Journal d’un confiné : le Covid-19, mon style et moi

Temps de lecture : 68 minutes

Jour 52 du journal d'un confiné
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🖋️ Les choses ont changé.

La crise sanitaire nous oblige à nous adapter. Pour ma part, je ne peux plus tourner de vidéos. Je lance ce journal pour garder le lien avec vous et tenter de vous divertir, de vous intéresser du mieux que je peux.

Faites-nous une promesse : revenez nous voir souvent, partagez ce que vous vivez avec nous, ça nous fera plaisir.

Ce journal commence au jour 2 car c'est à partir de ce moment-là que j'ai vraiment compris que je ne reverrais pas le jour avant un moment. À partir de maintenant, c'est juste le Covid-19, mon style et moi...

Jour 52 du confinement (7 mai 2020) - Pour conclure...

Il est temps.

À présent que le 11 mai approche, que les cheveux ont bien poussé, qu’il a fallu développer ses dons pour la cuisine, que l’introspection a engendré de grands travaux personnels entrepris ou non, qu’on s’est aperçu que le monde tournait mieux sans les Hommes, il est temps de conclure ce journal.

Le 18 mars 2020, jour du tout premier billet, je posais la question : à quoi bon bien s’habiller quand personne n’est là pour en être témoin ?

Ma vision des choses n’a pas changé : m’habiller avec recherche et élégance est une nécessité personnelle car elle me donne une meilleure image de moi-même et ainsi, elle me donne confiance, me met dans une dynamique de création et me pousse à ne pas être paresseux intellectuellement.

C’est aussi l’avis de David Coggins, un auteur sur le sujet du style, du voyage et de l'étiquette, qui se confie, ici, à Drake’s.

Je pense que la personne qui a passé du temps, le matin, à bien se présenter, à se laver, mettre en forme ses cheveux, tailler sa barbe, choisir ses vêtements avec soin, sera plus encline à s’efforcer de comprendre le monde et le traiter avec tolérance, que celle qui n’aura fait l’effort de rien que de s’être levée.

Selon moi, ça ne signifie pas qu’il faille s’habiller en costume-cravate chaque matin.

Quoique, j’ai regardé quelques vieux films pendant ce confinement et, chaque fois, j’ai les yeux qui s’agrandissent et la bouche qui tombe tant je trouve magnifique de voir tous ces gens habillés comme ça, femmes et hommes qui se présentent du mieux qu’ils peuvent tout le temps et c’est normal dans leur tête car l’habit est vecteur de dignité humaine.

Avant la digression, je disais : ça ne signifie pas qu’il faille s’habiller en costume-cravate chaque matin. Peu importe comment vous vous habiller en fait, tant que vous y mettez du cœur et que vous le faites en pleine conscience. C’est ça le principal.

C’est ce que dit G. Bruce Boyer d’ailleurs quand il parle du style :

“Real style is never right or wrong. It’s a matter of being yourself on purpose.”

Alors, quelles sont les techniques vestimentaires que vous développez pour être vous-même à dessein ?

La première d’entre elles serait probablement de vous affranchir une bonne fois pour toutes du regard d’autrui si ce n’est pas déjà fait. Si vous faites tomber cette barrière, alors tout devient plus facile.

Et j’ai une bonne nouvelle pour vous : le port du masque, habitude que l'on s'apprête à prendre, peut vous aider à oser davantage. Cela peut être la transition qu’il vous faut pendant quelque temps.

Avec le masque, vous pourrez développer un style personnel sous couvert d'un anonymat relatif. Et quand le moment viendra de le retirer, il ne sera plus question pour vous de faire impasse sur la manière nouvelle dont vous vous habillerez.

C’est une opportunité qui s’offre à vous. Et on devrait toujours saisir ce genre d’opportunité.

C’était un plaisir d’écrire ce journal et de vous lire et vous répondre. L’inventaire de ma garde-robe n’est pas achevé mais je pense poursuivre cet exercice qui a semblé vous plaire le plus.

Les autres formats initiés comme la revue des lookbooks, les pires erreurs de style et le rhabillage des présentateurs télé pourront être déclinés ou pas, ailleurs et d’une autre manière.

On réfléchit au jour d’après et vous êtes au centre de toutes nos réflexions.

Portez-vous bien et à très bientôt.

Jour 51 du confinement (6 mai 2020) - Inventaire de ma garde-robe / Partie 4 : les manteaux et blousons

On continue l'inventaire trépidant laborieux de ma garde-robe. Cette fois-ci, nous nous intéressons aux manteaux et blousons. Les manteaux sont une catégorie de vêtements pour laquelle j'ai un faible.

Toutefois, bien souvent, l'argent que je peux sortir à un instant "t" est insuffisant. C'est typiquement le genre de pièce pour laquelle, si on n'a pas le budget, on devrait économiser. C'est sûr. Mais cet argent finit toujours par être dépensé ailleurs pour ma part.

Ça c'est de la fibre morale !

Bref.

Je vous montre ces manteaux.

Voici les trois volets précédents :

Un inventaire de garde-robe a beaucoup de bienfaits : il vous empêche de laisser traîner pendant des lustres des vêtements oubliés dans vos placard, il permet de vous faire un peu d'argent par la vente de ces pièces, ou une bonne action par le don. Il permet aussi d'y voir plus clair, de faire de la place et d'estimer ce dont on a réellement besoin.

Pas besoin de craquer pour une énième veste bleue, si on en a 5. Et, pour avoir ça en pleine conscience, encore faut-il ne pas se bercer d'illusions.

L'inventaire de garde-robe est là pour ça.

Chapitre 4 : Les Manteaux et Blousons

Nombre total : 15

Pour l'hiver : 7

Pour la demi-saison : 5

Contre la pluie : 3

Passage en revue de chacun des manteaux et blousons

Parka French Trotters

Parka shearling camel

J'avais trouvé cette parka en soldes, je ne sais plus trop où. Elle est pratique, chaude, bien faite et j'aime sa couleur. Pour autant, quand je la porte, j'ai l'impression d'être un cadre de la Défense. Ce qui n'est pas un mal en soi, c'est juste que je ne suis pas un cadre de la Défense.

Du coup, à chaque fois, j'essaie de l'associer à des vêtements dont ils n'auraient pas l'idée. Mais ce n'est pas toujours évident, du coup, je la porte régulièrement mais peu.

Fréquence de port : 2 fois par mois en hiver parfois plus.

Coupe, matière et détails : Longueur parfaite pour une parka, surtout qu'elle est munie d'un double-zip (pratique pour le scooter... que je n'ai pas), les poches poitrine sont à la bonne hauteur pour se donner des airs de bad boy (de la Défense) en marchant dans les rues le soirs, la couleur est contemporaine et va avec beaucoup d'autres.

Types de tenues : à éviter le costume bleu marine et richelieux noirs, même si ça fonctionne. Une idée :

État : Bien bien, j'ai juste une tache de peinture sur la manche, je ne me rappelle plus trop pourquoi mais ça donne de la personnalité. Je ne me plains pas.

Verdict : Elle a sa place dans ma garde-robe pour les jours où je veux du plus casual qu'un manteau long. Et ça m'arrive.

Manteau court olive Pendleton

Manteau vert olive à col mouton

Ah, celui-là. Je ne compte plus les compliments qui pleuvent quand je le porte. C'est pas tellement sur moi qu'ils pleuvent, mais plutôt sur ce manteau. Il plaît à beaucoup de gens.

Et c'est qu'il a une forme harmonieuse, équilibrée, les proportions vous savez.

Je l'ai acheté en soldes chez Graduate Store à Bordeaux. C'est le genre d'achat qui s'impose. On voit la pièce, on tombe dans un coma conscient et la dernière chose dont on se rappelle, c'est de sortir de la boutique avec la pièce juste achetée.

C'est ce qui m'est arrivé avec ce manteau et je ne regrette pas.

Fréquence de port : régulièrement en hiver, un peu moins d'une fois par semaine environ

Coupe, matière et détails : La couleur est magnifique et va avec tout. La laine ne bouge pas depuis plus de cinq ans que j'ai ce manteau. La doublure en viscose est douce, légère et agréable à porter. Le col mouton amovible est d'une extrême douceur. Les poches sont d'une dimension parfaite, à la bonne hauteur. Les manches sont d'une longueur parfaite pour moi. Bref, j'ai envie qu'il fasse froid à nouveau rien qu'à écrire à propos de ce manteau !

Types de tenues : J'aime l'associer à des matières brutes, dans l'univers du workwear.

Ou :

État : il ne fait pas son âge tellement il est bien conservé

Verdict : un atout dans ma garde-robe

Manteau col châle bleu BonneGueule

Manteau à col châle bleu marine

J'aime la simplicité de ce manteau. De plus, je trouve qu'il devrait y avoir davantage de manteaux dotés d'un col châle. Ça donne un aspect douillet, confortable et élégant.

J'aurais simplement aimé, pour mon goût personnel, qu'il soit plus long. Mais je m'en accommode très bien.

Fréquence de port : 3 fois par mois environ en hiver

Coupe, matière et détails : Belle couleur facile à associer, la laine bouillie est parfaite en ce qu'elle apporte du caractère à une pièce qui n'en manque déjà pas grâce à son col châle. Ah et j'oubliais, c'est un manteau qui redéfinit le terme "confortable" avec sa construction toute en souplesse, sa matière naturelle presque élastique et ses épaules sans padding.

Types de tenues : Surtout des tenues décontractées pour bien aller avec l'ADN de ce manteau.

État : Parfait

Verdict : c'est mon seul manteau bleu, je vous avouerais et il ne va nulle part.

Manteau Camel Vintage

Manteau croisé camel à grands revers

Un matin au boulot, il y a trois ans. J'ai l'idée d'aller consulter le site de vente de vêtements vintage Le Vestiaire du Renard qui n'existe plus à présent. Rapidement, je tombe sur ce manteau entièrement entoilé, superbe, pour 215€.

Là aussi, comme pour le Pendleton, sans réfléchir je sors ma carte, j'entre les codes, je clique sur "valider le paiement". Je n'ai pas une seconde vérifier les dimensions. J'ai vu 50, j'ai pris. Et j'ai bien fait. L'instinct je sais pas.

C'est le manteau que je porte le plus en hiver. Il est particulièrement long et je crois être addict à la manière dont il bouge avec moi. J'ai l'impression d'être Batman.

Fréquence de port : 2 fois par semaine en hiver minimum

Coupe, matière et détails : La matière est un drap de laine banal mais la couleur est belle et va avec tout. Les revers sont imposants et magnifiques. Les épaules sont très structurées. Comme il est entoilé entièrement, le tombé est voluptueux et gracieux. Tout ce que j'attends d'un beau manteau.

Types de tenues : Par exemple :

Tenue avec manteau camel bonnet rouge derbys marron et pantalon flanelle grise

Ou encore :

Homme dans la rue portant un manteau camel et une tenue monochrome marine

 

État : vintage donc usé par endroit mais ça ne le rend que plus beau encore.

Verdict : je compte l'emmener le plus loin possible

Manteau prince-de-galles gris Harmony

Manteau croisé gris motif prince-de-galles

Manteau que j'avais acheté dans la boutique Harmony rue Commines, à deux pas de notre propre boutique. Il m'a rendu de fiers services mais il est à présent trop petit.

Je l'ai vendu sur Vinted et il partira très bientôt faire un nouvel heureux.

So long my friend!

Manteau long croisé bordeaux BonneGueule

Manteau bordeaux croisé à ceinture

C'est bien sûr notre manteau long sorti en décembre 2019 et dont je suis tombé amoureux. Il est parfait pour s'y emmitoufler, on se ceinture et on avance dans la vie, la tête baissée, les grands revers relevés si on veut.

Fréquence de port : 1 fois par semaine en hiver

Coupe, matière et détails : La matière est douce, la couleur est superbe et ne se trouve pas partout, la forme avec la ceinture à la taille donne l'air d'un acteur de l'âge d'or d'Hollywood, la construction légère le rend moelleux et confortable. Et c'est grands revers !

Types de tenues : La couleur est magnifique associée à des bleus, à des gris, des marron, des roses et du noir aussi !

Exemple :

Homme dans la rue en manteau bordeaux et tenue grise

État : Parfait

Verdict : Un manteau qui me correspond bien et que je ne suis pas prêt de lâcher.

Blouson court vert sapin BonneGueule

Blouson court vert à col chemise et bords-côtes

Fréquence de port : 2-3 fois par mois en hiver

Coupe, matière et détails : Un blouson à ne pas sous-estimer, il tient chaud ! Je ne vais pas refaire sa fiche produit mais c'est vraiment un blouson polyvalent et qui a sa place dans une garde-robe d'hiver. Surtout des hivers comme les nôtres où le froid est rarement mordant...

Types de tenues : J'aime particulièrement porté ce blouson avec mon col roulé BonneGueule bleu marine, mon jean Fullcount et mes derbys Carmina ou mes aubergines Morjas.

État : Parfait

Verdict : C'est mon seul blouson d'hiver. Il me permet de varier les plaisirs et je l'aime pour ça.

Harrington bleu Grenfell

Veste type harrington bleue à doublure à carreaux

J'aime beaucoup cette veste qui est simple et porte en elle un gros héritage Ivy. C'est le blouson léger de Don Draper quand il est en week-end et qu'il amène ses gosses au centre aéré.

Simplicité et efficacité. Je ne m'en lasse pas.

Fréquence de port : Selon le temps, 1 fois par semaine quand le temps est mitigé.

Coupe, matière et détails : Couleur superbe, finitions au top. J'aime particulièrement les manches raglan et la coupe boxy. La doublure check est de bon goût et n'est pas trop bariolée pour faire tache quand le blouson est ouvert. De plus, il est muni d'un double-zip, détail dont je raffole.

Types de tenues : Faire simple : un chino beige, des desert boots, un t-shirt blanc et du pento dans les cheveux.

État : Impeccable

Verdict : Stay with PAPA !

Perfecto noir Falcon Garments

Blouson en cuir noir perfecto

La veste que vous pouvez admirer dans ce Panache. Si vous n'avez jamais vu un homme se faire casser la gueule par lui-même, je ne saurais que trop vous recommander cet épisode. Enfin.

Il y a une vie avant et une vie après un perfecto. C'est évident. C'est quand même une pièce velue qu'il faut savoir assumer. Parfois en la portant, ça me fait la même impression que si je me promenais sur fier cheval dans les rues de Paris. Faut avoir les épaules et c'est pas toujours évident. Mais le plus simple, c'est de désamorcer la charge explosive de ce type de pièce en faisant comme si de rien n'était.

Bref. Gros morceau et c'est très chouette à porter.

Fréquence de port : Je l'ai depuis peu et, confinement oblige, je ne l'ai pas porté encore au printemps... mais j'ai hâte !

Coupe, matière et détails : la forme du perfecto tel que Schott l'a imaginée. Coucou Marlon Brando.

Types de tenues : t-shirt blanc, jean brut et derbys prunes pour moi. Ah oui et du pento encore.

État : 🤘

Verdict : Bouge pas bébé.

Bomber vert en cuir suédé BonneGueule

Blouson type bomber en cuir suédé vert

Fréquence de port : comme le perfecto, je l'ai depuis peu et ne l'ai pas porté encore vraiment, du fait du confinement. Enfin, un peu en automne mais ces jours-ci ce serait le moment parfait. Notamment pour des promenades matinales. AHAHAHAHAHA mais de quoi je parle. "Promenades matinales" ! C'est tellement 2019 ça.

Coupe, matière et détails : beau cuir suédé, belle couleur.

Types de tenues : comme le blouson BonneGueule vert sapin en fait, un monochrome bleu est superbe avec.

État : 👍

Verdict : On a encore des choses à vivre. Ça ne fait d'ailleurs que commencer. Enfin bientôt commencer.

Barbour Beaufort bleue

Veste bleue à doublure à carreaux Barbour

Enfin quand j'écris "bleu", je veux dire qu'une couleur qui semble ne pas être trop éloignée de cet ensemble de nuances que j'appellerais "bleues". Mais en fait, c'est surtout un beau mélange d'usure, de couleur fanée, de lustrage.

Je l'ai trouvée dans une friperie rue Tiquetonne à Paris pour 45€. J'en suis ravi. Je porte cette Barbour très régulièrement et, comme je n'ai pas peur de l'abîmer, je la prends pour voyager.

Un fidèle compagnon de voyage et de vie !

Fréquence de port : automne, hiver et printemps très souvent.

Coupe, matière et détails : ça n'a plus vraiment d'importance et d'ailleurs, je ne l'ai pas catégorisée comme "veste de pluie" car le coton n'est plus waxé il y a belle lurette. Il faudrait probablement que je m'y colle un jour.

Types de tenues : de tout en fait. Classique : pull shetland de couleur, chino et derbys. Ou plus aventureux :

La seule limite, c'est votre imagination.

État : elle est superbement vieille et usée.

Verdict : une pièce fétiche que j'aurais aimé user moi-même.

Trench Sébastien Blondin bleu marine et bleu ciel

Homme portant un trench bleu à ceinture

Pièce qui ne me correspond plus et que je vends sur Vinted.

Je l'avais acheté à une braderie L'Exception, il y a quelques années. Je l'ai peu portée car elle ne correspondait finalement pas vraiment à mon style.

Field jacket Henry Cotton

Veste militaire à poches marron camel

Veste trouvée chez Kiliwatch, friperie à Paris. J'en ai d'ailleurs parlé dans cet article. C'est une veste qui a une histoire intéressante... enfin je présume ! J'ai envie d'y croire !

Fréquence de port : assez régulièrement au printemps. 1 à 2 fois par semaine je dirais.

Coupe, matière et détails : la couleur est belle, la matière n'a pas grand chose à raconter mais c'est ok. J'aime beaucoup l'asymétrie des poches. Je trouve qu'elle a beaucoup de charme.

Types de tenues : exemple :

État : 👍

Verdict : Même si elle est un peu étroite aux épaules, je ne peux pas m'en séparer. Je la donnerai à mon fils un jour. Si j'ai un fils. Et à la condition qu'il soit un peu plus fin d'épaules que moi. Et qu'il accepte de porter ce genre de chose. Je sais pas, il sera peut-être plus dans le streetwear. Jogging. Active Wear. Wow. Je viens d'entrevoir mon futur et c'est pas beau.

Raincho Norvegian Rain

Veste ceinturée bleu poncho à motif prince-de-galles

Poncho de pluie. Oui, oui. J'adore cette pièce. Je me balade dans la rue et on dirait un ninja urbain. Les gens me craignent. S'écartent sur mon chemin. Pas besoin de porter un masque avec ce raincho. Y'a pas de virus qui puisse m'atteindre.

Il m'a été vendu par Geoffrey car il ne le portait pas.

Je suis très heureux qu'on se soit trouvé tous les deux sur ce constat de trop plein pour sa part et de vide à remplir pour la mienne. Je porte quand vraiment il doit pleuvoir toute la journée, autrement c'est un peu bizarre de l'avoir sur les épaules alors qu'il faut soleil et sec.

Si bien que parfois j'exécute des danses de la pluie pour pouvoir le porter. Je blague pas.

Fréquence de port : voir plus haut

Coupe, matière et détails : superbe pièce, superbe travail de Norvegian Rain. C'est un 100% laine d'ailleurs pour les curieux.

Types de tenues : ninja des villes.

État : 👍

Verdict : un pièce de caractère dont je ne me séparerai pas.

Blouson court vert olive Coldsmoke

Blouson vert harrington

Le blouson léger parfait pour la pluie en été et au printemps. Très utile. C'est une veste harrington donc facile à porter.

Fréquence de port : assez peu, 1 fois par mois environ.

Coupe, matière et détails : très bien, le gros plus étant l'imperméabilité de la pièce bien sûr.

Types de tenues : simples, un jean, un t-shirt et des sneakers blanches.

État : il faut que je répare la fermeture éclair que j'ai cassée.

Verdict : très pratique petit blouson de pluie.

Manteau long léger en coton waxé Bastong

Veste longue bleu et vert coton waxé

Pièce qui vient d'arriver dans mon vestiaire. Et je devais la tester pour un article. C que je vais faire mais il faudra patienter à septembre, octobre vue la situation.

Bilan

Ce que je ne portais pas je l'ai vendu. Ce que je porte peu, j'y prends du plaisir. Et le reste m'est utile et/ou me remplit de joie quand je le porte.

Enseignements et besoins

Je dirais que c'est plutôt équilibré au niveau des couleurs. Après la vente de mon manteau Harmony, je n'ai en revanche plus de gris. C'est peut-être là une priorité pour l'hiver prochain.

Pour la pluie, je suis plutôt paré même si je ne dirais pas non à de la diversité dans les couleurs et intégrer à ce vestiaire un mac beige.

Pour le plaisir et aller plus loin

Comment dire non à une pièce pareille :

Homme en mac vert

Pièce Grenfell portée par Shuhei Nishiguchi.

Pour faire ça :

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#RMFBWOMAN #ROCKYMOUNTAINFEATHERBED #CITYSWAGGERCOAT

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Une parka militaire avec de la gueule :

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Un balmacaan coat dans ce genre :

Un gilet sans manche Rocky Mountain Featherbed :

Et pour le manteau gris :

 

Jour 45 du confinement (30 avril 2020) - Mes pires erreurs de style / partie 2 : la chemise marron et rose

Ce journal est aussi une thérapie.

C'est un confessionnal, une oreille tendue à écouter mon repentir dans l'espoir de recevoir l’absolution.

Parce que, je sais pas si vous savez, mais il y a une loge spéciale au Paradis où Saint Pierre, le grand videur suprême, ne laisse entrer que les mecs les mieux vêtus de leur vivant.

Y’a tous les grands élégants du vieil Hollywood, y’a Agnelli et sa clique d’Italiens flamboyants, y’a Gabin, Marielle, Rochefort et Noiret.

Non pas que j’affirme leur arriver à la cheville mais peut-être au moins que je peux accéder à une table de seconde ou troisième zone de laquelle j’aurais une vue superbe sur ces superbes sapeurs. Ce serait déjà ça.

Avant cela toutefois, il me faut me confesser.

Quand j’étais étudiant à Toulouse, je commençais à voir grandir un amour pour le vêtement bien que je n’y connaissais rien. Je ne suis même pas né dans une famille où on s’habille. Cependant, je ne sais pas pourquoi, la pensée qu’il fallait que je m’habille mieux me hantait.

J’avais décidé qu’il fallait commencer par une belle chemise au style indéniable. Une qui fasse entrer ma garde-robe dans une nouvelle ère et moi dans mon propre futur.

Et, comme toujours dans la vie quand un domaine nous est nébuleux, on se tourne vers les voix les plus fortes, les messages qui paraissent les plus clairs, les remèdes que les autres prennent pour soigner des maux qu’on estime les mêmes.

Sauf que les voix, c’était les sirènes de la mode. Et je n’étais pas aussi fort qu’Ulysse : j’y ai cédé.

J’entre dans un magasin Xoos, juste à côté d’un C&A à deux pas de la place du Capitole. Je m’en souviens parfaitement. C’est un jour grisâtre et si les rues sont pleines de monde, je suis seul dans la boutique.

