Notre pull en Superyak, cargo en coton Olmetex, jean noir Kurabo et sac made in Italy

Temps de lecture : 20 minutes

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Et on finit cette semaine de lancement avec un pull qui a été très remarqué mercredi soir dans le live, le fameux pantalon cargo attendu depuis plusieurs mois, le jean noir qui m'a fait céder, et notre tout premier sac pour partir en week-end !

Petite nouveauté pour vous faciliter la lecture, voici un sommaire :

Notre gros pull en mélange superyak et mérinos

Notre pull superyak qui sera votre meilleur allié pour cet hiver.

Notre pull le plus lourd, le plus chaud, c'est celui-là !

Si la matière vous dit quelque chose, vous ne rêvez pas, il s'agit du même fil composé de laine de yak et de mérinos extrafine que notre cardigan affectueusement surnommé superyak.

Pourquoi réutiliser ce fil ?

Bonne question. Alors que ce fil a déjà fait ses preuves avec notre cardigan en superyak, nous avons décidé de l'utiliser à nouveau car :

  1. Déjà j'adore ce fil !
  2. Le cardigan en superyak, c'est une pièce imposante mais je voulais une pièce un peu moins épaisse, avec un col normal, pour la porter plus facilement avec un manteau ajusté par-dessus.

La couleur est top grâce à ce fil très particulier.

La main est particulière pour deux raisons :

  • À l'extérieur du pull, le point ottoman donne une main dense et compacte, véritable armure contre le froid
  • À l'intérieur du pull, du fait du tricotage, la main est plus douce et douillette.

Notre habituel fil 50 % superyak 50 % laine mérinos extrafine

Je suis ravi de la sortie de ce pull, car ça me donne une occasion de plus de parler de l'une de nos mailles préférées.

Il est beau, il présente beaucoup de nuances de couleurs, il est chaud, il est sans odeur, il sèche à une vitesse folle, je veux bien sûr parler de ce mélange entre le superyak et la laine mérinos extrafine !

Comme on va le voir, le diamètre des fibres de laine de yak est de 17,5 microns, et de 18,5 microns pour les fibres de laine mérinos extrafine, ce qui permet à ce pull de concurrencer des fibres de cachemire de grade B

Avec une matière aussi dense, cela permet d'avoir une coupe aux épaules très structurée.

QUEL EST L'INTÉRÊT DU YAK EN COMPLÉMENT DU MÉRINOS ?

Un yak vit en hautes altitudes. Il peut aller jusqu'à 5000 mètres et supporter des températures très basses (genre un bon -30°C), alors qu'un mouton mérinos vit rarement au-delà de 1000 mètres, avec des températures beaucoup plus tempérées en hiver.

Voilà à quoi ressemble un troupeau de yaks en train de paître paisiblement en Mongolie, une photo prise lors de mon voyage que je vous ai raconté ! Pas d'enclos, pas de barrière, pas de nourriture OGM, que de l'herbe et des grands espaces ! Blague à part, pour avoir une idée de la taille et de l'aspect, vous prenez une vache, vous lui mettez une grosse toison et vous avez un yak.

Une telle différence d'habitat, ça change tout sur les propriétés de la laine. On comprendre mieux pourquoi la laine du yak est si chaude ! Sinon, la bête finirait congelée.

Ce n'est pas un hasard si, depuis peu, des marques d'outdoor comme Kora et Peak to Plateau ont jeté leur dévolu sur la laine de yak afin de supplanter le traditionnel base layer en laine mérinos. Et les premiers tests de Gear Junkie sont très enthousiastes (et très objectifs, vraiment).

Oui, faire de la course à pied dans la neige en portant du yak, c'est aujourd'hui possible. (CréditS : Kora)

QU'ENTEND-T-ON PAR "LAINE DE YAK" ?

Il y a deux types de laines de yak (ou plutôt, deux couches) :

  • La première, visible est ce "manteau" extérieur qui les protège de la pluie et de la neige. Des fibres plutôt grossières.
  • La deuxième couche, c'est le duvet près de la peau, qui les maintient au chaud en hiver. C'est cette partie-là qui nous intéresse :).

À noter que les yaks ne sont pas tondus. Etant donné qu'ils perdent naturellement leur duvet au printemps, ils sont simplement peignés pour récolter la précieuse fibre.

Dans cette vidéo, on voit que la fibre tombe toute seul, puisque on peut même la récolter en "peignant" le yak juste avec ses doigts. Un procédé qui ne blesse pas l'animal.

Bien que j'ai vu des yaks en Mongolie lors de mon voyage d'été 2017, la laine de ce pull provient du Tibet.

