Marque BonneGueule : le cardigan en superyak et laine mérinos extrafine

Temps de lecture : 12 minutes

Note : le cardigan en Superyak et les deux pantalons en pure flanelle de laine (bleu navy et pied-de-poule gris) sont disponibles sur le shop dès maintenant !

Vous n'étiez pas censés voir cette pièce. Sérieusement, elle a failli ne pas voir le jour... 

Tout commence il y a environ un an. On cherche de nouvelles pistes pour notre prochain cardigan, quand je tombe sur un étonnant mélange de laines 50 % super yak et 50 % mérinos extrafine.

Côté design, j'ai envie d'un point ottoman, histoire de changer de ce que l'on voit habituellement. Très dense, il tient d'ailleurs plus chaud.

L'atelier n'est pas en mesure de nous donner le prix de la pièce avant de monter un prototype. Curieux, on lance donc une commande...

Le prototype arrive, il est magnifique. J'adore l'épaisseur de la matière ; la main du yak et du mérinos ; le col imposant ; le côté moderne du point ottoman ; cette couleur naturelle, si riche... Sauf que le prix de fabrication est bien plus élevé que pour nos cardigans habituels.

En boutique, le prix final dépassera les 400 €, soit plus que nos modèles précédents. C'est une vraie douche froide pour nous, pour une si belle pièce !

Pourtant, il s'explique complètement :

Fabrication italienne + fils luxueux + point ottoman qui nécessite plus de matière qu'habituellement +  fil encore plus épais sur certaines parties = pièce plus coûteuse que d'habitude, mais aussi très luxueuse.

On se dit alors que son prix rend cette pièce inappropriée à la marque BonneGueule. À deux doigts de me résigner, Élie, qui trouve toujours des solutions à tout, me dit :

Il est magnifique, ce cardigan. Peut-être plus cher que d'habitude, mais il serait dommage de ne rien en faire. Produisons plusieurs pièces uniquement pour les mettre en boutique, et voyons comment ça se passe...

C'est une bonne philosophie ça, le "voyons comment ça se passe".

C'est ainsi que naît l'idée de la "Retail Line" : des pièces produites en toutes petites séries, qui permettent de tester une idée et d'avoir des retours très facilement, sans faire de lancement Web avec toutes les photos et la rédaction qui vont avec.

Antoine de la boutique est le premier heureux de voir ce cardigan arriver dans ses étals sans passer par la case e-shop. Et Agathe imite très bien une personne frileuse.

On le met donc en vente dans nos deux boutiques de l'époque au prix de...

*roulement de tambours*

... 450 €.

Que se passe-t-il ensuite ? Nos lecteurs remarquent immédiatement cette imposante pièce dont on n'avait quasiment pas parlé sur le site...

Vos retours enthousiastes

Les conseillers en boutique me font part de l'accueil réservé au cardigan : les retours sont excellents, et l'écoulement de la pièce se passe beaucoup mieux que je ne l'aurais cru.

Une fois encore, je me suis mis des freins concernant le prix, qui n'existaient en fait que dans mon esprit. Regardez plutôt :

Laurent et Vianney adorent cette pièce, ils font partie de ceux qui considèrent ce cardigan comme la meilleure pièce de leur vestiaire. Et chose très étonnante, ce ne sont pas les seuls à le penser, comme j'allais m'en apercevoir...

Encore un témoignage (merci à Hervé) qui place ce cardigan dans ses pièces préférées.

Olivier s'est fait la même remarque que moi sur la capacité d'isolation thermique de ce surprenant mélange de laines.

Encore un autre témoignage qui adore le "feeling" de cette pièce, le fameux facteur "c'est le coeur qui parle" !

Certains en parlent sur des forums. Il suscite l'intérêt, de plus en plus de personnes regrettent de ne pas y avoir accès.

Vos retours me mettent en confiance quant au fait que ce cardigan a aussi sa place sur notre e-shop.

Forcément, avec ce genre de témoignage, ça me met en pleine réflexion !

On prend donc la décision d'enfin le sortir sur le Web !

Finalement, la "Retail Line" a parfaitement rempli son rôle : on a pu tester une pièce, pour la sortir ensuite à plus grande échelle au vu de vos retours. Et ça, c'est aussi une excellente nouvelle.

C'est vraiment le coeur qui a parlé pour le coup.

On est sur du très haut de gamme à prix juste : avec une telle qualité, elle serait vendue au moins deux ou trois fois plus cher dans une grande maison. On est dans du luxe, du vrai de vrai, rendu plus accessible. 