Je passe en revue un grand nombre de chemises. Et je ne suis pas sous le charme mais ça doit venir de moi car c’est la mode et qu’il doit bien y avoir une bonne raison pour laquelle ces chemises plaisent et sont produites.

Après tout, je ne sais rien de ces choses-là.

Assez vite, je tombe sur une chemise marron. Mais pas seulement, ce serait trop facile. La doublure du col est rose, les surpiqûres pareil et les boutons aussi. D’ailleurs ces derniers sont carrés et plus nombreux que sur toutes les chemises que j’ai vues jusqu’à présent. Le col en est pourvu aussi sur les pointes et sur la nuque.

Chemise marron et rose

Quelque chose comme ça... mais en plus horrible encore. Il faudrait ajouter des boutons, les faire carrés déjà.

La vendeuse me voit qui m’attarde et m’invite à essayer. Je suis au bord de ma nouvelle vie et la vendeuse m’encourage à franchir le pas. Quand je sors, elle me dit que ça me va bien et que “ça change, c’est bien”. Franchement, à ce moment-là, il ne m’en faut pas plus. Du changement, c’est précisément ce que je voulais. Les sirènes sont séduisantes. Je passe à la caisse.

Quelques jours après cet achat, j’éprouve des sentiments mitigés. Je suis content d’avoir franchi le pas et m’être acheté une chemise inédite pour ma garde-robe. Et puis très vite, cela se transforme en un sentiment de gêne que j’ai du mal à m’expliquer.

En fait, cette chemise m’embarrasse. Et je ne sais pas bien pourquoi. 

Vous me croyez si je vous dis que je n’ai jamais mis cette chemise en public plus d’une fois ? C’est la vérité. Je me sentais mal à l’aise avec.

Je l’ai rangée, me disant que j’allais la sortir de temps en temps. Et puis, il s’est passé quelque chose d’étrange : je l’ai complètement oubliée. Mon cerveau a décidé de l’effacer de ma mémoire immédiate et me convaincre qu’elle n’avait jamais existé.

Les choses qu’on fait pour se protéger.

Et puis, un jour ma main à tâtons est tombée sur cette ancienne chemise et j’ai ri tellement fort que je l’ai faite fuir.

Ça avait été une erreur que d’écouter ces sirènes. Mais une erreur salvatrice car ce sentiment mitigé que j’avais éprouvé le lendemain de mon achat, c’était le développement de mon goût personnel ou plutôt mon dégoût personnel en train de se forger.

En un sens, j’avais réussi à me projeter dans mon propre futur et j’avais entrevu ce que je ne voulais pas : écouter les sirènes.

Et cette révélation m’avait coûté 49€. Ce qui revient moins cher qu'un abonnement annuel à Dieu.

Jour 44 du confinement (29 avril 2020) - Meilleurs lookbooks SS20 (Partie 3)

Je ne suis pas claustrophobe.

Comme on ne peut pas sortir, je me suis lancé dans une grande promenade virtuelle et le paysage est constitué des lookbooks des marques, sortis pour célébrer la nouvelle saison.

Sur le bord de ma route, les arbres sont les silhouettes imaginées par les stylistes et créateurs et je m'arrête de temps à autre pour les regarder de plus près. Bien sûr, c'est ici que je vous décris ce que j'y ai vu et, comme c'est un journal, je mentionne pourquoi ces silhouettes me plaisent.

D'ailleurs, c'est la troisième sortie que j'effectue et vous pouvez trouver le compte-rendu des deux précédentes promenades ici et .

Allez, en voiture et on regarde par la fenêtre plutôt que son téléphone s'il vous plaît.

19 - Aimé Leon Doré

Marque que j'aime beaucoup sans pour autant être client. Enfin, je pourrais, mais pas sur toutes les pièces. Pour autant, j'apprécie vraiment le style défendu par la marque : un streetwear teinté de chic, d'Ivy même, mais bien streetwear, offrant plein de couleurs et reposant sur des créations à l'esthétique marquée.

Il se dégage des silhouettes beaucoup de naturel, alors même que ce n'est pas des silhouettes que l'on a l'habitude de voir en passant le pas de notre porte. Mais c'est tellement bien fait que ça s'impose naturellement.

Jetez un œil à notre article qui raconte la genèse de la marque et quelles sont les influences de son créateur et à leur Instagram qui déborde de cool.

Silhouette Smock à carreaux jaunes vert et rouge, bermuda bleu marine et bob beige

Ce qui me plaît :

  • La pièce en elle-même, cet anorak, ce smock qui rappelle ceux des étudiants de l'Ivy League. Et aussi le madras qu'ils portaient. Je trouve que les couleurs s'imbriquent superbement dans ce motif.
  • J'aime comme la chemise en dessous forme une ligne de lumière pour aider l'œil à comprendre la silhouette : où se trouve la taille. Sans elle, on a un block un peu disproportionné.
  • J'aime comme le motif du bandeau du bob répond au motif de la veste. Cela rend le tout cohérent et équilibré.

Veste beige, chemise grise à rayures et bermuda vert

Ce qui me plaît :

  • J'aime l'utilisation des couleurs entre elles, couleurs naturelles d'ailleurs : le beige de la veste qui se transforme en gris puis en blanc pour former une pente douce vers la lumière ; le vert olive du bermuda qui s'impose comme un évidence ; le bleu de la casquette qui vient faire vibrer le tout ensemble et le logo brodé doré qui fait écho au nom et surtout à la veste beige et au collier.
  • Le layering d'été : difficile à réaliser en plein mois d'août mais beau à voir dans un lookbook. Avec un bermuda, on est souvent tenté de mettre un t-shirt et basta. La marque nous montre comment faire plus que ça. Bien sûr, ça ne marche plus à 30°C. Mais peut-être que ça peut valoir pour le matin et arrivé à votre destination, vous retirez la veste pour passer le reste de la journée en bermuda, t-shirt et chemise à col cubain et manches courtes.

Veste bleue, bob à rayures et bermuda à rayures, écharpe verte à motif jaune

Ce qui me plaît :

  • Toujours l'utilisation des couleurs : ce bleu lavé de lavé de la veste, que le reste fait vibrer (bermuda, bucket hat, vert de l'écharpe) ou bien contrarie (blanc du pull, jaune de l'écharpe). C'est très bien fait.
  • Assortiment bermuda et bucket hat qui ne fonctionne que si le haut de la silhouette est suffisamment élaboré comme ici.
  • La perfection des proportions entre le bucket hat et le visage du mannequin.

Chemise multicolore à rayures, pull safran et bermuda beige

Ce qui me plaît :

  • La fun shirt me plaît toujours autant et l'utiliser avec un bermuda me semble tout à fait indiqué car celui-ci symbolise le mouvement, l'enfance, le jeu.
  • Toujours un beau jeu de couleurs avec des rappels mais d'autres couleurs qui viennent casser le tout pour ne pas faire trop téléphoné.

20 - Phlannel

Phlannel est une marque japonaise et, comme beaucoup d'entre elles, revendique le retour à la simplicité et le choix de la qualité. Des vêtements simples, confortables et faits pour durer, dans des couleurs faciles à porter. J'aimerais pouvoir les voir en vrai mais je trouve, déjà à travers mon écran, qu'il y a comme un supplément d'âme chez cette marque.

Homme en veste beige en cuir suédé pantalon beige et derbys noirs

Ce qui me plaît :

  • J'aime beaucoup ce genre de tenue tout en retenue. Les couleurs sont quasi muettes et forme un ensemble authentique, naturel. C'est beau tout simplement.
  • Ça laisse la part belle aux matières : le cuir suédé, le lin, le coton, le cuir lisse.
  • La taille est marquée pour permettre de bien lire la silhouette. Ce qui élance le mannequin.
  • J'adore l'utilisation des chaussures noires qui viennent comme apporter la sophistication, la part de culture dans cet ensemble qui rend hommage à la nature.
  • La coupe du pantalon est absolument parfaite.

Homme en veste bleu ciel et pantalon blanc avec chaussures noires

Ce qui me plaît :

  • Toujours la même chose : peu de contraste à part au niveau des chaussures. Je trouve ça superbe et on me verra habillé comme ça très bientôt.
  • Le haut du corps et l'utilisation de ces deux bleu ciel si proches est parfaitement dosée. Il faut dire que ce sont des pièces qui ont probablement été pensées ensemble donc, plus difficile à réaliser dans la vie avec des vêtements d'origine différente.
  • Toujours une superbe coupe de pantalon comme les japonais aiment les porter.

Homme en trench bleu, pantalon vert et sneakers camel nude

Ce qui me plaît :

  • Le rappel très franc entre le gilet en cuir suédé et les chaussures. Le truc c'est que ce genre de rappel fort peut vite tourner au carnage, alors pourquoi cela fonctionne :
    1. Les proportions de la silhouette sont bien maîtrisées .
    2. Les coupes sont au scalpel .
    3. Le rappel ne porte pas sur des pièces d'aspect similaire .
    4. Les couleurs autour .
  • Le gilet en veau velours en lui-même.

Homme en chemise blanche, pantalon crème et derbys noirs

Ce qui me plaît :

  • La simplicité extrême de la tenue. Mais vous savez pourquoi cela ne fait pas banal ? La coupe des vêtements. Ce n'est pas étriqué. Et quand le vent viendra souffler sur votre chemin, la matière bougera, car elle est fluide et ample, et cela sera charmant. Ça ne fait pas ça sur les vêtements qui collent à la peau. Ils n'ont rien à donner qu'une présence figée, comme un visage lifté. Le pouvoir de l'ampleur, c'est celui du naturel. Et c'est toujours préférable.
  • L'association d'une chemise en popeline blanche comme neige et d'un pantalon crème avec des derbys noirs brillantes.
  • J'aime aussi le dénuement de la silhouette : pas de bracelet, de montre, de collier, d'accessoire...

21 - *A Vontade

Je rencontre les créations de cette marque régulièrement, quand je me promène sur Kafka Mercantile ou The Bureau Belfast. Voilà le moment d'entrer un peu plus dans les détails.

Homme en costume bleu acier et polo anthracite
Ce qui me plaît :

  • Le costume léger, d'été, porté à la cool. On voit de moins en moins le costume mais je ne pense pas qu'il disparaisse pour autant. On invente seulement de nouvelles manières de le porter et c'est tant mieux. Faut bien avancer, se réinventer. Le monde change et il serait étrange que le vestiaire restât tel qu'il fut.
  • Le costume porté avec un polo en maille .
  • Le costume plus clair porté avec un dessous plus sombre.
  • Le cordon de serrage qui dégouline.

Homme en chemise ocre, jean brut et derbys noirs

Ce qui me plaît :

  • La chemise en elle-même est une belle pièce : parfaite pour l'été en ce qu'elle change de ce qu'on possède de basique dans notre garde-robe et en même facile à porter grâce à son col officier à la cool, ses rayures ocres discrètes sur un beige-camel modeste.
  • Le denim brut avec cette chemise et ces chaussures fait basculer le tout dans un registre plutôt soirée. Et le pull sur la pièce sur les épaules suggère également ça. Ça va se rafraîchir.

Homme en t-shirt jaune et pantalon à rayures, tongs

Ce qui me plaît :

  • Pas les tongs pour sûr.
  • Les couleurs : on a tendance à associer toujours les mêmes entre elles. Et là, on voit bien qu'un jaune bien choisi fonctionne superbement avec un vert. Faut pas avoir peur.
  • La chemise verte autour de la taille est là pour assurer une transition plus douce entre le haut et le bas, tous deux très forts.
  • Le pantalon à rayures : pièce osée et je ne la porterais probablement pas dans la rue. Plutôt, je pense dans un cadre de vacances, dans une grande maison au bord de la plage, dans un coin de ma tête.
  • J'aime les coupes des pièces. Le haut notamment qui ne moule pas mais n'est pas trop loin du corps. Et le roulottage charmant des manches.

Tenue avec veste en denim, chemise à col cubain vert gris et chino camel

Ce qui me plaît :

  • Toujours cette utilisation des derbys noirs de la marine. Bien brillantes et rondes comme il faut. C'est important de savoir mettre ses sneakers au placard de temps en temps. Franchement, y'a rien de tel que de marcher dans la rue avec des derbys bien entretenues. Ça vous change un homme. L'association avec le camel du chino est très bien.
  • La veste de denim. On sent qu'elle en a sous le pied. Façon de parler. On sent que le denim est fin, hairy possiblement et plein de caractère.
  • L'association de la veste, du chino et des chaussures, avec ce gris-vert d'une chemise cubaine qui s'oublie et rend le tout un peu bancal.

22 - Needles

Attention les yeux, c'est tout ce que je peux dire.

Cardigan rouge, chemise violette, pantalon noir à motif

Ce qui me plaît :

  • Le port d'un cardigan ouvert avec une chemise rétro, genre cabaya shirt à poches poitrine.

Tenue avec veste blanche, chemise à motif, pantalon blanc cargo et sandale camouflage

Ce qui me plaît :

  • Les matières déjà : que ce soit l'aspect gaufré, alvéolé, de la veste ou le tissu aérien du pantalon.
  • Le motif de la chemise, que j'aimerais bien voir de près. Ce sont des animaux de la savane. Et j'aime ce genre de motif second degré sur une chemise. On peut la porter sous un costume, un peu comme c'est présenté ici en fin de compte. Avec un ensemble haut/bas de même couleur a minima et matière si on veut opter pour le costume.
  • La tenue presque entièrement blanche est audacieuse et charmante en plein soleil.

Il suffirait que le pantalon soit plus long et s'arrête droit et qu'on remplace ces sabots par des sandales plates. On aurait quelque chose de plus portable déjà.

Couple dont l'homme est en veste à motif, chemise et pantalon taille haute marron

Ce qui me plaît :

  • L'association des couleurs me plaît ici avec ce marron, ce rouge et ce gris violet de la chemise que je ne saurais vraiment définir. Ça fonctionne bien.
  • Ce qui fonctionne bien aussi, c'est tous ces motifs ensemble. Pas d'illusion d'optique, l'œil arrive à bien identifier chaque pièce.
  • L'association d'un pantalon taille haute presque flare, genre années 70, avec une veste et une chemise à col cubain.
  • Ces chaussures bijoux très affectées. J'ai l'impression de voir Travolta.

Homme avec chapeau marron, veste à taches de peinture et chemise à motif

Ce qui me plaît :

  • Cette veste 😍
  • Toute la tenue, en fait. Comme les couleurs vont bien ensemble et sont en même temps étonnantes. Comme ce pantalon gris calme le tout. Comme le marron du chapeau fait écho au beige de la veste et, quelque part, au gris aussi du pantalon. Comme le motif de la chemise s'exprime presque discrètement. Le tout est bien équilibré je trouve.

23 - Auralee

Encore une marque japonaise qui ne jure que par les couleurs naturelles avec ça et là, dans la collection, des éclats de couleurs plus francs comme l'orange ici. La marque fait fabriquer au Japon, joue sur le volume et les matières naturelles.

Homme en combinaison bleu ciel et sandales noires

Ce qui me plaît :

  • La combinaison évidemment ! Je trouve ça magnifique en bleu ciel comme ça. C'est difficile à porter bien sûr, surtout dans cette couleur si claire, si aérienne. Ça fait tout de suite podium. Mais il n'empêche que c'est très beau.

Femme en haut blanc et bermuda beige

Ce qui me plaît :

  • Déjà la veste est superbe. La construction, la coupe, les proportions, la matière... Et puis cette couleur blanc ! Plaquée comme ça, sans concession ! Je trouve que c'est à la fois candide et audacieux.
  • Les couleurs associées entrées elles, en camaïeu : le blanc de la veste, vers le beige du bermuda, vers le marron de la maille, vers le marron foncé de la peau. Vraiment beau !

Deux hommes en chemise beige

Ce qui me plaît :

  • La texture
  • La couleur
  • Le volume
  • ... comme toutes les chemises d'été devraient être.

Tenue avec mac gris, combinaison à motif beige camel

Ce qui me plaît :

  • Evidemment, c'est plus une tenue de défilé qu'autre chose. Mais le drapé des pièces attire le regard.
  • Les couleurs évidemment me mettent en joie ! Le gris clair, le beige, le camel, le blanc. Ce sont décidément des teintes que j'aime bien ensemble et qui sont douces.
  • Le mélange de motifs similaires dans des tons différents est réussi. Mais, là encore, c'est qu'il s'agit de pièces d'une même marque, portées pour un défilé. Dans la vie, ce n'est jamais vraiment de bon ton de se déguiser avec de tels ensembles.
Ainsi s'achève le troisième volet des meilleurs lookbooks SS20.

De quoi s'inspirer pour nos tenues de tous les jours. Ou de quoi rêver un peu, se dire que si les choses étaient différentes dehors, on pourrait porter ça, ça et ça sans que personne ne se retourne.

Mais celui qui s'habille bien ne le fait pas dans l'absolu, mais toujours par rapport à un contexte avec lequel il joue.

Amusez-vous !

Jour 39 du confinement (24 avril 2020) - Inventaire de ma garde-robe / Partie 3 : les chaussures

Le troisième volet de l'inventaire de ma garde-robe concerne les chaussures.

Voici les deux précédents :

Les raisons qui me poussent à entreprendre ce grand inventaire, c'est de savoir où j'en suis, me débarrasser de ce qui ne me sert pas et planifier mes futurs achats. Le détail de ces raisons se trouve en préambule du premier volet.

Par terre de chaussures en cuir marron blanc boots mocassins et sneakers vertes

Chapitre 3 : les chaussures

Nombre total : 36

Sneakers : 12

Boots : 5

Derbys : 6

Richelieux : 3

Mocassins : 7

Autres : 3

Passage en revue de chacune des paires de chaussures

Vans Authentic vintage

J'ai dépensé 20 euros pour elles. Je sortais du cinéma et suis entré dans la friperie qui le jouxtait. À ce prix, je n'en attendais pas forcément plus qu'un été. Elles vont entamer leur deuxième été et sont toujours là.

Fréquence de port : deux fois par semaine minimum en été / fréquemment au printemps et automne mais dépend du temps.

Forme, pointure : perfetto.

Types de tenues : parfaites pour toutes sortes de tenues, même pour décontracter un costume casual. Faut que j'essaie d'ailleurs.

État : elles peuvent encore durer un peu mais il ne faut pas que je les mette à trop rude épreuve.

Verdict : Je garde bien sûr. Et peut-être même que je vais investir dans une copine à elle pour la soutenir parce que ce type de sneakers est tellement utile dans la vie de tous les jours. Je pense à Asahi ou Doek.

Sneakers Doek vert olive

Chemise multicolore à rayures, pull safran et bermuda beigesneakers vertes sur chaise

Trouvées neuves sur Vinted pour 50€. Elles se vendent 170€ chez Beige Habilleur. Je n'ai pas hésité et ne regrette pas.

Fréquence de port : une fois toutes les deux semaines en demi-saison/pour l'été, on verra.

Forme, pointure : très bien même si je les aurais aimées plus rondes.

Types de tenues : pour ajouter le twist en plus. Monochrome de bleu marine avec ces sneakers fonctionne bien. Sinon du blanc cassé, des beiges, des gris.

État : neuves.

Verdict : bienvenue dans ta nouvelle famille !

Slip-ons COS x Mr Porter prune

Inutile de s'appesantir. Je les ai achetées en soldes il y a une éternité de cela. Je les ai portées pendant un bon moment et puis je m'en suis lassé. Je vais les donner.

Fréquence de port : jamais.

Forme, pointure : ok.

Types de tenues : du casual à la COS.

État : encore portables.

Verdict : à donner à mon frère.

Converse Chuck Taylor bleu ciel

Fréquence de port : quand je pars en vacances et que j'ai besoin de chaussures montantes pour éviter les morsures de serpents aux chevilles. Sinon assez peu en définitive.

Forme, pointure : ok.

Types de tenues : à l'aventure ou tout ce qu'on peut faire avec des Chuck Taylor, c'est-à-dire beaucoup !

État : encore ok.

Verdict : elles me dépannent de temps en temps. Je les garde.

Slip-ons blanches Vans

Pareil que les slip-ons COS x Mr Porter. Je crois, du coup, que c'est la forme qui ne me correspond plus. C'est intéressant car j'ai failli m'acheter une paire de slip-ons Asahi il y a peu. Je devrais m'abstenir.

Fréquence de port : plus du tout.

Forme, pointure : ok.

Types de tenues : comme des sneakers blanches.

État : ok.

Verdict : bye-bye.

Sneakers blanches COS

Sneakers achetées il y a une éternité également. Elles ne m'ont pas coûté cher. Et tant mieux car plus tard, j'ai appris ce qu'était un cuir de qualité et je peux dire et ce n'est pas sur ces COS qu'on le trouve.

Fréquence de port : plus du tout.

Forme, pointure : ok.

Types de tenues : comme des sneakers blanches.

État : ok.

Verdict : Ciao bambino.

Sneakers Jack Purcell blanches Converse

converse blanche jack purcell et chino beige

Je les ai portées dans le premier épisode de Panache, consacré au sweatshirt.

Bon je les adore mais j'ai eu le malheur de les porter pour faire du quad... sur terrain accidenté... le lendemain d'un jour de pluie... Oui, c'est pas malin mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Du coup, je n'arrive pas à rattraper les taches de boue et de je-ne-sais-quoi imprégnées dans la toile.

Parfois, je veux les porter, je les sors, les regarde et pleure un peu, avant de les remettre en place.

Fréquence de port : plus du tout.

Forme, pointure : ok.

Types de tenues : ...

État : ok, à l'extérieur. Le contrefort en revanche (le talon intérieur) est bousillé.

Verdict : je ne peux pas les laisser partir. Faut que je réessaie de les retrouver.

Sneakers montantes National Standard

sneakers montantes bleu et blanc sur chaise

Erreur de jeunesse. Cela ne correspondait pas du tout à mon style. Je les ai portées quelques fois sans conviction et, depuis des années maintenant, elles dorment dans le placard.

Ah si ! Comme on peut le voir, elles me servent quand j'ai de la peinture à faire. Ce qui m'arrive tous les la seule et dernière fois que j'ai peint.

Fréquence de port : plus du tout.

Forme, pointure : trop grande d'une pointure mais je mets une semelle à l'intérieur.

Types de tenues : bah vous m'expliquerez.

État : correct.

Verdict : arf, je vais peut-être avoir d'autres travaux de peinture à l'avenir. Qu'en sais-je après tout ? J'ai déjà du mal à déterminer ce que je vais manger demain alors dans le doute...

Sneakers montantes Moonstar

sneakers montantes vertes vulcanisées

Encore un bon coup sur Vinted ça. En fait, Vinted est un bon moyen de récupérer les vêtements qui ont été des erreurs de jugement. Et souvent, ce sont des pièces un peu osées et elles sont en bon état car l'acheteur ne s'est jamais vraiment résolu à les porter.

C'est le cas de ces Moonstar. Neuves, elles valent 230€ minimum. Je les ai eues jamais portées pour 80€. Je ne me vante pas, je raconte les faits.

