Les pépites de la rédaction #26 – Nicolò

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Salut les amis !

On se retrouve pour une nouvelle sélection de pépites. Au programme cette semaine : des boxers "qui boxent dans une autre catégorie", une chemisette légère qui envoie du lourd, et une chose qui vous a été promise, et qui est donc due !

Boxers Pétrone "Héritage"

boxer homme bleu

Pourquoi cette marque ?

C'en est presque frustrant. Quand je me suis lancé dans le projet de mon Grand Comparatif des Boxers, j'ai eu beau essayer d'être le plus exhaustif possible dans mes tests et recommandations... Il s'avère qu'une des marques qui aurait le plus mérité d'y figurer s'est lancée peu après sa parution : Pétrone, spécialisée, dans le sous-vêtement masculin.

Le bon côté des choses, c'est que la marque a au moins pu profiter de toutes les infos qui y étaient présentées... Et c'est pour le mieux, puisque le produit est à la hauteur des exigences.

Pourquoi cette pièce ?

Nicolas, le fondateur de Pétrone, m'a donné l'occasion de tester deux modèles de boxers : une version "héritage" avec ses boutons comme sur un henley, et un modèle dit "moderne", qui est en fait classique.

Des deux, c'est vraiment la "héritage" qui retient mon attention. Voici mes impressions après quelques ports et lavages.

boxer homme bordeaux

Matière : La matière coton-modal garde le meilleur des deux mondes : 47% coton pima, 47% micromodal, 6% élasthanne. Bref, vous avez le toucher naturel et le maintien du coton, avec la souplesse, la respirabilité et le confort supérieur du modal. Et le tissu garde très bien les couleurs, qui sont chatoyantes. Et point important : la matière est stable. Pas de rétrécissement spontané avec un lavage à 30°.

Coupe & confort:  Je suis aussi agréablement surpris par le travail fait sur la partie "avant" : pour parler en termes détournés, disons que vous y serez "maintenus" mais pas "à l'étroit". Beaucoup d'hommes disent préférer les boxers avec un "maintient" très prononcé, mais pour ma part, je les au toujours trouvés d'un inconfort terrible, préférant même les modèles qui en avaient trop peu, à choisir.

La marque a aussi opté pour deux choix de conception que je valide totalement : des bords légèrement élastiqués en ouverture de jambe, qui, en plus d'apporter une touche esthétique, empêchent le boxer de remonter trop haut pendant la journée, ainsi qu'une ceinture "invisible" qui laisse un design plus épuré, et augmente encore le confort.

boxer homme vert

Le coloris vert est justement celui que j'ai testé. J'espère quand même voir une palette de couleurs "neutres" se développer chez la marque. Je trouve aussi que ça donnerait un rendu plus "premium" en cohérence avecla qualité et le positionnement du produit.

Design : La couleur est très sympa, et évidemment les petits boutons en nacre ajoutent une touche vraiment cool. Les fans de belles chemises vont apprécier. Seul point d'amélioration : la nacre est un peu trop fine et risque de lâcher sur la vie du boxer. Mais vraiment, on chipote, là, c'est quand même un boxer avec des boutons en nacre.

Fabrication : Les coutures sont propres et fines (ce qui a sont importance pour le confort, au delà du visuel...)

Positionnement :  Enfin, la fabrication est portugaise... Et les prix sont tout à fait justes. 25€ à l'unité, mais ils peuvent tomber aussi bas que 17€50 si vous achetez par lots.

Alors évidemment, Nicolas est un malin, et il a bien compris, en lisant tous vos commentaires sur le comparatif, que la barrière de prix psychologique était de 15€ pour beaucoup d'hommes. C'est pourquoi pendant cette période de "soldes", il fait une petite promo qui les fait tomber à pile 15€ quand ils sont achetés par quatre.

Je vous conseille d'en profiter, et franchement je suis ravi de mettre en avant le boulot de quelqu'un qui s'est autant cassé la tête pour nous proposer des sous-vêtements de qualité au bon prix. Si je devais acheter un lot de boxers demain en conciliant le maximum de qualité avec un budget raisonnable, ce serait probablement chez eux.

Chemisette blanche à col cubain Percival Clothing

On enchaîne sur une pièce qui sent bon l'été. Et oui c'est une chemisette. Et oui ce sera ma TOUTE PREMIÈRE chemisette. Grand moment dans l'histoire de mon parcours vestimentaire !

Pourquoi cette marque ?

Percival Clothing est une marque anglaise de vêtements homme, dont la particularité est de produire au Royaume-Uni avec des prix très raisonnables, le tout sans se priver d'utiliser de jolies matières. A l'époque, on la connaissait surtout pour faire de beaux basiques, sobres, raffinés...

Mais entre temps, la marque a beaucoup orienté son offre vers des propositions plus créatives, avec des partis pris assez forts et une certaine prise de risque.

