Notre veste en maille et notre tee-shirt en mérinos navy

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Aujourd'hui, on vous fait découvrir deux nouveautés qui vous feront plaisir presque toute l'année, notamment dès que le temps se rafraîchit un peu !

Commençons par la plus grosse pièce...

Notre veste en maille

Romance à l'italienne : quand la veste casual et le cardigan font un enfant ensemble...

... Eh bien vous obtenez le confort, la souplesse et la décontraction de votre cardigan d'hiver, mais avec le petit surplus d'allure que procure la forme d'un blazer.

Et comme pour notre jogpant en flanelle, l'idée de cette pièce revient entièrement à Julien, notre chef de collection.

D'ailleurs, quand on le connaît, ça n'a rien de surprenant, car ces pièces sont dans le même esprit. Il faut savoir que Julien affectionne tout particulièrement cette vision du vêtement selon laquelle on porte des ré-interprétations très décontractées de classiques élégants.

Jordan, écrivain songeur devant son dactylographe, s'apprête à conter l'histoire extraordinaire de la veste en maille (bagues Harpo).

C'est quelque chose de typiquement italien. Et quand je dis "typiquement italien", je ne vous parle pas du Pitti Uomo et de toutes ses exubérances, impressionnantes et agréables à regarder, mais pas forcément représentatives du quotidien des italiens.

Non, ce que je veux dire, c'est que si vous visitiez une grande ville de la péninsule, vous rendiez dans un beau restaurant, un vendredi soir, vous croiseriez probablement quelques hommes italiens portant ce genre de vestes en maille, accompagnée d'une paire de derbys suédées et d'un chino, par exemple.

Détail intéressant : grâce à ses trois boutons et à sa souplesse, vous pouvez obtenir un rendu différent selon comment vous les fermez. Ici par exemple, avec deux boutons fermés, elle tire plus sur le cardigan que le blazer (Foulard chiné en fripes).

En fait, rien que de l'écrire, ça me fait sourire, puisque je pense à un de mes oncles vivant à Turin, qui en porte tout le temps, et qui serait sûrement ravi de mettre la main sur cette veste... (Ciao Gianni !)

Ce qui est d'ailleurs amusant, c'est que Julien a découvert cette approche du style non pas dans des lookbooks de marques, mais au fur et à mesure des rencontres professionnelles qu'il a fait dans sa carrière.

Car selon ses propres dires :  "tous les gars du milieu, les italiens de Biella, ils portent ça... Je te jure Nicolò !"

Mais ne perdons pas le "fil" du sujet... Passons à la matière.

Le mélange de la laine et du lin pour la mi-saison

Tout commence par un fil lin (62%) et laine (38%).

"Hein ? Comment ça BonneGueule, du lin avec de la laine ? Mais vous ne nous aviez pas dit que le lin était une matière pour l'été, qui respire ? On va avoir froid avec cette maille alors ?"

Mais non, mais non, soyez rassurés ! Le lin respire bien en en effet. Pour autant, lorsqu'il est mêlé à la laine et qu'il est tricoté de façon très dense, il peut tout à fait tenir chaud aussi.

Et pour ce qui est de l'aspect, ce mélange procure aussi une certaine irrégularité dans la matière, un côté brut qui vous changera un peu de toutes vos mailles habituelles en 100% laine.

Voilà la bête vue de près... Comme vous pouvez le voir, le tricot est dense. Notez le choix des poches plaquées, à la manière d'un blazer décontracté.

En terme de température, voyez-le comme une maille plus chaude que votre petite maille habituelle, mais moins qu'un gros cardigan épais.

D'ailleurs les chiffres sont parlants : au mètre de tricot, il pèse environ 585 g, contre 760 g pour notre cardigan Alpaga-Mérinos, qui lui est une vraie pièce d'hiver épaisse.

Du coup, grâce à son fil de lin-laine, et à son poids, cette veste se situe juste entre la grosse maille et la petite maille légère en terme de chaleur, tout en respirant très bien.

Un fil de chez Zegna Baruffa

Reparlons de ce fil laine-lin, justement.

Il nous vient de la filature Zegna Baruffa, une des grandes filatures de la région de Biella en Italie. Plus de 160 ans d'expérience, et une aptitude à travailler admirablement bien tout un tas de mélanges de matières, que ce soient des laines-lin, des cachemires-lin, ou encore des mélanges avec de la soie. Bref, une vraie filature qui mêle qualité et créativité, comme on les aime.

Mais ce n'est pas tout que de choisir le bon fil, encore faut-il penser à la bonne façon de le tricoter...

Un point de tricot dense, pour une main consistante

Quand on a reçu le premier prototype de cette veste, Julien a froncé un sourcil désapprobateur. Et en la scrutant minutieusement, il nous a dit : "Mhmm... Non, elle fait trop "petite chose" cette veste, le tricot manque de densité".

Alors ni une, ni deux, il a relancé notre atelier italien, pour qu'ils trouvent une solution. On voulait que ça conserve la même apparence et que ça ne soit pas aussi épais qu'un de nos cardigans, tout en lui procurant plus de densité et une main plus ferme.

Et évidemment, avec leur ingéniosité et leur savoir-faire (qui ne sont plus à prouver, tant de grandes maisons leur ont fait confiance par le passé), ils ont su nous proposer ce qu'il nous fallait...