Fréquence de port : pour les journées pluvieuses, difficile de donner une fréquence précise.

Forme, pointure : parfaite.

Types de tenues : types Studio Nicholson.

État : neuves.

Verdict : à la pluie à la mort.

Stan Smith blanches Adidas

N'en parlons plus. Je ne les porte que lorsque je dois balancer des coups de pied retournés. Et je vous prie de croire que c'est pas souvent.

Nike grises Internationalist

Ces sneakers ont une valeur sentimentale parce que c'est un cadeau d'anciens collègues. Elles m'ont appris que, pour une paire de sneakers, la couleur gris clair est particulière utile.

Fréquence de port : de une à six fois par mois dépendant du temps entre mars et novembre.

Forme, pointure : bien mais ne me tient pas suffisamment le pied.

Types de tenues : types Studio Nicholson encore une fois, avec un pantalon écru assez ample c'est parfait. Ainsi qu'un pantalon anthracite et un haut blanc par exemple.

État : elles tiennent la route.

Verdict : restouté !

Converse 70 Classic High Top écrues

Converse écrue et pantalon en velours côtelé noisette sur tapis rouge

Je les ai portées dans le 5e épisode Panache, consacré aux Chuck Taylor.

Où ai-je bien pu me procurer ces Converse ? Je vous le donne en mille : Vinted ! Pour 30€. C'est pas beau ça ? Elles étaient neuves.

Fréquence de port : une fois par semaine environ.

Forme, pointure : nickel.

Types de tenues : TOUT.

État : Parfait.

Verdict : Si vous portez des pantalons courts comme moi, ce type de sneakers montantes vous sera bien utile. Elles ne vont nulle part. Elles restent dans mon placard.

Desert boots Sanders

Desert boots marron en veau velours

J'ai acheté ces desert boots après avoir vu, non pas Steve McQueen dans Bullitt, mais Jason Jules et compagnie dans les lookbooks de Drake's. Ils portaient souvent aux pieds des desert boots avec des tenues smart casual. Et ça me plaisait.

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Drake’s #drakes

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Je les ai trouvées chez Beige Habilleur et ne les regrette pas une seconde.

Fréquence de port : une fois par semaine quand le temps le permet.

Forme, pointure : la forme est parfaite, c'est vraiment la boots casual facile à mettre et confortable. Les proportions sont également harmonieuses.

Types de tenues : avec un costume bleu en coton, avec du corduroy, des chinos avec une ouverture de jambes de plus de 19cm, des jeans sans problèmes. Un peu tout, sauf des slims.

État : elles sont tellement confortables que je les ai mises pour participer à des soirées longues qui parfois nous ont menés en boîte et çà et là des taches d'alcool parsèment la surface du cuir comme une constellation d'étoiles à 40 degrés.

Verdict : encore en bon état et de beaux jours devant elles.

Boots Septième Largeur

Boots fauve en veau velours et semelle contrastée blanche

Quand je travaillais chez Septième Largeur, je portais ces boots pour les samedis de ventes privées et soldes, parce que c'était comme de marcher sur un nuage. Un nuage façon guimauve.

Fréquence de port : en hiver et automne, une fois par mois environ.

Forme, pointure : très confortable, forme parfaite pour mon pied.

Types de tenues : dans un style héritage, à la place des Red Wing.

État : il faut que je change les lacets et nettoie la semelle.

Verdict : pour le moment, je les conserve même si je les porte peu. Elles sont toujours utiles, à un moment ou un autre.

Chelsea Boots Atelier Voisin

Chelsea boots marron en cuir suédé sur chaise en cannage

Benoît m'a donné ces boots pas longtemps après mon arrivée chez BonneGueule. Comme un cadeau de bienvenue. Bon, quelque temps plus tard, elles se sont mises à émettre une sorte de crissement caractéristique d'un cambrion cassé.

Du coup, chaque fois que je marche c'est un concert de grouic-grouic, je n'entends que ça et j'ai l'impression que tout le monde peut l'entendre aussi.

Fréquence de port : jamais.

Forme, pointure : très bien.

Types de tenues : jeans. Utilisation : tenues de campagne.

État : à part le cambrion, ça va.

Verdict : je ne peux pas les donner et j'ai des doutes sur la possibilité de les faire réparer, surtout que même en parfait état, ce n'est pas le genre de chaussures que je porte au quotidien.

Jodhpurs Septième Largeur

Boots bleues camouflage en cuir lisse

Je ne sais pas si vous le voyez, le motif camouflage sous la teinte bleue ? On aperçoit du vert notamment. C'était une paire de chaussures qui traînait dans l'arrière boutique de Septième Largeur à Saint-Lazare et, comme elle correspondait à ma pointure, j'ai pu la faire recouvrir de bleu par le maître patineur.

Fréquence de port : très peu.

Forme, pointure : bien, assez étroite mais la forme est belle.

Types de tenues : pour une touche mod's dans les tenues.

État : très bien.

Verdict : j'aime bien ce subtil motif camouflage qui est lui même camouflé sous ce bleu. C'est une mise en abîme ces boots.

Derby boots BonneGueule

Derby boots marron en cuir lisse

Ce sont des boots qui avaient un défaut de cuir et qui ont été écartées de la vente. C'est un défaut de teinture plus exactement et ce n'est pas méchant. Il faut que je les entretienne, les face briller un peu.

Fréquence de port : deux-trois fois par mois en hiver.

Forme, pointure : la forme est parfaite pour mon pied, la pointure légèrement juste. Il me faudrait quelques petits millimètres de plus à l'avant mais c'est assez pile quand même.

Types de tenues : sa forme fait tomber cette boots du côté du décontracté : jeans, chino. Avec chemises en flanelle, col roulés. Et puis, ce que j'aimerais faire un jour : les porter avec un beau costume gris clair en tweed, ou vert ou marron et ocre. Ou alors en corduroy.

État : parfait.

Verdict : encore de nombreuses aventures à vivre ensemble.

Derbys cognac à plateau cousu Septième Largeur

Derbys en cuir lisse cognac à plateau cousu

J'adore ces chaussures. La forme est superbe et adaptée à mon pied. La couleur cognac que j'ai foncée un peu avec le cirage donne des reflets nuancés à la lumière. Je trouve les proportions du modèle très élégantes.

Fréquence de port : moins maintenant mais toutes les semaines quand je travaillais chez 7L et deux fois par mois à présent, voire moins.

Forme, pointure : la forme est parfaite, la pointure également.

Types de tenues : par exemple, la dernière tenue de ce Panache.

État : elles vieillissent très bien et doivent passer par la case entretien.

Verdict : elles ne déménageront pas de mon placard.

Bluchers marron en cuir lisse Carmina

Derbys en cuir marron avec embauchoirs

Chaussures dont j'ai parlé dans ce test. Derbys à tout faire, surtout quand on veut ajouter une pointe d'élégance dans une tenue simple. Comme ici :

On devrait tous posséder une paire de derbys marron en cuir lisse.

Fréquence de port : une fois par semaine sauf en été.

Forme, pointure : tout est parfait. J'aime beaucoup le bout de la chaussure qui devient plus carré.

Types de tenues : assez illimité en fait.

État : elles vieillissent superbement. Là aussi, je dois les entretenir un peu.

Verdict : 😍

Derbys blancs à semelle contrastée Polo Ralph Lauren

Derbys blancs en cuir suédé à semelle brique

Je tombe toujours sous le charme de derbys blanches plus si blanches que ça, dont on se sert comme des sneakers blanches pas si blanches que ça. On pourrait courir avec sous la pluie que ce serait pas grave. Ça nous ramène à l'Ivy League bien sûr.

Je les ai achetées chez Brut Clothing et dois les porter davantage pour les salir un peu.

Fréquence de port : peu pour le moment.

Forme, pointure : très bien.

Types de tenues : comme des sneakers blanches en fait.

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Hollywood ivy

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💫

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État : très bien pour le moment. En attendant qu'elles se dégradent...

Verdict : une belle occasion de rendre mon style encore un peu plus personnel.

Derbys brogues aubergine Morjas

Derbys brogues perforées en cuir lisse aubergine bordeaux

Cette couleur prune est sous-estimée dans le vestiaire masculin. Je peux même vous choquer par cette affirmation mais je dirais que c'est même encore plus polyvalent que le marron. Parfaitement ! Il faut voir ce que ça donne avec des bleus. Des gris. Des beiges. Des blanc. Et même du noir.

Je les ai utilisées aussi dans ce Panache, consacré au chino beige.

Fréquence de port : une fois par semaine, parfois davantage.

Forme, pointure : tout est parfait.

Types de tenues : des tonnes.

État : elles vieillissent très bien. J'aurais préféré un cuir lisse qui ne brille pas de la sorte. La marque insiste sur le fait qu'il soit pleine fleur, donc non rectifié. Ils m'assurent que ce n'est qu'une huile appliquée pour donner du relief, de la brillance. Je ne sais pas ce qu'il en est réellement. Mais avec le temps, cette brillance semble s'atténuer un peu, ce qui peut leur donner raison.

Verdict : 😍

Derbys noir en cuir lisse Barker

Derbys ronds noirs en cuir lisse et semelle caoutchouc

J'aime beaucoup leur austérité et leur simplicité. Ce qu'il faut que je fasse pour développer leur potentiel : c'est les cirer et faire briller un peu, à la limite du glaçage même.

Bien sûr, je les ai depuis peu.

Fréquence de port : deux-trois fois par mois je dirais.

Forme, pointure : tout est parfait.

Types de tenues : j'aime beaucoup le contraste qu'elles peuvent générer avec un chino camel par exemple. Et j'aime aussi les tenues comportant du gris. Beaucoup de gris.

Homme dans la rue portant un manteau bordeaux, un pantalon en flanelle gris et derbys noirs

État : neuves. À faire vieillir.

Verdict : beau potentiel que je vais m'employer à révéler au grand jour !

Derbys en cuir grainé Paraboot

Derbys à plateau jointé cuir grainé marron

Je pense que la réaction la plus commune en voyant ces derbys pour la première fois, c'est : "OH MAIS VISEZ UN PEU CES HORREURS !"

J'avoue qu'elles sont déconcertantes au début. Et puis, je dois dire qu'on s'y fait vite et, mieux encore, elles paraissent indispensables à beaucoup de tenues. Parce que c'est la caution d'originalité mais approuvée par nombre de connaisseurs et du coup, on se sent faire partie d'un petit monde d'aficionados. Ce qui n'est pas déplaisant.

Mais au-delà de ça, c'est surtout qu'elles ont de la gueule. Et se marient parfaitement avec des pantalons droits. Ce que les japonais ont bien compris.

Fréquence de port : très souvent en automne et hiver.

Forme, pointure : parfait, confortable et robuste.

Types de tenues : ça reste des derbys marron donc beaucoup, beaucoup de possibilités.

État : neuves.

Verdict : ma vie s'est améliorée le jour où ces derbys y sont entrés.

Derbys fauve à plateau cousu Septième Largeur

Chaussure en cuir suédé camel à plateau cousu

Ce sont des sortes de chaussures bateau. Et j'en suis amoureux de ces chaussures. Je ne sais pas bien pourquoi, c'est la forme peut-être, de profil qui fait un joli pied délicat.

Fréquence de port : une fois par semaine ou plus en été.

Forme, pointure : tout est parfait.

Types de tenues : avec un jean 501 délavé. Ça vient donner une touche de sophistication.

État : bien portées mais c'est justement là qu'elles sont les plus belles.

Verdict : j'attends chaque été de les porter avec impatience.

Richelieux en cuir suédé marron Morjas

Richelieux ronds en cuir suédé marron moyen

Fréquence de port : deux-trois fois par mois environ.

Forme, pointure : forme et pointure absolument parfaites pour mon pied. Un bonheur à porter. L'espace suffisant pour ne pas se sentir trop à l'étroit mais pour se sentir maintenu comme il faut. J'aime particulièrement la rondeur de ce modèle, ce qui me semble harmonieux car il épouse très bien la forme de mon pied.

Types de tenues : je ne conseille généralement pas de richelieux avec un jean mais avec celui-ci c'est possible. Et sino, avec un costume bleu marine ou un pantalon gris moyen en flanelle.

État : très peu de plis de marche car, elles ne sont pas vieilles, le veau velours marque moins et surtout, leur forme étant parfaitement adapté à mon pied, le cuir plisse moins.

Verdict : please baby don't go.

Richelieux adélaïde Septième Largeur

Richelieux adélaïde marron cognac rouge en cuir lisse

Modèle patiné que je portais quand je travaillais chez Septième Largeur. Depuis que je n'y suis plus, beaucoup moins. D'ailleurs il faut dire que ma garde-robe n'est pas vraiment équipée pour rivaliser avec le registre esthétique de ces richelieux.

Fréquence de port : jamais.

Forme, pointure : très bien mais trop étroites pour mon goût et ma morphologie.

Types de tenues : sartoriales.

État : assez peu marché avec, très bon état. Elles ont encore pas mal d'heures de marche devant elles.

Verdict : il faudra que je m'en sépare car je ne les mets pas du tout.

Richelieu balmoral à médaillon Septième Largeur

Richelieu balmoral en cuir lisse marron orange rouge à perforations

Un peu la même histoire que la paire précédente. Sauf que celle-ci me va un peu grande. Très belles patine, je trouve.

Fréquence de port : plus du tout.

Forme, pointure : un peu étroite pour moi et grande en même temps. Il me faudrait plus court et plus large.

Types de tenues : sartoriales.

État : très bon état, en plus j'ai fait poser un patin et un fer.

Verdict : je vais devoir leur dire bye-bye

Mocassins noir en cuir lisse Paul Smith

Mocassins noirs à pampilles colorées et en cuir lisse

Je crois qu'à l'époque, Paul Smith les vendait aux alentours de 500€, ce qui, en dehors de la touche esthétique assez plaisante , est du vol.

Aussi bien dans la construction que dans les matières utilisées, ça ne vaut pas son prix. Jacques & Déméter vend à ce prix et cela n'a rien à voir.

Je n'ai donc pas dépensé tout cet argent dans cet paire de chaussures. D'ailleurs, je n'ai jamais dépensé autant d'argent dans une paire de chaussures. Elles me sont apparues, alors que je participais à la vente presse Paul Smith. Elles étaient là, sur l'étalage et personne n'en voulait, à 90€.

La forme est jolie et j'aime vraiment bien cette touche à la Paul Smith, des pampilles colorées.

Fréquence de port : trois à quatre fois par mois environ, plus par période.

Forme, pointure : bien, un peu grande et je mets une semelle pour combler.

Types de tenues : les mocassins à pampilles font toujours tiquer les gens et j'ai souvent eu des remarques de gens qui ne voient que les connotations des vêtements et jamais les vêtements pour ce qu'ils sont. Mais quelle importance ? Une tenue que j'aime bien composer en été : ces mocas, mon chino beige, un t-shirt gris, une veste en denim blanc et lunettes noires ou turtoise.

État : Elles commencent à avoir un peu vécu.

Verdict : je m'en sers souvent et elles ne m'ont pas coûté très cher. Elles ont gagné leur place dans ma penderie et dans mon cœur. 

Mocassins multicolores Paul Smith

Mocassins vert, bleu et blanc en cuir lisse

Quand je porte ces mocassins, on me regarde souvent comme si j'avais tué Kennedy. Sauf que c'est pas moi.

Ces mocassins portent la même histoire que racontée précédemment, puisque je les ai trouvés à la même vente presse.

Fréquence de port : en été, une fois par mois environ.

Forme, pointure : elles me vont bien et sont adaptées à mon pied.

Types de tenues : la touche de dandysme qui vient surprendre. Ou faire saigner du nez, selon la personne. Généralement, je fais simple avec un jean et un t-shirt blanc.

État : je les porte peu donc elles sont encore en bon état.

Verdict : elles ne prennent pas beaucoup de place, ne m'ont pas coûté cher et je les porte quand j'ai besoin de spectaculaire dans ma vie.

Mocassins non doublés Septième Largeur

Mocassins en cuir suédé fauve camel avec empiècement en cuir lisse

Un bonheur à porter l'été. Ces mocassins sont non doublés donc légers. Je les porte sans chaussettes. Je n'ai pas fait poser de patin pour plus de souplesse, légèreté et éviter la chaleur d'une couche supplémentaire, en caoutchouc.

Fréquence de port : très souvent en été et un peu au printemps quand le temps le permet.

Forme, pointure : elles se sont bien détendues et sont un peu grandes. Je mets une semelle. Choisissez vos mocassins bien serrés surtout si vous les portez sans chaussettes.

Types de tenues : en été, ça peut être bermuda militaire bleu marine et chemise bleu ciel avec un t-shirt blanc, ou 501 et t-shirt. Beaucoup de possibilités.

État : il faut que je brûle les petites aspérités du velours et peut-être leur fasse un petit shampoing d'avant l'été.

Verdict : I'm lovin it !

Mocassins à boucle Septième Largeur

Mocassins à boucle unique en cuir lisse marron

Mocassins que je portais dans la boutique Septième Largeur. La teinte originelle était un marron uniforme qu'on avait rendu tigré pour leur donner plus d'aspérité et de charme. Je ne peux pas dire que ce soit ma paire préférée. Mais il y a dans ce modèle comme de l'insolence, de l'irrévérence. Genre pompe de mauvais garçons.

Fréquence de port : jamais.

Forme, pointure : bien mais étroite pour mon pied.

Types de tenues : Un pantalon qui vole, un peu large, une chemise large aussi et traîner à Rome, dans les cafés et parler italien.

État : nickel.

Verdict : il faut que je trouve sur ma route un mec avec un pantalon qui vole, un peu large, une chemise large aussi et qui traîne à Rome, dans les cafés et qui parle italien.

Mocassins noirs à mors et semelle commando G.H. Bass

Mocassins noirs en cuir brillant bookbindé à mors

OUI. Oui c'est une paire de mocassins noirs, oui ils sont décorés d'un mors à la Gucci, OUI dans en cuir brillant bookbindé et OUI ils sont dotés d'une semelle commando.

KESSKIYA ?

Achetés sur Yoox, personne n'en voulait, vous le croyez ça ? Aha.

Fréquence de port : deux-trois fois par mois.

Forme, pointure : très bien mais fait mal au tendon d'Achille en fin de journée.

Types de tenues : expérimentales.

État : nickel.

Verdict : je les aime bien ces chaussures. Pareil, on me lance toujours des regards en coin quand on s'aperçoit ce que je porte aux pieds. "Comment ose-t-il porter ce genre d'immondices ?"

Mocassins bordeaux Markowski

Mocassins bordeaux en cuir lisse brillant

Ma première paire de mocassins. Portée, portée et portée encore. C'est fou comme le bordeaux s'intègre facilement dans une tenue pour une paire de chaussures. Je le jure solennellement.

Elles sont devenues mes savates parce que la semelle comme à partir, si bien que, dans la rue si je ne fais pas attention, je peux vite me prendre un trottoir et ravir la foule d'une cabriole impromptue. Ça me dérange pas de faire mon amuseur public mais je ne voudrais pas y laisser les dents de devant.

Fréquence de port : beaucoup en confinement.

Forme, pointure : parfaite pour moi.

Types de tenues :vraiment très polyvalentes.

État : déplorable.

Verdict : je cherche à les remplacer. Dans un monde parfait, c'est-à-dire un monde où j'aurais de l'argent en veux-tu en voilà, j'aurais acheté des Alden en remplacement. En cordovan évidemment.

Mocassins en cuir lisse Septième Largeur

Mocassins en cuir lisse cognac orange

Mocassins que je porte beaucoup car ils me vont bien et je les adore. En plus, si vous regardez la pièce rapportée, sur le cou-de-pied, on dirait qu'elles sont affublées de petites lunettes stylées. Et j'aime ça. C'est mon petit secret avec elles. Que je viens juste de partager au plus grand nombre en l'écrivant.

J'ai tenté des expériences de cirage sur ces chaussures, ce qui leur donne une patine assez unique, en l'orange, le marron moyen, voire clair et le cognac. Ce sont mes chaussures Frankenstein à moi.

Fréquence de port : très souvent

Forme, pointure : parfaite pour moi

Types de tenues : toutes sortes

État : cuir très bon, semelle protégées.

Verdict : celui qui voudra me les piquer devra tâter de ma superbe. Et "superbe" c'est le nom de mon fameux coup de pied retourné en plein visage.

Mes Sperry Top-Sider de vacances

Homme debout devant paysage avec chemise blanche, short et chaussures bateau turquoise

Ce sont les chaussures à toute épreuve que j'utilise quand je suis en vacances. On me les a offertes. Les différents soleils d'été les ont flinguées les uns après les autres. Leur couleur est fanée par endroit. La semelle est mangée. La doublure de coton s'effilochent.

Je les adore.

Fréquence de port : très souvent en vacances.

Forme, pointure : parfaite, légère et confortable.

Types de tenues : pantalons amples, bermudas.

État : voir la description au-dessus.

Verdict : à mes côtés jusqu'à la mort. La sienne j'espère. Faut pas déconner.

Espadrilles en cuir suédé Morjas

Espadrilles en cuir suédé gris clair

J'ai présenté ces espadrilles dans cet article de pépites de la rédaction en juin 2019.

Fréquence de port : pour les jours de glande en vacances, pas encore trop à l'aise pour les porter à Paris pour aller travailler. Mais sait-on jamais.

Forme, pointure : bien, je les perds un peu cela dit.

Types de tenues : estivales.

État : presque neuves.

Verdict : elles sont faciles à porter par leur couleur et apporte de l'aspérité par la semelle épaisse. Elles restent avec papa.

Sandales Arizona Birkenstock

Sandales Birkenstock en cuir suédé marron moka

Pour le plein été. Je n'aime pas porter des tongs. Et je dois dire que j'aime beaucoup le profil de ces sandales avec un pantalon large en lin ou même un jean léger, droit et ample bleu ciel.

Fréquence de port : très souvent en vacances.

Forme, pointure : parfaite, légère et confortable.

Types de tenues : pantalons amples, bermudas.

État : elles ont un peu morflé avec mes voyages de l'extrême en Asie mais elles tiennent le coup.

Verdict : elles me rendent de fiers services et je suis satisfait de cet achat.

Bilan

Sur mes 36 paires de chaussures, une dizaine seulement reste au placard surtout car leur esthétique ne me convient plus. Je vais m'en séparer, donner certaines, vendre les autres.

Celles que je porte le plus sont :

  • Des sneakers.
  • Des derbys.
  • Des mocassins.

Enseignements et besoins

Sneakers

Elles sont généralement très simples et je n'ai pas de sneakers plus mode. Je porte du blanc, du gris et du vert. Je pense que je pourrais compléter avec des sneakers plus colorées.

Derbys

Chaussures que je porte beaucoup en définitive. Toutes les couleurs que j'aime sont bien représentées. Je n'ai pas tellement de besoin dans cette catégorie, autre que pour le plaisir.

