre lot de contraintes et de problèmes : disponibilité de stock en dehors des périodes de pré-commandes, difficulté à faire des échanges, impossibilité de faire des produits évolués car cycles de vente trop courts et pré-commandes souvent hors-saison, retards de livraison et problèmes de service client...

      On y tient à nos 98% de satisfaction, c'est au quotidien une très grosse fierté pour l'équipe. Notre bulletin météo à nous !

      L'autre problème, c'est que côté qualité, les pré-commandes, ce n’est pas non plus toujours ça.

      Notre manière de faire nous permet de bosser, bosser et bosser chaque produit, parfois avec pas loin de 10 prototypes. Et l'absence de précipitation nous permet de bien tester les vêtements, et de commander ensuite des productions spéciales de tissu, souvent plus intéressants et de meilleure qualité qu'en piochant dans ce qu'on appelle le "stock service", qui sont les produits de base des maisons de tissu (acceptables, mais plus industriels, et avec moins d'originalité).

      On aboutirait au final sur des produits moins travaillés, avec plus de risques de défauts, et là encore ça ne convient pas avec nos standards. C'est un choix assumé par rapport à ce qui compte vraiment à nos yeux

      Cela dit, on essaiera peut-être les pré-commandes sur des produits "simples" et d'"entrée de gamme" en 2019, mais on ne veut pas se complexifier encore la tâche aujourd'hui, et risquer de mal faire en voulant faire trop de choses à la fois.

      Benoît et moi, dans les archives de Kuwamura à Taka-gun, dans la préfecture de Hyōgo

      En conclusion...

      Déjà, merci de nous faire confiance et de poser ces questions, car ça veut dire que BonneGueule compte pour vous. Et ça me fait toujours plaisir d’y répondre !

      Et si finalement je devais résumer cet article en quelques lignes, je dirai qu'on défriche de nouveaux modèles économiques avec BonneGueule. Chaque jour, on continue de les peaufiner, tout en sachant bien que nous ne sommes pas parfaits, et qu'on ne pourra jamais répondre à 100% des attentes de dizaines de milliers de clients.

      Mais au quotidien, on fait du mieux qu'on peut avec nos petits bras, comme tout le monde. Il faut donc accepter de ne pas tout avoir (ce qui est le cas partout), même si on vous écoute et qu'on essaie un max de trouver les solutions quand les problématiques se présentent.

      Et rater une pièce de temps, c'est aussi une sorte d'assurance que derrière on fait vraiment le taffe de A à Z, dans la durée. Nous ne voulons pas nous diluer en faisant tout à la fois, et rien de vraiment bien. Multiplier les canaux de distribution, les modes de production, les lignes de vêtements, cela n'aurait pas de sens.

      En attendant, il faut nous faire un peu confiance pour faire du mieux que l'on peut, et continuer à grandir sainement.

      Merci encore à tous ceux qui nous suivent depuis longtemps, nous encouragent et nous accordent leur confiance pour leur style.

      Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter un très bel été !

      À très vite de l'autre côté,
      Geoffrey & Benoît

      Geoffrey Bruyere Geoffrey Bruyere

      Je suis un des deux fondateurs de BonneGueule. Je crois aux contenus de qualité, au digital qui n'oublie pas l'humain, et aux marques positives ✊ Et c'est moi qui trouve les surnoms dans l'équipe !

      Laisser un commentaire

      Questions de style, points de vue perso, bons plans à partager ? Nous validons ton commentaire et te répondons en quelques heures.

      • Hello JB,

        Merci pour ta réponse. Oui effectivement, toujours prendre du recul sur les chiffres et les outils, à la fin c’est l’usage humain qui prime, sinon on tombe rapidement sur des non-sens. C’est un peu comme si un média se base sur ce qui clique le plus pour faire ses choix éditoriaux, on sait où ça mène 🙂

        Pour le fait de commander à temps les pièces, dans tous les cas on pourra toujours nous reprocher mille choses. Parce que c’est impossible de réconcilier les attentes d’autant de personnes.

        Mon propos, c’est un peu « Si ça prend 15 secondes et une alarme sur son téléphone un samedi à 11h à Paul, pour ne pas se retrouver face à une rupture de stock présentée par lui comme un problème gravissime, alors ça peut être une bonne chose qu’on ait pas à prendre des risques sur les stocks et la tréso si ça peut être évité aussi facilement de son client. Sachant qu’aucune marque ne lui apporte les garanties qu’il demande. On fait le max pour toujours s’améliorer, mais on préfère se consacrer aux choses qui comptent et créent vraiment de la valeur : qualité, créativité, service, conseils… ».

        Après, je comprends bien que l’envers du décor n’est pas connu de tous, et effectivement c’est le but de cet article. Expliquer, faire comprendre, sensibiliser, et derrière générer comme ici avec toi des commentaires constructifs.

