Au café accoudé

C’est en écrivant qu’on devient écrivain. Allez.

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la… » Mais c’est connu ça ! Bon. Concentre-toi.

Raclement de gorge.

« Longtemps, je me suis couché plutôt tôt… » Hum, non, y’a quelque chose mais ça finit vraiment mal.

« Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles… » Ça sonne bizarre. Comme si quelqu’un l’avait déjà écrit.

Garçon, de l’absinthe dans une tasse à café !

Franchement, c’est peine perdue. Quand j’ai dit que je voulais être écrivain, je ne savais pas que ce serait si difficile. L’inspiration est une maîtresse cruelle. Contre toute attente, il ne suffit pas de s’habiller comme un écrivain pour le devenir. Oui, je sais, c’est fou. J’ai la veste en maille réglementaire, le joli gilet de coton, la chemise blanche au tissu épais à col officier, le pantalon ample porté haut à la taille et les chaussures en cuir. Mais surtout, j’ai les petites lunettes rondes professorales et la moustache du marginal. Entre raffinement extrême et vie de bohème.

Trois jours que je suis vêtu comme ça. Trois jours que ça ne vient pas. L’habit ne fait pas le moine.

Devenir moine. Oui, c’est une idée.

Composition du look

Bandana : Vintage

Chemise : Suit

Gilet : Vintage

Veste Maille : BonneGueule

Pantalon : COS

Souliers : Septième Largeur

Bijoux : Harpo, Gudule, Carré XY

BonneGueule shooting écrivain café bijoux

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