QUE VEUT DIRE "SUPERYAK" ?

Je pourrais dire que c'est un fil incroyablement doux, sans équivalent sur le marché, d'un très grand luxe, mais par souci d'objectivité (j'adore cette pièce je vous le rappelle !), on va nuancer le propos et essayer de voir ce qu'il en est vraiment.

On pourrait penser à une qualité de duvet mais je préfère rester prudent et prendre cette information avec des pincettes : malgré d'intensives recherches, je n'ai pas réussi à savoir à quoi correspond cette appellation par rapport à un yak "normal".

A priori, cela désigne plus un nom commercial pour un fil, que le grade particulier d'une fibre en microns.

Autrement dit, le "superyak" n'est pas vraiment l'équivalent du grade "superfine" en laine mérinos.

Soyez assurés que j'updaterai le paragraphe si j'en sais plus !

UNE FIBRE TRÈS DOUCE

SUPERYAK VS. CACHEMIRE

La fibre de laine de yak est très fine, elle est comparable à de la laine mérinos extrafine.

Mais est-ce aussi doux qu'un 100% cachemire ?

Certaines marques vendant du yak promettent une douceur absolument incroyable et sans équivalent. Qu'en est-il de mon point de vue ?

Au vu de mon ressenti et de mon expérience, la réponse est non car... ce n'est pas un 100% yak, tout simplement.

Et c'est vrai que j'ai déjà vu des tissus 100% yak presque aussi chers que des 100% cachemire. Ça reste donc une matière très haut de gamme, réservée au luxe. Si on en voit si peu dans les marques de l'écosystème BonneGueule, ce n'est pas un hasard.

Le superyak apporte une très, très belle douceur qui a de sérieux arguments face à la chèvre de l'Himalaya. On est clairement plus proche d'un cachemire que d'une laine mérinos !

Le diamètre de nos fibres de laine yak est de 17,5 microns et celui de la laine mérinos extrafine est de 18,5 microns, je le rappelle. Et à titre de comparaison, un cachemire de grade B correspond à une fibre dont le diamètre se situe entre 15,5 et 19 microns...

Notre fil mélangé en superyak et laine mérinos extrafine n'a donc pas à rougir face à une pièce en cachemire !

QUEL EST L'INTÉRÊT DU MÉRINOS ?

La fibre de laine de yak comporte naturellement de minuscules écailles qui ajoutent beaucoup à la douceur de cette laine, comparables à de la laine mérinos mercerisée. Du coup, c'est une laine qui ne gratte pas ou, en tout cas, beaucoup moins qu'une laine classique.

Pour l'avoir porté avec un simple tee-shirt, je peux vous dire que le pull gagnera en douceur avec le temps. Il est doux c'est sûr, rien à voir avec une laine vierge, mais je sens que son potentiel "douceur" s'exprimera pleinement après plusieurs ports.

En plus de ça, les 50% de mérinos extrafine renforcent encore la douceur et permettent d'avoir une pièce "stable". Si c'était du 100% superyak, le prix serait plus élevé, la pièce plus "poilue", mais aussi plus fragile.

Y ajouter une laine éprouvée comme du mérinos prend donc tout son sens.

Ce comparatif entre de la laine mérinos et un cheveu humain vous donne une bonne idée des différents diamètres. Sur notre cardigan, c'est de la laine mérinos extrafine, donc encore plus fine que la superfine de la photo.

Ça tient chaud comment ?

C'est la question qu'on se pose tous quand on veut acheter une maille !

Ici, le mélange de superyak et de mérinos continue à faire des merveilles, à l'instar du cardigan superyak plébiscité pour ses qualités thermiques.

Ne pas étouffer en intérieur…

Ici, je me dois d'y ajouter de la nuance : ça reste une grosse maille épaisse faite pour les températures froides. Effectivement, la capacité de ce vêtement à être porté en extérieur et en intérieur est assez bluffante, mais n'espérez pas être au frais dans un intérieur où vous auriez trop chaud en simple chemise...

À moins de vous trouver dans un bar surchauffé et de danser la bachata, laissez faire le pouvoir de régulation thermique du pull et appréciez cette chaleur très enveloppante (et ne chauffez pas votre appartement à 24°c ou 25°c hein). Je le porte en ce moment même, avec juste un tee-shirt en-dessous et l'isolation est parfaite. Je n'ai pas trop chaud et évidemment pas froid du tout.

Mes petits tests personnels

Il est temps que je vous donne un peu mon ressenti face aux diverses situations où j'ai testé ce pull :

Test #1 : 8°c et juste un blouson en coton par-dessus

Je l'ai porté avec un vêtement très proche de notre mac en Ventile et qui n'était pas doublé (donc encore plus léger). En gros, c'est comme si j'avais juste un tissu de coton au-dessus de ce pull.

