Field tested : Selvedge Iron Heart, mon armure pour pattes

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Aujourd'hui, parlons de jeans. Nous conviendrons tous qu'il n'est pas très pertinent aujourd'hui de claquer des sommes folles pour s'offrir les horreurs surcotées des méga-brands ou de certains "spécialistes" du mauvais goût.

Je ne reviendrai pas sur les différents types de coupes ou de toiles ; vous en savez sans doute déjà beaucoup et de bons résumés pullulent sur la toile (je viens déjà d'épuiser mon quota de mauvais jeux de mots).

Que reste-t-il donc à se mettre sous la dent ? Une porte d'entrée dans ma recherche du "bon" denim à été les marques faussement confidentielles Edwin et surtout Nudie. Pour autant, si le surcoût par rapport à une marque comme Levi's semble justifié du fait d'une qualité supérieure, on peut être en droit d'exiger d'une toile brute qu'elle ne nous craque pas au niveau de l'entrejambe au bout de 6 mois. Et je ne suis pas le seul à en avoir fait l'amère expérience.

Nudie déchiré
Après 6 mois, un Nudie Bootcut Ola, il fait "crac" !

Ce type de marques à sans doute du souci à se faire avec la déferlante Uniqlo, marque japonaise qui s'est installée récemment à Paris et dont Geoffrey vous a déjà vanté la qualité de l'offre, au regard des prix pratiqués.

En dehors de ces différentes gammes, on retrouve un certain nombre de marques underground portées sur une qualité très élevée. Si les tarifs le sont également, ils restent inférieurs aux "expérimentations" des "créateurs" Dior & co. et invitent ceux qui claquent habituellement leur oseille sur du Notify ou plus basiquement du Diesel à s'intéresser à des modèles peut- être moins farfelus mais qui feraient inconstestablement un meilleur investissement.

J'en profite donc pour vous montrer quelques photos d'un selvedge Iron Heart acquis en août dernier, modèle 634S, coupe droite. On est dans le dur avec cette marque qui propose une toile extrêmement épaisse et solide, et donc extrêmement longue à délaver. C'est en effet du 21oz ; un simple calcul suffit à comprendre qu'on tient là du deux fois plus lourd que la plupart des concurrents. Les premiers jours de port sont d'ailleurs un peu pénibles, surtout quand on sait qu'un jean neuf et pris à sa taille juste doit "légèrement" serrer au point qu'il est un peu difficile de fermer le premier bouton. Je ne savais plus si je portais une paire de jeans ou une cotte de mailles.

côte de maille

Cette tenue n'était pas des plus pratiques pour faire du lèche-vitrines à SoHo

Et au passage, on fera un peu de pub gratuite pour la boutique Self Edge de New York, où j'ai acquis la bête. C'est un endroit comme on les aime : (tout) petit et proposant un accueil à la hauteur de l'offre.

jean SelfEdge

La toile a pris de beaux reflets ; le premier lavage en machine est intervenu plus de 6 mois après l'achat

revers jean iron

Selvage, what else?

patch jean iron

Comparé à son état d'origine, ce détail a lui aussi bien vieilli

 

toile jean iron

Notez que comparé à mon Nudie craqué exposé plus haut, cette paire de jeans a été portée plus longtemps ; entre les deux, il n'y a pas photo

 

Paul Schmitt A propos Paul Schmitt

Normand d'origine, fan de Rone et de plein d'autres artistes, filmovore, ninja du webmarketing selon les dires de Geoffrey et Benoît, si tu veux parler trafic (internet), c'est à moi qu'il faut s'adressser !

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