Marque BonneGueule : nos pulls en laine mérinos extrafine et notre chemise en tissu italien moucheté

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Mise à jour

Les nouvelles pièces sont à présent disponibles sur l'e-shop et en boutique :

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Quand les températures retombent, le pull en laine devient un incontournable...

Pourtant, c'est une pièce que j'ai laissée de côté pendant longtemps, avant de vraiment réaliser son potentiel .

Si j'en portais justement si peu, c'est parce que l'offre proposée ne m'emballait pas : je trouvais qu'elle manquait de clarté. Entre les grandes différences de prix, la difficulté à estimer la qualité de la laine, ou simplement des designs trop fades, comment trouver le bon modèle ?

Nous avons tâté le terrain il y a plus d'un an, lors de notre collaboration avec Le Mont Saint-Michel. Ce sold out, très rapide, nous a montré combien vous souhaitez retrouver ce vêtement dans votre dressing.

Alors, après la laine vierge de la collab, nous avons voulu revenir à un de nos premiers amours : la laine mérinos extrafine.

On vous propose ainsi notre vision du pull, comme j'aurais aimé le trouver il y a quelques années.

Notre pull 100 % laine mérinos extrafine, en bleu marine...

... et en bordeaux.

Un fil italien pure laine mérinos extrafine

Une matière peignée pour plus de douceur

Notre pull est en 100% laine mérinos : la fibre brute vient d'Australie, avant d'être filée en Italie.

Cette laine possède une particularité : elle a été peignée, ce qui élimine les dernières impuretés et les fibres les plus courtes. De ce fait, elle est encore plus douce et résistante qu’une laine classique.

Et parce que nous voulions le plus de douceur possible, nous sommes partis sur une laine mérinos extrafine.

Voici quelques rappels bienvenus à ce sujet :).

Qu'entend-on par "laine extrafine" ?

La notion d'extrafine renvoie au diamètre du fil.

C'est un peu le bazar entre les différentes appellations mais globalement, une laine ne peut être qualifiée d'extrafine que si le diamètre de ses fibres ne dépasse pas les 19,5 microns.

À titre indicatif, un fil de cachemire oscille entre 14 et 18 microns : vous aurez donc une laine extrêmement douce.

Et pour en savoir plus sur ces histoires de grades, c'est par ici.

Vous allez adorer la porter.

Trouver la bonne épaisseur...

Le choix de l'épaisseur a demandé une importante réflexion.

Je voulais éviter deux choses :

  • Pas de maille fine. J'ai toujours un sentiment pénible de fragilité quand j'enfile ce genre de pull, et l'impression que ça ne tient pas si chaud que ça,
  • Pas de grosse maille, car je voulais qu'on puisse facilement porter le pull sous un blazer.

On se situe donc entre les deux, avec une épaisseur qui a du "corps", sans être trop imposante pour autant.

C'est un poids intermédiaire très pratique, entre chaleur et confort.

Un pull bleu et un pull bordeaux

Comme d'habitude, le bleu marine est pour ceux qui veulent une pièce classique et sobre, qu'on peut vraiment mettre sans se faire des noeuds au cerveau.

Le modèle navy, couleur incontournable et sans prise de tête.

Mais le bordeaux est ma couleur préférée pour de la maille, elle est parfaite pour ceux qui désirent une pièce un poil plus originale.

Historiquement, c'est une couleur que j'ai toujours apprécié mélanger avec du gris, sur un blazer par exemple.

Difficile de vous tromper en associant du gris ou du bleu à votre pull bordeaux.

Un tricot texturé en point de riz

Je m'ennuie très vite des pulls "lisses", il était donc impératif de retrouver de la texture.

Vous connaissez mon goût pour les matières avec un travail subtil.

Nous avons donc choisi un tricot en point de riz.

C'est ce qui donne cet effet "perlé" et "alvéolé", tout en ayant un relief simple à porter.

Le point de tricot crée une sorte de texture alvéolée, discrète mais qui fait gagner la tenue en relief.

Une confection italienne en fully-fashioned

Nos pulls sont fabriqués dans le même atelier que nos cardigans, près de Venise. Un atelier qui travaille habituellement pour de grandes maisons de luxe.

Chaque pièce est montée suivant la technique du fully-fashioned, aussi appelée "remaillage".

Donc sans aucun coup de ciseau !

L'inconvénient du coupé / cousu

Pour rappel, dans la maille, la construction de base est le coupé / cousu.

Cela consiste à tricoter de grands pans de matière et à y couper au ciseau une poche ici, une manche là-bas... pour tout coudre ensemble. Comme une chemise finalement.

Mais impossible d'avoir un rendu parfait :

  • il y a des chutes de matière,
  • des petits bourrelets de laine peuvent se former de part et d'autre des pans cousus ensemble .

L'avantage du fully-fashioned

Alors qu'avec le fully-fashioned, chaque partie est tricotée et assemblée à la bonne taille, sans aucune perte.

Autrement dit, si vous souhaitez mettre une poche, elle est directement tricotée sur le pan du cardigan, au lieu d'être coupée et cousue a posteriori.

C'est ce qui garantit une manche sans volume superflu, et un tombé d'épaule vraiment parfait.

Sur l'envers, vous pouvez voir que les jonctions sont parfaitement nettes.

Quelques idées de looks...

Qu'il s'agisse du bleu marine ou du bordeaux, vous n'aurez aucun mal à apprivoiser ces pulls.

On regarde quelques idées pour qu'ils deviennent vos meilleurs amis par temps froid.

Par sa couleur, un pull bordeaux suffit à réveiller votre tenue. Considérez-le presque comme une pièce forte, qui doit être apaisée par les autres éléments de la tenue. Ici, François opte pour un pantalon en flanelle bleue avec de beaux reflets. Une combinaison infaillible. (Pantalon en laine top secret, boots Grenson)

Dans la même veine, vous pouvez porter votre pull bordeaux avec un pantalon en flanelle grise. Il complète le bordeaux sans trop en faire, tout en amenant de la lumière à l’ensemble. Sur ce genre de looks, vous pouvez vous permettre des chaussures plus audacieuses, particulièrement s’il n’y a pas d’accessoires. (Pantalon en laine top secret, boots Grenson)

Grand classique du workwear, le combo pull en laine / chino en toile / boots en cuir. Cette dimension est appuyée par la couleur olive du chino, renvoyant directement à l'univers militaire. Pour les chaussures, choisissez de préférence une paire qui “a déjà vécu” : le résultat n’en sera que plus authentique. (Chino BonneGueule, boots achetées en friperie)

Vous connaissez la règle : lorsque l’on porte un haut et un pantalon de la même couleur, mieux vaut les choisir dans des nuances différentes. Ici, le pull bleu marine contraste joliment avec le jean. La chemise gris clair, passée au-dessous, amène une pointe de lumière. Feu de camp en option. (Chemise BonneGueule mouchetée, jean qui sera dévoilé demain, sneakers Common Projects)

Comment entretenir un pull ?

Pour prendre le plus soin possible de la fibre, nous vous recommandons un lavage à froid, en programme laine, avec une lessive spéciale pour la laine, et avec un essorage de 300 ou 400 tours par minute.

Laissez-le sécher à plat, jamais de sèche-linge. De même, évitez les cintres qui risqueraient de déformer la maille.

La chemise en tissu italien moucheté de chez Albini

Ah, la fameuse "chemise décontractée"... J'en porte inlassablement depuis des années !

C'est pour cette raison que l'on explore beaucoup cette pièce, que ce soit à travers de multiples chambray, de l'oxford, de la flanelle, du lin...

Nous apprécions également les tissus dits "mouchetés" - l'étoffe est ponctuée de petits points de couleurs - mais nous ne nous y sommes que peu essayés jusqu'à présent.

À ce propos, Albini nous a montré un tissu plutôt original, qui tranche avec les popelines habituelles...

On vous raconte ça tout de suite...

Un tissu inspiré du... tweed !

Un travail poussé de la couleur

Tout part d'une armure nattée de chez Albini, où deux fils horizontaux s'entrecroisent avec deux fils verticaux.

Dès cette étape, la filature s'attèle aux coloris : les fils de chaîne sont gris clairs, tandis que ceux de trame sont plus foncés et chinés. C'est ce qui donne cet aspect irrégulier qui pourrait rappeler une matière japonaise.

L’originalité vient des petits points de couleurs disséminés sur toute la chemise. Ce sont eux qui rappellent l’inspiration tweed ! Ce sont de petites fibres colorées de polyester (2%), pour les garder bien fixées au tissu.

De petits points de couleur parsèment l'étoffe de la chemise, rappelant le célèbre tweed.

Un tissu à la main toute douce

La matière est tissée et finie en Italie, puis montée au Portugal.

Le tissu est légèrement gratté afin de lui donner un toucher très doux. Un peu comme de la flanelle, mais en moins épais.

C’est le genre d’équilibre que j’aime beaucoup : la base de couleur est neutre, permettant de nombreuses combinaisons possibles, là où le mouchetage apporte de l’originalité.

Les finitions qu'on aime retrouver

Comme d'habitude, nous n'avons pas fait l'impasse sur les finitions.

Vous retrouverez donc les classiques boutons en nacre, la dernière boutonnière horizontale, le col button-down caché (pour un col bien plaqué) ou encore les hirondelles de renfort.

Le système caché de "button-down" offre un meilleur maintien du col.

Sans oublier les jolies fronces au poignet.

Comment porter une chemise grise mouchetée ?

Aussi simplement que n'importe quelle chemise casual.

Le gris présente l'avantage de s'insérer dans n'importe quelle tenue, là où le mouchetage ajoutera de l'originalité à l'ensemble.

De façon très spontanée, on peut enfiler sa chemise avec un pantalon en flanelle. On crée ainsi un jeu de matières, entre le mouchetage de la chemise et l’aspect très velouté du pantalon. Les sneakers blanches finissent le look sur une touche casual, mais on pourrait autant imaginer des derby ou des boots. Du reste, il n’y a aucune difficulté : c’est le genre de looks que vous maîtrisez déjà très bien ! (Pantalon en laine top secret, sneakers Common Projects)

Vous ne pouvez pas vous tromper en couplant une chemise casual à un bomber. Blouson à la croisée des styles (on y reviendra très bientôt), il ancre automatiquement la tenue dans un contexte urbain. Le sac, porté en bandoulière, s’inscrit dans cette même veine dynamique et rappelle les boots. (Bombers et jean présentés très bientôt, sac Paul Marius, boots achetées en friperie)

La base est la même que pour le look précédent, on remplace simplement le bomber. Ainsi encadrée par un blouson en laine et des boots, la tenue renvoie maintenant à un imaginaire baroudeur, plus “aventurier”. Il suffit parfois de changer la veste pour transformer une tenue, alors n’hésitez pas à essayer ! (Blouson top secret, boots achetées en friperie)

On en profite pour remercier très fort François, fidèle lecteur BonneGueule, qui s'est de nouveau joint à nous pour ce shooting !

Quelques mots sur l'entretien

Les chemises ont été lavées une première fois par notre atelier portugais : la matière ne bougera pas.

Autrement, un lavage en machine à 30° - essorage minimum - fera tout à fait l'affaire. Et toujours pas de sèche-linge. 😉

Comment se procurer les nouveautés BonneGueule ?

 

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Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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