Melinda Gloss FW 2013/2014, ou comment évolue une marque – Entretien avec Rémi

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Comme chaque année, il était temps de me pencher sur l'évolution de cette marque qui a quasiment démarré en même temps que BonneGueule. Si je suis de près Melinda Gloss, c'est que je trouve hyper intéressant de voir concrètement comment grandit et se développe une marque en faisant face à de nouvelles problématiques (Ouvrir une nouvelle boutique ? Dans quel pays : en France ou à l'étranger ? Et comment ?).

Et c'est l'une des très rares marques pour lesquelles je prends autant de temps à observer les détails, lors du lancement d'une nouvelle collection. J'apprécie que Rémi soit très honnête avec nous, il n'hésite pas à nous confier ses doutes, ses craintes, ou les difficultés auxquelles Mathieu et lui doivent faire face pour continuer le développement de la marque tout en restant totalement indépendants.

Peu de créateurs osent afficher cette vulnérabilité, car ils ont peur de mettre en péril leur image de marque, terme que je trouve d'ailleurs totalement désuet et obsolète aujourd'hui (mais c'est une autre histoire).

Mais là où je suis le plus attentif, c'est sur l'évolution créative de la marque.

Au fur et à mesure qu'une marque grandit, que fait-elle de son ADN ? Doit-elle se réinventer comme Carven ou Kenzo ? Ou doit-elle rester fidèle à ses origines ? Dans ce cas-là, quelle est la place de l'audace dans la création ? Je trouve ces questions passionnantes, et vous allez voir que cette collection d'hiver 2013/2014 (celle qui est actuellement en boutique) me donne de précieux éléments de réponse.

La première collection de la marque qui a défilé... Mais au fait, pourquoi un défilé ?

Le premier défilé de Melinda Gloss,
un moment clé dans le développement d'une marque !

Eh oui, si vous n'avez pas suivi l'actualité de la marque, sachez qu'en janvier 2013, la marque a fait son tout premier défilé. J'étais curieux d'en connaître les raisons, car il faut savoir que pour une petite marque, un défilé coûte une fortune autant en moyens financiers, qu'humains. Cela pèse énormément sur la santé financière d'une jeune marque, d'autant plus que le retour sur investissement n'est pas directement quantifiable. En gros, deux défilés par an peuvent très vite asphyxier une jeune marque indépendante (c.-à-d sans grand groupe derrière elle).

Dans ces conditions, pourquoi mettre autant d'efforts et d'argent pour faire un défilé ?

La première raison est difficile à comprendre pour un esprit ultra rationnel : il y a avant tout un besoin très fort d'exprimer quelque chose via un défilé. Les possibilités scénographiques sont bien plus nombreuses (musiques, lumières, ambiance) et façonnent beaucoup plus fortement l'univers de la marque qu'un simple stand dans un salon de prêt-à-porter. La marque devient beaucoup plus vivante, et aux yeux d'un créateur de vêtements, ça n'a pas de prix ! De plus, ces éléments "hors-vêtement" façonnent votre regard et vous laissent entrevoir de nouvelles possibilités de styles.

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Le genre de silhouette qui passe beaucoup plus facilement en défilé et qui permet de créer une vraie identité visuelle pour une marque. En arrière-plan, on a la fameuse pile de livres du défilé Melinda Gloss.

Stylistiquement parlant, les possibilités sont plus nombreuses, bien que difficilement compréhensibles pour l'homme lambda : "mais pourquoi ils s'amusent à mettre deux manteaux sur un mannequin ? Cela n'a aucun sens ! Ce n'est pas comme ça que ça doit être porté ! Là on ne comprend rien !". Sauf qu'un créateur a souvent envie de présenter ses vêtements sous une autre facette, plus graphique. Il a envie de montrer une variété de matières, de mettre en avant la richesse des couleurs et des textures... Bref, d'aller plus loin que le simple fait de faire des tenues quotidiennes et faciles.

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Evidemment que ces deux pièces du haut ne sont pas faites pour être portées ensemble ! Mais ils ont voulu jouer sur le mariage du gris et du bordeaux. D'ailleurs, notez le très joli pantalon, qui a aussi sa veste de smoking assorti (voir plus bas).

Et puis surtout, il y a un avantage hyper concret à défiler : quand on est présent sur le calendrier officiel d'une fashion week parisienne, on gagne en légitimité.

Je voulais savoir pourquoi au fond de la salle, il y avait une énorme pile de livres entassés, comme si une bibliothèque s'était déversée dans la pièce. Rémi me dira qu'il trouvait que c'était hyper fort visuellement, que ça lui plaisait bien, et surtout, pour rappeler que Melinda Gloss était une marque qui adorait la culture.

Mais est-ce qu'un défilé est synonyme d'une montée en gamme de la marque (plus cher / plus luxe / meilleure qualité / image plus forte) ? C'était ce que je voulais savoir...

"Oui, mais on dirait que la marque a augmenté ses prix..."

C'est quelque chose dont j'ai longuement discuté avec Rémi, car cette question se devait d'être éclaircie, et j'étais curieux de voir ce que Rémi allait répondre. Pour autant, quand je vois la collection devant moi, je m'aperçois que la plupart des prix n'ont pas, ou peu, bougé.

Par exemple, dans la page "chemises" de LException.com, les chemises Melinda Gloss restent tout à fait dans la moyenne. La chemise de base est à 150 €, le même prix que n'importe quelle chemise Sandro, mais en beaucoup, beaucoup mieux. Rémi saisit un manteau et me défie de trouver mieux que cette pièce en laine et cachemire, avec des boutons en cuir et un traitement imperméable, pour le prix affiché (un peu plus de 500 €).

