Relooking Homme BonneGueule #9 – Etienne : un relooking en partie raté !

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Cette fois-ci, j’aimerai vous faire un compte-rendu de relooking un peu différent. Le genre de compte-rendu que vous ne verrez pas ailleurs, car il s’agit de celui d’un client insatisfait…

Le relooking remonte à l’hiver dernier : c’est le temps qu’il m’a fallu pour en tirer un enseignement, mais surtout vous apprendre quelque chose grâce à cette expérience.

Je tiens notamment à remercier un lecteur (Pablo) qui m’a posé des questions très intéressantes (et tout à fait justifiées) en se renseignant lui-même sur nos méthodes.

Voici un résumé de nos échanges, qui s’appliquent aussi à ceux qui débutent avec le style sans forcément passer par un coaching.

Ce qu’un coaching en style n’est PAS…

« Je ne veux louper aucune opportunité »

Pablo : « Les pièces que vous proposez aux clients sont des pièces qui sont disponibles le jour même en boutique. Si la pièce parfaite pour le client est partie la veille, le client se retrouve avec une pièce alternative. »

Première chose à savoir Pablo : il faut sortir du mythe de la pièce parfaite versus la pièce alternative. D'une part parce que cela créé une angoisse inutile ("mon Dieu, je vais peut-être louper la pièce parfaite"). D'autre part, il y a PLUSIEURS pièces qui vont à un client, sans que l'une soit forcément plus mauvaise que l'autre.

Donc si une pièce sympa "A" n'est plus disponible le jour J, eh bien une pièce "B" tout aussi sympathique sera possible.

Par exemple, est-ce qu'entre deux chemises à carreaux, s'il y en a une qui a des carreaux plus petits, cela fera d'elle une pièce parfaite et l'autre une pièce alternative ? Bien sûr que non ! Si la matière, la coupe et les détails sont sympas, cela fera de ces deux chemise DEUX pièces que nous recommanderons.

Les marques fonctionnent par collection : c'est très rare qu'une pièce disparaisse d'un jour (repérage) à l'autre (moment de l’achat). Donc inutile d’acheter de manière précipitée : on est pas chez Zara avec ses 8 collections par an.

Les jeans bruts ne disparaissent pas du jour au lendemain.

Dans le cas des soldes, c'est parfois plus compliqué. Mais dans 90% des cas : on peut récupérer la pièce dans les 2 premières heures de la matinée, voire déposer un chèque la veille ou demander à ce qu’on nous la mette de côté.

De plus vous bénéficiez de grosses réductions en soldes, alors ceci compense largement cela.

Lors de votre shopping en solo ou votre relooking : soyez un poil plus opportunistes que d’habitude (= acheter une pièce non prévue mais utile pour profiter d’une bonne affaire) mais soyez toujours aussi intransigeants sur le fit et le rapport qualité/prix.

Une parka pour changer un peu :
le genre de bonne affaire au détour d’un repérage
.

De notre côté on ne fait jamais passer une pièce qui n'est pas adaptée : on ne se rémunère pas sur le volume d'achat de toute façon. Et on aurait trop à perdre à mal faire ce travail qui se base sur la confiance et notre réputation.

« Je veux trouver pour chaque pièce LA solution parfaite »

Pablo : « Après lecture du livre, j'ai compris qu'il fallait patienter avant d'acheter ses vêtements (je n'achète plus rien le jour même). Mais c'est embêtant de ne pas pouvoir se procurer la pièce géniale et d'en avoir une de substitution. »

En théorie, oui... sauf que, pour trouver cette pièce géniale, tu es obligé de passer par des pièces intermédiaires pour forger tes goûts. Parce qu'ils vont évoluer. Et je suis prêt à parier que si tu débutes, une pièce que tu vas trouver "géniale" maintenant sera tout juste "normale" dans quelques mois, après tes progrès. Et même si je mettais entre tes mains une pièce "géniale" là de suite maintenant, tu ne saurais pas forcément quoi en faire.

Au stade où vous débutez, ce sont des basiques qu'il vous faut (et plus tard quelques pièces plus fortes).

Et sauf à avoir une morphologie particulière (vraiment petit, escrimeur avec d'énormes cuisses, trop musclé aux pectoraux... que des cas rencontrés), il y a toujours quelque part une pièce adaptée (quitte à passer par le rayon enfant, des tissus plus souples avec de l'élasthanne ou réorientation sur la maille ou des coupes carrot, etc...).