Mocassins

Un plaisir personnel. Je vais bientôt devoir remplacer mes mocassins Markowski bordeaux. Et je n'ai pas ni de mocassins noirs simples et marron foncé type 180 de Weston. Alors que l'un et l'autre sont très pratiques dans une garde-robe comme la mienne.

Pour le plaisir et aller plus loin

Des Asahi et tous types :

Cette paire de Doek qui me fait de l'œil gravement :

Des sneakers pour faire ça :

Pantalon à chevrons gris moyen et sneakers jaune, blanc et bleu

Les fameuses Alden :

Je ne serais pas contre développer un peu mon jeu de boots aussi :

Jour 33 du confinement (18 avril 2020) - Je rhabille les présentateurs de JT

Les tenues des présentateurs de JT sont d’un ennui...

Je veux bien que, sur le service public, on ait une hantise que l’habit fasse trop chic trop riche. Mais on peut tout de même faire quelque chose. Ça montrera que les présentateurs ne sont pas que des prompteurs qui parlent mais ont leur propre personnalité.

Le style de faux gendre idéal, c’est lassant. C’est la corde sur laquelle ils jouent tous. Franchement, ça se voit qu’ils portent des sneakers sous le comptoir.

Je sais pas vous mais, de mon côté, voir un peu d’aspérité me ferait du bien.

On voudrait nous faire croire que l’aspérité, c’est Xavier de Moulins, qu’il insuffle un vent nouveau sur le style des présentateurs.

Restons calmes. C’est juste qu’il n’a pas de cravate. Et ça me désole qu’on considère comme de la décontraction pure et un coup de génie presque que de retirer une cravate et faire sauter un bouton ! Figurez-vous que la cravate avait pour objet d’occuper l’espace vide laissé par la veste ouverte sur ce lit blanc de popeline.

Et puis, faudrait pas tout confondre, faut pas se laisser abuser par le ton grave de sa voix et son flegme élégant. La tenue n’a rien à voir là-dedans. C’est sa manière d’être qui fait illusion.

Je me doute que, pour les chaînes de télévision, le vêtement ne devrait pas prendre le pas sur l’information, que c’est difficile d’annoncer une catastrophe climatique quand on arbore une pochette de soie fleurie. Quoique… Là encore faut pas tout confondre mais passons.

Il y a quand même matière à habiller les hommes de l’info tout en respectant une certaine sobriété.

1. Pour Xavier De Moulins  - 19h45 M6

Déjà, on peut s’appuyer sur son teint : le niveau de contraste entre ses cheveux et sa peau est moyen. Du coup, c’est malvenu de lui faire porter une chemise blanche et une veste bleue. Le contraste est trop fort, il l’emporte sur son visage. On remarque ses vêtements avant lui…

Ah bon, il faut que l’info passe avant la tenue ? Perdu.

On pouvait faire ça :

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Outfit 3 from today's Permanent Style article with @jkf_man : Sawtooth denim shirt under high-twist suit Clothes: Saman Amel suit Bryceland’s Sawtooth Westerner denim shirt Alden cordovan penny loafers Jamie's mixing of types of clothing can be quite subtle, and only really unexpected in their texture, or weight. In the outfit here there is nothing that unusual save the heavy denim shirt under a relatively smart suit, and perhaps the lack of socks. “This will sound boring, and something everyone talks about,” says Jamie, “but it really pays to have the basics covered – and that’s a place I’ve only really reached in the past year or so. “A great grey suit, a solid set of oxford shirts, jeans that you like in the rise, the wash and the leg line. They’re foundations for everything else – and make mixing together styles like this a lot easier.”

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Peut-être pas les mocassins parce que ça fait trop bourgeois pour beaucoup. Alors disons des derbys simples type bluchers en cordovan ou cuir de veau mais de couleur prune ou marron.

Autre possibilité :

Un costume décontracté en coton porté avec une chemise à col officier bleue. Une nouvelle fois, les mocassins ne sont pas nécessaires à l'antenne, des derbys similaires sus-mentionnés sont acceptables.

Sinon, le look Officine Générale irait bien à Xavier de Moulins, je trouve :

Homme en costume gris et chemise bleue moyen

Et si vraiment, on veut aller plus loin encore, on remplace la chemise par un t-shirt, on garde les sneakers et on met un peu de motif. Là !, ce serait vraiment une révolution dans la manière de présenter l'info. La ménagère deviendrait folle. HU ! Même moi je deviendrais fou !

2. Pour les présentateurs de JT plus conventionnels - TF1, France2, France3

Vous ne voulez pas mettre de motif parce que vous avez peur de faire ostentatoire ? Ok, ok. Mettez au moins de la texture. Ça évitera de faire passer les présentateurs pour des gens lisses et sans personnalité. Non, ce ne sont pas de prompteurs qui parlent, ils font un peu plus que ça. Alors montrons leur substance en donnant un peu de substance à leur tenue.

Oui ça fait deux fois "substance". Et alors ça vous gêne ?

Substance.

Je propose quelque chose de simple, de raisonnable même et de non révolutionnaire mais seulement plus intéressante et agréable à regarder :

Costume gris moyen avec une matière qui parle :

costume gris moyen mocassins noirs et polo turquoise

C'est un fresco visuellement intéressant. Et puis les revers ressemblent à des revers. Ils arrivent à mi-épaule ce qui convient à la plupart des hommes qui possèdent des épaules. Pour les autres, je ne me prononce pas. Ici, je ne prends que le costume. Et c'est un exemple, pas besoin de mettre si cher.

La suite ? Une chemise bleu ciel : bleu ciel, j'insiste, pas blanche parce que la popeline blanche fait quand même très austère et patriarcale.

Chemise bleu ciel en popeline de coton et grand col

Cette chemise est simple mais extrêmement bien faite. Et elle vient de chez Husbands. Là encore, si les JT ne veulent pas mettre autant dans une chemise, on en trouve des moins chers et facilement. Mais, j'attire l'attention sur le col qui n'est pas ridiculement petit. Il répond aux proportions des revers de la veste.

Pour la cravate, puisqu'il en faut une : il faut opter pour un tricot de soie marine, noir ou même, les jours de fête !, du vert anglais et de l'aubergine.

On en trouve de très belles là encore chez Husbands.

Jour 31 du confinement (16 avril 2020) - Mes pires erreurs de style / Erreur n°1 Début juillet 2010

C'est marrant comme le cerveau fonctionne.

Vous êtes dans votre lit à attendre le sommeil. Un des moutons vient de se prendre la patte dans la barrière et flinguer toute l'installation.

Pour passer le temps, vous vous racontez des histoires. Ça part de la réalité pour aller de plus en plus vers la fiction. Le lit le soir et la douche sont des lieux où l'on résout les grands conflits mondiaux, où on forme les arguments coups de poing d'une joute verbale qu'on a perdue quelques jours plus tôt, où on retape notre monde à coups d'idées brillantes.

Bref, vous êtes allongés, les couvertures jusque là, mais ça ne vient pas. Et puis, un moment plus tard, les histoires deviennent de plus en plus étranges. C'est bon signe. C'est que vous êtes dans le hall d'entrée de vos rêves et vous cherchez le code pour entrer.

Oui mais.

Oui mais c'est pile le moment que votre cerveau choisit pour vous rappeler un souvenir humiliant de votre passé. Il vous dégomme en plein vol que vous étiez, sur le tapis volant de vos pensées molles. PULL !

C'est marrant comme le cerveau fonctionne. Alors même qu'il était censé être votre allié.

Même sensation que de voyager pépère et sans titre de transport dans un bus à moitié vide. Les portes se ferment. AH ! Un homme bondit vers vous, un homme qu'on pensait simple citoyen. Il sort sa carte professionnelle et dit "contrôle des billets".

C'est marrant comme le cerveau fonctionne.

Et justement cette nuit. Je me shootais à de la fiction bien fantaisiste, je présentais à Macron mon vaccin contre le Covid-19, Raoult pleurait toutes les larmes de son corps à côté et je le complimentais ironiquement sur ses cheveux quand BIM : "Souviens-toi le 5 juillet 2010, comme tu étais habillé."

Douche froide. Les yeux ronds dans le noir. Les sourcils qui froncent en même temps. Les mains crispées. Je fais une croix sur le sommeil et me sens happé pour la souvenir.

C'est l'été 2010, ou pas loin. J'ai 21 ans, ou pas loin. C'est un soir d'été et mes amis et moi allons à un festival de musique qui a lieu dans le jardin public de notre ville. Nous avons des entrées pour assister aux concerts depuis des loges petits-fours, serveurs serviette sur l'avant-bras, "oh quelle belle surprise" et "somptueux décor vous ne trouvez pas ?".

Je le sais, j'ai envie d'une tenue qui marque le coup.

2010 est la période où je commence à m'intéresser aux vêtements. Et j'ai observé que ceux qui s'habillaient bien avaient recours aux rappels de couleurs. Je me dis que c'est ça la clé d'une tenue réussie, une tenue qui sort du lot et tu vas voir que je vais en faire des rappels bouge-pas.

Ok. Cette chemise bleu marine Ralph Lauren avec le petit logo rouge, elle vient avec moi.

Ok. Le logo est rouge et j'ai un chino du même rouge. Tu le crois ça ? Coïncidence ? PAS DU TOUT. C'est le dieu du style qui m'envoie des signes tu comprends pas, je suis son messager, il s'exprime par le truchement de mon corps, agenouille-toi c'est sa voix que tu entends à travers la mienne !

Ok. Non, là je ne veux pas le croire... Je suis en possession de mocassins à picots bleu marine à surpiqûres rouges. Des moments de grâce tels que ceux-là, on n'en vit pas des tonnes. C'est comme si j'avais acheté toutes ces pièces dans l'attente de ce jour glorieux où toutes allaient se rencontrer dans une seule et même tenue !

Je me trompe où c'est un chef-d'œuvre que je suis en train de composer là dans ma chambre ?

Ok. Dernier coup de pinceau. Et il faut qu'il soit coloré ! Pour compléter tout ça, il me faut un accessoire fort et clivant. Quoi de mieux que ce foulard en coton rouge à pois blancs ? Regarde comme il se pose bien autour de ton cou et qu'il s'intègre si bien dans ce système savant de teintes, de nuances et de tons. Ça s'appelle du flair mon vieux. T'as ça toi ? Tu serais bien inspiré en tout cas.

Je me contemple dans le miroir. Franchement, c'est imparable. Tout va parfaitement avec tout.

Avant de sortir, je lance à ma mère l'air de rien, un petit : "ça va c'est pas trop... ?"

Elle prend connaissance de toutes les infos qui composent ma tenue, hésite, voit dans mes yeux l'espoir et l'aveuglement d'un jeune homme en formation et dit : "non ça va... bien... ça va bien !"

Je franchis la porte. Peut-être à ce moment-là a-t-elle poussé un soupir.

La copine que je rejoins me lance un "wow" un peu moqueur, un peu impressionnée genre "tu rigoles pas quand tu t'habilles !". Un ami sort l'artillerie lourde et me bombarde de remarques désobligeantes. Un autre ami ne dit rien, bon ou mal, rien. Ça ne peut pas être bon ça.

J'ai compris, j'ai merdé.

Et oh que oui j'avais merdé.

J'avais péché par excès d'enthousiasme et trop de trop. Bizarrement, au cours de la soirée, mon foulard a glissé jusque dans le fond de ma poche de chino.

J'ai passé une excellente soirée et appris une valeureuse leçon : ne jamais écouter sa mère parce qu'elle vous veut du mal.

Non pas ça. La leçon, c'est que dans l'habillement la première chose à avoir en tête c'est que la tenue paraisse naturelle.

Tout coordonner peut paraître un bonne idée mais ça, cette coordination extrême de chaque élément envers l'autre, c'est le propre du déguisement.

Il faut toujours casser une harmonie trop parfaite par un soupçon d'imperfection. Il faut déséquilibrer ce qui tient trop bien en place.

Également, il faut aussi éviter de jouer seulement avec deux couleurs si fortes que le bleu et le rouge ensemble.

Dans mon lit, cherchant le sommeil, je me rassure en me disant qu'il vaut mieux apprendre les choses par soi-même que de les lire quelque part. C'est pour ça que je conseille souvent de se prendre des gadins stylistiques comme celui que j'ai pris cet été de 2010, ou pas loin.

Le mieux, bien sûr, c'est de les prendre jeune ces gadins. C'est plus facile pour quand on veut s'endormir dix ans après et qu'on se dit : "Oui mais ça c'était une erreur de jeunesse..."

Une erreur de jeunesse peut-être. N'empêche, c'est marrant comme le cerveau fonctionne.

Jour 26 du confinement (11 avril 2020) - 5 tenues à imiter pour la semaine

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche.

Jusqu'à présent, ces sept mots scandaient la chanson hebdomadaire de notre temps sur Terre. Mais à présent, ces mots sonnent creux. Un peu comme quand on répète mille fois le même mot. À la fin, il ne veut plus rien dire.

C'est comme si les trois dimensions du monde n'étaient plus que deux.

Peut-être que si vous alliez au boulot, le mot "lundi" aurait encore un sens. Mais, en ce qui vous concerne, on pourrait très bien être mercredi en 8 que ce serait pareil. On pourrait même être hier qu'on serait peut-être demain !

La bonne nouvelle, c'est que le blues du dimanche soir n'existe plus. À la place, c'est un blues permanent qui s'est installé et bourdonne comme une sirène sourde dans l'interne de votre oreille.

C'est dangereux de laisser des êtres finis patauger dans l'infini comme s'ils avaient pied. Y'en a qui pourraient se prendre pour Napoléon et se noyer tout à fait. Voilà pourquoi la semaine de cinq jours, c'était pratique. On savait à quoi s'attendre.

Eh bien vous savez quoi ? Je me dis qu'il est temps de réinventer la semaine de cinq jours ! Ça nous permettra de voir de quoi demain sera fait. Et je propose qu'on le fasse par le prisme du style.

En clair : un semainier  de tenues, du lundi au vendredi (le weekend, c'est quartier libre), avec le même thème qui revient chaque lundi, chaque mardi etc.

1. Le lundi, c'est Riviera

La tenue du lundi, c'est pour faire les 400 coups à Ischia Ponte avec Dickie Greenleaf. Ou pour accompagner Brigitte Bardot dans les ruelles de St Tropez. Vous choisissez le contexte. Si vous voyez la Méditerranée, c'est que vous le faites bien.

Y'a des bruits de mer sur Spotify, ça peut aider. Si vous avez rapporté des coquillages de vos voyages, alors collez votre oreille tout contre.

Sinon la puissance de l'esprit fonctionne aussi.

Ma proposition pour ce premier lundi Riviera :

Adret n'en a pas fini de m'inspirer. Et je n'ai pas fini d'en parler. Ça, c'est le style estival tel que je le conçois : simple, avec des couleurs naturelles, du volume et des matières de qualité.

t-shirt marinière, espadrilles, pantalon ample et montre vintage

Le détail de la tenue :

2. Le mardi, c'est streetwear

Même si le vêtement n'est pas le centre de la street culture, le streetwear naît grâce aux skateurs, au hip hop, au graffiti notamment, des disciplines qui impliquent le mouvement. Donc les vêtements streetwear sont sportswear : le hoodie, la casquette de baseball, les sneakers, le t-shirt.

Si vous voulez en savoir davantage sur ce courant, vous avez ces articles à votre disposition.

Pour poursuivre ce raisonnement, j'ai choisi une tenue que je me serais bien vu porter sur un skate :

Je vois bien la chemise ouverte sur le t-shirt. Elle vole comme moi. Et le combo t-shirt blanc et chemise, je trouve ça assez juvénile, presque enfantin, parce qu'il ne semble pas y avoir de calcul dans cette association. Ça envoie un message de simplicité, de naïveté stylistique presque.

Du coup, ça fait naturel.

Chemise blanche t-shirt blanc Converse et chino beige

Le détail de la tenue :

3. Le mercredi, c'est sartorial casualwear

Ce que je veux dire par sartorial casualwear, c'est qu'il doit y avoir des éléments d'élégance classique mais que le résultat ne devrait pas paraître formel.

Mais il faut qu'il y ait un certain chic !

Un exemple :

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Hi London 🌪🌪

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Je crois que ce gilet vient de chez Acne Studio. Je ne veux même pas voir la composition, ça me dégoûterait probablement. En tout cas, ce rose lui va très bien, surtout avec la couleur de sa peau. Ce qui ne va pas être le cas sur une peau comme la mienne.

Je ne sais pas pourquoi, je nourris une petite nouvelle obsession, que j'ai sentie poindre déjà cet hiver 2019, pour les pulls sans manches.

Et je dois dire que la version col rond, moins classique que le col v, revêt un certain attrait...

Chemise rose, jean bleach, mocassins à pampilles et mac bleu

Le détail de la tenue :

Avec ça, une montre classique bracelet acier serait pas mal.

4. Le jeudi, c'est ivy

J'ai dit "ivy", je n'ai pas dit "preppy". J'ai dit ça et je n'ai pas dit ça.

"Quoi que je fasse, où que je sois, rien ne t'efface, je pense à toi." C'est un peu ce que je ressens à l'égard de l'ivy. Je reviens toujours à ce style, de manière inconsciente ou non d'ailleurs.

La raison à cela, c'est classique sans être poussiéreux et que, avec les quelques injonctions de vêtements sportswear, c'est même assez contemporain. Le bon dosage selon moi entre le trop décontracté et le trop formel.

L'ivy, c'est pile.

Je prends pour exemple la tenue de Jamie Ferguson, à gauche, photographe talentueux plus connu sous le nom @jkf_man sur Instagram. Mais, pour l'adapter à un contexte intra muros, je vais la débarrasser d'une ou deux couches.

Chemise oxford bleu ciel polo mocassins marron et chino camel Le détail de la tenue :

5. Le vendredi, c'est heritage

Bon "heritage" ne veut plus dire grand-chose de nos jours. Pour moi, le style heritage est celui qui s'appuie sur des pièces qui ont une histoire et, c'est lié, des marques qui ont une histoire.

Ce que j'y vois également du coup, c'est l'utilisation de matières naturelles choisies pour le côté brut, rustique et qu'on laisse le temps faire son office sur elles.

Du coup, pour moi, ça fait aussi appel au workwear, au vintage, au militaria.

Un exemple ici :

Barbour est une marque heritage bien sûr. Le derby rond sans fioriture et en cuir s'insère bien dans ce style également. La chemise en chambray de travailleur aussi. Le chino militaire également.

Sauf que je décide de troquer le chino (on en a vu suffisamment dans la semaine) contre un cinq poches en denim brut.

Veste en coton ciré moutarde, chemise en chambray bleue, denim et derbys marron

Le détail de la tenue :

Jour 25 du confinement (10 avril 2020) - Inventaire de ma garde-robe (partie 2 : Les vestes - hors manteaux et blousons)

Je ne sais pas si vous le savez mais je me suis lancé dans un inventaire de ma garde-robe.

J'en explique les multiples raisons et surtout les bienfaits que je vise dans la première partie, consacrée aux pantalons et vous pouvez vous y téléporter tout de suite juste en cliquant sur >>> ce portoloin 🧙‍♂️ <<<.

Dans cette seconde partie, j'ai les vestes en ligne de mire : qu'elles s'appellent blazer, vestes sport, veste de travail ou en denim. J'exclus les manteaux, les blousons tout ce que vous ne pourriez pas porter à l'intérieur sans donner l'impression d'avoir quelque part où aller. Vous pigez ? La veste en cuir, je l'exclus par exemple. La veste harrington aussi. Barbour dehors. Et j'en passe et des plus vertes.

C'est parti.

Chapitre 2 : les vestes (hors manteaux et blousons)

Nombre total : 24

Hiver : 5

Demi-saison : 9

Été : 10

Passage en revue de chacune de mes vestes

Flanelle gris Prince de Galles Eidos

Veste gris prince de galles

Fréquence de port : jamais portée

Coupe : me va parfaitement

Matière et finitions : très belle veste bien finie

Types de tenues : semi-formelles (col roulé + pantalon blanc + derbys par exemple)

Réparation : en fait, il faut que je l'apporte chez un retoucheur pour qu'il couse la boutonnière et raccourcisse les manches...

Verdict : j'ai souvent eu besoin d'une veste grise pour l'hiver. Elle est là mais il faut que je l'apporte chez un retoucheur. L'automne prochain sûrement.

Veste épaisse en laine Prince de Galles Gant

veste prince de galles rouge verte à coudières

Cette veste est une petite merveille. Mais elle est devenue trop petite pour moi (T48 alors que je fais du T50 à présent). De temps en temps, je la sors du placard et je la passe et je me regarde dans le miroir pour me convaincre que "ça va l'épaule dépasse juste un peu !"...

Et puis je reviens à la raison, soupire et la remet en place.

Fréquence de port : 😭

Coupe : 😭

Matière : 😭

Types de tenues : 😭

Verdict : 😭

Blazer en laine bouillie De Bonne Facture

homme dans la rue en blazer jean et derbys marron

Je sais que c'est injuste mais, quand on habite à Paris, on a la chance de pouvoir aller à des braderies de marques. Et, je vous le donne en mille, j'ai trouvé cette veste De Bonne Facture lors d'une de leur braderie. Alors, je crois que c'était un prototype mais qu'importe.

150€ au lieu de 550-600€. Sachant que je n'avais pas de veste droite bleue en laine pour l'hiver. J'ai sauté sur l'occasion. C'était l'hiver 2020. C'était avant le drame bien entendu.

Fréquence de port : une fois toutes les semaines (en hiver !)

Coupe : bien, aurait gagné à être un chouïa plus longue pour moi

Matière et fabrication : laine bouillie d'une jolie couleur, veste bien faite

Types de tenues : TOUT !

Verdict : c'est simple, c'est un essentiel de ma garde-robe

Veste vintage Donegal marron Gant

Veste en laine marron mouchete Gant

Veste achetée en friperie... je ne me rappelle plus du tout où en revanche. Elle me va bien, je l'ai faite raccourcir en longueur.

Fréquence de port : portée 1 fois cet hiver je crois...

Coupe : bien

Matière et fabrication : le donegal est très beau avec des bourres de fils orange et bleu. La construction est correcte.

Types de tenues : surtout classique mais possibilité de jouer avec les gris, les beiges, marron, orange, jaunes. Tenues type Ivy +++

Verdict : je ne trouve pas qu'elle me mette particulièrement en valeur et du coup je la porte peu. Peut-être que j'ai tout simplement pas encore trouvé la bonne manière de la porter... Je ne m'avoue pas vaincu !

 

Blazer AMI Paris

Veste achetée au Printemps quand je venais d'arriver à Paris, en 2014 ou 2015. Je l'ai beaucoup portée. Un peu moins cet hiver et probablement encore un peu moins l'hiver prochain car mes inclinaisons stylistiques évoluent mais je l'aime beaucoup.

Fréquence de port : deux à trois fois par mois

Coupe : très bien, légèrement longue aux manches mais rien de catastrophique

Matière et fabrication : flanelle agréable à porter mais sans grand intérêt

Types de tenues : les boutons invitent à la sortir d'une élégance classique. J'aime bien, même, la porter ouverte avec un gros pull en dessous, comme dans cet épisode de Panache.