Et force est de constater qu'il a parfaitement raison. Pour ce prix là, Sandro vend des manteaux en coton avec des boutons en plastique. L'équivalent chez n'importe quelle marque plus haut de gamme serait à plus de 700 € (Kenzo, Carven, etc.).

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Ce genre de pièce très volumineuse,
et entièrement en peau lainée,
n'existait pas du tout avant.

Par contre, Rémi reconnaît volontiers qu'ils ont développé et mis en avant plus de pièces pointues, donc plus chères, comme un incroyable manteau en peau lainée, ou cette chemise avec une matière unique et hyper originale (j'avoue, je n'avais jamais rien vu de tel) :

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Elle se portera très bien avec n'importe quelle veste.

Mais les basiques sont toujours là. Même s'il y a certaines pièces plus chères, on en a encore pour son argent. Il faut simplement comprendre que le rapport qualité/prix reste le même, mais bouge dans une autre gamme de prix, car certaines matières montent indiscutablement en gamme, comme le très beau pantalon gris à bords élastiques.

À ce titre, Rémi est fier de me dire qu'en trois ans, le prix d'un costume Melinda Gloss fabriqué en France n'a que très peu bougé (+ 20 € je crois). Et étonnamment, Rémi insiste beaucoup sur ce rapport qualité/prix qu'il veut à tout prix (c'est le cas de le dire) garder intact, même si les très fortes augmentations des matières comme le coton (+10% par an, à cause du printemps arabe) ou du cachemire (dont le prix a tout simplement doublé en 4 ans), lui compliquent singulièrement la tâche. Eh oui, pour ceux qui ne le sauraient pas, un atelier de textile augmente chaque année ses prix pour suivre le coût de la vie ou l'inflation.

À titre d'exemple, il serait totalement impossible de sortir une grosse maille en cachemire tricoté à moins de 500 €, comme c'était le cas à la naissance de la marque. Alors que je m'attendais à entendre un discours classique et récurrent chez les marques sur "le repositionnement haut de gamme", c'est une toute autre conversation qui émerge sur le rapport qualité/prix. Je ne m'y attendais pas. Rémi me confiera même que leurs marges n'ont pas augmenté, mais qu'au contraire, elles se sont parfois érodées à cause de cette flambée des matières premières, discrète, mais bien présente.

Bon, et elle donne quoi alors cette collection ?

Elle est plus variée, il y a beaucoup plus de pièces différentes, mais aussi plus "adultes".

C'est assez compliqué à décrire si vous n'avez pas vu l'ensemble de la collection, comme ont pu le faire certains lecteurs de BonneGueule qui ont eu le privilège de la voir en juin dernier 😉

De manière plus globale, on sent qu'il y a une volonté de proposer des basiques impeccables (les vestes, costumes, chemises, et certains manteaux), mais qu'il y a cette fois-ci des pièces beaucoup plus fortes, destinées à des gens qui veulent aller plus loin.

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Une peinture de Kooning en haut, et l'inspiration réinterprétée par Melinda Gloss en bas. Honnêtement, ça me paraît trop compliqué à porter, à part si vous fréquentez un milieu hyper créatif...
Pour comprendre cette pièce, il faut bien vous dire qu'elle est avant tout destinée à donner du relief... au défilé. On n'est pas vraiment dans du vêtement portable, mais beaucoup plus dans un moyen d'expression, via le vêtement. 

Mathieu et Rémi se sont inspirés de Willem de Kooning, un peintre expressionniste, pour créer un motif particulier, comme s'il y avait eu plusieurs coups de pinceaux. Ils l'ont décliné en jean, pull et chemise. Une nouvelle fois, ce genre de pièce passe très bien en défilé, et permet d'avoir une note impactante. Cependant, pour une tenue quotidienne, ça me paraît un peu plus compliqué de porter un tel jean bariolé, à moins de fréquenter un milieu créatif. Par contre, pour l'écharpe ou la chemise, ça me paraît plus jouable à condition de calmer le tout avec des tons neutres.

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Le motif empêche de le voir spontanément, mais cette chemise est extrêmement bien finie.
Et la matière est vraiment douce. Mais ça reste toujours aussi compliqué à porter !

On retrouve également quelques pièces hybrides intéressantes, comme une peau lainée retournée avec un tissu technique, ou un petit caban bi-matières. Rémi tient à souligner qu'il est assez rare et compliqué d'avoir réussi à mêler de la laine et du cachemire à du tissu technique, peu de marques se risquent à de tels mélanges.

Quand je lui demande si l'utilisation de tissu synthétique (une mauvaise appellation textile derrière laquelle on fourre tout : autant les tissus techniques pointus, que les polyesters qui grattent) est liée à des questions économiques, il me répond vigoureusement que ce n'est pas le cas. Une matière qui n'est pas naturelle, chez MG, doit toujours être utilisée à des fins techniques, mais jamais pour faire des économies.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette canadienne déperlante :

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Couleur facile à porter, grand col viril, doublure bien chaude, laine, cachemire et tissu technique, vous pouvez foncer ! Très très jolie pièce, même si le mannequin n'aurait pas souffert de prendre une taille en dessous.

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Toujours dans le côté hybride, il y a ce petit caban avec de la peau lainée et un tissu très léger, mais avec une bonne doublure également pour avoir bien chaud. Il est joliment proposé en gris/kaki ici :

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C'est également la première collection où les coupes sont très variées. L'oversized des mailles et de certains manteaux vient côtoyer des pièces habituellement très structurées chez MG.

