Notre nouveau blazer et nos mailles en matières nobles

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Avant de parler de ce blazer, j'aimerai qu'on revienne (très) rapidement sur un autre de nos blazers : le blazer bordeaux en mélange de laine, lin et soie.

Étant donné son succès rapide, j'en ai tiré une leçon : comme moi, vous aimez les matières riches, avec mille subtilités dans la couleur.

Mais je n'ai rien inventé, j'ai découvert ces matières au salon Pitti Uomo d'hiver, à Florence.

Les Italiens y portent des pantalons, des chemises et des chaussures sobres, mais ils s'amusent à fond sur les accessoires (cravates et pochettes) et… leurs blazers.

Et forcément, j'ai voulu créer une pièce dans le même genre.

Un cahier des charges très simple

La cahier des charges est donc extrêmement simple pour ce blazer, et tient en une seule phrase :

Un blazer bleu dans une matière exceptionnelle, afin qu'il devienne un des blazers favoris de votre vestiaire.

Oui oui, j'ai bien employé le mot "exceptionnelle". Bien que ça soit un terme usé jusqu'à la corde chez certaines marques, c'est un terme totalement justifié pour ce blazer que je vais vous présenter.

En effet, ce blazer est dans un mélange de matières qu'on ne voit jamais en prêt-à-porter (sauf dans le luxe), et avec une texture, un aspect visuel, qui là aussi, sont une belle vitrine du savoir-faire des tisseurs italiens.

Je vous laisse donc en compagnie de Renaud, tout jeune débutant dans le mannequinat, qui porte nos nouvelles pièces dans les paysages grandioses d'Islande…

Et soudain, surgit d'une cascade un blazer bleu dans une matière unique…

Et pour ceux qui veulent savoir tout, tout de suite, je vous raconte tout (en vidéo) :

Un blazer simple à porter… qui cache une matière de luxe

L'intérêt d'une telle matière ? C'est qu'elle se fond aussi bien dans une tenue "casual chic du type blazer/chemise en chambray/chino, blazer, sneakers que dans une tenue plus habillée du type blazer/chemise/cravate/pantalon/beaux souliers

La tenue blazer + chemise ouverte + jean reste toujours d'une belle efficacité !

Faisons maintenant la lumière sur ce blazer ! Avec une telle photo, j'étais obligé de faire cette blague…

Un mélange en laine, soie et cachemire de Fratelli Tallia Di Delfino

Ce n'est pas un 100 % laine sur ce blazer, mais un mélange unique qu'on vous propose ici, puisque le tissu est composé de :

  • 84 % de laine, pour le dessin du tissu et son tombé.
  • 12 % soie qui apporte un très léger éclat et surtout, l'effet bouclé. En effet, la soie est un fil fin et résistant qui peut remplacer le polyamide. C'est plus haut de gamme, mais le prix est aussi plus élevé.
  • 4 % de cachemire, pour ajouter de la douceur à la main.

La façon dont ce tissu prend la lumière est magnifique.

Une matière souvent inaccessible

Vous vous en doutez, mélanger de la laine, de la soie et du cachemire, c'est inenvisageable pour les marques "normales" habituées à sortir des blazers 100% laine à 500 €, tout simplement parce que c'est bien trop cher !

En effet, le prix d'un laine/soie/cachemire est environ deux fois supérieur à un 100 % laine. Mais rassurez-vous, cela ne veut pas dire que le prix de ce blazer sera deux fois supérieur aux autres !

Pour l'anecdote, cette étoffe fait partie des trois tissus de blazer les plus coûteux qu'on ait travaillé (les deux autres : le blazer en laine lin et soie sorti cet été, et l'autre, vous le saurez en novembre).

Je me suis "amusé" à voir quelles autres marques utilisaient un tel mélange de matière et leurs prix. La très grande majorité, c'est le luxe (Brunello Cucinelli, Corneliani, etc.), avec des blazers vendus entre 1000 € - 2000 €.

Le blazer le moins cher que j'ai trouvé, avec un mélange proche du nôtre, est à 750 €… Avec notre blazer, qui sera en-dessous des 450 €, je suis extrêmement fier de vous proposer une telle matière à ce prix là.

C'est une matière toute en nuances et subtilités qui habille ce blazer.

Une texture unique avec un léger effet bouclé

Pour les plus techniques d'entre vous, le pois de la matière est de 290g par mètre linéaire ou, en mètres carrés, 190 g/m2, ce qui fait un blazer tout à fait adapté pour l'automne, l'hiver, et le printemps.