        Très bonne journée,
        Geoffrey

      • Benoit – BonneGueule

        Laurent, je comprends toutes les bonnes intentions qu’il y a derrière des ventes privées, mais tu as beau tourner le problème dans tous les sens, au bout de plusieurs années, ça fait clairement plus de mal à la marque que de bien. Quand bien même les gens savent qu’on sort de la qualité au prix juste. Automatiquement, de l’attentisme se crée.

      • Benoit – BonneGueule

        Hello Laurent,

        Sur le papier, ça semble être une bonne solution, mais c’est exactement comme un soin palliatif ou une drogue : à court terme ça fait du bien à la marque et au consommateur, mais à long terme, les conséquences sur l’image de marque sont terribles. Et ça créé de l’attentisme pour ceux qui y accèdent, et de la frustration pour ceux qui ne peuvent pas y venir.

      • On va rajouter cette info dans la Minute Selvedge du coup 🙂

        Pour les mails, il y a beaucoup de gens qui ne les reçoivent pas car ils se sont désinscrits à un moment et ont oublié l’avoir fait (9 cas sur 10 quand on nous contacte à ce sujet).
        En cas de doute, on peut checker (et te réinscrire) si tu nous envoies un mail.

      • Merci Ophélie 🙂

      • Merci Paul 🙂

        Oui on monte une vraie boutique courant avril à Lille, Place du Lion d’Or ! (on a trouvé un super spot)

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Merci Ben !
        PS. les manteaux arrivent tout début octobre, ne nous flagellons pas à coup de Jules Tournier en plein été (même si on aime bien l’ami Lionel Bonneville, 5ème génération des Tournier-Bonneville)

      • Merci Manu, tu m’as bien fait rigoler 😀

      • Petit malin 😀

        Côté com, on a un agenda sur la homepage du site avec les prochaines sorties, et on prévient une semaine à l’avance en présentant les nouveautés. Dans mes souvenirs c’est ce qu’on a toujours fait, mais peut-être que je ne comprends pas totalement ton commentaire. Qu’est ce que tu souhaiterais en plus ? Peut-être en parler en plus dans la Minute Selvedge ? Je crois que c’est aussi le cas actuellement.

        À très vite,
        Geoffrey

      • Hello Jeff,

        On fait déjà ça de temps en temps, mais dans les faits ce n’est pas précis, et le déclaratif ne rime pas forcément avec la réalité.
        L’autre soucis, c’est que quand les gens s’expriment et qu’on se base uniquement là-dessus, on tombe sur des basiques hyper simples, et notre rôle c’est aussi de vous étonner (le blazer framboise croisé par exemple, personne ne nous l’aurait demandé, pourtant il a cartonné, idem pour le henley).

        Mais on mix les différentes approches !

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Bonjour Henri,

        Eh non, comme je l’ai dit et écrit plus haut, ce n’est pas du tout notre modèle économique 🙂
        Et on vise à limiter un maximum le phénomène. Pour preuve les sold outs quasi systématiques il y a 4 ans, et plus si fréquents aujourd’hui, malgré une croissance très forte de la société.

        Pour le forum digital, il y a déjà beaucoup d’achats/revente sur notre forum BonneGueule, c’est une catégorie assez active avec plein de marques représentées. On a aussi un projet de plateforme d’achat/revente dans les cartons, ça nous tient énormément à coeur et on va le faire, mais on est obligé de prioriser au fur et à mesure de nos avancées (le 4 septembre, on change d’eshop, de CRM, d’ERP, de système de paiement et de logisticien, rien que ça !).

        Bonne rentrée à toi aussi (ou vacances si tu n’es pas encore parti, comme moi),
        Geoffrey

      • Salut Thierry,

        Merci pour ton commentaire.

        On adore bosser avec des matières françaises quand on trouve les bonnes (velours des Vosges, draps de laine toulousains, lins normands, oxford alsacien), mais on ne trouve pas tout en France dans nos standards de qualité.

        Idem pour la confection. On fait par exemple le travail du cuir en Picardie, un peu de tricot en France aussi, mais on n’a pas été autant convaincu par les façonniers qu’on a testé sur le montage en chaîne et trame. Pour tout te dire, on est aussi parfois déçu par le sérieux de certains (c’est à se demander si les gens voulaient travailler avec nous, vu la tronche de certains prototypes…).

        Côté textile, on trouve des choses chouettes au Portugal, mais rien de comparable aux molletons et denims japonais, qui ont vraiment une main très différence. C’est pas faute d’avoir regardé, on est les premiers à vouloir sortir nos sweatshirts moins chers si c’est possible, mais la qualité japonaise a un prix, et on n’a pas trouvé d’ersatz, même approchant, au Portugal à ce jour.

        Mais si tu fais référence à un atelier ou un tisseur précis dans le Nord ou chez nos amis portugais, je serai ravi que tu nous donnes plus d’infos et d’y jeter un oeil.