L'oversized est intéressant, car d'une certaine manière, il oblige à repenser ses critères de jugement d'un vêtement. Là où certains voient une silhouette floue, d'autres y verront une silhouette massive et volumineuse. Je peux comprendre les deux points de vue et je vous encourage à essayer des pièces de ce genre. Je suis convaincu que certains adoreront le côté massif et spontané d'une telle coupe.

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Il y a quelques années, je n'aurais pas regardé ce genre de pièces en me disant que ça ne dessine pas assez la silhouette, mais là je trouve que le côté massif et imposant de cette maille est très intéressant. Notez aussi le très beau pantalon en laine ! Ah, et je vous laisse deviner pourquoi ils ont associé ce pull rouge avec un pantalon gris 😉

Plus surprenant, parmi cette collection très axée sur l'arty et certains emprunts aux vêtements militaires, il y a un côté berger (!) présent sur trois/quatre pièces, totalement assumées par Rémi, que je ressens comme un petit clin d'oeil à d'autres univers. Il y a ainsi l'imposant manteau en peau lainée dont j'ai déjà parlé, qui existe en deux faces, mais avec un prix très élevé (une belle peau lainée épaisse coûte très cher). L'avantage d'une telle matière ? Sa chaleur, sa robustesse, mais aussi sa capacité à réguler l'humidité.

Au niveau des coupes, il n'y a quasiment eu aucun changement sur les chemises. Et les jeans ont vu une fourche légèrement modifiée, plus confortable. Mais Rémi est très fier de me montrer la coupe hyper perfectionnée de ses vestes : il a modifié quelques détails subtils afin d'avoir la même silhouette ajustée, mais avec plus d'aisance, en jouant notamment sur l'emmanchure.

À l'essayage, on se rend compte d'une différence : l'aisselle est plus confortable (mais ça reste une veste hein ! N'espérez quand même pas jouer au volley avec). Rémi est vraiment obsédé par les coupes de ses vestes (bien que, détail amusant, je ne l'ai jamais vu en porter au quotidien), et continue encore et encore à changer des détails (dernièrement, il a retravaillé le fitting des manches). D'ailleurs, à l'instar des cols officiers, les bords élastiques font un petit retour très apprécié sur un magnifique pantalon en laine et une veste déstructurée, très souple à porter.

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Très très beau pantalon en laine que je recommande chaleureusement. Le grain du tissu est magnifique.

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La veste qui va avec le pantalon. L'absence de padding la rend hyper souple et confortable à porter.

Quant aux mailles, elles sont plus imposantes (certaines font plus d'un kilo comme sur les cardigans Six et Sept), et les matières sont encore plus haut de gamme.

La laine baby alpaga (c'est une fibre très haut de gamme, très douce, que je ne peux que vous encourager à toucher par vous-même), et la laine mérinos extrafine, viennent remplacer les laines mérinos des collections d'avant. La laine mérinos extrafine est une laine qui doit répondre à des critères de finesse très précis. La laine n'en n'est que plus douce et résistante, mais aussi plus chère...

Melinda Gloss signe et persiste donc dans la maille masculine très haut de gamme. Certains diront que 430 € est un prix abusé pour un gros cardigan, mais n'oubliez pas que la laine de bébé alpaga est beaucoup plus chère qu'une simple laine mérinos (et comparez avec ce qui se fait ailleurs). Cela dit, je suis conscient que cela peut-être un poste de dépense insurmontable pour beaucoup de gens.

Mais ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette collection d'hiver, ce sont les couleurs. C'est toujours de très bon goût. Et même une couleur neutre comme le gris est déclinée dans plusieurs nuances bien sympathiques. À l'image de ce smoking bordeaux, je suis ravi de voir qu'une marque explore des couleurs plus originales, mais qui restent facilement portables.

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N'ayez pas peur de ce genre de couleurs,
c'est excellent pour aller au-delà d'une veste grise !

Un petit mot également sur les chaussures grises, agréablement réussies, et bien équipées pour l'hiver : elles sont fourrées et ont une semelle commando bien pratique.

Enfin, et sans surprise, Rémi me dira qu'il veut encore pousser la qualité à son maximum. Aussi loin qu'il pourra aller avec ses prix et ses coupes, il ira. Je découvre finalement un Rémi plus chercheur que créateur (il est extrêmement curieux, et explore de nouvelles pistes, plutôt que d'imaginer à partir de rien).

Au final, on a une collection très variée, et avec beaucoup de justesse.

Si vous voulez des pièces sauvages et masculines, il y a de quoi faire avec les énormes mailles ou les peaux lainées. Et ceux voulant des choses beaucoup plus structurées trouveront leur compte également. Le tout est bien cohérent, et marque un vrai tournant chez la marque, qui assume son côté créateur.

Il y a beaucoup de pièces qui ne sont pas vendues sur le net, et qui n'existent qu'en boutique, alors allez y faire un tour ! Ma seule crainte est que la marque arrête peu à peu son entrée de gamme de luxe, et qu'on ne trouve à terme plus aucune chemise en dessous de 150 €. Réponse l'été prochain !

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  • JonathanBG

    C’est une pièce forte assez dure à assortir, attention à avoir des basiques qui suivent derrière 😉

  • william

    Et que pensez vous du trench bicolor 100% laine ? A – de 260 euros,c’est un bon plan ?

  • JonathanBG

    Hello !

    Ca taille normalement, je pense que tu peux prendre ta taille habituelle. 😉

    Si jamais la taille ne va pas, tu pourras sans doute leur faire un échange sans problème !