Autre particularité : si vous regardez de (très) près, vous verrez que les fils bleus sont légèrement bouclés, c'est ce qui donne cette main si particulière, associée à la résistance et la finesse de la soie. Les bouclettes sont ensuite "aplaties" pour trouver le bon dosage du relief.

Regardez-moi ces petites boucles, les 1001 nuances sont très visibles.

De nombreuses possibilités de Looks avec ce blazer

Une chemise chambray, un chino coloré… vous ne serez pas limité au niveau des possibilités.

J'ai également été rassuré de voir à quel point ce tissu a fait l'unanimité.

Y compris chez François, notre coach, qui a plus de 60 ans et qui "n'aime pas la mode plus que ça". Pourtant il l'a tout de suite remarqué dans notre showroom lors de sa dernière visite.

Un blazer qui donne le sourire Vous voyez, même avec une chemise plus originale (c'est la nôtre aux fils tirés) le résultat est très facilement portable.

Mais pourquoi vous n'en faites pas un costume ?

Parce que c'est un tissu spécifiquement créé pour faire des blazers et non des pantalons ! Je pense notamment que les frottements à l'entrejambe fragiliseraient cette matière.

C'est d'ailleurs une matière de faire typiquement italienne. Etant donné qu'ils adorent le blazer dépareillé, et qu'il y a moins de contraintes de résistance qu'un pantalon, ils ne se privent pas de s'amuser avec des couleurs et des reliefs bien particuliers.

Même s'il n'y a pas le pantalon qui va avec, vous pouvez utiliser ce blazer dans une belle variété de tenues.

Pour ce blazer, nos habituelles finitions haut de gamme

Des boutons en corne

Comme sur tous nos blazers et manteaux, ce sont de beaux boutons en corne que vous trouverez.

Les "kissings buttons"

C'est un blazer muni de "kissing buttons" : les boutons se chevauchent légèrement, et c'est un autre clin d'oeil à l'univers tailleur.

Les coutures gansées

Etant donné que ce blazer n'est pas doublé, toutes les coutures sont visibles.

Il est donc nécessaire de ganser minutieusement chaque couture. C'est plus long, mais tellement plus beau !

La poche poitrine "barchetta"

La poche poitrine est légèrement courbée, on appelle ça une poche "barchetta" (= petit bateau en italien). Encore un détail de l'univers tailleur.

Les poches plaquées

Les poches sont plaquées pour apporter de la décontraction sur ce blazer.

Une parmenture américaine

Même si ce n'est pas évident au premier abord, cette photo montre l'intérieur de la veste, au niveau du pan avant gauche. Vous voyez qu'il n'y a pas vraiment de doublure, mais que le tissu extérieur revient à l'intérieur de la veste.

On appelle ça une parementure américaine.

C'est plus coûteux à faire car cela demande d'utiliser plus de tissu haut de gamme, mais l'effet quand on ouvre sa veste est sans commune mesure.

Notre cardigan au beau mélange de laine, soie et cachemire

Notre nouveau cardigan marine.

Le cardigan idéal pour réaliser des superpositions (layering)

L'objectif est de vous proposer une pièce qui permet de faire de beaux jeux de superpositions.

Et quand beaucoup d'entre vous nous ont demandé si nous allions aussi sortir des cardigans fins, on a décidé de relever le défi.

Ce cardigan est évidemment destiné à ceux qui aiment les pièces habillées ou le style “classique”. Mais aussi à tous ceux qui souhaitent une alternative aux simples pulls, afin de varier les plaisirs.

Les différentes possibilités de "layering" (la superposition des couches) permettent de l'intégrer facilement sous un blazer, avec un costume, seul avec un jean ou un chino, ou même un pantalon pince...

C'est justement son origine classique qui le rend compatible avec plusieurs styles. D'autant que cette polyvalence n'est pas uniquement stylistique, mais aussi saisonnière, entre les soirées de printemps et d'été, les matins frais d'automne et les tenues plus sophistiquées en hiver.

Ce n'est pas qu'une pièce habillée. Ca se porte très bien comme basique, avec un chino. Juste ici, associé à notre nouveau modèle lie de vin, notre chemise en chambray "slub", et un prototype de boots top secret (dont la couleur n'est pas encore finalisée !)...

Un triptyque unique de matières

A l'instar de notre nouveau blazer, pas moins de trois matières différentes qui composent le blend de cette maille :

70% de laine mérinos "extrafine"

On a choisi la laine mérinos "extrafine" , pour la chaleur et pour son côté isolant.