        Pour les ruptures de stock, comme je le disais, c’est quand même rare aujourd’hui. Je suis désolé que tu aies vécu le soucis deux fois, mais ce n’est pas la norme, et j’espère que tu nous accorderas une nouvelle chance en testant un vêtement sur lequel tu as un coup de coeur 🙂

        À très bientôt,
        Geoffrey

        PS. on met des étiquettes de retours pré-payés dans nos commandes pour info, il suffit de la coller et de refermer la boîte, après avoir demandé le retour (5min chrono).

      • Hello JBP,

        On a un peu d’algo, mais ce sont surtout des modèles prévisionnels basés sur des analyses de taux d’écoulements, de gaussiennes de répartitions de stock, et par dessus une pondération humaine (car ça reste un métier de personnes). Pour moi il faut vraiment mixer les 2.

        Pour la connexion le jour J, je t’assure que ça marche, on a les stats sous le nez 🙂 Après si tout le monde le fait, tant mieux, on pourra facilement réhausser encore le stock dans ces conditions. Mais dans l’état actuel des choses, c’est bel et bien une technique qui fonctionne !

        Oui en effet, il manque le mot « génère », je corrige (la croissance génère un surplus de trésorerie)

        À très vite,
        Geoffrey

      • David – BonneGueule

        Hello Hervé,

        Merci pour ton message et ta compréhension 🙂

        À très vite !

      • Nicolò – BonneGueule

        Hello Philippe !

        Bon mais en même temps déjà que les richelieu 1) bleues 2) en suède ça ne se trouve pas partout, c’est vrai que si tu les cherches dans les très petites tailles, tu vas avoir du mal en effet…

        Après si tu tiens absolument à les avoir, il n’est pas exclus que tu puisses faire du MTO chez Carmina ou d’autres marques proposant de la façon « à la commande ». Ce sera évidemment plus cher, mais c’est le coût de la personnalisation, sans pour autant être dans la chaussure « sur mesure » (plusieurs milliers d’euros, à réserver aux grands malades de la chaussure, ou aux plus fortunés d’entre nous)

        Mais j’ai envie de dire, toute personne ayant une pièce très spécifique en tête ou un niveau d’exigence élevé sera, à un moment ou à un autre, confronté à la difficulté de trouver sa taille, ou le produit avec le détail qu’il cherche, ou au prix où il le cherche… C’est juste plus difficile dans ton cas effectivement

      • Merci pour tes retours Alexis.

        Pour les anglicismes, oui j’en fait parfois, mais je préfère privilégier la spontanéité du discours (sans tomber dans le franglais, bien entendu), et je te prie de m’en excuser.

        On est aussi une entreprise avec des personnes étrangères ou naturalisées dans l’équipe, qui s’adresse à des clients également multiculturels (Belgique, Suisse, Canada, expats londoniens), le tout dans un secteur… start-up où bien souvent les ressources (et parfois même certains mots et expressions !) n’existent pas en français.

        Du coup il y a effectivement des anglicismes, et j’en suis désolé, mais c’est quelque chose de culturel chez nous, et je ne préfère ne pas me censurer sur ce point.

        Très bonne soirée,
        Geoffrey

      • Merci Thomas pour tes compléments d’info !

      • Hello,
        Merci pour tes commentaires.
        J’ai beaucoup expliqué plus haut (et encore plus dans les commentaires) pourquoi les pré-commandes ne sont pas la panacée qu’elles semblent être, n’hésite pas à y jeter un oeil.
        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Nicolò – BonneGueule

        Hello Smirnov !

        C’est drôle parce que ces catégories que j’ai crées, c’est un truc purement personnel pour mes achats et pour aider les viewers sur SM5, je n’ai jamais pensé à les partager à Geoffrey pour faire de l’analyse client…

        Je ne sais pas si ce seraient des données possibles à récolter toutefois. Faut voir, je laisse Geoffrey donner son avis sur la question !

        Pour les pièces sur lesquelles ont met l’accent, c’est simple : certaines pièces ont besoin d’être vraiment expliquées pour être intéressantes, alors que d’autres répondent à un besoin 🙂

        Le henley, si on te le balance comme ça sans te dire où, quoi, qui, comment, ça ne va peut-être pas te dire grand chose.

        Le jean bleu et le pull d’été, ils répondent à un besoin : 1) avoir un jean bleu stretch confortable sur une gamme de prix plus abordable que nos bruts 2) Un pull pour quand il ne fait pas non plus si froid que ça.

        Et puis être honnêtes et transparents, c’est aussi ne pas en faire des caisses pour rien à chaque produit qui sort : quand on sort un bon produit mais qu’il y a moins de choses à raconter dessus que sur un autre, ce n’est pas la peine de forcer et de lui inventer une histoire extraordinaire !
        Ca ne fait pas de lui un moins bon produit par ailleurs 🙂

        Le « story-telling » n’a de sens que quand il vient naturellement : quand je rédige les articles de lancement, je ne me force jamais en faisant du remplissage pour « parler plus » (et Benoît non plus je pense)

        Et du coup, ces produits qui répondent à un besoin, ils sont de toutes façons amenés à se vendre toute l’année sans nécessairement avoir besoin d’une traction aussi forte lors du lancement 🙂

      • Nicolò – BonneGueule

        Hey Tristan !