    Jonathan

  • DGreenleaf

    Bonjour !

    Je sais que vous préférez ne pas être dérangé pour celà, mais c’est une question un peu urgente et après l’avoir posée 2 fois au service client de Melinda Gloss je n’ai toujours aucune réponse ( pas top de leur part …) .
    J’ai un chino en lin et coton beige melinda gloss d’il y a 2 3 ans ( bouton en os et pas en bois) qui me va bien en taille 50, c’est à dire qui me va pile poil sans me serrer du tout au niveau de la taille, et que je peux porter sans ceinture, bref un fut nickel.
    Je voudrais acheter par internet un jean chez eux ( impossible d’en trouver un sur ma ville) , leur guide des tailles m’indique un 32 si je veux avoir un équivalent au 50 .
    Sauf que un jean ça se détends plus qu’un chino en lin je suppose, du coup selon vous je devrais prendre un 31, pour qu’il soit bien serré ? ou est ce que leur jeans taille plus petit que leur chinos pour anticiper le phénomène ?

    Je vous remercie par avance pour votre réponse ( d’ailleurs si vous avez un mail qui fonctionne pour les contacter, je veux bien, parce que la procédure donnée sur le site ne fonctionne absolument pas … )

    Bonne journée et merci 😉 !

  • orangesanguine

    merci

  • BenoitBG

    En général c’est entre -30% et -40% !

  • orangesanguine

    il solde un peu genre 20% ou ça peut monter à 40% – 50 % melinda gloss ?
    merci

  • DGreenleaf

    Je vais faire ça, merci de votre disponibilité !

  • BenoitBG

    Hello, pour ce genre de questions, je ne peux pas répondre, car je n’en sais rien. Le mieux est de demander à un eshop commercialisant la marque ou à la marque elle-même les mesures exactes.

  • DGreenleaf

    Salut à tous ! Merci pour cet article, j’adore cette marque qui sait vraiment bien évoluer !
    J’ai cependant un petit problème, mes bras sont trèès longs et j’ai un mal fou à trouver des chemises d’une longueur suffisante; Je sais que les manches des chemises melinda gloss sont en principe assez longues, mais auriez vous par hasard la longueur exacte des manches pour que je puisse envisager de les commander sur internet svp ? Je vous remercie, et bonne soirée 😉 !

  • BenoitBG

    Hello, non c’est vraiment la collection d’hiver, il existe bel et bien, mais il n’a peut-être jamais dépassé le stade de prototype. Demande à la marque ce qu’il en est, ou passe un coup de fil à la boutique !

  • Curare

    Je viens de relire l’article est le manteau porté par le mannequin de la deuxième photo m’a vraiment tapé dans l’oeil, mais il semble être issu d’une ancienne collection… Une idée d’où je pourrais encore le trouver?

  • oui tout à fait, orienté hiver pluvieux 🙂

  • Antoine

    Merci pour ta réponse rapide ! Est-ce que tu as vu la pièce ? Est-ce que c’est un bon gros manteau d’Hiver qui va tenir chaud ?

  • BenoitBG

    Le polyamide est là pour apporter une imperméabilité ! Si tu enlèves cette membrane, il ne reste plus que le tissu de laine et de cachemire.
    Pour le prix, oui, ça les vaut. Je te défie de trouver à ce prix là un caban imperméable en laine et cachemire avec des boutons en cuir…

  • Antoine

    Le caban a l’air très sympa mais les 20 % de Polyamide me freine un
    peu … Pourquoi ne pas l’avoir fait qu’avec de la laine et du cachemire
    ? Quelles sont les caractéristiques techniques dont il a voulu parler
    (imperméabilité)?Est-ce que ça vaut réellement ce prix (plus de 500€)?

  • j’ai pas trop regardé, mais il y a chaque saison quelques pièces un peu fortes qui me font bien de l’oeil 🙂 on fera un article de la nouvelle collec quand elle arrivera en boutique

  • gabriel irlande

    ouaip 🙂

  • Quentin Sastre

    Merci! Qu’est ce que tu penses de la collection printemps-été de l’année prochaine?

  • on est d’accord, ça ouvre pas mal de possibilités !

  • oui, mais en mode tee-shirt, jean, baskets

  • Quentin Sastre

    J’ai trouvé un trench d’une ancienne collection pour vraiment pas cher. Est ce que tu penses que ça passes au lycée? (mes questions se répètent on dirait… 😉

  • Quentin Sastre

    Ouais, bien sûr! Tu es sur Paris?

  • gabriel irlande

    ok !
    merci du conseil 😉
    Par contre je reste d’avis que la coupe de chez études est tout bonnement géniale. Mais avis personnel 😉

  • Manuel C.

    Melinda Gloss est une marque géniale! Ils ont réussis en quelques années à devenir quasi-incontournable. Les produits sont d’une excellente qualité, beaux, pas trop cher…. Bref, un vrai régal.
    Dommage qu’il n’y ait pas de boutique dans toutes les grandes villes!
    Manuel, striped-tie.blogspot.com

  • toutafé 🙂
    et puis aussi déboutonné assez bas, avec un tee col rond dessous par exemple

  • Quentin Sastre

    Je suppose que ça devrait passer avec sneakers/jean brut 😉

  • moi je choperai celui de Ly Adams, pas trop fan de la matière synthétique de ce pantalon Études

  • dans les 1m85 je pense

  • ça dépend comment tu les portes 🙂

  • Quentin Sastre

    Est ce que les chemises Hast ne sont pas trop formelles pour le lycée?

