Reportage : les coulisses de notre costume 3 pièces, du concept au résultat final

Temps de lecture : 12 minutes

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Il est 16 heures passées.

Mercredi 3 avril 2019, Christophe, notre rédacteur en chef, débarque au bureau plein d'enthousiasme :

"Michel, j'ai un sujet pour toi."

Il s'arrête là.

Interpellé par tant de suspens, je craque et je lui demande :

"Quel sujet ?"

"Je viens de voir Benoît et Julien le nez plongé dans un carré de tissu rayé, pour notre costume trois pièces de l'année prochaine.

Ils ont passé 15 minutes à parler de ce qui allait et de ce qui n'allait pas.

Ça serait super interessant que tu les suives pour nous faire un reportage sur tout ce qui se passe derrière le développement d'un produit chez BonneGueule".

Le costume dont parle Christophe, c'est celui que Benoît vous présentera ce jeudi 12 février, qu'on lance ce samedi 15 février. Et dont je vais vous raconter l'histoire maintenant.

Pour cela, pendant un an, ma mission fût de me munir d'un carnet et d'aller régulièrement casser les pieds à notre équipe produit, composée de Charlotte et Julien, pour suivre la genèse de notre premier costume trois pièces.

Et ce, du stade de simple idée dans sa tête, à ce résultat :

Etape 1 : le dossier style

Tout commence par une idée.

Celle de créer un costume décontracté, avec une approche moins "premier degré", qui correspondrait à notre vision actuelle du costume.

Cette vision se traduit par l'art d'allier l'élégance d'un vêtement sartorial aux codes de la décontraction pour mieux le porter au quotidien.

Ici, ce mariage doit miser sur la coupe pour être réussi : un pantalon carotte et une veste déstructurée.

L'ensemble doit avoir un tombé naturel. L'équipe produit pense donc une veste souple et non doublée pour laisser transparaître le confort dont jouirait son porteur.

Bref, une seconde peau sartoriale.

Pour nous illustrer cette pensée, voici un griffonnage subtilisé dans le carnet brouillon de Julien.

L'autre enjeu, c'est d'aller vers quelque chose de nouveau pour la veste. Une forme que nous n'avons pas encore exploré, avec un certain charme vintage : le faux trois boutons.

Une veste faisant écho au costume traditionnel avec un troisième bouton au niveau du revers.

Pour obtenir cet esprit vintage tout en restant contemporain, ce troisième boutonnage est discrètement placé sur le pli du revers en haut.

L'équipe produit lui offre aussi des revers généreux et deux poches plaquées à l'avant pour marquer son esprit décontracté.

Bien entendu, le pantalon doit lui aussi miser sur les détails pour être digne de l'esthétique de la veste :

  • Des pâtes de serrage sur le côté.
  • Des pinces à l'avant.
  • Une double pâte capucin pour le boutonnage à l'avant.

"On veut aussi un gilet décontracté, qui se porte aussi bien avec le costume qu'en dépareillé.

En fait, on veut que chaque pièce du costume soit un vêtement à part entière qu'on peut glisser dans ses tenues." - Julien

Mais pour atteindre ce niveau de décontraction, il faut avant tout miser sur la matière.

"On cherche un motif qui rappelle l'esprit du costume traditionnel.

C'est pour ça qu'on a pensé à une rayure, mais pas n'importe laquelle.

Une rayure irrégulière et plutôt fondue, avec du grain et une main particulière.

Bref, une matière qui a des choses à raconter." - Julien

Naturellement, Charlotte et Julien s'orientent donc vers notre fournisseur Italien Ferla, qu'on adore pour son travail des textures et motifs, toujours réalisés avec un juste équilibre.

Etape 2 : trouver le tissu idéal, par tâtonnement

Jeudi 4 avril 2019, 10h11: pas assez de charme

Après m'être décollé les yeux à coup de café, j'entame mon reportage.

Je débarque dans notre showroom où Charlotte et Julien travaillent chaque jour.

Ils m'expliquent l'intégralité du dossier style, puis me renseignent sur le développement du tissu.