Il faisait donc assez froid !

Résultat : ça allait, et c'était limite (ben oui, ça reste un pull, pas un manteau ! ). Non pas que j'étais frigorifié, mais je me suis dit "tiens la prochaine fois, il faudrait que je rajoute une petite couche".

Et c'est ce que j'ai fait : j'ai enfilé une sur-chemise assez fine avec un isolant synthétique, qui est moins chaude que notre gilet sans manche.

Là, c'était vraiment bien, la petite sur-chemise était juste le tout petit plus qu'il me manquait pour que l'isolation thermique de ce pull soit optimale.

Test #2 : 12°c, porté avec une Norwegian Rain

C'était royal ! Avec une pièce comme la Norwegian Rain, qui est doublée, et ce pull, tout marche parfaitement bien.

Ni trop chaud, ni trop froid : c'était clairement la température où l'équilibre était parfait, et les capacités de ce pull ont fait des merveilles.

Etre au chaud en extérieur

Contre le froid, c'est une pièce tout simplement géniale. Vous allez sentir une nette différence par rapport à un cardigan en laine mérinos.

Vous pouvez d'ailleurs le considérer comme un mid layer bien fiable. C'est-à-dire qu'avec ce pull, même si vous portez une pièce extérieure un peu légère, vous n'aurez pas froid. Tout simplement.

Pour les soirées en intérieur où il y a des ouvertures incessantes, c'est la pièce parfaite. C'est d'ailleurs celle que je mets en priorité pour ces occasions-là.

Ce qui est surprenant c'est que, bien qu'on qualifie ce pull de "grosse maille", sa main très compacte ne le rend pas si volumineux que ça et je reste surpris de la faible épaisseur de cette pièce au regard de la chaleur qu'elle permet d'avoir.

Le but de ce pull est d'en faire une pièce addictive de votre garde-robe hivernale.

Là aussi, les marques de yak promettent une respirabilité hors du commun, plus que le mérinos. Le mélange superyak / merinos extrafine fait des merveilles. La laine étant hydrophobe, elle rejette l'eau et la sueur est très vite évacuée, ce qui lui permet d'être anti-odeurs.

Kora a repris une étude de Sheffield Hallam pour le University’s Centre for Sport & Exercise Science, qui a prouvé que la laine de yak était plus isolante que le mérinos, en mesurant la température à la surface de la peau de coureurs.

Kora affirme que la capacité d'isolation de la laine de yak est clairement supérieure que la laine mérinos.

Un très beau gris chiné

C'est ce que j'adore avec le yak : il permet d'avoir des coloris chinés très subtils. Ce sont mille et une nuances de gris qui parcourent chaque fil de ce pull.

Le résultat est vraiment unique (on peine à retrouver ce rendu sans le yak) et donne un coloris parfaitement équilibré, qui est renforcé par la texture du point ottoman.

Regardez, chaque fil présente des nuances différentes. J'adore !

Un clin d'oeil à notre cardigan superyak

Quand on a sorti notre cardigan superyak, j'avais fait des manches un peu plus longues que d'habitude pour les porter retournées. C'était un petit clin d'oeil à Daniel Craig qui portait ainsi son cardigan dans Quantum of Solace.

J'ai été surpris de voir que cette petite caractéristique du cardigan ait été aussi bien accueillie, j'ai donc décidé de la garder sur ce pull.

Et l'intérêt c'est que, quand il fait très froid, vous pouvez "dérouler" la manche pour qu'elle couvre mieux votre main.

ça c'est le mode "normal"…

Là c'est le mode grand froid. Profitez-en aussi pour apprécier ces nuances de gris fantastiques !

Un montage italien "fully fashioned" remaillé

Comme nos autres mailles, ce pull est fabriqué près de Venise, Maglificio Venezia, dont la réputation n'est plus à faire, en Vénétie. J'ai pu visiter l'atelier de tricotage, très propre et organisé, mais je n'étais pas surpris : c'est en Vénétie que le made in Italy très haut de gamme se fabrique, dans les plus beaux ateliers. Pour rappel, voici le reportage qu'on avait fait :

Donc oui, ce pull est fully-fashioned. C'est-à-dire que chaque pièce qui la compose (manche, dos, devant...) est tricotée séparément jusqu'à atteindre la forme désirée, plutôt que découpée et assemblée comme on le ferait sur un tissu.