Verdict : Je m'en séparerai mais pas tout de suite. Pour le moment, elle m'est encore utile. D'autant qu'elle n'a pas bougé en cinq ans minimum de port.

 

Veste coton laine marron Man 1924

Veste à motif pied-de-poule très discret. Je l'ai achetée sur Mr Porter 250€ au lieu de 500€ en période de soldes. C'est une trois boutons mais, tout comme notre veste Ferla, elle se porte en boutonnant le deuxième bouton, le troisième, celui du haut, n'étant pas apparent. C'est un héritage de l'Ivy League. Les étudiants transformaient leurs vestes 3 boutons en 2 en repassant le revers pour qu'il couvre le troisième en haut.

Fréquence de port : une à deux fois par semaine en hiver - peut être utilisée à la demi-saison mais pendant des journées douces.

Coupe : très bien, longueur impeccable

Matière et fabrication : belle matière, motif qui donne du caractère

Types de tenues : j'aime faire des camaïeux de marron avec. Ou l'associer à un pantalon blanc, une chemise camel ou kaki et des derbys noirs. Elle est très polyvalente.

Verdict : je garde bien sûr. Et, si je peux mettre la main sur une autre veste de chez Man 1924, je le ferai !

Blazer laine froide COS

C'est la veste appartenant à un costume mais le pantalon n'est plus.

Fréquence de port : je ne la porte plus

Coupe : bien, sans plus. un peu petite aux épaules à présent.

Matière et fabrication : matière sans intérêt

Types de tenues : j'aimais plutôt bien l'ensemble qu'elle formait avec le pantalon. Je faisais des tenues comme on voit ci-dessus.

Verdict : Je dois m'en séparer, je pense la donner à mon petit frère pour qu'il commence à s'initier... même si, pour le moment, pour lui c'est surtout sweatshirt et casquette The North Face.

Veste bouclée bleue BonneGueule

Veste bouclée bleue

Cette veste, je l'ai depuis un peu de temps et je dois dire qu'elle est très confortable. Mais, d'une part elle ne correspond plus trop à mes goûts et, d'autre part elle est trop petite aux épaules.

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : très bien (pour un 48)

Matière et fabrication : très belles bouclettes !

Types de tenues : c'est la veste facile à porter avec un t-shirt blanc et un 501 par exemple.

Verdict : elle va sûrement aller à mon petit frère aussi. 🙂

Veste de travail en denim neppy BonneGueule

J'ai été séduit immédiatement par la matière et je dois dire que je ne suis pas déçu, depuis un an que je l'ai. Je la porte en ce moment même avec un t-shirt gris chiné Velva Sheen, mon 501 et des Jack Purcell blanches.

Fréquence de port : une à deux fois par semaine si le temps s'y prête

Coupe : parfaite, entre ajustée sans mouler le corps

Matière et fabrication : très belle j'ai dit !

Types de tenues : typiquement comme celle du dessus. Ou alors avec un hoodie et un chino beige. Enfin c'est vraiment facile.

Verdict : Elle ne bouge pas d'où elle se trouve. Sur mes épaules.

Veste denim Sashiko BonneGueule

homme avec chino à poche, converse, chemise blanche et veste bleue

J'ai gagné cette veste à un séminaire BonneGueule... si, si. Ou plutôt un team building dans le Sud-Ouest. C'était un prototype. La veste n'est pas tout à fait conforme au produit fini que l'on avait sorti.

Fréquence de port : première fois que j'en dispose en demi-saison donc difficile à dire mais je dirais une fois par semaine selon la météo.

Coupe : Très bien, l'aisance qu'il faut pour être bien

Matière et fabrication : il faut voir la matière de près. J'ai hâte qu'elle se patine.

Types de tenues : comme la neppy !

Verdict : Tu vas nulle part.

Veste en denim vintage Levi's

veste délavée vintage bonnet orange chino beige et sneakers Nike

Cette veste, je l'ai achetée pour 35€ sur Leboncoin en 2012, si je ne dis pas de bêtise... Elle n'a rien de particulier, date probablement des années 1990, est loin d'être Big "E" mais elle m'est très utile et m'a rendu de fiers services.

Ce que j'aime aussi c'est qu'elle compte 10 poches !

Fréquence de port : en hiver en layering 2-3-4 fois par mois, en demi-saison une fois par semaine environ

Coupe : boxy, courte et large, très bien

Matière et fabrication : rien d'exceptionnel

Types de tenues : parfaite avec un pantalon taille haute et t-shirt blanc par exemple. Quand il pleut et qu'il fait un peu frais : col roulé, veste denim, mac.

Verdict : Un jour, je la remplacerai probablement par une type 1 ou type 2. Mais ce n'est pas une priorité.

Veste en denim brut Suitsupply

homme avec lunettes, veste camouflage et col roulé

Photo issue du Panache consacré au col roulé.

Veste obtenue lors d'une des rares ventes soldées de la marque à 50€ au lieu de 125€ (il me semble). Le denim est assez beau. Je ne la porte pas suffisamment pour qu'on observe un délavage d'usure mais on sent que la toile pourrait.

C'est une type 3 et j'aime que la marque ait repris le système de soufflets sur le ventre. Si je prends du ventre à l'avenir ou tombe enceint, il me suffira de donner du mou en décousant les petits rectangles de fils qui empêche l'expansion des soufflets.

Fréquence de port : en hiver en layering 2-3-4 fois par mois, en demi-saison une fois par semaine s'il fait un peu froid

Coupe : bien, manches un peu longues

Matière et fabrication : plutôt profonde, beau potentiel

Types de tenues : comme la veste en denim délavé mais ça permet d'atteindre un nouveau spectre de couleurs.

Verdict : je conserve

Veste en denim blanche Officine Générale

veste en denim blanc

Trouvée en braderie. Encore !, je sais. J'ai de la chance. Quelque chose comme 80 euros. Denim japonais selvadge. Je m'arrête là.

Fréquence de port : assez peu en définitive, deux fois par mois peut-être. Parfois plus.

Coupe : très bien, pas trop étriquée, pas trop de volume non plus

Matière et fabrication : belle matière avec un léger slub qui se révèle à mesure des ports

Types de tenues : une tenue que j'aime beaucoup faire avec veste denim blanc + t-shirt gris + chino beige + mocassins noirs à pampilles.

Verdict : Elle reste avec papa.

Veste sport grise en laine froide LBM 1911

Ce n'est plus trop le genre de tenue que je fais. Et d'ailleurs, j'ai perdu un bouton, celui du haut...

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : très bien, droite comme j'aime.

Matière et fabrication : un beau niveau de finitions, la construction est légère et fait que la veste bouge bien quand on la porte.

Types de tenues : voir ci-dessus, je pourrais essayer de la porter dans un contexte plus casual type t-shirt blanc, jeans et mocassins noirs.

Verdict : je l'apporte chez le retoucheur (ou j'apprends à recoudre un bouton, il serait temps !) et j'essaie de la remettre.

Veste légère coton/lin/ramie A.B.C.L. Garments

Veste à rayures bleu et blanc

J'admire les collections de Mattia de A.B.C.L. Garments car il a saisi ce qu'un vestiaire contemporain doit être : des vêtements modestes et décontractés que viennent relever une matière exceptionnelle et une excellente fabrication.

Cette veste, je l'ai reçue juste avant le confinement, mais je sais bien qu'elle se retrouvera sur la plage à onduler avec le vent, dans des appartements d'amis pendant l'apéro et sur Instagram aussi.

Fréquence de port : on verra mais une fois par semaine en été j'espère, avec un simple t-shirt.

Coupe : parfaite, regular mais pas trop ample

Matière et fabrication : tout est très bien. Et la matière, comme je l'écrivais est magnifique.

Types de tenues : simple. La veste, un t-shirt blanc, un chino beige et des Van's écrues. Par exemple.

Verdict : Bienvenue chez toi !

Veste croisée bordeaux BonneGueule

veste croisée bordeaux pour l'été

Je l'ai beaucoup aimé et très peu portée. Pourquoi ? Parce qu'elle est difficile à porter ? Non pas vraiment. Il faut faire simple, là encore et je la porte comme une chemise légère en été, sur un t-shirt et un 501.

Mais c'est plutôt que les revers sont devenus petits à mon goût. Il ne manque pas grand-chose, je chipote, je sais mais c'est plus fort que moi.

Fréquence de port : plus vraiment

Coupe : très bien, ni trop cintré ni trop droit

Matière et fabrication : matière magnifique, complexe et riche. Couleur intéressante à posséder dans un vestiaire.

Types de tenues : comme je le disais ci-dessus. Pour le quotidien faire simple, t-shirt, 501 et sneakers. Si on veut s'habiller un peu, je dirais, chemise col officier écru, chino habillé beige à pinces et derbys marron.

Verdict : Je vais devoir m'en séparer je pense.

Saharienne en coton/lin Monoprix

Veste beige type saharienne

L'été 2019, je passais un weekend avec des copains sur le bassin d'Arcachon et en fin d'après-midi que nous nous baladions au bord du bassin, il s'est mis à faire froid. Et je n'avais rien qu'un t-shirt léger. Nous étions censé patienter jusqu'au soir pour aller au restaurant.

J'ai donc fait tous les magasins du front de mer pour trouver quelque chose. Au début, je raisonnais plutôt marinière, pull marin ou vareuse mais c'était un peu cher et impossible de trouver quelque chose qui soit fait en France ou en Europe. Quitte à chercher le prix, j'ai fini par trouver cette veste en coton et lin Monoprix.

Ça m'a rendu service.

Elle était pile en épaule mais, depuis l'été dernier, j'ai pris légèrement des épaules et c'est un peu plus que la veste peut supporter.

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : bien pour un vrai medium

Matière et fabrication : matière n'a rien d'exceptionnel mais la couleur sable est parfaite dans un vestiaire estival

Types de tenues : toujours pareil, t-shirt blanc, 501 et sneakers (ou mocs). C'est ma tenue de l'été de toute manière !

Verdict : Je vais la vendre je pense.

Veste croisée en seersucker Vicomte A

veste croisée en seersucker carreaux bleus et blancs

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : très bien, un vrai 50 un peu regular

Matière et fabrication : coton gaufré (seersucker) intéressant.

Types de tenues : du semi-formel estival !

Verdict : je m'en sépare

Veste camel en coton Gant

Veste camel en coton Gant

J'aime beaucoup cette veste, je la trouve très équilibrée dans l'esthétique. Les proportions sont bien étudiées, la largeur du revers s'harmonise à celle du rabat des poches, les boutons sont bien placés.

Le problème, c'est qu'elle est devenue trop petite.

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : très bien, plutôt cintrée mais pas trop

Matière et fabrication : coton lisse sans intérêt visuel mais couleur bien utile

Types de tenues : toujours pareil : t-shirt blanc, 501 et sneakers (ou mocs).

Verdict : Je m'en débarrasse. Elle fera le bonheur de quelqu'un d'autre.

Veste prototype Bob Carpenter

Veste bleue type blazer à poches contrastées

Quand je bossais sur mon propre blog à écrire des articles mêlant mauvaise poésie et conseils maladroits de style, j'ai dégoté cette veste donnée par Bob Carpenter, marque qui n'existe plus à présent.

Fréquence de port : je ne l'ai jamais portée en dehors de mon chez moi.

Coupe : 48 ok cintré gentiment

Matière et fabrication : seules les poches colorées font l'originalité

Types de tenues : C'est à vous de me le dire..!

Verdict : Je m'en sépare.

Saharienne framboise en coton La Comédie Humaine

veste framboise saharienne en coton

Je sais, c'est un choc. Moi pareil. Mais passé ce choc, on se rend compte que c'est une très belle veste.

La Comédie humaine est une marque qui n'existe plus aujourd'hui. J'ai acheté cette veste quand la marque a liquidé son stock restant. Elle a subi le même traitement que d'autres avant elle : elle m'est devenue trop petite.

Fréquence de port : plus du tout

Coupe : 48 cintré

Matière et fabrication : du coton tout ce qu'il y a de plus banal mais avec une belle couleur framboise qui ne passe pas inaperçu.

Types de tenues : quelque chose dans ce genre là :

Verdict : So long my friend.

Veste en mesh de laine BonneGueule

Photo de juin 2015. Une éternité en années-chien ! Voilà ce que ça donne sans moustache et dans un style casual chic, j'ai besoin de vacances. Cette veste, les fans de BonneGueule la connaissent avec sa belle couleur presqu'électrique.

Fréquence de port : je ne la porte plus

Coupe : 48 cintré

Matière et fabrication : encore une fois chez BonneGueule, on sait travailler la matière. Tissu hopsack avec du relief.

Types de tenues : casual chic, chemise et chino.

Verdict : je m'en sépare, elle est beaucoup trop petite et ne correspond plus à ce que je porte.

Veste en coton à carreaux Beams plus
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Time to go out there. #lifestyle #paris #menswear

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Je l'ai depuis 2015 au minimum (trouvée sur Mr Porter en soldes, première rencontre avec Beams Plus).

Ça a aussi été pour moi un grand saut de l'ange dans l'inconnu. C'était le moment de l'affirmation stylistique. Parfois, on se prend un gadin. Parfois on vise juste. Ou plutôt, on vise long terme. Et cette veste, c'est justement ça. Un pari gagné.

Fréquence de port : je la porte chaque été avec assiduité sauf s'il fait trop chaud bien sûr. 2-3 fois par mois.

Coupe : un L qui taille comme un M un peu généreux. Volume raisonnable, longueur de veste parfaite pour ma taille.

Matière et fabrication : coton simple mais motif intéressant. Permet d'apporter une touche de caractère à des tenues simples...

Types de tenues : ... simples comme un t-shirt blanc, un 501 et des mocs.

Verdict : elle ne va nulle part.

Veste en lin, coton et bambou La Paz

Veste beige en coton et bambou

J'ai profité de mon voyage au Portugal, à l'été 2019, pour aller passer une tête dans la boutique de La Paz à Lisbonne. J'ai été reçu par l'un des fondateurs dont je ne me souviens plus le nom. Il faut que je retrouve impérativement la carte qu'il m'a donnée car j'aimerais vous parler davantage de cette marque qui mérite qu'on s'y intéresse.

En m'y rendant, j'avais la ferme intention de repartir avec quelque chose pour les soutenir. Et j'ai trouvé cette veste légère, il n'en restait qu'une, elle m'allait, on s'est regardé, je l'ai embarquée.

Fréquence de port : assez souvent l'été dernier. Après l'avoir achetée à Lisbonne, je ne l'ai pas quittée les trois jours qui nous restaient à passer sur place.

Coupe : très bien pour une veste d'été. Suffisamment de volume mais pas trop loin du corps non plus.

Matière et fabrication : l'utilisation du bambou est intrigante. C'est une plante qui ne demande que très peu d'eau pour pousser, sa fibre est légère et solide. C'est doux, c'est souple.

Types de tenues : toujours le même refrain, simples comme un t-shirt blanc, un 501 et des mocs ou sneakers.

Verdict : Oh que oui elle reste avec tonton Jordy !

Bilan

Sur 24, j'en utilise régulièrement 11 (toutes saisons confondues) et 13 ne me servent pas, soit une utilisation de 45% de mon stock de vestes. C'est peu.

Du coup, au cas par cas, je vais donner ou vendre ces 13 qui ne me sont pas utiles.

Dans celles que j'utilise :

  • Cinq sont en denim (trois bleu foncé mais toutes particulières, une délavée, une blanche)
  • Trois sont en laine chaude donc pour l'hiver (deux bleu marine mais une croisée et une droite, une marron)
  • Trois sont en matière légère coton, lin, ramie (une à rayures blanches et bleues, une bleue à carreaux, une beige)

Enseignements :

  • Pas besoin de me racheter de veste en denim. C'est bon, j'ai ce qu'il me faut.
  • Pour l'hiver, il me suffit d'apporter ma veste gris chez le retoucheur et j'ai quand même de quoi faire avec du bleu, du marron et du gris. Pas de besoin particulier au-delà de ça.
  • Pour l'été, je ne porte que trois vestes mais bon, l'été, on porte peu de vestes en général. Ou, si on doit porter une veste, celle de demi-saison peuvent faire l'affaire.
  • J'ai beaucoup de vestes bleues.

Manque-t-il des essentiels ?

Non.

Pour le plaisir, si je veux aller plus loin :

Pour l'hiver ou la demi-saison, je voudrais me trouver une veste en corduroy dans ce style là :

Il faut qu'elle soit dans une couleur suffisamment différente du marron de ma veste Man 1924. Donc un noisette, un camel ou un beige pourront aller.

Mais ce n'est forcé d'être une saharienne. Regardez cette veste olive en corduroy aussi :

Pour le plein hiver, je me cherche une veste pied-de-poule avec beaucoup de couleurs. Comme celle-ci :

Pour l'été, une veste gris clair dans ce genre :

 

Je parle surtout de la couleur, du motif et de la matière. Pas la forme. Ça pourrait très bien être une veste de travail.

Pour l'été toujours, je ne dirais pas non à un joli seersucker :

Pour l'été toujours mais pas pour tout de suite, une veste tailleur en lin avec beaucoup de caractère mais écrue... Comme celle-ci :

Pour la demi-saison et l'été. Une veste croisée marine en coton/lin pour les occasions habillées :

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Pour la demi-saison, une autre piste :

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The perfect jacket for a casual occasion

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Il faut m'arrêter quand je pars comme ça. Ça peut continuer longtemps..!

En tout cas, à présent, je sais quoi faire. Je sais ce dont il faut que je me débarrasse et j'ai des pistes pour développer ma garde-robe de vestes. Ma garde-veste quoi.

Vous aussi vous avez pris le temps de faire un inventaire ? Ça donne quoi ?

Jour 18 du confinement (3 avril 2020) - "Te rappelles-tu ?"

Cher Journal,

Je commence à oublier le visage de ma mère.

Bientôt, j'oublierai même la couleur du ciel, le cri des oiseaux, comment sonnent les bruits de pas sur le trottoir, comment fait le vent dans le cheveux.

J'ai la peau plus blanche et je vois mieux dans le noir.

Te rappelles-tu les odeurs des pots d’échappement ? Et les vieux qui se raclent la gorge et crachent ? Les dragueurs de rue ? Les SDF qui nous engueulent ? Les flyers pour de la bouffe qu’on prend poliment puis jette à la poubelle ? Les gens mal habillés ? Les dandys au contraire qui défilent dans les arrondissements chics ? Les gens qui grugent, qui vous doublent dans la file des chiottes ? Les verres finis trop vite, ceux qu’on ne voulaient même pas ? Les comptoirs qui collent ? Les joues qui rougissent et les bières qu’on renverse !

Les amis.

C’était comment déjà, les transports en commun bondés ?

Ô cher Journal, il me tarde de me retrouver à nouveau le nez collé contre la vitre embuée du bus, à chercher l’air pour sauver ma vie, le cirage de mes chaussures détruit par les talons acérés des dames, la conversation téléphonique trop forte qui fait pleurer l’enfant qui me fait pleurer moi, les aisselles, t’en souviens-tu ? Les aisselles et leurs odeurs !

La rue tout entière me manque aussi : les trottinettes électriques qui ne passent qu’au rouge parce que “va te faire foutre connard !”, les passants qui ne se poussent pas, les crottes de chien dans lesquelles on marche, les pas-bonjour, les pas-merci, les pas-s’il-vous-plaît.

Et les gens qui peuplent cette rue et leur manière de s’habiller.

Les pantalons trop longs, les cols trop petits, les doigts de pied qu’on voulait pas voir, les chaussures en pointe, les cravates desserrées, les grosses grosses montres, les shorts qui arrivent aux mollets, les lunettes à verres miroir, les chemises noires, les gris béton, les marron tristesse, les grèges mélancolie, les jais neurasthénie, les chaussures qui ne brillent pas, les ongles noircis, les cheveux en jachère, les t-shirts à messages.

Je veux revoir tout ça et plus encore. Je veux tout reprendre ! Rendez-moi tout, je ne l’ai pas suffisamment apprécié !

Et par-dessus tout, quand tout ça sera terminé, je veux rester chez moi toute la journée, ne pas sortir et savoir que j’aurais pu.

Jour 17 du confinement (2 avril 2020) - Inventaire de ma garde-robe (Partie 1 : Les pantalons et bermudas)

Je crois qu’il est temps. Ça fait longtemps que j’y pense. J’y pense parfois le soir que mille pensées m’assaillent alors que j’essaie de m’endormir.

Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais : un inventaire exhaustif de ma garde-robe.

Je veux me rendre compte, je veux voir sur quelles pièces je me suis planté, quels vêtements je mets le plus et ceux que je snobe. Je veux savoir si j’applique la loi de Pareto à ma manière de porter mes fringues.

C’est dans la continuité des choses. Le monde s’est figé et ma garde-robe aussi. C’est le moment d’en prendre une photo bien nette, bien réelle.

Mes objectifs sont multiples :

1. Faire de la place, si possible

À l’échelle de ma garde-robe, je ne suis pas un nouvel adepte du minimalisme. Sauf peut-être quand il s’agit de cocktail. Comme dirait Draper : “Make it simple but significant !” / “Faites simple mais conséquent !”

Je me sais insatisfait chronique et je sais aussi que, probablement, certaines choses que j’estime indispensables pour le développement de mon style ne le sont pas dans l’absolu.

Mais qu’est-ce que c’est, au fond, que l’absolu si ce n’est le début de l’ascétisme ? Merci mais mon âme n’est pas à vendre. Comme quoi la garde-robe est métaphysique !

Bref.

Faire de la place, si possible, en donnant à une association, un pote, en vendant ou si personne n’en veut abandonnant sur le bord de la route des vacances, voire en oubliant dans les toilettes d’un bar.

Sinon tant pis, je serai le genre du type qui loue un hangar pour y entreposer sa garde-robe comme Alessandro Squarzi qui, pour le dire aimablement, est un collectionneur et, si on veut le dire moins aimablement, qui a le syndrome de Diogène.

2. Se connaître soi-même

Je suis le Socrate de l’habillement. Get over it.

Pour le dire de manière moins obscure : savoir ce que je mets le plus souvent pour être encore plus lucide dans mon acte d’achat.

On peut avoir l’impression que nos actes d’achat sont indépendants mais ils sont le résultat de biais cognitifs personnels, mêlés à nos propres goûts bien sûr et fondés sur une vision déformée de nous-mêmes et de la manière dont on se croit perçu par autrui.

Je veux pouvoir dire : apparemment, je porte ça en priorité ; pourquoi ? ; dois-je conforter cette direction que j’ai prise par l’achat de pièces-amies ? ; est-ce que je délaisse d’autres pièces qui me vont et pour quelles raisons ?

3. Donner un coup de fouet à ma garde-robe

J’aime les coups de fouet. Surtout quand ils sont aussi révélateurs qu’une prise de conscience.

Je veux ça pour ma garde-robe. En fait, grâce à cet inventaire, je veux pouvoir savoir où je vais et comment j’y vais.