Le 28 mars, ils ont contacté Ferla pour expliquer ce qu'ils avaient en tête : une rayure fondue avec un pas plutôt rapproché.

La réponse est rapide : en seulement trois jours, notre fidèle drapier lui a fait parvenir plusieurs échantillons de tissu. Une fois ce dernier choisi par l'équipe, Ferla pourra en fabriquer un premier rouleau.

"Ce premier rouleau, une fois confectionné, servira de matière première pour nos prototypes."

Il me montre une carte avec deux échantillons de tissu gris.

"Ici, les rayures sont trop fines et pas assez fondues. On les veut plus épaisses.

On veut qu'elles se fondent bien dans l'armure pour nous éloigner au maximum de la vision business du costume". - Julien

Julien a donc demandé à Ferla des rayures plus épaisses et plus fondues. Le tout, sur un gris plus clair.

"Il faut aussi que le gris soit plus lumineux, moins austère." - Julien

Mercredi 17 Avril, 14h33 : une rayure trop discrète

La veille, L'équipe produit a reçu de nouveaux échantillons incluant les rectifications demandées. Ils sont en pleine réflexion avec Benoît.

"Là, ça fait beaucoup moins costume de banquier. Mais c'est trop fondu !" - Benoît.

"On va même peiner à les distinguer au porté." - Julien

Sur son ordinateur, Julien pianote un retour complet à Ferla. Il y explique que parmi les différentes versions envoyés, ce qu'il nous faut, c'est un juste entre-deux.

Lundi 29 Avril, 17h21 : un juste milieu exclusif

La troisième est la bonne.

L'entre-deux parfait a été trouvé. Ferla a développé un tissu exclusif pour nous. Un échantillon vient de parvenir au showroom.

"On y est. Le grain est très beau. Les rayures sont juste marquées comme il faut, avec le bon niveau de discrétion" - Julien.

C'est donc un grand oui pour Benoît et Julien, qui commande un premier rouleau. Pour ce dernier, le minimum doit être de 50 mètres de laine .

"Financièrement, cet achat est une prise de risques.

Puisqu'on n'est pas sûrs de valider le projet, on risque d'en utiliser que quatre mètres pour un premier prototype, puis d'avoir le reste du rouleau sur les bras.

On est aussi pressés par le temps. Car on a mis du temps à obtenir ce tissu parfait.

Normalement, on devrait recevoir ce rouleau le 30 juin, ce qui nous laisse seulement un mois pour faire le prototype, le recevoir, et valider la commande auprès de notre fabricant." - Julien

Une course contre la montre

Si Charlotte et Julien veulent être dans les délais pour un lancement en février 2020, ils doivent se tenir à un calendrier très strict :

  1. Ils doivent être décidés sur la fabrication et envoyer la commande pour le montage du costume avant la fermeture des usines en août.
  2. A partir de là, ils doivent à tout prix faire parvenir l'intégralité du tissu à notre fabricant pour le montage des costumes avant novembre.
  3. Ainsi, la production finale doit être livrée début janvier.

Ce qui nous permet de vous proposer le costume en février comme prévu.

Mardi 3 Juin, 11h28 : la bonne (et mauvaise) surprise

L'été s'installe, les matins deviennent plus doux.

J'arrive au showroom pour passer le bonjour à Charlotte et Julien, sans m'attendre à devoir sortir mon carnet de reporter.

Ils viennent de recevoir un échantillon des 50 mètres commandés, qui sont prêts à être livrés par Ferla avec un mois d'avance.

"C'est un joli coup de chance, mais on a été moins chanceux sur le résultat". - Julien

Problème : la rayure est finalement plus marquée que sur l'échantillon validé pour la commande.

"Bienvenue dans notre monde. Ce genre d'imprévu arrive régulièrement.

Le vrai problème, c'est qu'on a un calendrier très serré pour réaliser ce costume et qu'on ne peut pas se permettre des surprises comme celle-là." - Julien

Mais ils sont déjà sur une piste pour résoudre ce souci.