  • Tanguy

    Un article très intéressant!
    Une question un peu bizarre, mais qui m’intrigue depuis un moment déjà: Benoît, toi qui côtoie les créateurs, j’aurais voulu savoir qu’elle taille ils faisaient plus ou moins, étant donné qu’ils créent un peu les vêtements pour eux et qu’il paraissent assez grand?

  • Pierre Louis Lacombe

    Je vois pas justement ce que ces exemples sont censés invalider.
    Ici on désigne justement des tenues qui ont pour but de donner un certain style, et « viril » ne sert dans ce cas qu’à décrire des silhouettes plus imposantes ou des matières plus brutes.
    Je pense que là où il y a désaccord c’est sur le fait que certains mettent beaucoup trop d’importance à « viril » alors qu’il s’agit d’un mot qui décrit très bien ce que l’on veut obtenir, et non pas toute une philosophie derrière.

  • gabriel irlande

    hey 😀
    j’ai 15 ans aussi, on peut parler mode tout ça s’tu veux ? 🙂

  • gabriel irlande

    hey !

    j’ai été voir leur collection enfin septembre, et personnellement je la trouve géniale !

    mais les prix font effectivement mal au porte-monnaie… Je ne peux me permettre d’acheter un pantalon à 270 euros !

    par contre, je trouve sincèrement le pull imprimé très portable, il suffit de le calmer d’un bon manteau gris ou encore d’un ciré à la couleur sobre et ça passe nickel…

    Surtout avec une inspiration aussi intéressante que Kooning 🙂

    J’en profite pour poser une question :

    j’hésite entre ce pantalon en laine de chez études (quelle magnifique coupe !!!) (qui n’est plus disponible :'(…) :

    http://www.etudes-studio.com/store/archives-wool.html

    et un autre plus cher (190…) de chez ly adams, bien plus fitté, moins original mais sympa, toujours en laine.
    Usage étudiant, milieu artistique ultra créatif, terminale.
    Help ? 🙂

  • CorbeauRouge

    Tout à fait, c’est très réducteur de dire qu’on achète du luxe pour montrer qu’on a du fric et j’espère que ce n’est pas ce que j’ai laissé sous entendre… Oui il y a toujours des gens comme ça. D’autres achètent du luxe pour exister, pour se faire voir et faire parler d’eux. Enfin les derniers, dont j’estime faire partit, sont fascinés par un véritable savoir faire, un produit magnifique dans des matières nobles et à l’épreuve du temps.

    Je me répète mais quand on achète Louis Vuitton, on n’achète pas seulement un produit, on achète du rêve. Et ce rêve est différent d’une personne à l’autre (cf les trois types de personnes de mon premier paragraphe). Concernant le délire de marger à x15, il faudrait étudier la question en détail.
    Et petit remarque, le marché du luxe est très important pour l’économie française donc tant mieux si les chinois payent un max pour nos produits 😉

  • stean

    Très belle article sur ma marque préférée ! Je les crois sincères dans leur fixation de prix, surtout vu les contraires économiques qui sont les leurs. Et puis même à ces prix là ils restent plus que compétitifs rapport qualité prix.

    Pour rebondir sur les précédents messages, je reviens tout juste de leur vente presse à Paris. Pour une fois il y avait pas mal de tailles et beaucoup de choix à des prix franchement imbattables (60 la chemise, 200 le blazer, 250 le manteau, 120 la grosse maille..).

    Cerise sur le gateau: il proposait dans la VP la majorité de la collection actuellement en boutique ET au même prix que les autres articles !
    J’ai pu donc avoir la magnifique chemise bleue présentée dans l’article à 60 au lieu de 175 en magasin, soit un prix qu’elle n’aura même pas en soldes. Cela me fait encore plus penser que malgré la hausse relative de leurs prix (dont on ne maitrise pas vraiment le pourquoi du comment), ils tiennent à rester proches des petits mais malins budgets 😉

  • Romain R

    Passionnante cette discussion ! Vos échanges sont vraiment très riches. Effectivement pour rejoindre Corbeaurouge, le marketing du luxe et la détermination du prix supposent que le produit soit vendu plus cher que ce qu’il ne coûte, mais adapté au rêve qu’il suscite chez le client (JN Kapférer, « Luxe Oblige »). Concernant Vuitton, le problème n’était pas la qualité : même la toile monogramme reste de très bonne facture, le montage très qualitatif ET le service après vente très haut de gamme également. En revanche ce qui commence à poser problème, c’est que de la toile enduite de PVC, ce n’est pas vraiment un produit de Luxe, et les clients s’en sont rendu compte. D’où l’engouement de la clientèle asiatique et européenne pour des sacs de cuir plus travaillée, avec une valeur intrinsèque plus élevée. Après également c’est un peu réducteur de dire qu’on achète du Vuitton ou du luxe pour montrer qu’on a du fric. Heureusement certains consommateurs sont capables de s’intéresser avant tout à la valeur intrinsèque du produit plutôt qu’à ce qu’il représente. Car si certaines marques moins connues comme Mélinda Gloss peuvent proposer des produits d’une qualité PARFOIS similaire à ce que proposent les marques de Luxe, en revanche il ne faudrait pas penser que Louis Vuitton ou autres ce n’est QUE de l’image. Toutes les marques ne sont pas à mettre dans le même panier, et nombre de marques de Luxe proposent des produits d’une qualité exceptionnelle avec des matières très très rares que l’on ne retrouvera pas ailleurs.

  • BenoitBG

    Ton commentaire est vraiment intéressant car il met en lumière notre approche assez orientée produit vs une approche image de marque, dans ta définition.
    J’ai tout à fait conscience que quand tu achètes du Louis Vuitton, tu achètes le fait de montrer que tu es capable de dépenser beaucoup d’argent, mais il n’empêche que le prix est totalement déconnecté de la marque. Ce n’est même plus un sac que tu achètes, mais un bon placement pour un actionnaire de LVMH. La marque est déconnectée du produit, et il n’est plus normal de marger à x15, c’est du délire ! D’ailleurs, même la clientèle chinoise commence à se lasser du LVMH et Bernard Arnault lui-même a reconnu qu’il était temps de penser sa marque autrement, et de recentrer son produit sur la qualité.

  • JulienB

    oui oui j’en suis tout à fait conscient, je les pense honnêtes dans leur démarche, et le fait de commencer à défiler va les rendre encore plus visibles, ils doivent donc faire attention à avoir une qualité irréprochable (et ça on sait que ça se paie).

    Je disais juste que ça devient difficile pour les gens qui ont peu de thunes 😉

  • CorbeauRouge

    Je ne suis pas du tout d’accord. Je pense que c’est ta définition du mot image de marque qui ne va pas. Tu as l’air de sous entendre qu’avoir une bonne image de marque c’est faire croire qu’on vend des produits de qualité au bon prix.
    Non, l’image de marque est tout simplement l’image que le public perçoit d’une marque. A moins de devenir des automates, cette notion de peut pas devenir obsolète ! Le nom, le lieux où sont vendus les articles, les articles eux même, leur présentation, leur prix… tout ça créé une image, plus ou moins bonne, de la marque dans ton esprit.

    Ce que tu veux dire, c’est que tu fais la guerre aux marques qui cherchent à donner au consommateur l’image d’une marque qui fabrique des produits haut de gamme de bonne qualité alors qu’en réalité ils vendent des chiffons ! Est ce que ça existe vraiment des marques comme ça ? (Non, je ne me fou pas de toi, lis mon message jusqu’au bout ;))

    L’arnaque peut marcher une fois, deux fois mais honnêtement moi si mes deux premiers articles sont pourris, je ne rachète pas ! Et les gens qui font vivre la marque, ce ne sont pas ceux qui achète deux articles puis plus jamais mais ceux qui rachètent et rachètent encore !

    Pour t’expliquer pourquoi tu t’es fait un amis imaginaire je vais reprendre ta remarque sur Louis Vuitton qui est complètement erronée.
    —- Citation —-
    Louis Vuitton a beau travailler son image de marque dans tous les sens, tu vas pertinemment savoir que c’est totalement overpricé.
    ——————
    Ton erreur est de penser que quand tu achète un vêtement, tu achètes un vêtement. (« Qu’est ce qu’il raconte lui ! »)
    • Quand j’achète un pull Melinda Gloss, j’achète :
    – un pull pour ne pas avoir froid. C’est purement utilitaire et ça répond à un besoin
    – un service : un pull bien coupé, de belles matières, couleurs, … qui me met en valeur / me donne la classe.

    • Quand j’achète(rais – ou pas) un pull Louis Vuitton, j’achète :
    – un pull (utilitaire)
    – un service comme pour le pull MG.
    – un service complémentaire : du rêve ! Porter du Luis Vuitton, quelque chose réservé à une élite, avoir de la reconnaissance ou d’autres raisons…

    Or en tant que consommateur, tu ne payes pas uniquement le vêtement mais aussi les services associés. Luis Vuitton n’est pas overpricé ! C’est le privilège de porter de Louis Vuitton qui à un coût élevé. Quand Louis Vuitton travaille son image de marque, ce n’est pas pour dire qu’elle fabrique des produits de qualité (encore heureux !), c’est pour dire que c’est une marque exclusive.

    Donc le luxe joue dans une autre catégorie. Mais en faite c’est presque pareil pour le haut de gamme. Ceux qui achètent un chiffon à 300€ chez xxx payent aussi (et parfois avant tout) la communication de la marque. Et pour moi il y a deux types de clients :
    – les gens qui achètent ces produits veulent montrer qu’ils portent des vêtements haut de gamme. Plutôt que d’acheter deux produits : un vêtement ET un espace publicitaire pour dire à quel point t’es un mec cool / qui a des tunes… alors que certaines marques te propose un packaging et s’occupent de la partie publicité, toi t’as juste à porter le vêtement 😉
    – ceux qui ne savent pas s’habiller misent sur les marques pour être moins ridicule / faire croire qu’il savent s’habiller. C’est un refuge finalement.

    Donc non, ces marques n’arnaquent personne ! Ou peut-être ceux qui pensent avoir à faire à un produit de qualité mais ceux là ne rachètent pas par la suite.

    Et pour conclure.
    Je rejoins ton point de vue mais je l’exprime différent : à l’avenir les consommateurs reviendrons aux sources en exigeant avant tout un vêtement de qualité qui les mettent en valeur, avant de porter une marque.

    Et c’est normal que tu penses ça si tu crois en votre projet. Vous êtes en concurrence directe avec des marques comme Hugo Boss. Vous vendez un produit différent mais globalement le même service : améliorer l’image de soi.
    Hugo Boss se base sur l’image de marque qu’elle a acquis, vous sur la mise en valeur de la personne elle même.
    Hugo Boss vend un packaging, vous uniquement un service basé sur des marques qui ne vendent pas ce service justement ! En plus vous êtes une chance pour ces marques là. (A titre d’exemple je n’aurais jamais été client de Melinda Gloss, Maison Standard, Acne, Monoprix (!!)… sans vous connaître).
    Personnellement je préfère votre façon de faire xD. Plus proche de mes valeurs et beaucoup plus efficace.