À titre de comparaison, j'ai vu qu'une grande maison française avait sorti un pull épais pour femme cet hiver, à manches courtes, avec exactement la même composition matière. La pièce coûte 850 €...

Y a-t-il des alternatives à cette pièce ?

Pour ceux qui veulent absolument une belle maille de chez nous, mais avec un budget moins élevé, je rappelle également que :

Le petit-frère spirituel de ce cardigan existe, c'est le cardigan grège en alpaga et mérinos, à 330 €.

il nous reste encore quelques cardigans beige 100% laine mérinos à 285 € dans les grandes tailles.

si c'est toujours hors budget mais que souhaitez vraiment avoir une pièce en mérinos, nous venons de sortir deux pulls en 100% mérinos, un bordeaux...

... Et un bleu, à 150 €.

En revanche, pour ceux qui voudrait quelque chose d'encore plus haut de gamme, Johnstons of Elgin de Hawick fait un 100% cachemire dans un poids qui semble similaire, mais il vous faudra débourser très exactement 949 €... Sinon, vous avez une alternative à 665 € chez Robert Old, mais je ne suis pas du tout confiant sur la coupe et le design risque de vous donner un coup de vieux...

Voilà, vous avez donc des alternatives moins chères ou plus haut de gamme. À vous de faire votre choix !

Le test de Nicoló : une pièce portée quotidiennement

La première fois que je l'ai vu, c'était quand Benoît - chanceux qu'il était ! - portait fièrement le prototype à la soirée d'anniversaire d'un ami. Autant vous dire que j'étais un peu jaloux, et je n'étais pas le seul : même notre cher Vianney, qui d'ordinaire n'a d'amour que pour des créateurs dark et quelques classiques du tailoring, était tombé sous le charme.

Alors quand j'ai enfin pu pour l'avoir pour moi, je me suis rattrapé en le portant à peu près tous les jours jusqu'à la fin de l'hiver... Clairement, c'est un bonheur. C'est une pièce dans laquelle on se sent costaud, protégé du froid et, en même temps, mis en valeur.

Et ce col massif... Je ne vous cache pas que j'avais un peu peur qu'il fasse "trop" au début, mais non. Il donne vraiment une allure de bonhomme, ce qui crée un contraste particulièrement intéressant avec des pièces plus précieuses comme un manteau un peu fluide ou un pantalon habillé.

Un col aux proportions généreuses, donnant de la carrure à son porteur.

En bref, vous vous êtes déjà dit "si seulement je pouvais passer ma vie dans une couette au chaud, tout en ayant de l'allure ?". Eh bien franchement, c'est ce que j'ai trouvé qui s'en approche le plus.

Le bonus qui me tient à coeur : après une dure journée de boulot, et des nuits parfois trop courtes, il m'arrive de faire la sieste en rentrant chez moi. Avec ce cardigan, le col est tellement imposant que si vous le déroulez... il vous fait comme un petit repose-tête couvrant une partie du visage. Il n'y a plus qu'à compter les moutons (ou les yaks) pour dormir !

Ce bon vieux bovidé poilu, mis à l'honneur dans le magnifique film "Himalaya, l'enfance d'un chef" et sa sublime bande son :

Quasiment des personnages à part entière dans ce film, vous avez un bon aperçu de l'utilité de ces animaux...

Quel est l'intérêt du yak par rapport au mérinos ?

Un yak vit en hautes altitudes. Il peut aller jusqu'à 5000 mètres et supporter des températures très basses (genre un bon -30°C), alors qu'un mouton mérinos vit rarement au-delà de 1000 mètres, avec des températures beaucoup plus tempérées en hiver.

Voilà à quoi ressemble un troupeau de yaks en train de paître paisiblement en Mongolie, une photo prise lors de mon voyage que j'espère bientôt vous raconter ! Blague à part, pour avoir une idée de la taille et de l'aspect, vous prenez une vache, vous lui mettez une grosse toison, et vous avez un yak.

Une telle différence d'habitat, ça change tout sur les propriétés de la laine. Il est donc aisé de comprendre que la laine du yak se doit d'être bien plus chaude ! Sinon, la bête finit instantanément congelée.

Ce n'est pas un hasard si depuis peu, des marques d'outdoor comme Kora et Peak to Plateau ont jeté leur dévolu sur la laine de yak afin de supplanter le traditionnel "base layer" en laine mérinos. Et les premiers tests de Gear Junkie sont très enthousiastes (et très objectifs, vraiment).

Oui, faire de la course à pied dans la neige en portant du yak, c'est aujourd'hui possible. (Crédit : Kora)

Qu'entend-t-on par laine de yak ?