Tout ce que vous connaissez si vous avez déjà porté un pull dans une belle laine (provenance de la laine : Australie).

20% de soie

La soie apporte de la douceur et de la fluidité, mais aussi plus de stabilité à la maille. Ainsi, le cardigan se détendra moins qu'avec du coton et rétrécira moins au lavage qu'avec de la laine.

Elle améliore aussi la solidité de la pièce et sa tenue dans le temps : Julien, notre chef produit, nous a expliqué qu'il possédait un certain nombre de mailles fines comportant de la soie et qu'elles étaient plus durables que d'autres mailles similaires 100% laine (provenance de la soie : Chine).

10% de cachemire

Et le cachemire pour le moelleux et son aspect très légèrement duveteux. Il donne un "gonflant" plus marqué à la maille. (provenance du cachemire : Chine/Mongolie)

Gros plan sur la matière de notre cardigan. En dehors du jeu d'opposition des textures grâce aux différents points de tricots, vous pouvez voir son aspect assez duveteux, dû au fil de laine cardée et à la petite part de cachemire qui le compose...

Une laine cardée pour une texture originale

De plus, ce fil est réalisé à partir de laine "cardée" ce qui signifie que des fibres courtes et longues (mais toutes fines, il ne s'agit pas de sacrifier la qualité !) ont été mélangées pour obtenir un rendu final plus duveteux, autant à l'oeil qu'au toucher. Et ce côté duveteux est encore accentué par le cachemire.

Mais à côté de ça, la soie apporte aussi un aspect un peu plus lumineux à la matière : ce n'est pas forcément évident au premier coup d'oeil, mais ce cardigan renvoie un aspect soyeux un peu plus marqué que sur une maille 100% laine, surtout lorsqu'il est exposé à une source de lumière directe.

Avec cette combinaison de "duveteux" et de "soyeux", on obtient un toucher et un visuel très agréable.

... et la soie vient quand à elle ajouter une certaine luminosité à la matière, qui se dévoilera quand le cardigan sera exposé au soleil, par exemple.

L'histoire du cardigan en 60 secondes chrono, entre champ de bataille et pin-ups

C'est une pièce à l'histoire assez fascinante : son origine est militaire et vient de James Brudenell, septième comte de Cardigan, grand amateur de vêtements, et qui s'est illustré par son désastreux commandement de la charge de la cavalerie légère lors de bataille de Balaklava. Et son gilet tricoté devint aussi célèbre que lui, le cardigan était né.

En 1920, cette pièce tombe dans les mains d'une créatrice parisienne plutôt connue : Coco Chanel. Et elle apprécie cette pièce, car qu'il est agréable d'enfiler et de retirer de la maille sans décoiffer, contrairement à un pull. Voilà comment le cardigan fait son entrée chez les femmes.

Mais son histoire n'est pas finie…

Dans les années 40, alors que chez les hommes le cardigan est vraie pièce d'extérieur chaude et épaisse, cette pièce connaît un destin inattendu. La mode des sweater girls débarque à Hollywood : il s'agissait pour les actrices de porter de la maille de manière moulante, afin d'accentuer leurs formes voluptueuses. Le but était de contourner la censure, puisque le corps restait quand même couvert.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les frontières s'adoucissent pour le cardigan et d'une pièce d'extérieur pour les hommes, il est progressivement porté en intérieur, en raison de son confort.

La suite de l'histoire, on la connait : le cardigan devient un symbole du vêtement réconfortant qu'on troque contre sa veste de costume en rentrant chez soi le soir.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, Heddels a fait un super article qui détaille son origine.

Tricoté sans un seul coup de ciseaux ! (en Italie)

Ce cardigan est toujours fabriqué en Italie, comme nos autres mailles.

Il est réalisé en jauge 12 : plus la jauge est élevée, plus la maille est fine. A titre de comparaison, notre cardigan en superyak est en jauge 5. C'est donc une maille assez fine, idéale pour la mi-saison et la superposition de couches en hiver.

Côté fabrication, ce cardigan est "remaillé" et "fully-fashioned". Deux caractéristiques habituelles qui font la différence de nos mailles, ici précisées :

  • Fully-fashioned. Chaque pièce qui la compose (manche, dos, devant...) est tricotée séparément jusqu'à atteindre la forme désirée, plutôt que découpée et assemblée comme on le ferait sur un tissu. C'est évidemment plus long et coûteux à réaliser, mais ça permet de ne pas gâcher de matière (on ne peut pas faire grand chose des restes de maille découpée). Autre avantage : cela permet d'avoir un tombé bien plus net, qui épouse mieux la silhouette et la carrure.
  • Remaillé. Plutôt que d'être cousues entre elles, les parties qui composent le cardigan sont connectées directement via leur maillage. En plus d'avoir un rendu plus harmonieux lorsqu'on regarde l'intérieur de la pièce, ça participe aussi à un tomber plus naturel, notamment parce que le remaillage donne un peu plus de souplesse qu'une simple couture. La pièce épouse donc mieux votre corps et vos mouvements.