    Tout ça pour dire que votre projet à de l’avenir, vous avez eu une idée innovante et pleine de promesses.

    PS : J’ai peut-être parfois été caricatural (chiffons à 300€) mais c’est pour faire simple. Si tout n’est pas clair n’hésitez pas à me le faire savoir !

  • Yasu_o

    Pas d’accusation(s) mais je partage entièrement le point de vue exprimer préalablement par Pierre.

    Et puis, pour répondre, il existe aussi actuellement de la dentelle chez les hommes (cf chemise MJ de cette saison) ou Dries Van Noten… De la grosse maille chez les filles… L’argument ne tient pas…

  • BenoitBG

    Pour ton âge, il vaut mieux que tu t’orientes vers du Hast/Maison Standards…

  • Quentin Sastre

    Bonjour, j’ai 15 ans et je souhaiterais commencer à investir dans des basiques. J’ai déjà acheté un jean selvedge APC (d’ailleurs j’ai trouvé une boutique sur Bordeaux qui propose les marques APC et Naked and famous). Je veux maintenant investir dans des chemises (la seule que j’ai ressemble à un parachute…) Et je me demandais si, avec un budget de 170€, il vaudrait mieux que j’achète une belle chemise Melinda Gloss, ou deux où trois chemises hast/maison standards?

  • Gabriel

    Bravo pour l’article qui est très interessant. Je comprends mieux certaines choses comme les vêtements imprimés. Quand je suis passé au magasin j’avais trouvé ça vraiment bizarre de leur part.

    Après la marque en soit m’a beaucoup déçu ces deux dernières saisons. Très peu de vêtements que je trouve à mon goût. Ou alors vraiment cher. Je suis d’accord avec JulienB sur l’augmentation du prix (et les VP où je cherche même plus à aller).

    Mon gros problème avec leurs vêtements c’est qu’ils me vont rarement. Je suis pourtant grand et fin et les chemises sont tout simplement horribles sur moi (au niveau des epaules/bras c’est catastrophique). Les pull ne sont pas ajusté (surtout les cardigan). Leurs veste sont très bien mais trop cher à mon goût. Par contre j’ai le gros cardigan gris acheté l’année dernière. J’ai longtemps hésité avant de l’acheter (à cause du prix) et finalement je l’ai acheté et je regrette pas.
    J’ai jamais essayé le reste car j’ai pas trouvé mon bonheur au niveau des manteaux ou pantalons.

    J’avais discuté avec un vendeur et je lui avait fait remarqué que je trouvais une veste trop cher. Il m’a dit que c’est cher mais que les prix elevé garantie que ce sera un produit que je trouverais pas partout. En gros je paie plus cher pour la rareté du produit. J’ai trouvé ça très moyen comme réponse. Bon c’est un vendeur et je pense que Rémi explique mieux les prix.

  • BenoitBG

    Merci Fabien ! Effectivement, je veux vraiment mettre à profit la proximité que nous accorde la marque. Le but n’est absolument pas de faire du copinage, mais de montrer une autre facette d’une marque haut de gamme, celles de passionnés qui se battent pour conserver le même prix tout en faisant le plus possible. Un créateur de mode reste humaine, il a des doutes, des craintes, des peines, mais aussi des joies, des passions, une vision. Je veux vraiment que les lecteurs comprennent que ce n’est pas un dieu omnipotent arrogant. Mais comme je l’ai dit, peu de marques osent afficher cette vulnérabilité.

    Pourquoi je trouve l’image de marque obsolète ? Tout simplement parce qu’aujourd’hui, une marque a beau essayer de faire les plus campagnes de pub, personne n’est dupe. On fait tout votre possible pour vous transmettre des outils qui vous permettent de jauger la valeur réelle d’un vêtement, en éliminant complètement la hype ou le buzz autour d’une marque. Et je suis convaincu que le renouveau du haut de gamme masculine passera par un retour à des valeurs beaucoup plus saines, humaines et vulnérables. Aujourd’hui, Louis Vuitton a beau travailler son image de marque dans tous les sens, tu vas pertinemment savoir que c’est totalement overpricé. Voilà pourquoi je ne crois plus en l’image de marque !

  • BenoitBG

    Elle est un peu distribuée en province (regarde sur leur site) mais effectivement, c’est pas énorme…

  • BenoitBG

    Hello,
    Merci pour ton point de vue très intéressant.
    Mais quand j’utilise le terme viril, c’est beaucoup plus simple dans ma tête : je parle de pièces imposantes, qui élargissent une silhouette plutôt que l’amincir. Mais ça s’arrête là. Et de l’autre côté, je suis le premier à recommander de porter des semi-slims et des vestes cintrées 😉

  • BenoitBG

    Je suis d’accord avec toi, j’en parlerai avec Rémi. Mais tu sais, il suffit qu’il ait changé les fournitures internes de la veste (les épaulettes, le crin de cheval), qu’en plus il utilise des tissus plus haut de gamme et qu’après l’atelier ait augmenté ses prix et hop, tu as une bonne augmentation de prix.

  • Pierre

    Bonjour,

    J’ai une théorie toute personnelle sur ce point qui a aussi attiré mon
    attention, je me permets humblement de l’exprimer ici :

    La mode étant historiquement à la base un domaine associé à la féminité
    (mais aussi dans l’inconscient collectif sexiste de nos sociétés occidentales
    actuelles), l’usage de ce terme « viril » sert à décomplexer les hommes
    qui s’intéressent à ce sujet, on les rassure psychologiquement pour qu’ils ne
    s’imaginent pas dans leur tête que « aimer les fringues = se comporter comme
    une gonzesse = ne pas être un homme ». Dit autrement, le message qui semble
    être envoyé est : « achetez ces matières ou ces articles qui ont une
    connotation masculine, et votre entourage social ne remettra pas en cause votre
    virilité supposée».