Alors quand leur fondateur nous a fait signe sur Instagram, en nous demandant si nous voulions faire une petite "review" de pièces chez eux, je me suis dit que c'était l'occasion parfaite de voir comment ils avaient évolué.

Pourquoi cette pièce ?

chemisette blanche percival

Bon, c'est des anglais, ils n'ont pas la même approche du style que nous. Je recommande quand même le port avec autre chose qu'un jean noir.

Parce que j'ai fait un Sape m'en Cinq sur l'été, dans lequel j'ai expliqué comment choisir une chemisette sans partir en cacahuète ! Et que je me suis dit que c'était une bonne occasion de suivre mes propres conseils.

On est donc sur le cas exemplaire de la chemisette "facile" : pas de motif ou de couleurs compliquées, donc on évite plus facilement les faux-pas. Mais à côté, une matière intéressante, et quelques" twists" (col cubain, poche, boutons...) qui donnent un peu d'allure.

La matière : je la connais bien, car c'est un tissu japonais que j'ai déjà sur une de mes chemises A.B.C.L. Il est caractérisé par une sorte de "carreau" blanc-sur blanc, dont le motif s'exprime par une texture gauffrée au lieu d'une couleur. D'ailleurs cette double texture la rend très respirante, car en plus d'être une chemise légère, la partie "carreau" est dans un tissage beaucoup plus lâche et aéré. C'est parfait pour la canicule !

Et côté finitions ?

chemisette blanche percival

Ces boutons en noix de coco donnent vraiment du charme à la chemisette. Je dirais-même qu'avec des boutons en nacre classique, elle serait bien moins intéressante.

Eh bien les aléas de la logistique ont fait que le colis ne m'est pas parvenu à temps pour pouvoir les inspecter . Sur le papier, j'apprécie particulièrement les petits boutons en noix de coco, et le col cubain semble très bien réalisé... Là aussi, je tâcherai de faire un retour à ceux qui me le demandent, une fois la chemise reçue.

Mais tandis que j'écris ces lignes et que je m'apprête à conclure sur cette chemisette, je décide tout de même de vérifier la fiche produit de plus près.

Et là, surprise... Je remarque que les lieux de confection de la marque ont bien évolué depuis ses premiers pas, car le "made in UK" a laissé place a des origines plus variées : Portugal pour les tricots, Vietnam pour les chemises, et Chine pour une production décrite comme "limitée"

Mais alors pourquoi ces changements ? Hé bien la réponse à cette question semble se trouver mot pour mot dans la fiche :

"Our mission at Percival is always to make quality garments at prices that our demographic can afford. This fabric is woven in Japan and garment constructed in Vietnam."

chemisette blanche Percival

Le col a une très belle tenue. Je sais pourtant que cette matière et très légère, donc ils l'ont bien travaillé !

Si je devais développer un peu plus, je dirais que l'exemple des shorts produits en Chine est révélateur : pour pouvoir sortir des shorts à une trentaine d'euros seulement en gardant une matière intéressante, il n'y avait pas de miracle possible. Et la valeur perçue de pièces telles que le short ou la chemisette est souvent assez faible aux yeux du grand public. 

A côté, l'outerwear et les pantalons semblent toujours faits au Royaume-Uni. Plus qu'un moyen d'augmenter leurs marges, tout laisse plutôt à penser que la marque essaye simplement de s'adapter à sa clientèle.

Qu'on regrette ou non ce changement de stratégie, il reste le fait que ce soit une très jolie chemise, qui à 100€ est assez bien positionnée en terme de prix pour un tel tissu, même monté au Vietnam.

Mise à jour : mon avis sur les sneakers Artisan Lab... Comparées à des Common Projects !

Vous vous souvenez peut-être des sneakers Artisan Lab présentées dans mes dernières pépites ? Des "Common Projects -like", faites en Italie, à un prix très raisonnable. Au dernier moment, il m'avait été impossible d'avoir une paire en main pour vous donner un avis un peu étayé, à cause, encore une fois, des aléas de la logistique.

Or, je vous avais promis que si ça arrivait, vous l'auriez, votre retour. Hé bien c'est ce que je vais faire dans cette dernière pépite.

J'ai donc reçu une paire de "classic off-white", la semaine dernière, accompagnée de quelques explications de Riccardo, le fondateur.

Déjà, soyons clairs : cette paire est évidemment TRÈS inspirée de la "Achilles Low" de chez Common Projects. À tel point que Riccardo, dit lui-même que la marque est le point de comparaison idéal pour son produit. Vous verrez d'ailleurs qu'à un tiers du prix, il y a peu de choses qui changent. C'est parti pour un "test express".

sneakers blanches artisan Lab

J'ai choisi le blanc cassé "off-white", pour change un peu des sneakers blanc optiques. Dans les faits, ça joue exactement le même rôle dans une tenue, mais ça enlève le côté éclatant, parfois trop, du blanc tout neuf.