        Je te confirme que Geoffrey a bien répondu à ton mail (car on y a veillé David et moi !) et c’était même une très longue réponse), vérifie bien tes mails 😉

        Juste au cas où je vais te forwarder à nouveau sa réponse.

      • Hélas Angers, c’est encore un peut trop petit pour nous. La prochaine étape par contre, c’est Lille en avril !

      • Merci pour les encouragements, j’espère que la futur te donnerai raison pour BonneGueule 🙂

        Je sais pas vraiment s’il y a des enseignements à tirer sur les entreprises mono-produits. L’Eclair de Génie (Christophe Adam) a fermé plusieurs sites 1 an après les avoir ouverts, dans le 2nd arrondissement parisien, et à côté tu as aussi des concepts plus variés qui cartonne (j’ai l’impression que le Dépôt Légal du même Monsieur se porte très bien).

        Pareil dans la mode, on n’a pas à rougir avec notre taux de croissance, et ce ne sont pas forcément des pièces « bizarres » qui nous restent sur les bras. Les chemises en jersey par exemple ce n’était pas des gros hits, alors qu’on est sur des méga-classiques.

        Cela dit, c’est sans doute la meilleure approche pour lancer une marque ou un concept. Ça permet d’apprendre à faire quelque chose à fond, en se spécialisant rapidement, et en sortant petit à petit de sa zone de confort quand ça prend. Mais le premier vêtement en collab date de 2012, et la marque BonneGueule de 2014, on est passé par ces étapes, maintenant il faut élargir (c’est d’ailleurs un des points qui revenait énormément dans les sondages lecteurs il y a 2 ans).

        Je ne voudrai surtout pas donner l’impression d’un excès de confiance, mais je pense au fond de moi qu’on fait plutôt les bons choix en termes de positionnement. On a une belle croissance, saine, et conforme à nos valeurs. Je pense qu’on doit continuer comme ça, tout en restants ouverts au changement et agiles. Et les piliers de notre offre sont aujourd’hui très bien maîtrisés (contenus, services, vêtements).

        Maintenant, il s’agit surtout de « scaler » : éclaircir la proposition d’un point de vue communication et toucher plus de monde. Ce qui nous « freine » aujourd’hui, c’est le fait que beaucoup de lecteurs n’ont toujours pas compris qu’on développait notre propre marque, avec nos propres boutiques. On doit éclaircir ça, et apprendre à toucher un public plus large, qui n’est pas forcément féru de blogs et de magazines de mode. On a les bons vêtements pour apporter une vraie plu value par rapport à Sandro, Massimo Duti, Boss, etc. (je choisis volontairement de citer ces marques là, car c’est elles qui sont le centre de gravité du marché, pas les petites marques qui se lancent tous les mois), et notre objectif pour assainir le marché et changer les modes de consommation, c’est de proposer une alternative à ces gens-là. On a la bonne offre, maintenant on doit trouver les bons modes de communication. On en parlera en octobre, car on a une grosse action de prévue, qui devrait surprendre pas mal de monde 🙂

        Très bonne journée,
        Geoffrey

      • Romain

        D’ailleurs si vous voulez faire une boutique à Angers, je suis preneur (mais je crois que je peux toujours rêver…)

      • Jean-Baptiste

        J’attends cela avec impatience.
        Mais déjà rien qu’avec les conseils des articles et les collaborations (qui indiquent d’autres marques bien intéressantes) vous m’aidez à « me sentir bien dans mes vêtements » et c’est déjà pas mal 😉

      • loisette

        Encore plus intéressant, ^^

        Quand je parlais des basiques, je rapproche ça à des tendances qu’on retrouve notamment sur les métiers de bouche comme les pâtisseries monoproduit… Ces pâtisseries se spécialisent sur l’éclair, le chou, le flan que sais-je et vont très loin dans les déclinaisons… ça parait chiant à crever mais apparemment ça fait du gros chiffre d’affaire…^^
        Ce n’est pas ce que j’imagine pour Bonnegueule, mais je pense que compte tenu de votre assise sur le marché, se focaliser principalement sur quelques pièces reste viable économiquement ! (je pense que du stock non écoulé sur un bombardier en shearling vous pénalise plus que du stock sur une belle chemise… je divague là aussi peut être^^)
        J’ai l’impression de savoir pourquoi et comment une start-up peut réussir et perdurer, il faut à la fois avoir une très bonne analyse du marché, être suffisamment innovant pour créer son propre marché mais pas trop « ovniaque » pour qu’il ne soit pas trop restreint, tisser son propre réseau d’influence, avoir une démarche à très court terme, court terme et moyen terme, avoir une démarche vu comme « positive » aux regard des enjeux sociétaux et environnementaux actuels… et vous sembler cocher toutes les cases.
        Je dis cela car j’ai été très récemment stagiaire dans une start-up d’Engie et ils avaient de réelles lacunes sur certains de ces points et la start-up ne va pas très bien… et votre entreprise est éclairante et me rend très optimiste sur une voie possible pour le monde de l’entreprise, l’entreprise réactive, intelligente mais à la fois humaine, transparente et qui réussi.
        Longue vie à BonneGueule

      • Rorschach

        Ah bon, si c’est à cause du sport ça va !

