Journal d’un confiné : le Covid-19, mon style et moi

Temps de lecture : 23 minutes

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🖋️ Les choses ont changé.

Comme une bonne partie de l'équipe, je suis maintenant au chômage partiel et je ne tiendrai ce journal que mes jours de travail. Le reste du temps, je m'occuperai comme je pourrai même si, bonne nouvelle pour vous et mon employeur, la mode est une passion et ainsi convergeront sûrement vers elle nombre de mes activités personnelles.

Ça donnera du grain à moudre pour continuer à alimenter ce journal.

Faites-nous une promesse : revenez nous voir souvent, partagez ce que vous vivez avec nous, ça nous fera plaisir.

Ce journal commence au jour 2 car c'est à partir de ce moment-là que j'ai vraiment compris que je ne reverrais pas le jour avant un moment. À partir de maintenant, c'est juste le Covid-19, mon style et moi...

Jour 11 du confinement (27 mars 2020) - AH !

Ce n’est pas vrai. Je ne passe pas plus de temps devant la télévision.

Enfin, quand je dis “télévision”, j’exclus Netflix et les films puisque, soyons honnêtes : j’ai quand même bien avancé dans mon revisionnage de Mad Men et pas mal aussi sur That 70’s Show.

Mais je veux parler des émissions de télévision. Pourtant je devrais les regarder davantage en temps normal. Parce que, pour beaucoup de personnes, le style vestimentaire des présentateurs de ces émissions constitue une certaine norme de ce qui est acceptable, voire élégant dans notre société.

C’est vrai. Pour beaucoup, ils incarnent une certaine autorité, d’autant plus forte qu’elle a été validée par des professionnels de l’image et façonnée par les mains de stylistes pour la présenter aux yeux de milliers ou millions de personnes.

Ce sont les nouveaux notables.

Et, à mesure que ces présentateurs deviennent familiers, on se fait à leur image et bientôt, on considère que leur style est digne d’être copié.

J’ai donc décidé de passer en revue un certain nombre d’émissions et de présentateurs et, sans fustiger, de proposer mon avis et, le cas échéant, des alternatives vestimentaires.

Ce soir, c’est Koh Lanta, alors pourquoi ne pas commencer par Denis Brogniart. AH !, vous me direz. Et AH !, -llons-y je vous répondrai.

1. Ce qui fonctionne dans sa tenue type :

Denis Brogniart Koh Lanta tenue

✔️ C’est un jeu d’aventure et ce serait incongru que le présentateur arrive en smoking ou même rien qu’en veste et chemise. L’option choisie, chemise et pantalon, fonctionne bien. Le curseur est habilement placé entre le formel et le décontracté.

✔️ Autre chose qui fonctionne au poil, c’est le choix d’une chemise à poches poitrine de laquelle émanent de grandes vibrations indianajonesques pas déplaisantes. Bon point pour Denis. Ou plutôt pour son ou sa styliste.

✔️ La couleur foncée pour le haut : c’est une bonne idée car cela atténue les éventuelles traces de transpiration et je pense que pour l’équipe sur place, ce doit être une préoccupation de tous les instants. Eh oui.

Mais le sombre est aussi censé attirer plus facilement la chaleur… un arbitrage a été fait. Il semble pertinent.

✔️ Opter pour du gris moyen pour le pantalon fonctionne assez bien avec le haut sombre.

✔️ La coupe des chemises : c’est ajusté mais à sa taille.

2. Ce qui fonctionne moins en revanche :

Choisir du denim pour la chemise : l’air ne circule pas, la matière est généralement épaisse et peu fluide. Certes, le denim évoque les grands espaces et l’aventure mais, pour battre la chaleur, y’a quand même beaucoup mieux.

Denis Brogniart Koh Lanta chemise en denim

❌ Les matières des chemises et des pantalons n’envoient pas un message de bonne qualité. J’ai l’impression que c’est du Sandro. Voire du H&M ou pire encore, si c’est possible. Je veux bien croire qu’on est à l’autre bout du monde et que les vêtements s’abîment plus facilement dans ces conditions, mais faites un effort, vous avez un devoir de représentation.

❌ Les coupes : oui la chemise est à sa taille, pas de problème… si on se trouve à Paris. Cependant, quand il fait chaud à ce point, il conviendra de choisir une coupe légèrement plus ample pour mieux faire circuler l’air et supporter mieux la chaleur.

❌ Le jean : je sais bien que l’enjeu d’habiller un présentateur télé est aussi que la plupart des spectateurs s’identifient à sa manière d’être et donc son style et que la plupart des gens aujourd’hui portent des jeans faits dans des pays du tiers-monde, avec une part importante d’élasthanne et dans une coupe si proche qu’elle ne laisse plus rien au mystère, mais peut-être aussi qu’il serait temps pour les présentateurs télé d’ouvrir la voie à de nouvelles perspectives vestimentaires.

