Opération Bonne Action chez BonneGueule : « Je donne, j’agis »

Temps de lecture : 5 minutes

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Salut tout le monde,

Alors que les soldes font rage, on a une (bonne) nouvelle, un (bon) gros rappel, et une (bonne) action à vous proposer.

La (bonne) nouvelle : des comportements de consommation qui évoluent

Enfin, faire rage, c'est une façon de parler... Car cette année encore, la bonne consommation regagne du terrain !

Avec les vêtements de masse bradés toute l'année (soldes, ventes privées plus du tout privées, machins VIP dans tous les sens, "French" Days des marques aux produits Made in Bangladesh, Black Fridays, et autres WTF Days...), de plus en plus de consommateurs s'en détournent.

Et vous êtes aujourd'hui 56% de Français (et sans doute bien plus dans la communauté BonneGueule) à "considérer que les soldes ne servent plus à rien" . Une statistique en hausse de 15 points par rapport à 2011, ce qui montre un vrai changement de mentalité !

"Pensez-vous que les soldes ont encore un sens ?" Source : Kantar WorldPanel 2019

À tel point que les prix barrés sont devenus les soins palliatifs d'un marché textile qui va mal, très mal (avec une évolution de -3,2% en valeur rien que sur 2018) . Je dis bien "soins palliatifs"  parce que les promotions ont touché le fond et n'arrivent plus à endiguer le phénomène général de déconsommation ou de déport vers des vêtements de qualité, qui durent.

Ça, c'est pour la bonne nouvelle ! Si vous êtes quelqu'un qui a déjà commencé à se demander si chacun de ses achats est raisonné, s'il lui procure quelque chose de positif, et s'il durera longtemps, vous avez de quoi vous féliciter .

Le (bon) gros rappel : recycler, ce n'est pas déconsommer

L'autre signal positif, c'est l'essor des sites de seconde main .

Et le recyclage est lui aussi en forte hausse : la filière de collecte textile a réuni 223.000 tonnes en 2017. Ces volumes devraient atteindre 300.000 tonnes en 2019, et même continuer à augmenter en 2021 grâce à l'interdiction pour les marques de détruire leurs stocks de vêtements.

Mais attention à l'arbre qui cache la forêt : savez-vous que seule une fraction de vos vêtements donnés seront réellement portés par quelqu'un ?

Flux de vêtements d'un organisme local de collecte et de tri (source : S.R.C.E.). Sachant que 20% de vêtements revendus localement, c'est un très très bon score. Et c'est assez rare comme vous allez le voir.

Si 99,7% des TLC (Textiles d'habillement, Linge de maison et Chaussures) triés sont valorisés, seulement 58,5% sont réutilisés en l’état.

Les 41,2% restants sont recyclés :

  • 9,7% en chiffons,
  • 22,4% en effilochage,
  • 8,4% transformés en Combustibles Solides de Récupération,
  • 0,7% éliminé avec valorisation énergétique.

Et seul 0,3% n’est pas valorisé !

Et si on peut penser que 58,5% de réutilisation est un bon score, là encore il faut entrer dans le détail des chiffres. Car seulement 5% des vêtements offerts aux associations sont redistribués à des personnes démunies.

Le reste des vêtements réutilisés est revendu à des grossistes. La plupart finira sur les marchés de seconde main de pays en développement, notamment en Afrique, où près de 400.000 tonnes de vêtements débarquent chaque année dans les ports, soit 12,5% des vêtements mis en marché en Europe.

Cet engorgement de marché vient dérégler les économies locales et concurrencer l'artisanat et les savoir-faire.

décharge vêtement

Et une fois réutilisée, cette mode déjà en fin de vie vient alimenter d'immenses décharges à ciel ouvert. (Crédit photo : alternatiba.eu)

Bref, certains marchés textiles sont en train de devenir les dépotoirs de notre consommation. Littéralement.

Recycler ses vêtement n'est donc pas un permis pour sur-consommer.

Et ce sont les représentants des associations de tri qui le disent eux-mêmes. Valérie Fayard, DG Adjointe de Emmaüs l'a expliqué en juin :

"Notre vocation n’est pas de devenir revendeur d’invendus.