Plutôt que d'utiliser un fil d'une jauge plus épaisse, l'atelier a simplement augmenté le nombre de fils utilisés sur chaque point de maille. On obtient ainsi un tricot pas trop épais, mais avec une certaine densité.

Et ça se porte comment ?

En fait, c'est vraiment parfait pour quand il fait aux alentours de 15-20°... un peu comme ça :

Avec un pantalon blanc au volume plus ample, des derbys, une cravate, et une veste en maille, Jordan puise dans les "gimmicks" classiques du style italien contemporain. L'élégance très décontractée (Derbys Septième Largeur, Chaussettes Archiduchesse, Pantalon Edwin, Cravate Cinabre, chemise en chambray BonneGueule).

 

Ou encore comme cela, quand la saison changera vraiment, et qu'il commencera à faire frais.

C'est une pièce particulièrement efficace en layering. D'une part parce qu'elle a cette ouverture qui rend bien visible les couches inférieures, et d'autre part parce que la souplesse de la maille rend la superposition des couches de vêtement beaucoup moins encombrante (Mocassins Septième Largeur, ceinture Atelier Particulier, foulard Monsieur Charli, Pantalon Canevas et Mac BonneGueule).

Ou si vous voulez jouer le mélange des registres et faire cohabiter le workwear avec le plus habillé.

Le gilet rayé et la chemise à col mao donnent des accents plus bruts à la tenue, tandis qu'on préserve un côté habillé avec les chaussures et le pantalon. Et la veste, elle, fait le pont entre les deux mondes (Gilet chiné en fripes, chemise Suit, double-boucles Septième Largeur, pantalon COS).

Notre confection haut de gamme à Venise (évidemment)

On ne vous a pas habitués à moins que ça : comme d'habitude, cette veste est réalisée dans notre atelier vénitien, Maglificio Venezia, dont la réputation n'est plus à faire.

Vous retrouverez aussi les deux caractéristiques habituelles qui font la différence sur nos mailles :

• Cette veste est "fully-fashioned", c'est à dire que chaque pièce qui la compose (manche, dos, devant...) est tricotée séparément jusqu'à atteindre la forme désirée, plutôt que découpée et assemblée comme on le ferait sur un tissu.

C'est évidemment plus long et coûteux à réaliser, mais ça permet de ne pas gâcher de matière (on ne peut pas faire grand chose des restes de maille découpée). Autre avantage : cela permet d'avoir un tombé bien plus net, qui épouse mieux la silhouette et la carrure.

• Elle est également remaillée. C'est à dire que plutôt que d'être cousues entre elles, les parties sont connectées directement via leur maillage.

Une confection fully-fashioned et remaillée, pour un tombé et un confort au poil.

Là aussi, c'est du temps supplémentaire à la réalisation, mais avec pour intérêt de conférer un meilleur ressenti, plus confortable lorsqu'on est en mouvement. Et ça contribue aussi à une plus belle coupe.

Et enfin, les boutons sont en corne pour un aspect plus authentique.

Notre tee-shirt en mérinos navy

Vous nous avez réclamé des déclinaisons de couleurs pour le tee-shirt. Hé bien on l'a fait ! Et après le bordeaux et les gris, on s'est dit qu'il était vraiment logique de vous sortir un beau navy, classique et simple à porter.

Evidemment, ce coloris a lui aussi cet aspect légèrement chiné propre à nos tees mérinos.

On ne change pas une recette qui gagne...

C'est toujours ce même fil italien, filé dans la région de Biella à partir d'une précieuse fibre de mérinos "extra-fine".

Et on est toujours sur notre confection portugaise, réalisée dans un atelier spécialiste du tricot.

… mais on l'améliore

Au-delà de cette nouvelle couleur, nous avons aussi changé la coupe. Celle de nos tee-shirts d'été (indigo, rayures, et graphique chiné) vous avait beaucoup plu, on s'en est donc inspiré.

En pratique, ça veut simplement dire :

  • Il est un peu plus court, car vous étiez nombreux à le trouver légèrement long.
  • Ses épaules sont moins étroites pour la même taille choisie. Ceux d'entre vous qui étaient un peu entre deux tailles, et ont dû prendre une taille au dessus de leur taille de chemise ou de pull habituelle parce qu'ils se sentaient un peu étroits en carrure n'auront donc plus à le faire

    Un peu plus court, et un peu plus d'épaules, voilà ce qui change niveau fit. Jordan est paré pour son entraînement de pugilat !

Un de nos vêtements vous a tapé dans l'oeil ?

Nos sneakers montantes, veste en maille et tee-shirt mérinos navy sont disponibles dans nos boutiques à Paris, Lyon et Bordeaux et sur notre e-shop.

Nicolò Minchillo Nicolò Minchillo

Moi, c'est Nicolò. Chez BonneGueule, je m'occupe des tests de marques, et évidemment de faire des vidéos de conseil avec Sape m'en Cinq. À côté de ça, je prête parfois main forte au pôle produit pour qu'on développe des vêtements inspirés, dans de super matières.
J'aime la funk, le jiu-jitsu brésilien, le bacon, les manteaux majestueux, les blousons en cuir et les belles boots.

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