De plus, porter un jean serré dans un climat tropical est une mauvaise idée. À moins que l’on souhaite étouffer, se sentir contraint, transpirer puis s’évanouir.

Et puis, quand même, cela montre un parfait manque d’adaptation que de porter sur une plage des îles Fidji ce que l’on porterait en France. La capacité d’adaptation dans le vêtement est aussi un vecteur de style.

Et puis, je ne vais pas commencer sur le délavage artificiel du denim...

En essayant de prendre en compte les conditions climatiques et son statut de présentateur télé, je vais proposer une alternative.

3. Denis Brogniart dans Koh Lanta, ça pourrait être :

Associer une chemise à poches et un simple pantalon fonctionne bien comme je l'ai dit. Je ne change donc pas cela. Je vais simplement adapter les matières, coupes et choisir des couleurs plus riches.

Première proposition :

J'opte pour une chemise en coton et lin de chez Swann&Oscar. C'est une marque de chemises sur-mesure et ainsi, Denis pourrait en faire faire quelques unes à l'identique, dans de belles matières. Suggestion : ne pas la couper trop près du corps mais laisser un peu de marge autour du ventre, de la poitrine, aux aisselles et bras pour laisser circuler l'air.

Voilà un exemple de ce que cela pourrait donner ci-dessous :

chemise verte lin safari

Avec un pantalon clair 100% coton, léger avec ce qu'il faut de place pour se sentir à l'aise. Il vient de chez Hartford et il me fait de l'œil pour l'été.

La coupe a vraiment l'air parfaite. Denis, je ne te demande pas la lune, mais de simplement essayer.

pantalon beige à pinces

Et, pour finir, une paire de sneakers en lin (oui, oui, pour ce qui est de la toile bien sûr) Spalwart. Mais cela peut aussi bien être des sneakers blanches comme plus loin dans l'article.

sneakers en lin beige

Deuxième proposition :

Denis, j'aimerais aussi beaucoup que tu t'essaies aux cols officiers. Je sais que tu en portes déjà dans les cérémonies de la torche (comment ça s'appelle ?), mais elles ont l'air de The Kooples en mauvaise popeline qui te donnent l'air d'un vieux beau.

Je suis désolé pour ces mots, Denis, je ne veux pas heurter ta sensibilité, simplement aider.

Tu trouveras ci-dessous, le genre de chemise à col officier qui pourrait te faire honneur. Elle est en coton et lin, a des poches poitrines et un très beau slub. C'est une Mr P.

chemise en coton lin bleue

Cette chemise, je te conseillerais de la laisser hors du pantalon.

Et puis, pour changer de ces jeans slims gris moyen, je te propose un pantalon cargo. C'est l'aventure après tout. Et te voilà une occasion de devenir précurseur parmi tes téléspectateurs.

Celui-ci vient de chez Officine Générale, il est en tencel (matière obtenue à partir du bambou) et sa coupe et adaptée aux endroits dans lesquelles tu te rends. Avec courage et abnégation, on doit bien le dire.

cargo bleu en tencel

Et pour finir, des sneakers blanches ! Oui, je sais, tu le fais déjà. Mais celles-ci, des Asahi, te font passer à un niveau au-dessus, fais-moi confiance.

sneakers basses blanches avec liseré noir

L'accessoirisation :

Denis, tu portes au poignet droit un bracelet simple que je trouve sensass'. Il a peut-être même une valeur sentimentale, je ne sais pas mais, mes compliments, il te va très bien.

La montre, en revanche, je vais m'abstenir de commentaire et passer directement à ce que je te recommande : une montre d'inspiration militaire comme cette Serica.

Cela ira avec toutes tes tenues d'aventuriers tant son esthétique est intemporelle.

Montre militaire à bracelet Nato

Voilà Denis, ne me remercie pas. C'est un grand plaisir. Et ce n'est rien, après tout, je n'ai pas grand-chose à faire, je suis en confinement et, contrairement à toi, ce n'est pas sur une île paradisiaque.

Jour 10 du confinement (26 mars 2020) - Le problème avec la barbe et la moustache...

Je pensais que je serais devenu fou. Eh bien pas du tout, figurez-vous.

On se crée une nouvelle routine, quand on croise le regard de voisins dans la cour, on se fait des signes de tête graves, comme si on était chacun les témoins d'un meurtre, on ressort la guitare, on trie des photos, on pense, on pense, on pense.

Et justement, grâce à la magie de la pensée, j'ai fait quelques petites découvertes ces derniers jours de confinement. Déjà, j’ai découvert que mon appartement était beaucoup moins exposé que ceux d’en face. Ça vous fait une belle jambe, je sais bien. Mais, c’est mon journal après tout. Je me dis qu'ils devraient rester confinés une semaine de plus, pour la peine.