Je dis bien pièce adaptée, et non la pièce parfaite, parce que la solution parfaite existe rarement : rares sont ceux qui trouvent le blazer qui leur va vraiment avant des mois de recherche. Et encore plus rares sont ceux qui achètent leur premier jean brut parfaitement du premier coup (c’est pour ça qu’on est là).

Donc inutile de chercher « la pièce géniale » : vous ne la trouverez jamais en étant débutant (ou ne la remarquerez tout simplement pas). Cherchez plutôt une pièce adaptée (sans faire d’erreur). L’enfer est dans les détails, alors ne soyez pas trop pressés.

Un beau polo, avec un bon fit et une belle matière.
Rien de transcendant, mais amplement suffisant.

« Mais ça prend un temps fou de rassembler les bonnes pièces »

Pablo : « Après avoir lu vos articles, j'imagine que si tu as besoin d'une chemise, tu serais capable de faire toutes les boutiques de Paris pendant une semaine pour acheter la chemise parfaite, vu que toutes les chemises que tu as sont déjà parfaites, non ? »

Oui et non : je sais directement où aller pour moi et mes clients : c'est mon métier de savoir comment taillent les marques, où se trouve telle ou telle coupe, couleur, style, matière. Mais effectivement ça m’a pris des jours et des jours pour en être capable (5 ans pour être précis) et je continue d’apprendre.

À présent j’achète peu de basiques, je suis complet. Alors j'attends d'être surpris par une pièce précise au détour d'une collection (et je renouvelle tel ou tel basique quand il a encaissé trop de km au compteur).

Si vous avez passé le stade des basiques, faites comme moi et explorez, explorez, explorez, jusqu’à ce qu’une pièce rencontrée par hasard vous évoque vraiment quelque chose. Si vous avez des basiques solides, vous saurez d’instinct que c’est quelque chose qui va enrichir votre style, et non un achat superflu.

Mais cela demande que vous soyez dans une logique d’opportunisme (= « je vais faire quelques boutiques, et on verra bien »), et non dans une logique d’achat (= « j’ai le budget, et maintenant il me FAUT un blouson différent »).

Et encore une fois, cela impose de maîtriser le stade des basiques.

Note : attention, la logique d'opportunisme poussée à l'extrême est dangereuse car vous risquez d'acheter avec précipitation. Tout comme la logique d'achat qui risque de vous faire acheter une pièce par défaut car vous ne voulez pas "rentrer bredouille". A vous de trouver le juste milieu en étant honnête avec vous-même.

Exemple d'achat opportuniste : Parka Filson.
Achetée… en été, car jolie, bon fit et vraiment pas chère aux US.
Je n’avais pas de bon vêtement de pluie et je savais que
ce serait ma meilleure opportunité avant un petit moment.

« Je veux que chaque pièce colle à ma vraie personnalité »

Pablo : « Je sais que vous faites un travail de repérage en amont, mais les vêtements sont aussi le reflet de la personnalité non? Alors comment choisir un vêtement pour quelqu'un que vous venez de connaître ? »

J’envoie un questionnaire complet en amont (vous pouvez le télécharger ici), demandant toute sorte de renseignement, dont des photos de la personne, et la constitution d'un petit dossier de 5 à 20 photos avec des looks que le client aime.

Là encore, c'est mon boulot de comprendre le fil directeur entre looks et pièces déjà achetées pour identifier ses goûts.

Je n'ai bien sûr pas la prétention de connaître d’instinct une personnalité, mais j'arrive en tout cas à comprendre et matérialiser des goûts. Car je pense que tout le monde a déjà des goûts en matière de style, et je ne crois pas au "je ne sais pas ce que j'aime" qu’on me sert parfois par manque de confiance en ses goûts.

C'est en effet une réponse liée à un manque de repères ou une méconnaissance de ce qui existe en matière de style, mais jamais une absence de goûts (puisque ces mêmes personnes savent très bien ce qu’elles n’aiment PAS).

Ayez donc un peu plus confiance en vos goûts et en vos intuitions. Mais en restant dans le cadre de vêtements : à votre taille, bien coupés, de bonne qualité, et pas trop chargés stylistiquement.

En début de journée de relooking, j’aime prendre une petite heure pour faire connaissance avec le client, mettre le doigt sur des erreurs que je peux déjà identifier, et parler de ce qu'il aime.

C’est ensuite un dialogue qui s'installe entre le client et moi. Et en boutique, je fais TOUT essayer même quand on rejette mon choix avant essayage : car les clients ont souvent des surprises positives une fois les pièces portées. Même tout seuls, essayez toujours des pièces même si elles ne vous inspirent pas a priori.

A l'inverse c'est aussi mon rôle de m'opposer à certaines attentes que je juge néfastes : un style beaucoup trop précieux pour un étudiant, une pièce de mauvaise qualité sur laquelle il a eu un coup de foudre, une faute de gout communément admise et élevée au rang de mode... c’est le rôle du coach, ou d’un bon copain qui s’y connait (vraiment) de parfois vous dire NON.

Blouson Lavin en coton japonais :
matière incroyable, bonne coupe, bon fit et bien pricé (-50%).
Malgré le coup de coeur du client, c'est pourtant un achat auquel
je me suis opposé, car ne convenant pas à un usage étudiant.

« Je veux cette pièce précise que j’ai vu dans un magazine ou sur Internet »

Il ne faut pas non plus avoir avec une idée trop précise d'une pièce que vous recherchez, que ce soit en relooking ou en séance shopping.

Par exemple : "je veux un trench, mais couleur kaki, avec deux lanières à boucles, avec le bon fit, la bonne longueur, et le bon prix". Cela tue votre curiosité, et vous met des œillères sur d’autres items qui pourraient vous aller tout aussi bien (ou même mieux).

Pire : vous risquez de mal acheter. Exemple : vous trouvez le trench khaki, quasi-identique à l’image que vous en aviez (ou le même que dans le magazine). Et tellement content de votre trouvaille (ou parce que vous en avez marre de chercher), vous abaissez vos standards et achetez la pièce alors que :

  • vérifier la qualité aurait du vous mettre un STOP
  • être rigoureux sur le fit et la coupe de la pièce lors de son essayage aurait aussi du vous mettre un STOP

Par exemple, les clients viennent souvent
avec ce manteau Woo Young Mi en tête.

C’est en voulant procéder à l'identique que des gens se font avoir par les belles photos des magazines, qui rendent effectivement toujours mieux quand elles sont :

  • portées par un mannequin (bah ouais, ça aide),
  • retouchées lors du shooting avec des épingles dans le dos du mannequin, aux aisselles, ou ailleurs,
  • à nouveau retouchées sur Photoshop,
  • encensées dans les sélections du magazine/ blog à qui la marque achète par ailleurs de l’espace publicitaire.

Il y a donc encore une fois un compromis à faire : acceptez que certains items ne soient plus disponibles ou n’existent pas encore, dans un rapport qualité/prix donné. Ou aussi puissent être trop « planqués » pour les dénicher facilement, à moins d’être omniscient.

A ce moment là : mieux vaut se rabattre sur de bonnes alternatives, que de faire de mauvais achats.

La grande différence entre le stylisme et le coaching (par Benoit)

En gros, le stylisme, c'est du "packaging" d'une personne pur et dur. On décide de donner une direction artistique précise à une tenue pour quelqu'un, pour un moment donné, peu importe qui il est est ou ce qu'il aime.

Par exemple, les vêtements des rappeurs américains tiennent du stylisme, et non du relooking. Ainsi, suivant l'image que l'on veut donner, on va jouer sur plusieurs types de vêtements.

Un exemple très connu est Justin Bieber qui portait des chemises à carreaux G-Star dans ses premiers clips pour ados, puis qui est passé par une période Rick Owens (avec le foulard Alexander McQueen qui va bien) pour une image plus sombre, avant d'être simplement habillé d'un débardeur noir pour un côté plus cool et pas prise de tête (plus spontané quoi).

Ça c'est du stylisme ! Idem pour les shootings de GQ, dont l'objectif artistique est une mise en scène des vêtements pour un instant T, celui où la photo va être prise. C'est un vrai métier qui demande un sens artistique hyper développé, car on est dans de la création pure et pointue, mais absolument pas du coaching (même si je ne vous cache pas que ça me brancherait bien de faire du stylisme un jour, pour le fun).

La différence fondamentale avec du coaching/relooking, c'est que l'on va prendre en compte l'environnement du client, sa personnalité, ses goûts et surtout, sa vie quotidienne. Comme dirait Geoffrey, on est sur une prestation totalement orientée client (et non orientée image de marque/marketing, à l'inverse du stylisme).

On est dans des tenues qui vont s'inscrire dans sa vie de tous les jours, quand il va boire des verres avec ses copains, quand il va aller en cours, au travail ou même en rendez-vous galant.

Quand on préfère passer des sneakers plutôt que des richelieu afin de mieux coller à son environnement étudiant, c'est du coaching. Quand on reste sur des choses sobres parce qu'il y a une personnalité calme derrière, c'est du coaching. Quand on travaille sur l'acte d'achat et qu'on pousse à essayer de nouvelles choses et à sortir le client de ses vieilles croyances, c'est encore du coaching.

Sur ce, je repasse le micro à Geoffrey 😉

Mais alors, pourquoi ce coaching est-il raté ?

Le coaching de Etienne a échoué, il y a eu un décalage entre ses attentes orientées stylisme et mon travail, si on voit les choses à travers un angle coaching (et non stylisme).

Etienne est un entrepreneur avec un projet sur le thème des cultures africaines : son désir et son besoin étaient de conjuguer dans un même look « règles du bien habillé » et « influences africaines ».

Il est venu avec plusieurs idées très précises en tête : motifs des boubous africains, bijouterie ethnique, ainsi que des couleurs et des matières assez définies.

Jean semi-slim (Surface 2 Air) pour allonger la silhouette,
et trench-coat (Melinda Gloss) pour casser une allure qui serait trop filiforme.

On reste dans une palette très "terre" pour le côté Afrique.

Ce n’est pas une faute en soi : c’est normal d’avoir des attentes et des envies, et c’est une bonne chose d’envisager des pistes pour les matérialiser.

Mais des attentes trop précises ne trouvent par leur place dans un coaching en style : ce qu’Etienne cherchait, c’était le travail d’une styliste ou d’un bureau de style. Et ça demande beaucoup de temps et d’échanges.

Les détails accumulés aux épaules, et surtout le foulard (trouvaille de Etienne),
épaississent le haut du corps et donnent une silhouette plus athlétique.

Mon erreur est d’avoir accepté sa demande en pensant pouvoir y répondre (nombreuses influences « tribales » cette saison, pièces déjà identifiées, travail de repérage).

Sauf que mon image du besoin est une interprétation différente de celle d’Etienne, qui n’a pas retrouvé dans mon interprétation ses idées initiales.

Voici ma partie de la leçon.

La veste tailleur (= veste d’un complet costume, le pantalon étant laissé aux retouches)
a été choisie suffisamment courte pour pouvoir être portée comme un blazer (Ly Adams),
sans pour autant raccourcir la silhouette.

Motifs et tissus de la veste bien bruts, et rappel de couleur parfait
(touches de couleur bleues, marron et vertes dans les motifs)
pour mettre en valeur et lier l’ensemble des autres pièces.

Sneakers high tops Lanvin trouvées moitié prix,
qui accessoirisent parfaitement la tenue
avec leur inspiration africaine.

On retrouve en plus des couleurs très "terre",
des contrastes entre les cuirs grainés,
le canevas et différents cuirs retournés.

Avant / Après.

Quel enseignement pouvez-vous en tirer ?

Pour vous faire progresser dans votre style, plusieurs choses intéressantes émergent :

  • Ne partez pas avec des idées trop définies quand vous développez votre style. Avancez pas à pas (basiques, accessoires, puis pièces fortes) mais restez dans un univers cohérent.
  • Gardez une place pour l’inconnu : attendez-vous toujours à croiser des pièces différentes de ce que vous concevez comme vos gouts… mais qui peuvent tout de même vous plaire. C’est comme cela que l’on passe d’une simple récitation de ses gammes à un style plus recherché.
  • Prenez le temps pour trouver ce que vous voulez. Apprendre à s’habiller n’est pas une course, rien ne vous presse.
  • Mais profitez quand même des belles opportunités quand vous les croisez 😉

Note : Le nom du client a été changé, et pour ceux qui se posent la question : il a été en partie remboursé selon ce qu’on estimait être mutuellement juste (le remboursement étant intégral si le client n’est pas satisfait au cours de la journée). Et bien sûr vous pouvez nous poser vos questions dans les commentaires ou par email ☺

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  • Fayçal

    Superbe la sélection je l’avais déjà analysée … mais les collections sont anciennes et je vis Nancy (je vous invite fortement à parler un peu de cette ville où les seules « marques » connues sont Diesel, EA7, Gucci … enfin vous voyez le genre. Je laisserai un commentaire dans l’article adéquat )
    J’ai fini par acheter une Nike Blazer, premier gros investissement dans ma « quête du style ».
    Merci à Rafik notamment pour le précieux conseil.

  • Jonathan Theng

    Dans le même style, tu as les Nike Air Flytop qui sont sympas, je t’invite à jeter un oeil à notre sélection de sneakers, il y a pas mal de modèles autour des 120-130 euros : https://www.bonnegueule.fr/des-sneakers-homme-pour-la-rentree-2-non-toujours-pas-les-barres-de-chocolat/

    Jonathan

  • Fayçal

    Salut à tous !

    J’aimerais juste savoir s’il existe des marques qui font des sneakers similaires à la paire de Lanvin (autre que supra someone et sawa …. ) je veux vraiment un truc qui ressemble à ça mais qui ne dépasse pas les 120 euros à tout casser !

    J’allais m’acheter des Blazers mais si je peux en rajouter un peu plus pour beaucoup plus travaillé je n’hésiterai peut être pas à le faire !

    Merci beaucoup

  • Oui, je trouve en effet que le look de départ était très correct, avec des pièces bien choisies.

  • Marc

    Honnêtement, je trouve son look d’avant plutôt pas mal, même si on ne voit pas le détail des pièces ça a l’air tout à fait correct !

  • Charles

    bien répondu.

  • hello,

    Actually the boarder of the frame should arrive between the side of the eye and the ear.

    Here are the translations :
    1- The day before the big sales, you can give a deposit check to the small boutique tenants so that they sell you the stuff at discounted price and put the check in the bank a few days later (this way it makes the discounted sale legal : a tenant is not allowed to sell something at sales price before black friday).

    2 – We are not paid according to the volume of clothes our client buys within our coaching sessions. This way the client is sure that we won’t make him buy unnecessary things. But that second point is not really relevant to you because we only perform coaching in France.

    regards,
    Geoffrey

  • notmy2cents

    1st of all, the sunglasses on the guy (https://www.bonnegueule.fr/wp-content/polo-junk-de-luxe.jpg) are way too small. His sunglasses should be exactly as wise as his face. Am I correct here?

    2nd: I have read the English translation (http://www.webflakes.com/fashion/bonne-gueule/a-partly-unsuccessful-remodeling) and have trouble understanding 2 paragraphs:

    « When on clearance, it’s sometimes a bit more complicated. But 90% of the
    time, one can pick-up the item during the first 2 opening hours, leave a
    check as deposit the night before or ask if the piece can be held aside
    for you. »

    Does it make sense?

    « On our part, we never let a badly adapted piece slide by: we are not compensated according to the volume of the sale, anyway. And we’d have too much to lose by doing a bad job, as it is solely based on trust and our reputation. »
    Would you be kind to provide me with a better translation for these two?

  • merci à toi 🙂

  • dcd

    Bonjour,

    Merci de partager vos expériences et vos échecs. C’est difficile et c’est faire preuve d’honnêteté et de courage que de le reconnaître, et d’intelligence que d’essayer dans tirer des leçons.

    La découverte de votre site m’a donné une toute autre impression de « la mode Homme », votre approche est simple et claire, vos conseils ouverts. On est rassurés, on sait qu’on peut aller à son rythme, etc.

    Un grand merci !

  • On est entièrement d’accord, c’est un client que j’aurai du refuser. Et ça m’arrive de temps en temps de le faire quand je juge que mes compétences sont trop en décalage.

    Quant à l’humilité, chacun est juge et chacun voit midi à sa porte. Je ne pense pas être très différent, je livre simplement ici mon expérience qui peut peut-être en aider d’autres…

  • Olivier V.

    Quel enseignement pouvez vous en tirer ?

    Qu’il faut savoir refuser un client, quand à l’humilité, elle est clairement inexistante de la part du rédacteur. Ce post à une résonance bien trop mercantile…

  • BenoitBG

    Ah, les gens de CUC et leur optimisme si caractéristique…

    Avec plus de 300 articles de conseils écrits en 5 ans, et des milliers de mails répondus depuis, je pense que BonneGueule est définitivement une bonne source gratuite pour progresser avec l’aide de personnes qui ne sont pas aigries.
    Peut-être que recherches-tu des tenues ultra parisiennes avec quelques gimmicks tendances ? Ca existe. Mais pas sur ce site.

  • Affligé

    Tu veux que je te dise quoi de plus? Je ne vais pas refaire un relooking pour toi. Si ce n’est que les matières et pièces ne vont pas ensemble, que l’ensemble est beaucoup trop chargé en terme de détails (foulard horrible ft. trench affreux).
    Comme je l’ai dit, ça se voit que se sont des Lanvin à pas chères, car clairement un des pires modèles. Fallait lui coller un truc sobre comme des NS ou des CP.
    Et ce n’est pas parce qu’un relooking est apprécié par la majorité des gens sur CE site qu’il est réussi. Bien au contraire…
    Allez, continuez votre biz de mauvais goût, peut être qu’un jour les gens ouvriront les yeux et se rendront compte qu’on peu bien mieux progresser gratuitement avec l’aide de personnes s’y connaissant vraiment. Mais pas sur ce site.

  • alexb

    en plus d’être très fort dans ce que vous faîte, vous savez rester humble et modeste, ce qui est tout à votre honneur !

    En tout cas, continuez, vous aidez beaucoup de monde !

    Bon weekend,

  • alexb

    je suis tout à fait d’accord, ce manteau est fou, mais introuvable ! après, je pense que les marques ne font pas preuve d’audace car en restant dans du basique, elles se garantissent un certain nombre de ventes… enfin c’est une idée comme une autre !

    Bon weekend !

  • BenoitBG

    Je m’attendais quand même à plus d’argumentation, d’autant plus qu’au vu des autres commentaires, c’est un relooking qui a largement été apprécié.

    PS : il y a un moment où il faut définitivement abandonner le fait de regarder un look à travers le prisme PUA and co !

  • Affligé

    Mon dieu que c’est laid. Comme à peu près tous les relookings que vous proposez en fait… Le jean tucké dans les sneaks, le foulard de PUA, le manque de cohérence entre les pièces, et j’en passe. Rien ne va.
    Et les Lanvin tendance africaine car il y a du vert et marron… (hideux d’ailleurs ce modèle). La blague. Vous m’avez fait marrer, c’est déjà ça.

  • BenoitBG

    Bonjour,

    En voilà un commentaire sur lequel nous devions répondre !

    Je crois que nous nous sommes mal compris. À aucun moment nous affirmons que nous sommes des gourous de la mode masculine. Au contraire, nous prônons tout le temps de fait de développer vos goûts et couleurs, de savoir qui vous êtes et de le traduire avec des vêtements.

    Pour les points les plus pointus, nous n’hésitons pas orienter nos lecteurs vers des blogs de référence, comme PG et Julien Scavini pour le costume.

    Par contre, au sujet des marques que nous recommandons, il est vrai que nous avons nos marques fétiches, et c’est assumé, car nous sommes des humains qui avons aussi nos propres goûts ! Cela dit, nous sommes toujours à l’affût de nouvelles marques qui émergent, comme tu as pu le lire avec nos nombreux dossiers : tabuba, la comédie humaine, léon flam, surmon31, etc. Je pense qu’en terme de diversification, on fait preuve de bonne volonté 😉

    Quant à l’article, à aucun moment nous accusons le client, nous endossons notre responsabilité, et avons même convenu d’un remboursement avec lui.

    Bien sûr que c’est à nous de comprendre les attentes d’un client, sauf que cette fois-ci, nous nous sommes trompés, et contrairement à une agence de relooking, nous n’essayons pas de cacher cet épisode sous le tapis, et nous voulons en tirer toutes les leçons pour faire mieux la prochaine fois. Mais cela dit, je reconnais que c’est un point sur lequel il est facile de nous attaquer !

    Concernant ta critique du relooking, je la trouve un peu facile, et je serai ravi de savoir comment tu t’y serais pris, car tu as un ton très affirmatif. Pour quelqu’un comme lui qui souhaitait être élégant, nous avons pensé qu’il fallait inclure des pièces habillées, comme le trench et la veste. C’était non négociable sur ce point là.

    A bientôt sur le blog !

    Benoit

  • Afura

    moi je trouve plutot réussi ce relooking et bravo pour cet article tellement précis sur l’orientation et le contexte de la recherche de la nouvelle fringue qu’on voit dans un mag et qu’on veut trop après sans l’avoir même essayé 😉

  • il remonte à 1 an et demi je crois, on les trouve plus depuis 1 an…

  • natsirt44

    Mais ce trench MG est encore trouvable ou c’est un ancien relooking ?

  • 😉

  • Lorenzo de’ Medici

    Eh mais il est trop fort cet article

  • 11114430

    Le début de l’article me semble très pédant! A vous lire, il me semble que vous connaissez à peu prêt tout sur tout concernant la mode… Pourtant ce sont inlassablement les même marques qui ressortent. Jean chez APC, Chemise Melinda Gloss, Veste Ly Adams… On a chacun nos marques fétiches je le comprend mais en tant que coach ne gagnerez vous pas à vous diversifier?
    Par ailleurs le but de cet article me parait flou. Vous dites vouloir reconnaître votre part de responsabilité dans l’échec de ce coaching pour au final accuser le client. Selon vous il avait des attentes trop précises et aurait du faire appel à un styliste. N’est ce pas à vous de répondre aux attentes de vos clients en les comprenant? Après tout ces attentes reflètent souvent l’environnement, les envies, les moyens d’une personnes non?
    Enfin, je ne vois également pas du tout le lien entre le look proposé et le style africain… L’excuse des couleurs « terres » est fade. Celle du cuir retourné est à pleurer de rire. Vous proposez un trench et des speakers à un type qui vous demande qqch de bien habillé avec une touche africaine… Suis je le seul à ne pas voir le rapport?
    Sérieusement sans votre science infuse de la mode vous auriez peut être pu faire des recherches plus poussées sur le style africain…

  • Baptiste030

    Il faut quand même avouer que le manteau Woo Young Mi  est juste extraordinaire. Il est parfait. Pourquoi ne retrouves pas t’on ce genre d’audace chez plus de marques ? 

  • LeVoyage

    Il faut avouer que le avant était pas trop mal. 

  • Ta question est intéressante. Justement c’était mon interprétation parmi plein d’autres, sans doute que tu en aurais eu encore une autre que la mienne ou celle d’Etienne.

    C’est ce qui caractérise le stylisme : c’est forcément subjectif, artistique, etc…

  • Lakoussan

    Bravo Geoffrey,

    Cet article plein d’humilitévousfait gagner en crédibilité par rapport à ceux qui prétendent avoir 100% de clients satisfaits     alors qu’en réalité ils censurent, voire menacent les clients mécontents.

    Cela dit, comme Atsukomlan, je suis Africain et je ne vois pas bien ce qu’il y a d’africain dans ce look. Le kaki et les couleurs du même ton vont aux peaux mates en général, pas qu’aux Africains et les motifs du foulard sont des motifs occidentaux qu’on ne retrouve pas sur les boubous (à mon humble connaissance). Et en quoi un cuir grainé fait-il africain?
    Le look d’après est en tous cas bien plus parlant que celui d’avant.Félicitations.

    PS: Atsukomlan tu es Togolaisaussi non 
    😉 ?

  • merci pour tes retours, le blazer vient de chez Ly Adams, je viens de le préciser dans l’article.

  • c’est une bonne question : il y a un juste niveau de détail à rechercher.

    un trench, des combat boots, oui, sans problème
    des inspirations générales, oui, c’est même idéal
    mais une pièce précise dans une coupe et un coloris précis : non

  • d’autres codes « africains » : notamment des motifs boubous et des t-shirts à cols tunisiens très spécifiques (sans boutons, comme il y a 2 ans chez Margiela).

    Mais justement ce qui n’était pas suffisamment clair.

  • Ly Adams

  • la palette de couleurs « terre », les cuirs grainés, les motifs boubous de l’écharpe

  • Atsukomlan772

    Je suis africain aussi et je me demandais ce qu’est le côté africain dans la tenue en fait? Simple curiosité. Car ce style est loin d’être africain, car (ce qui est vehicule et repandu) en général ca porte sur le costume cravate, limite dandy zaïrois avec des mélanges de couleurs parfois douteux. Néanmoins, le look propose est super, simple et je crois que le client à juste frappe à la mauvaise porte et visait plus un styliste qu’un coach, comme tu le constate toi même.

  • Je trouve les nouvelles tenues très réussies et inspirées. Dommage que cela n’aie pas concordé. Elégante manière de se remettre en question cet article, malgré votre niveau et expérience, c’est fort respectable.

  • WaitAndSee

    Le blazer est vraiment sublime.

    Référence du tailleur en question peut-être ?

  • Cyd07

    Vous pouvez nous dire ce qui n’allait pas au client exactement dans la tenue ? Vous dites qu’il cherchait « du stylisme et pas du coaching », c’est un peu vague. Comme d’autres, en soi je trouve la tenue réussie, je trouve aussi qu’elle va bien dans l’esprit africain et avec sa couleur de peau.
    J’ai bien compris que c’était qu’elle ne correspondait pas à son attente, mais quelle était cette attente précisément ?

  • Vincent T

    Tout à fait d’accord avec Clément! 
    Je trouve ça très réussi, surtout quand tu vois la photo d’avant. Et le manteau Woo Young Mi est super et lui va très bien, le jean Surface 2 Air a une très belle coupe et je ne parle pas du Trench de MG!!Ensuite si c’est une question de style… C’est dommage car l’ensemble choisi lui va très bien, même si ce n’est pas forcément ce qu’il attendait. Je pense que pour aborder un relooking, il faut certes avoir fait le travail en amont (essayer de donner au coach les idées directrices quant aux attentes, et avoir un minimum documenté son look actuel a l’aide de photos ou descriptions: c’est important car cela permet de jauger l’étendue du « boulot » à réaliser), mais il y a un point fondamental à respecter: il faut être OPEN-MINDED et ne pas hésiter a suivre les conseils (sur la couleur, sur la taille, sur la coupe ou sur la pièce elle-même): le coach a, de mon point de vue, un regard beaucoup plus objectif que le client qui a souvent des idées plutôt préconçues!!

    Ces quelques règles respectées, le résultat est rarement décevant et est la 1ère étape de la construction d’un look.

  • Yann on BG

    Voilà une grande preuve d’humilité que de parler d’un relooking en partie raté. L’auto-critique n’est pas si répandue chez les coachs ; voilà donc encore un argument de plus pour Bonnegueule.

  • Charlago59

    Merci pour cet article éclairant sur le déroulement des relookings 🙂

    Question :
    Pour les relookings ça marche que par « tenue complètes  » ? Ou on peut « demander » n’importe quelle pièce ?

    En fait si un jour j’en fais un, j’vois pas l’intérêt de prendre du temps à choisir un jean brut, j’en ai et je sais les choisir (grâce à vous en fait). Pareil pour la chemise formelle.

    Par contre, un blouson en cuir, un manteau d’hiver, des combat boots, des sneakers… J’aurais besoin d’un relooking pour ça.

  • Fr3sh

    Personnellement je trouve que la tenue « après » concorde parfaitement à ce qu’il t’avait demandé. Si je le croisais dans la rue je me dirais exactement « influence africaine » « bien habillé »

  • Désolé, mais même si le client n’a pas été satisfait, le relooking est réussit  ! 🙂 En effet, il est clairement mieux habillé après. Mais ce n’est que mon avis.

    A ce propos :  » À présent j’achète peu de basiques, je suis complet. Alors j’attends d’être surpris par une pièce précise au détour d’une collection (et je renouvelle tel ou tel basique quand il a encaissé trop de km au compteur). « Vous pouvez résumer le bon sens du style juste avec cette phrase que je trouve parfaite. Très bon article, comme d’habitude.

  • Akoben

    J’aime bien les tenues, Il y a vraiment un bon choix sur les couleurs, la veste à l’air de bonne qualité, pourrait on savoir d’où elle provient ? Sinon bravo pour ton autocritique c’est tout à ton honneur et c’est ce qui vous distingue de vos concurrent.

  • Dams973

    « Laisser-vous vous faire surprendre » c’est une phrase que mon professeur a dit lors de mon premier cours de dégustation en œnologie et qui m’a beaucoup plus.
    C’est pas du tout le même contexte mais je retrouve l’idée dans cet article.

    Bravo en tout cas pour cet article, très intéressant et professionnel.

    PS: doucement avec les escrimeurs j’en ai fait pendant 15 ans! 😉

  • Vins490

    Article très complet. 
    Concernant le look Veste de tailleur et Sneackers Lanvin, je le trouve très réussi.  Comme quoi tous les goûts sont dans la nature…
    Bonne continuation à vous 😉

  • les sneakers sont justement là pour casser le côté trop habillé du blazer, d’autant qu’elles sont pile poil dans la tendance africaine que nous recherchions.

  • le client recherchait du stylisme avec une idée très précise du résultat. et pas forcément du coaching où on laisse plus de place à l’apprentissage.

  • Interessant comme article et des leçons à tirer. La meilleure fa`con d’arborer le style et le relooking est l’ouverture d’esprit et je pense que cela doit être souligné le plus souvent aux clients (cela ne veut pas dire de ne pas avoir une certaine idée de ce qu’on veut).

    pour le look, avec la veste (sans son pantalon), je dirai que le sneaker du moins ce modèle ne cadre pas bien avec le look général. j’aurai proposé soit des derbys, ou des sneakers en cuir comme des Buttero. je le dit parce que je crois que la veste en laine ou du moins dnas une matière assez riche. et pour finir un trench plus habillé mais celui-ci est ausis bien pour le côté casual.

  • Pardonnez moi mais je ne comprends pas en quoi le relooking a été raté, malgré la longueur de l’article??

  • luke217

    Quoiqu’il en soit les looks sont vraiment beaux.

  • Merci pour cet article empreint de franchise et de leçons à tirer, ainsi que de bons conseils. Certes, les torts sont partagés, entre le client et vous, mais pour autant je trouve que d’un point de vu strictement stylistique, la réussite est là, et le cahier des charges imposé par le client à été respecté. 

    Cela prouve encore une fois que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, et je ne pense pas qu’un client de coaching puissent vous accabler (et je ne dis pas qu’il l’a fait) dans un cas comme celui-ci.