Il y a deux types de laines de yak (ou plutôt, deux couches) :

  • La première, c'est celle qui est visible. C'est ce "manteau" extérieur qui les protège de la pluie et la neige, où les fibres sont plutôt grossières.
  • Et la deuxième couche, c'est le duvet près de la peau, qui les maintient au chaud en hiver. C'est cette partie là qui nous intéresse :).

À noter que les yaks ne sont pas tondus. Etant donné qu'ils perdent naturellement leur duvet au printemps, ils sont peignés pour récolter la précieuse fibre.

Dans cette vidéo, on voit que la fibre tombe toute seul, puisque on peut même la récolter en "peignant" le yak juste avec ses doigts. Un procédé qui ne blesse pas l'animal.

Bien que j'ai vu des yaks en Mongolie lors de mon voyage cet été, la laine notre cardigan provient du Tibet.

Que veut dire "superyak" ?

Je pourrais dire qu'on est sur un fil incroyablement doux, sans équivalent sur le marché, d'un très grand luxe, mais par souci d'objectivité, bien que j'adore cette pièce, on va nuancer les propos et essayer de voir ce qu'il en est vraiment.

On pourrait penser à une qualité de duvet mais je préfère rester prudent et prendre cette information avec des pincettes : malgré d'intensives recherches, je n'ai pas réussi à savoir à quoi correspond cette appellation par rapport à un yak "normal".

A priori, cela désigne plus un nom commercial pour un fil, que le grade particulier d'une fibre en microns.

Autrement dit, le "superyak" n'est pas vraiment l'équivalent du grade "superfine" en laine mérinos.

Soyez assurés que j'updaterai le paragraphe si j'en sais plus !

Une fibre très douce

Superyak vs. cachemire

La fibre de yak est très fine, elle est comparable à du mérinos extrafine.

Mais est-ce aussi doux qu'un 100% cachemire ?

Certaines marques vendant du yak promettent une douceur absolument incroyable et sans équivalent. Qu'en est-il de mon point de vue ?

Au vu de mon ressenti et de mon expérience, la réponse est non car... ce n'est pas un 100 % cachemire.

Et comme vous l'avez vu, un 100% cachemire serait bien plus cher.

En revanche, le superyak apporte une très, très belle douceur qui a de sérieux arguments face à la chèvre de l'Himalaya. Le "feeling" en est proche, plus que pour du mérinos !

Une enveloppe de douceur et de confort...

Le diamètre de nos fibres de yak est de 17,5 microns, et celui de la laine mérinos extrafine est de 18,5 microns. À titre de comparaison, un cachemire de grade B correspond à une fibre dont le diamètre se situe entre 15,5 et 19 microns...

Notre fil mélangé en superyak et laine mérinos extrafine n'a donc pas à rougir face à une pièce en cachemire !

Quel est l'intérêt du mérinos ?

La fibre de yak comporte naturellement de minuscules écailles qui ajoutent beaucoup à la douceur de cette laine, comparables à de la laine mérinos mercerisée. Du coup, c'est une laine qui ne gratte pas ou, en tout cas, beaucoup moins qu'une laine classique.

De mon côté, je n'ai eu absolument aucun problème à porter ce cardigan avec un tee-shirt à manches courtes, pas de démangeaisons à signaler.

Petit tip quand vous toucherez la pièce : la cotte ottomane est dense à l'extérieur, mais plus douce à l'intérieur du cardigan. C'est cette partie là qui vous donnera une bonne idée de la douceur de ce mélange de laines.

Ce sont justement les 50% de mérinos extrafine qui renforcent la douceur du mélange, et qui permettent d'avoir une pièce "stable". Si c'était du 100% superyak, le prix serait plus élevé, la pièce plus "poilue", mais aussi plus fragile.

Y ajouter une laine éprouvée comme du mérinos prend donc tout son sens.

Ce comparatif entre de la laine mérinos et un cheveu humain vous donne une bonne idée des différents diamètres. Sur notre cardigan, c'est de la laine mérinos dite "extrafine", donc encore plus fine que la "superfine" de la photo.

Une laine isolante

Ce qui est mis en avant avec le superyak (et aussi le mérinos), c'est sa capacité d'isolation thermique, comme vous avez pu le lire dans les témoignages.

Ici, je me dois d'y ajouter de la nuance : ça reste une grosse maille épaisse faite pour les températures froides. Effectivement, la capacité de ce vêtement à être porté en extérieur et en intérieur est assez bluffante, mais n'espérez pas être au frais dans un intérieur où vous auriez trop chaud en simple chemise...