C'est évidemment plus long et coûteux à réaliser mais ça permet de ne pas gâcher de matière (on ne peut pas faire grand-chose des restes de maille découpée). Autre avantage : cela permet d'avoir un tombé bien plus net, qui épouse mieux la silhouette et la carrure.

Ce pull est également remaillé. C'est-à-dire que, plutôt que d'être cousues entre elles, les parties sont connectées directement via leur maillage.

Oui, le col n'est pas "cousu" au reste du pull, il est remaillé, comme s'il avait été directement tricoté avec le corps du pull.

Si je porte le pull et la parka en même temps, il se passe quoi ?

C'est là que je regrette ne plus habiter à Montréal (et n'être jamais allé à Mouthe, en France), parce que j'aurais été très curieux de tester les deux dans des températures en-dessous de -10°c !

Car oui, pour des températures s'approchant du 0°c il n'y aura aucun problème, et même en-dessous.

Très sincèrement, en portant ces deux pièces, vous pouvez aller très loin dans les températures négatives (n'oubliez pas de protéger vos jambes du froid).

Et au niveau prix on est comment ?

Le cardigan en superyak coûte 450 €, car il y a la fabrication italienne, le montage remaillé, la quantité de fil, etc. On pourrait donc penser que ce pull allait être dans la même gamme de prix…

Mais, étant donné que la fabrication d'un pull est plus simple que celle d'un cardigan, on sera bien en-dessous des 300 € pour ce pull à la matière si luxueuse.

J'insiste bien sur le fait que c'est une pièce avec peu d'équivalents (malheureusement, peu de marques creusent la piste du yak pour leurs mailles), encore plus à ce prix-là. Un pull tricoté avec un mélange de laine de yak coûte normalement au moins 300 €, voire même 450€ selon la forme de la pièce en question.

Notre cargo en coton Olmetex

Voici votre nouveau pantalon pour barouder !

Alors celui-là, il était très attendu !

Le cargo, c'est une alternative plus forte, plus originale qu'un jean ou un chino.

Vous l'avez adoré dans sa version flanelle 100 % laine, il était temps qu'on sorte une version 100 % coton.

Personnellement, j'aime beaucoup les pantalons cargo, car :

  1. c'est super pratique pour ranger des trucs grâce aux poches latérales
  2. ça fait des tenues super sympas.

Et on a voulu lui apporter quelque chose en plus en utilisant un tissu de chez Olmetex, un fournisseur italien spécialisé dans les tissus 100 % coton traités contre la pluie.

Et c'est parti pour la promenade ! Manteau laine bouillie super confortable BonneGueule, comme tout le reste sur cette tenue.

Un twill de coton Olmetex

Le tissu utilisé est un twill 100 % coton, avec une main soyeuse et souple. Son poids est de 215 g/m2.

Il est olive, parce que bon, c'est un pantalon cargo !

Un beau coton olive pour vous accompagner dans vos aventures.

Une coupe "tapered"

On est parti de la coupe de nos chinos et on l'a légèrement modifiée :

  • Plus d'aisance au niveau des cuisses
  • Plus d'espace au niveau des mollets
  • Mais l'ouverture de jambe reste strictement la même que nos chinos (c'est important à comprendre)

Sur cette photo, on voit que les cuisses sont confortables mais que l'ouverture à la cheville reste ajustée, pour avoir une coupe vraiment contemporaine. (Et Simon, notre mannequin a de bonnes cuisses.)

Un pantalon déperlant… sans C6 et C8

Aujourd'hui, même en ayant bien creusé le sujet des vêtements respirants, urbains, chauds, imperméables depuis quelques années, je reste face à une situation que je n'arrive pas encore à résoudre, qui se résume en deux mots : averse + pantalon.

Effet, je n'ai aucun mal à protéger le haut de mon corps face à la pluie, mais mes pantalons en coton se mouillent très facilement avec l'eau qui ruisselle.

Avec cette pièce, on a donc voulu proposer un pantalon enfin efficace dès que les gouttes commencent à tomber.

Et ça, on le doit à son traitement déperlant. Mais avant de le détailler, on va reprendre quelques bases…

Quelle différence y a-t-il entre imperméabilité et déperlance ?

C'est LE point sur lequel les marques sont volontairement ambigües.

Un vêtement déperlant

Un traitement déperlant empêche considérablement l'eau de pénétrer le tissu en la repoussant. Mais son action a des limites : ça marche bien pour un petit crachin breton, mais lors d'une "vraie" pluie, l'eau va aisément passer à travers le tissu.

Comme c'est un traitement appliqué en surface du tissu, il va finir par partir peu à peu : à cause des frottements, des bretelles du sac à dos, des lavages, ou de trop nombreuses averses.

Les marques désignent les vêtements déperlants avec des expressions comme :

  • water resistant
  • water repellent
  • weather resistant
  • rain resistant
  • durable water repellent (DWR)
  • etc.

En faisant ça, les marques tablent sur le fait que ces mots vous feront penser que leurs produits sont imperméables, c'est-à-dire waterproof. Uniqlo est le grand spécialiste de ce type de flou artistique…

En général, dès que vous voyez le mot "resistant", vous pouvez être sûr d'être face à un vêtement déperlant (et non imperméable) dans 99,99 % des cas.

Un vêtement imperméable

Un vêtement imperméable empêche l'eau de traverser le tissu.

Dans l'idéal, on applique un traitement DWR sur une membrane imperméable, pour avoir un maximum d'effet : non seulement l'eau a du mal à pénétrer dans le tissu, mais quand elle y arrive, la membrane fait une barrière finale définitive.

En général, les marques urbaines préfèrent appliquer un traitement déperlant sur une matière classique type coton ou nylon plutôt que basculer sur l'utilisation d'une matière imperméable, car c'est bien plus simple à mettre au point et également bien moins cher !

Donc non, ce pantalon n'est pas imperméable : il n'a pas de coutures soudées, pas de membrane, c'est un 100% coton bien confortable.

Tout simplement parce que faire un pantalon imperméable pour de la ville, c'est sur-dimensionné dans son usage, de l'overkill comme on dit dans le jargon ! Avoir une matière synthétique, type Gore-Tex à même la peau, sur ses jambes, ce n'est pas très agréable (sans parler de la question du prix, au minimum 300 € pour un pantalon étanche).

Il valait mieux choisir un vrai 100% coton, aussi facile à porter que n'importe quel pantalon, avec quelques légères propriétés techniques.

En revanche, il est déperlant, ce qui fait qu'il vous protégera sans problème des averses.

Le traitement déperlant est "PFC free", développé avec Greenpeace !

A noter : les marques qui affichent fièrement un traitement déperlant "oublient" de vous dire que le traitement part forcément au bout de plusieurs lavages (entre 15 et 20 en l'occurrence sur ce pantalon), donc si la déperlance est vraiment quelque chose d'important pour vous, il faut l'entretenir.

Comment entretenir le traitement déperlant ?

C'est simple, il suffit de faire comme les randonneurs !

Soit vous lavez votre pantalon avec d'autres vêtements dont vous voulez retrouver la déperlance, soit vous faites une machine normale et vous appliquez un spray déperlant quand vous sortez votre pantalon de la machine.

Pour ça, je vous recommande les produits de Grangers, sans "PFC free" (ce sont ceux que j'utilise personnellement) :

  • Si vous optez pour la première solution, je vous conseille cette lessive
  • Si c'est la deuxième, je vous recommande ce spray.

Je précise que je touche absolument aucune commission sur la vente de ces produits, c'est juste mon cœur de passionné de techwear qui parle !

Les finitions haut de gamme de ce pantalon cargo

La poche secrète intérieure

Vous l'avez adorée sur notre chino, elle est toujours là, il s'agit de la fameuse poche secrète zippée — et donc sécurisée — pour vos effets personnels les plus précieux.

La poche arrière zippée

Là aussi, c'est une poche zippée qui vous permettra de sécuriser tout ce que vous allez pouvoir mettre dedans.

Le passepoil rend le zip totalement invisible (pour les besoins de la photo, il a été légèrement remonté).

La poche cargo à bouton pression

C'est l'élément central d'un pantalon cargo ! Ici, elles sont à soufflet, et on a voulu faire une forme un peu plus originale, qui rappelle les poches de notre parka M-65.

C'est un bouton pression qui ferme cette poche !

Des boutons en corne

Comme sur tous nos pantalons, blazers et manteaux, ce sont de beaux boutons en corne que vous trouverez.

Comment porter ce pantalon cargo ?

Si vous aimez les styles décontractés, ou le vintage, ou le workwear, ou les influences militaires : foncez ! Le cargo vert olive est une pièce de base pour ce type de vestiaire, et c'est pas pour rien que les marques japonaises du type Orslow en rééditent chaque année.

La cheville resserrée permettra de le porter sans problème avec des sneakers, que ça soit des runnings ou des plus épurées.

Son ouverture à la cheville ajustée permet à ce pantalon de le porter facilement avec nos sneakers ! (Chaussettes Archiduchesse)

Evidemment, des boots aux influences workwear seront également un super choix.

Là on est dans un look plus baroudeur, avec notre parka, et un prototype de nos boots qui n'est pas le cuir final.

Le Jean Noir Kurabo : le seul vêtement noir que Benoît porterait (Nicolò)

Heeeeeey ! Pas mal ce jean. Attendez attendez... Mais... C'est pas du bleu ça ?!

"Un jean noir... mais pourquoi ?"

Je vous vois déjà arriver. Scandale, révolution, la une de la presse internationale, discussions au sommet du G20 : "BonneGueule a sorti un vêtement NOIR."

"Mais Benoît a toujours dit qu'il ne supportait pas ça ! Même dans son Parlons Vêtements sur le noir, il explique tous les désavantages qu'il y a à porter cette couleur !"

Ah ça, ne m'en parlez pas... C'est vrai qu'il n'a pas tort sur le fait que c'est une couleur difficile à porter, surtout quand il n'y a pas de texture. Et sur le fait que trop de monde la voit (à tort) comme une solution de facilité, un choix safe.

C'est lors de son voyage au Japon que Benoit a commencé à revoir son jugement sur les toiles de jean noires…

Mais il faut savoir deux choses :

  • Benoît possède, secrètement, deux vestes Acronym noires... Oui, oui. Sa passion pour le techwear lui a déjà fait faire une exception par le passé !
  • Benoît peut entendre raison si l'on présente les bons arguments.

Sans la texture de ce denim, nous n'aurions sûrement pas sorti de jean noir.

Benoît a cédé...

Et la naissance de ce jean, c'est le fruit d'un long travail de lobbying en interne...

D'une part, Geoffrey a toujours été défenseur du jean noir. Je crois même que, quand je suis arrivé il y a des années, il militait déjà auprès de Benoît pour qu'on en fasse un.

Et moi-même, je lui ai dit plusieurs fois, que porté avec notre Camel Coat  un petit jean noir, ça ne ferait pas de mal... Et même Julien, notre chef de collection, lui a dit qu'en boutique, vous avez été plusieurs à réclamer la sortie d'un tel jean et que ça n'avait pas de sens de vous en priver.

Eh bien je dois féliciter tout le monde, notamment tous ceux qui ont fait ces retours car... vous avez fait céder Benoît ! 

Ca, c'est la tête que fait normalement Benoît quand on lui parle de vêtements noirs. Mais pour un petit jean texturé, il a changé d'avis.

Et finalement,  quand le prototype est sorti, Benoît nous a tous surpris. Avec son flegme habituel il a lâché un :

"Bon, c'est vraiment pas mal. Et puis en vrai, il faut le dire, les "fades" sur un beau jean noir... C'est hyper beau gosse."

Sacré Benoît...

Pas si noir que ça, mine de rien

Et en même temps, ça ne me surprend pas qu'il ait accepté.

Une des raisons pour lesquelles on se permet de faire cette pièce en noir, c'est parce que c'est la texture même du denim qui change la donne.

Voici la fameuse toile vue de près ! Kurabo ne déçoit toujours pas sur le grain de ses denims.

Parce qu'un denim est, par essence, un tissu composé d'un fil foncé (bleu, ou noir en l'occurrence) et d'un fil clair (blanc). Or, le mélange du blanc et du noir donne en réalité un rendu gris foncé. 

Et sur une toile avec un grain aussi marqué que sur celui-ci, le blanc ressort particulièrement bien. En fait, ce jean noir n'est concerné par aucun des reproches que Benoît fait habituellement aux vêtements noirs, car :

  • Il a une texture marquée, typiquement japonaise, qui brise la monotonie de cette couleur.
  • Le fil blanc ressort suffisamment pour que le rendu du jean soit en réalité gris foncé.
  • Il en devient beaucoup plus facile à assembler avec d'autres couleurs.

Au fil des ports, il s'éclaircira à mesure de son délavage pour tirer sur un gris encore un peu plus clair. D'ailleurs, pour les curieux, je vous invite à aller voir sur Heddels, site américain spécialiste du denim, comment vieillit un beau denim noir.

La toile japonaise haut de gamme qui vous a conquis

Notre Kurabo, c'est le premier jean vraiment haut de gamme de BonneGueule. Les anciens s'en souviendront : le Jean Kurabo, pour nous, c'est un petit morceau d'histoire. Et, depuis le départ, vous lui avez réservé un accueil chaleureux. Il suffit de regarder le nombre de commentaires sur la page produit de notre jean Kurabo... 

Plus de 1300 commentaires pour ce jean ! Bon, je pense qu'on peut dire que vous l'aimez bien. Vraiment bien. Et d'ailleurs, joli délavage, Frank, bien joué !

Eh bien vous retrouvez la même référence de toile, même poids de matière (13,5Oz), mais en noir !

Kurabo, le plus vieux fournisseur de selvedge Japonais

Evidemment il faut parler du fournisseur de cette toile. Après tout, c'est aussi à lui que ce jean doit son succès...

On vous avait déjà raconté son histoire en détail dans le premier article de sortie du Kurabo, mais voici l'essentiel :

  • L'entreprise, fondée en 1888, bénéficie d'une expérience d'un siècle et demi de savoir-faire textile.
  • Kurabo est le tout premier fournisseur de denim japonais selvedge.
  • C'est avec une toile de ce fournisseur que la mythique marque "Big John" réalise le premier jean selvedge 100% japonais, dans les années 80.
  • Aujourd'hui, ce fournisseur persiste à utiliser les mêmes métiers à tisser Toyoda Vintage, plus lents, mais produisant un plus beau denim.

Le fameux métier ToyoDa (et non ToyoTa) sur lequel est née la légende du selvedge japonais !

Notre confection portugaise haut de gamme

Comme tous nos autres jeans désormais , ce jean est confectionné dans notre atelier portugais haut de gamme, spécialisé dans le denim.

Et vous y retrouvez toutes nos finitions que vous appréciez sur nos jeans, à savoir...

Les double passants, doublés...

Pour accommoder différentes largeurs de ceinture ! Et l'intérieur est justement doublé pour un rendu plus soigné, et plus de résistance aux frottements de la ceinture.

Poches arrières semi-doublées...

... pour plus de durabilité. Sans créer l'effet "bourrelet" que peut donner la présence d'une doublure entière.

La doublure tient grâce à cette petite ligne de couture au milieu de la poche.

Ainsi que d'autres détails auxquels vous êtes habitués sur nos jeans, tels qu'un intérieur gansé pour un rendu impeccable, ou des sacs de poche 100% coton. Rien de nouveau, on fait ce qui marche, et c'est très bien comme ça !

Et ça se porte avec quoi un jean noir ?

Si c'était un jean noir, vraiment "noir optique" alors je vous dirais que c'est un peu compliqué, parce que ce genre de pantalon a un effet "vortex" qui aspire un peu toute la luminosité des couleurs qui sont autour...

Mais les jeans comme celui-ci sont un autre cas. Vous pouvez le porter comme vous porteriez un jean gris foncé : avec à peu près tout !

La seule astuce qu'il vous faut garder en tête, c'est de bien veiller au niveau de contraste de vos tenues, et d'éviter de partir sur un amas de couleurs très sombres et neutres. Ça risquerait d'être un peu triste, sinon.

Avec un pull texturé

Le pull gris, et texturé lui aussi, répond bien au jean via une sorte de dégradé de gris. Les boots s'insèrent très facilement dans la tenue grâce à leur forte compatibilité stylistique avec le jean.

Avec une parka et des sneakers

Deux basiques de la mode masculine : le jean et la field jacket M-65. Le tenue aurait pu être un peu sombre mais les sneakers viennent relever le tout avec leur blanc éclatant et leur gris clair ! On reprend le même principe de dégradé qu'à la tenue précédente, qui va du gris foncé jusqu'au blanc.

Dernière astuce de style : sa couleur plus sombre renvoie aussi une image d'élégance sobre, très chère aux amateurs de vêtements noirs justement. C'est intéressant si vous êtes du genre à vouloir porter le jean avec un blazer, par exemple.

Notre sac de voyage 48h

Voici notre premier sac pour vous accompagner partout.

Vous avez dû vous en rendre compte, j'ai une passion pour le "gear". Etant un lecteur très assidu de Carryology.

Un format "week-ender"

C'est un sac prévu pour les échappées belles de 24h ou 48h, voire plus si vous voyagez léger.

Au-delà, une valise nous semble plus approprié. Evidement, on a mis une bandoulière amovible, entièrement en cuir, pour plus de confort.

Sur cette photo, notez que les "tranches" (les bords des pièces en cuir) sont soigneusement finies en kaki.

C'est une bandoulière bi-texture : sur une face, c'est un cuir lisse, et sur l'autre c'est un cuir suédé, comme la moindre pièce de cuir sur ce sac.

Voyager avec un sac, je trouve qu'il y a un côté old school plutôt sympathique, de l'homme qui part à l'aventure. Cela vous force à ne prendre que l'essentiel pour ne pas avoir un sac trop encombrant.

Et j'espère que cela vous fera expérimenter cet état méditatif parfois décrit par des voyageurs intensifs, au moment de choisir et de préparer leurs affaires.

Oui, c'est le sac pour les week-ends entre potes.

Une fabrication italienne de haute volée

Le cuir utilisé pour les anses est tout simplement magnifique (il a été proposé par notre atelier).

Mais c'est surtout quand on voit la qualité des cuirs des poignées et des tranches qu'on prend la pleine mesure du savoir-faire de cet atelier.

Le feeling du cuir est très haut gamme, il évoque presque un taurillon d'un côté des anses. Et, de l'autre côté, c'est du suède au grain fin. Pas de doutes, on est bien dans des matières de la maroquinerie de luxe.

Les anses et la bandoulière sont d'un très beau cuir haut de gamme.

Canevas et Cordura sur le même sac

Point de X-Pac ou de Dyneema ici, le but n'est pas d'avoir un sac futuriste, mais un canevas italien légèrement délavé, d'une belle couleur olive.

Oui, on voulait cette couleur pour accentuer le côté baroudeur !

C'est un canevas bien costaud qui ne demande qu'à se patiner dans le temps !

Un canevas de l'italien Free Time

Il vient d'un fournisseur qui s'appelle Free Time. C'est une fournisseur qui a été fondé par un vétéran de Limonta, qui est LE fabricant italien de nylon de luxe.

Autant vous dire, des sites internet de fournisseurs j'en ai vus, mais je suis rarement tombé sur un site avec une identité visuelle si… particulière.

Parmi les photos invraisemblables, il y a celles du stand de Free Time dans les salons pros où ils sont carrément allés reconstruire une sorte de bar vintage, avec une patte visuelle, très, mais alors très forte. Juste pour un salon professionnel.

Un petit bar où le western côtoie des photos encadrées de films en noir et blanc. Il y a comme une espèce de folie qui se dégage de ce fournisseur, une certaine allégresse.

Voilà, pour vous donner une idée, ça c'est le stand de Free Time dans un salon pro. Ça a l'air d'être un fournisseur avec du caractère !

Bref, comme d'habitude, on n'en saura pas grand chose sur ce fournisseur, si ce n'est qu'il fournit des toiles de coton pour les sacs de marques de luxe françaises et italiennes.

Si on s'approche de près, on voit que le canevas renferme de belles nuances.

Pour le fond du sac, on voulait un tissu bien costaud, qui supporterait sans problème les milliers de fois où vous poserez votre sac par terre. Et forcément, s'il y a bien une matière qui a prouvé sa robustesse sur des sacs, c'est le Cordura.

C'est donc un Cordura ton sur ton qui va protéger le fond du sac.

Du Cordura bien solide qui va protéger votre sac.

Des zips italiens

J'ai été agréablement surpris de voir que la "glisse" du zip était très douce, même quand le sac est neuf et que le zip n'est pas censé être "rôdé".

Pour les zips, c'est l'atelier italien qui nous a suggéré d'aller chez Senatori, un fournisseur italien spécialisé dans le luxe. Et au regard de la qualité de glisse de ce zip, on veut bien le croire.

C'est Senatori qui a fourni toute la metallerie de ce sac, et qui l'a patinée.

De nombreuses poches

A l'extérieur, vous avez une poche zippée, bien pratique pour avoir un accès rapide à vos écouteurs ou vos documents de voyage.

A l'intérieur, on a placé une poche matelassée exprès pour votre ordinateur portable. En face, il y a une grande poche zippée intérieure pour ranger de petits éléments, à côté d'une poche pression qui se fera une joie d'accueillir vos chargeurs en tous genres.

Votre ordinateur sera protégé !

Finis les câbles en bazar dans le sac !

Note : voyageant souvent, je ne peux que vous encourager à investir d'urgence dans les "packing cubes" de Muji, leur usage permet d'avoir l'intérieur d'un sac tellement ordonné qu'on ne peut plus s'en passer.

Pour quel usage au quotidien ?

Vous pourrez sans problème transporter quelques tenues dans ce sac !

L'usage parfait de ce sac, comme son nom l'indique, c'est clairement quand vous devez passer une ou deux nuits hors de chez vous.

A l'époque où je travaillais dans une société de conseil et où je portais le costume tous les jours, je sais que certains collègues aimaient bien changer de tenue au bureau pour sortir le soir, sans repasser chez eux. Là, c'est l'accessoire tout trouvé, ça vous évitera d'arriver au bar avec une petite valise ou un sac de sport !

Parfois aussi, c'est un excellent sac d'appoint pour partir en week-end quand… votre valise ne suffit plus ! Typiquement à Noël, quand vous allez rentrer les bras chargés de cadeaux

C'est sûr que pour prendre uniquement un ordinateur, ça va être un peu trop grand. Par contre, si vous avez votre ordinateur, une tenue de sport et une serviette, là, la taille sera parfaite.

À très vite de l'autre côté,
Benoît

Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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