La semelle : Margom, évidemment. Ce qui était quelque chose d'assez exclusif, fut un temps, est devenu un "standard" pour ce type de marques.

Le cuir : il est identique au cuir lisse de chez Common Projects.

J'ai eu la confirmation explicite qu'Artisan Lab travaillait la même référence. Alors, c'est super pour eux, ils ont un bon produit, mais c'est moins flatteur pour Common Projects.  J'ai toujours su que cette marque était chère pour ce qu'elle était et qu'il ne fallait les acheter qu'en soldes, mais là... Je n'en ai jamais été aussi convaincu.

Par ailleurs, pour avoir vu ce cuir viellir sur plusieurs paires de sneakers, je peux donc vous donner quelques infos dessus :

C’est un bon compromis entre souplesse et robustesse. Le grain est fin, il craint assez peu les rayures, et résiste correctement à la décoloration, sans pour autant prendre un aspect plastifié .

Cette photo, d'une définition un peu plus haute, vous permettra de voir le grain du cuir de plus près. Ici, sur la version blanc optique.

Il prend par contre pas mal de plis, même si ça n'a rien d'excessif. Ce qui est aussi lié au fait qu'il devienne assez rapidement confortable au porté.

Si vous voulez voir par vous-mêmes comment il vieillit sur une paire de Common Projects, c'est tout à fait possible : Google regorge d'images qui montrent des paires bien usées après un ou deux ans de port intensif.
Pour moi, c'est un très bon cuir dans les prix d'Artisan Lab... Mais c'est assez insuffisant pour Common Projects.

Enfin, notez que l'exigence dans la découpe du cuir est tout aussi importante que le cuir utilisé : choisir seulement les bons morceaux, c'est plus cher, et ça évite les défauts. Sur ce point, les deux marques me semblent exigeantes, et je n'ai rien à reprocher à l'une ni à l'autre. Pas de défaut apparent du cuir sur une quelconque paire qui soit passée entre mes mains.

La forme et le design : Comme beaucoup de sneakers qui sortent de nos jours, c'est vraiment très proche de la Common Projects Achilles Low. A part le numéro de série doré emblématique de la marque, seuls deux détails varient :

D'abord, la pointe la chaussure est un peu moins effilée sur la Artisan-Lab. Les Achilles ont la réputation de faire un pied assez fin pour des sneakers montées sur de la Margom, et il faut admettre que c'est vrai.

sneakers white et off white

Comme je suis sympa, j'ai utilisé mes compétences en photoshop de l'extrême pour que vous puissiez comparer les deux côte à côte. Je vous en prie. (Bon la lumière est un peu différente quand même, mais les deux sont "off-white")

La sneakers en elle-même est aussi un peu plus haute, et légèrement moins anguleuse, ce qui participe aussi à lui donner un aspect moins allongé. Ensuite, les empiècements au talon sont absent sur la Artisan.

Et... Voilà, c'est tout ce que vous remarqueriez comme différence, pour peu que vous preniez vraiment le temps de les comparer.

Enfin, deux détails sur lesquels Riccardo a insisté auprès de moi, car il les considérait comme une "amélioration" par rapport à la concurrence.

D'abord, une semelle intérieure offrant un niveau "moyen" de soutien plantaire. Etant moi-même porteur de semelles orthopédiques, je ne peux pas vraiment le vérifier, mais il est vrai que la plupart des sneakers plates délaissent totalement le soutien de la voute plantaire.  Donc c'est à priori un bon point.

Et enfin, l'arrière du talon est renforcé à l'intérieur par rapport aux Common. Riccardo me dit que ça rallongera un peu le temps pour les "faire", mais qu'en contrepartie, elles devraient durer plus longtemps.

Le talon est assez différent de ceux de la Achilles de Common Projects. Et on voit dans le design l'intention de rendre cette zone un peu plus robuste.

Et je dois admettre que je finis, tôt ou tard, par trouer TOUTES mes sneakers sur l'intérieur du talon. La démarche de chaque porteur donnera des résultats différents bien-sûr, mais toute tentative de renforcer cette zone ne peut être que saluée.

Et enfin, je n'ai pas noté de différence notable sur la confection, la doublure, ou la qualité des coutures.

Donc pour conclure...

Allez-y les amis. C'est un bon plan, tout simplement. Actuellement, c'est le meilleur rapport qualité/ prix que je connaisse pour de la sneakers très épurée, sous les 150€.

Nicolò Minchillo Nicolò Minchillo

Moi, c'est Nicolò. Chez BonneGueule, je m'occupe des tests de marques, et évidemment de faire des vidéos de conseil avec Sape m'en Cinq. À côté de ça, je prête parfois main forte au pôle produit pour qu'on développe des vêtements inspirés, dans de super matières.
J'aime la funk, le jiu-jitsu brésilien, le bacon, les manteaux majestueux, les blousons en cuir et les belles boots.

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