Autrement, contre le froid, c'est une pièce tout simplement géniale. Vous allez sentir une nette différence par rapport à un cardigan en laine mérinos. Parfois, en le portant par-dessus un sweat, il pourra même prendre la place d'un "mid layer".

Pour les soirées en intérieur où il y a des ouvertures incessantes, c'est la pièce parfaite. C'est d'ailleurs celle que je mets en priorité pour ces occasions-là.

Je l'ai par exemple porté jusqu'à 8°C avec juste une chemise en-dessous, ça passe sans problème. Et j'ai pu le garder à l'intérieur à température normale, sans que ce ne soit gênant, avec cette chaleur enveloppante très agréable.

Là aussi, les marques de yak promettent une respirabilité hors du commun, plus que le mérinos. Le mélange superyak / merinos extrafine fait des merveilles. La laine étant hydrophobe, elle rejette l'eau et la sueur est très vite évacuée, ce qui lui permet d'être anti-odeurs.

Kora a repris une étude de Sheffield Hallam pour le University’s Centre for Sport & Exercise Science, qui a prouvé que la laine de yak était plus isolante que le mérinos, en mesurant la température à la surface de la peau de coureurs.

Kora affirme que la capacité d'isolation de la laine de yak est clairement supérieure que la laine mérinos.

C'est une grosse maille et je me demandais dans quelle mesure on pouvait mettre un manteau par-dessus... Pour être franc avec vous, Nicoló et moi avons réussi à la mettre en-dessous de notre camel coat, mais on perd quand même en confort.

Si vous avez un manteau très structuré et ajusté, sachez qu'il est possible de porter ce cardigan avec, mais ce n'est pas l'option où vous serez le plus libre de vos mouvements.

Par contre, dans tous les autres cas de figure, c'est un bonheur. Que ça soit avec un trench, une parka... Bref, toute pièce d'extérieur fluide et dans laquelle vous pouvez bouger librement.

Un tricotage stretch et solide

Puisqu'il s'agit d'une maille, il y a donc un stretch mécanique, comme sur nos précédents cardigans. L'avantage, c'est que ça s'adapte parfaitement à votre morphologie, notamment si vous êtes sportifs et que votre silhouette évolue.

Du fait de sa composition, la fibre de yak est réputée pour être très résistante.

Fibres longues du yak + mérinos extrafine = laine résistante.

Au quotidien, vous allez voir que la pièce bouloche très peu, voire pas du tout. Croyez-en mes tests personnels.

La coupe

De manière générale, c'est une pièce plutôt ajustée, avec une emmanchure assez haute par rapport à ce qu'on peut trouver ailleurs.

Une coupe suffisamment fitté pour flatter la silhouette, sans vous étouffer.

Les bords-côtes des manches sont à porter retournés, j'avais cette manière de porter le cardigan dès le début ! Je trouve que cela apporte un détail bien sympathique.

Avant...

... Après !

Autre détail qui me tient à coeur : le bas du cardigan est "droit", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de bord côte élastique.

Sur une maille aussi épaisse, cela lui permet de tomber correctement en épousant bien votre morphologie, sans "bourrelet" dû au bord-côte.

Le tricotage

Il y a plusieurs jauges utilisées pour ce cardigan.

Le corps est tricoté avec une jauge 5, en point ottoman. Cela donne un tricotage dense et épais qui est encore plus isolant car nécessite beaucoup de matière. Je suis devenu très attaché à ce point qui apporte une texture plus originale que la cotte anglaise qu'on voit habituellement.

Nous aimions aussi son rendu, donnant du relief au cardi. Original puisque peu répandu, il n'en est pas moins facile à aborder.

L'origine du nom "point ottoman" est assez opaque mais d'après mes recherches, il pourrait venir des armures portées par les soldats de Constantinople. Légères en empiècements métalliques pour la facilité de mouvement, elles étaient créées dans des cottes de mailles épaisses pour protéger leurs porteurs.

Quant au col, il est tricoté avec une jauge 3, en plus d'être doublé. Cela signifie que le diamètre du fil du col est encore plus élevé que ceux utilisés pour le corps, et que vous avez deux épaisseurs de maille au lieu d'une seule. Au niveau de sa coupe, si vous relevez le col, il montera haut pour garder votre cou au chaud.

Autrement dit, sa protection contre le vent et le froid est très efficace !

Le col, déjà bien épais, est doublé.

Avec ou sans feu de camp, vous n'aurez pas froid.

Quand je dis "col", ça comprend évidemment la partie autour de votre cou, mais aussi toute la bande sur laquelle sont cousus les boutons en corne.

Quant aux poches, elles sont tricotées en jauge 7 - l'équivalent d'un pull fin - ce qui les rend bien douillettes. Elles sont aussi "prises" sur tout un côté : elles ne ressortiront pas.