Sur le dos, le point de tricot est plus texturé, pour rendre la pièce plus "visuelle".

Différents points de tricot pour plus de relief

Comme on ne voulait pas non plus faire un cardigan trop "plat" et simple, on y a ajouté une petite originalité au niveau du tricotage : le point de tricot du dos est différent de celui de l'avant. Et il est également repris sur la gorge (où les boutons sont cousus).

Cette opposition entre "lisse" et "relief" confère un jeu de texture discret à la pièce, pour lui donner un petit quelque chose en plus, sans avoir besoin trop en faire (dans l'équipe, nous sommes par exemple moins amateurs des cardigans bi-colores avec une gorge contrastante).

Ici, on voit bien la différence de texture entre la bande sur laquelle sont cousus les boutons et le reste du cardigan.

Mini mode d'emploi : comment porter le cardigan de manière moderne ?

Comme nous avons peu parlé du cardigan fin sur BonneGueule, je me suis dit que quelques inspirations supplémentaires en plus de nos propres looks, ne feraient pas de mal cette fois-ci.

La chose à retenir pour bien porter ce genre cardigan, c'est qu'il ne faut pas hésiter à jouer sur deux tableaux : le "layering" et le contraste de style.

Du layering avec un blazer

En layering, ne vous privez pas : glissez-le sous vos blazers. Là aussi, je dois cette observation lors de mes venues aux Pitti d'hiver. Visuellement, j'ai été très intrigué par ces assemblages blazer + cardigan :

Antonio Rossi qui porte magnifiquement bien son cardigan bleu marine. Notez la couleur de la cravate et son impact dans la tenue. Crédit photo : Finaest

Veste en flanelle + cardigan bleu marine + cravate colorée = encore un beau résultat ! Crédit photo : Gentleman Gazette

Blazer + cardigan (+ cravate si vous êtes motivé) et vous avez un super jeu de matières et de textures, bien pratique en hiver.

Et il y a un ambassadeur de cet assemblage, il s'agit du célèbre Nick Wooster, un acheteur d'un grand magasin américain, qui fait le bonheur des amateurs de photos "street style" :

C'est en écrivant cet article que je me suis aperçu que Nick Wooster était coutumier du cardigan avec le blazer. Ici, il pousse le jeu de texture plus loin en choisissant un blazer plus typé. Crédit photo : Gentleman Gazette

Une tenue assez surprenante, où son cardigan gris tout simple sert de support pour sa veste bi-couleur et sa chemise au col dit "pin collar" exagéré. Crédit photo : GWD

Du cardigan dans une tenue décontractée

En contraste de style, faites-moi plaisir : portez-le avec des chemises décontractées, du chambray, de l'oxford ou tout autre tissu avec un aspect vintage.

Au niveau du pantalon, bien cela puisse paraître contre-intuitif, n'hésitez pas à y associer un jean franchement "casual" : jean bleach ou délavé par vos soins. Regardez le résultat sur Brian Sacawa, ça va vous rassurer :

Je ne suis pas le plus grand fan du col de la veste relevé ainsi, mais je trouve qu'il a bien réussi à intégrer son cardigan dans cette tenue. Crédit photo : he spoke style

D'ailleurs dans son article sur le cardigan, il présente une autre tenue avec un cardigan fin bleu marine qu'il appelle "everyday casual" :

Les couleurs sont simples, mais la tenue fonctionne. Notez qu'il prend bien soin de garder quelques éléments décontractés : la chemise en oxford à col boutonné avec deux boutons ouverts, la boucle de ceinture, ou ses loafers légèrement usés. Crédit photo : he spoke style

Notre cardigan, en résumé

En bref, si je devais résumer les points forts de cardigan, je dirais que c'est la pièce idéale pour réaliser des réaliser du layering et donc vous pouvez la porter en toute saison et avec tous les styles.

  • Avec une matière plus précieuse et recherchée que celle de la petite maille lambda, à l'aspect visuel agréable...
  • ... qui dispose de propriétés avantageuses de la laine, de la soie et du cachemire,
  • et avec un "twist" sur le point de tricot, pour une touche d'originalité discrète.