"Regarde l'envers du tissu : la rayure est plus fondue dessus, comme sur celui qu'on a validé. On va leur demander si on peut exploiter cette face là." - Julien

Ferla propose plutôt d'appliquer une finition supplémentaire sur l'ensemble, qui permettra aux rayures blanches de mieux se fondre dans l'étoffe.

Notre équipe produit accepte.

Vendredi 14 juin, 13h08 : le jour J

C'est un grand jour : celui de la réception du tissu qui sera peut-être celui de notre premier costume trois pièces.

Le suspens est à son comble. Benoît et Julien ont hâte de voir le résultat du fameux finissage.

Jackpot : le tissu arrive avec le juste niveau de grain, d'aspérité et de subtilité dans son motif. Comme initialement prévu.

"On va donc confirmer que c'est bon pour nous.

On va pouvoir envoyer ces 50 mètres à notre fournisseur spécialiste en Roumanie pour qu'il puisse monter un premier prototype à partir de notre dossier style." - Julien

Etape 3 : le costume, de la conception à la construction

Entre temps, après une première prise de contact en mars, Charlotte et Julien ont validé le cahier des charges avec notre atelier est-européen habituel le 24 mai.

Une fois le premier rouleau de 50 mètres reçu, un premier prototype peut être réalisé.

Un extrait du fameux dossier style sur lequel l'atelier se basera pour réaliser le prototype.

Vendredi 21 juin, 11h03 : les défis à relever

Après deux mois de péripéties vécues pour mettre au point le tissu idéal, On me récapitule l'état d'avancement du costume et ses enjeux.

"On est en attente du premier prototype. Il faut absolument qu'on le reçoive en juillet pour pouvoir valider la commande à temps." - Julien

En temps normal et si tout se passe sans encombre, un prototype est réalisé et reçu dans nos bureaux sous environ cinq semaines.

"J’ai peur que ça prenne plus de temps que prévu, on risque d’être en retard si c’est le cas"

Ici, c'est le développement de notre propre tissu qui a impacté sur le calendrier.

"Si ça avait été une pièce en maille, le développement aurait été plus rapide. Mais là, c'est une matière en chaîne et trame qui est particulièrement longue à travailler." - Julien

"L'enjeu du premier prototype, c'est de pouvoir visualiser le rendu du tissu sur un costume trois pièces entier pour pouvoir valider la commande finale." - Julien

Car il ne faut pas l'oublier : c'est un costume avec un parti pris, moins commun et conventionnel que d'habitude.

Une coupe singulière, une matière exclusive, une veste et un pantalon chargés en détails... le tout doit être cohérent.

Toutes ces idées doivent fonctionner ensemble. Le premier prototype sert donc à le confirmer.

Aujourd'hui, ce costume parait évident dans notre offre. Mais au moment de la conception, nous n'avions pas ces images sous la main.

"Pour ma part, j'arrive à visualiser assez clairement ce que ce tissu donnera sur un produit fini.

Le fait d'avoir longtemps travaillé sur des costumes m'y aide aussi.

Je suis donc assez confiant sur le rendu de ce costume. Mais on ne peut jamais en être certain à ce stade." - Julien

"Et en termes de délais, d'expérience, comment tu le sens ?" - Michel

"Je sais que la situation est sous contrôle, ce qui va être important pour moi c'est la compréhension du dossier style par notre fabricant.

Pour ce qui est du délai, on peut le faire. Reste à nous concentrer sur le rendu de la pièce. - Julien

Vendredi 26 Juillet, 14h56 : un premier prototype arrivé juste à temps

Il était moins une.

Notre fabricant ferme ses portes dans cinq jours pour un mois de silence radio, et l'équipe vient de recevoir le prototype.

Je file donc au showroom.

A mon arrivée, mes yeux s'arrêtent sur une magnifique veste. Je reconnais le fameux tissu et ses rayures pleines d'aspérités.

En dessous, je vois un gilet, auquel ce tissu à l'aspect brut donne une belle note workwear.