        On ne pense jamais aux maladies professionnelles quand on travaille sur ordi, mais elles existent pourtant et causent des problèmes aux épaules et au dos principalement
        Bonne journée

      • Merci Jean-Baptiste pour ton complément d’explications.

        Oui, on a effectivement nos contraintes. Cela dit on serait ravis de pouvoir habiller tout le monde, ça fait partie de notre mission : « aider les hommes à se sentir bien dans leurs vêtements », qui ne doit pas être excluante par rapport à la morphologie de chacun.

        Peut-être que ça évoluera dans le futur à mesure de la diversification de la clientèle !

      • Salut,

        Oui c’est ce qu’on fait, on évalue la possibilité d’un réassort avec le nombre de demandes via cette fonctionnalité.

        Pour les tee-shirts, c’est une excellente question.
        Je cite souvent cette catégorie de produits comme étant la pire pour se lancer quand de jeunes entrepreneurs viennent me voir, quand bien même tout le monde est persuadé que c’est ce qu’il y a de plus simple à produire.

        En effet, c’est vraiment LE vêtement qui ne vaut plus rien dans la tête des gens, tant ils ont été habitués à en recevoir gratuitement des pelletées de mauvaise qualité, ou d’en acheter à 10 € dans la fast fashion.

        Pourtant, réaliser un tee-shirt de qualité, c’est à la fois beaucoup de développement (anticiper le vrillage du tissu, donner de la spécificité à la pièce, bosser le col et les bord cottes pour qu’ils tombent nickel, éviter le bec de la tête d’épaule, etc) et un vrai investissement dans du fil et un tricoteur de qualité. Et ça coûte au final pas mal d’argent, impossible de descendre en-dessous de 40 €.

        Pour tout te dire, c’est une des pièces sur lesquelles on peut être perçu cher, alors que c’est là qu’on réalise nos pires marges !

        Les marques que tu cites arrivent à pratiquer ces prix là car :
        1 – c’est correct, mais ce n’est pas la même qualité
        2 – c’est de l’ultra-basique côté confection
        3 – c’est fabriqué dans des zones à bas coût avec des matières standard elles-même issues de zones à bas coût (je suis allé regarder sur les sites en question, et le lieu de fabrication n’est même plus mentionné !)

        On pourrait faire des tee-shirts moins chers, mais ce ne seraient alors plus la même qualité. Notre objectif c’est plutôt d’élever le débat, et de s’adresser à ceux (comme toi je pense) qui comprennent que les miracles n’existent pas et que les choses de qualité ont un coût.

        Très bonne journée,
        Geoffrey

      • Merci Geoffrey 🙂
        Oui on va taper sur les doigts de l’atelier pour ses poches, elles m’embêtent un peu aussi !

      • Salut Loisette,

        Merci pour ta question très intéressante.

        Eh bien pour te répondre, c’est tout à la fois.

        Benoît et Julien notent plein d’idées, complétées par les remontées de la communauté (via Nicolo et David) et à la fin on les trie, on les classe par lancements cohérents (ne pas sortir 3 bas et zéro hauts le même mois, ou des pièces qui ne s’associent pas), et on leur applique un tri selon de nombreux critères pour ne garder que 3 ou 4 vêtements par mois…

        Voici les principaux éléments de notre grille :
        – Style (le petit truc en plus)
        – Matières et compositions (naturelle, socio-responsable, et fibre synthétique si technicité ou effet visuel particulier)
        – Confection (contrôle qualité élevé, durabilité)
        – Couleur (attentes des clients et parfois « accident contrôllé » pour les surprendre)
        – Aspérité (différence par rapport au marché)
        – Complément d’offre (produit qu’on a pas encore trop fait)
        – Saisonnalité
        – Intérêt VS marché (capacité à se positionner dans les meilleurs rapports Q/P du marché)
        – Légitimité produit (cohérent avec BonneGueule)

        Sortir des basiques et des basiques, c’est safe, jusqu’au moment ou cela t’enferme dans un truc chiant et où tu lasses tout le monde. Il faut varier. Pour les tee-shirts, on peut tout à fait sortir d’autres pièces très intéressantes, avec du grain, de la qualité et des prix contrôlés. On l’a montré en juin dernier je pense, ils ont cartonné.

        J’aime bien cette citation : « Tout change, sauf le changement ». Ça correspond assez bien à notre marché, à la mode, et à notre défrichage de nouveaux modèles économiques. On doit s’adapter en continu et toujours proposer du neuf, sur tous les plans.

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Hello Nathan,

        En fait, je pense que ça peut fonctionner pour certaines typologies de marques, mais comme je le dis que ça vient aussi avec son lot d’inconvénients : service après vente, échanges de tailles, saisonnalité, emploi quasi-obligé de stock service, etc.