    Pour finir en beauté : un petit look "soft tailoring" combinant la sobriété de ce cardigan avec notre pantalon prince de galles à pinces, plus fort, ainsi que des boots. (Septième Largeur)

Maintenant que nous avons parlé de ce nouveau venu plus léger parmi nos mailles, faisons place à l'autre invité du jour, un peu plus costaud...

Notre pull en grosse maille donegal

Les minuscules points blancs habillent le bleu marine de ce pull.

Bon là, je dois vous avouer : moi qui adore la grosse maille, j'avais envie de porter un pull qui ne ressemble à aucun autre.

Et un gros pull comme celui-ci, il vous en faut vraiment au moins un dans votre garde-robe.

Je vous raconte tout dans cette vidéo :

Une maille donegal en pure laine cardée de mérinos

Ce qu'on remarque au premier coup d'oeil, c'est évidemment cet effet moucheté appelé "donegal". Même pour notre premier pull grosse maille, on ne voulait pas proposer un bleu marine uni, mais apporter quelque chose en plus, d'un peu plus "fort".

Notre pull donegal, vu de près... plutôt joli ce mouchetage, vous ne trouvez pas ?

Le pull est donc parsemé de petits points blancs qui illuminent la matière, et leur dosage est impeccable : ils sont très densément répartis, mais de différentes tailles afin que le grain ait un aspect homogène. Il est très présent sans être "envahissant" ni agressif pour l'oeil.

Je dois dire que selon moi, Lanecardate a très bien travaillé ce fil. Parlons d'ailleurs de ce fournisseur...

Un fil de chez Lanecardate, fournisseur italien spécialiste

 

 

Lanecardate est un filateur italien haut de gamme qui appartient au groupe Vitale Barberis Canonico.

La main de ce pull est douce et moelleuse, et on le doit au savoir-faire de Lanecardate ("filati cardati di alta gamma" = fil cardé haut de gamme), qui est spécialisé dans les laines... cardées. 

Alors forcément, c'était un acteur idéal pour faire ce genre de pull. C'est d'ailleurs notre atelier de maille situé près de Venise, que vous connaissez déjà bien, qui nous a chaudement recommandé ce fournisseur.

Quant à la laine, elle provient d'Australie. Et tout comme nos laines habituelles, elle est aussi de qualité "extrafine" ce qui vous garantit une qualité de fil supérieure.

Selon moi, ce pull sera idéal pour ajouter quelque chose d'un peu plus fort sur le haut de vos tenues en hiver. On y pense pas toujours, mais puisque les chemises sont cachées sous les mailles, une fois le manteau et l'écharpe enlevés, les tenues d'hiver peuvent vite se retrouver bien plus "fades" que vous ne le pensiez en sortant de chez vous ! Et typiquement, ce pull est là pour répondre à cette problématique.

Tricotage fully-fashioned à Venise

Comme pour le cardigan, notre pull est entièrement tricoté et assemblé en Italie.

Et ici aussi, nous avons opté pour notre habituel combinaison de tricot fully-fashioned et d'assemblage remaillé.

Côté épaisseur, la jauge est de 3 : ça correspond à un fil épais, idéal pour la grosse maille. Pour vous donner un ordre d'idée, ce pull a un poids similaire à notre premier pull col rond.

Seulement celui-ci était particulièrement "dense" et resserré, ce qui le rendait lourd par rapport à son épaisseur.

Ce genre de pull donne tout de suite une allure de décontraction élégante à vos tenues. (Porté ici avec nos sneakers cordura zippées, notre nouveau chino, et notre parka M-65)

Ici, la jauge épaisse nous permet de faire le choix d'un pull plus aéré, au point de tricot plus large, qui occupe plus d'espace pour un poids similaire. L'intérêt est d'accentuer l'effet visuel de "gros pull d'hiver", qui donne immédiatement une touche décontracté à vos tenues.

D'ailleurs, au sujet du point de tricot, nous avons opté pour un gros point de tricot, dont la texture et l'aspect très ouvert se combinent très bien au mouchetage de ce fil donegal.

Pour le col comme pour les manches, nous avons conservé la forme de bord-côte de notre premier pull col rond.

Ces 3 nouvelles pièces sont à présent disponibles

Si une de ces pièces vous a tapé dans l'oeil, elles sont à présent disponibles dans nos boutiques à Paris, Lyon et Bordeaux et sur notre e-shop :

À très vite de l'autre côté !
Benoît

Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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