Curieux, je le prends à part. Et c'est bien le cas : tout seul, il se glisserai parfaitement bien dans une tenue de ce registre.

Le pantalon, quant à lui, me fait penser à nos deux précédents Ferla, avec un caractère proche.

"Tu avais vu juste, ce costume en met plein les yeux sans en faire trop."

Après avoir tenté sans succès de soudoyer Julien pour qu'il me le laisse, je m'assieds avec lui pour faire le point sur ce premier prototype.

"On est très contents du rendu du tissu sur le costume.

C'est grand oui pour nous, et on va pouvoir valider la commande.

Mais tout n'est pas encore gagné." - Julien

Il retourne la veste pour me montrer deux tissus qui, superposés ensemble, semblent donner du volume à l'épaule.

C'est ici, au niveau de l'épaule de la veste, que Julien retourne l'emmanchure pour me montrer ses entrailles.

Il s'agit du tissu écru au milieu, couplé à la couche de canvas noir qu'on peut voir dépasser en dessous.

"Tu vois, ici, c'est du crin. Il est cousu avec un tissu canvas noir assez épais.

L'ensemble donne un peu trop de volume et de rigidité à l'épaule. Alors qu'on la voulait complètement déstructurée, sans rien." - Julien

Ici, on voit bien la couche de canvas noir qui dépasse, source du surplus d'épaisseur à l'avant de l'épaule.

Il y a aussi des ajustements de dimension. Quelques centimètres de manche par-ci, un tour de jambe à agrandir par là.

"Dans un premier temps, on va donner notre feu vert pour la production du tissu.

Ainsi, Ferla pourra la lancer dès sa réouverture en septembre.

De notre côté, nous allons procéder aux ajustements du costume que nous devrons finaliser avant la production finale en novembre.

On règle aussi la question des quantités à commander." - Julien

En effet, ce costume est constitué de trois pièces qui ont vocation à avoir un rôle à part entière dans un vestiaire. Elles ne se vendront donc pas dans les mêmes quantités.

Or, compte tenu de notre modèle économique et de nos enjeux de trésorerie, nous ne pouvons pas prendre le risque de nous retrouver avec plusieurs centaines d'unités en stock. A l'inverse, on ne veut pas créer de frustration avec un sold-out trop rapide.

Sur ce costume, le pantalon s'est vendu très rapidement alors que la veste avait un écoulement beaucoup plus lent.

Julien doit donc faire l'arbitrage sur les quantités pour chaque pièce.

"Le pantalon aura sûrement beaucoup de succès. C'est une pièce appréciée chez nous. Il faut qu'on anticipe sur le nombre d'unités commandées.

Le gilet a un caractère plus clivant. On doit tester l'écoulement avant de nous engager sur de plus gros volumes à l'avenir.

La veste, quant à elle, représente un challenge entre les deux". - Julien

L'équipe produit définit donc les quantités à commander pour formuler la commande finale et l'envoie le 30 juillet.

Affaire à suivre dès la rentrée.

Jeudi 5 Septembre, 10h29 : Un deuxième prototype crucial

Les vacances sont finies, les cartables et richelieu remplaçent les tote bag et espadrilles, les membres de l'équipe reviennent progressivement au bureau.

Et surtout : les fournisseurs textiles ré-ouvrent leurs portes.

Julien et Charlotte doivent donc envoyer tous leurs retours à notre atelier afin qu'ils soient pris en compte au plus tôt pour la confection du second prototype.

"En plus des ajustements de taille, on a demandé à retirer l'intégralité de ce qui se trouvait dans l'épaule. On veut voir ce que ça va donner." - Julien

"Mais il reste un souci." - Julien

Ce souci, c'est encore le temps : la production doit commencer en novembre au plus tard. Ce qui laisse trop peu de marge pour attendre un troisième prototype.

Lundi 21 octobre, 12h16 : second prototype, seconde embûche

Dix jours après la réception de l'intégralité du tissu et 10 jours avant le lancement de la production, l'étau se resserre.