        Et au final, même si certains sont contents de ce système, on estime aujourd’hui qu’il ne répond pas à nos standards de qualité. On en fera peut-être un jour sur des produits bien délimités sur lesquels cela influe peu, mais pas pour le moment.

        Merci beaucoup pour ton soutien et ta question, et à bientôt !
        Geoffrey

      • Hello,

        Ah ah c’est super gentil de te préoccuper de ça, merci beaucoup 🙂

        Je pense que c’est principalement dû à la boxe anglaise : on y est toujours tourné de 3/4 face à l’adversaire, avec l’épaule avant (la gauche pour un droitier) plus haute, pour protéger le menton qui s’y loge.

        Du coup je vais de temps en temps chez l’ostéo, et ça joue aussi sur l’épaule des costumes quand je fais du sur-mesure !

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Rorschach

        Geoffrey,
        Je remarque sur la vidéo que tu as une épaule plus haute que l’autre. Il se peut que ce soit du à la position que tu as quand tu es au bureau, avec un fauteuil mal réglé ?

      • Merci Antoine, on le fait effectivement un peu, et ça va s’accroître avec l’arrivée du Programme de fidélité BonneGueule (on prépare un truc sympa).
        Par contre ça ne permet pas pour autant de savoir combien commander, car même si on mesurait précisément la « disarabilité », ce n’est qu’un facteur de succès parmi d’autres (prix, saison, type de pièce) quand il s’agit de prévoir les quantités.
        Très bonne soirée,
        Geoffrey

      • Merci beaucoup Caspian, à très bientôt !
        Geoffrey

      • David – BonneGueule

        Hello Nico,

        Merci pour ton message !
        Pour le tee-shirt, il s’agit d’un Bellerose 🙂

      • Salut Medy,

        Merci pour ton commentaire.

        En fait, les utilisateurs peuvent déjà être informés d’un prochain réassort, en laissant leur email.
        Mais comme on ne sait pas à l’avance quels vêtements on va réassortir, on ne veut pas encaisser à l’avance.

        De cette manière, les gens expriment leurs intentions d’achat, puis on commande quand on voit qu’il y suffisamment de demandes, et suite à ça, les clients potentiels ont largement le temps de passer commande vu qu’ils sont les seuls à recevoir un mail de retour en stock.

        Pour la question du petit surplus, je l’ai expliqué dans l’article. Un petit surplus sur tous les produits, ça veut dire du stock mort sur les pièces qui fonctionnent de temps en temps moins bien, et on retombe dans une prise de risque pas forcément utile, quand il suffit aux gens de se connecter au bon moment pour commander leur vêtement s’ils ont réperé une pièces qu’ils ne veulent vraiment pas louper (sachant qu’encore une fois, la plupart des nouveautés restent en stock plusieurs semaines suite à leur lancement, on prévoit déjà des stocks suffisants pour ça).

        Très bon week-end,
        Geoffrey

      • Salut Tristan,

        Pourrais-tu me renvoyer ton mail s’il te plaît ? S’il est resté sans réponse, c’est un oubli, car on répond à tout le monde.

        Pour les quantités, ça n’apporterait pas forcément grand chose, car 500 exemplaires c’est beaucoup pour certaines pièces et peu pour d’autres, tout dépend des taux d’écoulement. D’autant que d’un coup ça peut se diviser par deux au moment où on approvisionne les boutiques avec le stock Web, etc. Ça créérait encore plus d’incompréhensions chez les gens.

        Comme tu le sais (et je pense qu’on l’a prouvé), on croit beaucoup à la transparence. On était d’ailleurs je pense les premiers à amener ça sur le marché de la mode en France. Mais je pense qu’il y a une différence entre être transparent sur nos intentions, nos chiffres, nos marges, notre stratégie, et puis donner n’importe quel chiffre en temps réel, avec le risque de bombarder les gens d’info pas vraiment utile et potentiellement source de quiproquos.

        Cela dit, sur le nouvel e-shop, on indiquera pour une taille donnée si le stock tombe en-dessous de 10.

        Enfin, ça reste quand même rare les sold out. Oui il y en a eu quelques uns sur les deux derniers lancements, mais si on prend 2018, on ne peut pas dire qu’on n’a pas pris les risques de commander des stocks plus importants encore que d’habitude.

        N’hésite pas à me dire ce que tu en penses.

        Très bon week-end,
        Geoffrey

      • Merci 🙂

      • Salut Oliv,

        Rien ne nous en empêche réellement, c’est pour ça que ça nous arrive de le faire. Je crois que le cardigan avec Inis Meain a même eu droit à 4 réassorts.
        Mais en parallèle, on trouve quand c’est quand même plus intéressant de passer à de nouvelles choses, plutôt que de tenir à jour le stock de 100 anciennes pièces différentes.

