Les pépites (pour télétravailler) de la rédaction #92 – Jordan

Temps de lecture : 5 minutes

pépites Jordan blazer jogpants chemise

Publié par le 13 décembre 2020

Je ne supporte pas de télétravailler en jogging.

Alors que, entre nous, la réciproque m'est déjà plus supportable.

C'est comme ça. Et je comprends très bien que cela puisse paraître étrange à certains. Mais c'est plus fort que moi. Pire ! C'est psychologique.

Dès que j'enfile un jogging mon cerveau flanche. Le noir absolu. Je grogne pour parler. Mon cerveau chante des chansons débiles. Je ne me lave plus. Je mal-bouffe. Je passe de longues heures à errer sur Netflix.

Bref je régresse.

Personne n'a envie de voir ça. Et j'en suis venu à la conclusion que le jogging n'était pas fait pour moi. Et la réciproque est vraie. L'excès de confort précipite ma perte, faut croire.

Mais est-ce à dire que je n'y ai pas droit, au confort ? Est-ce à dire qu'il faut que la laine de mon pantalon me pique, que ma chemise me comprime le torse et que j'aie les pieds glacés pour que mon cerveau soit efficace ?

Je ne crois pas. Et c'est tout l'enjeu de ces pépites : produire une tenue de télétravail aussi confortable qu'une tenue de flemme mais qui met dans une dynamique productive.

Blazer en maille - Pini Parma

Blazer laine et cachemire Pini Parma

La forme du blazer, la matière d'un pull.

70% laine et 30% cachemire.

Il est fait en Italie et coûte 299€ ce qui est assez contenu comme prix pour une telle pièce.

Voilà pour la fiche technique.

C'est une de ces pièces qui ne se comprennent que quand on les a sur le dos. Il y a une vérité propre qui se ressent plus qu'elle ne se comprend ou s'explique.

Parce que la pièce peut paraître assez bizarre pour celui qui n'en a jamais vu. Ce n'est pas vraiment un pull, ce n'est pas vraiment un blazer. Alors qu'est-ce que c'est ?

C'est un foutu bonheur à porter, voilà ce que c'est !

C'est un aller simple pour le pays des merveilles !

Pini Parma veste marron en maille et chemise blanche

Cette pièce, il ne faut pas la prendre trop ajustée. Il faut la laisser se mouvoir en même temps que vous. Quand on vous voit la porter on se dit que ça vous donne du chien. Soudainement, on vous prête du flair.

Mais, entendons-nous, elle ne doit pas faire sac-à-patate. Un entre-deux, comme souvent, est le bienvenu.

Quand vous portez ça, il y a du Julian Kay en vous. Vous savez, Richard Gere dans American Gigolo. Mais Julian Kay quand il ne travaille pas et qu'il se séduit lui-même.

Et d'ailleurs, je ne sais pas si vous le savez, mais se plaire à soi-même, c'est se donner toutes les chances de plaire aux autres.

La réunion Zoom commence, tous les autres sont engoncés dans des chemises mal repassés, vous vous êtes impeccable dans votre blazer en maille. Mais un impeccable qu'on vous envie car il semble confortable.

À la suite de cette réunion, vous avez eu une promotion. C'est à cause du blazer en maille ? Je n'irai pas jusque-là mais dire qu'il a aidé ne serait pas absurde.

Chemise à col pointu bleu poudré - Camoshita

Pour mettre en dessous de ce blazer en maille, je cherchais à l'origine une chemise en piqué de coton.

Un peu comme pour la veste en maille qui n'est ni vraiment un blazer ni vraiment un pull, je cherchais un haut habillé qui ne soit ni vraiment une chemise, ni vraiment un polo.

J'en ai trouvées chez Sunspel, chez Stoffa aussi

Et puis finalement, je suis tombé sur ce petit bijou :

chemise bleue col français Camoshita

D'abord, c'est le col qui m'a séduit.

Ensuite c'est la couleur.

Après la matière.

Et pour finir la marque m'a conforté car Camoshita revêt une petite hype personnelle et je n'en possède qu'une pièce alors même que je suis subjugué par le style Yasuto Kamoshita son directeur artistique.

Je n'achèterais pas un produit de la marque s'il ne me plaît pas, entendons-nous bien, mais si j'hésite entre deux produits de marques différentes, ça pourrait jouer en faveur de Camoshita.

Le col, je disais. Beige Habilleur, l'e-shop qui propose le produit, l'appelle "français". Dans mon esprit, le col français était plus petit. Mais, de la même manière qu'un col américain n'est pas limité à la longueur de ses pointes, le français ne l'est pas non plus. Donc, c'est bien un col français. Ce qui compte, c'est surtout l'angle de celui-ci.

Il me plaît car il est surdimensionné par rapport à ce que l'on voit. Mais pas disproportionné non plus. C'est à dire qu'il singularise mais gentiment. Et ça me plaît comme idée ça.

La couleur ensuite. Oui ce bleu poudré, je le trouve très séduisant. Et assez rare je trouve. D'ailleurs j'ai revu Lost In Translation hier, de Sofia Coppola, et j'y ai vu comme un clin d'œil cosmique le fait que le personnage interprété par Bill Murray en portait une d'un bleu presque similaire.

 

La matière pour continuer, une flanelle de coton parfaite pour l'usage du télétravail. Douce sûrement sur le corps. Pouvant accueillir un t-shirt blanc en dessous sans problème. La touche qui place directement cette chemise dans un registre plus décontracté.

chemise en flanelle de coton Camoshita

Pour la fiche technique :

  • Elle est fabriqué au Japon
  • Elle coûte 270€

S'il en reste, je la prendrai peut-être pour les soldes.

Jogpants Tanker en velours côtelé - Hartford

Pour compléter la tenue, je voulais un jogpants.

C'est-à-dire, une nouvelle fois, un hybride entre deux formes : il a tous les éléments d'un pantalon classique, dont le bas de jambes sans bord côte mais la ceinture élastiquée et munie d'un cordon ce qui le rapproche du jogging.

On le nommera donc jogpants et ce Hartford joue parfaitement le rôle que je compte lui attribuer.

pantalon en corduroy marine hartford

La coupe a l'air suffisamment ample pour donner de l'aisance tout en étant cohérent avec le volume du blazer en maille. C'est à tester bien sûr car c'est le nerf de la guerre, la coupe.

Et ce n'est pas parce que c'est un vêtement d'intérieur, réservé à vos seuls yeux et à ceux de votre famille, que vous devez être moins exigeants quant à sa coupe.

Une bonne présentation change votre journée.

La matière, je n'ai aucun doute qu'elle soit confortable. Le velours finement côtelé est souple et doux et, pourvu qu'il y ait de la place aux cuisses - ce qui semble être le cas -, le pantalon sera agréable dans une position assise la plupart du temps.

Et c'est sans compter sur l'élasticité naturelle du velours côtelé.

Le pantalon revient à 145€. Et j'ai demandé au service client de me renseigner sur le pays de fabrication.

C'est dommage quand même cette opacité délibérée ou non.

J'attends la réponse...

... qui m'est parvenue très rapidement : le velours est européen et la confection marocaine.

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