"Là, on a pas le droit à l'erreur. On va devoir se décider sur la construction de l'épaule de la veste une bonne fois pour toute." - Julien

Julien reçoit les photos du deuxième prototype, sans plastron, ni épaulette, ni crin sous l'épaule.

Et, pour la seconde fois, un imprévu de taille arrive : le montage n'est pas concluant.

L'absence totale de doublure prive la veste de tenue. Malgré l'épaisseur du tissu, ce dernier présente deux plis à l'avant.

On dit que la veste corde en se positionnant mal au niveau des clavicules.

Si l'effet se manifeste sur cette personne à la carrure plutôt athlétique, il sera encore plus flagrant sur une personne aux épaules plus tombantes.

"Le tombé de la veste est moins rigide que sur le premier prototype.

Mais, du coup, c'est le problème inverse qui se pose : la souplesse de la veste ne fonctionne pas avec ce patronage.

C'est un entre-deux qu'il nous faut." - Julien

La solution est donc d'ajouter une fine toile sous le crin qui descend légèrement sous la clavicule, uniquement à l'avant de l'épaule pour préserver sa forme.

Le tout, avec nettement moins d'épaisseur que sur le premier prototype.

"Comme ça, on redonne un peu de nervosité à l'ensemble qui aura une belle tenue, tout en gardant de la souplesse et du confort pour une allure nonchalante." - Julien

L'atelier monte rapidement un troisième prototype de veste. Julien reçoit une photo plus tard dans la journée.

Rien à signaler aux épaules.

"C'est une excellente solution qui nous permet d'aboutir au rendu qu'on voulait sans dénaturer l'ensemble.

On en est très contents. Il ne nous reste plus qu'à finaliser les ajustements de dimensions". - Julien

Vendredi 25 octobre, 15h55 : (re)touche finale

C'est la dernière ligne droite.

Presque tout est validé, et l'équipe vient de recevoir le dernier prototype au bureau.

J'entre au showroom et je tombe sur Julien en plein essayage.

"Là, c'est la bonne. On va juste faire quelques derniers ajustements" - Julien

Trois corrections pour finaliser ce costume :

  1. Les dimensions de la veste aux épaules sont différentes de nos mesures habituelles sur les vestes à deux boutons.
  2. Il faut redonner un peu de volume au pantalon pour bien proportionner le tout. C'est un tissu un peu épais, pas très élastique. Il faut donc une marge de confort également.
  3. Après avoir pensé une longueur de pantalon plus courte avec un bas fini, Julien préfère finalement rester sur un bas non fini et une longueur de 90cm .

Pour ce faire, Charlotte et Julien envoient un tableau de mesures avec les ajustements demandés, qui seront appliqués directement sur la production finale.

Extrait d'un exemple de tableau de mesures.

En novembre, cette production définitive est lancée, je reviendrai donc voir Julien à la réception en janvier.

Mardi 7 Janvier 2020, 15h16 : arrivée du produit fini

Nous y sommes.

Au showroom, un grand carton est arrivé.

Charlotte et Julien l'ouvrent : c'est bien lui, la version finale de notre costume.

Julien s'empresse de l'essayer, Charlotte ouvre ses tableaux de mesures.

"Tout est ok."

L'équipe donne son bon pour accord et prévient notre logisticien : un très bel arrivage sera bientôt acheminé.

Et ce costume finalisé tombe très bien, puisque dans deux semaines, je l'emmène en Italie pour un shooting à la Dolce Vita.

Ces belles images, vous les verrez ce jeudi 13 février, quand Benoît vous présentera ce nouveau costume de fond en comble.


Comment se procurer notre nouveau costume ?

Rendez-vous sur notre e-shop et aussi dans nos boutiques de Paris 3e, Paris 6e, Lyon et Bordeaux.

Avatar Michel Bojarun

Geek de la musique électronique aboutie comme des beaux vêtements, je me démène avec l’équipe éditoriale pour que la mode masculine soit une source de bien être sans prise de tête. Je suis aussi un grand passionné de vélo, de DJing et de bretzels.

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