        Très bon week-end,
        Geoffrey

      • Oliv

        Salut
        Merci pour cette vidéo très intéressante.
        Une question à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse dans les explications :

        Qu’est ce qui vous empêche de rééditer une collaboration qui a cartonné (et est quasiment sûre de recartonner sauf exception comme un bermuda qui arriverait à noël par exemple), en choisissant de repousser certains vêtements en cours de préparation pour ne pas avoir de problème de trésorerie ?
        Je pense que la frustration vient du fait que certaines pièces ne seront plus jamais disponibles. S’il restait la possibilité de les avoir 6 mois ou 1 an plus tard il y aurait beaucoup moins de frustrations.

      • Jeserlecter

        Très bon article, bien expliqué même si en lisant souvent les.commentaires, vous aviez déjà expliqué plusieurs points,m (comme le fait de lancer un réassort de bermuda,les ferait arriver en boutique 4 mois après et donc complètement hors saison
        Vraiment appréciable ce que vous faites. Oser parler du nombre de pièces produtes c’est cool. Ça permet de se rendre de la taille de vos production,
        Juste une petite remarque, j’ai sûrement fait des fautes d’orthographe (ij’ecris avec l’ipHone) Également. Mais celle m’a sauté aux Yeux

        Bah si, carrément.

        Mois aussi j’ai déjà…

      • Merci René, le bonjour à Orléans !

      • René

        salut l’équipe BG;

        Je rejoins l’avis de Benjamin et
        Guillaume;j’aime ce que vous faites car c’est un gros « taf » pour nous
        présenter de belles pièces.Il existera toujours des mécontents:on fait
        avec!!!
        Quand on me demande la provenance de mes vêtements,je
        rétorque:Bonnegueule!Je suis un fidèle supporter et me fournis
        régulièrement à la boutique de Paris ou sur le site.
        Vous restez un modèle de réussite et soyez sûr de mon soutien
        Amitiée à toute l’équipe BG

        René(Orléans)

      • Hello Bastien,

        Peut-être que oui, mais on a aussi les contre-exemples à chaque fois : la collab avec Hartford, les sneakers Buttero, etc.
        C’est clairement pas si prévisible ! 🙂

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • Merci à toi François 🙂 C’est normal de vous répondre en détail, et on est bien contents d’avoir l’occasion de le faire. Il vaut mieux des gens qui nous posent plus de questions plutôt que de l’apathie, comme c’est généralement le cas avec les marques.

      • merci Guillaume ! 🙂

      • Guillaume

        Salut BG!

        Pareil que Benjamin, j‘aime ce que vous faites, ruptures ou pas.

        Je me suis surpris à constater que ma façon de penser a changée depuis quelques temps. Si je manque un produit, plutôt que de me plaindre et d’être déçu ou frustré, je me détends car je suis sûr que le mois suivant, ou celui d‘après sera porteur d‘une agréable suprise.

        De part votre transparence et votre travail de qualité, vous avez gagné ma confiance et même mon amicalité.

        Merci l‘équipe, continuez comme ça et je resterai fidèle.

      • François

        Merci beaucoup d’avoir pris le temps pour une réponse complète, je comprends mieux votre position maintenant !

      • Bastien

        Bonjour, Super article! Comme toujours j’apprends beaucoup 🙂

        Par contre je suis assez septique sur un point (et ça n’engage que moi bien sûr 🙂 ) .. quand vous comparez votre pull et votre Bomber.
        Il était évident qu’à 600€, beaucoup de personnes allaient se tourner vers la couleur la plus classique, la plus intemporelle, la plus versatile à leur yeux surtout avec les beaux jours qui profilaient. Et personnellement, ayant essayé les deux en boutique, il n’y a pas photo, le beige est vraiment canon pour les beaux jours. Je parierais même que les personnes qui ont acheté le Vert ont déjà un beige dans leur garde robe!

        Concernant le pull, le couleur bleu marine est souvent la première couleur achetée sur un pull de bonne qualité, et donc déjà présent dans la garde robe de vos lecteurs. Aussi, je pense que nous étions aussi nostalgique de votre collab avec le mont saint michel et de cette magnifique couleur bordeaux.

        En tout cas, merci pour tout ce que vous faîtes même si j’achète de moins en moins (sauf la collab AB CL que j’ai loupé malheureusement ..)

        Bastien

      • Salut François,

        Merci pour ton commentaire.

        Et c’est une très bonne question.
        À titre personnel, ça m’énerve un peu les marques qui se revendiquent de la transparence et font toutes la MÊME petite infographie. Comme si tous les vêtements avaient les mêmes marges. Donc déjà, si on le faisait, on le ferait pour chaque produit.

        Mais au-delà, il y a un autre sujet qui me gène. C’est que la plupart des gens réfléchissent uniquement en marge brute, et se disent « si la marge brute de la marque est faible, c’est que le rapport qualité/prix est extrêmement bon ». Mais c’est tout à fait faux. En effet il y a beaucoup de petites marques qui sous-investissent dans les coûts de structure ou de développement produit, et à la fin on a des vêtements avec des marges faibles pour l’entreprise, mais aussi un mauvais service, des vices de confection, des problèmes de perenité, ou tout simplement achetés trop chers par manque d’expérience pour choisir les bonnes usines, bien négocier, et chercher les bons savoir-faire locaux !