Faire un plan d’action raisonné pour certaines pièces : ce qu’il me manque à cet instant. Et définir des zones vestimentaires dans lesquelles je peux laisser libre court à des envies déraisonnables, irrationnelles même !

Chapitre 1 : Les pantalons et bermudas

Nombre total (hors costumes) : 51

Hiver : 9

Demi-saison : 28

Été : 10

Sur le banc de touche : 4

Passage en revue de chacun de mes pantalons et bermudas


Flanelle grise anthracite à chevrons Scavini

pantalon gris scavini

Fréquence de port : 1 fois par semaine minimum

Coupe : me va parfaitement

Matière : belle et douce, je prends plaisir à le porter

Types de tenues : casual et formelles

Verdict : indispensable

 

Flanelle gris moyen rayures Bellerose

homme en manteau camel et pantalon gris à rayures

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : me va, sans plus

Matière : douce et motif à rayures apporte de la diversité

Types de tenues : décontractées et semi-formelle

Verdict : dispensable mais à garder. Et puis ce n'est pas tout à fait le même gris que le Scavini au-dessus.

 

Donegal Bernard Zins vintage

pantalon marron donegal

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : me va, sans plus, un peu trop ajusté pour mon goût actuel

Matière : superbe avec des bourres de fils orange

Types de tenues : décontractées et semi-formelle

Verdict : dispensable mais à garder parce que je suis un amoureux des belles matières. Ça me ferait mal que quelqu'un d'autre que moi l'ait !

 

Flanelle gris anthracite Uniqlo

Fréquence de port : pas porté cet hiver

Coupe : me va bien, coupé légèrement court

Matière : agréable mais rien de particulier

Types de tenues : décontractées et semi-formelle

Verdict : Possibilité de m’en séparer (doublon avec le Scavini)

 

Flanelle marine rayures proto BonneGueule

Je m’en sers quand je ne mets pas le nez dehors et que je n’ai rien d’autre quand je veux vraiment traîner chez moi, mort pour la France dans mon canapé, souvent après une nuit sans dormir et à ingérer toutes sortes de sérieux liquides : il reste !

 

Cargo Flanelle gris-vert BonneGueule

Fréquence de port : pas porté cet hiver

Coupe : ne me convient plus

Matière : agréable et belle richesse dans la couleur

Types de tenues : décontractées et semi-formelle

Verdict : Possibilité de m’en séparer à contre cœur

Taille 48

 

Velours framboise vintage

Pantalon en velours framboise

Fréquence de port : pas porté cet hiver

Coupe : me va bien, coupé légèrement long

Matière : jolie couleur

Types de tenues : décontractées

Verdict : Je ne l’ai pas exploité à sa juste valeur. Je garde. Je vais peut-être l'intégrer dans une tenue spéciale confinement.

 

Jean brut toile épaisse Renhsen

Fréquence de port : pas porté cet hiver

Coupe : ajustée

Matière : beau denim qui se patine

Types de tenues : décontractées

Verdict : Je garde, c’est un denim de très bonne qualité. À porter davantage en hiver.

 

Fatigue vert hbt Officine Générale

Fréquence de port : 3 fois par mois minimum

Coupe : me va bien, se resserre un peu trop sur la cheville mais ok

Matière : très originale et construction du pantalon aussi

Types de tenues : casual

Réparation : À raccourcir

Verdict : Je garde tant il est original (c’est un proto d’ailleurs, donc unique en son genre)



Blanc coton épais Suitsupply

Fréquence de port : 1 fois toutes les 3 semaines

Coupe : adaptée à ma morphologie et mon goût

Matière : bien sans plus

Types de tenues : semi-formelles

Verdict : Je garde.

 

Beurre frais coton cachemire Scavini

homme en chino beige et veste denim clair

Fréquence de port : 1 fois par semaine minimum

Coupe : me va parfaitement

Matière : jolie couleur et matière

Types de tenues : décontractées. Parfait pour mes tenues Ivy League et monochrome.

Verdict : Je garde !

 

Chino beige vintage armée française

homme en veste camouflage et chino beige

Fréquence de port : 1 fois par semaine minimum

Coupe : me va bien

Matière : jolie couleur et matière slubbée

Types de tenues : décontractées. Parfait pour mes tenues Ivy League et monochrome.

Verdict : Je garde ! Pas de doublon avec le Scavini car couleur différente. Et même, j'aimerais bien m'en prendre un deuxième, de Brut Clothing que je ne retoucherai pas celui-là. J'en ai fait la promesse à Clément.

 

Velours marron noisette Big John

Fréquence de port : 1 fois par semaine minimum

Coupe : large et court. Un propos stylistique fort.

Matière : très beau velours non côtelé et couleur profonde et patinée

Types de tenues : décontractées, jeu sur les volumes

Verdict : Je garde !

 

Velours marine vintage

homme debout en manteau camel et velours marine

Fréquence de port : 1 fois par semaine minimum

Coupe : ajustée mais parfaite pour moi + bonne longueur

Matière : très beau velours côtelé, couleur profonde

Types de tenues : décontractées

Réparation : deux passants sont à deux doigts de céder, faut que j'agisse vite...

Verdict : Je garde !

 

Chino camel Gap x Ami

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : droite ok pour moi, un peu large à la taille

Matière : rien de particulier / de grandes stries dues à la machine à laver mais pas trop grave

Types de tenues : décontractées

Verdict : Je garde ! Il fait doublon avec le chino militaire mais je peux l’utiliser dans des soirées arrosées et, de plus, la coupe bien droite est quand même flatteuse.

 

Pantalon bleu marine à rayures Officine Générale

homme avec chapeau et pantalon à rayures

Fréquence de port : 3 fois par mois minimum

Coupe : me va très bien, allonge la jambe

Matière : jolie et les rayures donnent quelque chose à voir

Types de tenues : semi-formelle et formelles

Verdict : Je garde ! Parfait pour faire des monochrome de bleu mais avoir quand même quelque chose qui ressort. Les rayures verticales, c'est parfait pour donner l'impression qu'on a des jambes de huit mètres cinquante. Et parfois, juste parfois, il est bon d'avoir l'air d'avoir des jambes de huit mètres cinquante.

 

Pantalon bleu smoking Officine Générale
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Et quand j’étais golfeur aussi. 🏌️

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Fréquence de port : 1 fois par semaine min

Coupe : parfaite à tel point que, quand je veux acheter un nouveau pantalon, je compare les mesures à celui-ci.

Matière : joli bleu et la baguette sur le côté de la jambe donne de la sophistication à mes tenues

Types de tenues : semi-formelle et formelles

Verdict : Je garde ! Il est parfait l'été avec des mocassins et un simple t-shirt.

 

Chino blanc cassé Edwin

pantalon blanc cassé manteau prince de galles gris

Fréquence de port : 1 fois par semaine

Coupe : me va très bien

Matière : sans plus, couleur ok

Types de tenues : des tenues à la Studio Nicholson, j’adore !

Verdict : Je garde !

 

Cargo vert Orslow (acheté chez Jinji évidemment)

pantalon cargo vert

Fréquence de port : jamais

Coupe : taille trop basse… raccourcit ma jambe

Matière : très belle et couleur aussi

Types de tenues : casual

Verdict : Je dois m’en séparer… mais en aurai-je la force ?

Taille 32

 

Canvas vert olive BonneGueule

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : trop ajustée pour moi

Matière : très belle, fort potentiel de patine

Types de tenues : casual

Verdict : Je dois m’en séparer aussi !

Taille 31

 

Chino vert coton japonais A.B.C.L. Garments

pantalo nvert et derbys marron

Fréquence de port : 3 à 4 fois par mois

Coupe : me va très bien, tout ce que j’aime

Matière : très beau coton japonais et couleur très riche

Types de tenues : semi-formelle et casual

Verdict : Je garde bien sûr !

 

Cargo vert léger coton Officine Générale

cargo vert en popeline de coton

Fréquence de port : 3 à 4 fois par mois

Coupe : me va bien, élance la jambe

Matière : très belle popeline de coton et détails des poches appréciables

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde bien sûr ! Parfait avec un sweat gris ou un pull col rond marine et des Converse écrues.

 

Chino vintage vert bouteille Brut Clothing

chino vert bouteille

Fréquence de port : Jamais

Coupe : trop petit à la taille mais ok (depuis peu)

Matière : coton solide mais sans particularité, intérieur des poches polyester

Types de tenues : Casual

Verdict : Je garde, mais à faire retoucher en longueur

 

Chino Marine Maison Standard

Fréquence de port : 1 fois tous les 2 mois

Coupe : me va bien

Matière : sans plus et stries légères apparues

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde, c’est mon seul chino marine. Et je n’ai pas de raison de ne pas trop le porter. Ce n'est pas une priorité mais j'aimerais le remplacer par un autre chino bleu de meilleure qualité.

 

Velours bleu électrique Gant
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Dans ma période bleue #paris #fashion #ootd

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Fréquence de port : 0

Coupe : trop slim

Matière : sans plus

Types de tenues : casual

Verdict : Allez hop ! Je m’en sépare.

Taille 31

 

Jean Levi’s 501 clair vintage

Fréquence de port : 1 à 2 fois par semaine

Coupe : me va très bien, tout ce que j’aime

Matière : jolie couleur et beau délavage

Types de tenues : casual

Verdict : Indispensable. Je garde bien sûr !

 

Canvas marine BonneGueule

homme qui marche dans la nature

Fréquence de port : 3 fois par mois

Coupe : me va bien. Coupe droite plutôt ajustée, passe-partout.

Matière : très beau canvas, délavage turquoise qui se profile

Types de tenues : casual

Réparation : recoudre un bouton de la braguette

Verdict : Je garde bien sûr ! À porter plus encore !

 

Denim neppy BonneGueule

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : Un peu trop serrée à la cheville

Matière : très belle matière, très riche

Types de tenues : casual, avec la veste de travail associée

Verdict : Mon cœur balance…... Je devrais sûrement le vendre au profit de quelque chose d'autre mais le denim est superbe.

Taille 48

 

Jean délavé A.P.C.

jean délavé

Fréquence de port : Presque jamais

Coupe : trop ajustée, taille trop basse, me fait de courtes jambes

Matière : beau délavage, à poursuivre d’ailleurs

Types de tenues : casual

Réparation : fait à l’entrejambe par Superstitch

Verdict : Je garde parce que c’est mon seul jean qui s’est patiné grâce à mes ports successifs. Je vais essayer de l’intégrer dans des tenues même si la coupe est moins en phase avec ce que je porte maintenant.

Jean blanc Officine Générale

jean blanc et bomber gris

Fréquence de port : 1 fois par semaine

Coupe : Un peu serrée à l’entrejambe mais parfait sur la jambe et taille à la bonne hauteur.

Matière : Belle toile selvedge

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde

 

Jean bleu moyen Acne

Fréquence de port : 1 fois par mois pour aller chercher le pain

Coupe : Carotte, me va bien

Matière : Belle toile, belle couleur

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde même si je ne le porte pas souvent car il est très confortable, sa coupe me va bien et sa couleur n’a pas d’équivalent dans ma garde-robe.

 

Gurkha denim toile poids moyen Kuro Denim

gurkha kuro en denim brut

Fréquence de port : 2-3 fois par mois

Coupe : Large que j’adore / ceinture Gurkha +++

Matière : Beau denim avec un beau potentiel de patine

Types de tenues : casual et semi-formel

Verdict : Je garde bien évidemment !

Cette photo a été pris dans la boutique de Kuro au Japon. J'y ai fait du shopping et si ça vous intéresse, j'en parle dans cet article.
Jean Fullcount (disponible chez Jinji)

homme qui tire avec un pistolet imaginaire

Fréquence de port : 2 fois par semaine

Coupe : parfaite

Matière : Belle toile selvedge

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde bien sûr. C’est mon jean brut préféré sur lequel je peux compter.

C'est le moment de vous présenter, si vous ne connaissez pas, les vidéos Panache dont celle-ci que je consacre au jean brut, ce jean brut de chez Fullcount.
Pantalon tartan large vintage

pantalon tartan lunettes xl noires et collier

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : taille très haute et large, j’adore la coupe

Matière : Sans plus, un tartan fondu sans grand intérêt

Types de tenues : rétro formelles

Verdict : Je garde surtout pour la coupe qui me permet de tenter des silhouettes intéressantes

 

Chino marine Wax Brothers

chino marine coupé court

Fréquence de port : Plus du tout

Coupe : Coupe large parfaite mais un peu court pour moi

Matière : Sans intérêt

Types de tenues : casual

Verdict : Je dois m’en séparer.

Taille 32


Pantalon gris clair laine froide Officine Générale

pantalon gris en fresco

Fréquence de port : 2-3 fois par mois

Coupe : Bonne coupe mais fesses un peu serrées, jambes impeccables

Matière : Jolie matière, beau gris

Types de tenues : casual, semi-formelles

Réparation : voir si possible de détendre le fond

Verdict : Je garde évidemment

 

Pantalon marron coton lin ramie A.B.C.L. Garments 

pantalon marron à poche sur la cuisse

Fréquence de port : Achat récent, jamais porté encore

Coupe : Même coupe que mon chino vert A.B.C.L. donc parfaite pour moi

Matière : Très belle, riche et profonde et couleur superbe

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde évidemment

 

Pantalon bleu ciel coton lin Mr P.

Pantalon coton lin bleu ciel

Fréquence de port : 1 fois par semaine en été

Coupe : Coupe large parfaite mais un peu court pour moi

Matière : beau chevrons et potentiel de patine intéressant

Types de tenues : casual

Réparation : Je dois le retoucher en longueur

Verdict : Je garde

 

Pantalon bleu ciel A.P.C.

Fréquence de port : 1 fois par mois

Coupe : Coupe intéressante car droite avec un léger flair sur le bas de la jambe

Matière : joli oxford de coton

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde même si couleur assez similaire avec le coton lin Mr P.

 

Bermuda beige Uniqlo

Fréquence de port : 2 fois par semaine en vacances

Coupe : ajustée ok pour moi

Matière : Sans intérêt

Types de tenues : casual

Verdict : Garder en attendant de remplacer par un bermuda beige ou camel avec plus de caractère

 

Bermuda seersucker vert blanc Ralph Lauren

homme devant paysage champêtre bermuda à rayures

Fréquence de port : 2 fois par semaine en vacances

Coupe : Coupe large parfaite, très Ivy

Matière : Seersucker vert et blanc joli

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde, je me prends pour JFK avec !

 

Trois maillot que je garde et qui me sont utiles :

Maillot vert Atalaye

Maillot turquoise Hartford

Maillot marine Seagale : me va moins bien que les deux autres. Je peux éventuellement le remplacer.

 

Pantalon marine seersucker Edwin

Fréquence de port : 1 fois par semaine en vacances

Coupe : Coupe carotte parfaite

Matière : Joli seersucker délavé avec le soleil, presque fané

Types de tenues : casual, pour mes tenues de vacances

Verdict : Je garde jusqu’à ce qu’il meure de sa belle mort dans un an ou deux. Et puis, j'en trouverai un nouveau quelque part dans un coin du monde.

 

Jean bleu ciel 501CT Levi's

Fréquence de port : Plus du tout

Coupe : carotte ok

Matière : Sans intérêt mais comme j’ai de la peinture avec, cela lui donne du caractère

Types de tenues : casual

Verdict : À garder pour les travaux domestiques

 

Bermuda marine militaire vintage

Fréquence de port : 1 fois par semaine

Coupe : Parfaite

Matière : bleu indigo parfois brillant mais ok

Types de tenues : casual

Verdict : Je garde, j’aime beaucoup.

À vendre ou à donner, ils trainent à la cave :

Pantalon blanc uniqlo Lemaire T. 31/32 (à donner)

Bermuda camo Mango T. M (à donner)

Pantalon vert Seefan T. 31 (à vendre)

Pantalon polyester Uniqlo pied-de-poule T. 32 (à donner)

Bilan :

Sur 51, j’en utilise :

  • 17 au moins 1 fois par semaine
  • 14 entre 1 et 3 fois par mois
  • 14 que je ne porte plus : à donner, vendre ou tout simplement remettre dans de nouvelles tenues.
  • 6 cas particuliers ou pantalons portés moins d’1 fois par mois mais porté quand même.

Bonne nouvelle, j’utilise à peu près 60% de ce que je possède en pantalons.

Enseignements :
  1. J'ai beaucoup de pantalons ! Mais combien serait trop ? 😉
  2. J'ai beaucoup de pantalons verts et pourtant en porte assez peu
  3. Je délaisse mes pantalons ajustés et leur nombre se réduit de saison en saison
  4. J'ai peu de pantalons d'été
  5. La marque Officine Générale est très bien représentée. Deux raisons à cela : 1. ils font de beaux vêtements ; 2. ils organisent des braderies régulièrement.
Manque-t-il des essentiels ?

Cela peut être ce qu’on appelle “des basiques” mais cela peut être aussi des vêtements qui sont essentiels à mon propre style. Mais pas essentiels dans l’absolu, du coup...

Je possède :

  • Un jean brut à tout faire
  • Au moins un flanelle anthracite
  • Un jean blanc
  • Au moins un chino beige
  • Un 5 poches en denim délavé
  • Un velours bleu marine

Non, il ne manque pas de basiques.

Il me manque des pantalons d'été, pour me la jouer à la Adret :

Il me manque également des bermudas avec du caractère :

Si je veux aller plus loin, voilà ma wishilist :

1 velours côtelé blanc casual, à la coupe relativement large, comme celui-ci de chez Kestin Hare (mais moins carotte).

1 fun pants : pantalon à motif, décontracté comme celui-ci Officine Générale (encore ! oui je sais)

pantalon à motif en coton

1 fun pants : à gros motif prince-de-galles pour l'hiver

1 fun pants militaires : camo

(Juste derrière Squarzi)

pantalon cargo camouflage australien

Celui-là de chez Brut Clothing me dit bien...

1 chino (beige plutôt) à patchwork comme Doug Bihlmaier

1 Fatigue pants droit :

Voilà pour ce premier inventaire. D'autres suivront évidemment pour passer en revue toute ma garde-robe et vous inviter, surtout, à faire de même. Pour vous poser des questions, les bonnes de préférence !, et bien sûr y répondre.

Il est midi 30 et je clique sur le bouton "mettre à jour" de ce journal.

Jour 16 du confinement (1er avril 2020) - Invitation à une promenade virtuelle (part. 2)

Au troisième jour du confinement, je vous disais que le temps me manquait pour passer en revue tous les lookbooks au quotidien. Pourtant, que ce serait largement bénéfique à mon travail :

  • exercer l’œil
  • se laisser surprendre par des associations de couleurs
  • découvrir une nouvelle manière de porter telle pièce bien connue
  • lire les tendances de la saison

Ainsi, après les douze premiers extraits de lookbooks que je vous ai montrés précédemment dans mon journal, en voilà six nouveaux rien que pour vos yeux.

13. Bode

La première fois que j’ai vu un produit Bode, c’était une surchemise à rayures inégales et je suis tombé sous le charme.

homme debout en surchemise à rayures

Il faut dire que le principe créatif premier d’Emily Bode est de dénicher des tissus anciens pour composer sa collection. Par exemple, le tissu utilisé pour réaliser la chemise que l’on voit ci-dessus a été trouvé en Afrique. C’est un tissu antique auquel elle donne une seconde vie.

La démarche est bien sûr tournée vers le durable, le recyclage et la réinvention.

Elle crée des vêtements comme on pourrait créer des meubles uniques faits pour durer dans le temps et donner une tonalité particulière à un intérieur.

Voici quelques-unes des silhouettes que je préfère chez Bode, cette saison SS20 :

homme défilé funny pants

Ce qui me plaît ici :

  • La composition de la tenue : le maillot de corps ajouré sous une chemise bien ouverte, rentrée dans le pantalon taille haute
  • La fluidité du tissu de la chemise. C'est avec ce genre de pièce qu'on touche à la nonchalance que l'on vise tous. Une chemise comme ça, c'est une invitation à une virée en Vespa sur la côte amalfitaine.
  • Avoir un ensemble composé d'un pantalon et d'un blouson pour l'été. Ici, le motif est très fort, clownesque même, difficile à assumer. Toutefois, sur le même principe avec un motif plus discret, je prends.

homme défilé combinaison

Ce qui me plaît :

  • La combinaison évidemment, dans cette couleur sable. La construction des poches flatte la silhouette et l'esthétique globale de la pièce est simple. On va droit au but.
  • Le nœud qui enserre la taille placé sur le côté donne du flair à l'ensemble
  • Le fait d'avoir associé une chemise à col cubain en-dessous. Chose que je n'aurais probablement pas osée. De peur d'avoir une accumulation de boutons.

homme défilé shorts

Ce qui me plaît :

  • Ensemble bermuda et veste légère dans le même tissu
  • Le tissu en temps que tel assez naturel et premier degré
  • La tonalité des couleurs utilisée : le crème, une pointe de rouge, du camel et du orange.
  • La chemise à col cubain portée sous cette veste légère

homme costume noir à rayures défilé

Ce qui me plaît :

  • Un costume audacieux en été
  • Une chemise avec une histoire : les chemises brodées dans ce genre m'interpellent et je pense qu'on en verra de plus en plus dans les mois et années à venir

14. 1ST PAT-RN

Une autre marque japonaise qui s'inspire des vêtements militaires et workwear ? Perdu. Enfin pas tout à fait. La deuxième partie de la phrase est bonne, avec le tailoring en plus, mais c'est une marque italienne. Et d'ailleurs, cet article d'Abhras vous en dira davantage.

femme en cravate et chino beige

Ce qui me plaît :

  • Le port du chino militaire confortable et des derbys noires un peu brillante. En été, on peut porter ça avec une simple chemise blanche un peu ample et c'est sophistiqué et simple en même temps.
  • L'interprétation cool du port de la cravate. Sur une femme, c'est encore plus joli d'ailleurs.
  • Le gris souris avec le beige
  • La chemise blanche qui vient donner beaucoup de lumière à l'ensemble

homme en blouson et chemise vintage

Ce qui me plaît :

  • Les couleurs ont presque l'air passées, comme si les fringues n'étaient pas neuves. Et leur association entre elles fonctionne mais, ça a en même temps l'air un peu approximatif. Ce qui donne beaucoup de naturel à l'ensemble. C'est un type de la rue ça !
  • Le blouson léger en été avec un grand col tombant et des poches surdimensionnées
  • La chemise bien sûr, boutonnée jusqu'en haut mais qui n'a pas l'air de le serrer. Chemise avec ses grandes poches sur le ventre pour l'originalité et qui font écho à celles du blouson.
  • Toujours ces derbys militaires noirs et premier degré !

femme en chino et gilet militaire

Ce qui me plaît :

  • Ce camaïeu de vert réussi
  • La ceinture prise ailleurs et nouée négligemment autour de la taille
  • Le superbe gilet en tant que pièce seule

homme en imperméable bleu et gilet vert

Ce qui me plaît :

  • Les vêtements de pluie de couleur vive ! Un bleu polaire comme ça fait vibrer toute la tenue. C'est osé, mais pour un vêtement de pluie, c'est autorisé car on se cache derrière le côté technique de la pièce.
  • La superposition de couches de vêtements sans avoir rentré la chemise dans le pantalon
  • Le gilet vert qui rend le tout assez particulier, dans le bon sens du terme

15. Noah NYC

Noah est une marque américaine qui synthétise le cool que peut représenter les mode de vie gravitant autour du skate, du surf, de la musique en général. C'est le sportswear réinterprété, pour devenir du streetwear.

Sauf que, ce n'est pas une marque qui vous livre une fois de plus sa propre itération du cool mais une marque qui cherche au contraire à produire ses vêtements là où l'expertise et le savoir faire le justifient. Noah intègre dans sa réflexion la notion de responsabilité, comme l'étendard de la fabrication de ses pièces et crie sur tous les toits qu'à ce jour, la marque n'est pas encore durable mais qu'elle est sur ce chemin ; comme pour inciter chacune des marques contemporaines à l'introspection : et vous ? êtes-vous une marque responsable ? à quel point ?

homme en gilet sans manche et pantalon à motif

Ce qui me plaît :

  • Le pantalon à motif, bien audacieux, avec un motif cachemire qu'on voit d'ailleurs plutôt en hiver et sur des cravates ou écharpes.
  • J'aime comme les couleurs se répondent : l'indigo du pantalon qui tire sur le violet nous rapproche du rose du sweat ; le jaune du motif cachemire nous emmène vers le beige/camel du gilet ; la ceinture noire qui dit stoppe et ramène le tout sur terre.
  • Le mélange des influences : entre sportswear, streetwear et dandy anglais

femme allongée short et sweat

Ce qui me plaît :

  • Le bermuda en lui-même, d'inspiration militaire, à petits chevrons (il me semble)
  • L'association entre le bermuda et le sweat bariolé rentré dans le bermuda. Avec cette touche de fuchsia qui dynamise l'ensemble.

femme en chemise et bandana

Ce qui me plaît :

  • Tous ces couleurs ensemble : c'est tellement ludique, frais, c'est le symbole de la jeunesse. Cela symbolise même l'enfance, l'insouciance, quand on savait moins de choses et qu'on faisait quand même.
  • Ce déferlement de motif qui va dans le même sens que le premier point.
  • La chemise d'homme sur une femme.

homme en blouson léger et short

Ce qui me plaît :

  • J'aime décidément beaucoup l'association entre un bermuda (voire maillot de bain ici ?) et un blouson léger
  • Tous ces motifs ensemble sont ludiques et vont bien avec l'épanouissement des corps en été.
  • J'espère qu'aux pieds, il a des sneakers blanches défraîchies, des Van's, Asahi, Doek ou Converse et qu'il les porte avec des chaussettes de sport côtelée qui montent sur le mollet

16. ts(s)

Avant d'avoir vu les pièces en vrai au Pitti Uomo, je regardais de loin cette marque et je n'étais jamais attiré par elle. Mais maintenant que j'ai vu, maintenant que je sais, j'y jette un œil beaucoup plus attentif. Il faut voir les matières de près, c'est une petite dinguerie.

homme en sandales et peignoir

Ce qui me plaît :

  • Les couleurs ensemble forment un tout cohérent. C'est marrant comme les verts du pantalon et du manteau sont assez proches en fait et que ça pourrait sonner faux mais j'ai l'impression que c'est justement cet à-peu-près là, à cette endroit de la tenue qui rend le tout très cohérent. Ça aurait été un faux pas de vouloir trop trancher.
  • Voilà comment on associe deux motifs similaire (ou presque) : on varie les échelles !
  • Les proportions, les volumes, les coupes.
  • Vous mettez des lunettes noires, allez acheter du lait et vous êtes le "Dude" des frères Coen.

homme en New Balance short et cardigan

Ce qui me plaît :

  • La palette de couleurs utilisée : des marron, des gris et du noir. C'est superbe, je trouve. C'est contre-intuitif mais cela fonctionne très bien. Ça c'est du flair !
  • Les New Balance 990 sont décidément vraiment cool...
  • L'association entre un cardigan à l'aspect d'un vieux tapis, vintage dans l'idée comme s'il avait été porté et porté encore par votre arrière grand-père, avec une chemise à motif et col cubain, un short confortable presque pyjama et des sneakers à la mode.

homme en ensemble blanc et casquette

Ce qui me plaît :

  • L'inversion des standards de port du vêtement : le clair au-dessus, le foncé en-dessous. C'est toujours intéressant de céder à ce gimmick subversif de temps à autre.
  • L'ensemble veste baseball et pantalon associé dans ce crème à chevrons en lui-même. Très belles pièces !
  • Cette marinière qui sort de la manche de manière inattendue !

homme en vert et chemise à carreaux

Ce qui me plaît :

  • L'association de vert qui tire sur le jaune et de la chemise à carreaux composée de bleu nuit, bleu marine et des jaunes de différentes intensité.
  • L'ensemble veste + pantalon dans ce tissu gaufré

17. Kics Document.

Marque japonaise faite au Japon avec des tissus japonais. L'idée de la marque est de promouvoir le savoir faire japonais et les techniques de fabrication à travers le monde.

femme debout en chemise à carreaux

 

Ce qui me plaît :

  • La chemise à motif portée ouverte jusqu'au nombril avec un pantalon taille haute et portée avec une chemise blanche à col cubain en-dessous, en disposant le col par-dessus le tout. J'adore cette idée.

homme en veste bleue et chemise verte

Ce qui me plaît :

  • Ce vert passé associé à du bleu sombre.
  • La superposition d'une veste sans col et d'une chemise à col cubain. On aurait pu se dire que le styliste allait faire passer le col cubain par dessus la veste. C'était le moment, celle-ci ne présente aucun col. Mais non !

femme en costume gris, chemise bleue et bob orange

Ce qui me plaît :

  • L'ensemble gris bien confortable, dans un motif à carreaux fondus, porté comme si de rien n'était, le plus naturellement du monde. J'aime quand on traite l'audace avec simplicité.
  • Ce bleu glacé avec ce gris et le tout réchauffé par cet orange extrêmement bienvenu !
  • Le col cubain porté par dessus la veste

homme en parka noire et chemise à motif

Ce qui me plaît :

  • La pièce technique sombre portée avec la chemise à motif. De cette manière, on égaye le côté un peu austère que peut avoir une pièce technique noire et fait tomber l'ensemble dans un propos plus mode.
  • Le pantalon blanc alors qu'il pleut ou peut pleuvoir, c'est sublime.

18. Document

Document est une marque sud-coréenne. Ce que j'aime particulièrement, c'est la faible palette de couleurs utilisées et le fait qu'ils se limitent également dans le choix des matières. Tout ça dans le but de proposer un propos cohérent, saison après saison, pour les fans de cette esthétique. Ainsi, ils ne trahissent jamais leurs convictions esthétiques.

Seuls changent de petits détails avec le temps.

C'est de l'anti-spectaculaire.

 

homme en costume gris et t-shirt rouge

Ce qui me plaît :

  • L'association de couleur entre le rouge brique du t-shirt et le gros de l'ensemble haut-bas.
  • Les sneakers à semelle constratée qui me font penser à des Asahi que j'ai dans le viseur.
  • Ce pantalon à la coupe naturelle !

Désolé pour la qualité des photographies ci-dessous, je n'ai pas trouvé mieux pour celles-ci...

home en veste tropicale verte

Ce qui me plaît :

  • On n'en finira jamais de s'inspirer de l'armée pour s'habiller : veste verte type jungle jacket revisitée et chino beige militaire. Ce combo est immortel.
  • J'aime la continuité de couleur qu'il y a entre le chino et le t-shirt, dans ce jaune presque pêche. C'est très beau

homme en gris en sneakers bleues

Ce qui me plaît :

  • Le camaïeu de gris peut être une grande réussite ! Comme ici. Et d'ailleurs, il y a peu de chance que les gris que vous possédez n'aillent pas ensemble. Oh bien sûr, il convient de faire fonctionner à plein son sens critique mais le gadin stylistique est peu probable. Faites comme ici par exemple : le pantalon le plus foncé, puis la veste un peu plus clair et l'éclat proviendra du t-shirt plus clair encore.
  • Le gris et cette espèce de bleu, ça fonctionne bien.
  • Recourir à une corde en guise de ceinture.

homme en veste marron et t-shirt rouge

Ce qui me plaît :

  • Tout ce jeu de couleurs chaudes bien sûr ! Ce marron qui tire sur le rouge et le rouge orange du t-shirt, c'est très beau.
  • Les pantalons à motif me font de l'œil en ce moment, allez savoir pourquoi ! En voici un bel exemple.
  • La fluidité et la simplicité de la veste qui n'est pas étriquée.
Voilà, le deuxième tour d'horizon des lookbooks SS20 qui ont fait vibrer ma corde sensible est terminé. Dans les jours prochains, je vous proposerai une troisième (et dernière) promenade virtuelle dans le monde merveilleux de la mode masculine. N'allez nulle part ! Et prenez soin de vous.

Jour 11 du confinement (27 mars 2020) - AH !

Ce n’est pas vrai. Je ne passe pas plus de temps devant la télévision.

Enfin, quand je dis “télévision”, j’exclus Netflix et les films puisque, soyons honnêtes : j’ai quand même bien avancé dans mon revisionnage de Mad Men et pas mal aussi sur That 70’s Show.

Mais je veux parler des émissions de télévision. Pourtant je devrais les regarder davantage en temps normal. Parce que, pour beaucoup de personnes, le style vestimentaire des présentateurs de ces émissions constitue une certaine norme de ce qui est acceptable, voire élégant dans notre société.

C’est vrai. Pour beaucoup, ils incarnent une certaine autorité, d’autant plus forte qu’elle a été validée par des professionnels de l’image et façonnée par les mains de stylistes pour la présenter aux yeux de milliers ou millions de personnes.

Ce sont les nouveaux notables.

Et, à mesure que ces présentateurs deviennent familiers, on se fait à leur image et bientôt, on considère que leur style est digne d’être copié.

J’ai donc décidé de passer en revue un certain nombre d’émissions et de présentateurs et, sans fustiger, de proposer mon avis et, le cas échéant, des alternatives vestimentaires.

Ce soir, c’est Koh Lanta, alors pourquoi ne pas commencer par Denis Brogniart. AH !, vous me direz. Et AH !, -llons-y je vous répondrai.

1. Ce qui fonctionne dans sa tenue type :

Denis Brogniart Koh Lanta tenue

✔️ C’est un jeu d’aventure et ce serait incongru que le présentateur arrive en smoking ou même rien qu’en veste et chemise. L’option choisie, chemise et pantalon, fonctionne bien. Le curseur est habilement placé entre le formel et le décontracté.

✔️ Autre chose qui fonctionne au poil, c’est le choix d’une chemise à poches poitrine de laquelle émanent de grandes vibrations indianajonesques pas déplaisantes. Bon point pour Denis. Ou plutôt pour son ou sa styliste.

✔️ La couleur foncée pour le haut : c’est une bonne idée car cela atténue les éventuelles traces de transpiration et je pense que pour l’équipe sur place, ce doit être une préoccupation de tous les instants. Eh oui.

Mais le sombre est aussi censé attirer plus facilement la chaleur… un arbitrage a été fait. Il semble pertinent.

✔️ Opter pour du gris moyen pour le pantalon fonctionne assez bien avec le haut sombre.

✔️ La coupe des chemises : c’est ajusté mais à sa taille.

2. Ce qui fonctionne moins en revanche :

Choisir du denim pour la chemise : l’air ne circule pas, la matière est généralement épaisse et peu fluide. Certes, le denim évoque les grands espaces et l’aventure mais, pour battre la chaleur, y’a quand même beaucoup mieux.

Denis Brogniart Koh Lanta chemise en denim

❌ Les matières des chemises et des pantalons n’envoient pas un message de bonne qualité. J’ai l’impression que c’est du Sandro. Voire du H&M ou pire encore, si c’est possible. Je veux bien croire qu’on est à l’autre bout du monde et que les vêtements s’abîment plus facilement dans ces conditions, mais faites un effort, vous avez un devoir de représentation.

❌ Les coupes : oui la chemise est à sa taille, pas de problème… si on se trouve à Paris. Cependant, quand il fait chaud à ce point, il conviendra de choisir une coupe légèrement plus ample pour mieux faire circuler l’air et supporter mieux la chaleur.

❌ Le jean : je sais bien que l’enjeu d’habiller un présentateur télé est aussi que la plupart des spectateurs s’identifient à sa manière d’être et donc son style et que la plupart des gens aujourd’hui portent des jeans faits dans des pays du tiers-monde, avec une part importante d’élasthanne et dans une coupe si proche qu’elle ne laisse plus rien au mystère, mais peut-être aussi qu’il serait temps pour les présentateurs télé d’ouvrir la voie à de nouvelles perspectives vestimentaires.

De plus, porter un jean serré dans un climat tropical est une mauvaise idée. À moins que l’on souhaite étouffer, se sentir contraint, transpirer puis s’évanouir.

Et puis, quand même, cela montre un parfait manque d’adaptation que de porter sur une plage des îles Fidji ce que l’on porterait en France. La capacité d’adaptation dans le vêtement est aussi un vecteur de style.

Et puis, je ne vais pas commencer sur le délavage artificiel du denim...

En essayant de prendre en compte les conditions climatiques et son statut de présentateur télé, je vais proposer une alternative.

3. Denis Brogniart dans Koh Lanta, ça pourrait être :

Associer une chemise à poches et un simple pantalon fonctionne bien comme je l'ai dit. Je ne change donc pas cela. Je vais simplement adapter les matières, coupes et choisir des couleurs plus riches.

Première proposition :

J'opte pour une chemise en coton et lin de chez Swann&Oscar. C'est une marque de chemises sur-mesure et ainsi, Denis pourrait en faire faire quelques unes à l'identique, dans de belles matières. Suggestion : ne pas la couper trop près du corps mais laisser un peu de marge autour du ventre, de la poitrine, aux aisselles et bras pour laisser circuler l'air.

Voilà un exemple de ce que cela pourrait donner ci-dessous :

chemise verte lin safari

Avec un pantalon clair 100% coton, léger avec ce qu'il faut de place pour se sentir à l'aise. Il vient de chez Hartford et il me fait de l'œil pour l'été.

La coupe a vraiment l'air parfaite. Denis, je ne te demande pas la lune, mais de simplement essayer.

pantalon beige à pinces

Et, pour finir, une paire de sneakers en lin (oui, oui, pour ce qui est de la toile bien sûr) Spalwart. Mais cela peut aussi bien être des sneakers blanches comme plus loin dans l'article.

sneakers en lin beige

Deuxième proposition :

Denis, j'aimerais aussi beaucoup que tu t'essaies aux cols officiers. Je sais que tu en portes déjà dans les cérémonies de la torche (comment ça s'appelle ?), mais elles ont l'air de The Kooples en mauvaise popeline qui te donnent l'air d'un vieux beau.

Je suis désolé pour ces mots, Denis, je ne veux pas heurter ta sensibilité, simplement aider.

Tu trouveras ci-dessous, le genre de chemise à col officier qui pourrait te faire honneur. Elle est en coton et lin, a des poches poitrines et un très beau slub. C'est une Mr P.

chemise en coton lin bleue

Cette chemise, je te conseillerais de la laisser hors du pantalon.

Et puis, pour changer de ces jeans slims gris moyen, je te propose un pantalon cargo. C'est l'aventure après tout. Et te voilà une occasion de devenir précurseur parmi tes téléspectateurs.

Celui-ci vient de chez Officine Générale, il est en tencel (matière obtenue à partir du bambou) et sa coupe et adaptée aux endroits dans lesquelles tu te rends. Avec courage et abnégation, on doit bien le dire.

cargo bleu en tencel

Et pour finir, des sneakers blanches ! Oui, je sais, tu le fais déjà. Mais celles-ci, des Asahi, te font passer à un niveau au-dessus, fais-moi confiance.

sneakers basses blanches avec liseré noir

L'accessoirisation :

Denis, tu portes au poignet droit un bracelet simple que je trouve sensass'. Il a peut-être même une valeur sentimentale, je ne sais pas mais, mes compliments, il te va très bien.

La montre, en revanche, je vais m'abstenir de commentaire et passer directement à ce que je te recommande : une montre d'inspiration militaire comme cette Serica.

Cela ira avec toutes tes tenues d'aventuriers tant son esthétique est intemporelle.

Montre militaire à bracelet Nato

Voilà Denis, ne me remercie pas. C'est un grand plaisir. Et ce n'est rien, après tout, je n'ai pas grand-chose à faire, je suis en confinement et, contrairement à toi, ce n'est pas sur une île paradisiaque.

Jour 10 du confinement (26 mars 2020) - Le problème avec la barbe et la moustache...

Je pensais que je serais devenu fou. Eh bien pas du tout, figurez-vous.

On se crée une nouvelle routine, quand on croise le regard de voisins dans la cour, on se fait des signes de tête graves, comme si on était chacun les témoins d'un meurtre, on ressort la guitare, on trie des photos, on pense, on pense, on pense.

Et justement, grâce à la magie de la pensée, j'ai fait quelques petites découvertes ces derniers jours de confinement. Déjà, j’ai découvert que mon appartement était beaucoup moins exposé que ceux d’en face. Ça vous fait une belle jambe, je sais bien. Mais, c’est mon journal après tout. Je me dis qu'ils devraient rester confinés une semaine de plus, pour la peine.

Moi, ça me tue de voir des filles qui bronzent sur leur balcon, pile en face de moi qui travaille ou qui bulle. C'est d'un égoïsme ! Parce que de mon côté ma fenêtre n'a pas de balcon et puis, je suis sur le versant non éclairé de la lune. Avant, ça ne m’embêtait pas parce que je partais le matin et revenait quand le soleil était couché. À présent, je me demande si, quand même, on n'aurait pas été mieux inspirés d'organiser les immeubles de sorte que chacun jouisse de la lumière tout le temps.

Prenez ça les architectes !

Mais ce n’est pas de cela que je voulais vous parler.

Non, j’ai découvert qu’apparemment, la barbe et la moustache retiendraient plus le virus qu’une peau lisse. Je ne sais pas pourquoi j’ai été surpris : parce que quand on voit les immondices que des types trimballent toute la journée dans cette jungle obscène, immense et effrayante qui compose leur barbe, fallait le prévoir !

Mais ça m’embête un peu.

Faut dire que ça fait des années que je porte la moustache. Les premiers temps, c'était par pure ironie et puis ensuite sans aucune ironie du tout.

Je me suis regardé dans le miroir ce matin du dixième jour du confinement, j’ai fait vibrer ma tondeuse à barbe et l’ai approchée de ma moustache. Si près que je sentais mes poils frémir. Mais je n’ai pas pu.

Déjà que je suis confiné, je ne vais pas en plus m’enfermer dans une psychose de plus. Et pourquoi pas se raser la tête aussi ?

Je pense que Dr Pelloux ne serait pas contre l’idée. Après tout, un poil est un poil et ceux de la tête sont les mêmes que partout ailleurs. Enfin, je ne suis pas un expert de la question mais ça me paraît être du bon sens.

Bref, ça m’a fait penser à la raison pour laquelle je portais la moustache et si c’était une manifestation physique d’un style que je me donne : et la réponse était oui et elle est négative à présent.

C’est ce que j’exprimais quand je disais plus haut que j’avais choisi le port de la moustache par ironie et l’avait gardée ensuite sans ironie aucune.

Ceux qui voient la moustache comme un accessoire de mode sont les mêmes qui pensent que le nœud papillon indénouable à élastique est cool. Ils pensent que le style est comme un pot qu’il faut remplir et remplir. Et plus, il est rempli et mieux c’est.

Le style n’est pas l’addition d’éléments supposés stylés. C’est le juste dosage de ces éléments entre eux, organisés selon le corps du porteur.

Je porte la moustache parce que l’espace entre mon nez et ma lèvre supérieur est vaste. Le remplir avec une proposition pileuse me permet de donner de l’harmonie à mon visage. Rééquilibrer le tout.

Et je dose cet élément en ne faisant pas dépasser la moustache de la commissure de mes lèvres car cela est cohérent avec la manière dont mon visage est construit.

Voilà.

Si vous voulez porter la moustache, la barbe, je crois que vous devriez d’abord voir si cela rend service à votre visage. Si vous portez l’une ou l’autre par ironie, peut-être qu’il faudrait à présent arrêter.

Par exemple, la moustache de Tom Selleck lui va tellement bien qu’on a tendance à oublier que c’est une bande de poils qu’il a décidé de laisser pousser alors qu’il rase tout le reste.

Je veux dire : on passe du vulgaire au sublime avec une telle moustache. "Vulgaire", parce que c’est un acte ordinaire et sans aucune prétention morale que de s’occuper de sa pilosité faciale ; et "sublime" car, grâce à cela, il accède à une toute nouvelle version de lui même, il dépasse la limite de son propre être et devient un homme augmenté.

Du coup, je ne me suis pas rasé, si vous voulez savoir !

Jour 4 du confinement (20 mars 2020) : "Chérie, fais ta valise on déménage"

Cet arrêt brutal de la vie appelle au bilan.

Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que vous le ressentez aussi. Je ne serais pas étonné qu’après cette période sombre et bizarre, ce balbutiement de vie, on ait envie de repartir plus fort, dire avec la voix plus sûre ce qu’on veut vraiment au fond de nous.

Il paraît que des divorces sont à prévoir. Peut-être. Et je pense aussi que des vocations verront le jour. Il y en a, pour sûr, qui voudront rompre avec leurs occupations actuelles, faire autre chose, faire mieux, accorder leur existence avec leur idée de l’existence. Comme frappés par l’imminence de vivre.

La chance qu’on a, c’est de pouvoir pour une fois penser à l’idéal des choses. Comment voudrait-on que les choses soient.

Et puisque nous sommes sur un média de mode masculine et que c’est mon journal, je vais vous parler de ma garde-robe, en faire le bilan, en tirer des conclusions, vous révéler mon vestiaire idéal.

Et comme ça vous pourrez, avec ou contre moi, faire le bilan du vôtre et imaginer cet idéal.

Avant de me lancer dans de grands travaux d’inventaire, de compter combien j’ai de chemises, de chaussures, évaluer ce que je dois vendre, ce qui ne me plaît plus, bien comprendre ce que j’intègre ou écarte de ce qui est censé faire mon style personnel et finalement dégager de grandes projections sur ma garde-robe idéale, je veux commencer par m’interroger.

Et une question me vient, née de la situation exceptionnelle que nous traversons et de l’envie de faire un bilan : pourquoi ai-je si peu de homewear dans ma garde-robe ?

D’abord, je crois que mes priorités sont ailleurs. Si l’on parle budget, choisir, c’est renoncer.

Si tel mois je choisis de m’offrir un vêtement d’intérieur, ce sera forcément au détriment d’un vêtement d’extérieur. Et pour un petit dingo de fringues dans mon genre, ça pèse lourd.

Du moins, tant que ma garde-robe “de ville” disons n’est pas à la hauteur. Et j’ai une mauvaise nouvelle pour ma garde-robe d’intérieur : je suis du genre jamais satisfait. On y viendra quand j’écrirai au sujet de cette garde-robe de ville mais il me semble que je n’en ai pas fini.

Et quand le matin je me lève et que je vois l’armoire dans laquelle je fais tout rentrer. Et quand je songe qu’il y en a derrière le canapé, sous le lit, à la cave, dans un placard et encore dans un autre et aussi sur un porte-manteau dans l’entrée, je me dis que :

  1. Je suis pas fait pour vivre (à deux) dans 55 m2
  2. Je ne serai jamais satisfait tant que ma garde-robe ne sera pas au complet dans un seul endroit où je pourrai d’un seul coup d’œil embrasser le tout.

Sans mentir, il me faut une pièce, avec une banquette au centre. Chérie, fais ta valise on déménage.

Mais je digresse et nous reviendrons là-dessus.

Du coup, le homewear ne fait pas le poids, face à toute cette insatisfaction qui futilement me ronge concernant les vêtements d’extérieur. Je n’y peux rien, c’est comme ça.

Et puis, je crois qu’il y a autre chose : mon appartement ne me permet pas de porter des vêtements d’intérieur comme je le voudrais. Je ne veux pas me contenter du jogging mal coupé, charentaises et hoodie molletonné informe. Si c’est ça le homewear, je n’en veux pas.

Mon idée des vêtements d’intérieur, c’est plus Colin Firth dans The King Speech, ou Daniel Day-Lewis dans Phantom Thread, la flamboyance d’un Cary Grant et la nonchalance de Marcello Mastroianni. C’est ça mon idée du homewear.

Et pour atteindre ce niveau-là, il faut que la robe de chambre puisse s’épanouir dans l’espace, il faut pouvoir traverser des pièces et ouvrir des portes à la volée, pouvoir s’asseoir dans de grands fauteuils et descendre les escaliers.

Je me trouverais un peu ridicule arborant un tel style dans un si petit appartement. Chérie, fais ta valise on déménage.

C’est sûrement dans ma tête. Ma mère avait raison, j’ai vraiment des goûts de luxe.

Et puis aussi, je crois que je n’ai pas de vêtements d’intérieur car, quand j’en porte, j’ai vraiment l’impression de me trouver en marge de l’existence. Alors, cela peut avoir du bon de se mettre sur le banc de touche et attendre son tour. Mais seulement si ces vêtements d’intérieur sont à la hauteur.

Sinon, j’ai vraiment le sentiment de me trouver entre le rêve et la réalité, dans une situation de demi-sommeil et ça me plaît qu’à moitié.

Voilà les raisons pour lesquelles j’ai si peu de vêtements d’intérieur et, d’après ce bilan, ce n’est pas près de changer.

Jour 3 du confinement (19 mars 2020) : invitation à une promenade virtuelle

Puisqu’on a appuyé sur le bouton pause de l’ordre mondial, nous allons tous bientôt passer maîtres dans l'art de l'introspection.

Cette introspection m'a amené à réfléchir à mes tâches du quotidien, dans mon métier, à celles que je faisais souvent et celles que je ne faisais pas, par manque de temps.

Et il est une chose qui peut paraître futile mais qui pourrait m'apporter beaucoup dans mon métier et qu'on ne prend que rarement le temps de faire, c'est contempler les lookbooks des marques et en tirer de l’inspiration.

Et justement les lookbooks SS20 sont sortis.

Suivez-moi, je vous montre ce que j'ai pu trouver.

PS : ceci n'est qu'une première partie...

1. Phigvel Makers & Co

J'ai choisi deux looks de la marque japonaise, que j'ai découverte chez Jinji, il y a un moment de ça.

silhouette homme beige lookbook

Cette première silhouette pour une deux raisons :

  • Le dégradé de beige vers un blanc cassé : toujours une bonne idée pour s'habiller au printemps/été
  • Les derbys noirs un peu austères, bien cirés qui créent un petit décalage et rappellent les origines militaires du chino, trench et bob

homme en combinaison beige

Lui aussi est en beige mais cette fois, en combinaison. Si vous me connaissez un peu, vous savez mon amour pour les combinaisons de pompiste. Et je peux déjà vous dire que la combinaison est dans beaucoup de lookbooks cette saison. Japonais en tout cas. Viendra-t-elle en France ?

2. Margaret Howell

J'ai un faible pour les silhouettes de Margaret Howell, dont voici un superbe article qui vous en apprendra plus sur la marque et la créatrice.

homme en pull et pantalon blanc

Cette première tenue, je l'aime pour trois raisons :

  1. L'utilisation des couleurs : naturelles pour le pantalon, le pull et l'accessoire et tout ça est mis en relief par le noir des chaussures
  2. Le foulard utilisé avec simplicité : sa couleur est sobre et s'intègre bien dans la tenue
  3. Les proportions de la silhouette : l'œil est attiré vers le haut, avec cette taille qui monte.

homme en imperméable vert

  1. Le monochrome est un puissant outil de sophistication. En été, on peut s'y adonner en choisissant des matières fluides et des coupes amples.
  2. Un belle parka légère dans les tons de vert est un puissant allié, surtout quand on dispose d'une garde-robe composée de couleurs simples et neutres. Ici on sent l'inspiration de la parka M-65 fishtail.

3. Sasquatchfabrix

Le lookbook SS20 de la marque vaut le coup d'œil. Les silhouettes montrent le mélange des influences : sportswear américain (hoodie notamment), habits traditionnels japonais (élément du kimono comme la ceinture, les structures des épaules, le volume particulier etc.), militaire aussi, avec un peu de techwear. C'est riche.

(Au passage, on trouve également une combinaison.)

Voilà deux looks que j'en retiens :

homme haut blanc et pantalon coulissé

Foncé en bas s'éclaircissant vers du clair au haut.

Ce que j'aime :

  • Les mocassins bien sûr, portés avec un pantalon court et sans chaussette.
  • Ce pantalon aussi très premier degré : de l'ampleur, des lignes droites et une ceinture intégrée.
  • Je trouve également ce haut du plus bel effet. J'aurais un mal fou à le porter évidemment sans avoir l'air de vouloir m'approprier une culture.

homme en costume rouge et imperméable

Elle m'a fait quelque chose quand je l'ai vue cette silhouette. Mais ça tient peut-être plus à la mise en avant du mannequin. Je suis subjugué par ce costume extrêmement bien mis en valeur (et de manière subtile) par le reste de la tenue.

Il y a beaucoup d'autres silhouettes qui mériteraient qu'on s'y attarde, alors, si ce n'est pas fait : allez jeter un œil à leur lookbook.

4. Monitaly

Marque que j'aime beaucoup mais n'ai jamais eu l'occasion de tester. Son créneau : la réinterprétation des classiques (souvent militaires) du vestiaire masculin. Le lookbook se regarde avec plaisir.

homme en veste beige et pantalon chambray

Une tenue parfaite pour l'été, basée sur une association de pièces désormais légendaire : la chemise hawaïenne avec la jungle jacket.

Je suis particulièrement amateur des mocassins tressé jaunes qui font vibrer le beige de la veste d'un nouvel éclat. Le pantalon et la chemise se répondent parfaitement. Une tenue à imiter pour cet été.

homme pantalon orange et pardessus marronJuste pour la complexité du layering. Une tenue pareille ne fonctionne que sur un type avec un charisme extraordinaire. Mais j'apprécie le jeu des volumes et l'affrontement frontal des couleurs.

 

homme en pantalon camo et boots vertes

Vous avez beaucoup de orange dans votre garde-robe, vous ? Moi zéro. Et ça me donne envie de lui laisser sa chance. Bon, après, ça ne rendra pas aussi bien sur ma peau que sur la sienne mais je veux bien essayer.

Autre chose : voilà la manière d'intégrer un pantalon puissant dans une tenue. Il ne faut pas le laisser seul dans sa puissance esthétique mais le soutenir. C'est la raison pour laquelle l'orange est là pour équilibrer, ainsi que les chaussures vertes. Bon, je vois bien le pont de couleur qu'on a voulu construire avec les taches vertes du pantalon qui s'épanouit dans un camo réinventé, mais j'aurais personnellement opté pour du plus simple : des Converse écrues montantes.

homme en blanc

 

De plus en plus, j'ai envie de me la jouer Mahatma Gandhi en été. Et cette silhouette serait la meilleure manière d'y parvenir.

Je troque les sandales par des mocassins ou des sneakers style Asahi ou Doek ou Vans dans une couleur douce et pastel. Vivement l'été et la fin du confinement.

5. Beams Plus

Cette marque japonaise me fait toujours vibrer car elle retravaille sans cesse l'esthétique des silhouettes et des pièces de l'Amérique des années 1945-1965. Chaque saison, j'épluche son lookbook et voici brièvement (et en m'auto-censurant sinon on y passe la nuit) ce que j'en tire.

homme assis blouson vert et chino

Tenue facile pour le printemps quand il sera bien mûr : blouson léger type Harrington, chemise à rayures (popover ici) + t-shirt blanc pour le haut ; en bas un chino beige et des derbys rondes marron.

La paire de lunettes Rayban Clubmaster ne gâche rien.

homme en imperméable et pantalon blanc

Je ne vais pas tarder à me rendre en friperie pour me pendre un vieil imper droit vintage de chez Burberry's vert olive. Et ça, c'est une promesse solennelle que je me fais.

Deuxième chose que j'aime dans cette tenue : la fun shirt, cette chemise bariolée très ivy dans l'âme. Pas pour tout le monde mais ludique.

Troisième chose qui me botte : ce pantalon blanc large porté sportswear avec des sneakers basses bleu marine et chaussettes blanches. Le genre de combo à imiter sans modération.

homme en costume à motif

Ce qui me plaît ici :

  1. le col cubain porté par-dessus la veste de costume.
  2. le port d'un costume à motif cachemire (semble-t-il) de manière estivale, alors que ce motif est d'ordinaire plutôt réservé à un usage hivernal, du moins dans les faits.

homme en combinaison denim

L'audace de cette tenue pourtant neutre par la couleur me fait sourire. J'y vois un peu de ridicule peut-être mais une belle occasion de s'amuser avec ces fringues.

mannequin blouson à motif et vans

Tenue qui rejoint la première de Beams présentée. Mais avec un twist agréable : le blouson à motif. Franchement, c'est beau. Ajoutez à ça, une paire de lunettes de soleil à la cool et j'en connais qui vont attirer les regards en terrasse.

6. Jacquemus

Eh oui, Jacquemus ! On n'en parle jamais dans nos colonnes. Faut dire que ce n'est pas vraiment la sensibilité du pôle éditorial actuel. En revanche, ça l'est davantage de Zack, votre nouveau tour operator de la planète fashion.

Comme c'est le moment du bilan pour moi, je me dois d'aller fouiller un peu dans cette direction. Juste parce que ça m'intrigue, je dois le dire : je voulais voir ce que faisait l'enfant terrible de la mode.

Eh bien, c'est plein d'une audace modeuse et de bizarreries esthétiques mais enfin il y a un certain doigté quand il s'agit d'associer des couleurs et les silhouettes, sans qu'elles me touchent particulièrement, éveillent chez moi un certain attrait.

chemise à motif et chini beige

On peut laisser tomber les tongs et remplacer le bob par un autre ou par une casquette. Mais le reste, je pourrais probablement le porter tel quel.

mannequin haut jungle et cargo

Un ensemble qui me rappelle ce que fait la marque Oliver Spencer. C'est de l'inspiration militaire bien sûr mais dans de belles couleurs je dois dire et l'emploi du noir pour les chaussures est judicieux en ce qu'il fait redescendre le tout vers la rue et le portable.

silhouette jacquemus chemise jaune

Probablement la silhouette que je préfère. J'aime l'association du jaune et du marron. Pris séparément, la veste est belle et le pantalon aussi d'ailleurs. Et je trouve que le vert des lunettes apportent quelque chose : grâce à ce vert le tout est rendu cohérent et vibre comme un instrument bien accordé.

7. Old Joe Brand

Marque japonaise que Clément de Crafted Paris m'avait soufflée en novembre 2019. Que du bon, regardez !

homme en imperméable et chemise motif

Allez vous promener à New York et vous finissez sur The Sartorialist.

homme en blouson suédé et bermuda denim

Encore une belle réussite, tant au niveau de l'équilibre de la tonalité des couleurs que dans les volumes et proportions.

tenue estivale avec blouson à motif et chino

Une tenue qui rappelle celle, plus haut, de Jacquemus. Habillez-vous comme ça cet été. Je vous jure. Faites-le ! Cependant souriez.

femme en chemise jaune et pantalon denim

Une tenue incontournable de mon été : chemise manches courtes à motif et col cubain, pantalon léger taille haute et mocassins. Facile et intemporel. Des amateurs ?

8. 45r

Les fringues de 45r me rendent maboule. Et j'emploie rarement ce mot. C'est du grand art et j'aimerais avoir un jour la chance d'en posséder. La wishlist se rallonge de seconde en seconde.

femme nature en combinaison indigo

Combinaison superbe, indigo, somptueuse dans ce décor végétal.

homme en blouson rose et pantalon blanc

Je suis bluffé par, à la fois, la simplicité et la complexité de cette tenue. Simplicité parce qu'il s'agit d'un blouson + t-shirt + pantalon + chaussures. Complexité parce que : nan mais regardez-moi ces couleurs, ce jeu de textures et de volumes maîtrisés !

Oui, bluffé, c'est le mot.

homme dans une cabane pantalon patchwork Ça te fait rire ???

9. Jackman

Deux tenues pour rester à la maison :

jogpants et gilet sans manche

C'est un jogpants joliment texturé porté qu'on a là. J'aime aussi le jeu de superposition avec ce t-shirt ample porté sous un gilet sans manche en tricot. Les couleurs sont bien équilibrées et j'aime ça !

homme en noragi et short

Un bel exemple de homewear à la cool. Parfait pour ouvrir la porte au livreur et aller se vautrer dans le canapé la seconde d'après.

10. Rainmaker

Une marque que je regarde du coin de l'œil sans jamais vraiment approfondir la chose. Mais je me rappelle avoir été, chaque fois, étonné ou même subjugué par ce que je voyais.

homme en costume et trench

Superbe mélange d'influences avec ce jeu de laines froides ! J'aime beaucoup. Une tenue qui donne beaucoup de dignité à son porteur je trouve.

homme en costume japonais

J'aime l'utilise de cette chemise baseball, typique de l'Amérique, avec un costume simple, sobre et sans structure. La veste est courte, mais c'est qu'elle se rapproche plus de la noragi que de la veste de costume à l'occidentale.

homme en veste ceinturée beige et pantalon marron

Belle tenue estivale avec des tons neutres et naturels. De la modestie dans cette tenue, j'aime beaucoup. On utilise de belles matières, auxquelles on rend hommage par un peu de volume et puis ça suffit.

saharienne et costume marron

Probablement la silhouette que je préfère du lookbook de Rainmaker. Je trouve que c'est d'une simplicité déconcertante et que c'est cela qui fait qu'on peut se l'approprier facilement.

Je troquerais volontiers les chaussures pour des sneakers basses type Vans pour renforcer encore la simplicité. Aller droit au but et ne pas laisser les vêtements me porter mais les porter au contraire avec flegme, comme si j'étais né avec.

11. Kaptain Sunshine

Je regarde toujours les lookbooks de Kaptain Sunshine avec gourmandise. Il y a toujours des choses à voir, de l'audace dans laquelle puiser. C'est une source en d'autres termes. Cette année, je suis moins emballé que j'ai pu l'être les saisons précédentes mais enfin, voilà ce que j'ai pu trouver de mieux selon moi.

homme sur des rochers avec casquette et gilet

J'aime la superposition de ces différentes pièces : pantalon ample, chemise longue et gilet court. Et de plus, là aussi, je trouve les couleurs et motifs bien dosés dans leurs effets, ce qui donne une belle cohérence esthétique.

mannequin avec bonnet et bermuda turquoise

J'aime le côté enfantin qu'il y a à porter un blouson avec un bermuda, turquoise en plus ! Je sais pas, je trouve que c'est une démarche sans calcul : "je suis en short et chemise et, comme j'ai eu froid, j'ai attrapé mon blouson qui traînait là." C'est assez touchant et on voit que, dans la pose, on a voulu accentuer la pureté naïve de cette tenue enfantine.

Je vois bien des sneakers basses un peu crades portées avec des chaussettes de sport qui montent un peu sur le mollet.

Et je voudrais essayer ces couleurs ensemble : le bleu nuit presque noir, le turquoise et le beige.

homme dans studio avec pantalon blanc et bob

Même type de composition que la première tenue mais encore plus réussie selon moi. Cela peut tenir du mannequin mais aussi de la longueur différente du gilet. De plus, le spectre de couleurs choisi est impeccable. On ouvre les yeux et on apprend !

12. Engineered Garments

Faut toujours garder EG dans le viseur. C'est une marque scrutée par beaucoup car elle fait preuve de beaucoup de créativité et manie habilement, là encore les influences nippones et américaines, en prenant appui sur des pièces workwear, militaires et heritage.

homme en tenue à motif

Une silhouette très bien équilibrée entre le haut et le bas. Les Birkenstock sont puissantes dans la tenue mais leur couleur fait qu'elles s'intègrent de manière juste dans l'esthétique globale.

L'unité de bleu contient le tout, le regroupe, l'empêche de voler en éclat. Et la superposition avec une sorte de hoodie non identifié donne quelque chose de supplémentaire et d'intrigant à voir.

homme en costume à motif et foulard

Une tenue que je pourrais porter tous les jours. Je virerais simplement ces grosses sneakers noires pour y mettre à la place des Weston 180 noir si j'en possédais une paire.

Le reste, j'aime beaucoup. Je ne sais pas si vous avez vu, mais il s'agit d'une salopette (j'imagine), portée avec une veste associée. Et le fait que le col de cette première monte sur le cou rend le tout vraiment intéressant.

homme en veste et cargo qui porte une cravate

Un béret militaire, il fallait le faire. Malgré tout, cela donne un petit côté cliché français qui ne me déplaît pas.

Ce que j'aime moins, en revanche, c'est tout le soin avec lequel une telle personne croisée dans la rue pourrait vous apparaître. Je retirerais la cravate et la chemise pour y mettre un t-shirt bleu marine. Faut voir ce que ça peut donner. Mais déjà, on aurait quelque chose de moins prise de tête.

homme en cargo beige et gilet rouge

J'aime beaucoup cette tenue. En revanche, je n'assumerais pas le chapeau assorti au gilet. Rien sur la tête, c'est bien aussi. Parfois, c'est la meilleure chose à faire, rien.

Voilà, c'était un premier tour d'horizon des lookbooks SS20. Dans les jours prochains, je vous proposerai une nouvelle promenade virtuelle dans le monde merveilleux de la mode masculine. Soyez prêts.

Jour 2 du confinement (9h le 18 mars 2020) : À quoi bon s'habiller ?

J’ouvre les yeux et sens l’odeur du café. Elle est déjà debout qui travaille.

À la va-vite, je me saisis d’un pantalon en flanelle bleu marine et rayures craie à la taille élastiquée, un pull marine aussi en laine mérinos, des chaussettes quelconques et de ma robe de chambre bordeaux en soie à motif. La douche attendra. Et plus tard, je m’habillerai.

Ce n'est pas des paroles en l'air, je sais que je m'y tiendrai. Peu avant midi, j’irai me traîner sous la douche et choisirai ensuite les beaux vêtements pour passer la journée.

Et soudain ça me frappe : oui mais dans une semaine ? Et dans deux autres encore, quand la monotonie sera là ?

Une chose m’apparaît clairement en ce deuxième jour de confinement : s’habiller est un acte social. On s’habille pour bien paraître, car le vêtement est vecteur de dignité.

Et si, en plus, ces vêtements sont élégants, alors ils ont le pouvoir de donner un avantage à son porteur, embellissant sa silhouette, faisant le corps mieux proportionné, la personne plus agréable, les interactions sociales plus faciles.

Cependant, en ce matin du deuxième jour, je m’interroge : à quoi sert l’élégance si personne n’est là pour la voir ? Si s’habiller est un acte social, alors pourquoi encore le faire dans ce contexte ?

Je veux dire, un beau pantalon peut-il bien tomber si personne d'autres que vous n'est là pour le voir ? S’il n’y a pas de témoin, y a-t-il encore le style ?

Cela pose du coup et de manière plus générale la question de ce qui motive le style. Si ce n’est qu’un acte social alors le style devrait mourir dès lors que nous sommes tous cloîtrés chez nous. Peut-être qu’il pourra revivre périodiquement quand on se postera au balcon dans l’espoir d’être vu. Si un jeu de séduction se met en place avec le voisin ou la voisine d’en face, peut-être que la puissance de ce jeu tiendra le style en vie. Les stories Instagram encourageront-elles l'élégance ?

Et, alors que je suis chez moi et que vous êtes chez vous, je me demande comment s’habillent les gens quand ils doivent rester chez eux ? Ont-ils délaissé les bracelets, les montres, les tissus élégants, qu’ils ne se rasent plus ni ne se peignent ?

Si l’habillement est un langage, s’expriment-ils à présent en phrases simples sujet/verbe/complément ? Ou prennent-ils encore plaisir à y injecter du rythme, du vocabulaire, de la musique et des figures de style ?

Pratiquez-vous encore l’élégance quand personne n'est là pour dire que vous l'êtes ?

Pour ma part, dans le secret de mon appartement, je n’ai rien lâché.

Car, je ressens quelque chose d’autre qui me pousse à m’habiller chaque jour avec toute l’élégance dont je suis capable. C’est un leitmotiv personnel que je traîne depuis que j’ai lu Glenn O’Brien et qui se résume dans la maxime suivante : vivre ma vie le plus artistiquement possible.

Et l’artistique passe par l’élégance, par la manière d’arranger ses vêtements pour qu’ils soient autre chose qu’une couche protectrice entre soi et les éléments extérieurs. Je veux m’habiller avec élégance pour stimuler mon imagination, pour m’ériger en être de culture, pour continuer à parler avec des figures de style, pour encourager ma propre créativité et aussi, pour m’aider à me supporter moi-même.

Sans l’élégance, je deviens un animal, un corps flottant dans l’espace, instrument d’un destin que je ne maîtrise pas, une proie facile, un être de fatalité. Et dans le contexte que nous vivons tous, je m’y refuse.

Je réclame donc, pour ces semaines à venir, plus d’élégance, toujours plus de style et de culture ! Lisez, regardez de bons films et habillez-vous !

Sur ce, je vais me doucher, me raser et m’habiller.

Jordan Maurin Jordan Maurin

Adepte des romans d’Ellroy et de Vian, j’essaie de vivre ma vie le plus artistiquement possible (comme le disait Glenn O’Brien). Fervent défenseur du pantalon blanc (Squarzi président !), j’aime le vêtement quand il donne confiance et ne déguise pas. Pour moi, s’habiller différemment, ça veut dire se donner le droit de penser différemment.

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