Enfin, c'est un cardigan qui est entièrement remaillé (on dit aussi fully fashioned).

Remaillage et fully fashioned

Chaque pièce est montée suivant la technique du fully-fashioned, aussi appelée "remaillage".

Donc sans aucun coup de ciseau !

L'inconvénient du coupé / cousu

Pour rappel, dans la maille, la construction de base est le coupé / cousu.

Cela consiste à tricoter de grands pans de matière et à y couper au ciseau une poche ici, une manche là-bas... pour tout coudre ensemble. Comme une chemise finalement.

Mais impossible d'avoir un rendu parfait :

  • il y a des chutes de matière,
  • des petits bourrelets de laine peuvent se former de part et d'autre des pans cousus ensemble.

L'avantage du fully-fashioned

Alors qu'avec le fully-fashioned, chaque partie est tricotée et assemblée à la bonne taille, sans aucune perte.

Autrement dit, si vous souhaitez mettre une poche, elle est directement tricotée sur le pan du cardigan, au lieu d'être coupée et cousue a posteriori.

C'est ce qui garantit une manche sans volume superflu, et un beau tombé d'épaule.

Alors ?

C'est une pièce d'une sacrée polyvalence : le style, le confort, la chaleur font que j'ai eu bien du mal à m'en passer.

Vous êtes en week-end avec des amis dans une maison de campagne qui ne chauffe pas très bien ? C'est la première pièce à mettre dès que vous sortez du lit, par-dessus un simple tee-shirt, et vous aurez déjà un super style sans rien faire.

Vous pourrez garder votre cardigan toute la journée, que ce soit pour aller faire une balade en extérieur l'après-midi, manger dans un beau restaurant en mettant une jolie chemise en-dessous, ou aller faire la fête dans un bar en portant une chemise plus casual.

Pour réduire le nombre de vêtements que j'emporte lors de mes voyages, j'ai même essayé de le porter par-dessus un tee-shirt en mérinos et un sweat. Cela fonctionne très bien. Pas besoin d'emporter un manteau, même léger.

Ce cardigan peut suffire dans toute situation, et il le fait avec élégance.

C'est pour toutes ces raisons que j'en suis tombé amoureux.

Comment porter un cardigan grosse maille en point ottoman ?

Du fait de ses proportions, vous pouvez troquer votre blazer contre le cardigan dans une tenue habillée. La forme du col châle mettra systématiquement votre chemise en avant. Vu la main du mélange superyak / mérinos extrafine, n'hésitez pas à vous appuyer sur des pantalons texturés pour apporter encore plus de relief au look. (Chemise en dobby BonneGueule, pantalon en flanelle grise pied-de-poule BonneGueule).

Dans un registre plus décontracté, le combo cardigan / chemise casual / jean ne vous fera jamais défaut. Ici, François encadre sa tenue en optant pour des chaussures rappelant les nuances de son cardi. Du reste, c'est le genre d'assemblage que vous maîtrisez déjà très bien ! (Chemise grise mouchetée BonneGueule, jean Kurabo coton / lin BonneGueule, desert boots Bobbies)

Notez comme les deux cols se positionnent bien l'un par rapport à l'autre.

Entre le cardigan et le pantalon en flanelle, on retrouve une base plutôt habillée, que François twiste grâce aux boots bi-matière à grosse semelle et au tee-shirt. L'ensemble est équilibré, les couleurs restent harmonieuses. C'est un bon moyen de dynamiser la pièce, qui sera autant à propos avec une chemise qu'un simple tee blanc. On pourrait tout autant imaginer un coton plus travaillé, flammé par exemple. (Tee-shirt Maison Cornichon, pantalon en flanelle navy BonneGueule, boots Grenson)

Et pour encore plus de décontraction, remplacez le pantalon en flanelle par un chino, et les boots par des sneakers. Confortable et efficace ! Le cardigan se prête particulièrement bien au kaki, constituant une palette autour de "nuances terre". Sur ce genre de tenue, composée de pièces simples, vous avez le champ libre pour utiliser des accessoires, alors faites-vous plaisir. (Tee-shirt Maison Cornichon, chino olive BonneGueule, sneakers Common Projects)

Comment se procurer les nouveautés BonneGueule ?

Le cardigan en Superyak et les deux pantalons en pure flanelle de laine (bleu navy et pied-de-poule gris) sont disponibles sur le shop dès maintenant !

Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

Laisse-nous un commentaire

Questions de style, points de vue perso, bons plans à partager ? Nous validons ton commentaire et te répondons en quelques heures.