        C’est pourquoi je préfère l’expliquer en direct à chaque fois qu’on me le demande, car c’est un sujet qui doit s’accompagner d’explications pour être bien compris. Sinon on tombe soit dans le poujadisme, soit dans une approche contre-productive pour la marque qui joue le jeu.

        Je sais pas si je suis très clair… n’hésite pas à me le dire…
        Geoffrey

      • Merci Serge, à bientôt alors !

      • Salut Philippe,

        On essaye d’élargir le plus possible les tailles produites, et pour avoir fait beaucoup de coachings avec des hommes qui sortaient des « canons du prêt-à-porter », je vois tout à fait le problème quand on a des besoins spécifiques.

        C’est pourquoi on fait du XS / 44 sur tous nos vêtements, et que nos jeans commencent à la taillent 26.
        On a aussi écrit un article sur le sujet (tu n’as pas du le voir) :
        https://www.bonnegueule.fr/conseils-comment-shabiller-homme-petit-ou-menu/

        Tout ça pour te dire qu’on pense aussi à vous 🙂

        Après, pour faire des tailles encore plus basses, on en aurait pas la possibilité par contre, car trop compliqué à écouler quand on va déjà du XS au XXL.

        Très bon week-end,
        Geoffrey

      • Salut Lâm !
        C’est pas à nous de dire, et c’est avant tout l’impact de BonneGueule qui nous intéresse ! Mais le projet avant bien en tout cas !

      • Merci Aurélien, oui c’est ce qu’on a envie de créer sur le marché !

      • merci Yasin pour ton soutien !

      • Merci beaucoup Valentin pour ta nouvelle intervention !

      • Hello Nicolas,

        Oui tu as raison, j’aurai du écrire : les banques sont frileuses « en général » pour financer du BFR (et comme tu le dis, particulièrement les stocks). Cela dit, nos partenaires bancaires nous font confiance sur ces sujets, et financent nos boutiques. Mais on a alors un ratio de gearing qui monte, et c’est là que tout n’est plus possible 🙂

        Ce qui dans notre cas, revient un peu au même à la fin 🙂 D’autant que le gros de ce qu’il y a à financer, ce sont des dépenses liées à la croissance, notamment plus de monde dans l’entreprise.

        À très bientôt,
        Geoffrey

      • merci beaucoup Flavien, on espère en tout cas 🙂

      • Merci beaucoup Ben !

      • Benjamin

        Hey !

        Merci pour cette transparence.
        Je tenais à vous dire qu’il y a une partie de votre communauté, dont je fais parti, qui n’a que faire des ruptures rapides, de l’absence de réapro, de l’absence de pré-commande etc. ; mais pour qui l’éthique, la manière de faire importe, la transparence, le « quasi artisanal » importe plus que le reste.

        Cette catégorie silencieuse vous remercie pour le travail que vous faites au quotidien.

        Oui je me suis auto proclamé porte parole de cette catégorie, oui c’est peut être une catégorie qui ne compte qu’un seul membre ; mais jm’en fou je prend le risque !

        Ben.

      • Fl4v

        Merci pour la transparence dont vous faites preuve. Il faut consentir à certains sacrifices pour ne pas perdre l’identité de la marque et faire perdurer l’entreprise. Continuez comme ça, les retours positifs et la hausse du nombre de clients sont là pour prouver que vous êtes dans la bonne direction !

      • Nicolas Rss

        Bonjour,
        Je vais revenir sur une de vos citations : « Quant aux banques, elles financent des investissements, si possible tangibles, mais sont très frileuses à l’idée de financer des stocks : c’est en général impossible. »
        Les banques peuvent financer le BFR. Ça se fait sans aucun problème. Elles sont surtout frileuses à financer directement le stock car elles considèrent cela comme un financement de CA.

        Or la ou financer le stock est compliqué, financer le BFR, par exemple en expliquant un décalage de trésorerie s’expliquant par des délais entre l’investissement initial pour la création d’un vêtement et la livraison peut se faire. En supposant bien sur que vos délais fournisseurs ne couvrent pas totalement la livraison et que vous ayez un certain délai de rotation de stock.
        Aussi, si le problème de trésorerie existe déjà, plutôt que de financer la trésorerie future, essayez de refinancer la trésorerie passée…

        Bon mon post était long, et je ne sais même pas s’il sera consulté. Je peux faire beaucoup plus long pour expliquer les montages possibles. Mais bon. Si vous avez besoin ^^

      • David – BonneGueule

        Hello Val,

        Merci pour ton message !
        Plus d’infos prochainement à ce sujet 🙂

      • Val

        « D’ailleurs, on a peut-être un truc en tête pour remercier les clients existants. Une sorte de vide dressing VIP pour se séparer de ces dernières pièces une fois pour toutes ! »

        C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd !