Vacances : Projet DITA – Des lieux oubliés des dieux

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Au cours de notre roadtrip, nous avons visités un bon nombre de parcs naturels américains, mais les lieux les plus irréels furent ceux découverts par hasard au détour de la route.

La partie la plus désolée du voyage est de très loin la route entre Great Salt Lake (l’immense lac de sel à l’Ouest de Salt Lake City dans l’Utah) et Eugene (Oregon).

On traverse 1300 km de désert humain, avec seulement 3 villes de routiers perdues dans le désert, chacune avec son motel, son casino miteux, son magasin d’alcool poussiéreux et sa maison close illuminée avec classe d’un « truckers welcomed » clignotant : wild wild west, for sure.

Non, on n'a pas choisi ce "motel" pour passer la nuit 😉

Great Salt Lake

Imaginez-vous en train de parcourir une ligne droite de 100 km, sous un soleil de plomb, aveuglé par le reflet du soleil dans les milliards de cristaux de sel…

Croyez-moi : ce n’est pas un hasard si c’est ici que nous vous avons présenté notre sélection de lunettes de soleil.

Le tout sans le moindre virage, sans le moindre buisson, avec pour seule animation quelques poids lourds qui soulèvent des nuages de sel en vrombissant vers la côte Ouest.

Et pour seul repère : ces fichues montagnes toutes identiques, à plus de 100 miles de toute âme, et qui n’en finissent pas de s’éloigner...

C’est dans ce genre de moment que l’on savoure un roadtrip : on coupe la musique, on n’ose plus trop dire un mot, et on contemple en prenant le temps de se vider la tête.

Chemise en coton gazé Melinda Gloss, chino célio, sneakers Wing + Horns.

Note : N'hésitez pas à télécharger les photos HD à la fin de l'article.

Elko, au milieu de 1300 km de désert humain

Nous avons ensuite échoué à Elko, seul oasis sur la route (16.000 habitants !).

Si comme Benoît vous avez vécu au pays Basque et que le nom vous est familier, c’est normal : Elko a été fondé par les basques. C’est un peuple qui a toujours été très voyageur : ils pêchaient au Groenland et ont accompagné Christophe Colomb lors de la découverte des Amériques.

Plus tard, lors de la ruée vers l’or, beaucoup ont tenté leur chance pour finalement garder leur métier d’éleveur en plein air dans les immenses étendues du far west (beaucoup considèrent les basques comme les meilleurs bergers du monde).

Les environs d'Elko.

Leurs descendants ont oublié la langue française mais entretiennent toujours une gastronomie, un dialecte et un folklore très présents…

Mine de rien, cela nous a fait du bien de nous ravitailler en cuisine française : de la bonne viande, des poivrons muris au soleil, et des haricots verts en veux-tu en voilà.

Le Star Hotel, un des nombreux restaurants basques de la ville.

Ah oui, et on nous a même offert le pacharan 😉

Le jour le plus long

Nous avons repris la route, toujours vers l’Ouest : des buissons et du sable à perte de vue. Et même quelques cimetières de matériel minier.

D’énormes Caterpillar rouillent ici.

Mais aussi des machines de forage.

Et d'autres encore plus grosses.

Au début on s’est dit que cette parcelle de chemin serait vite bouclée. Et puis après des heures de routes, des stations services fantômes, et quelques panneaux de mise en garde indiquant que la prochaine étape serait à 200 km, on a vraiment compris que qu’il ne faudrait pas tomber en panne ici…

Les villages de cowboys fantômes

Sur la route nous avons croisé plusieurs villages abandonnés. Comme vous le voyez sur les photos, c’étaient des villages de cowboys : on retrouve encore toutes les infrastructures d’élevage, comme les citernes, les enclos, et les boxes pour isoler les animaux et les soigner ou les marquer au fer rouge.

Comme nous sommes probablement de piètres cowboys, on en a profité pour faire deux tenues toutes simples bien adaptées au décor et au soleil qui tape.

"Geoffrey, on entend plus aucun meuh".


"Peut-être qu'elles font la sieste avec le pastis que je leur ai mis dans l'abreuvoir..."

"Stupeur : les vaches se sont encore échappées."

"Bah j'ai pas pu réparer la cloture, j'avais poney".

"Peut-être qu'elles ont aussi poney..."

"On joue à la courte-paille pour savoir qui va les chercher ?"

"De toute façon moi je peux pas, j'ai un caillou dans ma chaussure".

*Air distant*

Benoit : lunettes Tom Ford, chemise Dockers, jean DRKSHDW, sneakers Wing + Horns.

 

Geoffrey : lunettes Rendolph Engineering, marcel Monoprix, chemise Dockers, jean BGR – 01 (BonneGueule x Renhsen), workboots Heschung.

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BONUS : Téléchargez ICI les photos du shooting en HD.

Et on dit Merci Baptiste pour les photos 🙂

A propos Geoffrey Bruyere

Je pilote BonneGueule avec Benoît, on fonctionne en binôme. Mais c'est moi qui trouve les surnoms bêtes à l'équipe. J'aime la mode masculine, la boxe, l'art déco, et les filles avec de l'humour. C'est moins vrai pour le lundi matin et le curling.

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