Moi, ça me tue de voir des filles qui bronzent sur leur balcon, pile en face de moi qui travaille ou qui bulle. C'est d'un égoïsme ! Parce que de mon côté ma fenêtre n'a pas de balcon et puis, je suis sur le versant non éclairé de la lune. Avant, ça ne m’embêtait pas parce que je partais le matin et revenait quand le soleil était couché. À présent, je me demande si, quand même, on n'aurait pas été mieux inspirés d'organiser les immeubles de sorte que chacun jouisse de la lumière tout le temps.

Prenez ça les architectes !

Mais ce n’est pas de cela que je voulais vous parler.

Non, j’ai découvert qu’apparemment, la barbe et la moustache retiendraient plus le virus qu’une peau lisse. Je ne sais pas pourquoi j’ai été surpris : parce que quand on voit les immondices que des types trimballent toute la journée dans cette jungle obscène, immense et effrayante qui compose leur barbe, fallait le prévoir !

Mais ça m’embête un peu.

Faut dire que ça fait des années que je porte la moustache. Les premiers temps, c'était par pure ironie et puis ensuite sans aucune ironie du tout.

Je me suis regardé dans le miroir ce matin du dixième jour du confinement, j’ai fait vibrer ma tondeuse à barbe et l’ai approchée de ma moustache. Si près que je sentais mes poils frémir. Mais je n’ai pas pu.

Déjà que je suis confiné, je ne vais pas en plus m’enfermer dans une psychose de plus. Et pourquoi pas se raser la tête aussi ?

Je pense que Dr Pelloux ne serait pas contre l’idée. Après tout, un poil est un poil et ceux de la tête sont les mêmes que partout ailleurs. Enfin, je ne suis pas un expert de la question mais ça me paraît être du bon sens.

Bref, ça m’a fait penser à la raison pour laquelle je portais la moustache et si c’était une manifestation physique d’un style que je me donne : et la réponse était oui et elle est négative à présent.

C’est ce que j’exprimais quand je disais plus haut que j’avais choisi le port de la moustache par ironie et l’avait gardée ensuite sans ironie aucune.

Ceux qui voient la moustache comme un accessoire de mode sont les mêmes qui pensent que le nœud papillon indénouable à élastique est cool. Ils pensent que le style est comme un pot qu’il faut remplir et remplir. Et plus, il est rempli et mieux c’est.

Le style n’est pas l’addition d’éléments supposés stylés. C’est le juste dosage de ces éléments entre eux, organisés selon le corps du porteur.

Je porte la moustache parce que l’espace entre mon nez et ma lèvre supérieur est vaste. Le remplir avec une proposition pileuse me permet de donner de l’harmonie à mon visage. Rééquilibrer le tout.

Et je dose cet élément en ne faisant pas dépasser la moustache de la commissure de mes lèvres car cela est cohérent avec la manière dont mon visage est construit.

Voilà.

Si vous voulez porter la moustache, la barbe, je crois que vous devriez d’abord voir si cela rend service à votre visage. Si vous portez l’une ou l’autre par ironie, peut-être qu’il faudrait à présent arrêter.

Par exemple, la moustache de Tom Selleck lui va tellement bien qu’on a tendance à oublier que c’est une bande de poils qu’il a décidé de laisser pousser alors qu’il rase tout le reste.

Je veux dire : on passe du vulgaire au sublime avec une telle moustache. "Vulgaire", parce que c’est un acte ordinaire et sans aucune prétention morale que de s’occuper de sa pilosité faciale ; et "sublime" car, grâce à cela, il accède à une toute nouvelle version de lui même, il dépasse la limite de son propre être et devient un homme augmenté.

Du coup, je ne me suis pas rasé, si vous voulez savoir !

Jour 4 du confinement (20 mars 2020) : "Chérie, fais ta valise on déménage"

Cet arrêt brutal de la vie appelle au bilan.

Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que vous le ressentez aussi. Je ne serais pas étonné qu’après cette période sombre et bizarre, ce balbutiement de vie, on ait envie de repartir plus fort, dire avec la voix plus sûre ce qu’on veut vraiment au fond de nous.

Il paraît que des divorces sont à prévoir. Peut-être. Et je pense aussi que des vocations verront le jour. Il y en a, pour sûr, qui voudront rompre avec leurs occupations actuelles, faire autre chose, faire mieux, accorder leur existence avec leur idée de l’existence. Comme frappés par l’imminence de vivre.

La chance qu’on a, c’est de pouvoir pour une fois penser à l’idéal des choses. Comment voudrait-on que les choses soient.

Et puisque nous sommes sur un média de mode masculine et que c’est mon journal, je vais vous parler de ma garde-robe, en faire le bilan, en tirer des conclusions, vous révéler mon vestiaire idéal.

Et comme ça vous pourrez, avec ou contre moi, faire le bilan du vôtre et imaginer cet idéal.