Avoir des collections tous les 15 jours, produites parfois dans des conditions sociales limites, et des produits jetés aussitôt, ce n’est pas tenable.

Il faut que les industriels aient des contraintes légales, en marge de leur prise de conscience actuelle, et que les consommateurs montrent leur pouvoir en rejetant ces achats de t-shirt à trois euros."

fleuve hazariba

Et le problème n'est pas qu'en aval de nos achats : consommer des vêtements bas de gamme à la pelle, ça impacte l'environnement dés la fabrication des matières premières. (Photo : fleuve d'Hazaribagh, ville qui regorge de tanneries de cuirs bas de gamme...).

Certes, les français recyclent davantage, et revaloriser ses textiles devient un réflexe pour beaucoup.

Mais ça reste du déchet.

Recycler, c'est bien. Mais il faut surtout consommer moins, et mieux.

Consommer moins, et mieux : une (bonne) tendance du marché

Heureusement, en France, le nombre de pièces textiles achetées recule plus vite que le budget global. C'est donc un marché en "déconsommation". C'est très positif pour l'environnement,  mais aussi pour les conditions sociales et la qualité générale des produits, car cela veut dire que le budget moyen consacré à un vêtement ré-augmente après des décennies de baisse. Autrement dit : on sort (un peu) du low cost.

La (bonne) action locale qu'on propose : du 26 juin au 26 juillet

Pour marquer le contrepied des soldes, et apporter une réponse (même symbolique) à cette période d'hyper-consommation, nous vous proposons de faire un geste qui a vraiment du sens.

Au-delà de notre travail de sensibilisation sur Internet, on lance une action locale dans les villes où BonneGueule est présent .

boutique Bonne Gueule Lyon

On attend vos dons dans toutes nos boutiques ! (Ici, celle de Lyon).

Objectif : donnez une VRAIE seconde vie aux beaux vêtements que vous ne mettez plus

Quand je dis "beaux vêtements", je parle bien d'un vêtement que quelqu'un dans le besoin sera heureux de porter. Pas d'un vieux tee-shirt qui a servi 2 ans de pyjama. Ni d'un pull massacré au sèche-linge.

Jetez un coup d’oeil dans votre vestiaire et regardez toutes ces pièces que vous ne mettez plus, suite à une perte de poids, un changement majeur de style, ou une erreur d'achat au départ (ça arrive).

En bon état, ils sont pourtant toujours utiles !

Nous vous proposons d'en offrir un (ou plus 😉 ) à une personne qui en a réellement besoin . Car oui, les bennes EcoTLC débordent de vêtements, et la quantité de vêtements donnés chaque année excède largement le nombre de personnes dans le besoin en France.

Annonce de l'opération, dans notre nouvelle boutique rue Madame à Paris 6e.

Offrez-le à une personne qui saura l'apprécier

Ces vêtements, nous allons les collecter dans nos boutiques, et les offrir à 3 petites associations (petites, mais avec une grande âme) que nous avons sélectionné :

C'est l’occasion de faire une vraie bonne action, ensemble.

Et si vous passez nous voir, on sera ravis d'en discuter et de vous parler du travail de ces associations. Bien entendu, Benoît et moi on est aussi là pour vous dans les commentaires !

Et recevez une (petite) récompense

Pour chaque vêtement en bon état que vous nous remettez à Paris, Lyon et Bordeaux, nous vous remettrons un bon symbolique de 5 euros.

Ce sera un bon non-cumulable, dans la limite d'un bon par jour et par personne.

Utilisable pour 50 euros d'achat minimum, en boutique et en ligne, du premier jour de l'opération jusqu'au 30 octobre 2019.

Attention, on vérifiera l'état de chaque vêtement. Il ne s'agit encore une fois en aucun cas d'accepter tout et n'importe quoi, juste pour avoir un bon (on compte sur vous là-dessus).

Nous attendons donc vos dons du 26 juin au 26 juillet pour cette première opération "Je donne, j'agis".

J'espère que l'on pourra bientôt vous faire un débrief positif sur cette première opération, et sur ce que sont devenus vos dons en nature !

À très vite de l'autre côté,
Geoffrey, Benoît et toute l'équipe

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