    Je trouve pour ma part que cette démarche est louable de votre part, mais quelque
    part dommageable, car niant la part de créativité féminine inhérente à la mode.
    Et elle aurait tendance à pousser certaines personnes peu sûres d’elles (une
    partie de votre lectorat de débutants semble être dans cette situation) vers
    des styles stéréotypés « mâles’ » tels que le « Workwear »,
    le « Rockwear » ou le « Streetwear » par peur d’être jugés
    négativement s’ils s’aventuraient vers des styles plus « osés ». Pour
    moi, vouloir dans vos articles systématiquement mettre en exergue des pièces dites« viriles »,
    c’est mécaniquement dénigrer les autres pièces, et donc (probablement involontairement)
    donner une vision réductrice de la mode masculine…

    M2C

  • Andres

    Article très intéressant! Dommage qu’il soit impossible de trouver leur collection en province, je suis sur qu’ils y auraient du succes…

  • Mega

    Mdr à chaque fois que je (me) pose une question, la réponse arrive quelques temps après en article 🙂
    (la dernière fois étant les articles sur la formation des prix après mes interrogations sur le forum)

    Très bon article sinon, qui répond encore mieux à ma question.

  • Thomas Jolie

    J’adore Melinda Gloss et j’adore vous lire !!! Merci pour vos articles intéressants 🙂

  • FabienM

    Bel article Benoit!

    Détaillé, explicite et plutôt pédagogue dans une certaine mesure. Ce qui me semble être une vrai proximité avec cette marque aurait pu me déranger (dans l’article j’entends) mais c’est justement ce coté vrai qui rend le tout authentique et aussi très intéressant par rapport au ressenti des créateurs de Melinda Gloss.

    Puis-je cependant te poser une question sur un de tes propos ?

    Pourrais-tu m’en dire plus lorsque tu dis « image de marque, terme que je trouve d’ailleurs totalement désuet et obsolète aujourd’hui » ? En effet, cette affirmation m’intrigue et si ce n’est pas indiscret ou hors-sujet vis-à-vis de l’article 🙂 j’aimerais en savoir +.

    Ainsi, quelle est pour toi la définition du concept « image de marque » et pourquoi trouves-tu désuet et obsolète ?

    En espérant ne pas t’ennuyer avec mes questions…

    PS: magnifique cette association pull grosse maille rouge avec pantalon gris. A voir et à toucher cela doit être ultra stylé!

    Fab

  • JulienB

    Il y a vraiment de très belles pièces dans cette collection !

    Cela dit, je serais moins catégorique que Benoît sur les tarifs…

    si on prend en exemple les vestes (blazers), ça augmente quasiment de 40-50€ à chaque collection (soit 2 fois par an), on arrive à des vestes à plus de 500€… ça commence à faire mal au portefeuille pour les petits salaires…
    mais bon après j’imagine qu’ils font comme ils peuvent pour proposer toujours de la très bonne qualité avec un minimum de marge pour eux, mais ça rend tout de même de moins en moins accessible cette marque (en prix retail en tout cas, sachant que les VP ne servent à rien au quidam de base car tout est vendu en pré vente… dommage)

  • Bonsoir,

    Comme dans de nombreux domaines, on retrouve des caractères virils ou féminins quand on creuse le sujet.

    En mode masculine :
    – viril : grosse maille, matières brutes, cuir, vêtements délavés, bottines, toiles épaisses
    – féminin : couleurs plus originales, motifs fantaisies, matières soyeuses ou satinées

    Idéalement, c’est bien de retrouver les deux aspects dans un look de mode masculine. Toutefois, la plupart des hommes (hétéros et homos) préférant s’habiller en accord avec leur genre, on insiste sur le caractère viril des tenues.

    Il ne s’agit en aucun cas de cibler un lectorat masculin plutôt qu’un autre. Et s’il y a une accusation derrière ta remarque, elle est déplacée et absurde.

    À bientôt,
    Geoffrey

  • Jérémy

    Je confirme, leur bottine grise sont magnifique !

    Par contre je craint de devoir me déplacé dans leur boutique pour leur blouson aviateur beige (à ma connaissance il n’est pas sur le net) et vu que j’habite en Bretagne, ça m’embete beaucoup…

  • Yasu_o

    J’aimerai bien qu’on m’explique ce que veut dire, et vient faire le qualificatif « viril » dans la mode… C’est assez redondant, et ce, dans de nombreux blogs masculins.

    C’est pour cibler un lectorat ? Non parce que…

  • Guillaume

    article très intéressant. effectivement laine d’alpaga fait rêver …

  • Lucas

    Moi je trouve le pull vraiment magnifique! Et la matière à l’air sympa, je ne connaissais pas la laine Supergeelong…
    Pour quelqu’un qui croule sous les basiques et les pièces sans valeur ajoutée (comme moi), c’est clairement un truc qui est achetable je trouve (plutôt en solde quand même). Les goûts et les couleurs 🙂
    Après je pense qu’il vaut mieux rester sur du basique avec ce genre de pièces et éviter de l’assortir avec les autres items de la même thématique que propose la collection… D’ailleurs si vous jetez un oeil aux looks de la nouvelle collection y’en a un ou deux qui piquent les yeux haha!

    Enfin bref juste une opinion, super article Benoit, merci!