Avant de me lancer dans de grands travaux d’inventaire, de compter combien j’ai de chemises, de chaussures, évaluer ce que je dois vendre, ce qui ne me plaît plus, bien comprendre ce que j’intègre ou écarte de ce qui est censé faire mon style personnel et finalement dégager de grandes projections sur ma garde-robe idéale, je veux commencer par m’interroger.

Et une question me vient, née de la situation exceptionnelle que nous traversons et de l’envie de faire un bilan : pourquoi ai-je si peu de homewear dans ma garde-robe ?

D’abord, je crois que mes priorités sont ailleurs. Si l’on parle budget, choisir, c’est renoncer.

Si tel mois je choisis de m’offrir un vêtement d’intérieur, ce sera forcément au détriment d’un vêtement d’extérieur. Et pour un petit dingo de fringues dans mon genre, ça pèse lourd.

Du moins, tant que ma garde-robe “de ville” disons n’est pas à la hauteur. Et j’ai une mauvaise nouvelle pour ma garde-robe d’intérieur : je suis du genre jamais satisfait. On y viendra quand j’écrirai au sujet de cette garde-robe de ville mais il me semble que je n’en ai pas fini.

Et quand le matin je me lève et que je vois l’armoire dans laquelle je fais tout rentrer. Et quand je songe qu’il y en a derrière le canapé, sous le lit, à la cave, dans un placard et encore dans un autre et aussi sur un porte-manteau dans l’entrée, je me dis que :

  1. Je suis pas fait pour vivre (à deux) dans 55 m2
  2. Je ne serai jamais satisfait tant que ma garde-robe ne sera pas au complet dans un seul endroit où je pourrai d’un seul coup d’œil embrasser le tout.

Sans mentir, il me faut une pièce, avec une banquette au centre. Chérie, fais ta valise on déménage.

Mais je digresse et nous reviendrons là-dessus.

Du coup, le homewear ne fait pas le poids, face à toute cette insatisfaction qui futilement me ronge concernant les vêtements d’extérieur. Je n’y peux rien, c’est comme ça.

Et puis, je crois qu’il y a autre chose : mon appartement ne me permet pas de porter des vêtements d’intérieur comme je le voudrais. Je ne veux pas me contenter du jogging mal coupé, charentaises et hoodie molletonné informe. Si c’est ça le homewear, je n’en veux pas.

Mon idée des vêtements d’intérieur, c’est plus Colin Firth dans The King Speech, ou Daniel Day-Lewis dans Phantom Thread, la flamboyance d’un Cary Grant et la nonchalance de Marcello Mastroianni. C’est ça mon idée du homewear.

Et pour atteindre ce niveau-là, il faut que la robe de chambre puisse s’épanouir dans l’espace, il faut pouvoir traverser des pièces et ouvrir des portes à la volée, pouvoir s’asseoir dans de grands fauteuils et descendre les escaliers.

Je me trouverais un peu ridicule arborant un tel style dans un si petit appartement. Chérie, fais ta valise on déménage.

C’est sûrement dans ma tête. Ma mère avait raison, j’ai vraiment des goûts de luxe.

Et puis aussi, je crois que je n’ai pas de vêtements d’intérieur car, quand j’en porte, j’ai vraiment l’impression de me trouver en marge de l’existence. Alors, cela peut avoir du bon de se mettre sur le banc de touche et attendre son tour. Mais seulement si ces vêtements d’intérieur sont à la hauteur.

Sinon, j’ai vraiment le sentiment de me trouver entre le rêve et la réalité, dans une situation de demi-sommeil et ça me plaît qu’à moitié.

Voilà les raisons pour lesquelles j’ai si peu de vêtements d’intérieur et, d’après ce bilan, ce n’est pas près de changer.

Jour 3 du confinement (19 mars 2020) : invitation à une promenade virtuelle

Puisqu’on a appuyé sur le bouton pause de l’ordre mondial, nous allons tous bientôt passer maîtres dans l'art de l'introspection.

Cette introspection m'a amené à réfléchir à mes tâches du quotidien, dans mon métier, à celles que je faisais souvent et celles que je ne faisais pas, par manque de temps.

Et il est une chose qui peut paraître futile mais qui pourrait m'apporter beaucoup dans mon métier et qu'on ne prend que rarement le temps de faire, c'est contempler les lookbooks des marques et en tirer de l’inspiration.

Et justement les lookbooks SS20 sont sortis.

Suivez-moi, je vous montre ce que j'ai pu trouver.

PS : ceci n'est qu'une première partie...

1. Phigvel Makers & Co

J'ai choisi deux looks de la marque japonaise, que j'ai découverte chez Jinji, il y a un moment de ça.

silhouette homme beige lookbook

Cette première silhouette pour une deux raisons :

  • Le dégradé de beige vers un blanc cassé : toujours une bonne idée pour s'habiller au printemps/été
  • Les derbys noirs un peu austères, bien cirés qui créent un petit décalage et rappellent les origines militaires du chino, trench et bob

homme en combinaison beige

Lui aussi est en beige mais cette fois, en combinaison. Si vous me connaissez un peu, vous savez mon amour pour les combinaisons de pompiste. Et je peux déjà vous dire que la combinaison est dans beaucoup de lookbooks cette saison. Japonais en tout cas. Viendra-t-elle en France ?

2. Margaret Howell

J'ai un faible pour les silhouettes de Margaret Howell, dont voici un superbe article qui vous en apprendra plus sur la marque et la créatrice.

homme en pull et pantalon blanc

Cette première tenue, je l'aime pour trois raisons :

  1. L'utilisation des couleurs : naturelles pour le pantalon, le pull et l'accessoire et tout ça est mis en relief par le noir des chaussures
  2. Le foulard utilisé avec simplicité : sa couleur est sobre et s'intègre bien dans la tenue
  3. Les proportions de la silhouette : l'œil est attiré vers le haut, avec cette taille qui monte.

homme en imperméable vert

  1. Le monochrome est un puissant outil de sophistication. En été, on peut s'y adonner en choisissant des matières fluides et des coupes amples.
  2. Un belle parka légère dans les tons de vert est un puissant allié, surtout quand on dispose d'une garde-robe composée de couleurs simples et neutres. Ici on sent l'inspiration de la parka M-65 fishtail.

3. Sasquatchfabrix

Le lookbook SS20 de la marque vaut le coup d'œil. Les silhouettes montrent le mélange des influences : sportswear américain (hoodie notamment), habits traditionnels japonais (élément du kimono comme la ceinture, les structures des épaules, le volume particulier etc.), militaire aussi, avec un peu de techwear. C'est riche.

(Au passage, on trouve également une combinaison.)

Voilà deux looks que j'en retiens :

homme haut blanc et pantalon coulissé

Foncé en bas s'éclaircissant vers du clair au haut.

Ce que j'aime :

  • Les mocassins bien sûr, portés avec un pantalon court et sans chaussette.
  • Ce pantalon aussi très premier degré : de l'ampleur, des lignes droites et une ceinture intégrée.
  • Je trouve également ce haut du plus bel effet. J'aurais un mal fou à le porter évidemment sans avoir l'air de vouloir m'approprier une culture.

homme en costume rouge et imperméable

Elle m'a fait quelque chose quand je l'ai vue cette silhouette. Mais ça tient peut-être plus à la mise en avant du mannequin. Je suis subjugué par ce costume extrêmement bien mis en valeur (et de manière subtile) par le reste de la tenue.

Il y a beaucoup d'autres silhouettes qui mériteraient qu'on s'y attarde, alors, si ce n'est pas fait : allez jeter un œil à leur lookbook.

4. Monitaly

Marque que j'aime beaucoup mais n'ai jamais eu l'occasion de tester. Son créneau : la réinterprétation des classiques (souvent militaires) du vestiaire masculin. Le lookbook se regarde avec plaisir.

homme en veste beige et pantalon chambray

Une tenue parfaite pour l'été, basée sur une association de pièces désormais légendaire : la chemise hawaïenne avec la jungle jacket.

Je suis particulièrement amateur des mocassins tressé jaunes qui font vibrer le beige de la veste d'un nouvel éclat. Le pantalon et la chemise se répondent parfaitement. Une tenue à imiter pour cet été.

homme pantalon orange et pardessus marronJuste pour la complexité du layering. Une tenue pareille ne fonctionne que sur un type avec un charisme extraordinaire. Mais j'apprécie le jeu des volumes et l'affrontement frontal des couleurs.

 

homme en pantalon camo et boots vertes

Vous avez beaucoup de orange dans votre garde-robe, vous ? Moi zéro. Et ça me donne envie de lui laisser sa chance. Bon, après, ça ne rendra pas aussi bien sur ma peau que sur la sienne mais je veux bien essayer.

Autre chose : voilà la manière d'intégrer un pantalon puissant dans une tenue. Il ne faut pas le laisser seul dans sa puissance esthétique mais le soutenir. C'est la raison pour laquelle l'orange est là pour équilibrer, ainsi que les chaussures vertes. Bon, je vois bien le pont de couleur qu'on a voulu construire avec les taches vertes du pantalon qui s'épanouit dans un camo réinventé, mais j'aurais personnellement opté pour du plus simple : des Converse écrues montantes.

homme en blanc

 

De plus en plus, j'ai envie de me la jouer Mahatma Gandhi en été. Et cette silhouette serait la meilleure manière d'y parvenir.

Je troque les sandales par des mocassins ou des sneakers style Asahi ou Doek ou Vans dans une couleur douce et pastel. Vivement l'été et la fin du confinement.

5. Beams Plus

Cette marque japonaise me fait toujours vibrer car elle retravaille sans cesse l'esthétique des silhouettes et des pièces de l'Amérique des années 1945-1965. Chaque saison, j'épluche son lookbook et voici brièvement (et en m'auto-censurant sinon on y passe la nuit) ce que j'en tire.

homme assis blouson vert et chino

Tenue facile pour le printemps quand il sera bien mûr : blouson léger type Harrington, chemise à rayures (popover ici) + t-shirt blanc pour le haut ; en bas un chino beige et des derbys rondes marron.

La paire de lunettes Rayban Clubmaster ne gâche rien.

homme en imperméable et pantalon blanc

Je ne vais pas tarder à me rendre en friperie pour me pendre un vieil imper droit vintage de chez Burberry's vert olive. Et ça, c'est une promesse solennelle que je me fais.

Deuxième chose que j'aime dans cette tenue : la fun shirt, cette chemise bariolée très ivy dans l'âme. Pas pour tout le monde mais ludique.

Troisième chose qui me botte : ce pantalon blanc large porté sportswear avec des sneakers basses bleu marine et chaussettes blanches. Le genre de combo à imiter sans modération.

homme en costume à motif

Ce qui me plaît ici :

  1. le col cubain porté par-dessus la veste de costume.
  2. le port d'un costume à motif cachemire (semble-t-il) de manière estivale, alors que ce motif est d'ordinaire plutôt réservé à un usage hivernal, du moins dans les faits.

homme en combinaison denim

L'audace de cette tenue pourtant neutre par la couleur me fait sourire. J'y vois un peu de ridicule peut-être mais une belle occasion de s'amuser avec ces fringues.

mannequin blouson à motif et vans

Tenue qui rejoint la première de Beams présentée. Mais avec un twist agréable : le blouson à motif. Franchement, c'est beau. Ajoutez à ça, une paire de lunettes de soleil à la cool et j'en connais qui vont attirer les regards en terrasse.

6. Jacquemus

Eh oui, Jacquemus ! On n'en parle jamais dans nos colonnes. Faut dire que ce n'est pas vraiment la sensibilité du pôle éditorial actuel. En revanche, ça l'est davantage de Zack, votre nouveau tour operator de la planète fashion.

Comme c'est le moment du bilan pour moi, je me dois d'aller fouiller un peu dans cette direction. Juste parce que ça m'intrigue, je dois le dire : je voulais voir ce que faisait l'enfant terrible de la mode.

Eh bien, c'est plein d'une audace modeuse et de bizarreries esthétiques mais enfin il y a un certain doigté quand il s'agit d'associer des couleurs et les silhouettes, sans qu'elles me touchent particulièrement, éveillent chez moi un certain attrait.

chemise à motif et chini beige

On peut laisser tomber les tongs et remplacer le bob par un autre ou par une casquette. Mais le reste, je pourrais probablement le porter tel quel.

mannequin haut jungle et cargo

Un ensemble qui me rappelle ce que fait la marque Oliver Spencer. C'est de l'inspiration militaire bien sûr mais dans de belles couleurs je dois dire et l'emploi du noir pour les chaussures est judicieux en ce qu'il fait redescendre le tout vers la rue et le portable.

silhouette jacquemus chemise jaune

Probablement la silhouette que je préfère. J'aime l'association du jaune et du marron. Pris séparément, la veste est belle et le pantalon aussi d'ailleurs. Et je trouve que le vert des lunettes apportent quelque chose : grâce à ce vert le tout est rendu cohérent et vibre comme un instrument bien accordé.

7. Old Joe Brand

Marque japonaise que Clément de Crafted Paris m'avait soufflée en novembre 2019. Que du bon, regardez !

homme en imperméable et chemise motif

Allez vous promener à New York et vous finissez sur The Sartorialist.

homme en blouson suédé et bermuda denim

Encore une belle réussite, tant au niveau de l'équilibre de la tonalité des couleurs que dans les volumes et proportions.

tenue estivale avec blouson à motif et chino

Une tenue qui rappelle celle, plus haut, de Jacquemus. Habillez-vous comme ça cet été. Je vous jure. Faites-le ! Cependant souriez.

femme en chemise jaune et pantalon denim

Une tenue incontournable de mon été : chemise manches courtes à motif et col cubain, pantalon léger taille haute et mocassins. Facile et intemporel. Des amateurs ?

8. 45r

Les fringues de 45r me rendent maboule. Et j'emploie rarement ce mot. C'est du grand art et j'aimerais avoir un jour la chance d'en posséder. La wishlist se rallonge de seconde en seconde.

femme nature en combinaison indigo

Combinaison superbe, indigo, somptueuse dans ce décor végétal.

homme en blouson rose et pantalon blanc

Je suis bluffé par, à la fois, la simplicité et la complexité de cette tenue. Simplicité parce qu'il s'agit d'un blouson + t-shirt + pantalon + chaussures. Complexité parce que : nan mais regardez-moi ces couleurs, ce jeu de textures et de volumes maîtrisés !

Oui, bluffé, c'est le mot.

homme dans une cabane pantalon patchwork Ça te fait rire ???

9. Jackman

Deux tenues pour rester à la maison :

jogpants et gilet sans manche

C'est un jogpants joliment texturé porté qu'on a là. J'aime aussi le jeu de superposition avec ce t-shirt ample porté sous un gilet sans manche en tricot. Les couleurs sont bien équilibrées et j'aime ça !

homme en noragi et short

Un bel exemple de homewear à la cool. Parfait pour ouvrir la porte au livreur et aller se vautrer dans le canapé la seconde d'après.

10. Rainmaker

Une marque que je regarde du coin de l'œil sans jamais vraiment approfondir la chose. Mais je me rappelle avoir été, chaque fois, étonné ou même subjugué par ce que je voyais.

homme en costume et trench

Superbe mélange d'influences avec ce jeu de laines froides ! J'aime beaucoup. Une tenue qui donne beaucoup de dignité à son porteur je trouve.

homme en costume japonais

J'aime l'utilise de cette chemise baseball, typique de l'Amérique, avec un costume simple, sobre et sans structure. La veste est courte, mais c'est qu'elle se rapproche plus de la noragi que de la veste de costume à l'occidentale.

homme en veste ceinturée beige et pantalon marron

Belle tenue estivale avec des tons neutres et naturels. De la modestie dans cette tenue, j'aime beaucoup. On utilise de belles matières, auxquelles on rend hommage par un peu de volume et puis ça suffit.

saharienne et costume marron

Probablement la silhouette que je préfère du lookbook de Rainmaker. Je trouve que c'est d'une simplicité déconcertante et que c'est cela qui fait qu'on peut se l'approprier facilement.

Je troquerais volontiers les chaussures pour des sneakers basses type Vans pour renforcer encore la simplicité. Aller droit au but et ne pas laisser les vêtements me porter mais les porter au contraire avec flegme, comme si j'étais né avec.

11. Kaptain Sunshine

Je regarde toujours les lookbooks de Kaptain Sunshine avec gourmandise. Il y a toujours des choses à voir, de l'audace dans laquelle puiser. C'est une source en d'autres termes. Cette année, je suis moins emballé que j'ai pu l'être les saisons précédentes mais enfin, voilà ce que j'ai pu trouver de mieux selon moi.

homme sur des rochers avec casquette et gilet

J'aime la superposition de ces différentes pièces : pantalon ample, chemise longue et gilet court. Et de plus, là aussi, je trouve les couleurs et motifs bien dosés dans leurs effets, ce qui donne une belle cohérence esthétique.

mannequin avec bonnet et bermuda turquoise

J'aime le côté enfantin qu'il y a à porter un blouson avec un bermuda, turquoise en plus ! Je sais pas, je trouve que c'est une démarche sans calcul : "je suis en short et chemise et, comme j'ai eu froid, j'ai attrapé mon blouson qui traînait là." C'est assez touchant et on voit que, dans la pose, on a voulu accentuer la pureté naïve de cette tenue enfantine.

Je vois bien des sneakers basses un peu crades portées avec des chaussettes de sport qui montent un peu sur le mollet.

Et je voudrais essayer ces couleurs ensemble : le bleu nuit presque noir, le turquoise et le beige.

homme dans studio avec pantalon blanc et bob

Même type de composition que la première tenue mais encore plus réussie selon moi. Cela peut tenir du mannequin mais aussi de la longueur différente du gilet. De plus, le spectre de couleurs choisi est impeccable. On ouvre les yeux et on apprend !

12. Engineered Garments

Faut toujours garder EG dans le viseur. C'est une marque scrutée par beaucoup car elle fait preuve de beaucoup de créativité et manie habilement, là encore les influences nippones et américaines, en prenant appui sur des pièces workwear, militaires et heritage.

homme en tenue à motif

Une silhouette très bien équilibrée entre le haut et le bas. Les Birkenstock sont puissantes dans la tenue mais leur couleur fait qu'elles s'intègrent de manière juste dans l'esthétique globale.

L'unité de bleu contient le tout, le regroupe, l'empêche de voler en éclat. Et la superposition avec une sorte de hoodie non identifié donne quelque chose de supplémentaire et d'intrigant à voir.

homme en costume à motif et foulard

Une tenue que je pourrais porter tous les jours. Je virerais simplement ces grosses sneakers noires pour y mettre à la place des Weston 180 noir si j'en possédais une paire.

Le reste, j'aime beaucoup. Je ne sais pas si vous avez vu, mais il s'agit d'une salopette (j'imagine), portée avec une veste associée. Et le fait que le col de cette première monte sur le cou rend le tout vraiment intéressant.

homme en veste et cargo qui porte une cravate

Un béret militaire, il fallait le faire. Malgré tout, cela donne un petit côté cliché français qui ne me déplaît pas.

Ce que j'aime moins, en revanche, c'est tout le soin avec lequel une telle personne croisée dans la rue pourrait vous apparaître. Je retirerais la cravate et la chemise pour y mettre un t-shirt bleu marine. Faut voir ce que ça peut donner. Mais déjà, on aurait quelque chose de moins prise de tête.

homme en cargo beige et gilet rouge

J'aime beaucoup cette tenue. En revanche, je n'assumerais pas le chapeau assorti au gilet. Rien sur la tête, c'est bien aussi. Parfois, c'est la meilleure chose à faire, rien.

Voilà, c'était un premier tour d'horizon des lookbooks SS20. Dans les jours prochains, je vous proposerai une nouvelle promenade virtuelle dans le monde merveilleux de la mode masculine. Soyez prêts.

Jour 2 du confinement (9h le 18 mars 2020) : À quoi bon s'habiller ?

J’ouvre les yeux et sens l’odeur du café. Elle est déjà debout qui travaille.

À la va-vite, je me saisis d’un pantalon en flanelle bleu marine et rayures craie à la taille élastiquée, un pull marine aussi en laine mérinos, des chaussettes quelconques et de ma robe de chambre bordeaux en soie à motif. La douche attendra. Et plus tard, je m’habillerai.

Ce n'est pas des paroles en l'air, je sais que je m'y tiendrai. Peu avant midi, j’irai me traîner sous la douche et choisirai ensuite les beaux vêtements pour passer la journée.

Et soudain ça me frappe : oui mais dans une semaine ? Et dans deux autres encore, quand la monotonie sera là ?

Une chose m’apparaît clairement en ce deuxième jour de confinement : s’habiller est un acte social. On s’habille pour bien paraître, car le vêtement est vecteur de dignité.

Et si, en plus, ces vêtements sont élégants, alors ils ont le pouvoir de donner un avantage à son porteur, embellissant sa silhouette, faisant le corps mieux proportionné, la personne plus agréable, les interactions sociales plus faciles.

Cependant, en ce matin du deuxième jour, je m’interroge : à quoi sert l’élégance si personne n’est là pour la voir ? Si s’habiller est un acte social, alors pourquoi encore le faire dans ce contexte ?

Je veux dire, un beau pantalon peut-il bien tomber si personne d'autres que vous n'est là pour le voir ? S’il n’y a pas de témoin, y a-t-il encore le style ?

Cela pose du coup et de manière plus générale la question de ce qui motive le style. Si ce n’est qu’un acte social alors le style devrait mourir dès lors que nous sommes tous cloîtrés chez nous. Peut-être qu’il pourra revivre périodiquement quand on se postera au balcon dans l’espoir d’être vu. Si un jeu de séduction se met en place avec le voisin ou la voisine d’en face, peut-être que la puissance de ce jeu tiendra le style en vie. Les stories Instagram encourageront-elles l'élégance ?

Et, alors que je suis chez moi et que vous êtes chez vous, je me demande comment s’habillent les gens quand ils doivent rester chez eux ? Ont-ils délaissé les bracelets, les montres, les tissus élégants, qu’ils ne se rasent plus ni ne se peignent ?

Si l’habillement est un langage, s’expriment-ils à présent en phrases simples sujet/verbe/complément ? Ou prennent-ils encore plaisir à y injecter du rythme, du vocabulaire, de la musique et des figures de style ?

Pratiquez-vous encore l’élégance quand personne n'est là pour dire que vous l'êtes ?

Pour ma part, dans le secret de mon appartement, je n’ai rien lâché.

Car, je ressens quelque chose d’autre qui me pousse à m’habiller chaque jour avec toute l’élégance dont je suis capable. C’est un leitmotiv personnel que je traîne depuis que j’ai lu Glenn O’Brien et qui se résume dans la maxime suivante : vivre ma vie le plus artistiquement possible.

Et l’artistique passe par l’élégance, par la manière d’arranger ses vêtements pour qu’ils soient autre chose qu’une couche protectrice entre soi et les éléments extérieurs. Je veux m’habiller avec élégance pour stimuler mon imagination, pour m’ériger en être de culture, pour continuer à parler avec des figures de style, pour encourager ma propre créativité et aussi, pour m’aider à me supporter moi-même.

Sans l’élégance, je deviens un animal, un corps flottant dans l’espace, instrument d’un destin que je ne maîtrise pas, une proie facile, un être de fatalité. Et dans le contexte que nous vivons tous, je m’y refuse.

Je réclame donc, pour ces semaines à venir, plus d’élégance, toujours plus de style et de culture ! Lisez, regardez de bons films et habillez-vous !

Sur ce, je vais me doucher, me raser et m’habiller.

Jordan Maurin Jordan Maurin

Adepte des romans d’Ellroy et de Vian, j’essaie de vivre ma vie le plus artistiquement possible (comme le disait Glenn O’Brien). Fervent défenseur du pantalon blanc (Squarzi président !), j’aime le vêtement quand il donne confiance et ne déguise pas. Pour moi, s’habiller différemment, ça veut dire se donner le droit de penser différemment.

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